Bonjour tout le monde ! Voici enfin la suite :)

Tout d'abord, info d'urgence ! Je me suis trompée (merci à Zialema de m'avoir fait remarquer) c'est pas Haran le surnom de Sabo mais plutôt Hanran, les chapitres sont en cours de correction à cet effet.

Ensuite, c'est Mizu D. Yuki qui a trouvé la bonne réponse (voui vouii c'était bien Hissons nos couleurs dans pirates des caraïbes) et qui à répondue le plus vite, sa récompense sera publiée tantôt. Ensuite, voici la réponse aux rewiews :

Zialema : Ce que je mijote ? Tu verras, c'est long et compliqué, tu en a une bonne partie de réponse ici mais l'histoire ne s'arrête pas à la fin du chapitre. Pourquoi Smoker ? Déjà parce que j'avais envie de le faire chier et aussi tu auras les explications d'ici un ou deux chapitres :)

la vague folle : Je dirais rien :D *grand sourire de malade*

Elfyliane : Fière de te l'avoir remise dans la tête :) Mais je vois pas en quoi il a tout eu le 'pauvre' Smoker *remplace ses vêtements par de la lingerie féminine et fait son petit air d'ange comme Ace lui a apprit :)*

Jokykiss : He bien en fait, Hanran signifie rebelle et comme Sabo se rebelle contre les nobles enfin voilà quoi :)

D'ailleurs j'ai remarqué un truc, personne n'a cherché à savoir c'est quoi véritablement la mission de Sabo !

Aller, je vous laisse à votre lecture :)


Sabo bailla et s'étira. Un coup d'œil vers les rideaux. Il devait faire jour depuis près de deux heures.

Avec un sourire de bien heureux, le blond tira la couverture correctement sur ses épaules et se tourna à l'opposé de la fenêtre en fermant les yeux.

-Gniii ...

Un gémissement plaintif. Il fronça les sourcils.

-Wif !

Un aboiement hésitant. Il bougea dans le lit mais garda toujours les yeux fermé.

-Wif !

En soupirant Sabo se redressa et regarda le chien qui le fixait, couché à côté du lit.

-C'est bon Shéo, je me lève.

-Wouaf !

Le chien se leva et secoua la queue. Le révolutionnaire lui caressa la tête avant de s'enfermer dans la salle de bain pour les ablutions matinales.

En ressortant, il fixa l'animal avec un sourcil levé. En effet, le chien se tenait près de la porte, la lanière du sac entre la gueule, la queue se remuant joyeusement.


Une pomme en main, Sabo prit la direction du port. Assis sur une caisse en bois, il regarda la mer en mangeant son fruit.

S'il récapitulait bien toutes les infos collectées pendant une semaine, la Dame Emasi aurait été une révolutionnaire ou une pirate qui se battait contre les nobles de son époque. Le manque d'informations concrètes montrait qu'elle avait surement vécue lors du siècle oubliée ce qui renforçait les indications sur son objectif.

Ensuite venait cette histoire de 'protecteurs', des personnes qui agissent selon les idéaux de Emasi mais leurs identité était secrète. Enfin c'était ce qu'on voulait lui faire croire. Cela devait même avoir un lien avec le poison dans sa nourriture et le snipeur du marché.

Sabo soupira. Il était sur une piste mais il ne savait pas comment l'aborder. Et avec Smoker dans ses pas ça ne facilitait pas la chose.

Un navire se rapprochait de plus en plus, il fronça les sourcils en voyant une femme descendre sur les pavés du port.

-Kareen ? Kareen aux Milles Yeux ? Héla-t-il.

La femme ne se retourna pas. Il s'approcha et la saisie par le bras pour la tourner vers lui.

-Hey ! Kare-

-Mais lâchez-moi !

Il s'arrêta, surpris. En secouant la tête, il regarda de nouveau la personne qu'il venait d'importuner. Elle lui ressemblait presque, à quelques détails près.

Il s'excusa et retourna s'asseoir sur sa caisse. Cette île lui tapait vraiment dans la tête, et jouait sur sa vue.

-Astor-san ! Je savais que je vous trouverais ici !

-Ha Naivis, que fais-tu là ? S'enquit-il.

-J'ai beaucoup réfléchit, si vous cherché un truc que l'on voit quasiment jamais, je sais où on doit aller !

Elle le saisit par la manche de son manteau et l'entraina à travers la ville, ne lui laissant pas le temps de protester. Le chien courant joyeusement à leurs côtés. Ils s'arrêtèrent aux abords de la ville, du côté des champs.

-Regarde, tu vois les montagnes là-bas ? questionna Naivis.

-Oui, mais je ne vois pas le rapport !

-Regarde celle qui est toute proche de la ville, elle parait plus basse et accessible que les autres, t'as pas été voir ?

Le révolutionnaire observa la montagne désignée. Il en avait fait une partie de la montée mais le sommet restait inaccessible, sans chemin et les falaises étaient trop abruptes pour s'y rendre tranquillement.

-J'ai exclus les montagnes assez rapidement, il n'y a pas de chemin pour monter là-haut. Je pense plutôt que ce que je cherche se trouve plus près que l'on ne le pense.

-Peut-être, acquiesça la jeune fille.


Sabo s'arrêta et se tourna vers l'ombre d'une ruelle.

-Tu comptes te cacher encore longtemps ? Si tu crois que je ne sais pas que tu me suis. T'es pas discret comme Taïsa, na Kemuri-ossan ?

Avec un sourire, le révolutionnaire le vit crisper sa mâchoire. Il avouait que comme ses frères il aimait bien s'amuser avec le marine. Il était marrant.

-Tsss, sale gakki, tu vas voir ...

-Voir quoi ? Qu'un stupide Taïsa n'est pas capable d'agir comme il veut ? Qu'il doit suivre les ordres comme un petit chien ? balança Sabo. Et dire qu'il voulait faire de nous des Taïsho de la Marine, souffla-t-il.

Sans un regard de plus, il partit vers la place du marché voir s'il ne pouvait pas être utile à quelque chose.

Il eut le souffle coupé en sentant quelqu'un lui rentrer dedans. Il sera la personne contre lui par réflexe pour lui éviter le chute et découvrit Naivis.

-Itaï ! gémit la jeune fille en se frottant le front.

-Salut, que fais-tu ici ?

-Oh Han- heu Astor-san ! Je voulais vous parler !

Elle se saisit de sa main et l'emmena vers la plage afin d'être tranquille. Le blond pensa qu'il se faisait vraiment balader de droite à gauche avec cette gamine.

-Bon maintenant tu vas me dire ce que tu veux ?

-Oui Hanran-san.

Sabo sursauta. Comment avait-elle devinée ? Personne ne l'avait reconnu sur cette île. Il allait la questionner mais le coupa d'un geste de la main.

-Je sais beaucoup de chose, les révolutionnaires ne sont pas les seuls à œuvrer dans l'ombre.

-Les Protecteurs, souffla Sabo.

-Entre autre. Mais tu n'es au courant de rien c'est clair ? Je vais t'aider mais c'est seulement parce que j'ai confiance en toi, ne brise pas cette confiance c'est la seule chose que je te demande.

Le blond secoua la tête. Il n'en revenait pas, cette demoiselle qu'il croyait juste admirative avait un lien avec ce qu'il cherchait.

-Tu en cache des choses, je t'écoute, accepta-t-il.

-Va faire un tour à la bibliothèque, regarde dans les étagères centrales et tu trouveras. Mon serment ne me permet pas de t'en dire plus.

-Et comment sais-tu ce que je cherche ? S'enquit le blond.

-T'es un révolutionnaire c'est tout.

Il releva la tête alors qu'une ombre masquait le soleil. Il soupira en reconnaissant le marine.

-Je savais bien que tu cachais quelque chose, Aokiji sera content de le savoir, sourit-il en montrant le den den allumé dans sa main.

Sabo se jeta sur lui mais Smoker l'esquiva. Il fronça les sourcils et s'approcha docilement.

-Fier de toi Kemuri-ossan ? Tu peux retirer ta main du bouton Jiji, finit-il en s'adressant au den den. De toute façon tu peux pas gagner contre la liberté.

Avec son bô il donna un coup dans le sable, l'envoyant dans les yeux du gris. Attrapant Naivis au passage, il s'enfuit vers la forêt.

-On l'a semé ? Demanda la jeune fille en chuchotant.

-Je crois.

Une branche craqua, signe que le marine le suivait toujours. Le duo reprit sa course vers la ville cette fois, passant entre les habitants.

Smoker se rapprochait dangereusement mais Shéo, qui sortait dont ne sait où, courut devant le gris et le fit trébucher. Seulement, il n'était pas tombé n'importe où, oh ça non !

Smoker avait roulé sous le regard surpris des deux fuyards dans une boutique. Et quand Sabo vit l'enseigne de la boutique qui n'est autre qu'une boutique de lingerie, il se mit à rigoler. Et il tomba de rire en voyant le marine ressortir en rougissant et se prenant des coups de balai de la commerçante sur la tête.


Sabo lisait vaguement un livre, se concentrant sur l'environnement autour de lui. La dernière piste qu'il n'avait pas essayé était dans cette bibliothèque et il devait avouer que sans Naivis, il n'aurait jamais pu trouver. Une fois certain d'être seul dans le bâtiment, il alla discrètement vers les étagères centrales qui formaient un cercle.

Regardant évasivement les livres, il sentit quelqu'un arriver dans son dos. Il se tourna de moitié, la main sur la tranche d'un ouvrage plutôt ancien.

-Tu veux quoi Kemuri-ossan ?

-Arrête tes conneries, je sais qui t'es maintenant.

Le blond haussa les sourcils, attendant la suite.

-J'ai moi aussi des informateurs. J'ai mis du temps mais j'ai trouvé, t'as un lien avec Mugiwara no Monkey D. Luffy. C'est ça ton lien avec Genkotsu no Garp. T'as voulu me tromper mais t'as pas réussi.

-Bravo, tu es le premier à trouver ça tout seul, sourit Sabo. Mais je suis un révolutionnaire, et mon réseau s'étant à toutes les mers. Mes collègues peuvent te le confirmer.

Le marine s'approcha et Sabo tira sur le livre qu'il n'avait pas lâché. Un pan des étagères s'effaça dans le sol, dévoilant ainsi des escaliers. Le blond descendit les marches, le gris sur ses traces.

Ils marchaient depuis plus d'une heure dans un couloir sombre et taillé dans la roche. Shéo couinait de temps à autre, pas très rassuré d'être sous terre.

-Qu'est-ce qu'est que ça ? s'étonna le marine.

Sabo s'approcha en silence, les yeux grands ouvert, émerveille par le spectacle qui se donnait devant lui.

Le duo venait de sortir du couloir pour atterrir dans une grotte immense. Le haut donnait sur le ciel et le révolutionnaire comprit qu'ils se trouvaient dans le cœur de la montagne près de la ville. Une rivière s'écoulait tranquillement et alimentait la végétation.

Un mouvement rapide plus en contrebas attira son regard. En se penchant discrètement, il observa des chevreuils brouter tranquillement.

-C'est un véritable paradis.

-Où mène ce chemin ? questionna Smoker.

-Aucune idée, allons-y.

Dans un silence parfait, les deux hommes marchaient tranquillement. Suivant un chemin pavé, ils effrayèrent un couple de lapin et plus loin un renard. Passant sur un petit pont, Sabo se pencha au-dessus de l'eau avant de continuer.

Ils finirent par passer entre de magnifiques arbres que le blond estima vieux de plusieurs dizaines d'années si ce n'est pas en centaines d'années pour certains.

Il avait perdu le gris des yeux mais il s'en moquait, le paysage comptait bien plus pour lui. Un véritable trésor. Il se doutait que les protecteurs devaient protéger cet endroit de toute intrusion.

-Hey, Hanran ! Viens voir ça !

Il regarda derrière lui pour voir le marine lui indiquer d'un signe de le suivre. Il se figea alors qu'il déboulait dans une clairière.

-Par Davy Jones, murmura-t-il.

Devant lui, sur une sorte d'autel en pierre, se tenait majestueusement ce qu'il cherchait depuis maintenant plusieurs semaines.

Le Ponéglyphe.

-'Cachée aux yeux des savants mais visible aux yeux des ignorants, elle est passée par les différents âges et a vu plus d'une vie d'homme naitre et mourir à ses pieds.' récita-t-il.

-Comment un truc peut se cacher ici, grogna Smoker en sortant son den den.

Le révolutionnaire s'approchait doucement de l'œuvre en pierre et l'effleura du bout des doigts. Pour lui c'était la première fois qu'il en voyait un. Il comprenait à présent émerveillement de ses frères devant celui de Skypiea.

Il se retourna vivement en entendant la sonnerie du den den et de son bô couvert de Haki, il frappa le marine et s'en empara pour couper la communication.

-Je peux savoir ce que tu comptais faire ? lança-t-il froidement en dominant l'autre.

-Ça ne te regarde pas.

Il releva son bâton, près à l'attaquer au moindre mouvement. Alors que Smoker transformait ses bras en fumée.

-ARRÊTEZ !


Le révolutionnaire était assis sur les marches menant au ponéglyphe. Smoker se tenait plus loin, debout contre un arbre.

-S'il te plait, Hanran-san, ne fait rien de tel dans ce lieu, supplia la jeune fille.

-Naivis, coupa Sabo. Pourquoi m'avoir subtilement guidé ici ? Et ne me ment pas cette fois, je sais que tu as fait.

Naivis soupira, elle les avait interrompus juste à temps. La jeune fille les avait obligé à se calmer sans quoi elle ne leurs donnerait aucune explications sur ce lieu.

-Vous vous trouvez dans le Sanctuaire de Dame Emasi, le lieu le plus pur de toute l'île, commença-t-elle. C'est ce lieu qui a été protégé pendant la période du Grand Trouble.

-C'est quoi cette période ? Coupa le gris.

Sabo soupira, en plus d'être un chien bleu stupide, il était ignorant. A croire qu'il n'avait rien fait depuis son arrivée sur l'île.

-C'est la période perdue de l'histoire de cette île, la légende de Emasi, la femme qui a protégé l'île des Tenryubitos et du Gouvernement Mondial.

Il le foudroya du regard. Pourquoi tout lui dévoiler ? Il n'avait qu'à se renseigner.

-En fait, cette histoire n'est pas vraiment perdue. Et tu te trompais Hanran-san, il ne s'agit pas du Siècle Oublié mais d'une période qui se passe peu après. La Légende n'est qu'une façade pour décourager tout le monde, continua Naivis.

-Donc tout ce bazar est une mise en scène ?

-Oui Taïsa-san.

Du bruit attira leurs attentions. Deux silhouettes venaient de débarquer dans la petite clairière. Deux personnes encapuchonnées, le visage caché ne laissant voir que les yeux.

-Voici donc mes agresseurs. Finalement je n'aurais pas à vous courir toujours après, lança Sabo avec un sourire de malade aux lèvres.

Il se leva, son bô en main et commençait à s'approcher, prêt à en découdre.

-Rappelle-toi ce que je t'ai dit ! Le retint la jeune fille. Aucune violence n'est tolérée dans cet endroit. S'il te plait ne fait rien Hanran-san ! Promet et je te dirais tout ! Supplia-t-elle.

Il se figea, la regarda dans les yeux et d'un mouvement de tête promis de ne rien faire. Le regard des nouveaux venus convergea vers Naivis qui se plaça devant le blond.

-Ne lui faites pas de mal, il n'est pas comme les autres, tu le connais-toi, Nee-chan ! Aucune violence ne doit être en ce lieu, c'est la règle énoncée par les Protecteurs !

-C'est un chien de la révolution, comme les autres il est là pour le ponéglyphe, cracha une femme. Et tu as fait l'erreur de vouloir tout dire !

-Cette voix … souffla Sabo.

Un soupir se fit entendre de l'autre personne qui n'avait encore rien dit. La femme qui avait parlé, la plus petite retira sa capuche et s'avança.

-Kareen ? Que fais-tu ici ? S'étonna Sabo.

-C'est compliqué ...

-Nous sommes des protecteurs, continua l'autre dévoilant aussi son visage.

-Staal ?

Smoker qui n'avait rien dit jusque-là grogna, attirant les regards.

-Si je me trompe pas t'es d'la révolution, la gamine.

Kareen hocha la tête pour confirmer. Sabo chercha son regard mais elle l'esquivait.

-J'ai besoin que tu m'explique Kary, je comprends pas.

Elle lui indiqua de s'asseoir confortablement car le récit promettait d'être long.

-Il faut déjà que tu sache, je suis née ici, à Myokusa, commença-t-elle. J'ai grandi avec mon frère Staal et mon plus proche ami, Navelis, le frère de Naivis.

-Quel est le rapport avec Nav' ?

-On a grandi avec l'histoire d'Emasi, la véritable histoire que la légende ne fait que résumer.

-Que j'eus quinze ans, continua Staal, j'ai été contacté par un des protecteurs. On savait tous qu'ils existaient et leurs identités aussi. Il m'a initié et fait de moi l'un d'eux. Kareen a suivi peu après.

-En fait, on a été nommé à la place de deux autres protecteurs. L'un était mort dans un terrible accident à la Marine et l'autre a disparu. Lorsqu'un protecteur sort du jeu, un autre doit être nommé. En général, ce sont ceux que l'on remplace qui nous nomme.

Sabo soupira et se massa l'arête du nez un instant. Les liens entre ces personnes le dépassaient. D'un avis extérieur, il aurait trouvé ça compliqué.

-Donc, vous deux êtes des protecteurs. Et Navelis dans tout ça ? Quel rapport ? Et ton lien avec nous ? Et les autres protecteurs ?

-Doucement Sa- heu Hanran, se reprit Kareen avec un regard un coin pour le marine qui le regardait toujours silencieux. Navelis était aussi un protecteur, il a remplacé son frère qui est devenu infirme à la suite d'une altercation avec des pirates. Et ...

Elle hésita mais Sabo la regarda insistant avant de suivre son regard qui allait vers Naivis, la tête baissée.

-Naivis a remplacé Navelis. Son frère l'avait nommé à son tour mais il ne pensait pas qu'elle devrait en faire partie aussi jeune. Comme moi, il avait été appelé à 13 ans. Et maintenant qu'il ne peut plus remplir son rôle ...

Elle étouffa un sanglot. Sabo s'approcha et la prit dans ses bras.

-Et que lui est-il arrivé à lui ? s'enquit Smoker.

-Il a été tué par une enflure envoyé du gouvernement à Shabaody, siffla Sabo en le foudroyant du regard.

Naivis eut un sanglot plus fort et releva la tête, les yeux larmoyant.

-J'ai pris sa place mais jamais je ne l'aurais souhaité. Il ... Il me manque ...

-Notre position est cruelle, avoua Staal. Navelis le savait et n'était pas toujours d'accord avec ça. Les autres protecteurs sont partout dans toutes les mers, avec Naivis nouvellement nommée, nous sommes deux sur l'île. Kareen est l'une de ceux qui sont dans la révolution tout comme Navelis. Il y en a même dans la marine et le gouvernement, cracha Staal.

-Donc, votre but est de caché cet endroit aux yeux du monde ?

-En gros oui, continua Naivis de nouveau calme. La mort de ... Enfin, la Révolution à trouver une faille et en a profité pour t'envoyer ici pour le ponéglyphe.

Le blond se concentra sur la pierre. En fait, toute une organisation s'était créée pour protéger le ponéglyphe aux yeux des autres. Finalement, dans cette phrase ce n'était pas les habitants de l'île qui étaient aveugle mais plutôt le monde car cet endroit avait été caché pendant des siècles.

Il se tourna vers Smoker avant de lui rendre son den den. Le gris le regarda fixement, voulant savoir ce qu'il en était au final.

-Dragon m'a envoyé ici pour trouver un ponéglyphe qui aurait un lien avec une des armes anciennes.

-Alors il a tort. Ce ponéglyphe n'a aucun lien avec ces armes. Il raconte une partie de l'histoire.

-Est-ce que Ohara connaissait son existence ? questionna Sabo.

-Non, pourquoi cette question ?

-Une certaine femme recherche l'histoire du Siècle Oublié, je peux lui en faire parvenir une copie ? Elle est digne confiance, rajouta-t-il précipitamment. Je m'en porte garant, la fratrie s'en porte garant, dit-il pour Kareen.

Un regard pour affirmer que ses frères avaient aussi confiance en elle et Kareen accepta. Le blond demanda s'il était possible de remonter à la surface, sa mission était terminée et il ne voulait pas s'attarder plus pour ne pas les mettre dans l'embarra.

-Avant vous devez promettre. Promettre que vous n'avez rien vu et promettre d'être un protecteur et d'agir pour le cacher.

-Hors de question, trancha Smoker.

-Tu n'as pas le choix, siffla Sabo. J'accepte, conclu-t-il en se tournant vers les autres. Quoiqu'il en soit, je suis prêt à en payer le prix si c'est une façon de me repentir, souffla-t-il.

-Très bien, finit par accepter le gris. Mais je ne ferais que le minimum c'est clair ?


Tous se tenaient dans l'auberge et se restauraient. Contre toute attente, Smoker se laissait entrainer dans ce rôle qu'il aurait à mener même s'il le reléguait au second plan.

Sabo en profitait pour en apprendre plus mais ils furent interrompus par une arrivée en grande pompe de la marine.

-Que font-ils ici ?

-Je n'en sais rien, grogna Smoker. Tu as dû ameuter un amiral avec ta connerie de menacer Aokiji !

-Tsss.

Posant son chapeau sur la tête, son bô en main il se tourna vers les autres.

-Qui que ce soit, je lui ferais sa fête, claqua-t-il.


Lorsque Kareen et Staal débarquèrent au port quelques minutes à peine après Sabo, le spectacle était déjà en place.

Le blond se tenait au centre, main sur son haut-de-forme, sa veste queue de pie claquant dans la légère brise, son bô dans une main. Il avait fière allure d'après sa collègue. Autour de lui, à même le sol, une dizaine de marine était couchée pas près de se relever.

-Kareen, Staal ne vous mêlez pas de ça, ils en ont pas après l'île.

-C'est exact, lâcha un nouveau venu.

Tout es trois se tournèrent pour le voir débarquer. Un amiral. Et pas le plus gentil de tous.

Akainu.

-Hanran, nous sommes ici pour toi. Des témoins t'ont vendus en disant que tu étais ici en pleine mission, sourit le marine. Alors soit gentil et laisse-toi attraper.

Sabo haussa un sourcil. Il lui avait semblé que les habitants de l'île ne soient pas amis avec la Marine.

Shéo se plaça devant lui, prêt à défendre son maitre. Le révolutionnaire eut un sourire de malade.

-Shéo, soit un gentil chien et reste en arrière, va protéger Naivis.

Avec un aboiement le chien recula sans lâcher l'amiral. Une fois sûr de ne pas être importuné, Sabo se laissa aller. Devant lui ne se tenait pas un marine comme les autres. Il avait à faire à un amiral et toute sa clique. Il devait écourter ce combat.

Le Haki coulant dans ses veines, il ferma les yeux et fit le vide dans sa tête. Cette technique était la sienne, il l'avait mise au point et perfectionnée pendant des années face à ses frères. Il ne l'utilisait que lorsqu'il n'avait pas le choix.

Son bô bien en main, il ferma son esprit à toute chose autour de lui. Il abandonnait son corps au Busoshoku et au Kenbunshoku. Sa lèvre trembla légèrement alors qu'il perdait tout contrôle de ses membres.

-Hanran ? s'enquit Kareen en s'inquiétant.

Il l'entendait mais ne pouvait pas répondre. Il sentit ses jambes avancer sans qu'il n'en soit le maitre. Sa main dégaina le pistolet qu'il avait à sa ceinture et tira sans qu'il ne choisisse la cible parmi ses ennemis.

Tout autour de lui se figea. Dans un état second et avec une rapidité hors d'atteinte du commun des mortels, il attaqua.

Dansant entre les balles et les sabres, se baissant quand il le fallait, frappant au bon moment. Une balle dans une jugulaire, un crâne qui se fracture son un coup de bô.

Une danse macabre sur une mélodie de cris dont seul lui connaissait la chorégraphie.

Il finit son dernier pas, le bout de son bô contre la gorge d'Akainu qui n'avait pas bougé depuis le début. Redevenant le maitre de son corps, il souffla un bon coup et sentit les regards choqué dans son dos.

-Hanran-san …

-Comment fais-tu ça, souffla Kareen.

Il sentit aussi Smoker approcher. Comment le marine allait réagir ? Il avait fait serment de se taire.

-Taïsho, vous faites erreur. Il n'y a rien sur cette île.

-Je ne suis pas là pour cette vulgaire île Smoker. Je viens capturer Hanran le Révolutionnaire et le condamner pour ses crimes.

Il attaqua par un poing de magma que le blond évita sans problème. La chaleur monta de plusieurs degrés, forçant le révolutionnaire à retirer son manteau et rester en chemise.

Les groupes de marines encore indemne encerclèrent le petit groupe. Staal et Kareen n'eurent d'autres choix que de se défendre. Naivis rappliqua avec le chien sur ses traces et malgré son jeune âge démontra sa force.

Sabo ne put pas esquiver tous les coups et fut envoyé valser un peu plus loin.

-Tu n'as pas le niveau gakki. Je vais me faire un plaisir de m'occuper de ton cas.

-Vous ne le toucherez pas ! s'interposa Naivis.

L'amiral éclata de rire surprenant les autres. Sabo regarda la jeune fille qui se tenait devant lui.

-Tu as besoin d'une gamine pour te protéger, tsss, comme c'est dommage.

Akainu chargea un poing de magma et s'apprêtait à frapper la demoiselle mais Sabo se releva à temps. Il saisit Naivis par la taille et la lança sur Staal qui avait vu la scène et rattrapa la jeune fille au vol.

Le révolutionnaire esquiva de justesse mais se retrouva à genou avec l'arme de Smoker posé contre son cou.

-Ne bouge pas si tu veux pas que la gamine ne meure, lança Aakinu en montrant Naivis tenue en joue par un marine.

-Sale enflure, prendre une civile pour un otage, cracha Sabo.

Le rire de l'amiral le fit grimacer. Le révolutionnaire n'avait aucune possibilité. Soit lui, soit la fille. Il ferma les yeux un instant.

-Laissez la gamine en dehors de ça, les habitants de l'île ne savent rien et sont innocents, je m'en porte garant. On a Hanran. On peut partir Taïsho.

Sabo rouvrit les yeux et leva le regard vers Smoker. D'un geste, Akainu ordonna à ses hommes de remonter à bord et de laisser partir les autres.

Le blond se leva et des chaines de Kairioseki furent passées à ses poignets. Il sourit en voyant Naivis retenir ses larmes. Kareen s'appuyait contre son frère.

-Ne t'inquiète pas, ça va aller. Shéo, prend soin de Naivis et ne la quitte pas d'une semelle compris ?

-Wouaf !

Le chien se coucha devant la jeune fille qui se retourna pour se cacher dans les bras de Staal.

Sabo sourit et se tourna vers ses geôliers. Il perdit son sourire un voyant une crosse de pistolet foncer vers lui. Le choc le fit chuter à terre et ce fut le noir complet.


Et voilà ! J'suis sadique de finir comme ça hein *court se cacher derrière Thatch, pourquoi lui ? bonne question* A plus tard !