Bonjour bonjour amis lecteurs et lectrices !
Aujourd'hui c'est un nouveau chapitre, l'arrivée de Sabo à Shabaody mais aussi des missions. J'espère que vous ne m'en voudrez pas, j'ai tenté de représenté les émotions de Sabo du mieux que j'ai pu et après lisez, vous verrez bien ce que je veux dire sans le dire.
Bonne lecture !
-On y est.
Sabo descendit du bateau pour atterrir sur le sol particulier de l'archipel. Il ne s'émerveilla pas longtemps, connaissant les particularités des mangroves pour avoir lu plusieurs ouvrages avant d'arriver.
Sherry et Lyon descendirent juste derrière lui et regardaient les arbres et les bulles, étonnés de voir un tel spectacle, eux qui n'avaient jamais rien vu d'autre hormis leur East Blue natale.
Shannah posa une main sur l'épaule du blond et lui sourit.
-Bienvenue à Shabaody mes amis, bienvenue dans la dernière escale avant le Shin Sekai. Ici, les actions révolutionnaires sont les plus fortes et les plus importantes.
-Comment cela ? demanda la brune.
-Vous avez un niveau très important, vous n'êtes pas des personnes de secondes zones. Vos capacités ont été prouvées et ici vous allez vraiment pratiquer la révolution comme ce que vous cherchez à faire.
Tout en parlant elle dirigea le petit groupe vers l'intérieur de l'archipel. Vers leur zone.
-Bienvenue dans les hautes strates de la révolution.
Le groupe laissait le reste de l'équipage s'occuper du navire. Shannah les conduisit alors habillement au travers de la mangrove, décrivant le fonctionnement particulier de l'archipel.
-Il y a plusieurs zones, expliqua-t-elle. Celle des ventes, celle de la marine, la touristique, le parc et bien évidemment celle de non-droit.
Sabo sourit. Sa préférée allait surement être cette dernière. Quoique jouer à cache-cache avec les marines, lorsqu'il n'y aurait pas le Jiji évidemment, cela pourrait être tout aussi amusant.
Il se donna une baffe mentale, maudissant ses frères d'avoir déteint sur lui.
-La révolution possède un bâtiment. Nous pouvons y loger sans problème.
-Donc un souci en moins, souffla Sherry. Combien de temps y restons-nous ?
Shannah se retourna vers elle, surprise.
-On reste pour une durée indéterminée, vous êtes tous les trois mutés ici, donc vous prendrez vos ordres de missions ici.
Sabo n'écouta pas plus, faisant confiance à Lyonnel de lui raconter la suite. Il observa plutôt son environnement, essayant de trouver des repères.
Ils s'arrêtèrent devant un bâtiment à moitié en ruine de par la façade. Les trois novices le regardèrent, n'y croyant pas.
-Ce n'est qu'une façade, faut pas vous inquiéter.
Le rez-de-chaussée était vide et en tout aussi mauvais état. Enfin, pour un œil avisé, on pouvait voir quelques renforcements, ainsi que des fondations entretenues et récentes.
L'ainé les guida vers l'arrière où une porte menait vers un sous-sol.
-Ici on arrive vers les dortoirs des révolutionnaires de passage. Les nôtres seront en haut.
Suivant toujours leur guide du jour, ils montèrent un escalier les menant à une grande salle remplie de bureaux, étagères et meubles de rangement en tout genre. La plupart croulant sous la paperasse.
Des personnes, hommes et femmes, jeunes et vieux, étaient en train de travailler. Surement les révolutionnaires en poste.
Shannah leur montra également leur chambre et le mess, tout en donnant quelques explications sur le fonctionnement du lieu.
- Les révolutionnaires en postes ici ne sont pas en mission. Ils vont tous partir pour des affectations différentes hormis deux ou trois.
-Pourquoi partent-ils ? s'enquit Sabo.
-Ils sont mutés en quelque sorte. Il y a de nombreux postes, comme celui-ci, dans toutes les mers.
-Donc on ne restera pas définitivement ici, murmura Sherry.
-Nous y resterons un minimum de quelques années.
Cela soulagea Sabo qui ne souhaitait pas repartir trop tôt. Il espérait pouvoir revoir son oncle et son frère et espérait même attendre le passage du benjamin de la fratrie.
Il se saisit de son sac et monta dans sa chambre. Il l'a partageait avec l'un de ceux qui restait d'après ce que Shannah avait dit.
- Salut, t'es dans le nouvel arrivage ?
Sabo se retourna pour faire face à un homme à peine plus vieux que lui. Il portait des cheveux roux jusqu'aux épaules et légèrement bouclés.
-Oui, je suis arrivé i peine quelques heures.
Le blond reposa son sac qu'il était en train de vider, pour finir de s'installer et sourit à son interlocuteur.
-Je m'appelle Nathaniel et toi ?
-Sabo. Ça fait longtemps que t'es ici ? questionna-t-il.
-Environ un an. J'aurais aimé partir avec les autres, mais apparemment Dragon a encore besoin de moi ici.
Le rouquin se laissa tomber sur son lit et s'appuya contre le bois du meuble, les bras derrière la tête. Sabo s'en retourna à ses affaires, laissant la discussion en suspens.
-T'es vachement jeune pour mener ta propre équipe.
Le blond se retourna en fronçant les sourcils. D'où il venait se mêler de ce qu'il faisait ? Et comment peut-il être au courant ? A moins d'avoir parlé avec les autres…
-Je suis dans le métier depuis plus longtemps que toi, donc c'est normal que je sache des choses. T'en fait pas, je juge pas les choix du grand patron.
-Et toi ça fait exactement trois ans et cinq mois que tu bosses pour la révolution. Je sais également que c'est à cause de la Marine que tu es en poste à Shabaody, parce que tu as laissé parler ton cœur. Mais ne t'en fais pas, je juge pas les choix personnels.
Les deux hommes se fixaient du regard. Se défiant et cherchant à savoir qui aurait le dessus sur l'autre. Jusqu'à ce que Nathaniel se mette à rire, surprenant Sabo.
-Toi, je t'adore ! rit-il. Une vraie graine de révolutionnaire !
-Je ... Heu ...
-T'en fais pas, je me fou du pourquoi et du comment tu es là, c'est ton choix et point barre. Mais j'avoue que tu connais les bonnes personnes.
-En quoi cela a-t-il un rapport avec ce que je sais de toi ?
-Shannah, sourit-il mystérieusement. Je sais qu'elle t'a dit comment je m'appelais et comment j'ai atterri ici.
Le blond fit une moue boudeuse. Il n'était pas encore très doué, apparemment certain sont plus fort que lui à ce jeu.
-Mais c'est vrai que tu es fort, tu sais où chercher et quoi chercher. Quant au comment, c'est pas si mal pour un début, lui dit Nathaniel.
Le roux se leva et s'approcha d'un des deux bureaux. Il saisit un journal et le lança au plus jeune.
-Surprends-moi !
Il laissa Sabo en plan qui ne comprenait pas vraiment. En haussant les épaules, il alla au réfectoire pour manger un morceau, le journal à la main.
-Aller bougez vot' cul ! On doit reprendre vot' boulot, alors laissez-nous bossez et cassez-vous !
Sabo releva la tête du journal vers la grande porte. Il pouvait entendre son amie prendre les commandes, tout en virant les derniers révolutionnaires.
-Elle a de la voix la p'tite.
-Lyon, elle est plus âgée que toi, je te rappelle, soupira une brune.
-Ouais mais deux ans, c'est pas beaucoup.
Le blond se désintéressa d'eux et s'en retourna à sa lecture. Depuis qu'il avait régulièrement l'édition de la révolution, il devenait dépendant de toutes les informations qu'il pouvait collecter.
La preuve en était qu'il avait commencé à retracer le passé de Shannah après son départ de Dawn en partit grâce à Sherry. Il cherchait aussi sur le passé des autres révolutionnaires de son équipe.
- Hey le noble, perdu dans tes pensées ?
Il releva vivement la tête et put voir le rouquin agiter sa main devant lui pour tenter de le faire réagir.
-Comment tu m'as appelé ? demanda calmement le blond.
-Je t'ai appelé par ton titre social. N'est-ce pas petit noble !?
Il ne fallut pas deux secondes de plus à Sabo pour réagir. Il attrapa son colocataire par le col de sa veste et le regarda menaçant.
-Ne. M'appelle. Plus. Jamais. Comme. Ça. Je suis clair ? siffla-t-il.
Il le relâcha et se réinstalla tranquillement. Nathaniel sourit vaguement et sortit.
-Il ne pensait pas à mal, tenta de défendre Shannah.
-Je m'en fou, j'suis pas un noble, grommela Sabo.
Elle s'installa face à lui avec un sourire.
-J'ai beaucoup travaillé avec lui, tu sais. Il est très gentil et un peu joueur sur les bords. Il me rappelait toi, au début que je l'ai rencontré, sourit-elle songeuse.
-Hey ! Je suis pas pareil ! protesta le blond.
-Il n'empêche que t'es un noble Sabo, il a raison de te le rappeller.
Sabo fusilla Sherry du regard, se saisit de son bô et descendit à l'étage inférieur.
Il avait besoin de travailler pour penser à autre chose. Il chercha sur la grande table principale un ordre de mission.
-Hey le nouveau !
Il se retourna face à l'une des trois personnes qui était restée. C'était un homme dans la trentaine, le visage barré de trois grandes cicatrices.
-Je m'appelle Thomas. Si tu cherches une petite mission pour te mettre dans le bain, je te conseille celle-ci.
Sabo attrapa le papier que l'homme lui tendait. Il s'agissait de récupérer des informations sur un groupe de trafiquants d'enfants.
-Merci, je la prends.
-Une fois que tu auras les infos qu'il faut, reviens me voir, je verrai s'il y aura une suite.
-D'accord.
Le blond partit vers la sortie. Une fois dehors, il arpenta la zone de non-droit, cherchant à se familiariser avec les différents accès et les différents groves.
Sabo se leva tranquillement. Aujourd'hui il devait conclure sa mission. Finalement cela avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Plus d'un mois et demi pour avoir ce qu'il lui fallait. Et encore, il lui manquait une information capitale, le lieu de captivité des enfants.
-Bonjour Sabo ! Comment ça va ?
-Je vais bien Lyonnel et toi ?
- Ça peut aller. Tu n'aurais pas vu Nathaniel ?
Alors qu'il allait répondre, des bruits de courses et des cris se faisaient entendre. Un rouquin entra en trombe et se cacha derrière les deux amis. Il était suivit de près par une jeune femme blonde.
-Et que je t'y reprenne plus ! La prochaine fois, tu goûteras à mes méthodes !
Elle laissa les trois amis en plan et repartit d'où elle venait. Sabo soupira. Le roux avait l'habitude d'aller épier les filles. Sa faiblesse, comme il disait.
Lyonnel sourit. Et proposa un petit remontant à son ami qui s'était laissé tomber sur une chaise.
-Au fait les gars, lança Nathaniel entre deux souffles. J'ai des nouvelles de Shannah.
-Elle est où ? s'empressa de demander Sabo.
-Elle est à Water Seven. Elle prend quelques vacances bien méritée, comme elle m'a dit.
-Je t'en foutrais des vacances bien méritée, marmonna le blond. Elle est partie dès qu'elle nous à lâcher ici.
Le blond soupira et se saisit de son bô avant de partir. Il voulait absolument boucler son travail aujourd'hui.
Les informations récoltées indiquaient une nouvelle vente dans peu de temps et il voulait l'interrompre. D'après ses sources, elle aurait lieu dans une zone un peu effacée, assez discrète.
Ne sachant pas trop où chercher, après avoir ratissé pendant un mois toute la zone de non-droit, il choisit de grimper dans un des gigantesques arbres et de s'installer sur une branche pour réfléchir.
-Je sais où va se dérouler cette vente, souffla-t-il.
Cela le prit comme une illumination et il redescendit.
Le seul endroit qu'il n'avait pas fouillé était la zone touristique. Il avait entendu parler d'un hôtel, pourtant très bien réputé, qui proposait à ces clients certains services.
Il traversa en hâte les groves, bousculant parfois les passants. Il entra en trombe dans le hall du bâtiment.
-Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
Reprenant constance rapidement, il épousseta sa veste et salua l'homme.
-Bonjour, je voudrais avoir recours à certains services, lança-t-il sur un ton entendu.
-Veuillez me suivre.
Sa conscience lui disait de faire attention, trouvant cela trop facile. Il fut guidé dans un salon et invité à s'asseoir sur l'un des fauteuils.
-Veuillez patienter un instant ici, s'il vous plait.
Cela ne lui disait rien. Faisant le tour du propriétaire avec son Haki, il pouvait sentir un nombre de présence important en dessous de lui, ainsi que du mouvement.
N'écoutant que son instinct, il prit une autre porte et suivit ce que son Haki lui disait.
Il arriva dans une sorte de sous-sol aménagé en de longs cachots. Il entendait des voix d'hommes, mais aussi celles d'enfants dont un qui hurlait surement à cause de tortures.
Il ne put se contrôler et s'interposa. En effet, l'enfant subissait des coups de fouets. Le blond, très concentré empêcha le cuir de frapper de nouveau.
-T'es qui toi ? cracha l'un des hommes.
-Quelqu'un qui va vous faire payer vos méthodes.
Sans plus attendre, il esquiva le coup de fouet et mit à terre celui qui le tenait. Il n'en restait plus que trois. Pas vraiment de difficultés, après tout ce qu'il a fait.
Alors que le combat s'engageait, il se déchaina, laissant son Haki de l'armement parler pour lui. Sauvage, agressif.
Il esquiva une balle et se saisit de son adversaire pour s'en servir de bouclier contre un deuxième tir. Sabo lança son bô enduit de Haki dans le thorax d'un autre le lui broyant au passage. Quant au dernier, il finit, les cervicales brisées.
- Félicitation, applaudit une voix.
Le blond se tourna vers l'ombre et vit en sortir un homme bien habillé. Surement le responsable de tout ce trafic.
-J'ignore qui tu es, mais tu sais te débrouiller pour un noble. Pour qui travailles-tu ?
Il ne répondit pas, le fixant de ses yeux bleus. Son arme bien en main, s'apprêtant à répliquer.
-J'ai une proposition à te faire, que dirais-tu de laisser tomber ton employeur et de travailler pour moi et te faire ainsi un max d'argent ?
La haine passa dans le regard du révolutionnaire. Il plaqua l'homme au sol, son bâton sous la gorge.
-Jamais je ne ferais comme toi, pourriture, murmura Sabo. Sache que je bosse pour moi-même, et que je traque les enfoirés dans ton genre.
Il ne lui laissa pas le temps de répondre et l'assommant d'un coup sur la tête. Il attrapa l'enfant blessé dans ses bras et fit sortir les trois autres qui attendaient leur sort, apeurés.
Il guida la petite troupe à l'extérieur, esquivant la population pour éviter tout problème. Il emmena les gamins à la base et les installa dans le réfectoire.
-Sabo, tu peux venir deux minutes, s'il te plait.
Le blond obéit à son supérieur laissant les enfants seuls.
-Ta mission consistait à te renseigner et seulement après, nous serions intervenus.
-Je sais Thomas, se défendit Sabo. Mais je ne pouvais pas laisser ces enfants comme ça. J'ai envoyé une lettre à une connaissance, pour faire le nécessaire et arrêtez cette pourriture.
L'ainé se massa l'arête du nez.
-Tu sais qu'il est inutile de l'arrêter, ça ne s'arrêtera pas comme ça, la Marine laisse tout faire, ici.
-Ne t'en fais pas, celui-ci sera envoyé en tôle et si ce n'est pas le cas, je m'occuperais moi-même de son exécution.
Il laissa en plan l'autre révolutionnaire pour continuer de s'occuper des enfants et les ramener à leur famille.
L'un d'eux l'avait surnommé le rebelle à cause de sa profession et du fait qu'il s'habille comme un noble.
-Tu sais petit, je suis vraiment un noble mais je me bats contre leurs lois qui sont injustes, confia Sabo.
-Wouah ! Je savais que c'était cool les révolutionnaires !
-Chut ! Tu ne dois pas parler de cela d'accord ? C'est notre secret. Mon identité doit rester secrète.
-Oui, monsieur !
Le petit allait rentrer chez lui, avant de se retourner vers le blond.
-Dis, je peux t'appeler par un nom de code ?
-Si tu veux, rigola Sabo.
-Je vais t'appeler ... Haran ! Ouais, Haran c'est cool !
Et il rentra dans la maison.
Sur le chemin du retour, Sabo ne put s'empêcher de penser à ce nom. Il n'était pas le premier à l'appeler ainsi. Et sûrement pas le dernier.
Il lisait tranquillement son journal une tasse de thé dans la main. Sherry l'avait convertit à sa boisson favorite.
Les nouvelles du jour n'étant pas fameuse, il se tourna vers l'édition spéciale des révolutionnaires. L'un des articles parlait des Spades Kaizokus.
Il sourit.
- Qu'est-ce qui te rend si heureux ? demanda Nathaniel.
Il releva la tête vers son colocataire qui venait de se lever à en juger par son air endormis.
-Un article de journal. Tu sais que tu pars en mission aujourd'hui ?
- Oui, m'en parle pas, je suis en retard.
Le roux lui offrit un air blasé et se saisit d'une tartine. Sabo le regarda en secouant la tête. Ce révolutionnaire avait déjà de l'expérience sur cette mangrove et espérait obtenir un poste dans une autre de leur base.
Lyon entra suivit par Sherry. Les deux bruns revenaient de mission. Et à en voir par leur tête, cela ne s'était pas passer comme prévu.
- Avant que tu ne dises quoi que ce soit, Sabo, je n'y suis pour rien ! rugit Sherry.
- Je n'ai rien dit, ricana le blond.
- Mais je t'ai déjà dit que ce n'était pas ma faute !
Lyonnel tentait désespérément de défendre sa cause. Il n'écouta pas plus l'une des nombreuses disputes. En même temps, il faut dire que le brun ne maitrisait pas encore totalement son pouvoir et se transformait assez facilement.
Nathaniel, en partant, lui souhaita courage avec les deux tourtereaux qui lui répliquèrent d'aller se faire voir.
- Pfff ... soupira le blond.
- Allons jeune maitre, que ce passe-t-il ?
- Shannah ... Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler comme ça.
Elle rit. Il ne put alors s'empêcher de sourire. Sa joie était contagieuse, comme toujours. Et elle était toujours un remède contre la mauvaise humeur. Son retour sur la mangrove datait de la semaine dernière et apparemment, elle avait le projet de repartir vers une autre destination de rêve dans peu de temps.
Il était figé.
En général, il ne se retrouvait pas face à lui pendant un entrainement. Avouons même qu'il avait toujours voulut éviter cette situation.
Mais, manque de chance, Davy Jones avait absolument envie de lui faire tester sa force contre lui.
Sabo était presque paralysé. Devant lui ce n'était plus Lyon contre qui il avait échangé quelques coups depuis le début du combat, mais plutôt un lion de taille imposante. Le garrot de l'animal atteignant son épaule.
Le blond tremblait. Il resserra sa prise sur son bô, mais n'osait pas attaquer. Les filles observaient le combat un air soucieux. Où était passé le Sabo combattif et fort ?
Sabo bloqua une attaque, mais n'esquiva pas le coup de patte qui l'envoya valser plus loin. Il resta coucher au sol, tremblant en voyant le lion se pencher sur lui.
-Sabo ? Ça ne va pas ?
Lyonnel avait repris sa forme et se penchait sur son ami encore un peu tremblant. Sherry était assise à ses côtés vite rejointe par Shannah.
-Qu'y a-t-il ?
-Je ... Je ...
Sherry n'attendit pas plus. Elle saisit son ami par le bras et l'entraina vers la chambre en foudroyant le brun du regard.
Elle fit s'asseoir Sabo sur son lit et s'assit en face de lui.
-J'ai ... J'ai été traumatisé par un tigre géant, confia-t-il au bout de quelques minutes. Mes frères voulaient le domestiquer et j'ai participé mais ça a mal tourné.
Il baissa la tête sur ses mains, encore un peu tremblant. Avouer sa faiblesse était toujours difficile. Rien que d'y penser, il sentait son cœur battre à cent à l'heure.
- Que t'es-t-il arrivé ? demanda la brune.
- Le tigre m'a pris pour cible et je n'ai pas eu le temps de m'échapper. Il m'a envoyé valser comme Lyonnel l'a fait et m'aurait tué si mes frères ne s'étaient pas interposés.
Elle sourit doucement et pris son ami dans ses bras. Il passa les mains dans son dos et lui rendit son étreinte, se calmant peu à peu.
- Le but principal est de s'occuper des Tenryubitos. Beaucoup de nos missions vont avoir un rapport direct ou indirect avec eux.
-C'est-à-dire ? s'enquit Sherry.
Le plus âgé des révolutionnaires la regarda, avant de poser son regard sur tous ceux présents. Thomas était celui s'occupait de la base de Shabaody et Sabo en avait profité pour dissoudre l'équipe qu'il avait eu à diriger, ne travaillant plus qu'avec ses deux amis comme au début de son arrivée dans la révolution.
-Nous nous battons contre le gouvernement et leurs lois. Nous devons renverser l'ordre mondial et supprimer les Tenryubitos par tous les moyens possibles.
- Carte blanche sur nos actions ?
- Oui, Sabo.
Le blond le regarda avec un sourire féroce. Enfin, les choses sérieuses commençaient. Surtout que depuis quelques semaines, il apparaissait un article dans les journaux parlant d'un jeune homme qui faisait des actions peu légales, que l'on surnommait Haran à cause de sa tenue. Une description hâtive accompagnait l'article, mais jamais de photos.
-Dis Sabo, ça te dit de bosser avec moi sur ce coup ?
-Désolé Nat' mais Sabo vient avec nous ! corrigea Lyonnel, avide d'action lui aussi.
Le blond offrit un sourire entendu à son ami. Il avait déjà plusieurs plans en tête. Les trois amis s'éloignaient pour travailler sur une tactique.
-Je peux faire jouer deux ou trois contacts pour avoir des informations supplémentaires sur les Tenryubitos et leurs navires.
-Le nombre de tes sources m'étonnera toujours, sourit Sherry.
-Merci. Dis Lyonnel, tu penses qu'on pourra faire quelque chose de grandiose ou on doit rester sobre ?
Le reste de la journée, les trois amis travaillèrent sur différents plans. Essayant différentes combines pour faire du grand spectacle sans s'exposer aux regards, restant toujours dans l'ombre.
Il se retenait de vomir.
Devant lui se tenait un spectacle des plus répugnants. Sabo était assis dans les derniers rangs de la salle des ventes d'esclaves, en plein centre de la mangrove.
Le jeune blond avait atterrit ici dans sa quête d'informations pour son compte personnel. Sa dernière mission lui ayant appris des informations importantes.
En effet, il était toujours à la recherche de la jeune fille qui faisait tourner en bourrique et le gouvernement et la marine. Il avait su par quelques rumeurs qu'elle serait à Shabaody en ce moment et au vu des conclusions qu'il avait tiré, elle passerait surement par ici.
Il grimaça de nouveau en voyant une jeune femme tirée de force sur la scène. Heureusement qu'il n'écoutait pas son instinct, sinon il aurait signé son arrêt de mort.
-Vous êtes bien pensif, Monsieur.
Il sursauta et avisa l'homme assis à côté de lui qui lui avait parlé.
-He bien, je ...
Il chercha rapidement une excuse sans pour autant attirer l'attention.
-Vous savez, il est normal que lorsque l'on vient acheter son premier esclave après sa majorité, on ne sache pas comment le choisir, continua l'homme.
Sabo le regarda de travers, puis se reprit. L'inconnu l'avait pris pour un noble à cause de sa tenue. Il sourit, un paquet d'idées venaient de faire irruption dans sa tête. Il continua d'engager la conversation avant de se sentir bizarre.
Son Haki lui disait que quelque chose n'allait pas. Il arrêta de parler pour se concentrer sur cette sensation. Il pouvait sentir du mouvement derrière la scène, dans l'arrière salle. Il ferma les yeux et sentit d'imperceptibles mouvements de combats, surement une victime qui tentait de s'enfuir.
Cela se calma aussitôt. Il ne relâcha pas son Haki pour autant et celui-ci sentait une aura étrange, comme si elle lui était connue. Il arrêta là son inspection pour sortir, la vente de ses pauvres personnes lui retournant trop l'estomac.
Il se dépêcha de s'enfoncer dans la mangrove pour aller vomir contre un arbre.
-Alors, comment as-tu trouvé le spectacle ?
C'était Thomas, appuyé négligemment contre ledit arbre. Sabo se releva et essuya sa bouche d'un revers de main.
-Pourquoi ces horreurs ne s'arrêtent-elles pas ?
-Tu connais la réponse gakki, soupira l'ainé.
Le blond eut une nouvelle grimace, sentant la bile remonter une nouvelle fois. Il n'avait pas fini de vomir.
-Aller Sabo, vient boire un verre, je connais un bar plutôt pas mal.
Le plus jeune se laissa entrainer par son ami, incapable de protester ou refuser. Et puis, après tout, cela ne lui ferait pas de mal de boire un verre.
Les deux blonds entrèrent dans un bar dont Sabo ne connaissait pas l'existence. En même temps, il est difficile de tout connaitre en trois mois.
L'ainé l'entraina à une table isolée où ils prirent place.
-Hey patronne, mets nous deux saké bien forts.
-Tiens, si ce n'est pas Thomas-chan ! répliqua la femme.
Elle leur servit leurs boissons avant de s'asseoir face à eux et de les regarder en souriant.
-Tu nous amène un petit nouveau ?
-Oui, la relève est arrivée il y a trois mois, répondit-il.
Sabo les ignora totalement, la tête posée sur ses bras. Il s'en foutait de la discussion. Puis cette même étrange sensation qui lui disait quelque chose dans la salle des ventes le repris. Il releva la tête et observa tous les clients.
Secouant la tête il but son verre d'une traite avant de se lever.
-J'te laisse payer Thomas, je rentre, j'suis crevé.
Il ne le laissa pas répondre et sortit du bar. Reprenant sa route vers leur planque.
Il était tombé à genoux. Sabo ne pouvait pas se contrôler et laissa la tristesse prendre le dessus.
Un peu plus tôt, Sherry était venu lui annoncer une bien triste nouvelle. Le genre de nouvelle qui blesse et fait tomber les hommes à genoux. Le genre de nouvelle que l'on redoute.
-Sabo, murmura-t-elle en se mettant à son niveau.
Elle le prit dans ses bras, essayant de calmer ses pleurs. Il ne réagissait plus. Autour de lui c'était comme si le monde c'était arrêté de tourner.
Il trouva tout de même la force de se lever et de rentrer dans le bâtiment des révolutionnaires, aidé par Sherry.
Les deux amis s'approchèrent d'un groupe. Ils se tenaient tous debout en demi-cercle. Lyonnel qui les entendit arriver se retourna et s'approcha d'eux.
-On t'attendait, souffla-t-il.
Sabo le repoussa de son bras libre et fit lâcher prise à la jeune femme. Il fendit le groupe pour arriver devant une longue pierre du rez-de-chaussée. Dessus une longue forme était allongée et recouverte d'un drap blanc.
Le rouquin, qui était près de la forme, se retourna pour lui faire face.
-Je t'attendais pour commencer. Tu as autant le droit que nous, si ce n'est plus d'être là.
-Que ...
Sabo ne trouvait pas la force de parler et demander des explications. Voyant cela, Nathaniel répondit à ses questions silencieuses.
-Elle était malade, une maladie incurable. Elle savait qu'elle allait mourir. Il y a quelques jours elle m'a confié une lettre pour toi.
Le blond prit la lettre et l'ouvrit avec ses mains tremblantes, voulant savoir pourquoi.
Sabo, mon cher jeune Maitre.
Je ne sais par où commencer. Tout d'abord, je suis tellement heureuse de t'avoir revu. Tu m'avais tellement manqué pendant toutes ces années. Te savoir en bonne santé auprès de personnes qui t'aime me permettait d'avancer chaque jour.
A mon départ j'ai choisi d'aider temporairement les révolutionnaires en espérant te croiser dans leurs rangs un jour. Seulement, je n'avais pas prévu que la maladie me rattraperait aussi rapidement. Oui, je suis malade et au moment où tu lis ces lignes c'est que cette maladie à gagner et que je suis morte.
Je le sais depuis mon enfance que je suis condamnée mais depuis plusieurs mois ça a beaucoup empiré. Toutefois, j'ai eu de très beaux moments et de magnifiques souvenirs dont tu fais partit.
Avoir travaillé comme domestique pour toi était la plus belle chose qui me soit arrivé. Dans cette enveloppe tu trouveras un petit quelque chose. L'une des choses qui me tient le plus à cœur. En tout il y en a trois. Tu en possède déjà deux et maintenant je t'offre la troisième.
Je t'ai toujours considéré comme mon petit frère et j'espère avoir été une sœur digne de ce nom. Je n'ai plus la force d'écrire maintenant. Nathaniel te remettra cette lettre.
Sois heureux dans ta vie Sabo. Ne me pleure pas et trouve cette petite demoiselle que tu cherches, je suis sûre qu'elle doit être une personne formidable, tout comme toi.
Shannah.
-NOOONNNNN !
Il hurlait toute la douleur que son corps avait emmagasinée depuis que la brune était venue le chercher. Il se laissa tomber contre le corps recouvert de son amie et l'appelait continuellement. Sherry et Lyonnel se tenaient dans les bras l'un de l'autre, laissant leur peine dévaler leurs joues. Nathaniel resta droit, les larmes étant taries depuis un bon moment.
Le roux releva son ami et le força à rester droit tout en l'empêchant de serrer le corps de la défunte. Il prit une allumette qu'il fit brûler et la lança. Sabo regardait les flammes faire leur travail, les larmes coulant abondamment sur son visage.
Et voilà, ne me tuez pas ! Je sais que vous ne vous attendiez pas à ça mais c'est ainsi que va ma plume.
Je vous attends au prochain chapitre, Ja Na !
