Bonjour tout le monde !
Je sais, j'ai pris beaucoup de temps pour publier mais la reprise des cours était un peu short, j'étais surchargée !
Je remercie tout le monde pour les ch'tites rewiews qui m'ont fait plaisirs :D
Sabo est le digne frère de Ace, vous ne pouvez plus en douter, et je vois que les conneries du repas ont fait rire tout le monde surtout Thatch et pour le cannibalisme XD
Allez, je vous embête pas plus parce que e vous ai déjà fait beaucoup trop attendre, Bonne lecture !
Sabo c'était réveillé au même endroit que la veille. C'est-à-dire contre l'arbre. Ses mains étaient recouvertes de sang séché et il regarda la course du soleil pour déterminer à peu de chose près l'heure.
-K'so, grogna-t-il.
Il se releva et reprit le chemin vers le Moby Dick. Une fois sur le pont, il fit en sorte de ne pas se faire remarquer et fila à sa cabine avant d'être arrêté par un bras. Il regarda Thatch depuis l'ombre de son chapeau.
-T'es pas venu mangé, je t'ai gardé une assiette à la cuisine.
-Merci mais j'ai pas faim.
Il se dégagea de sa prise et voulut filer vers la porte mais chaque pas qu'il faisait semblait le faire reculer. Il croisa Edessa et Kali, toutes deux appuyés près de son objectif.
-Tu n'es pas rentré hier.
-Désolé, je me suis promené et j'ai préféré dormir dehors.
Le révolutionnaire vit les deux femmes échanger un regard puis sa compagne prit ses mains dans les siennes pour regarder le sang qui maculait sa peau. Il ne les retira pas alors qu'il aurait très bien put.
La petite brune l'emmena à l'infirmerie et il commença à grogner en voyant l'infirmière en chef s'approcher alors que sa fiancée l'abandonnait à son sort.
-Comment tu t'es fait ça ? demanda aussitôt la blonde.
Dans un premier temps il ne répondit pas et la laissa le soigner sans broncher. Lorsque la femme eut fini, il ne bougea pas dans un premier temps.
-Je suis toujours en froid avec Ace et j'ai l'impression que ça n'avance pas cette histoire.
-Peut-être tout simplement parce que tu ne lui parle pas. Il te laissera pas partir tant qu'il n'aura pas vu et entendu ce qu'il souhaite.
Le révolutionnaire soupira et retourna à sa cabine comme c'était prévu. Il s'engouffra aussi sec dans la douche et profita de l'eau chaude pendant un long moment. Quand il sortit bien longtemps après, il s'habilla d'un simple short et d'une chemise avant de filer et remonter le couloir.
Il s'arrêta à une cabine et hésita un peu avant de toquer. N'obtenant pas de réponse, il entra et s'assit sur le lit de son frère. Il resta un long moment à l'attendre et n'ayant pas beaucoup dormit la nuit, il se laissa aller, serrant la peluche de son frère dans ses bras.
Lorsqu'il se réveilla plus tard dans la journée, la première chose qu'il vit ce fut le tigre. Prit de peur il sursauta et balança l'animal à l'autre bout.
-AAAHHHHH !
Son cœur battait vite et il tiqua en entendant quelqu'un rire. Il fit une mine vexé.
-Te fous pas de ma gueule Nii-chan ...
-Shihihihi ! C'est pas ma faute !
Il s'assit sur le bord du lit et son frère répondit à sa question silencieuse en disant qu'il dormait depuis plusieurs heures.
-Tu fais quoi ?
-De la paperasse, je sui de corvée je te rappelle. Et toi ? Comment as-tu fais pour te retrouver ici ?
-Je te cherchais et comme je te trouvais pas je me suis dit qu'il fallait mieux que j'attende ici.
Il sourit et son frère se tourna vers lui. Il avait gagné une petite trève et avait décidé d'en profiter un peu.
Il était tard lorsque Sabo sortit sur le pont pour prendre l'air. Il sentit sa compagne le rejoindre, enroulée dans la couverture.
-Ça ne va pas ? Demanda-t-elle.
-Je vais bien, je voulais juste prendre un peu l'air.
Il se tourna vers elle et lui sourit. Même à moitié endormie, Edessa restait la plus belle des femmes à ses yeux. Il mit sa main dans sa poche et referma ses doigts sur une petite boite.
-Eda', je n'avais pas de b gue lorsque je t'ai fait la demande et je compte y remédier maintenant, souffla-t-il.
Il sortit le petit écrin et l'ouvrit, dévoilant une bague assez simple. Un anneau en or blanc assez fin où les lettres E et S étaient entremêlées.
-Tu ... Tu n'aurais pas dû ! Je n'ai pas besoin de bague pour savoir que nous sommes fiancés !
-Nous non, mais comme ça, chaque personne saura que tu es mienne et que je suis tien.
Il lui passa la bague et l'embrassa tendrement. Ils s'assirent l'un contre l'autre dos au mât, se calant tout les deux sous la couverture.
-Comment fera-t-on après ?
-Nous avons encore le temps d'y penser, je ne suis pas sûr que Ace me laisse partir si facilement !
Elle rit et il l'a rejoignit dans son rire. Sabo aimait bien dire que son frère l'avait kidnappé ce qui avait rappelé aux commandants leurs façon de faire avec Ace.
-Je ne parlais pas de ça reprit-elle en regardant les étoiles. Est-ce que nous suivront toujours ces deux voies distinctes ?
-Nous verrons, on a le temps pour réfléchir à ça.
Il porta ses yeux aux étoiles et la lune qui lui paraissait bien brillante. Il sentit une chaleur passez dans son corps pour se diriger vers son coeur.
-Selon notre envie, si l'on veut vire ensemble, lequel de nous deux voudra mettre sa voie en pause. Et aussi, si l'on veut des enfants, qui prendra sur lui de s'en occuper, souffla-t-il.
-Tu veux des enfants ? S'étonna la brune. Tu n'en avais jamais parlé !
-Je ne sais pas, rougit-il. Un jour peut-être que je nous verrais bien avec deux beaux enfants, dans un monde libre.
Il sentit Edessa prendre son visage entre ses mains pour le forcer à la regarder. Il croisa son regard sérieux et ambitieux.
-Quand nous serons prêt, nous formerons notre famille et on abattra tout les obstacles qui nous en empêcherons. Ils seront libres et referons le monde à leur façon.
Sabo prit les mains de sa compagne et embrassa doucement ses doigts. Il eut un petit rire et regarda de nouveau le ciel.
-Depuis que je t'ai rencontré, tu as changé. Tu es devenue ambitieuse alors qu'avant tu voulais juste faire chier la Marine et voyager au hasard.
-Tu as déteint sur moi, sourit-elle.
-Oui, peut-être. En fait, tu es constamment entrain de changer.
Il l'a regarda mais elle évita son regard. Il sourit et prit sa main dans la sienne.
-Mais il y a quelque chose qui m'a beaucoup marqué depuis que nous nous sommes retrouvés. Tu t'es beaucoup plus affirmée qu'avant, tu es moins indécise et moins discrète.
-C'est peut-être le fait que je me suis battue pour aller te libérer, que j'ai pris les choses en mains parce que je ne pouvais pas compter sur toi pour m'épauler et me guider. Parce que je n'avais pas le choix.
Il l'embrassa. Le révolutionnaire était content. Hormis pour se battre, Edessa était maintenant capable de vivre sans lui constamment à ses côtés. Il n'avait plus besoin d'avoir peur quand il partait loin.
-Hey les amoureux !
Ils grognèrent en voyant Thatch approcher. Le commandant s'assit face à eux et leur tendit une bouteille de saké que Sabo s'empressa de boire avant de la laisser à Edessa.
La jeune femme descendit une bonne partie de la bouteille. Le blond nota l'air étonné du cuisinier de voir une femme boire quasiment toute la bouteille à elle seule.
-Ne cherche pas, Edessa et l'alcool c'est un peu comme toi et ta précieuse cuisine, sourit-il.
-Hey ! Je suis pas une alcoolique !
-Kami-sama ! Se moqua Thatch. Une chibi Shanks a bord ! Et dans la flotte de Ace en plus !
-Que ce passe-t-il, yoi ? Tu n'es pas censé être de garde Thatch ?
Marco s'approcha et rejoignit le petit cercle. Le commandant lui fit un signe désinvolte histoire qu'il avait tout sous contrôle.
-Cette nana est un mini-Akagami, s'horrifia le cuisinier pour rigoler.
-Je me disais aussi, yoi. Il est impossible qu'une personne normale ne rejoigne la flotte de Ace et les anciens Spades.
Le groupe rigola et Edessa bouda un peu quand son compagnon lui expliqua que Shanks buvait tellement qu'il fallait s'inquiéter quand il était sobre. Bien qu'il tienne extrêmement bien l'alcool.
Sabo se laissa tomber contre le mât en soupirant. La tempête n'avait pas été une partie de plaisir. Il avait paniqué lors du comptage de tête, cherchant sa compagne des yeux avant d'entendre Ace lui dire de l'accompagner à l'infirmerie.
-Bienvenue dans l'Enfer, yoi.
Marco s'assit en tailleur à côté de lui. Le blond releva le regard vers lui et offrit un sourire.
-Je connaissais un peu le Shin Sekai.
-Elle va se forger, yoi. Cesse donc de t'inquiéter pour elle.
Le révolutionnaire grogna et rentra dans le navire. Il était au bout du couloir qu'il avisa la porte de la chambre de Shirohige entrouverte. Il regarda Jozu en sortir et les deux hommes se fixèrent du regard.
Le commandant laissa la porte ouverte, comme une invitation silencieuse. Sabo s'approcha doucement, hésitant.
-Entre gakki, tonna le géant.
Alors, doucement, le blond entra dans la chambre et avisa le capitaine assit sur son lit. Il attendit d'être invité à s'asseoir et s'approcha de lui.
-Elle s'est bien débrouillée.
-Je ... Je sais, je l'ai vu faire, souffla-t-il.
Shirohige souri et l'invita à s'installer confortablement dans un fauteuil. Ce qu'il fit. Il ne parla pas pendant plusieurs minutes. Puis regarda le kaizoku qui le fixait toujours.
-Cela fait quoi ?
-De quoi parles-tu gakki ?
-De réaliser son rêve. Vous avez réalisé le votre en ayant votre propre famille, alors, qu'est-ce qu'on ressent à la fin ?
Shirohige rigola, le faisant ouvrir ses yeux d'étonnement. Il but une gorgée de saké avant de le regarder, l'oeil brillant.
-Je l'ignore.
-Pardon ? Mais ... Votre équipage est votre famille non ?
-Oui, sourit le capitaine. Ma famille me rend heureux chaque jour et encore plus alors que j'ai de nouveaux enfants. Un rêve n'est jamais totalement comblé, il se fait toute notre vie.
Sabo se plongea dans ses pensées. Ça ne lui avait pas traversé l'esprit. Pour lui, une fois le rêve réalisé il n'y avait plus rien.
-Quel est ton rêve ?
-Je ... Changer le monde, souffla-t-il. Permettre à tous d'être libre et détruire ce Gouvernement.
-C'est un beau rêve, quoique difficile, as-tu réussis à le réaliser ?
-Non, il a beaucoup trop à faire et il ne suffirait pas d'une vie !
C'est là que le blond comprit. Le vieil homme l'avait mit sur la voie. Il lui avait fait dire qu'un rêve ne se réalise pas simplement, qu'il faut toute une vie pour ça et que c'est lui qui nous régie. Il le remercia d'un signe de tête avant de se replonger dans le silence.
-Merci pour Ace.
Le géant le regarda alors qu'il finissait son verre. Il le reposa sur la table de chevet et croisa ses mains, attendant la suite.
-Vous avez accueillit Ace parmi les votre. Il est heureux et je le vois. Enfin, pas vraiment en ce moment mais je sens que vous comptez beaucoup pour lui.
-Gurarara ! Tu fais remarquer ce que toi-même tu ne vois pas !
Il haussa les sourcils et rougit d'embarras. Oui, il n'avait pas été très fin sur ce coup. Il se renfonça dans le fauteuil et se leva par la suite. Il s'arrêta, une main sur la poignée.
-Comment vous voyez le monde une fois libre ?
-Comment toi tu le vois ? Sourit Shirohige.
Sabo soupira et posa son front contre la porte. Il chercha ses mots avant de parler.
-Heureux. Une fois que tout le monde sera libérer des nobles et du Gouvernement. Pas de personne bien définie pour gérer tout l'ensemble, juste un genre de ... conseil, oui, un conseil dont les places seront occupées par des personnes de tout les horizons, civils, pirates, marines et les seuls nobles qui méritent ce titre.
Il avait dit cela en pensant à Nerfetari Vivi qu'il avait déjà rencontré et les informations qu'il avait reçu de cette île était très encourageant en ce qui concernait sa monarchie.
-N'oublie pas que la reconstruction de ce monde doit aussi passer par la rééducation. Les personnes ont besoins de savoir et d'apprendre à vivre en étant tous égaux, sans supériorité par un quelconque titre.
-Les faire penser par eux-mêmes et se forger leurs opinons ?
-Hai, comme tu l'as si bien fait remarquer pour Ace, il était vu pour ce qu'il montrait quand tout le monde ignorait qui était son père et aujourd'hui, il est vu comme la pire engeance du monde.
Le révolutionnaire soupira. Il est vrai que pour ses frères tout était compliqué. Ils prenaient pour leurs pères alors qu'ils n'étaient pas eux. Et heureusement pour Luffy.
-Luffy et Ace n'ont pas à payer pour leurs pères. Ils ne sont pas eux, reprit Sabo. La façon dont je verrais le monde une fois libre, c'est que tout le monde se voient comme ce qu'ils font et pas comme ce qu'ils sont.
-Alors je le vois comme-toi. Profite de ce que tu es pour agir comme tu le veux, après tout, toi seul est le maitre de ta destiné. Maintenant laisse-moi gakki, je voudrais me reposer.
Sabo le remercia en s'inclinant et rejoignit sa cabine. Il se posa sur son lit et sortit toutes ses notes qu'il avait collectées depuis ses débuts, relisant tout. Il cherchait à comprendre ce qui l'avait tant fait changer, le petit déclic qui l'avait fait plonger et se promit d'y remédier.
-Ouuuaaahhh, fit Sabo en essayant de masquer un bâillement.
-Bien fait pour toi, ricana Haruta.
Les autres commandants approuvèrent aussitôt. Le blond haussa les sourcils, ne comprenant pas vraiment de quoi il parlait.
-C'est pas parce que Marco et Ace ne font plus d'activité nocturne que tu dois t'y mettre !
Heureusement pour Thatch, Sabo nota l'absence des deux susnommés. Il est vrai que depuis que Ace semblait bizarre, ça n'allait pas vraiment entre lui et son amant.
-On a pas besoin de savoir que ta chérie te considère comme un dieu au pieu.
-Peut-être parce que c'est le cas et que je le suis vraiment, ricana le révolutionnaire.
-Alors laisse-moi Edessa se soir et on verra si après elle te trouve toujours à son goût, tenta le cuisinier.
-Je t'emmerde Thatch, essaye même pas sinon le Moby se passera de tes services et j'ai cuisiné pendant des années pour mes frères alors je me ferais un plaisir de te servir à Shirohige.
Les autres pirates rigolèrent en voyant le commandant retirer ses paroles. Et les rires fusèrent plus encore à la table de la deuxième où Edessa se recroquevillait à sa place, rouge comme une tomate en ayant entendue son amant parler de ça.
-Je croyais que Ace disait de toi que tu tournais toujours autour du pot, s'incrusta Haruta. Tu me semble plutôt direct en fait.
-Tout dépend des sujets. Et aussi, le fait d'être en compagnie de Ace, mes défauts disparaissent. Il a toujours eu une bonne influence sur moi. Ça te va comme réponse, Chibi ?
-PARDON ?
Le petit commandant s'étouffa avec sa nourriture. Il se leva et commença à engueuler le révolutionnaire qui le regardait en souriant.
-Faites attention à lui, yoi. Il a grandi avec Ace et d'après son frère, il était la tête pensante de leurs plus gros coups et même en solo il reste redoutable, yoi.
Le phénix s'assit à ses côtés et le blond se tourna vers lui, un regard malicieux.
-Encore pas remit du coup des oeufs ? Ricana Sabo. Pourtant, il me semble que les mâles couvent aussi. D'ailleurs, tu devrais faire attention, on a retrouvé certaines de tes plumes dans les oeufs à la cuisine. Tu devrais pourtant savoir qu'ils n'écloront jamais.
L'équipage partit dans un fou rire. Et Sabo, fier de son effet retourna à son assiette, ignorant le commandant rouge de honte, ou de colère, ça il ne savait pas.
-Gurarara ! Le digne petit frère de Ace malgré qu'il ne soit pas un D. !
-C'est à se demander s'il n'est pas un D. non reconnu, yoi, grogna Marco réfléchissant à une petite vengeance.
Son frère lui échappait vraiment depuis plusieurs jours, refusant la moindre parole. La trêve qu'ils avaient signé avait prit fin mais lui, il voulait en relancer une.
Sabo réussi enfin à coincer Ann alors qu'elle était descendue à la cale.
- Qu'est-ce qu'y t'arrive ? Pourquoi tu tires une telle tête depuis quelques jours !? C'est parce que t'es coincé comme ça que tu te mets à déprimer ?!
- Je ne déprime pas et pousses-toi, siffla Ann, un tonneau de poudre entre les bras.
- Alors parles-moi ! Tu me reproches de pas te parler, alors que c'est justement ce que tu fais ! Si on est une famille, on est censé discuter ensemble de nos soucis, c'est ce que tu prétends, non ?! Alors laisse-moi t'aider !
-Tu veux m'aider ? Vraiment ?
Ann posa son tonneau et ce saisi de son frère par le col de sa chemise, le rapprochant d'elle. Le blond vit aussitôt ses mains tremblées et son regard rougit et cerné.
-Premier chose, fou moi la paix. Tu as besoin de temps pour parler d'Impel Down, et bien, moi, j'ai besoin de temps pour mon propre problème. Deuxième chose, j'en suis à attendre quelque chose pour me dire si oui ou non mon foutu souci est existant ou pas ! Troisième chose, je dois réfléchir à ce que je dois faire dans l'hypothèse où je me fais pas des idées fausses, et c'est pas en ayant tout le monde sur le dos, que je pourrai le faire calmement ! Alors, si tu veux vraiment m'aider, fiche moi la paix, Sabo !
Ann repoussa son frère et reprit son tonneau. Le révolutionnaire accepta les reproches sans broncher.
-Ace ! Arrête de te comporter comme ça ! On veut juste t'aider ! On s'inquiète pour toi ! s'énerva Sabo en refusant de libérer le passage.
Sabo sentit passer le courant de Haki et sentit une sueur froide lui couler dans le cou. Il avait lâché le tout à pleine puissance mais son frère devait savoir que ça ne lui faisait plus rien.
Pourtant, il ne bougea pas quand Ann le contourna et il entendit un sanglot être étouffé. Il tomba assis en tailleur, son visage dans ses mains. Apparemment les deux frères étaient dans une impasse.
Il sentit deux mains se poser sur ses épaules et regarda Edessa s'asseoir sur ses genoux. La brune lui caressa les joues et joua un instant avec ses cheveux et lui sourit.
-Quoiqu'il arrive à ton frère, laisse-lui du temps. Il le fait bien pour toi en attendant que tu lui parle alors fais de même.
-T'ais-je déjà dit que je déteignait trop sur toi ? Sourit-il avant de l'embrasser.
Sa fiancée eut un petit rire et prolongea l'étreinte, le gardant contre lui et profitant de sa chaleur.
Shirohige regarda ses commandants sur le pont, sérieux, presque au garde à vous, attendant les ordres.
Sabo le regarda depuis un coin du pont et jeta un œil à son frère qui était tendu l'extrême. Et apparemment Marco aussi.
Il écouta les ordres, son regard vissé sur Edessa qui se tenait au milieu de sa flotte à côté de Kali la Grise.
Sabo regarda son frère avec inquiétude, mais Ann ne lui rendit pas son regard.
Il s'approcha du capitaine, il était déguisé pour participer au combat.
-Est-ce bien prudent de laisser Ace combattre dans son état ? demanda Sabo à Shirohige, en jetant des regards inquiets à sa sœur et à sa fiancée.
-Ace et Edessa sont libres de faire ce qui leur chante.
Edessa tenait son sabre bien en main et combattait. Elle mit en œuvre ce qu'elle avait appris auprès de son compagnon et auprès de son Taïsho. Si les leçons et les entrainements avaient été dur, cette fois, ça lui paraissait plus simple.
Dans la foule des combats, elle repéra Patrick et s'approcha de lui en voyant qu'il allait se faire encercler.
Dos à dos, les deux Shirohiges Kaizokus repoussèrent leurs adversaires, reprenant l'avantage.
-Merci du coup de main, lança son ami tout sourire.
Elle hocha la tête avant de chercher rapidement Sabo du regard.
Celui-ci, avait enfilé des gants et frappait ses ennemis à mains nues, usant du Haki à forte dose.
Son ennemi au sol, il s'apprêtait à le frapper une nouvelle fois avant de faire un blocage. Il secoua la tête, se disant que c'était Hanran qui agissait ainsi, pas le Tenshi.
Seulement, ce combat interne le déconnecta de la réalité et il n'échappa à un coup, sans doute mortel, porté par une lame qui fut bloquée par une autre. Et au bout, il y avait Edessa.
La jeune femme engagea la combat, laissant son fiancé abasourdi derrière elle.
-Tsss, essaie de ne pas nous refiler plus de boulot et occupe-toi de les mettre hors-service.
Il acquiesça de la tête et repartit dans le flot des combats. Combats qui ne s'arrêtèrent que bien plus tard, une fois tout leurs adversaires hors-combat.
En effet, un dernier séisme, un dernier coup de feu, un dernier cri, et ce fut terminé.
Sabo regarda la scène et chercha sa famille du regard sans pour autant bouger de sa place. Il regarda son frère faire le compte et sourit à sa fiancée, lui assurant qu'elle s'était bien défendue.
-Tu vas pouvoir t'excuser auprès de lui non ? Fit-elle en souriant.
-Oui, je le ferais.
Ils allèrent ensuite aider Marco et le reste de la flotte à rassembler les kaizokus et les refourguer dans leurs navires. Il nota alors que tout les adversaires portant des marques de brûlures, signe du passage de Ace, étaient vivant.
-Je crois que tu viens de prendre une belle leçon, yoi. Ton frère t'as rabattu le caquet encore une fois. Si je faisait le décompte …
-Il serait de 49 à 47 pour Ace, compléta Sabo. J'ai moi-même compté toutes nos petites joutes verbales.
-Laissez tout tomber, Oyaji veut qu'on laisse tout en l'état, fit Ann en s'approchant. Ed, embarque Kali, s'il te plaît… Rester avec moi n'est pas le mieux pour elle.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Sabo, perplexe.
Ann leva les yeux et ne répondit pas directement. Elle regarda avec tristesse l'emblème de leur équipage accroché bien en vue à l'entrée du village.
-Je crains que Foodvalten ne fasse bientôt plus partit de notre territoire. Oyaji est en colère et refuse de m'écouter. Si on me cherche, je serais dans ma cabine, en train de commencer mon rapport. Edessa. Beau combat. Fais voir tes blessures à une infirmière rapidement et demande de l'aide à Patrick pour le rapport de l'incident.
Ann reprit sa route vers le navire, s'arrêtant quand Sabo posa une main sur son épaule.
-Je voulais m'excuser pour mon comportement de l'autre jour. Et je voulais aussi te remercier d'avoir pris son entraînement en main, lui dit Sabo.
Ann soupira et l'enlaça.
-Désolé de t'inquiéter, Sabo, mais tu ne peux rien faire pour moi, cette fois…
Le blond la serra dans ses bras avant de la relâcher, se promettant intérieurement de l'aider quoiqu'il dise.
Le révolutionnaire regardait tranquillement. Ce qu'il venait de se passer sur cette île avait confirmé ses doutes. Ace ne serait plus vu comme celui que tout le monde le voyait en ignorant son ascendance.
-Il a fini par s'endormir.
Il tourna la tête pour voir Jozu s'appuyer à ses côtés, regardant le pont. Il soupira de soulagement.
-J'ai eu peur pendant un instant. Il va tellement mal que ce qu'il vient de ce passer sur cette île aurait put faire empirer les choses.
-Il ne fera pas de connerie, le rassura le commandant.
-Je sais, sourit quand même le blond. Mais il se serait encore plus enfermé sur lui-même. J'ai fais craché le morceau à Makino-nee-san, sur son habitude à se battre, au début que j'avais rejoins la famille.
Il leva ses yeux au ciel, se souvenant de ce que la tenancière lui avait avoué. Enfin, plutôt ce qu'il lui avait fait avoué à demi-mot en jouant sur ses propres mots. La jeune femme lui en avait un peu voulu par la suite mais il se rappelle s'être fait pardonné avec un beau gâteau.
Sabo s'approchait de l'infirmerie. Il savait que Ace y était puisqu'il l'avait entendu passer en courant devant sa cabine, le réveillant. Une intuition lui disait d'y aller et de lui parler.
Il entra dans l'antre de Cassandra au moment où les deux femmes se faisaient face, ne l'ayant pas entendu.
-Ace…
Le ton très sérieux employé par la blonde le fit froncer les sourcils. Et l'absence de son air sadique encore plus.
-Tu vas avoir un bébé.
Là, il tomba de haut. Littéralement, il se retrouva les fesses au sol, s'attirant le regard et a surprise de s deux femmes.
Lorsqu'il croisa les yeux de son frère, il y lu de la peur et un mal-être, se reconnaissant dans ce regard.
Et voilà ! Je sais, la fin est sadique mais c'est pas moi qui ai commencé *regard en coin à Zialema*.
Enfin bref, une petite rewiew et à la prochaine :D ?
