Bonsoir la compagnie ! Vous êtes de pitits chanceux, voici un nouveau chapitre ! J'ai aimé l'écrire, surtout la fin. Enfin bref, vous comprendrez pourquoi, bonne lecture !
Sabo avait appris à contrôler ses émotions à chaque fois qu'il venait à la salle des ventes. Il n'avait plus envie de vomir comme la première fois mais le dégoût était toujours là.
Thomas l'avait envoyer vérifier si l'une de leur recrue, une jeune fille un peu plus âgé que lui, ne s'était pas fait capturée car elle n'avait pas donné signe de vie depuis un certain moment.
Le blond s'installa dans les rangs du fond, ne voulant pas se mêler aux nobles qu'il haissait.
Tout au long de la vente, son regard se promena sur l'assemblée de pourriture qui se tenait devant lui. Son regard croisa celui d'une jeune noble assise quelques rangs devant lui et qui s'était retournée.
Un éclair de souvenir lui revint en mémoire et il se leva précipitament, reversant ses affaires. Il se dépêcha de sortir prendre l'air et s'appyua contre un arbre our respirer.
-Sabo ?
Il sursauta, avec toute cette agitation, il avait oublié d'activer son Haki. Le blond hésita un instant à se retourner mais le fit quand même. Devant lui se tenait une élégante jeune fille de son âge. Elle porait une robe mondaine dans les tons orangés, s'acordant à son regard électrique. Ses mains gantées tenaient une ombrelle de même couleur pour garder l'harmonie.
Tout homme qui la regardait tombait sous son charme. Tous sauf un. Sauf Sabo, lui qui ne courait pas après les femmes et surtout pas après les nobles.
-Elena, soufflât-il.
Ils s'installèrent à une terasse d'un café dans le groove touristique. Le révolutionnaire n'avait put refuser la demande de la jeune femme à vouloir partager un verre.
-Que devenez-vous depuis tout ce temps ?
-Je ... J'ai grandit chez ma marraine après le scandale de ma famille. Au village de Fushia, juste à côté de la ville.
-Oh ! s'étonna-t-elle. Vous étiez si proche.
-Oui, mais je n'ai pas grandit parmis des nobles. Et vous qu'avez vous fait depuis notre rencontre ?
Elena reposa sa tasse sur la table et prit une discrète inspiration. Tous ses gestes montraient son éducation de noble.
-Nos fiançailles ont été annulées dès que votre père à été arrêté par la Marine, ce qui a jeté la honte sur moi, j'ai grandit sans prétandant. Mon Père m'a alors promise à un jeune noble qui était de passage au Royaume de Goa. Il s'était avéré que ce noble ne venait pas d'East Blue mais de West Blue. Je vis donc là-bas.
Elle se tut et bu une petite gorgée. Sabo n'avait rien dit, il savait que s'il ouvrait la bouche ce serait pour cracher sur le dos des nobles.
Elena ne méritait pas de tels propos, aussi noble soit-elle.
-Mon époux est un riche commerçant et recherche tout ce qui s'apparente de près ou de loin à son travail et je l'accompagne. Et vous ? Etes vous, malgré tout marié ? Avez-vous gardé votre titre de noblesse ?
Le révolutionnaire grimaça. Il sentait qu'il allait perdre le contrôle de la conversation quoi qu'il dise.
-Je ne suis ni marié, ni même fiancé. Quand à mon titre de noblesse, il m'importe peu de le possèder, j'ai appris à vivre sans et je continuerais ainsi.
-Oh ! s'exclama-t-elle. Si j'avais su ... Ma famille aurait put vous aidez mais je croyais que vous aviez été envoyé loin de Goa, se désola-t-elle. Je dois vous avouer, je n'ai jamais cessé de penser à vous, pour moi vous êtes celui que j'aurais dû épouser.
-Elena, soupira-t-il. C'est du passé, nous étions enfants et innocents.
Elle rit légèrement, décidemment, il trouvait qu'elle usait trop des bonnes manières.
-Peut-être, sourit-elle. Si un jour vous vous trouvé en West Blue, je saurais vous aidez quoique vous fassiez, je ne laisseraiis jamais un ami, aussi lointain soit-il, dans le besoin.
Le regard qu'elle lui offrit voulait tout dire. Elle savait qui il était. Ce n'était donc pas un hasard qu'elle se trouve sur cette île. Le cherchait-elle ?
Elle le salua et se leva pour partir. Sabo ne la retint pas et en baissant les yeux sur la table, il put voir une petit note qu'il s'empressa de fourrer dans ses poches et partir. Il ne voulait pas prendre le risque d'avoir été vu en compagnie d'une noble.
Le blond fuyait aussi vite qu'il le pouvait. Ses jambes le menère au bar de l'arnaque, le seul endroit capable de le cacher, du moins il l'espérait.
Il ferma la porte en vitesse, attirant le regard de son oncle et de la patronne.
-Sabo ? Que ce passe-t-il ?
-Il ... I-Il est l-l-là-à ...
Tout tremblotant, il s'approcha du comptoir en s'appuyant sur les tables et les chaises. Une fois assis, il demanda un verre.
-Qui est là Sabo-chan ? questionna l'ex-pirate.
Il but son verre d'une traite et respira pour reprendre son calme mais ne put retenir sa voix tremblante.
-Le Jiji ...
Rayleigh soupira, Garp ne s'était toujurs pas réconsilié avec ses petits fils et il semblait que cela ait empirer avec le révolutionnaire.
-Il faut pas qu'il me trouve ! Je lui ai échapper de justesse, si il me met la main dessus, je suis mort.
-Et pourquoi ? D'habitude tu ne réagit pas aussi excessivement, renlança Rayleigh, voulant savoir le pourquoi du comment.
Sabo prit une longue inspiration.
-Je l'ai revu une première fois à Loguetown, j'avais encore 17 ans. Il voulait me ramener à Dawn et une fille avec qui je bosse a eu la brillante idée de le faire entrer chez nous pour tenter de lui soutirer des infos.
-Quel courage, je féliciterais bien cette demoiselle, sourit Shakky.
-Ce n'est pas tout, pour m'aider à me sortir de ce mauvais pas, elle à fait croire au jiji que je l'avait mis enceinte alors il ne pouvait plus rien dire et ma foutu la paix mais là ...
Il trembla en repensant au moment où il avait croiser le vieux marine dans une des rues.
-Il m'a vu et a de suite compris que je lui avait mentit et il sait.
Sabo resta encore plus de deux heures, histoire d'être sûr de ne pas recroiser son grand-père. Il se permit de rentrer en marchant tranquillement et en sifflotant.
Enfin c'est ce qu'il fit avant de se recevoir un coup de poing sur le haut du crâne, le faisant voler à plusieurs mètres.
-Alors sale gamin ! Je vais t'apprendre à fuir ton grand-père !
Aie ! Finalement il ne lui avait pas échappé.
-Jiji, se pleignit-il.
-Alors, elle est où ta petite femme et ton gosse ! grogna le vieil homme. Que je ne t'y reprenne plus à me mentir comme ça ! T'as de la chance d'être majeur et que je ne peux pas te renvoyer à Dawn par la peau du cul.
-S'il te plait jiji, fait pas de scène au milieu de la rue ...
Sabo subit donc le couroux habituel de son grand-père sur le fait qu'il était révolutionnaire et se défendit même sur son statut et sa réputation, ajoutant de nouvelles bosses à sa collection.
-Tu es quoi ?
Sherry souriait béatement devant Sabo. Celui-ci avait retenu de justesse sa machoire pour ne pas qu'elle s'écrase au sol face au choc de la révélation.
-Tu as bien compris Sabo, je suis enceinte !
Le blond se massa l'arrête du nez. En même temps c'était compréhensible du fait qu'elle était officielle en couple avec Lyon mais de là à avoir un enfant ! Et le pire était la demande qu'elle lui avait formulée.
-Hey ! Sabo, Sher' t'as dit ?
Lyonnel s'approcha et embrassa sa petite amie. Sabo soupira, décidemment, ils devaient avoir un peu de sang de D. dans les veines, ce n'était pas possible autrement. Quoique ... Rayleigh lui avait souvent dit que parfois il lui manquait seulement cette lettre dans son nom.
-Oui, mais quand même, un bébé maintenant. Et qui plus es je dois être le parrain ?
-Oui, lui répondit la brune. Tu es notre ami depuis longtemps et on se connait très bien. On est souvent fourrés ensemble et je ne voyais pas de meilleur personne pour le bébé.
Le plus jeune secoua la tête mais ne put s'empêcher de sourire. Après tout, pourquoi pas ? Cela metterais un peu de gaieté dans leurs vies et Sherry avait déjà 24 ans et Lyon 26 et ils voulaient profiter de leurs jeunesses pour fonder une famille, quitte à s'éloigner quelques temps de la révolution.
Il hésita. Il leva la main pour tocquer mais la rabaissa aussitôt. Et si elle n'aimait pas ? Il aurait l'air bien bête. Il soupira une nouvelle fois alors que laporte s'ouvrait.
-Je me disais bien qu'il y avait quequ'un derrière la porte, chantonna une voix.
-Bonjour Edessa, j'étais ... Je suis venu t'apporter ça.
Il tendit le paquet en déviant le regard. Elle chercha un instant le regard mais il l'esquivait à chaque fois. En souriant elle l'invita à entrer.
-En quel honneur me fais-tu ce cadeau ?
-Je ne sais pas, j'en ai eu envie.
Il pouvait la voir soupeser le présent et retirer délicatement l'emballage. Son regard étonner puis heureux le fit sourire. Il se saisit du cadeau et le posa sur sa tête. Elle s'empressa d'aller à sa salle de bain et de se regarder dans un miroir avant de revenir toute sautillante.
-Oh merci Sabo ! Je suis tellement contente !
Elle le remercia en deposant une bise sur sa joue, le faisant rougir légèrement. Ensuite elle pris le chapeau dans ses mains et l'admira.
Il s'agissait d'un chapeau haut de forme de la même taille et la même forme que celui du révolutionnaire à la différence que celui-ci était d'un vert un peu foncé.
Edessa fronça un peu les sourcils puis se précipita dans l'entrée pour revenir avec sa veste à capuche qui se trouvait miraculeusement de la même couleur.
-J'ai choisit exprès la même couleur pour aller avec, commença-t-il. Ensuite, le haut de forme c'était pour que tu pense à moi lorsque je dois aller travailler hors de l'archipel et que l'on ne se voit pas pendant un long moment.
-Merci beaucoup Sabo, il me plait énormément. Je suis ta version féminine comme ça !
Elle enfila sa veste, mit ses armes à sa ceinture et posa son tout nouveau chapeau sur sa tête. Sabo s'approcha d'elle et dû avouer qu'ils allaient bien ensemble ainsi habillé.
Un groupe de pirate venait de débarquer au port. L'équipage d'Akagami no Shanks venait de lâcher l'ancre sur l'une des îles sous sa protection. Le capitaine voulait passer un peu de temps à terre à profiter de la vie.
-Okashira.
-Je sais Ben, j'ai sentit aussi.
Shanks avait sentit un petit quellque chose de changé. Pourtant la population parraissait comme d'habitude, accueillante et enjouée de voir leur protecteur.
Les pirates se dirigèrent vers l'auberge la plus proche. Une fois à l'intérieur, la bonne ambiance qui régnait n'enlevait toujours pas ce poid au capitaine.
-Akagami no Shanks. Une aubaine pour moi, fit une voix. Si j'avais su, je serais venu te ceuillir avant.
La troupe de pirate se tourna d'un même bloc vers un endroit d'ombre du bar. Le capitaine fit un pas en avant.
-Qui es-tu ? menaça-t-il.
-Quelqu'un, répondit l'autre en riant.
Il se leva et fit face au pirate, sa tête baissée et son chapeau permettait seulement de voir le bas de son visage et son sourire de malade.
Jouant avec un bô, il continua de s'approcher et une fois bien en face, il releva son chapeau haut de forme et fixa son interlocuteur dans les yeux.
-Bonjour Shanks-nii-san, comment va ?
Sabo souriait devant l'expression du pirate. Shanks avait la machoire qui se décrochait sous l'étonnement de voir le blond. Et le pire de tout cela, c'est qu'il ne l'avait pas reconnu de suite et surtout pas sentit.
-Hahahaha ! Tu verrais ta tête !
Le révolutionnaire du se tenir à la table voisine pour rester debout. Ben s'approcha et lui serra la main.
-Content de te voir gakki. Tu as bien grandit, un peu plus et on te reconnaitrait même pas.
-Mais toi par contre Ben ... Tes cheveux, aouch, se moqua Sabo.
Les autres pirates se mirent à rire alors que Shanks se remettait seulement de son bug. Il s'approcha et de son unique main il conduisit le plus jeune vers une table.
-Alors petit noble, comment vas-tu ?
-Je vais bien, j'ai réussit. Je suis un révolutionnaire maintenant !
-Oh mais ne t'inquiète pas, on le sait Haran, lança innocement Ben.
Sabo grimaça. Apparement beaucoup trop de personnes avaient fait le lien.
-Que viens-tu faire dans le Shin Sekai sur le territoire d'un yonkou ?
-Fuite d'information. Je recherche quelqu'un qui en sait un peu trop sur nous.
-Et la piste te mène ici ? interrogea Akagami.
-En partie, disons que c'est sur la route.
Il se tut et en profita pour boire son verre. Il n'allait tout de même pas réveler ce qu'il faisait.
Il répondit donc aux questions des pirates qui demandaient ce qu'il avait fait pendant toutes ces années. Il profita même pour placer quelques anecdotes concernant ses frères ce qui fit rire toute l'assemblée.
Ce n'est qu'en fin de journée que le blond repris sa route, ne voulant pas laisser à sa proie le temps de s'enfuir trop loin.
L'homme en face de lui était appeuré. Allongé au sol, il regardait son agresseur se tenir devant lui.
Sabo avait trouvé son objectif et se tenait droit, le regard sévère. Sa mission était de l'arrêter par tout les moyens et l'empêcher de parler.
-Je vous en supplie ! gémit l'homme. Je ne dirais rien de ce que j'ai vu !
Le blond stoppa son geste en voyant les larmes de peur. C'est son Haki qui le fit réagir. La Marine approchait et il était inutile de souligner qu'ils avaient le même objectif.
-Ces chiens bleus ne seraient pas là que j'aurais choisit une solution plus juste. Pardonne-moi, puisse Davy Jones avoir pitié de toi.
Il sortit son pistolet caché sous son manteau et le pointa sur l'homme qui le suppliait. Il n'eut pas le temps de tirer qu'une douleur se fit sentir dans son bras, lui faisant lâcher son arme.
Sans attendre une minute il s'enfuit pour ne pas se faire attraper. Il avait le temps pour faire taire le lâche.
Sabo était dans un bois plus loin et suivait le mouvement des marines. Il devait tenter le tout pour le tout avant qu'ils ne lèvent l'ancre, auquel cas il ne pourrait empêcher la fuite d'informations.
-Je vous dirais tout ce que je sais mais je vous en supplie, ne me tuez pas !
-La ferme imbécile ! tonna le gradé. Je n'ai que faire de ta misérable vie, tu me diras ce que je veux savoir et tu seras jugé pour avoir eu des contacts avec les révolutionnaires.
Le blond était à deux pas du groupe sur les quais. Caché derrière une caisse de bois. Son bras lui faisait mal et il déchira un bout de sa chemise pour se faire un grossier bandage.
Il n'avait une ouverture que de quelques secondes. Juste au moment où un maximum de marines seraient sur le bateau.
Il s'avança, cachant son visage comme il le pouvait et percuta le gradé dans le dos, le bousculant.
-Pardon monsieur, je n'ai pas fait exprès.
-Dégage de là abrutit si tu ne veux pas avoir des problèmes pour dérangement de marine pendant l'exercice de ses fonctions !
Sabo sourit sous son chapeau et sortit son bô qu'il abattit sur le gradé.
-Un colonel ka ? sourit-il.
-Qui es-tu ? gronda l'autre.
-Quelqu'un qui a une mission à remplir.
Il esquiva les coups facilement, vivre à Shabaody l'avait endurcit. De plus, il put essayer cette nouvelle technique qu'il avait apprise, le Soru.
-Colonel !
Cela distraya le révolutionnaire un léger instant qui ne put empêcher le sabre de le blesser à la jambe.
Ne voulant pas s'éterniser, Sabo contre-attaqua rapidement, usant de son Haki au maximum. Il envoya valser le marine et se saisit de son pistolet une nouvelle fois.
-Je ...
Pan !
Le 'prisonnier' n'eut pas le temps de protester d'avantage, la balle ayant traversé son crâne.
Retenant son dégoût, le blond bloqua le sabre, se reconcentrant sur le combat.
-Tu as tué l'un de tes compatriote ? C'est ainsi que fonctionnent les révolutionnaires ?
-Il n'était pas un révolutionnaire, j'aurais aimé faire autrement mais je n'en ai pas la possibilité.
Rester calme. C'était son mot d'ordre qu'il se répétait sans cesse dans sa tête. Seulement, trop concentré il ne put prévoir qu'un marine tirerait du bateau. La balle atteignit son épaule droite le forçant à s'enfuir une nouvelle fois.
-Je sais qui tu es ! Je te retrouverais et je te ferais la peau Haran ! hurla le colonel bien plus loin.
Sabo tocqua à la porte d'une maison qu'il connaissait bien maintenant. Sa dernière mission l'ayant décidé, il ne souhaitait pas perdre de temps. Il ne voulait plus vivre dans cette peur d'abandonner derrière lui les personnes qu'il aime sans le leurs avoir dit.
Il toucha machinalement son épaule qui le tiraillait encore un peu.
-Bonjour Sabo, entre.
La jeune femme s'effaça, lui permettant d'entrer. D'habitude il allait directement s'asseoir à la cuisine ou au salon mais là il resta debout, faisant face à son amie.
-Edessa, je doit te parler de quelque chose d'important.
-Sabo ? Que ce passe-t-il ? s'inquiéta-t-elle.
Il l'a fit asseoir sur sa causeuse et s'agenouilla devant elle tout en la fixant dans les yeux.
-Je suis un révolutionnaire.
-Qu-
-Laisse moi finir, la coupa-t-il. Mon travail consiste à faire des missions et je reviens de l'une d'elle. Si je t'avoue tout cela maintenant c'est parce que j'ai été blesser et j'ai pris conscience. Je ne veux pas repartir en te sachant dans l'ignorance.
Il se tut un instant, permettant à la brune de digérer cette information.
-Donc quand on s'est rencontré tu étais déjà révolutionnaire ?
-Oui, souffla-t-il, c'est pour ça que j'ai pu t'affirmer que tu n'y étais pas.
-Je vois.
Il hésita un instant pour révéler autre chose tout en enlevant son chapeau et passant une main nerveuse dans ses cheveux en bataille. Elle put voir son malaise car elle l'encouragea d'une main sur son épaule.
-Je ... Depuis que je te connais, je t'apprécie de plus en plus. Tu es la première femme à me faire sentir comme ça, jamais je n'ai été autant attiré par une personne.
Elle allait parler mais il posa un doigt sur ses lèvres. Puis il eut un sourire doux et caressa ses lèvres avec son doigt.
-Tu es la première à qui je pense chaque jour en me levant et en me couchant. Tu es la première qui fait battre mon coeur aussi fort. Tu es la première qui me donne des papillons dans le ventre.
-Sabo ...
-Lorsque Ace m'a posé des questions sur l'amour, on avait quatorze ans, continua-t-il. Moi-même j'ignorais ce que c'était à cette époque mais aujourd'hui je le sais.
Il passa sa main sur la joue de la jeune femme qui rougit. Puis de son autre main, il l'a plaça dans son cou et la fit se pencher en avant, l'attirant à lui.
Doucement il posa son front contre le sien, perdant ses yeux bleu dans ceux gris de son amie.
Et délicatement, il déposa ses lèvres sur les siennes, l'embrassant tendrement. Edessa répondit à son baisé en plaçant ses mains autour de son cou.
Resserant son étreinte, il l'attira completement à lui la faisant asseoir sur ses genoux et mettant ses bras autour de sa taille.
Ce fut la jeune femme qui rompit le baisé et qui reposa son front contre celui du blond. Elle laissa une main vaguabonder dans ses cheveux, le détaillant du regard comme le premier jour.
-Cela fait tellement longtemps que j'attends ça, murmura-t-elle. J'ignorais si tu partageais mes sentiments alors je n'ai rien dit, vivant avec la peur d'être rejetée à un moment.
-Jamais je ne te laisserais partir, souffla-t-il en déposant un chaste baisé sur ses lèvres.
Il passa une main dans le dos de sa petite amie. A cette pensée, il ne put s'empêcher de sourire. C'était tout nouveau pour lui.
Edessa vit son sourire et se recala correctement contre lui, fermant les yeux pour profiter de l'étreinte.
Sabo était revenu aujourd'hui pour parler et tout avouer. Ils s'étaient embrassés quelques jours auparavant mais n'avaient pas avancer dans les révélations. Chose qu'il était venu rectifier.
-Que veux-tu savoir ? demanda-t-il.
-Tout. Raconte-moi toute ta vie.
Il se releva un peu, se servant une tasse de thé. La brune en profita pour s'installer dans sa causeuse, face à lui.
-Je suis né au royaume de Goa dans une famille de noble. J'ai toujours détesté cette vie, commença Sabo. J'ai rencontrer deux frères. Portgas D. Ace et Monkey D. Luffy.
-Portgas ? Comme le capitaine des Spades ? Et Monkey comme Monkey D. Garp ?
Il sourit. Apparement elle se tenait plutot informée.
-Oui, mais Ace fait partit de l'équipage de Shirohige maintenant. Et il est le petit fils adoptif de Garp, comme moi.
-D'accord, je crois voir à peu près.
-Oh non ! Tu es loin de t'imaginer de la complexité de ma famille, rit-il. Les deux frangins ont un oncle adoptif, Silvers Rayleigh, le Mei-ô.
Il put voir la brune blanchir à cette information. Ce qui le fit sourire encore plus.
-Je me suis vite lié d'amitié avec eux. Et aussi avec la tenancière du village de Fushia Makino, qu'on considère tout les trois comme notre soeur. Puis un jour, un célèbre pirate est venu au village, sa venue a fait que mes frères ont eu leurs akuma no mi respectif, Mera mera no mi pour Ace et Gomu gomu no mi pour Lu'.
-Oh là là ...
-Comme tu dis, sourit le blond. Déjà qu'ils étaient imprévisible et sans sens commun, je peux te dire que ça n'a fait qu'empirer par la suite.
Il s'arrêta un instant, voyant que Edessa cherchait à tout assimiler. Il en profita pour se resservir une autre tasse et se ré-installer correctement.
-Qui était ce pirate ?
-Au point où j'en suis, te le dire n'y changera plus grand chose, souffla-t-il. Il s'agissait de Akagami no Shanks. Que l'on a vite surnommé Nii-chan. D'ailleurs c'est en partit grâce à lui et Silvers-san que j'ai été libéré de ma prison dorée. Makino-nee-san est devenu ma marraine et j'ai été vivre avec les deux crétins qui sont aujourd'hui mes frères. De ce fait, Raylaigh et devenu mon oncle et Garp mon grand-père d'adoption.
Elle se massait les tempes. En gros il avait résumé le pourquoi du comment il avait cette famille tout en omettant des détails que personne ne devait savoir pour le moment.
-Et ensuite ?
-J'ai grandi dans la Liberté la plus totale et je suis devenu révolutionnaire. Par un concours de circonstance mon oncle a dû partir et venir s'installer ici. Et voilà, tu sais le principal, le reste n'est que détail ou anecdote.
Il sourit et se resservit une troisième tasse de thé. Il entendit sa jeune compagne soupirer. Apparement elle avait emmagasiné beaucoup d'information en même temps.
-Je ...
Il releva la tête et put la voir indécise.
-Je viens de South Blue comme tu le sais déjà. Mes parents, enfin, ma mère est morte en tentant de donner la vie. Mon père a eu beaucoup de mal à s'en remmettre mais il m'a élevé avec mon frère et ma soeur. Il s'est remarier quand j'avair douze ans et je suis très heureuse pour lui et ma belle-mère est une femme adorable.
Sabo ne put que l'envier. Elle avait passer les premières années de sa vie dans un cocon d'amour au contraire de lui.
-Mon frère a quatre ans de plus que moi, il a fait divers métier avant de devenir un bon éleveur de chien. Cela peut te paraitre banal mais tu n'imagine même pas le travail, des clients viennent de toutes les mers pour en acquérir un !
-Alors ton frère doit avoir une grande renommée, commança-t-il. Tu dois êtr
-Laisse moi finir, sourit-elle. Il a trouvé une fiancée et deux ans après elle était enceinte mais je suis partie avant la naissance. Ils doivent être marié aujourd'hui je pense.
Il l'a laissa un instant dériver dans ses pensées.
-Ma soeur ... Elle avait trois ans de moins que moi ...
-Que lui est-il arrivé ? s'inquiéta-t-il.
-Je l'ignore. Un jour, des marchands sont venus. C'était des femmes et ma soeur était fascinée par eux. Elle a disparue peu de temps après, elle avait treize ans. Je suis partie voyager pour la retrouver. Je n'ai même pas quitté South Blue que des informations me sont parvenues comme quoi elle serait morte.
Des larmes dévalaient ses joues. Il lui tendit un mouchoir et s'assit près d'elle pour la serrer dans ses bras.
-Ma famille n'a pas perdu espoir qu'elle repasse le seuil de la maison un jour. Ayant pris goût au voyage, je suis repartie de chez moi un an après. Je voulais voyager et découvrir le monde et j'en ai profiter pour faire payer parfois la Marine qui n'a pas su nous protéger.
Elle ne dit plus rien et essuya ses yeux avant de souffler un bon coup. Tout deux avaient eu un parcours difficile.
-Le monde dans lequel on vit est pourrit, c'est pourquoi je veut participer au changement. Je ne t'oblige pas à faire de même.
-Je veux juste vivre tranquillement, souffla la brune.
Sabo embrassa ses cheveux et la berça un instant. Ils restèrent enlacés sans rien dire pendant de longues minutes.
-Notre relation doit rester secrète.
-Quoi ?
Edessa se releva vivement, ne comprennant pas. Le révolutionnaire avait bien réfléchit et était sûr de sa décision.
-Déjà, j'attendrais avant de mettre ma famille au courant, d'être sur qu'il le prennent bien. Ensuite, jamas je ne le dirais au jiji.
Il frissonna, arrachant un regard surpris à la jeune femme.
-Et je ne veux pas le dévoiler au grand jour parce que beaucoup savent que je suis révolutionnaire, je me suis fait une réputation et même si il manque des preuves pour m'arrêter, on pourrait t'utiliser et te faire du mal, chose que je ne veux pas. Tu comprend.
Il put la voir peser ses mots avant de lui répondre.
-Oui je comprend, souffla-t-elle.
Il l'attira alors contre elle, l'embrassant amoureusement.
Et voilà ! Cela finit sur une petite touche amoureuse =) A bientôt pour la suite !
