Bonjour mes chers lecteurs/lectrices !

Comment ça va ? Il fait beau, c'est les vacances, je publie des chapitres et il ne reste plus que un mois de cours ! Ahhhh~, il y a des jours où j'aime ma vie :D

Enfin bref, tout le monde s'en fou de ça puisque, je suis sûre, vous voulez savoir la suite ! Et bien, elle est là, elle arrive toute fraiche, toute neuve !

Déjà, je remercie tooooouut le monde pour les rewiews, ça fait plaiz' ! Et ensuite, je suis contente de vous avoir fait rire alors j'espère que là aussi vous allez vous marrez :)

Mais je me dois de remettre Eloo sur la bonne route : oui, Sabo s'assied bien sur la couchette de Marco et si tu lis le chapitre (à toi de le retrouver sinon c'est pas drôle ... oui, oui, je me souviens plus c'est lequel je sais :) ) dans la fic sur Ace, tu vois notre cher ainé essayer, je précise bien essayer parce qu'on peut pas empêcher Sabo de faire ce qu'il veut, donc, Ace essayer d'empêcher Sabo de s'asseoir sur la couchette de Marco mais finalement le laisse faire. Si, si, c'est vraiment écrit ! *pointe le chapitre du bout de son doigt*

Enfin bref, je m'éloigne du sujet là ! Donc voici un nouveau chapitre et si les peut-être-future-probable fiançailles de Sabo vous on ravi alors vous allez vraiment aimer !

Bonne lecture !


Sabo se tenait assis tranquillement dans l'infirmerie. Il tenait sa tête dans sa main, un petit sourire sur les lèvres.

-Je ne sais pas, soupira Cassandra. Pas que je suis contre mais je ne vois pas ce que j'y gagne.

-Des preuves, la satisfaction de les voir totalement humilié et même des cobayes dans ton antre.

La femme fit les cents pas, réfléchissant longuement à la proposition du révolutionnaire. Elle s'arrêta, un air sévère sur le visage.

-Si tu peux t'arranger que les quatre tombent, alors ça me va.

-Si tu me promets que je ne risque rien pour le quatrième.

Elle tendit la main que Sabo serra avec satisfaction. L'infirmière lui fit ensuite signe de la suivre et le guida jusque l'armoire à pharmacie. Le blond eut des étoiles dans les yeux.

-Je ... Je peux ?

-Oui, finit-elle par accepter. Je me doute que tu en auras besoin. Mais je ne sais pas si tu trouveras tout ce que tu souhaites.

Le révolutionnaire sortit un flacon de sa poche et le mit devant le nez de Cassandra.

-J'avais ça dans mon sac avec une note d'Iva-san.

-Oh~ ! Des hormones ...

Il sourit avant de la laisser à ses occupations. Il s'était absenté un peu trop longtemps. Il projeta de revenir faire un 'check-up' un peu plus tard pour ne pas se faire chopper.

Une fois sur le pont, il alla directement voir Ace qui brossait Stefan. Il lui fit un signe discret et son frère s'approcha.

-J'ai ce qu'il faut pour Izou. Où en est Lu' ?

-En bas, il s'occupe pour-

Il se stoppa en voyant un des hommes de Thatch s'approcher. L'homme s'arrêta près d'eux et chuchota quelques mots. Au vu du sourire de Sabo, son petit projet devait être prêt, puis le cuisinier repartit aussi vite qu'il était venu.

-Bien, pour moi tout est prêt et Luffy est en train de terminer, fit Ace.

-Donne-moi encore deux jours pour Izou et ça sera bon.

Sabo le laissa pour ne pas que cela paraisse suspect. Il alla voir Edessa qui se tenait plus loin, en train de discuter tranquillement avec Izou.


Sabo était tendu à l'extrême. Il savait ce qu'il voulait faire mais il avait peur, terriblement peur. Ses yeux ne quittaient pas Edessa du regard qui rigolait avec Izou un peu plus loin.

- Ça ne va pas Sab' ? demanda Ace un peu inquiet.

-Si, t'en fais pas, je vais bien.

-Courage mon garçon, sourit Rayleigh. Une fois que tu seras lancé tout ira bien.

-Parce que tu as déjà fait ça, Ji-chan ? railla le blond.

-Mais de quoi vous parlez ? chouina Ace.

Sabo se tourna vers lui, le regard malicieux. Il posa une main sur son épaule et prit une grande inspiration.

-Regarde et apprend Nii-chan.

Il se détourna de lui pour s'approcher d'Edessa qui était à peine plus loin, vers le centre du pont. Et c'est là que Sabo se dit qu'il aurait dû attendre car le pont était blindé avec l'équipage.

-Eda' ? Je peux te parler deux minutes ?

-Oui, qu'y a-t-il ?

Il se dandinait d'un pied sur l'autre. La jeune femme ne savait pas quoi dire et le regardait faire. Puis, le révolutionnaire prit son courage à deux mains.

En tenant les mains d'Edessa dans les siennes, il s'agenouilla, la faisant rougir pour devenir une jolie tomate. Il entendit à peine Ace et Luffy être choqué mais savait que tout le monde les regardait, même Shirohige.

Il se dit qu'au point où il était, il ne pouvait plus reculer.

-Edessa, je ... je sais que je ne respecte pas la tradition mais je me voyais mal retourner à South Blue et demander ta main à ton père.

Il rougit alors qu'il ne savait pas comment formuler sa demande mais le regard gris de sa compagne le décida.

-Je ne sais pas ce qu'il va se passer par la suite, j'aurais préféré attendre que l'on soit rentré à la maison et qu'on ait retrouvé un semblant de vie normale, mais je suis le mieux placé pour savoir que tout ça c'est impossible et je ne veux pas prendre le risque de te perdre.

Il s'arrêta un instant pour la regarder. Et avec un sourire d'homme heureux et amoureux, il prononça les mots finals.

-Edessa, je veux faire de toi la femme la plus heureuse sur terre et sur mer. Je t'aime et ma vie, je veux la passer avec toi et seulement toi. Alors ... Veux-tu m'épouser et devenir mienne ?

Ça y est, il l'avait dit. Il retint sa respiration en attendant la réponse. Mais voyant qu'elle réfléchissait, il se dit que c'était foutu. Alors le scénario tourna au cauchemar dans sa tête.

-Je ... Je comprendrais que tu refuses, notre vie de couple est des plus ... inexistante en ce moment et nous ne sommes pas vraiment certain de ce qu'il va se passer, alors se marier maintenant est peut-être une erreur et j'en su-

Il fut interrompu par les lèvres de la jeune femme. Elle s'était mise à genou et l'embrassait amoureusement. Il se recula en sentant ses larmes couler.

- Idiot, fit-elle en souriant et essuyant ses larmes qui continuaient de couler. Bien sûr que je veux devenir ta femme ! Mon cœur t'appartient déjà.

Elle pleura de plus belle mais ne pouvait s'empêcher de sourire. Elle se releva et se tourna dos à son amant pour se cacher. Sabo la retourna vers elle et releva son visage.

Et alors, tout doucement, il déposa ses lèvres sur les siennes pour l'embrasser amoureusement. Le silence qui s'était fait sur le pont revint en un grand brouhaha de félicitation.

Le couple se sépara à contre cœur et Ace et Luffy tombèrent dans leurs bras.

-Shihihihi ! Félicitation Sab' !

-Edessa, fit Ace tout souriant, tu faisais déjà partit de la famille, mais bienvenue !

Sabo soupira de soulagement, ses frères l'avaient bien prit. Mais de ce qu'il savait, ils aimaient bien Edessa donc pour eux ce n'était qu'une formalité.

-Sabo, mon garçon, commença Rayleigh en posant une main sur son épaule. Déjà félicitation et tous mes vœux de bonheur à ta belle fiancée mais aussi, je te l'ai déjà dit mais je te le répète, vous avez tous les deux ma bénédiction !

Le blond sera son oncle dans ses bras, puis ses frères. Il était heureux.

-Mais du coup, commença Luffy. Ça fait de toi ma onee-chan ?

-Hahahaha ! Oui, si tu veux Luffy, rigola Edessa.

-Cooool !

Et il serra Edessa dans ses bras, faisant trois fois le tour avec ses bras élastiques. Le jeune femme souriait et ne quittait pas son amant du regard.

-Gurarara !

Tous se tournèrent vers Shirohige qui avait enfin l'attention totale sur lui. Il fixa le jeune couple avec un grand sourire.

-Félicitation gakki ! C'est pas tous les jours qu'on peut voir une demande en mariage sur un navire pirate. Fils ! Sortez les tonneaux de saké sur le pont ! Thatch, je te charge avec les autres cuisiniers de nous faire un festin !

-Oyaji, commença à protester Marco.

-C'est encore moi le Senshô non ?

- Aye, aye, yoi. Bon vous avez entendu les gars ? Dépêchez-vous, on a une fête à préparer !


Et il était tard, très tard quand la soirée commençait à prendre fin, la plupart des hommes étant bourrés. Sabo rejoignit Edessa qui s'était éloigné un peu de la fête pour regarder la mer noircie par la nuit.

-Je ... Tu n'imagines même pas à quel point je suis heureuse, souffla-t-elle.

-Et moi donc !

Il s'appuya à ses côtés et déposa un baiser sur son épaule dénudée avant de regarder lui aussi la mer.

-Je ... Je suis désolé si je n'ai pas de bague, mais j'ai décidé de ça très récemment du coup ...

-Ce n'est rien, je n'ai pas besoin d'un quelconque bijou alors que j'ai ton cœur, sourit-elle. Par contre pour le mariage ...

Le révolutionnaire retint son souffle. Elle n'avait pas changé d'idée ? Si ? Son air paniqué du se voir malgré la nuit car Edessa posa sa main sur son bras pour le rassurer.

-Je préfèrerais attendre. Que l'on aille mieux, que tu guérisses physiquement et mentalement. Et aussi ...

Elle se tourna vers la mer. Il chercha son regard mais la jeune femme le fuyait avant de se tourner vers lui, gênée.

-Tu te rappelle quand je t'ai parlé de mon rêve de gamine ?

-Oui, souffla-t-il. Tu voulais être pirate. Ce ... C'est ce que tu veux ?

-He bien, l'autre jour, Izou m'a proposé de parler à Shirohige si je le souhaitais. Et j'ai dit que je souhaitais t'en parler avant, de savoir quels serraient nos projets et que j'aviserais alors.

Sabo sourit et caressa sa joue. Dans un sens il était heureux de voir qu'elle avait toujours ce rêve dont ils avaient parlé.

-Soit, pour le moment nous n'avons aucun projet concret, c'est à toi de choisir, murmura-t-il en la regardant dans les yeux. Dans un sens, c'est une très bonne idée, car je ne m'attarderais pas ici et je retournerais sous les ordres de Dragon. Seulement, je ne pense pas revenir à Shabaody.

-Donc cela ne te pose aucun problème ? s'enquit-elle, un sourire de petite fille aux lèvres.

-Non, souffla le blond. Je serais même plus rassuré de te savoir avec Izou ou n'importe quel commandant que seule à la maison.

Edessa le serra dans ses bras. Ils restèrent enlacés pendant un long moment avant de retourner à la fête qui, à la base, rappelons-le était en leur honneur.


Le révolutionnaire grimpa à la vigie. Une fois en haut, il lança les cordes à son frère ainé qui, depuis le pont, la récupéra et y accrocha leur fardeau. Le plus jeune de la fratrie débarqua en transportant leur confection.

- Tiens Ace, j'ai tout remonté. On fait comment pour le piaf ?

- Attends Lu', je fini d'attacher ça et je m'en occupe. T'es prêt à tirer Sab' ?

- Hai ! J'attends plus que vous !

Un signe des bruns et Ace disparut dans les tréfonds du navire pour revenir, une dizaine de minutes plus tard, chargé d'un lourd paquet. Il l'affubla du costume que Luffy tenait dans ses mains et le déposa dans leur création maison avant d'être hissé et maintenu en hauteur par le blond.

Sabo redescendit en souplesse et en douceur devant ses frères, un grand sourire traversant son visage.

-Je file en cuisine, Lu', tu fais le guet et toi Ace, tu files dans la cabine de tes chers comparses déposer ce que tu sais.

-T'inquiète Sab', je gère !

Ils échangèrent un rire avant que les deux plus jeunes entrèrent dans le domaine du Yonbataï Taïsho, soit les cuisines.

Le blond s'occupa de faire sa petite affaire, pendant que Luffy faisait le guet dans le couloir. Il n'était pas assez stupide pour lâcher le fauve, après tout, le but n'était pas de vider les réserves.

Alors qu'il allait repartir, il tomba sur les réserves de saké. Avec un grand sourire, il s'en approcha. Une petite idée supplémentaire en tête. Idée soufflée par une certaine femme présente sur le navire.

Puis comme si de rien n'était, il fit signe à son frère pour aller se coucher. Une fois dans le lit, il serra sa fiancée contre lui et Edessa se blottit dans ses bras. Il s'endormit tranquillement, un sourire sur les lèvres.

A son réveil, l'Enfer de Dawn ferait parler de lui.


Tous les hommes se tenaient sur le pont. En même temps, le hurlement poussé par Marco les avaient tous levés pour le rejoindre à l'extérieur.

Les éclats de rire le firent devenir rouge de honte et de colère. Les trois frangins se tenaient plus loin, mort de rire. En même temps, il était presque impossible de ne pas rire en voyant le fuku-sensho de l'homme le plus fort du monde.

Le phénix était à moitié nu et portait pour seul vêtement un pantacourt où des plumes, ses plumes, étaient cousues dessus et des fausses ailes, toujours avec ses plumes, accrochées dans le dos.

-ACE !

Le phénix bondit sur le pont et se dirigea vers son amant. Sabo se releva et se plaça devant lui, posant une main sur son épaule.

-J'en étais sûr, tu ne pouvais que vivre dans un nid !

Marco dégagea son bras, retira l'anneau de kairoseki de son doigt et s'embrasa pour brûler les fausses ailes accrochées dans son dos et par la même occasion le nid qui contenait, comme l'avait encore fait remarqué Sabo, de jolis œufs bleu et rouge.

-Comment vous avez fait, yoi ?

-Désolé, j'emporterais ce secret dans ma tombe ! Shihihihi !

Le voir fulminer était un réel plaisir pour le blond. Puis, un appel des cuisiniers les fit descendre au mess. Un regard à Ace et Luffy, la deuxième partie était en place.

Une fois tous à table, ils attendaient tranquillement à manger avant qu'un hurlement se fasse entendre.

Thatch déboula dans la cantine, attrapa les deux D. par le col et les secoua comme des pruniers. Les frangins étaient morts de rire, comme tout l'équipage.

En même temps, le cuisinier ressemblait à ses pâtisseries prévues pour le petit déjeuner, d'un beau violet.

-Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? demanda Izou.

-J'ai voulu goûter les muffins aux myrtilles par sécurité, comme d'habitude et je suis devenu ... ça !

Rayleigh soupira alors que les frangins reprenaient difficilement leur souffle. Avant de s'attabler. Sabo cacha un sourire dans sa tasse en voyant l'okama boire son café.

- Tiens, tu n'es pas maquillé, lança Sabo tout innocent. En tout cas, on peut voir que tu ressembles vraiment à un homme !

-Pas eu le temps à cause du réveil de Marco, grogna Izou.

Après le petit déjeuner, le groupe remonta sur le pont et les frangins retenaient difficilement un grand sourire en ayant vu l'okama se diriger vers les chambres pour se 'pomponner' comme se moquait Luffy.

Le hurlement très masculin, au plus grand damne de Luffy qui penserait qu'il serait féminin et qui donna 100 berrys à Sabo pour avoir perdu le pari, résonna dans tout le navire.

-Et de trois, ricana le blond.

-Zut, pas aussi fort que Marco, se plaignit Ace.

L'okama déboula et saisit Sabo par le collet pour le secouer, mais le révolutionnaire était mort de rire. Puis se fut au tour d'Ace et de Luffy de se faire secouer comme des pruniers.

La fratrie rigola encore et cette fois, ils ne pouvaient pas s'arrêter. Izou, l'okama réputé du Moby Dick se retrouvait ... en femme !

Luffy se leva, il était tombé au sol à force de rire, et avec l'appareil qu'il trimbalait depuis le matin, pris le commandant en photo. Ensuite, il donna l'appareil au révolutionnaire qui le garda bien en main.

-Je t'avais prévenu Edward, ils ont décidé de te montrer ce qu'était l'Enfer de Dawn.

-Gurarara !


Sabo se tenait prêt de la rambarde avec ses frères, finalement calmés, et préparaient la suite de leur plan pour les autres. Puis le blond se mit à ricaner alors qu'un homme apportait un nouveau baril de saké à Shirohige.

-Pourquoi tu rigole ? s'enquit Ace.

-Et de quatre !

-Hein ? Mais on avait dit que trois !

-C'est un arrangement que j'ai avec Cassandra.

Newgate buvait un nouveau verre avant de tout recracher. Cela attira le silence sur le pont. Ace blanchit en comprenant ce que son frère avait fait. Sabo en profita pour faire une nouvelle photo et lança l'appareil à l'infirmière en chef.

-QU'EST-CE QUE ÇA VEUT DIRE ? tonna le géant. QUI A MIT DE L'EAU A LA PLACE DE MON SAKE ?

-Les garçons, fit Rayleigh menaçant.

Les deux D. voulurent s'enfuir mais Thatch les attrapa par le collet et les approcha du Sensho.

-Tu as été trop loin Ace, yoi. Tu devrais savoir qu'on ne touche pas à Oyaji !

-J'ai ... c'est pas moi !

-Il a raison, lança Sabo en se mettant entre eux. C'est moi qui aie fait ça, sans leur en parler. Je savais que nii-chan refuserait.

-Gakki ! J'espère que tu as une bonne raison !

-C'est moi qui le lui ai demandé !

Cassandra s'approcha l'air sévère et les trois frangins se reculèrent un peu pour la laisser parler.

-Et j'ai de bonnes raisons pour ça.

-Gurarara !

L'éclat de rire du géant stupéfia tout le monde et rassura Sabo qui avait eu peur à un moment. Les commandants, et même Ace, se demandaient si leur Oyaji n'était pas malade mais Shirohige sourit.

-Tu m'as bien eut gakki, estime-toi heureux car ça sera la dernière fois.

Le révolutionnaire répondit au sourire et à la remarque par un signe de tête. Si le pirate l'avait bien prit cette fois, cela voulait dire que la prochaine fois il pourrait être, et c'était plus une affirmation, plus intransigeant.

Toutefois, Cassandra repartit avec un grand sourire, les preuves an mains, prête à être publiées sur le mur de la honte. L'infirmière en chef fit un signe à Thatch et Izou pour leur donner le remède.

Les deux commandants blanchirent et hésitèrent à refuser avant de la suivre, la tête basse.


Sabo gardait les yeux fermés en sentant les mains du commandant dans son cou. Il grogna doucement en le sentant tirer ses cheveux, gardés longs, en arrière et sans douceur. Un ricanement lui répondit et il ne broncha pas, attendant la fin du traitement.

-J'ai fini, souffla l'okama.

Le révolutionnaire ouvrit les yeux et enfila les vêtements qu'Izou lui tendait pour les enfiler. Puis, il se regarda dans la glace pour voir ce à quoi il ressemblait dorénavant.

-Ce ... C'est moi ?

-Etonnant, hein ? Je suis plutôt fier du résultat, encore mieux réussit que pour Ann.

Le blond se détailla dans le miroir pour tenter de se reconnaitre. Il commença par son visage, la brûlure avait disparue sous une couche de fond de teint lui donnant une peau plus cuivrée, les tatouages dissimulés eux aussi et sa tignasse retenue en arrière par un bandeau simple et noir et une fausse cicatrice sur sa joue.

Puis il passa à la suite. Ace lui avait prêté une chemise, qu'il ne mettait jamais, un short et une paire de chaussure de combat, le tout dans des tons noir et rouge. Mais ce qui choquait le plus était le faux-tatouage sur son torse représentant la marque de Shirohige.

Il siffla d'admiration et remercia Izou pour son travail. Les deux hommes montèrent sur le pont rejoindre le groupe qui s'apprêtait à descendre sur l'archipel.

-Les gars, je vous présente Jess, mon second, annonça l'okama avec un sourire.

-Sabo ? s'étonna Ace. C'est bien toi ?

-Hai !

Il s'approcha de son frère et d'Edessa qui étaient sur le point de partir. Le trio descendit à terre et s'arrêtèrent au bout d'une dizaine de mètres.

-Bien, Eda', je te laisse aller à la base révolutionnaire, souffla Sabo. Fais bien attention à toi.

-Et n'hésite pas à utiliser mon nom si tu as besoin. Viens Sab' on continue.

Les deux frères continuèrent avant de se séparer, l'ainé allant au Sunny comme Luffy le lui avait dit et le cadet allant chez sa compagne récupérer leurs affaires. Le point de rendez-vous étant le Bar de l'Arnaque.

Lorsque Sabo poussa doucement la porte, il fut désolé de voir le chaos qui régnait. En peu de temps la poussière avait pris place. Pour ne pas miner son humeur, il se dépêcha d'empaqueter les affaires importantes, laissant le reste sur place.


De son côté, Edessa se tenait au pied de la base révolutionnaire et se composa une expression froide et figée. Elle fit une dernière inspection d'elle-même.

Pour faire forte impression, elle portait une jupe arrivant à mi-cuisse devant et à ses chevilles derrière, le haut étant un chemisier bouffant tenant grâce à un corset. Son chapeau vissé sur sa tête, son sabre et son pistolet en place, elle grimpa quatre à quatre les marches, les talons de ses bottes résonnant sur les pierres.

-Edessa ?

La brune fit face à Sherry qui tenait une pile de dossier en main. La révolutionnaire posa rapidement les documents et se saisit des mains de la jeune pirate pour la faire venir vers le centre de la pièce.

-Je suis sincèrement désolée, je ... Tu dois être tellement perdue ...

-Je vais bien, lâcha-t-elle en reprenant ses mains. Je viens chercher les affaires de Sabo.

Sherry l'accompagna à l'étage et la laissa seule devant la chambre. Avec une bonne inspiration, Edessa ouvrit la porte et croisa le regard triste de Nathaniel, assit sur son lit.

-Salut, croassa le rouquin.

-Bonjour Nat'.

-En revenant, le bateau a été pris dans une tempête et je me suis réveillé seulement ce matin ...

La brune ne chercha pas plus la discussion, voulant tenir son rôle et son ami lui montra une armoire d'un vague signe de main avant de la laisser seule.

Avec une rapidité, elle enfourna le tout dans le sac qu'elle tenait à la main et redescendit pour récupérer ses précieux carnets de notes. Seulement, le supérieur de la base, Thomas se plaça devant elle l'empêchant d'aller plus loin.

-Ce qui est ici appartient à la Révolution.

-Cela appartient à Sabo et maintenant à sa famille.

-Edessa, commença Lyon, si tu le souhaites, on peut t'accueillir ici.

Elle se mit à rire. Nan mais ils espéraient quoi eux ?

-Dragon m'a pris l'homme que j'aime, alors n'espère pas me voir parmi vous. Maintenant laisse-moi passer, j'ai des ordres.

-Comment une femme seule peut avoir des ordres ? On sait tous que tu n'étais affilié à personne !

D'un mouvement ample, Edessa posa la main sur son pistolet, faisant bouger un bout de sa jupe et dévoiler la marque fraichement tatouée sur sa cuisse. Plus aucun révolutionnaire ne parla. Et c'est dans un silence de mort qu'elle prononça les derniers mots.

-Shirohige, souffla Sherry.

-Mon Taïsho n'est autre que Portgas D. Ace, le frère ainé de Sabo, dont je tiens mes ordres.

Sans un regard de plus, elle se saisit de toute la paperasse de son compagnon, ne cherchant pas à trier. Les autres révolutionnaires n'osèrent l'en empêcher et elle les remercia silencieusement.

Une fois dehors, elle fit plusieurs dizaines de mètres avant de s'appuyer contre un arbre et respirer calmement. Ce fut une épreuve pour elle, la brune s'en voulait d'avoir mentit aux proches amis du blond mais elle savait que c'était nécessaire.


Sabo haussa les sourcils en voyant qu'il était le seul arrivé au Bar de l'Arnaque. Il s'installa au comptoir et attendit que Shakky vienne le servir.

-Tiens donc, un pirate de Shirohige ici, mais pas de commandant, sourit la femme.

-Salut Shakky, comment va ?

-Bien et toi ?

Le blond sourit. Le regard pétillant de l'ex-pirate voulait tout dire. Elle n'avait jamais cru à la supercherie et l'avait démasqué d'un simple coup d'œil. Il but une gorgée et reposa son verre.

-Bizarre, avec l'annonce dans les journaux, je me suis sentit ... Comme si je n'étais plus moi.

-En même temps, une partie de toi est vraiment morte puisque tu as décidé de jouer la partie de cette façon.

-Si seulement la vie était un jeu, soupira le révolutionnaire. Je pourrais recommencer une partie dès que je le souhaite.

-Parce que ce n'est pas le cas ?

Le sourire de la barman lui tira une grimace. Elle retournait contre lui des mots qu'il avait prononcé un jour, disant que la vie n'était qu'un jeu grandeur nature et qu'il s'amusait avec, faisant ce qu'il voulait comme il l'entendait.

-Tiens, Jess t'es là ?

Il ne se retourna même pas pour voir Ace arriver et s'asseoir à côté de lui, commandant également un verre. Il sortit le paquet que Sabo comptait lui offrir et le posa sur le comptoir.

-Je voulais pas l'ouvrir sans toi, expliqua le brun. Aucun souci pour venir ici ?

-Non, le peu de hors-la-loi que j'ai croisé ont tourné le regard en voyant la marque. J'ai croisé personne que je connaissais.

Il finit son verre et le repoussa, Shakky lui en servit un nouveau et il l'a remercia d'un sourire avant de se tourner vers son ainé qui trépignait sur place. Il ricana en se souvenant de l'impatience du D. face à un cadeau.

-Tu attends quoi pour l'ouvrir ?

-Que tu me le dises !

Et il se jeta sur le cadeau, déchirant l'emballage pour découvrir un album photo. Dedans se trouvait déjà des photos de la fratrie encore à Dawn et aussi quelques photos de lui lorsque son ainé passait à Shabaody où lorsqu'il s'était retrouvé sur le Moby. Il en avait même glissées de lui et Luffy à Water Seven.

-Merci !

Et Sabo se retrouva avec son frère pendu à son cou en souriant. Il se détacha au bout de quelques minutes en sentant quelqu'un s'asseoir à côté de lui. Il sourit en voyant qu'il s'agissait de Edessa et remarqua alors qu'elle se déplaçait silencieusement et masquait bien sa voix grâce au Haki.

-Mission réussit ! fit-elle avec un grand sourire et en montrant le sac avec ses affaires.

Le blond l'embrassa pour la féliciter. Il la prit dans ses bras et attendit qu'Ace se soit réveillé de sa crise de narcolepsie pour reprendre le chemin vers le Moby Dick.

Une fois sur le bateau il se gratta librement la joue brûlée recouverte de fond de teint qui le démangeait. Il alla directement vers Izou.

-Comment je me débarrasse de ce machin maintenant ? grogna le blond.

-Comme ça.

Et sans lui laisser le temps de réagir, l'okama le passa par-dessus bord. Edessa et Ace se précipitèrent près du bastingage pour voir le révolutionnaire remonter à la surface et cracher de l'eau, gueulant contre le commandant qui souriait.

-Au moins tu n'as plus de maquillage Sab', ricana Ace.

Une fois sur le pont, Sabo grogna après la moquerie de son frère et partit dignement dans la cabine où il logeait pour enfiler un short et une chemise sèche.


Et voilà ! Alors, c'était comment ? Vous avez aimez ? ça change de l'atmosphère des précédents chapitre nan ? *se dandine sur ses pieds toute nerveuse*

A la prochaine pour la suite :)