Bonjour les p'tits loups !
D'abord je voudrais m'excuser du retard que je prend mais mes *tousse* chers *tousse* et tendres *tousse* professeurs nous donnent deso et oraux à qui en veux-tu en voilà. Enfin bref, voilà un nouveau chapitre et j'espère qu'il va vous plaire, j'ai pris grand plaisir à l'écrire et à le sortir de ma tête.
Ha ! Et merci aux petites rewiews qui me font toujours plaisir, bonne lecture !
Sabo se promenait dans la forêt non loin de la ville. Une carte de l'île dans une main, son bô dans l'autre, il fouillait la forêt à la recherche de son objectif.
Devant lui marchait un chien qu'il avait adopté peu de temps après son arrivée.
-Wouaf ! Wouaf wouaf !
Le blond s'approcha et constata avec étonnement ce que son fidèle ami avait trouvé.
-Bien joué Shéo, tu nous as trouvé la une petite merveille.
Il se pencha pour ramasser une pierre, mais pas une pierre comme les autres. Les inscriptions partiellement visibles montraient qu'il ne s'agissait là que d'une partie faisant un puzzle avec un plus grand ensemble.
Il rangea le morceau dans son sac et décida de retourner en ville pour chercher plus d'informations à ce sujet.
-Bonjour monsieur Astor, vous avez été en forêt ce matin ?
-Bonjour petite Naivis, oui je suis allé là-bas mais je n'ai pas trouvé grand-chose d'intéressant.
Il lui montra la pierre qu'il avait dénichée et la jeune fille s'en saisit, la retournant dans tous les sens.
-J'en ai déjà vu des trucs comme ça, s'exclama-t-elle.
-Des trucs comme ça, il s'agit d'une partie de notre histoire.
Il continua de griffonné ses remarques dans son carnet avant de se figer et se tourner vers la fillette qui le regardait faire en souriant.
-Attends, tu viens de dire que tu en avais déjà vu ? s'enquit-il.
-Oui, à la bibliothèque y a aussi c'est drôles de cailloux.
Sabo se frappa le front, il aurait dû y penser plus tôt, surtout que Staal, le fils des aubergistes où il logeait lui avait parlé de la bibliothèque.
Il fit part de ses intentions à Naivis mais elle fit la moue tout en caressant la tête du chien.
-La directrice de la bibliothèque est absente, elle est partie à Water Seven il y a près d'un mois de ce que papa à dit. Elle a été voir sa sœur qui est malade et la bibliothèque est fermée en attendant son retour mais il paraît qu'elle va rentrer dans quelques jours.
Elle lui sourit et l'entraina vers la place du marché, lui parlant de tous les sujets concernant l'île.
Sabo était tranquillement assis dans une branche de l'arbre, le feuillage le masquant un maximum. Devant lui s'étendait le port et la petite ville. Il continuait de griffonné ses remarques dans son carnet, cherchant les détails.
Un mouvement au pied de l'arbre lui fit relever la tête, mais il reprit bien vite son écriture, ignorant celui qui venait de s'installer au pied.
-Pourquoi tu ne facilites pas les choses, commença le nouveau venu.
-Parce que je ne travaille pas pour des enfoirés comme toi et ceux qui te ressemble. Je veux pas de cette vie monotone à courir pour exécuter les moindres désirs des nobles.
Il referma son carnet et regarda sous lui pour croiser le regard du colonel.
-Le gouvernement ne mérite pas d'être, toute personne doit vivre libre et pas sous les contraintes de ceux qui se croient supérieurs.
-Tu sais que j'attends juste un faux pas de ta part pour t'arrêter.
-Tu n'as aucune preuve de ce que je fais réellement, la Marine ne peut arrêter un homme sans preuve et jusqu'à aujourd'hui, hormis des descriptions vous n'avez rien sur moi.
Smoker souffla la fumée de son cigare et pesa ses mots.
-Je te l'ai dit, un faux pas et je prouverais que c'est toi Hanran.
-Ha au fait, tu diras à ce Jiji de Akainu qu'il peut remballer, il n'y a rien sur l'île de Tôjiru, la base a été abandonnée il y a des décennies.
Il se réinstalla sur la branche, s'allongeant tranquillement et abaissant son chapeau sur les yeux histoire de faire un somme.
-Le but était de vous faire perdre du temps là-bas afin de faire passer deux-trois choses à Marin Ford. A mince, joua-t-il, j'ai révélé une partie de nos plans.
Son sourire ce devinait et il devinait l'énervement du marine en dessous de lui.
-De toute façon il me semble que Sengoku doit être au courant depuis une heure ou deux déjà.
Smoker grogna et partit sous un léger rire du révolutionnaire. Il n'y avait pas à dire, son métier était le meilleur, pouvoir ridiculiser un marine sans se cacher, rien de mieux surtout quand ledit marine ne peut pas l'arrêter sans preuves.
-Je sais que tu nous as écoutés. Je m'étonne toujours de tes actes. Laisser partir mon frère, enlever les accusations d'Enies Lobby, laisser Nico Robin partir. Et maintenant ça sera quoi ? Tu vas me donner la piste de mon objectif ?
Un mouvement sur une branche, à l'opposé de l'arbre lui répondit. Une note glacée s'éleva dans les airs.
-Méfie-toi de ton arrogance, elle te perdra. Tu as changé par rapport à tes débuts Haran, celui qui dit aimer les Hommes et vouloir les libérer mais en contrepartie qui tue de sang-froid. Dragon a trouvé là une arme plus puissante que toutes les autres.
-Dragon n'est rien pour moi, cracha-t-il, il n'y a que ses idéaux de bons.
-Et tu commences à comprendre dans quel cycle pervers nous nous trouvons. Ta futile bataille pour la liberté, tu la remets en cause n'est-ce pas ? Tu crois qu'il en pensait quoi le pirate que tu as tué ?
Sabo grimaça et ne dit plus rien, laissant l'amiral partir et refoulant dans son esprit les souvenirs du voyage en mer et du pirate qu'il avait tué.
-Il n'avait pas à s'en prendre à une jeune fille, murmurât-il.
Le révolutionnaire soupira et se laissa tomber sur un rocher. Les indications trouvées dans la bibliothèque le menaient près de cette cascade et il avait passé plus d'une heure à fouiller le lieu sans rien trouver.
-Oh Astor-san !
Il regarda la personne qui l'avait appelé et sourit en reconnaissant la fillette.
-Naivis, que viens-tu faire ici ?
-J'aime bien cet endroit, c'est tranquille et jolie, sourit-elle. Et vous, vous faites quoi ici ?
-Je cherche l'autel de la Mère de la Vie, répondit-il en montrant le livre.
La jeune fille posa le posa le panier qu'elle tenait et s'approcha pour lui prendre le livre des mains et le feuilleter.
Il sourit en le regardant faire et posa son menton dans sa main, attendant son verdict.
-Je vois pas du tout où sa peut être. Vous avez essayé en lisant la légende ?
-Quelle légende ? s'intéressa Sabo.
Avec un sourire entendu, Naivis se saisit de sa main et l'entraina vers la ville. Il repéra facilement le chemin qu'empruntait la demoiselle et sut à l'avance qu'ils allaient à la bibliothèque.
Une fois dans l'impressionnant bâtiment, Naivis lui indiqua une table avant de le rejoindre avec un bouquin d'aspect commun.
-Voilà, la Légende de l'Enfant de Myokusa, dedans on ne parle pas de l'autel que tu cherches près de la cascade, fit-elle en tournant les pages. En fait, il n'y a pas de culte à son nom, c'est juste une façon de lui rendre hommage.
-Et ... Connais-tu quelqu'un qui sache la vraie histoire de cette femme ?
Elle secoua la tête en signe de négation et Sabo soupira. Les informations qu'il avait récoltées après plusieurs heures de recherche dans l'île l'avaient amené à penser que cette femme avait vécue lors du siècle oublié.
-L'ancien de la ville dit que la vraie histoire se transmettait à l'oral et qu'elle a été perdue. Tu peux quand même aller le voir.
La jeune fille lui tendit un papier avec l'adresse et s'excusa pour aller faire des corvées que son père lui avait données plus tôt dans la journée.
Le révolutionnaire se plongea alors dans le livre avec son carnet de notes ouvert à côté de lui.
Une assiette de bonne nourriture venait de lui être servie. L'aubergiste lui avait préparé un plat qui venait tout droit d'East Blue et Sabo s'en régalait d'avance.
-Il a une drôle d'odeur, renifla-t-il. Barf j'ai surement plus l'habitude, j'en ai pas mangé depuis des années.
Prenant tout son temps pour bien savourer ce plat, chose qu'il n'avait jamais pu faire puisqu'il n'en n'avait pas mangé depuis son départ de Dawn et comme tout le monde le sait, manger tranquillement est un doux euphémisme lorsque l'on connait ses frères.
-Wouaf !
Il se tourna vers le chien et lui caressa la tête. Il s'en retourna vers son assiette et s'apprêtait à manger sa première bouchée que Shéo se fit de nouveau entendre.
Décidé à l'ignorer, il ne le regarda pas. Seulement, le chien n'était pas de son avis et il lui sauta dessus, l'empêchant de manger et renversant la table.
-Shéo ! S'énerva Sabo.
Le chien se coucha en couinant, un regard implorant. Ne pouvant pas le disputer, il lui caressa la tête en soupirant et marmonnant 'pires que mes frères'.
Il redressa la table et la chaise, ramassa l'assiette et s'excusa auprès de l'aubergiste quand Shéo se mit à grogner vers la nourriture.
-Ce n'est pas normal, marmonna le révolutionnaire.
Il trouva une excuse bidon comme quoi il n'avait plus faim et emporta discrètement un peu de nourriture.
Une fois à l'extérieur de la ville, il examina le bout de viande qu'il avait pris. Voulant vérifier la théorie qui pointait dans sa tête, il déposa la nourriture près d'un nid et un oiseau vint la manger.
Il n'a pas attendu dix minutes que l'oiseau se mit à voler bizarrement, jusqu'à chuter au sol. Il examina l'animal, son expression figée.
-Poison, siffla-t-il.
Derrière lui, Shéo aboya pour confirmer.
-Bonjour jeune homme, je peux vous aider ?
Sabo se tourna vers un vieil homme, assis sur un banc. Il s'approcha en souriant.
-Bonjour, je cherche l'ancien de la ville, on m'a dit qu'il vivait ici.
-Je suis l'homme que tu cherches gakki, vient allons à l'intérieur, je présume que tu as beaucoup de question à poser.
Avec un sourire entendu, Sabo le suivit dans la petite maison. Installé au salon, une tasse de thé dans les mains, il chercha les bons mots.
-Tu viens pour connaître l'histoire de Dame Emasi ?
-Co-comment vous savez ? S'étonna-t-il.
-La petite Naivis est passée ce matin, elle voulait savoir si un certain Astor était passé.
Avec un petit rire, le révolutionnaire se passa la main dans les cheveux.
-C'est vrai, je fais des recherches pour écrire un livre d'histoire et ce que l'on dit sur la Mère de la Vie m'a beaucoup intrigué, je l'avoue.
-Et je suis bien désolé de te décevoir mais il ne reste rien de cette histoire, se désola l'Ancien. Elle se transmettait à l'oral aux conteurs de la ville mais elle a été perdue. On suppose que le dernier conteur à connaître la véritable histoire est mort il y a plus d'un siècle.
-Oh … Je ne voyais pas cela comme ça. Mais vous ne savez vraiment rien de cette femme ?
-Dame Emasi a protégé l'île de ceux qui voulaient l'asservir. Elle s'est battue pour notre liberté. Voilà ce qui est vrai. Le reste est oublié.
Sabo resta plusieurs heures à parler de l'histoire de l'île, essayant de soutirer des informations sur ce qu'il cherchait.
Le vieil homme répondait sincèrement à ces questions. Jusqu'au moment où il évoqua des 'protecteurs'. Le blond vu à son visage que cette information n'aurait pas dû sortir de la bouche de l'Ancien et il n'en fut que plus intrigué.
S'excusant auprès de son hôte, il repartit dans les rues bondées de la ville. Croisant de loin le marine et passant par les toits pour être tranquille.
Se retrouvant en bordure de la ville, il s'assit sous un arbre et se mit à réfléchir avant de sourire.
-Astor-san ! Vous avez été voir l'Ancien ?
-Oui Naivis, mais il ne m'a rien appris de plus.
-Je vous l'avais dit, sourit la jeune fille.
Elle s'assit en tailleur face à lui, le regardant en souriant.
-Dites, cela fait presque une semaine que vous êtes là, vous resterez encore longtemps ?
-Je l'ignore, tout dépend si je trouve l'histoire d'Emasi.
Il ne dit plus rien et ferma les yeux.
-Vous avez une petite amie ?
Sabo sursauta et ouvrit les yeux en fixant avec étonnement la demoiselle et son air innocent. Il reprit contenance.
-Oui, mais elle ne voyage pas. Elle m'attend à la maison.
-Et comment elle s'appelle ?
-Gwenaëlle, mais je t'en pose des questions petite curieuse !
Il s'approcha et chatouilla Naivis jusqu'à ce qu'elle le supplie d'arrêter. Penser à Edessa lui donnait automatiquement le sourire. Il profita du reste de la journée pour parler et s'amuser avec la jeune fille, se rappelant ainsi ses journées avec sa fratrie à Fuschia.
Il étira ses bras et regarda le ciel bleu un instant avant de se diriger vers le marché. Il acheta une pomme et se promena au milieu des étalages avant de soupirer.
-Smoker ... Tu veux me pourrir mon séjour sur cette magnifique île ?
-Non gakki, je viens ... il hésita avant de se reprendre. Aokiji m'a donné de nouveaux ordres. Je dois assurer ta protection ici.
Sabo tomba sur le cul, mais alors aussi bien au sens littéral qu'au sens figuré. Sa mâchoire s'était même déboitée et il lui fallut plusieurs minutes avant de la remettre en place et d'exploser de rire.
-Arrête de rire ! Si tu crois que ça me fait plaisir !
-Ahahaha je ... Ahahaha ! J'y crois pas !
Il s'allongea au sol en se tenant les côtes. Il mit une bonne dizaine de minutes à se calmer tout en étant épié par de nombreux spectateurs qui se demandèrent s'il n'était pas fou.
-Juste deux question, sourit le blond. De une, ils ont fumé quoi au gouvernement ?
Il sourit en voyant son interlocuteur soupirer d'agacement.
-Et de deux, tu penses que je vais te croire ?
Il souriait toujours, nan mais fallait pas le prendre pour un bleu. Le gouvernement croyait le chopper comme ça ?
-Tsss, je ne plaisante pas. Tu croyais que c'était un hasard le poison dans ta nourriture ?
-Qui t'as dit ? Demanda-t-il en le fixant du regard.
Si ses yeux pouvaient tuer, il aurait déjà transpercé le marine. Il allait reposer sa question mais une balle lui frôla l'épaule.
Les deux hommes furent surpris et les passants s'effrayèrent. Le gris lui tendit une main pour le remettre debout et le blond n'hésita pas une seconde en entendant d'autres coups de feu.
En courant, le duo partit se mettre à l'abri. Sabo attendait derrière Smoker mais son Haki lui indiqua une présence sur les toits. En silence, il s'éclipsa et partit à la poursuite de son agresseur.
Une fois sur le toit d'où il avait été visé, il observa les alentours mais plus aucune trace. Il avait disparu.
De rage, le révolutionnaire écarta des herbes qui gênaient son passage. Il avait beaucoup de mal à contenir sa colère et la présence du marine juste derrière lui n'y était pas étrangère.
-Tu crois que ça me fait plaisir ? Siffla Smoker.
Sabo lui répondit par un grognement. Dans la seconde qui suivit, il se retrouva plaquer contre un arbre, le bras du colonel le bloqua au niveau de la gorge.
Les deux hommes se foudroyèrent du regard. Shéo grogna et montra les dents.
-Ça me plait pas plus qu'à toi cette situation, Aokiji a fait partir tous mes hommes et je dois agir en civil, aucun de mes autres supérieurs ne doit savoir pour cette mission, souffla Smoker.
Aucun des deux ne bougea pendant quelques minutes. Sabo ferma un instant les yeux avant de les rouvrir et de se dégager de l'emprise du marine. En quelques mouvements il tacla le gris au sol, son bô sous la gorge, le Haki en alerte.
-Ne refais plus jamais ça, le menaça-t-il. Contrairement à toi je n'ai aucune obligation de te supporter. Le seul fait que tu sois encore derrière moi c'est que je veux découvrir le but d'Aokiji de me laisser courir.
Il enleva son bâton et continua sa route sans plus rien dire. Cette situation mettait ses nerfs à l'épreuve.
Arrivé à la lisière de la forêt, près de la mer, il décida de s'asseoir sur un rocher face à l'immensité bleue. Il se désaltéra avec la gourde qu'il avait pris soin d'emporter. Son chien s'installant à ses pieds.
Smoker s'assit dans l'herbe, sous un arbre et fit de même. Le blond préféra l'ignorer et se perdit dans ses pensées. Pensées qui allaient vers ses frères, son oncle, ses amis mais aussi et surtout vers Edessa.
Il n'avait pas eu de nouvelle d'elle depuis son départ et elle lui manquait beaucoup. Il espérait en finir vite avec cette mission pour la retrouver.
Toujours dans ses pensées, il commença à chantonner, doucement d'abord puis de plus en plus fort.
-'Le roi et ses pairs ont enfermé la reine, à bord d'un bateau de plomb. Nous naviguerons, et par ses pouvoirs moi et mes frères vogueront ...'
-Un révolutionnaire qui chante ça, ricana Smoker.
Sabo soupira mais ne se retourna pas.
-J'ai été élevé par quelqu'un qui l'a chantait. Je l'ai apprise en étant enfant, c'est tout. Mais le fait qu'un marine plutôt bien gradé soit au courant ... C'est à se poser des questions, sourit Sabo.
Le silence revint vite, le blond s'étant penché sur ses notes. Le gris ne dit rien et l'observa en silence.
-Tu te fais appeler Astor Lunived, je suppose que ce n'est pas ton vrai nom ? Questionna le marine.
-Tu suppose bien, soupira Sabo. Mais ce n'est pas pour autant que tu le sauras.
-Tsss, tu as de la chance d'être sous la protection d'un amiral ...
Sabo rigola doucement et releva la tête de ses notes pour regarder le colonel d'un œil amusé.
-Je te l'ai déjà dit, tu n'as aucune preuve de ce que je fais, personne ne m'a pris sur le fait accompli.
-Je sais de quoi vous êtes fait vous les révolutionnaires, et ne croit pas me duper. Vous avez tous les mêmes idées, celles d'un idéal de vie pour faire en sorte de libérer le monde des nobles mais tout au fond de vous, vous savez que c'est impossible, la paix ne peut durer sans quelqu'un au pouvoir.
Le blond garda son sourire mais crispa ses doigts sur son crayon, à la limite de le briser en deux.
-Je ne suis pas naïf, j'ai bien compris comment fonctionne le monde et je crois toujours que la paix est possible sans les chiens de nobles.
Il se releva, ses mouvements devenus secs et automatisés. Sans donner d'explication, il s'enfonça de nouveau dans la forêt, Shéo grogna vers le gris et suivit son maitre.
Sabo attendait patiemment derrière le den den. Les sonneries s'entendaient clairement dans le silence de la chambre. Silence rompu par une respiration.
« Moshi mosh ? » s'enquit une voix de femme.
-Ohayo, je voudrais parler aux Milles Yeux s'il te plait.
Le révolutionnaire ne voulait pas prendre de risque en prononçant les prénoms, et heureusement, on l'avait reconnu sans poser de questions. Depuis l'idée lumineuse de l'amiral, Smoker ne se trouvait jamais très loin.
« Je vais la chercher, ne bouge pas. »
Il attendit patiemment, cherchant à localiser le marine avec son Haki. Une chance pour lui, le colonel ne venait pas dans sa direction, enfin pour le moment.
« Je t'écoute Hanran, que veux-tu savoir ? » s'enquit une nouvelle voix de femme.
-J'ai besoin d'aide pour une histoire de légende, sur l'île de Myokusa, tu as quelque chose là-dessus ?
Des mouvements pouvaient s'entendre puis une porte qui s'ouvre et les bruits, surement du au mess, puis le silence.
« Qu'as-tu trouvé là-bas ? »
-Rien pour le moment, ma mission commence plutôt mal, soupira-t-il.
« Ecoute, va voir un dénommé Staal et dit lui que c'est moi qui t'envoie. »
-Staal ? Le fils des aubergistes ? s'enquit-il étonné.
« Oui, ne t'inquiète pas, il est digne de confiance. Mais sache une chose, tu ne trouveras rien sur cette île, trancha-t-elle, la voix devenue froide. »
Il recula un peu du den den, surpris par ce changement. Il secoua la tête avant de reprendre.
-Dis au patron que la saison passe à l'hiver ici et que le brouillard s'est épaissit.
« Kemuri ? » souffla-t-elle.
-Hai, mais pas son idée, continua-t-il sur le même ton. Il me surveille à cause de quelques soucis que j'ai eus, il attend un faux pas pour me choper.
Des bruits de courses se firent entendre dans l'escalier. Il sursauta et changea automatiquement la conversation.
-Embrasse le Jiji pour moi, je le rappel dès que j'ai du nouveau. Et si tu pouvais aller passer le bonjour à ma Zessei Bijin si tu as le temps tu serais génial Nee-san !
« Compte sur moi, bon courage ! »
Il raccrocha, le sourire aux lèvres et se tourna vers Smoker qui était entré dans la pièce à la fin de la conversation.
-Te voilà gakki, je t'ai couru après pendant des heures.
-Et tu as bien courut ? ricana Sabo.
La fumée qui sortait de la bouche du marine s'épaissit. Le blond gardait son sourire amusé.
-Tu veux quoi ? demanda-t-il finalement.
-Des pirates sont en approche. Je suis bloqué en civil mais toi tu peux leurs donner une correction.
-Pardon ? Tu crois que je vais attaquer des hommes libres ?
Smoker se figea. Le révolutionnaire le menait à la baguette depuis les ordres de l'amiral et il en profitait.
-La seule que je vais faire, et imprime ça dans ta tête, c'est parler avec le Senshô de l'équipage et demander bien gentiment de ne pas faire de grabuge.
Sabo était assis sur une caisse au port. Il regarda le bateau des pirates arriver. En souriant, il attendit que le Senshô débarque. Il sentait les villageois avoir un peu d'inquiétude mais ne s'en préoccupa pas plus. Il sentit aussi le marine, caché dans l'ombre un peu plus loin.
-C'est toi le Senshô de l'équipage ? lança-t-il à un homme.
-Oui, que veux-tu ?
-Te parler. Ici, la ville n'est pas sous le contrôle de la Marine et les habitants sont tout aussi libre que toi et tes hommes. Je te demande juste la faveur de ne rien leur faire et d'être réglo avec eux.
Le pirate rigola avant de le fixer.
-Et pourquoi j'accepterais ?
Sabo parut réfléchir et fit une moue.
-Tu connais Genkotsu no Garp ?
-Le héros de la Marine ? Celui qui a envoyé Roger à l'échafaud ?
Avec un sourire féroce, il se leva et s'approcha du pirate, sous les regards étonné de l'équipage.
-Le même, répondit-il en sortant son den den. Juste un appel, un mot et il rapplique ici dans peu de temps, juste assez pour que ton log ne soit pas rechargé et te choppé avant ton départ.
Le pirate se figea et parut réfléchir avant d'accepter la proposition de Sabo. Le blond, en souriant se dirigea vers la ville, Smoker encore sur les talons et Shéo le rejoignit.
-Genkotsu no Garp ? Quel est ton lien avec lui ?
-Aucun, mentit Sabo. J'ai juste improvisé et de toute façon, tu aurais été là pour l'appeler si le pirate n'avait pas pris ma menace en compte.
Il le planta mais fut rejoint par Staal un peu plus loin.
-Wouah, t'es génial, t'as cloué le bec à se pirate. Tu ne voudrais pas rester pour devenir le protecteur de l'île ?
Le mot fit tiquer Sabo. Protecteur. D'après ce qu'il en avait tiré des habitants, il s'agissait d'une ou plusieurs personnes qui travaillaient à la protection de l'île par tous les moyens possibles.
-Nan, j'ai ma famille qui m'attend. Mais ils existent encore ces protecteurs ?
-Il paraît oui, mais on ne doit pas connaître leurs identités. D'après l'Ancien, il était de coutume qu'un protecteur ou deux restes sur l'île et que les autres la protège de l'extérieur. Genre qu'ils falsifient les données ou des trucs à la Marine par exemple.
-Mais toi, tu sais où les trouver ? Tenta Sabo.
-Non, mais il paraît qu'ils choisissent les leurs avec beaucoup de patience et que personne ne peut refuser.
Son interlocuteur lui mentait. Ou alors il en savait plus qu'il ne voulait en dire et Sabo prenait ça comme une invitation. Staal le laissa mais il entreprit de le suivre. Il le vit entrer à l'auberge.
Le laissant pour le moment, il préféra retourner à la bibliothèque et continuer ses recherches sur les protecteurs de l'île. Son instinct lui disait que c'était ces personnes qui le mèneraient à son objectif.
Et voilà ! Je lance aussi un petit jeu pour ceux qui sont intéressés. Voilà, Sabo chante une chanson et celui ou celle qui trouve d'où vient cette chanson aura droit à une petite récompense :)
Une ch'tite rewiew en partant ? A la prochaine !
