Bonsoir tout le monde ! Enfin bonjour vu l'heure qu'il est :) Donc oui, il s'agit là d'un nouveau chapitre.

Merci à tout ceux qui ont posté un commentaire dès qu'ils le voulaient, que ce soit pour avoir la suite, pour me féliciter ou me faire part de leurs impressions. Merci à ceux qui aiment et suivent cette fiction, en fait, merci à tout le monde !

Allez, je vous embête pas plus longtemps, voici la suite :)


Sabo et Luffy regardèrent le remue-ménage dans les rues de Water Seven. C'était bizarrement nostalgique, leur rappelant quand c'était eux, avec Ace, qui foutaient le bordel dans les rues.

Le blond ne s'étonna même pas que le benjamin ait réussit à l'entrainer dans ce foutoir. Enfin, il n'était jamais contre de s'amuser …

-Tout ça pour un malheureux slip volé, soupira Sabo avec un sourire. Quand je vais raconter tes méthodes de recrutement à Ace, il va pas en revenir.

Un membre de la Franky Family s'effondra en bas de leur perchoir. Sabo le regarda s'étaler au sol et son frère se lever.

-Oi ! Envoie le slip ! lança Luffy.

-Avances-toi, je te fais la passe ! assura Sabo.

Le révolutionnaire se pencha.

-Envoie-moi ce truc ! demanda Sabo.

Il tendit une main vers l'homme, du haut du toit, un sourire immense aux lèvres.

-Jette-le ! Je l'envoie à mon frère en suivant !

-Faîtes le parvenir à Mugiwara-san ! lança l'homme avec un sourire.

-Sabo ! Il est là ! interpella Luffy.

Sabo attrapa le sous-vêtement du bout de son bô, le fit tournoyer dans les airs en narguant Franky, avant de faire la passe à son frère.

-Mugiwara ! rugit Franky.

-Je m'en suis emparé ! Hehe ! ricana Luffy. Sab' ! Tu nous retrouves au navire !

Sabo hocha la tête et disparu sur un autre toit pour avancer plus loin. Il regardait l'avancement de l'équipage et vu le petit Chopper courir.

Il sauta à ses côtés et le pris sous son bras.

-Soru !

Il décolla et emmena le petit renne jusqu'au navire.

-Dites Sabo-san

-Tu peux me tutoyer Chopper.

Le renne se mit à l'insulter mais son rougissement le trahit qui fit sourire Sabo.

-Tu étais sérieux lorsque tu as parlé de ce que tu faisais pour la révolution ?

-Tu veux parler de ceux que j'ai tué ?

Il regarda le petit renne hocher la tête et lui offrit un pâle sourire.

-Luffy nous a dit que tu aimais le genre humain alors pourquoi tu es obligé de les tuer ?

-C'est bien trop compliqué à expliquer en quelques mots Chopper. Et vous n'avez encore rien vu du monde pour comprendre. Le mieux serait d'attendre à notre prochaine rencontre.


La scène de Franky, la tête en bas, les pieds en haut, ses bijoux de famille bien exposés... c'était drôle. Sauf avec la gamine qui confondit ça avec un cocon. Personne n'avait donc de respect pour l'innocence de cette enfant ?!

-Maaaa... que va-t-il se passer à présent ? fit Iceburg, perplexe.

Franky se releva enfin.

Sabo, Chopper et Luffy atterrirent côté à côté, et les deux pirates montèrent sur le navire, laissant le révolutionnaire adossé contre celui-ci, assit par terre.

Le slip de Franky flottait dans le vent à l'instar du Jolly Roger des Mugiwara.

-Franky !

Il tourna la tête pour regarder son navire et les pirates dessus.

-Merci pour le navire ! C'est le meilleur vaisseau qui soit, on en prendra soin ! fit Luffy.

-Ouais ! sourit Franky. Je prie pour que vous fassiez bon voyage.

-Si tu veux récupérer ce slip... tu vas devoir devenir mon nakama !

Les deux hommes s'affrontèrent sur regard, alors que Luffy avait un sourire confident. En fond, on entendait les cris de la populace qui ne supporter pas la vue de Franky sans slip.

-Rends-moi mon slip, Mugiwara ! exigea Franky.

-Alors, deviens mon nakama, rétorqua Luffy.

-Mon frère est têtu. Tu as perdu dès l'instant où il a décidé que tu le rejoindrais, lança Sabo.

-Soyez pas stupide ! C'est pas parce que t'as mon slip que tu peux faire de moi ton nakama.

Preuve en image : Franky prit la poste sur un tas de débris, avec une planche juste assez bien placé pour la censure, et la mer en fond pour rajouter du style !

-Quel homme, qui même nu, fait face aux vagues innombrables avec la fierté du lion !

Cela fit crier encore plus la populace ! Et tira une grimace de dégoût au révolutionnaire. Comment son frère pouvait faire pour embarquer de telles personnes sur son navire ?

-Je l'ai sous-estimé ! s'exclama Luffy. Quelle détermination ! C'est un homme parmi les hommes !

-C'est juste un pervers ! rugit la navigatrice,

Sabo se frappa le visage dans une main, exaspéré. Il s'agissait d'un homme aussi crétin que son frère.

-Ça risque d'être un peu brutal, annonça Robin. Mais je peux aider ?

La sourire que décela le blond ne présageait rien de bon mais il fallait avouer qu'il voulait bien voir de quoi l'archéologue était capable.

-Maintenant que tu le dis, fit Luffy. Ice-ossan a dit qu'il ne viendrait pas si on utilisait pas la force.

-Mais comment ? s'enquit Nami.

Robin se tourna vers Franky et ferma les yeux en croisant les bras devant elle.

-Dos Fleur...

Franky la regarda faire, et sentant quelque chose l'effleurer, il baissa les yeux pour voir que deux mains avaient poussé sur ses cuisses. Tout le monde écarquilla les yeux et Franky prit peur.

Très peur.

-Oh non, murmura Sabo.

Il déglutit et serra les dents en pensant à la suite. Il n'aurait pas aimé mais alors vraiment pas aimé se retrouver à la place du cyborg.

-Grab !

Et Robin ferma les mains.

Le cri de Franky fut des plus explicites !

-Eh ! Shotto Robin ! s'exclama Nami.

-Elles se sont fait agripper ! s'étrangla Luffy avec compassion.

-Elles vont se briser, Robin ! cria Chopper.

La danse que Franky interprété pour le coup était des plus originales, avec une étrange symphonie de cris.

Paulee en perdit même son cigare sous le choc.

Finalement, Franky tomba face contre terre de douleur.

-Luffy ! Dis-lui d'arrêter ! gémit Sabo.

-Oi, Robin ! Je tiens à ce qu'il soit toujours un homme quand il deviendra notre nakama ! Ne les prend pas !

-Ça fait mal rien qu'en regardant ! gémit Chopper en cachant ses yeux avec son chapeau.

-Tel un pirate devant un trésor et qui ne veut rien lâcher, fit Robin avec un sourire à Franky. Si je n'ai pas de raison valable, je ne te laisserai pas partir.

-C'est... c'est pour ça ... ouaï... que j'ai dit... que je pouvais pas quitter cette île... ouaïïïï... je vous suis... reconnaissant... Mais c'est quelque chose qu'il m'est impossible de faire ! Je veux aller avec vous... mais, il me reste encore des choses à faire ici... C'est pour ça que je vous ai donné ce navire... J'ai cessé d'être charpentier, d'ailleurs... C'est pour ça que ce navire est le dernier, je n'en fabriquerai plus... Je n'ai qu'un souhait... et c'est ce navire de rêve !

C'est là qu'Iceburg intervint, lui rappelant ce qu'était son navire de rêve et son vrai souhait. Durant qu'Iceburg parlait, Franky se mettait à hurler, çà et là, versant quelques larmes.

Sabo eut une pensée de nostalgie en repensant aux rêves qu'ils avaient formulé au bord de la mer en étant gamin.

-Il est temps que tu te pardonnes, Franky, conclu Iceburg. Vis ton rêve à présent.

C'est là qu'un sac tomba entre les deux hommes, contenant les affaires nécessaires pour Franky durant son voyage. Quand Zambai lui dit pourquoi ils poussaient Franky à s'embarquer, lui expliquant qu'il n'y avait aucun mal à vouloir le bonheur de celui qui les avaient sauvé, le Cyborg sembla prit d'une nouvelle attaque castratrice, qu'il simula, en réalité, pour trouver un prétexte à ses larmes.

Le révolutionnaire sourit, les talents d'acteurs de Franky avaient quelques défauts.

-Il est assez futé pour faire croire que tu l'attaques encore, Nico-san. Lu', t'a trouvé un super type, sourit Sabo. Même dans ces conditions, Ace lui pardonnerait de pleurer... enfin, je suppose.

-Oh, il semblerait que Zoro et Sanji arrivent, nota Luffy.

En effet, les deux pirates arrivaient de derrière la foule en pleine panique.

La foule s'écarta sur leur passage, et ils sautèrent sur l'île décharge.

-Luffy ! crièrent-ils.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Luffy.

-Nous sommes en danger !

-Votre grand-père est de retour ! Il est sur l'autre côté, à notre recherche et il prépare l'assaut.

-Na, Sab', ça te surprend ? demanda Luffy, presque indifférent.

-Du tout, c'est le Jiji, fit Sabo en haussant les épaules, comme si ça expliqué tout.

-Il faut prendre le large ! cria Sanji.

Ils passèrent devant Franky et remarquèrent qu'il avait toujours rien.

-Franky ! Teme ! T'as toujours pas remis ton slip !

En parlant de slip, Luffy rendit le vêtement à son propriétaire qui l'attrapa.

-Bon, tu montes ou pas, Franky, sur mon navire ? demanda Luffy avec un sourire.

Franky le regarda un instant, puis remit ses lunettes sur ses yeux en disant :

-Hehe... Arrête de te la péter ! Les seules réparations que vous pourrez faire, c'est du rafistolage ! S'il n'y a pas de charpentier à bord de ce sublime bateau... J'aurais de la peine pour ce navire. On n'y peut rien, je vais vous aider ! Votre charpentier sera le grand Franky !

-Yatta ! On a un nouveau nakama ! s'exclama Luffy en jetant ses bras en l'air de joie.

Les Mugiwara et Sabo sourirent devant la nouvelle, alors que la Franky Family essayait de ne pas pleurer.

-Remets ton slip, répéta Sanji.

Franky obtempéra et se hissa à bord.

-Lu', je vais y aller. Tu prends soin de toi, d'acc ? fit Sabo.

-Question stupide, Sab' ! Bien entendu ! sourit Luffy.

-Merci encore pour les livres, ça m'a fait énormément plaisir... minna-san... merci encore de suivre mon frère dans ses idées dingues ! J'espère que nous nous reverrons !

-Ce fut un plaisir de te connaître, Sabo, assura Zoro.

-Content de t'avoir revu, Sabo, sourit Sanji.

-Lu'. Deviens le Kaizoku Ou, ou je ne te le pardonnerais jamais.

-Change le monde, ou je t'achève, répondit Luffy.

Les deux frères se sourirent et Sabo disparu d'un soru de l'île-décharge. Il regarda son frère une dernière fois de loin et l'entendit crier les ordres à son équipage.


-Luffy, promet-moi que le jour où tu prends la mer, promet-moi d'être toujours fidèle à toi-même

-Hein ? Mais Sab' … Tu veux dire quoi ?

-Tu comprendras plus tard.

Sabo fit une dernière étreinte à son frère et monta sur le navire qui allait l'emmener loin de Dawn.


Tout en sifflotant, Sabo traversait les rues de Water Seven. Il allait rejoindre le bateau qui l'emmènerait rejoindre sa destination.

Il entra dans la chambre que la Galley-la lui avait prêtée et rangea ses affaires avant de tomber sur une lettre.

'Hanran-san,

Je n'ai pu vous en parler plus tôt de vive voix. J'espère que ce message vous arrivera bien et qu'il ne sera pas intercepté.

Plus tôt, lors de la fête donnée en l'honneur de mon Senshô, j'ai vu et parlé à Aokiji. Il était présent et nous avons discuté de choses et d'autres. A demi-mots, il m'a dit ne pas avoir le temps de me suivre pour une autre mission qu'il lui a été confié. Je ne pense pas vous apprendre que son objectif a un lien avec la révolution et là, la seule présence de révolution à Water Seven comme vous vous en doutez est vous.

L'amiral vous cherche et va vous suivre. J'espère que je ne vous l'apprends pas et que vous savez déjà de quoi il en retourne.

Je n'ai pas mis Luffy-san au courant, je me doute que vous n'auriez pas souhaité qu'il se charge de vos affaires.

Prenez garde à vous.

R.'

Le révolutionnaire soupira et replia la lettre avant de sortir un briquet et de la brûler. Cette Nico Robin montait dans son estime et avait bien fait mais oui, il savait que Aokiji s'était présenté en ville et avait senti sa présence lors de cette fête.


Quelques jours plus tôt …


Sabo profitait de la fête en l'honneur de l'équipage de son frère. Il rigolait de ses bêtises avant de voir, plus loin d'eux, l'archéologue appuyée contre un mur.

Il l'a regarda et croisa son regard avec son sourire énigmatique. Répondant à son instinct, il déclencha son Haki pour observer les alentours.

Il blanchit en sentant une présence assez forte dont il n'était pas sur de rivaliser. En se concentrant un peu plus, il sentit cette présence parler avec Nico Robin. Le sujet de la conversation lui échappa totalement et il entreprit de garder un œil sur cette présence.

-Hey Sab' ! Regarde !

Il sursauta et regarda Luffy faire l'imbécile avec des pailles dans le nez. Il buga un instant avant de se mettre à rigoler.

Un mouvement à sa droite lui indiqua que l'archéologue les avait rejoints pour s'amuser. Il profita de ce moment pour s'éclipser et rejoindre l'endroit où elle se tenait juste avant.

Le révolutionnaire inspecta les alentours avant de se retrouver derrière le mur, une main à un endroit glacé de la pierre malgré le soleil et la chaleur.

-Toi … Après la Survivante d'Ohara, qui es-tu venu chercher ?


Sabo sortit de ses pensées et prit une enveloppe encore cacheté de la doublure de son sac.

Ses ordres de mission. Il soupira et la rangea à sa place, notant quelque part dans sa tête un mémo pour qu'il l'ouvre lorsque le bateau serait partit.

-Bonjour Sabo-san.

-Iceburg, salua le révolutionnaire avec un mouvement de tête.

Le directeur du dock 1 entra dans la chambre. Il s'approcha et déposa une enveloppe sur lit.

Evaluant l'enveloppe du regard, Sabo se doutait qu'elle contenait des informations importantes.

-Ce n'est pas pour la révolution mais pour vous. J'espère ne pas me tromper en agissant ainsi.

L'homme sortit le laissant seul une dernière fois. Le blond saisit l'étrange cadeau et s'assit sur le lit.

Le contenant de l'enveloppe le dérouta un peu. S'il avait su et s'il le pouvait, il serait partit en informer son supérieur.

-Non, j'ai promis de ne pas impliquer les révolutionnaires à Water Seven, murmura-t-il pour lui-même.

Il secoua la tête et rangea précieusement ces documents avant de partir définitivement de la ville.


Le vent balayait son visage. L'odeur du sel emplissait ses narines. C'est ça que Sabo aime, voyager et être libre.

Il ouvrit les yeux et regarda encore une fois l'enveloppe cachetée. Il soupira et se décida enfin à l'ouvrir.

'Cachée aux yeux des savants mais visible aux yeux des ignorants, elle est passée par les différents âges et a vu plus d'une vie d'homme naitre et mourir à ses pieds.

Trouve-la et prend le temps qu'il te faudra pour la ramener. Par la suite, tu partiras à la recherche de la clef pour ouvrir une boite, tu la trouveras sur un bateau récemment construit. Renseigne-toi chez le charpentier en charge sur l'île, il sait qui en est le propriétaire. Use de tous les moyens que tu veux. Tu as carte blanche.'

Sabo grimaça en lisant les dernières lignes. Il savait très bien ce qu'il avait à faire, il n'avait pas besoin qu'on le lui rappelle tout le temps.

-Quel paradoxe, moi qui aime le genre humain et qui court après la liberté, me voilà enchainé et obligé d'exécuter la volonté d'un autre … murmura-t-il face à la mer. Est-ce que vous étiez au courant de ce qu'il se passe dans l'ombre Roger-sama ?

Il secoua la tête et rentra dans la cabine qui lui avait été attribué. Il s'allongea sur le lit, le chapeau sur les yeux et se laissa bercer par les remous.

Il songea à écrire une lettre à destination de Shabaody lorsqu'il arriverait. Une façon e s'excuser du départ en douce et aussi une façon de dire qu'il va bien. Peut-être se procurerait-il un den den intraçable, celui qu'il a toujours sur lui étant resté chez sa petite amie.

Sabo pensa également à deux-trois choses à faire mais il s'endormit dans le silence qui régnait, les vagues berçant doucement le bateau.


-Allez, tout le monde sur le pont et dépêchez-vous !

Sabo grogna. S'il y avait bien une chose qu'il n'aimait pas c'était d'être réveillé alors qu'il dormait bien. Ses propres frères avaient appris à respecter son sommeil après avoir reçus des coups de Haki sur le crâne.

-Dépêche-toi vermine, sur le pont !

Celui qui l'avait dérangé, un pirate, ne se doutait pas de ce qu'il avait déclenché. Le blond se retrouva sur le pont, avec les autres voyageurs.

Un bateau pirate avait abordé et espérait trouver des richesses à bord. Le révolutionnaire détailla l'un des pirates qui surveillait les passagers. Il portait un drôle de chapeau et avait des yeux rouges.

Il ne détailla pas les autres car une voix gueula derrière lui. Il se retourna pour apercevoir celui qui devait être le capitaine. Il interrogeait le commandant du bateau pour avoir l'or.

-Je vous en supplie, je ne transporte que des voyageurs !

-Et alors ? Toi ! Emmène les autres pour fouiller le navire.

Sabo grimaça. Sa main se posa instinctivement sur le pistolet à sa ceinture, caché par son manteau. Discrètement, il se rapprocha du surveillant, passant devant une petite fille, apeurée.

-Hey ! Je peux savoir ce qu'il se passe ici ?

-Tais-toi ! Et retourne avec les autres !

-Je veux juste savoir ce qu'il se passe ? Je dois rejoindre mon père pour une importante réception, tenta-t-il. Je ne dois pas avoir de retard.

Au mot réception, le pirate tilta. Il s'approcha et le saisit par le cou avant de le trainer devant son capitaine.

-Senshô, il dit avoir une réception importante, je le tue ou pas ?

Sabo tomba à genou devant le pirate et le regarda dans les yeux, le défiant de le tuer.

-Qui es-tu ? Et que veux-tu vermine ?

-Je me nomme Astor Lunived. Je suis le fils d'un riche commerçant. Mon père organise une réception dans trois jours et je ne peux me permettre d'être en retard, ma fiancée, la fille unique du prince, sera présente et je ne peux lui faire l'affront de mon absence.

Il reçut un coup de poing au visage, prévoyant, le coup ne lui avait pas porté trop préjudice avec son Haki de l'armement recouvrant son corps comme une armure.

Il simula tout de même et s'écroula par terre, le capitaine pirate posant son pied sur son ventre.

-Un riche commerçant hein ? Mène-nous chez toi.


Deux jours que le bateau naviguait sous les ordres des pirates. Sabo avait préféré obéir et indiquait la route prévue au départ, ayant enregistré dans sa tête le tracé.

-N'oublie pas gakki, si tu mens c'est la petite qui meurt.

Derrière lui, il entendit la petite fille retenir un sanglot. Sabo se pencha vers elle et lui offrit un beau sourire.

-Ne t'inquiète pas jolie-cœur, il ne t'arrivera rien, souffla-t-il. Avant ce soir nous serons libres.

Il déposa un baisé sur son front et la poussa vers les autres passagers qui seraient plus à même de la réconforter.

Se tournant vers le pirate qui discutait, il descendit au mess pour rejoindre le cuisinier.

-C'est prêt ? S'enquit-il à l'homme.

-Oui, j'espère que votre plan va marcher.

-Il n'y aurait pas eu tant de civils, je n'aurais pas hésité une seconde d'agir. Vos vies me sont chères alors toute une préparation est nécessaire.

Il remonta sur le pont avec la marmite servant les passager tout en leurs soufflant de ne pas manger.

Le Surveillant repoussa la louche qu'il allait servir et agrippa par le col.

-Les otages ont pas besoins de manger aujourd'hui, la nourriture est réquisitionnée, va nourrir mes nakamas.

Obéissant, Sabo prit de nouveau sur lui et alla servir l'équipage. Il attendit que tous eurent manger avant de s'approcher du capitaine.

-Maintenant, réglons nos comptes tous les deux.

Il sortit son pistolet et le pointa sur le pirate.

-Tu veux vraiment que je les tues hein ? Toi ! Amène-moi la gamine.

Le pirate désigné fit un pas puis un deuxième avant de s'écrouler en se tenant la gorge. D'autres suivirent sous l'étonnement de leur capitaine.

Le révolutionnaire secoua une petite bourse devant lui.

- Un poison que je trimballe dans mon sac, il étouffe toute personne qui en consomme. Maintenant que tu es seul, je vais pouvoir te régler ton compte sans mettre en danger les passagers.

Il tira dans la jambe du pirate, le faisant hurler et tomber au sol.

-Ça, c'est pour avoir abordé.

Un deuxième coup partit dans l'autre jambe cette fois.

-Et là, pour m'avoir réveillé.

Il pointa le pistolet entre les deux yeux, presque à bout portant alors que la petite fille se jeta sur lui et l'enserra dans ses bras.

-S'il te plait, ne soit pas méchant, ne soit pas comme lui …

-Désolée petite mais une personne qui s'en prend à des innocents et menace une petite fille ne mérite pas de vivre.

Le troisième coup partit, tuant le pirate.


Lorsque Sabo descendit sur le quai, le soleil était au beau fixe. Les nuages avaient désertés le ciel et la chaleur tombait paresseusement sur son visage.

-Dis monsieur, tu vas faire quoi maintenant ?

Il se tourna vers la petite fille et s'abaissa à sa hauteur en souriant.

-Je vais faire les recherches pour mon livre. Je compte rester quelques temps et toi Naivis ?

-Je vais aller voir mon papa, il m'a beaucoup manqué !

Elle se mit à courir vers le centre de la petite ville puis se retourna vers lui.

-Si tu as besoin d'aide, mon papa c'est le monsieur à la forge !

La petite Naivis repartie en courant. Sabo rigola et mit son sac sur l'épaule. Il voulait trouver une auberge pour remplir son estomac et se reposer avant de commencer sa mission.

Il fronça les sourcils en apercevant du coin de l'œil un bateau qu'il aurait aimé ne pas croiser. L'ignorant totalement, il s'enfonça entre les bâtiments.

Le révolutionnaire arriva sur une grande place, divers étals de marché à sa gauche et une grande statue, au milieu, dans une grande fontaine. Émerveillé par le spectacle, il s'approcha sans quitter l'œuvre des yeux.

-Dame Emasi, la grande Mère de la vie.

Sabo se tourna vers un homme d'à peu près son âge et aux cheveux noirs.

-Bonjour, je suis Staal, le fils des aubergistes, salua-t-il en tendant la main.

-Je m'appelle Astor Lunived, un voyageur qui fait des recherches pour un livre, sourit-il en serrant la main tendue.

-Alors vous allez trouver ce que vous voulez ici, l'île Myokusa regorge de trésors pour les nouveaux venus.

Sabo continua de l'écouter alors qu'il l'emmenait vers l'auberge. Il apprit ainsi que cette Mère de la vie était une femme qui s'est battue pour la liberté de son île, bravant les hommes cupides et refusant d'être asservie.

Il eut une pensée pour les pirates qui se battaient pour les même raisons, une pensée pour les révolutionnaires qui employaient les mêmes mots pour se battre contre le gouvernement.

Il se promit de se renseigner alors qu'il s'installa à une table. Il remercia la serveuse qui lui apporta une assiette chaude.

-Tiens donc, Hanran, souffla quelqu'un.

Sabo releva la tête et blanchit. Devant lui, habillé à moitié comme un civil avec sa veste grise, ses cigares encore fumant, devant lui se tenait un colonel de la marine, celui dont Luffy lui avait parlé, un certain Smoker.

Il se leva et l'affronta du regard, le défiant de l'attraper. Mais l'autre soupira.

-Tu as de la chance, mon supérieur ne veut pas que je t'attrape.

-Qui ? grogna Sabo.

Le gris ne répondit pas et s'éloigna. Le révolutionnaire était toujours debout. Smoker se retourna vers lui à demi alors qu'il se tenait près de la porte.

-Aokiji, lança-t-il d'un murmure qui fut seulement entendu du blond.

Sabo se figea puis se laissa tomber sur sa chaise. Alors il avait raison, l'amiral ne poursuivait plus la nakama de son frère mais avait bien un autre objectif en vue, l'archéologue l'avait remarqué aussi. Lui, le révolutionnaire qui tenait tête au gouvernement, celui qui est le plus proche de Dragon et le plus accessible au monde. Celui dont on dit qu'il pourrait être le frère de grands pirates car on avait le rapprochement avec l'article parlant du lien de fraternité de Hiken no Ace et Mugiwara no Luffy.

Non, Sabo n'était pas stupide au point d'ignorer ça, il avait lu certains rapport de la Marine parlant d'un possible lien entre le génie de la piraterie du Shin Sekai, le fiancé de la Kaizoku Hime et le prodige de la révolution.


Et voilà pour cette fois ! On se retrouve au prochain chapitre :)