Quelqu'un s'approche, de loin on peut voir qu'il grand et baraqué. Plus il s'approche et plus lecteurs froncent les sourcils. Enfin, on distingue la silhouette de Thatch tout souriant.
Thatch : Bonjours les lecteurs et lectrices, surtout elles, *reçoit une claque invisible derrière la tête* enfin bref, je viens de la part de Evanae qui prétexte une maladie très grave que je suppose être de la peur *grand sourire* Je suis donc engagé à présenter ses excuses et qu'elle reviendra dès que possible d'ailleurs c'est moi qui présente le chapitre mais aussi es réponses aux rewiews :
Zialema : Ne t'inquiète pas, Evanae prendra contact avec toi dès que tu auras lu ce chapitre !
la vague folle : Oui tu avais raison, et elle a beaucoup insisté la-dessus mais Eva-chan te demande de l'excuser, elle a bien osé faire ça :)
Mizu D. Yuki : Surprise surprise tu verras bien en lisant cette suite.
minimilie : Si tu veux, on t'offre Akainu et Evanae te remercie pour ce que tu as dit, elle ne pensait pas que Smoker ressemblerais aussi bien que dans le manga, elle stressait un peu pour ça :)
Zazou-chan : He oui, ma Eva-chan ne peut pas se passer de moi *sourire séducteur mais se reprend une tape invisible derrière la tête* Itaï
Anna-chan17 : Evanae a bondi de joie en lisant ta rewiew que Oyaji l'a prit pour une folle et que Haruta a cru qu'il s'était trompé de flacon et qu'il avait remplacé les somnifère pour des vitamines dans son petit dej' et oui, c'est une vrais sadique *big smile et se protège la tête mais reçoit un coup de pied invisible dans le ventre*
Enfin bref, je crois que c'est tout donc je vous laisse à votre lecture :)
Sabo reprit conscience doucement. Sa tête le lançait et son corps ne lui répondait pas. Lorsqu'il ouvrit les yeux la première fois, il ne reconnut pas son environnement. Son état était comateux.
Le mouvement face à lui fit que le blond ouvrit les yeux une deuxième fois, se forçant à les garder ouvert. La pièce était sombre et peu éclairée.
Les lieux étaient humides et son nez repérait l'odeur de sel, du métal et du sang.
Voulant se lever, aucun de ses membres ne lui répondit. Sa tête le lançait toujours. Sa position était inconfortable et lui faisait mal aux bras et au dos.
En relevant les yeux il pouvait voir ses mains, attachées par des chaines qu'il jugea en Kairioseki, contre la paroi contre laquelle il reposait. Les chaines qui maintenaient ses mains étaient celles qui maintenaient son corps car il n'avait pas la force de se porter de lui-même.
-Impel Down, croasse-t-il plus qu'il ne parle.
-Exact.
Il voulut tourner sa tête vers la voix mais celle-ci, encore douloureuse lui fit comprendre de ne pas trop faire de mouvements. Il grimaça en sentant le sang taper dans ses tempes.
-Si j'étais toi je bougerais pas.
Il bougea plus lentement, n'écoutant pas le conseil. Il voulut parler mais il n'en n'avait pas la force.
-Ces chiens galeux de la Marines ne sont pas tendres avec nous autres.
Sabo le regarda mais la pénombre ne lui permettait pas de distinguer son interlocuteur.
Ne cherchant pas à lutter plus, il laissa retomber sa tête ferma les yeux, s'abandonnant à l'inconscience qui cherchait à le happer.
-Allez pourriture, réveille-toi.
Un coup dans les côtes le fit ouvrir les yeux le rappelant où il était.
Au-dessus de lui se tenait trois marines. Deux des hommes l'attrapèrent par les bras et le détachèrent.
Seulement, l'immobilité et les chaines avaient sapé ses forces et il tomba au sol comme une poupée de chiffon.
-Allez ! Relève-toi ! cracha l'un des hommes.
Il fut maintenu par deux marines qui le guidèrent en dehors de sa cellule. Le chemin lui était inconnu mais il tenta par ses faibles moyens d'enregistrer le maximum d'informations.
Il fut déposé à l'entrée d'une salle avant de se retrouver seul.
Se tenant au mur, il voulut aller s'asseoir sur l'une des chaises mais chuta. Il se releva tant bien que mal et rejoins son objectif en titubant.
-Bienvenu à Impel Down.
En relevant la tête, Sabo put voir entrer celui qu'il reconnut comme Magellan, le directeur de la prison sous-marine.
-Je suppose que je n'ai pas besoin de me présenter.
Le blond garda le silence et le fixa de son regard bleu.
-Je vois.
L'homme s'assit face à lui et tapota de ses doigts sur la table tout en le fixant dans les yeux.
Sabo continuait de le regarder, il eut même l'audace de faire un sourire. Un peu comme ses frères.
Magellan se leva et frappa les poings sur le meuble.
-Sale petit enfoiré, je vais te le faire disparaitre ton petit sourire arrogant.
Il s'approcha derrière lui et se pencha à son oreille.
-Je vais te briser, souffla-t-il. Je vais tirer toutes les informations que tu as et je vais te réduire en miette avant de renvoyer ta chère petite dépouille à Dragon.
La menace ne lui faisait pas peur. Il comptait sur son sang-froid pour dominer la situation.
Un soldat de la marine entra et déposa un plateau de nourriture devant lui.
-Toi ! apostrophe-t-il le soldat. Dès qu'il a fini ramène-le à sa cellule.
Sabo rouvrit les yeux. De retour à sa cellule. Il soupira.
-Je suppose que tu as rencontré Magellan. Bienvenu en enfer mon ami.
-Qui êtes-vous ? lâcha-t-il au bout de quelques minutes.
Il se tourna vers son interlocuteur et l'entendit bouger au son des chaines. En effet, l'inconnu se rapprochait dans la lumière et il put voir son visage.
-Je me nomme Doma. Je suis un capitaine pirate, allié de Shirohige.
L'information claqua dans son cerveau. Reconnaissant le nom de Shirohige, le blond sut qu'il avait affaire à un allié.
-Je suis ...
-Hanran. Je t'ai reconnu quand ils t'ont amené ici.
-Laissez-moi deviner ...
Il s'interrompit, cherchant son souffle.
-On est ... au dernier niveau n'est-ce pas ?
Un pauvre sourire courba les lèvres du pirate.
-Oui. Niveau 6, pour les pires des criminelles.
En soupirant, Sabo laissa sa tête retomber en arrière. Il ignorait le temps qu'il avait passé ici et si quelqu'un était au courant de sa capture.
La promesse de Magellan lui donnait des frissons. Il avait grandi avec un grand pirate et avait beaucoup appris pour se défendre. Lors de ses missions il avait combattus marines et gêneurs mais jamais, ô grand jamais il n'avait subi de tortures.
-Comment tu t'es retrouvé ici ?
-Capturé lors de ma mission.
Il n'en dit pas plus, il n'allait tout de même pas dévoiler ce qu'il faisait en plein milieu de ses ennemis.
-T'es peu bavard. Pourtant un certain Taïsho m'avait dit qu'il connaissait un blond qui parlait et voulait savoir beaucoup de choses.
Sabo releva sa tête, ignorant la douleur. Ce que le pirate avait dit ...
-Tu connais Ace ? souffla Sabo.
-C'est le Taïsho de Oyaji que j'ai eu l'honneur de combattre avant de rejoindre les alliés. C'est un gosse très gentil quoique sans sens commun.
-C'est un D.
Le blond avait le sourire. Parler de son frère lui faisait le plus grand bien et lui permettait de s'éloigner de sa situation.
-On est devenu ami et pas une seule fois lorsque je passe sur le vaisseau mère je ne prends de ses nouvelles.
-C'est tout à fait mon frère.
Il poussa un soupir.
-Tu es son frère. Il parle souvent de ses frères. Il dit que ses otoutos sont sa plus grande fierté. C'est pour ça que je t'ai reconnu. Il n'y a pas trente-six milles révolutionnaires blonds habillé en noble qui peuvent être son frère.
Ça il le savait. Marco le lui avait dit, et de toute façon c'était pareil, il parlait souvent de ses frères aussi.
-Ace est mon ainé, il s'est toujours inquiété du bonheur de sa famille. Un peu trop puisqu'il nous faisait passer son propre bonheur.
Le pirate eut un petit rire. Sabo se permit de sourire, ignorant son mal de tête.
-J'espère que tu as des tripes, ils en ont pas grand-chose à faire de moi mais toi... T'es révolutionnaire et t'as des informations qu'ils veulent. Ils savent quelle place tu as. J'espère que t'as des tripes gakki, ils ne seront pas tendres avec toi.
Il acquiesça de la tête, retournant dans ses pensées. Pour ses frères, son oncle, ses amis et surtout Edessa, il serait fort. Il s'en faisait la promesse.
Le bruit d'une bouteille de verre se brisant au sol fit jurer la jeune femme. Elle ramassa les morceaux et se coupa.
-Quelle maladroite je fais, souffla-t-elle.
-Besoin d'aide Sher' ?
-Non merci Nathaniel, je me débrouille, ma maladresse me joue encore des tours. Tu as des nouvelles de Kareen ?
La brune se tourna vers le rouquin en souriant. Il secoua négativement la tête, arrachant un grognement à Lyonnel qui lisait le journal un peu plus loin.
-Pourquoi elle est partie comme ça ? Thomas commence à s'énerver et à tourner en rond.
-Arrête de te plaindre Lyon, après tout c'est normal, il s'inquiète pour tout le monde ici.
Les deux hommes soupirèrent. Il y avait bien que Sherry qui ne s'inquiétait pas. Tout du moins, c'est ce que les deux amis pensaient. La réalité était tout autre, la brune ne pouvait s'empêcher de se poser des questions. Kareen était partie après avoir reçu un appel sur son den den et n'avais plus donné de nouvelle.
-Lyonnel, Nathaniel, j'ai une mission pour vous, lança leur supérieur en entrant dans la pièce. Rendez-vous à la salle des ventes, un Tenryuubito à débarqué, faites comme d'habitude.
Le Shishi se leva alors que le roux lisait l'ordre de mission. Après avoir rapidement parcourut la feuille des yeux, il se tourna vers le couloir où avait disparu Thomas.
-Et on a carte blanche ?
Il n'eut pas de réponse, le faisant soupirer. Sherry posa une main sur son épaule.
-Apparemment oui. Faites juste attention, les marines patrouillent beaucoup en ce moment, ils doivent chercher quelque chose.
Sabo se retrouvait attaché sur une table. Comment il avait atterrit là ? Tournant la tête, il put voir un homme en blouse blanche accompagné par un marine dans l'ombre.
L'homme en blouse s'approcha avec un plateau dont le contenu le fit frissonner. En le voyant brandir un scalpel il blanchit.
-AAAARRRRGGGG
Le métal découpait sa chair dans le bras. La douleur lui vrillait chaque parcelle de son corps. Lorsque l'instrument sortit de sa peau il se permit de souffler.
-Allons, ce n'est que le début.
Il tourna sa tête ruisselante de sueurs vers le marine dans l'ombre. Celui-ci se leva et s'approcha.
-Akainu.
-Hanran.
Il tourna autour de la table. Sabo gémissait et attendait impatiemment la fin de sa torture.
-Il ne s'agit là que d'un préambule à ce que je compte te faire subir. Aujourd'hui je ne te poserais aucunes questions. Vois ceci comme un test.
-Enfoiré, tu n'auras jamais rien de moi !
Même la douleur ne l'empêchait pas de cracher des insultes et de se montrer arrogant. C'était son dernier moyen de se défendre. La seule chose qu'ils ne lui prendraient pas.
-Tu payeras pour l'insolence de chacune de tes paroles.
Il claqua des doigts et l'homme en blouse s'approcha de nouveau, la scalpel toujours en main.
Il posa le métal sur son bras, là où il avait le tatouage en point d'interrogation. Le bord tranchant laissa une petite estafilade qu'il regarda avant de s'enfoncer sans répit dans la chair.
-EDESSA !
Il n'avait pu s'empêcher de hurler son nom, comme si elle allait arriver et le sortir de ce mauvais pas juste en claquant des doigts.
A Shabaody, Edessa s'arrêta. Elle se tint la tête et s'effondra au sol, la douleur lui vrillant les tempes. Allongée à même le sol de son salon, elle hurlait de douleur.
-Que cela cesse !
Les larmes coulaient de ses yeux alors que la douleur partait aussi vite qu'elle était venue, la laissant pantelante. Son corps tout tremblant, elle prit appuie sur sa chauffeuse et s'y assit.
La sueur perlait sur son front. Tout avait été rapide mais ce qu'elle avait senti était bien réel. La seule chose à laquelle elle pensait était Sabo, elle avait juré entendu sa voix dans sa tête, hurlant son nom sous la douleur dont elle ignorait la provenance.
Un rayon de lumière passant par la fenêtre se refléta sur les bouteilles envahissant la table basse. En secouant la tête, elle s'en saisit et les jeta toute à la poubelle.
-Je dois me reprendre, ce dois être mon imagination, pensa-t-elle à voix haute.
Plusieurs coups à sa porte la firent sursauter. Encore chancelante, elle alla ouvrir et découvrit une Sherry avec le sourire aux lèvres. Sourire qui disparut bien vite lorsqu'elle vit son amie.
-Edessa ? Qu'y a-t-il ? s'inquiéta-t-elle.
-Je ... Je ne sais pas ... C'était ...
L'ainée entra dans la maison et la força à s'asseoir alors qu'elle écoutait le récit de la plus jeune encore sous le choc. Elle l'a pris dans ses bras et la rassura, qu'il n'arriverait rien au blond.
Sabo venait de s'effondrer. Il avait perdu connaissance sous la douleur. Il sentit son corps heurter durement le sol de sa cellule avant d'être trainé contre le mur et être de nouveau accrocher.
Le sang coulait le long des plaies et venait se perdre dans son cou et sur son torse, imbibant ses vêtements.
-Sabo ...
Le susnommé ne releva même pas la tête. Mais la voix ne lui était pas étrangère et il ne s'agissait pas de son voisin de cellule.
Un homme imposant s'installa face à lui. Le blond sentit quelque chose éponger le sang et un liquide frais sur ses blessures.
A la fin du traitement il eut enfin le courage de relever la tête pour voir son bon samaritain.
-Jiji ...
Le vieux marine lui releva la tête et inspecta les blessures sur son crâne. Le révolutionnaire n'avait pas le choix que de se laisser faire.
-Si j'avais su ...
-Quoi donc ? T'as des regrets maintenant ? Cracha-t-il.
Sa voix un peu cassée était toujours pleine de menaces.
-Si t'avais été un bon marine, t'en serais pas là.
-Nan c'est sûr, ça serais Ace ou même pire, Lu' qui serait enchainé.
Garp soupira. Sabo le défiait du regard, attendant son faux pas pour tout lui mettre sur le dos.
-Quand j'ai su que tu avais été capturé je suis venu directement ici. J'ignorais alors tout de ce qu'ils avaient prévu de faire sinon ...
Le révolutionnaire le vit hésiter et grimaça. Il fallait pas rêver, son grand-père ne l'aurait jamais aidé.
-T'en fais pas Jiji, je suis plus fort que tu le pense. C'est pas vos manières barbares qui vont avoir raison de moi.
C'était un appel au défi. Oui, Sabo les mettait au défi de lui faire courber l'échine et de se mettre à genou devant eux. La Marine ne savait pas à qui ils avaient à faire.
Les yeux toujours fermé, la première chose à laquelle il pensa fut qu'il était toujours en enfer. Il ignorait combien de temps il avait passé dans ce lieu. Tout ce qu'il souhaitait c'était que ce cauchemar finisse.
-Pourquoi tu réponds pas à leurs questions gakki ?
Il ouvrit finalement ses yeux et regarda le kaizoku à ses côtés.
-Parce qu'il est hors de question qu'ils apprennent quoi que ce soit de moi, souffla-t-il. Je ne compte rien révéler.
- Crétin, tu ne vois pas que tu es en train de mourir à petit feu ?
-Ils me tueront pas, j'ai beaucoup trop d'importance aux yeux de Sengoku, cracha-t-il en réponse. Et il est hors de question que je leurs donne la satisfaction de me briser !
Un rire raisonna derrière les barreaux, attirant l'attention des deux captifs. Une ombre s'approcha dévoilant une femme plutôt bien faite.
-Tu ferais mieux d'écouter petit révolutionnaire, tu ne gagneras rien à résister puisque de toute façon tu seras brisé, chantonna-t-elle de sa voix.
Elle claqua des doigts et deux marines attrapèrent Sabo pour l'emmener encore une fois. Il grimaça alors que ses bras étaient toujours douloureux.
Le petit groupe entra dans un bureau bien rangé. La femme s'assit et d'un signe de tête ordonna aux soldats de les laisser seuls. Sabo resta debout comme il le pouvait, la dévisageant.
-Sais-tu qui je suis ? Demanda-t-elle au bout de quelques minutes.
-Domino ... souffla-t-il comme réponse. Vous ne m'êtes pas inconnues même si c'est la première fois que je vous vois.
D'un mouvement souple, elle se releva et approcha une chaise près du blond, le forçant à s'asseoir. Elle trifouilla dans un placard mais Sabo ne put voir ce qu'elle cherchait.
Sur ses gardes, il tenta de rassembler son Haki. Perdu dans sa concentration, c'est le bruit d'un liquide qui coule dans un verre qui le ramena à la réalité. Domino lui tendant ledit verre.
Avec un regard sceptique, il l'accepta mais le reposa sur le bureau.
-Tu ne me fais pas confiance, soupira-t-elle.
-Cela vous étonne ? Venant de la part de mon ennemie, je trouve ma réaction tout à fait normal.
La femme se leva et se plaça devant le révolutionnaire. Elle s'assit à moitié sur le bureau et se pencha en avant.
-Tu ne devrais pas avoir peur de moi, je ne serais pas la pire de tes tortionnaires. Réponds à mes questions et je pourrais même soulager tes souffrances, souffla-t-elle dans son oreille, le faisant frissonner.
Un vague once de peur passa dans ses yeux. Oui, Sabo avait peur, il avait peur de cette femme qui semblait être la plus dangereuse créature qui existait.
Il ne sut dire combien d'heure il resta face à Domino, refrénant ses tremblements pour ne pas lui donner satisfaction. Il ignorait combien de temps il était resté silencieux, son silence énervant la faible soupir de soulagement passa entre ses lèvres lorsqu'il fut reconduit dans sa cellule.
-Tu as rencontré la Vipère, constata Doma. Cela se voit à ton regard.
Il lui lança un regard étonné. Etait-il aussi passé par là ? L'envie de le questionner montait en lui mais les marines faisant des rondes l'empêchaient de poser la moindre petite question.
Faim. Il avait faim, oh ça oui. Et pourtant, devant lui il y avait une assiette remplie de bonne nourriture. Il l'aurait mangé si son colocataire de cellule ne l'avait pas mis en garde.
Poison.
Pour détourner son ventre de la faim qui le tiraillait, Doma s'adressa à lui.
-Ace disait que t'aimait l'humanité et que c'est pour ça que t'avais rejoint la révolution et Dragon.
Il détourna son regarde de l'assiette et soupira.
-Oui, je suis contre les nobles et leurs pouvoirs. Je veux me battre pour la liberté.
Il s'arrêta. Hésitant sur ce qu'il allait dire mais aucune oreille indiscrète ne se trouvait dans les parages.
-Je suis né noble, souffla-t-il. J'ai grandi dans une cage dorée. Tu sais qui est notre Ji-chan ?
-Oui, Ace m'en a touché quelques mots à cause des crises qu'il faisait quand Marco l'accompagnait à Shabaody.
Ce souvenir fit rire Sabo. Même la douleur ne pouvait l'empêcher de penser aux bons moments.
-C'est lui qui m'a aidé avec Shanks à me libérer de cette prison dorée. Ace et Lu' sont devenus mes frères de saké et Garp mon Jiji à mon plus grand malheurs, soupira-t-il sous les rires du pirate.
-Mes condoléances, je me souviens d'Ace, après avoir croisé Genkotsu no Garp une fois. J'ai eu le malheur de me foutre de sa gueule et j'ai fini par nager avec les Kai-ô du Shin Sekai.
-C'est bien mon nii-chan ça !
Il rigola mais s'interrompit alors qu'un marine passait voir si tout allait bien. Enfin, surtout voir s'il avait mangé. Il lui tira la langue et repris sa discussion lorsqu'il fut partit.
-Enfin, je voulais vivre libre mais pas seulement. Je voulais libérer tout le monde du gouvernement et des Tenryuubitos. Du coup j'ai rejoint la révolution malgré le fait que je hais Dragon.
-Qu'a-t-il fait ? S'enquit Doma.
-Il est le père de Luffy et l'a abandonné en étant bébé. Une chose que je ne pourrais jamais lui pardonner. Mais j'ai pris sur moi pour réaliser mon rêve le plus cher.
Il continua de lui parler de Luffy et d'Ace, de la façon exacte dont ils étaient devenus frères de saké.
Sabo soupira. Cette situation lui permettait de réfléchir et plus il réfléchissait, plus il pensait devenir fou.
-Ace n'a pas changé par rapport à moi, souffla-t-il.
-Pourquoi dis-tu ça ? Tu es comme ton frère t'a décrit.
-Non, j'ai vraiment changé. Avant de prendre la mer j'aurais été incapable de tuer un homme, je lui aurais laissé la vie sauve pour lui offrir une deuxième chance.
Il regarde le kaizoku dans les yeux.
-Mais depuis que j'ai intégré la révolution, j'ai tué. Beaucoup, avoua-t-il. Surement beaucoup plus que Ace avec le nombre de marines qui sont venus pour tenter de me capturer ou lorsqu'on investissait leurs bases.
Doma ne dit rien et le laisse continuer.
-Je l'ai jamais dit à Ace, il m'aurait incendié sur place. Pourtant, il doit s'en douter. Par contre Luffy est au courant et j'ai vu de la déception dans ses yeux ce jour-là même s'il a fait comme si de rien n'était.
-Ace ne t'en voudrais pas, je suis sûr qu'il comprendrait, tenta de la rassurer son ami.
-Non, pour lui j'aime trop les hommes pour faire ça. La révolution n'est pas rose. Elle est tout aussi pourrie que le gouvernement. Certes pas autant mais ce n'est pas la solution à notre liberté.
Il regarda le plafond de sa cellule et soupira avant de fermer les yeux. Il avait fondé ses espoirs dans la révolution, comme tous ses nakamas mais tous avaient été aveugles. La réalité était tout autre et ça, il l'avait bien compris depuis longtemps mais c'était la première fois qu'il le disait à voix haute.
-Explique-toi.
-Dragon veut renverser le pouvoir mondial et je suis d'accord avec lui. Mais que va-t-il instaurer après ? Un autre pouvoir mondial, certes les nobles n'existeront plus mais il y aura toujours cette prison. Il y aura toujours un groupe restreint de dirigeant qui ouvrera pour ses ambitions.
Il rouvrit les yeux pour les reposer sur le kaizoku qui le fixait.
-Et à notre libération Dragon sera reconnu comme le sauveur donc tous voudront qu'il prenne la tête de ce nouveau gouvernement. Cela ne changera rien au problème initial, c'est juste la tête dirigeante qui change. Dans tous les cas, nous ne serons jamais libres.
Edessa courait à en perdre haleine. Elle évitait les passants mais ne put s'empêcher de renverser quelques marines qui tentaient de la ralentir. Leur présence avait beaucoup augmenté. Surement du fait que plusieurs flottes de Shirohige étaient présentent.
Elle entendit vaguement quelqu'un l'appeler et son Haki lui disait qu'on la suivait mais la peur lui tiraillant les entrailles ne l'arrêtait pas pour autant.
Arrivée devant la base des révolutionnaires, elle monta les marches quatre à quatre, renversant Nathaniel qui descendait.
La brune se jeta dans les bras de Sherry qui se retournait en l'entendant arriver. Plus loin, Lyonnel s'approcha d'un pas vif, essoufflé.
-Je l'ai vu en sortant de la salle des ventes. J'ai eu du mal à la suivre jusqu'ici d'ailleurs.
-Sabo ... murmura-t-elle.
-Edessa, que se passe-t-il ?
La jeune fille était en pleurs, les révolutionnaires se rapprochant petit à petit du groupe.
-Il souffre ... Je l'ai vue, hoqueta-t-elle. Il est enfermé ... la Marine ... Tortures ...
Elle pleura de plus belle, ne réussissant pas à se calmer. Thomas s'approcha d'un air sombre. Il tendit un message qu'il avait eu par leur supérieur. Sherry glapit en le lisant et son compagnon blanchit.
Lorsqu'Edessa s'empara du mot elle s'évanouit. La feuille vola avant de tomber au sol.
Thomas, voici un message intercepté de la marine. Il s'agit d'une information qui paraitra dans le journal d'ici peu. Je vous en donne une copie.
"Le révolutionnaire connu sous le nom de Hanran a été capturé il y a peu. Il a été condamné et emprisonné à Impel Down en attendant que son cas soit étudié.
Les actes criminels suivant lui sont attribués : sabotage de navires de la Marine, atteinte à des marines dans l'exercice de leurs fonctions, sabotage de navires de Tenryuubitos, complice pour l'attaque de la base de Shabaody, espionnage envers la Marine, assassina de marines, assassina de civils, ...
Même si ledit coupable reconnait avoir commis ces actes et avoir agi avec des complices et/ou sous des ordres, il subira le jugement qui lui sera attribué."
Thatch : Et voilà, bah Evanae est toujours pas revenue, peut-être au prochain chapitre, en tout cas, je lui ferait part de vos commentaires et je l'obligerais à venir poster la suite. En attendant,je crois qu'elle a une surprise pour vous dans son autre fiction si vous voulez faire un petit tour là-bas :)
Ja na !
