Bonjour !
Un nouveau chapitre et cette fois, j'ai décidé de libérer Sabo de ses démons intérieurs :)
Donc un chapitre tout en douceurs, avec de l'amour, de la joie, certes un peu de tristesse mais y faut bien nan ? Et bien évidement, beaucoup d'humour :D
Merci à tous pour les gentilles petites rewiews !
Et bonne lecture !
Sabo attrapa Ace et Luffy par le cou pour les entrainé un peu plus loin sur le pont. Les deux D. avaient de suite compris la raison de cet écart.
-J'ai une idée du tonnerre, ricana Sabo.
-Ta petite tête a fait des ravages mon cher otouto.
Les trois frangins se mirent à rire. En jetant quelques coups d'œil alentours pour se calmer en voyant Thatch arriver.
-Alors les gosses, prêts à faire trembler le navire ?
-Je ne vois pas de quoi tu parle, lança Ace en poussant ses frères vers sa cabine.
Une fois à l'intérieur, les deux bruns se laissèrent tomber sur la couchette de Ace et Sabo sur celle en face. Il écouta d'une oreille ce que disait ses frères et attrapa une peluche qui trainait par là pour jouer avec, attendant le verdict.
-Et toi Sabo tu en pense quoi ?
Il jeta un coup d'œil vers les deux autres avec un sourire. Son sourire. Celui qui voulait dire qu'il avait une idée en tête mais en général, pas la petite idée de pacotille, naaannnn. L'idée du siècle qui allait faire trembler le navire pendant des mois et dévoiler la véritable réputation du trio.
-Il ne suffit pas de s'attaquer aux divisions présentes, il faut voir grand. Il n'y a que quatre divisions à bord ? He bien temps pis, les autres prendront à leurs retours.
Il regarda de nouveau la peluche et eut un petit rire. Il la tendit vers ses frères.
-Je m'occupe du plan, vous deux vous suivrez mes indications.
-Toi tu as une idée du diable en tête, ricana Ace. Et si tu veux pas nous le dire c'est que tu as peur qu'on vende l'info ?
-Exact, Marco peut obtenir tout de toi, il serait même capable de réduire ta punition pour savoir et Lu' ne sais pas mentir.
-Shihihihi !
Le blond se redressa en position assise et fit face à ses frères en tendant la main. Les deux D. posèrent leurs mains dessus puis ils serrèrent leurs doigts.
-Comme à Dawn ? fit l'ainé.
-Comme à Dawn, répondit Luffy.
Sabo fixa ses yeux bleus dans ceux de ses frères. S'il disait ces deux mots, sa réputation sur le Moby serait faite. Mais après tout, il s'en foutait royal.
-Comme à Dawn, souffla le révolutionnaire.
Les trois frères rigolèrent en imaginant très bien les prochains jours. Puis le blond montra la peluche à son ainé.
-Le cadeau de Rayleigh ?
-Hai, fit pensivement Ace en fouillant des papiers sur son bureau.
Puis il se tourna sec vers lui, un peu surpris. Et pointa l'animal en peluche.
-Tu n'a pas peur ?
-Shihihi, il fait des progrès hein Nii-chan ? Déjà pour le Sunny il a pas peur.
-Je vis avec un Shishi de la même taille que ce foutu tigre donc je dois prendre sur moi, lâcha-t-il en haussant les épaules.
Il lâcha l'animal pour regarder Ace se mettre à son bureau, attablé sur des feuilles. Luffy se leva pour poser la main sur le front de l'ainé et regarder le cadet avant de secouer la tête.
-Non, il est pas malade.
-Urusai, je fais un plan du bateau pour Sab', grogna le brun.
-Et que compte-t-il faire d'un plan, yoi ?
Le trio releva la tête pou voir Marco refermer lentement la porte de la cabine et se diriger vers son propre bureau et fouiller ses cartes.
-Je m'en fou de ce que vous faites réellement, yoi. Tu connais les règles Ace ?
-Oui, soupira l'ainé. Je me débrouille si sa me retombe dessus et je ne me plains pas si je me fais démasquer.
Puis le phénix sortit sans rien de plus. Sabo se colla à la porte et activa son haki pour vérifier qu'ils étaient bien seuls avant de se tourner vers ses deux frères qui discutaient de l'emplacement de tel ou telle chose.
Sabo se tenait face à ses deux frères. Il resserra sa prise sur son arme sans les quitter des yeux. A côté de lui, il entendit son oncle soupirer mais ne lâcha pas les cibles du regard. Un regard noir, un clin d'œil entendu.
Le cuisinier s'approcha et se fut le signal. Tout trois se jetèrent à corps perdu sur le plateau de nourriture, donnant coups de fourchettes et de couteau pour défendre leurs proies.
Rayleigh se frappa le front de sa main et Edessa tapa sa tête sur la table.
-Tu es toujours sûre d'aimer ce gakki maintenant que tu le vois comme ça ? tenta Thatch.
-Cherche pas Thatch, je viendrais pas plus vers toi, grommela la jeune femme.
Pendant ce temps, les garçons continuaient leurs combat quoique habituel pour les kaizokus présent. Puis ce fut l'éclat. Sabo planta la main de Luffy à la table et tout se figea. Les frangins échangèrent un regard.
-Ohhh non, soupira Rayleigh.
Et tout partit en live. Luffy lança sa deuxième main en direction de l'assiette de Ace, pendant ce laps de temps, qui rappelons-le est très court, Sabo vide son verre au visage de son ainé pour le déstabiliser. Ledit ainé, s'enflamme et tape dans son assiette pour la faire voler.
Mais pendant que la jolie petite assiette volait, les trois frères continuèrent leurs gamineries, soit s'envoyer de la nourriture. Shirohige envoya un mini tremblement de terre et la fratrie se retrouva le cul par terre, littéralement.
-Pas de gaminerie à table, fit le géant sérieux. Ace tu es l'ainé alors montre un peu l'exemple !
-Gomen Oyaji, grogna ledit ainé.
Sabo se releva et s'inclina pour s'excuser et ils se rassirent dans le calme. Sans se chamailler plus. Seulement, revenons-en à la jolie petite assiette qui n'a jamais rien demandé se retrouver à faire des vrilles au-dessus de la table des commandant mais le courant d'air provoqué par le bras de Luffy qui claque en revenant à sa taille initiale envois voler la jolie petite assiette sur la tête de l'infirmière en chef, la diablesse nommée Cassandra.
-Ohoh !
Les trois frangins ne bougèrent plus. Ils attendaient une réaction. Dans un silence de mort, Cassandra se leva, ses talons résonnant dans la salle. Elle s'arrêta au bout de la table, l'air sévère.
-Qui ?
Et la réponse à la question fusa. Chacun pointait les deux autres du doigt. Une jolie veine apparut sur le front de la femme et elle remonta ses manches. Les trois garçons blanchirent et en voulant se carapater, ils envoyèrent voler un plat de sauce. Plat de sauce qui éclaboussa la tablée entière.
Il ne fallut pas plus de dix secondes aux frangins pour foutre un bordel monstre et déguerpir du mess. Seulement, c'était sans compter sur la vitesse de Marco, un peu de sauce sur la tête, qui claqua la porte, enfermant les trois garçons avec eux et leurs promettant la pire des tortures.
-Vous nettoierez à la fin du repas, claqua la voix de Shirohige.
Thatch approuva d'un ricanement et Ace chercha de l'aide auprès de son amant qui secoua la tête pour refuser de l'aider.
Ce n'est donc qu'une heure après le repas, lorsque les frangins eurent fini de tout nettoyer, que Sabo se retrouva sur le pont désert. Il s'installa contre une rambarde et regarda la mer.
Il sentit à peine Marco s'approcher. Et comme il le savait seul, il se doutait du but de sa venue.
-Tu m'as fait la morale à Shabaody, yoi.
Sabo ne le regarda pas. Il savait très bien pourquoi le phénix venait lui parler. Tout du moins, il s'en doutait.
-Est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fait subir à ton frère, yoi ?
-C'est Ji-chan qui t'as demandé de me faire la morale ? railla le plus jeune.
-Iie, yoi. J'ai consolé Ace à Amazone Lily, chaque heure, chaque minute qu'il s'éloignait.
Le révolutionnaire sentit un pincement au cœur. Faire du mal à son frère n'avait jamais été son but. Il s'en voulait même mais quelque chose en lui l'empêchait de le dire.
Il sentit le kaizoku l'attraper par le col pour le tourner face à lui.
-Recommence encore une fois, siffla-t-il. Et je m'arrangerais pour qu'il ne reste plus rien de toi, pas même un souvenir et tant pis si tes frères, Rayleigh ou la petite Edessa soient sur mon dos. Je ne permettrais pas que tu lui face encore du mal.
Il le relâcha et Sabo regarda de nouveau la mer, sentant son regard s'embuer de petites perles. Il sentit Marco partir.
-Ils ont réussit.
Le pirate s'arrêta dans son dos et il se tourna vers lui.
-La Marine m'a brisé, avoua-t-il un sanglot dans la voix. Je ne sais même plus qui je suis, je ne sais plus en quoi je crois, je ... Je ne suis plus qu'une enveloppe charnelle vide de tout, seulement capable de me faire détester.
-C'est pas à moi que tu dois dire ça, yoi.
Et il se retrouva seul, se laissant tomber à genou, les larmes coulant abondamment. Il se releva au bout de quelques minutes et essuya ses yeux. Il se dirigea sur la figure de proue et regarda la mer rendue sombre par la nuit.
-Gol D. Roger ... Davy Jones ... J'ai donné ma vie à la Liberté et à la Mer mais là ... J'AI BESOIN D'AIDE ! hurla-t-il.
Seulement, le silence lui répondit. Silence brisé par deux petits bras qui s'installèrent autour de sa taille et une tête se posant dans son dos.
-Alors laisse-nous t'aider, souffla Edessa. On forme une famille n'est-ce pas ?
Il se retourna pour la prendre dans ses bras et cacha sa tête dans ses cheveux. Son haki lui indiqua du mouvement juste en dessous et il releva la tête, sa compagne s'éloignant de ses bras et lui tenant la main.
Devant lui se tenait Ace et Luffy, tout deux avec un sourire entendu et un peu derrière le duo, se tenait Rayleigh qui lui souriait gentiment avec à ses côtés Marco et les autres Taisho.
Edessa lui sourit pour l'encourager et il fit aussi un petit sourire gêné, se grattant l'arrière du crâne et fuyant leurs regards.
-Vous m'avez entendu hein ...
-Tu l'as enfin dit, j'ai cru que j'allais devoir t'arracher les mots avec des coups de bô sur ta tête, rigola Ace.
-Shihihihi !
Sabo était assis en tailleur contre le mât. Sa tête dans ses mains, il réfléchissait. Rayleigh le rejoignit et s'installa à côté de lui sans rien dire.
-Dis Ji-chan … commença le blond au bout de quelques minutes. Quand tu veux te fiancer à une femme, il faut demander la main à son père non ?
Le Mei-ô réfléchi un instant avant de reporter son regard sur son neveu.
-He bien ce n'est pas obligé mais c'est une sorte de tradition, oui. Pourquoi cette question ?
-Une idée comme ça …
-Aurais-tu l'idée d'épouser Edessa ? sourit le vieil homme.
Le révolutionnaire s'empourpra et se releva pour s'éloigner. Rayleigh le suivit et ils s'installèrent dans un coin à l'abri des oreilles indiscrètes.
-Je sais pas Ji-chan, j'aime Edessa et ce qu'il s'est passé … J'ai compris que la vie était bien trop courte.
-C'est un choix dont tu dois être sûr, ce n'est pas quelque chose que l'on prend à la légère mon garçon.
-J'aime Eda', elle est gentille, intelligente, belle et sait me comprendre et me faire rire, avoua Sabo tout souriant. Lorsque je la voie sourire, mon cœur fait des bonds dans ma poitrine, je ne voudrais jamais la décevoir mais …
Il baissa les yeux vers le plancher du pont, perdant son sourire en repensant à Impel Down. La main de son oncle sur l'épaule le décida à parler.
-J'ai peur de ne plus être digne d'elle. On m'a enlevé ma fierté Ji-chan. A chaque fois que je veux l'embrasser ou la câliner quand nous sommes seuls, je revois mes derniers instants avec … avec cette folle. J'ai peur de ne plus être capable de quoi que ce soit au niveau …
Il avait du mal à le dire et encore plus en sachant qu'il abordait ce sujet avec son oncle, il était terriblement gêné. Alors qu'est-ce que ce serait avec Ace ?
-Ne te force pas Sabo, j'ai bien compris. Certes il te faudra peut-être du temps mais si tu l'aime et que Edessa t'aime, alors tout ira bien. Ne t'en fais pas pour ça.
Ils restèrent silencieux quelques minutes, un combat se créant dans son cœur. Mais avant d'en attendre le résultat final, il reprit la discussion pour changer de sujet.
-Je ne peux aller en South Blue. Je ne veux pas perdre de temps et de toute façon, je crois qu'elle entretient de mauvais rapports avec sa famille.
-Oh ! Elle t'en a parlé ?
-Oui, j'ai eu droit aux grandes lignes au début puis après j'ai su qu'elle envoyait des lettres régulièrement avant d'arrêter d'écrire il y a près d'un an. Elle était triste, apparemment son père lui en veut de refuser de rentrer alors qu'elle n'a plus aucune raison de rester à Shabaody.
-Et tu sais ce qu'elle a répondu ? s'enquit le Mei-ô.
-Oui, elle était au den den ce jour-là. Je suis rentré au même moment et j'ai entendu.
'-Je ne rentrerais pas à la maison !
« Mais tu sais très bien ce qui est arrivé à notre sœur ! On a besoin de toi à la maison. »
-Désolé Nii-chan, je ne veux pas. Je …
«Qu'est-ce qui te retiens là-bas ? » fit une autre voix d'homme.
Sabo s'approcha doucement et croisa son regard et son sourire alors qu'elle prononçait les derniers mots.
-Je ne peux certes pas réaliser mon rêve mais j'ai trouvé quelque chose de bien plus beau. Je … Je suis avec un homme tellement … tellement parfait et je l'aime. Je resterais pour lui.
« QUOI ? »
Edessa entendit très clairement les voix et se faisant engueuler. Le blond serra les poings et s'apprêtait à parler mais elle le coupa d'un signe.
-Si vous n'approuvez pas mon choix, alors ne me considéré plus comme votre famille.
« Edessa ? Tu … Tu ne feras pas ça ? Tu dois rentrer à la maison ! Je … Je viendrais te chercher s'il le faut mais tu rentre, tu n'es pas encore majeur ! »
-Désolé, coupa Sabo. Votre fille est libre de ses choix. Si elle veut rester en ma compagnie alors soit.
Et le révolutionnaire coupa la communication, prenant sa compagne dans ses bras alors qu'elle éclatait en sanglots silencieux. '
-Elle n'a jamais eu d'autres nouvelles. Et se considère sans famille hormis moi.
-Ce qui te rend encore plus important pour elle, fit Rayleigh un peu pensif.
-Depuis qu'elle a dit que j'étais parfait, j'ai toujours tout fait pour ne pas la décevoir.
Le blond remercia son oncle et se releva. Il s'apprêtait à rejoindre ses frères pour voir si leur surprise générale avait avancée.
-Tu sais Sabo, vous avez tout les deux ma bénédiction. Te voir aussi heureux est le plus beau remerciement que tu pouvais me faire.
Le révolutionnaire se tourna vers lui avec un sourire gêné et se gratta la nuque. Il n'y pouvait rien si chaque fois qu'il parlait seul à seul avec, il le remerciait pour ce jour si spécial depuis son enfance.
Lorsque Sabo rejoignit Edessa cette nuit là, il était tard. En même temps, il avait été retenu par cette fichue infirmière qui lui avait fait la morale quand à ses bandages qu'il avait retiré sans son accord. En même temps ce n'était pas sa faute si les blessures le démangeaient !
Il e glissa dans les draps et regarda sa compagne dormir et eut un sourire. Il était sûr de ce qu'il voulait mais il avait peur de ce que elle voulait. Il s'installa confortablement et regarda le plafond, à la limite de s'endormir mais Edessa bougea dans son sommeil et attrapa sa main.
Le révolutionnaire se laissa faire et tendit ses doigts pour caresser sa joue et remettre une mèche en place. La jeune femme se blottit totalement contre lui et il fini par refermer son étreinte sur elle.
Le lendemain c'est quelque chose de doux qui glissait sur ses bras qui le réveillèrent. Il papillonna des yeux pour voir son amante lui sourire, ses doigts parcourant sa peau.
-B'jour.
-Hey, belle au bois dormant, tu ne voulais plus te lever ? chuchota-t-elle.
Elle se pencha sur lui pour l'embrasser et il lui répondit. Doucement d'abord mais il passa une main derrière sa tête pour approfondir le baiser. Il s'était promis de faire un effort alors il le ferait.
-Aishiteru, souffla-t-il.
Il la serra dans ses bras et caressa doucement sa peau, fermant les yeux pour en profiter. Il se surprit à espérer d'avoir tout les jours un réveil comme ça. Edessa l'embrassa une nouvelle fois et s'installa au-dessus de lui, le dominant.
Le brune se tenait à genou, une main dans ses cheveux remontait la chemise de son amant quelle portait, offrant une belle vue sur ses dessous et un beau décolleté.
Sabo se laissa faire, il se sentait bien et ne voulait pas s'arrêter en si bon chemin. Pourtant, alors que leurs baisers devenaient plus fiévreux et plus pressants, il sentit une légère douleur à son cœur. Il repoussa son amante à contre cœur et lui offrit un pauvre sourire d'excuse.
-Ce n'est rien, coupa Edessa en posant ses doigts sur ses lèvres. Tu ne peux pas encore et ce n'est pas grave, c'est déjà beaucoup de me réveiller dans tes bras depuis plusieurs jours et de pouvoir t'embrasser.
-Je vais faire des efforts, promis, souffla le révolutionnaire embrassant les doigts de sa compagne. Je ferais tout pour toi ma Eda'.
Ils s'embrassèrent chastement avant d'entendre des coups portés à la porte.
-Debout les tourtereaux, les deux morfales sont déjà à table et ne vont rien laisser pour vous ! rugit Thatch.
Les deux amants rigolèrent avant de se lever et rejoindre le mess, main dans la main et la bonne humeur qui va avec. Oui, définitivement, Sabo était sur la bonne voie, et il n'était pas prêt de s'en écarter.
-THATCH ! hurla une voix qui fut identifiée comme celle de Ace.
Sur le pont, ledit Thatch était étonné et tout le monde le regardait. Sabo eut un sourire démoniaque qui passa inaperçu.
L'ainé de la fratrie déboula sur le pont, un drôle de pot dans les mains. Il le balança sur le crâne du cuisiner.
-Itaï ! Mais c'est pas moi !
-C'est quoi ? demanda Marco en se saisissant du pot.
Le phénix fronça les sourcils mais Ace lui arracha des mains avant d'engueuler le commandant qui tentait de se défendre. Puis le brun, retenu par son amant se mit à bouder comme quoi son ami aurait quand même pu avouer la vérité.
-Mais pourquoi j'aurais l'idée de t'offrir de la cire chaude pour épiler les parties intimes ? demanda encore une fois la banane ambulante.
-Parce que tu me fais toujours chier avec ... ça.
L'ainé se tourna vers les autres et fronça les sourcils. En général, Thatch se vantait de ses farces. Il n'y en avait qu'un qui ne se vantait pas tout de suite de ses blagues et qui l'adorait le voir en spectacle.
Sabo se retenait de rire et cachait même son sourire victorieux quand Ace se tourna vers lui. Il leva les mains en signe de paix.
-Il n'y a qu'un crétin qui trouve sa drôle de me faire des blagues qui tombent dans le pervers, rugit le D.
-Allons, Nii-chan, pourquoi je ferais ça ? demanda Sabo avec sa bouille d'ange.
Plus loin, Marco sourit. Oui, on donnerait le paradis sans confession à ce gosse. D'ailleurs, il semblerait que certains venaient de le faire en le regardant. Il soupira en regardant Ace.
-Na Sab', reprit Ace en se calmant un peu. De moi à toi, tu m'as toujours fais ça. Dois-je te rappeler les cadeaux d'anniversaires ou ceux de noël ?
-Oh tu parle du joli petit ensemble en dentelle noir sexy qui allait comme un gant à Ann ? Ou des boules de geisha ? D'ailleurs t'en as fait quoi ? Je les ai pas trouvés dans tes affaires ?
Alors là, oui il venait de signer son arrêt de mort. Mais ça ne changerais pas de Dawn, il avait l'habitude. Et quand il vit son ainé s'enflammer - de honte ou de colère ? - il ne savait pas, il prit tout simplement la poudre d'escampette et fuit sur le pont, poursuivit par une allumette enragée et sous le rire de tous.
Ils s'arrêtèrent plus loin, Ace le chatouillant pour la forme puis ils se calmèrent.
-Alors ? demanda Sabo.
-C'est bon, j'ai récupéré ce qu'il fallait pour Marco. Tout est entreposé dans la cale vide tout au fond. J'irai pendant son tour de garde pour m'en occuper. Et de ton côté ?
-Thatch ne se doute de rien, ricana le blond. J'ai accès libre à son antre depuis que j'ai fait le gâteau ! Par contre pour lui ça sera un peu plus difficile mais je devrais réussir. J'ai réussit à convaincre les autres cuisiniers de faire comme s'ils ne me voyaient pas.
-Bon du coup comment fait-on ? s'enquit l'ainé en regardant Luffy s'asseoir à côté d'eux.
Sabo réfléchit un instant. Etant donné que les autres commandants n'étaient pas là, ils ne pouvaient pas faire grand-chose de bien exceptionnelle. Enfin peut-être que si …
-Je ne sais pas … Occupons-nous déjà d'eux, on verra pour les autres après. Je dois parler à Cassandra.
Le révolutionnaire se leva et partit en direction de l'infirmerie, bien décidé à mettre la main sur l'infirmière en chef et lui proposer quelque chose des plus … intéressant pour la surprise qu'ils prévoyaient.
Sabo s'installa au bureau et se saisit d'une feuille vierge. Il avait besoin décrire, surtout qu'il avait le temps vu que ses frères n'étaient pas là.
Makino-nee-san,
Il s'arrêta et se prit la tête dans les mains. Avait-il le droit de lui écrire après tout ce temps passé sans nouvelles ? La tenancière n'avait reçue que deux lettres de sa part depuis qu'il était révolutionnaire et la dernière datait de plus d'un an et demi.
Je ne sais pas comment commencer, il y a tellement de choses à dire, à raconter !
Déjà, ne t'inquiète pas pour moi, je vais très bien même si les journaux disent que Hanran est mort, je ne le suis pas. Ace et Luffy vont bien aussi, tu auras d'ailleurs des nouvelles d'eux dans le journal. Pour le moment nous sommes sur le Moby Dick, le navire de Shirohige. Je pense qu'i est inutile de te rappeler que Ace est un des Taisho, tu dois sûrement avoir ses primes et celles de Lu' quelque part dans ton bar.
Enfin bref, assez par lé de ça. Comment vas-tu-toi ? J'aimerais tellement venir te voir et te parler de vive voix mais mon cher aniki ne veut pas me laisser partir tant que je ne lui ai pas donné ma version des faits de Impel Down. Et tu me connais, ça va nous prendre beauuuucoup de temps. J'essaierais de venir dès que possible, je te le promets !
Une autre raison de mon long silence, c'est que j'ai rencontré quelqu'un ! Une jeune femme de mon âge, elle s'appelle Edessa et … Je vais peut-être me fiancer, avec la bénédiction de Ji-chan ! Je te la présenterais, c'est promis. Tu vas l'adorer, elle est tellement ... tellement parfaite ! Elle est l'une des personnes qui m'aide à me relever.
Car oui, j'ai besoin d'aide. Avec … j'étais un peu perdu et du coup Ace, Lu', Ji-chan et Edessa m'aident. C'est dur mais j'y arrive. Je ne vais pas t'en dire plus par écrit, je ne voudrais pas t'inquiéter. Mais sache que je te dirais tout. Après tout, je te le doit bien, tu es bien ma sœur de cœur, nan ?
Je ne vais pas m'éterniser, te dire que je vais bien et que je suis en vie est le principal. Surtout, ne le dis à personne ! Pas même au maire ! Car le jiji me croit mort aussi. Je sais que ce n'est pas gentil mais j'ai mes raisons de le lui faire croire. Je t'en dirais plus tard.
Oh ! Et cette lettre arrivera de façon à ce qu'elle ne soit pas interceptée, le messager est un animal sûr qui se fait appeler Chiantos (il faudrait demander à Ace ou Marco pourquoi ce nom), donne-lui de quoi manger et tout ira bien.
Je t'embrasse, ton filleul, Sabo.
Le révolutionnaire referma la lettre et monta sur le pont. Chiantos sur son épaule, il lui attacha délicatement le message à la patte et lui chuchota quelques mots avant de le regarder s'éloigner.
Une fois l'animal hors de vue, il regarda la mer pour voir le groupe revenir. Il sourit à cette vue, espérant que tout ce soit passé comme prévu.
Et voilà ! Alors ? C'est déjà mieux nan ? Oh et non vous ne saurez pas à l'avance ce que le trio prépare :) C'est un big surprise pour tout le monde !
A la prochaine les p'tits loups !
