Bonjour mes p'tits chéri~ !
Qui c'est qui est de retour ? C'est moiiiii~ !
Je suis revenue de mon stage sur les tortues et je vous fais le grand plaisir de vous annoncer un nouveau chapitre !
Donc, pour résumer, Sabo s'est fiancé, il a passé du temps sur le Moby en compagnie de son frère et a réglé ses problèmes de fierté avec lui. Il est repartit, laissant les pirates continuer leurs routes. Puis j'ai enchainé avec l'omake pour voir les réactions d'à peu près tout le monde.
Et donc ... On le retrouve maintenant !
Je sais que vous l'attendiez depuis longtemps, alors bonne lecture !
Makino essuyait les derniers verres tout en discutant avec les derniers clients. Elle souriait à leurs histoires. L'un des hommes se leva et déposa l'argent sur le comptoir.
-Bonne soirée Makino, on se voit plus tard ?
-Bien sûr ! Sourit la tenancière. Bonne soirée les garçons !
En posant le dernier verre sur l'étagère, la jeune femme soupira. Un dernier coup d'œil sur le miroir derrière le bar où était accroché les primes, les articles de journaux sur les frères qu'elle affectionnait plus que tout.
Elle replia son torchon et monta à son appartement juste au dessus du bar. Gardant toujours son sourire, elle vaquait à ses petites occupations avant d'aller se coucher. Des vêtements dans les mains, elle se figea en entendant du bruit venant d'en dessous.
Enfilant un peignoir et se saisissant d'une bougie, Makino descendit les escaliers. D'un regard, rien n'avait bougé dans la grande pièce mais pourtant, la présence était toujours là et elle le sentait.
-Qui êtes-vous ?
Un mouvement près de la porte l'y attira mais elle soupira en voyant qu'il n'y avait plus personne. Un bruit de chaise derrière elle l'a fit sursauter et elle se tourna vers une table près du comptoir.
Un bougie était allumée en son centre, les quatre chaises tirées comme si des personnes étaient assises dessus. Quatre coupoles remplies et une bouteille de saké entamée trônaient fièrement sur le meuble.
Makino s'approcha doucement avec un petit sourire. Elle toucha le bord d'une coupelle à côté de laquelle reposait un livre. Autour des autres, elle nota un journal, du saké renversé et des miettes de nourriture.
-Bon retour à la maison Sabo, murmura-t-elle en soufflant la bougie.
Makino valsait entre les tables pour servir les différents clients. Toujours avec le sourire, elle débordait de joie et bonne humeur.
-He bien, tu es de plus en plus joyeuse, marmonna Woop.
-Pourquoi ne le serais-je pas ? Chantonna la jeune femme. Tout va tellement bien !
Le maire soupira et secoua la tête, ne cherchant plus à comprendre la tenancière. En même temps, personne ne comprenait. Makino avait été dévastée lorsque le journal avait annoncé la mort de Sabo mais la jeune femme s'était incroyablement bien remise de ce drame.
Garp fini par passer la porte et s'installa encore une fois au comptoir. Le vieux marine n'était toujours pas partit de Dawn au grand dam de Makino qui avait peur que Sabo débarque au mauvais moment.
-Comme d'habitude Garp-san ?
La jeune femme repassa derrière le comptoir et commença à servir un verre sous le grognement de l'homme. Elle gardait toujours le sourire et grimaça en voyant quelqu'un s'installer à la table qu'elle avait découverte dans la nuit.
-Excusez-moi, pourriez-vous vous installer à une autre table ?
-Oh euh … Bien sûr.
Le marchand de passage se déplaça. Avec étonnement et Garp se tourna vers la table avec un froncement de sourcils.
-Je ne comprends pas pourquoi tu refuse de nettoyer cette table Makino.
-J'ai mes raisons Woop-san.
La jeune femme ne fut pas plus loquace que cela et se mit à préparer un repas qu'elle mit dans un panier avec une bouteille. Elle posa le tout sur le comptoir avant de disparaître un instant et revenir, un chapeau sur la tête.
-Je dois vous abandonnez, j'ai un repas à livrer. Je peux compter sur vous Garp-san pour que personne ne vienne dans le bar ?
-Grumpff.
Elle rit et sortit, le panier à son bras. Le soleil tapait un peu mais cela ne l'affectait pas. Tout en chantonnant, Makino sortit du village pour aller à une maison plus en retrait. Elle clancha la porte d'entrée mais celle-ci étant verrouillée, elle fit le tour pour passer par la cuisine.
Toujours en sifflotant, elle passa derrière les fourneaux pour réchauffer le plat qu'elle avait prit soin de préparer et le déposa sur la table.
-J'espère que tu aimes toujours autant les raviolis de Kai-ô Sabo.
-Hahahaha !
Makino releva la tête pour voir Sabo appuyé contre le chambranle de la porte menant au salon. Le révolutionnaire avait délaissé sa tenue habituelle pour un simple pantalon de toile ample, le torse et les pieds nus.
Il s'approcha de la tenancière et l'embrassa sur la joue avant de la serrer dans ses bras.
-Tu m'avais beaucoup manqué Maki !
-Toi aussi, je suis heureuse de te voir bien vivant, souffla-t-elle.
Le blond s'installa ensuite à table pour manger le bon repas et Makino s'assit en face de lui, le laissant manger en silence.
Une fois qu'il repoussa l'assiette vide, il donna un signal silencieux pour l'interrogatoire et les remontrances.
-C'était très dangereux ce que tu as fait !
-Makino-nee-san …
-Pas de Nee-san qui tienne, fit la jeune femme. Tu n'imagine même pas la peur bleue que tu nous as fait lorsque l'on a su que tu étais enfermé à Impel Down. Et encore pire lorsque j'ai appris ta pseudo-mort.
Sabo se recula dans sa chaise et baissa la tête comme un petit garçon prit en faute. Il tritura ses doigts tout au long du monologue de sa marraine et ne releva le regard que lorsque qu'elle soupira.
-Je suis désolé Makino, ce n'était pas mon intention de te blesser, mais il s'agit de quelque chose de nécessaire pour moi. En entrant dans la Révolution j'ai laissé le vrai moi à Fuschia et si je suis venu, c'est pour me retrouver et retrouver celui que j'ai toujours été. J'en ai besoin, j'ai besoin de repartir de zéro. Je le dois à Ji-chan, à Luffy, à Edessa et encore plus à Ace.
Le révolutionnaire se leva et s'approcha de la fenêtre pour regarder la forêt qui s'étendait derrière la maison.
-En parlant de Ace, je ne comprend pas à quel jeu il joue, soupira encore une fois la jeune femme en faisant allusion au fait de s'être présentée avec sa jumelle en public.
-Il joue selon ses propres règles, ne lui en veut pas car c'est grâce à lui si j'en suis là aujourd'hui.
Makino se leva pour se mettre face au blond. Ils ne se quittèrent pas du regard pendant de longues minutes jusqu'au moment où elle caressa doucement sa joue dans un geste purement fraternel.
-Tu as toujours été très fragile malgré ce que tu montres, souffla-t-elle.
-C'est faux …
-Non Sabo. Tu as toujours eus besoin des autres et quand tu as voulu montrer le contraire, tu t'es perdu.
Le blond fulminait intérieurement et s'appétait à sortir de la pièce.
-Je te dis ça pour t'aider Sabo.
Sabo se détourna et se tenait sur le pas de la porte. De lui, il se dégageait une aura de colère. Le Haki prêt à mordre quiconque s'approcherait trop de lui.
-Je sais que j'ai changé. Et je suis venu pour redevenir celui que j'étais. J'ai perdu trois années à évoluer dans le néant, je vais changer cela et je commencerais par la Révolution. Crois-moi Maki, tous vont regretter d'avoir voulu me modeler à une image qui ne me correspond pas.
Il sortit de la pièce, entendant à peine le murmure de sa marraine qui avait un pauvre sourire de compassion.
-Tant que tu reste celui que tu es …
Le soleil tapait fort, Sabo en avait profité pour aérer toute la maison et enlever les tentures blanches qui protégeaient les meubles. Un peu de ménage lui avait rappelé avec nostalgie les années à vivre dans cette maison avec ses frères.
Quelqu'un toqua à la porte mais il ne répondit pas. Il savait très bien que c'était Makino et qu'elle allait faire le tour pour entrer.
-Cela faisait un moment que cette maison n'avait pas resplendi de propreté. Quoique Luffy faisait des efforts quand même.
-Bonjour Makino-nne-san ! Comment va ?
-Très bien. Je suis venue t'apporter à manger. Ton grand-père est encore dans le coin.
A ces mots, Sabo se figea et un éclair de fureur passa sur son visage qu'il remplaça bien vite par un sourire poli. Il fouilla sa poche et tendit plusieurs morceaux de papiers à sa marraine.
-C'est une vivre card de Ace et aussi la mienne.
-Et celui-ci ? Fit-elle en montrant le nom de l'île.
-C'est l'île où Ace va accoucher. Tu as dû voir passer l'article nan ?
Il se retourna pour ranger une pile de livre qu'il avait dans les mains. Makino rigola doucement. Oui, bien sûr qu'elle avait lu l'article. Elle était présente le jour où les frangins avaient décidé de trouver un code pour se faire passer des messages via le journal.
-Quelles nouvelles du village depuis tout ce temps ?
-Peu de choses, Woop-san grogne à chaque fois que l'un de vous fait la une du journal. Garp n'est plus vraiment comme avant tu sais. Je crois qu'il regrette vraiment, tenta tout de même Makino. Enfant tu lui aurait donné une seconde chance.
-Pardon ?!
Le révolutionnaire la dévisagea. La tenancière soupira et après avoir déposé le repas, elle sortit en promettant de repasser lorsque le bar serait vide.
Sabo soupira et mangea rapidement. Il avait déjà pensé à Garp et à une possible rémission du vieil homme mais il hésitait toujours. Après tout, il donnait une seconde chance à l'humanité donc autant commencé par lui non ?
-Tsss, j'espère que je ne le regretterais pas, siffla-t-il.
Habillé d'un pantalon simple, une paire de tong ayant surement appartenu à Luffy et une chemise bleue de Ace, il descendit au village après avoir prit soin de cacher ses tatouages sous un foulard. Personne n'aurait put le reconnaître. Enfin normalement.
Makino crut faire une attaque en voyant Sabo, sous son déguisement, s'installer au comptoir.
-Un saké.
-Bien, hésita-t-elle.
Sabo souriait, fier de son effronterie. Il se tourna néanmoins vers Garp qui était à une table un peu plus loin que Makino était partit servir.
-Je mets cela sur votre compte Garp-san ?
-Non, grogna l'homme. Je vais repartir en fin de journée, je vais donner ma démission à la Marine.
Le blond ouvrit grand les yeux. Le jiji voulait démissionner ? Cela changeait tout, surtout avec la possible nomination de Akainu comme Amiral en chef.
-Jamais je ne réparerais mes erreurs, les garçons ne me pardonneront jamais. C'est peut-être trop tard pour les regrets.
-Allons, ils sont jeunes et ne savent pas ce qu'ils disent, fit doucement la jeune femme.
-Ils auront raison. C'est le lot de tout les hommes, Makino. On doit payer nos erreurs un jour ou l'autre.
Sabo serrait les poings. Peut-être que Garp ne s'était pas beaucoup exprimé mais ces quelques mots lui avait fait comprendre. Garp avait peut-être faillit à son rôle de grand-père mais au moins il le reconnaissait.
Il se leva brusquement attirant tout les regard sur lui et l'étonnement de Makino.
-Arrête ton charabia Jiji ! Normalement c'est mon discours !
-Qui …
Le blond retira le foulard autour de son cou dévoilant ses tatouages et le foudroya de ses yeux bleus.
-Je te donne une deuxième chance mais tu l'as fou pas en l'air c'est clair ? M'en fous de ce qu'en pense Ace ou Lu' de mon choix.
-S-Sabo ?
Tout le monde était atterré de voir le révolutionnaire. Et encore plus parce qu'il ne ressemblait plus vraiment au jeune adolescent qui vivait au village. Le maire s'approcha du blond avec l'air sévère.
-Physiquement, tu ne ressemble pas vraiment au garçon que l'on a connu, grogna Woop. Prouve-nous que tu es bien ce garnement de Sabo.
Le révolutionnaire ne se fit pas prié et retira sa chemise tout en souriant. Il laissa le vêtement tomber par terre et entendit Makino lâcher un petit 'oh'. Puis il se tourna pour exposer son dos.
Les cicatrices ne peuvent pas mentir et celles que le tigre a laissé étaient toujours intactes, agrémentées par une brûlure qui lui prenait tout le bas du dos.
-Je pense que c'est bon nan ? Fit-il toujours avec un sourire. Itaï !
Il se retourna en grogna, Woop venait de le taper sur la tête avec sa canne et le regardait sévèrement, accompagné par les autres villageois.
Sabo recula en levant les mains mais butta contre le comptoir.
-Je … Je peux tout vous expliquer !
-Laissez-le ! S'interposa Makino. Il a ses propres raisons.
Le révolutionnaire lui en fut reconnaissante et enfila de nouveau sa chemise, cachant les cicatrices qui lui restait pour ne pas passer un interrogatoire. Il s'assit ensuite à sa place et but tranquillement, laissant Garp toujours abasourdi.
-Impossible … Même Rayleigh te disait mort …
-Je n'étais pas présent à ce moment là mais il me semble que Ji-chan parlait de Hanran, pas de moi.
Le Marine se leva et s'approcha sans pour autant s'asseoir à côté de Sabo. Il n'y croyait pas et cela se voyait à son regard. Le blond finit par lui dire de s'asseoir d'un geste et d'un sourire.
-Tu sais, je t'en veux toujours pour Impel Down. Ce n'est pas parce que je te donne une deuxième chance que je te pardonne de m'avoir laissé souffrir là-bas.
-Tu aurais dû parler, grogna Garp.
-Ils m'auraient tué dans tout les cas. Akainu est … persuasif quand il le veux et je ne parle pas de … le Garce, puisse Davy Jones lui faire endurer son propre traitement.
Il regarda son verre et joua un instant avec. Il cherchait les bons mots. Oui, il en voulait à son grand-père de n'avoir rien fait. Oui, il lui en voulait d'avoir jeté la famille aux orties mais dans le fond, il restait son grand-père. Un grand-père qu'il aimait bien faire tourner en bourrique malgré tout.
-Prouve-moi que l'on est encore une famille, souffla Sabo. Prouve-moi que j'ai raison de croire en toi.
-Tes frères ne sont pas de ton avis, grogna le vieil homme.
-Je sais. Ace t'a renié publiquement mais je suis sûr que Luffy peut encore croire en toi. Laisse leur du temps.
Le révolutionnaire attrapa le journal posé sur le comptoir. Il fit semblant de s'intéresser à son contenu qu'il connaissait déjà. Il attendait tout simplement que Garp se décide à parler.
-Maintenant que tu as vu ce quoi est capable la Marine, vas-tu abdiquer ?
-Dans tes rêves Jiji, je suis un révolutionnaire. Hanran a raccroché son chapeau mais Tenshi viens juste de dégainer son bô. Et cette fois, fini de faire mumuse dans l'ombre, je vais montrer au monde entier ce dont je suis capable. Je vais faire trembler les puissants, autant le Gouvernement que la Marine et même les Pirates. Y vont chier dans leurs frocs en entendant mon nom.
Il ricana après sa tirade et son regard voulait tout dire. L'assemblée eut un léger frisson. La terreur de Dawn, le Tenshi, venait de débarquer. Malgré que l'on dise que Ace était l'Akuma de Dawn, Sabo l'égalisait sans problème avec ses coups tordus.
Et là, il valait mieux ne pas faire partit de la Marine ou du Gouvernement. Makino le connaissait très bien et ne donnais pas long feu à ses ennemis, seconde chance ou non.
Sabo sauta du toit pour atterrir dans une ruelle. S'infiltrer dans Goa était toujours aussi simple. En quelques minutes, il arriva sans problème devant une grande demeure. Devant chez ses géniteurs.
Il grimpa dans un arbre et atterrit au niveau de la fenêtre de son ancienne chambre. Sans aucun soucis, il pénétra à l'intérieur avec un sourire.
-Rien n'a changé, souffla-t-il.
Un bruit dans le couloir le figea mais il reprit son exploration, redécouvrant ce qui fut son antre bien des années auparavant.
Malgré les mouvements dans la maison, le révolutionnaire alla dans le couloir et descendit à l'étage inférieur. Toujours dans le silence le plus complet, il pénétra dans le bureau de son *tousse* père *tousse*.
Dans un geste désinvolte, il se laissa tomber dans le fauteuil vide et commença à regarder la paperasse qui trainait quand la porte s'ouvrit sur deux hommes.
-Qui êtes-vous ? Siffla la plus vieux.
-Un souvenir du passé, sourit Sabo. Je suis juste venu jeter un coup d'œil.
-Je vous prierais de sortir immédiatement de chez moi !
Le blond rigola et gardait toujours son air amusé, énervant l'homme face à lui.
-Allons, Outlook III. Vous ne pouvez rien contre moi, vous n'avez pas ce pouvoir, tout du moins vous ne l'avez plus.
-Père, laissez-moi faire.
Sabo haussa les sourcils encore plus amusé. Il n'en revenait pas. Devant lui, accompagnant son hem, enfin bref, se tenait donc devant lui son, allons quoi, son demi-frère ?
-Je vois que vous n'avez pas perdu de temps. A voir son âge, vous l'avez adopté. Un moyen de remplacer votre autre fils ?
-Je n'ai pas d'autres fils, grogna le noble. Maintenant sortez.
-Ha oui, j'oubliais, soupira le blond. Sabo ne fait plus partit de votre vie depuis que vous avez été arrêté pour avoir trafiqué avec des pirates. Cela à dû être dur de remonter la pente, non ? Et aussi d'assurer un avenir à un bâtard pour augmenter votre statut social. Vous êtes pathétique, cracha-t-il.
Outlook n'avait pas bougé mais son expression s'était figé lorsqu'il avait parlé de lui même. Le plus jeune le regardait avec sérieux. Il n'avait par l'air stupide, peut-être qu'il pourrait en tirer quelque chose au final.
-Je vous interdit de parler de Sabo. Ce n'est qu'une erreur qui n'a pas sut profiter de ce que le monde lui offrait. Et de ce que j'en ai appris, il a rejoint la révolution pour mourir comme un chien.
Le révolutionnaire se leva d'un bond et saisit son géniteur par le col. Son expression amusée avait disparue pour faire place à la colère. Et Davy Jones savait qu'il avait beaucoup de colère en lui.
-Je t'interdit de dire ça ordure, siffla-t-il tout près de son visage. La cage dorée que tu m'a offerte n'est que mensonge et mépris d'autrui. Je changerais ce monde et détruirais les misérable dans ton genre.
-Sabo ? S'étonna Outlook. C'est tout simplement impossible !
Sabo le relâcha et sortit. Encore dans le couloir, il lâcha les derniers mots qu'il avait à lui dire tout en le transperçant de ses yeux bleus.
-Je te remercie, grâce à toi j'ai toutes les cartes pour refaire ce monde. Mais sache que tu ne m'inspire que du mépris pour ceux de ton espèce. Le monde a voulu ma mort mais je suis encore là et je le resterais tant que j'ai des choses à faire.
Et il partit en vitesse, ne laissant pas son ex-famille le temps de le rattraper. Il ralentit le rythme en arrivant au rempart et s'installa pour regarder le Grey Terminal. Il fut à moitié surpris de voir son demi-frère s'asseoir à côté de lui.
-Alors c'est toi ce Hanran qui est soi-disant mort ?
-Non.
Le regard toujours ancré sur la montagne de déchets, il ignora totalement son voisin. Voisin qui ne savait pas quoi dire ni penser.
Il en profita pour le détailler. Tout comme lui, il était blond avec des cheveux court. Il portait, tout comme lui, une veste queue-de-pie et un chapeau haut-de-forme mais dans les tons rouges.
-Père ne parlait de toi que pour cracher sur ton dos.
-Je ne l'ai jamais considéré comme mon père. Je suis un enfant de la mer, l'un des nombreux fils de Davy Jones.
Il tourna enfin le regard sur lui avec un sourire. Un air malicieux sur le visage ce qui étonna le jeune noble.
-Viens avec moi.
Et Sabo descendit dans la ville et se dirigea vers les grandes portes. Il entendit l'étonnement et les pas rapides qui se rapprochaient de lui.
-Où va-t-on ?
-Tu verras bien. Juste une question, je ne connais même pas ton nom.
Le noble s'arrêta et s'inclina sous l'œil amusé de Sabo. Il reconnaissait en tout point l'éducation qu'il avait reçu étant enfant.
-Je me nomme Liam. Je suis âgé de 19 ans. Cela fait cinq ans que Père et Mère m'ont adoptés.
-He bien Liam, moi c'est Sabo comme tu le sais déjà et je suis ton ainé de deux ans. Aller, ramène-toi.
Le duo passa les portes pour sortir de la ville et automatiquement, Liam posa un mouchoir sur son nez. Sabo s'en saisit sous ses protestations et rigolait. Il le guidait parmi les déchets et les hommes que Sabo saluait.
-Je ne comprends pas pourquoi tu m'emmène parmi ces … choses ?
-Ces choses comme tu dis, ce sont des personnes, comme nous. J'ai grandit avec eux.
-Grandit ? S'horrifia Liam. Mais … quel horreur !
Le révolutionnaire se figea et se tourna vers lui. Il était passablement énervé puis soupira. Il reprit sa route et grimpa sur l'un des arbres au bord du Grey Terminal. Il posa sa main sur une brûlure au niveau d'une branche haute.
-Je jouais avec mes frères ici, soupira-t-il. Ils ont tout fait brûler une année et on aurait pu mourir.
-Je ne comprend pas pourquoi avoir choisit une vie de misérable. Après tout, ils n'avaient qu'à naitre noble.
Le blond donna un coup dans l'arbre. Il descendit au niveau de son frère et l'attrapa par le col pour lui expliquer le fond de sa pensée.
-Je suis né noble, siffla Sabo. Et j'aurais aimé que ce ne soit jamais le cas. Les nobles s'arrogent des privilèges qu'ils n'ont pas et méprisent autrui.
Il reprit sa route en traversant la forêt, se moquant si le plus jeune le suivait ou non. Mais les pas précipités qu'il entendait derrière lui le rassurait. Il serait dommage qu'il arrive quelque chose au jeune noble.
Sabo entra dans le village, son demi-frère à ses côtés. Avec un grand sourire, il entra dans le bar de Makino et s'installa au comptoir.
-Comme d'habitude je suppose ?
-S'il te plait Maki !
-Et pour ton ami ce sera ?
Le révolutionnaire lui prit la même chose et l'invita à s'asseoir en hochant la tête. Liam ne disait rien, ne sachant pas quoi faire ou quoi dire.
-Et donc, qui est-ce ? S'enquit la tenancière.
-Je me nomme Liam madame.
Makino se mit à pouffer devant ses manières. Sabo ricana dans son verre le faisant rougir comme une tomate.
-Makino-nee-san, je te présente Liam, mon demi-frère. Mes géniteurs l'ont adopté pour me remplacer. Ce n'est qu'un gosse.
-Je ne te permet pas Sabo, grogna ledit gosse.
-Allons, ne fais pas de scène. Liam, je te présente Makino, ma marraine et ma sœur de cœur. Elle a prit soin de moi avec Ji-chan et mes frères.
-Des frères ? J'ai d'autres frères ?
L'innocence de Liam plaisait à Sabo. Il était comme lui enfant. Et de ce qu'il en avait appris sur le chemin, il n'était pas noble de sang mais avait été vendu par sa famille qui ne pouvait pas s'occuper de lui.
-Regarde Liam, fit Makino en présentant les articles de journaux. Ce sont Ace et Luffy, les deux D. qui vivaient ici avec leur oncle. Avec Sabo ils forment une fratrie bien plus vraie que s'ils étaient frères de sang.
-Mais ce sont des pirates !
-Et je suis révolutionnaire, sourit le blond. Écoute Liam, le monde dans lequel tu grandis, je cherche à le détruire pour en refaire un autre où tout le monde sera libre et égaux. Père et Mère, cela l'écorchait vraiment de dire ces mots, ne veulent pas ton bonheur mais le leur.
Les deux nobles finirent leurs verres en discutant avec les clients, démontrant au plus jeune ce qu'était la vraie vie. Une fois en fin d'après-midi, ils étaient installé sur les quais et regardaient la mer.
-Pourquoi tu dis que tu es un fils de Davy Jones ?
-Parce que je vis sur les océans, je voyage et navigue beaucoup. Comme mes frères.
-Ce que j'ai vu aujourd'hui … C'était différent, j'ai beaucoup aimé.
Sabo souriait. Il avait rencontré celui qui l'avait remplacé après que son père fut libéré. En moins d'une journée, il s'était trouvé proche de lui et l'appréciait malgré tout.
-Si tu es toujours intéressé, viens à la maison après-demain.
-Pourquoi pas demain ?
-Hahahaha ! Désolé, mais faut que je fasse du rangement, et que je prépare mon départ.
-Très bien, alors on dit après-demain.
-Aller, je te raccompagne.
-Alors, tu veux faire quoi de ça ?
-Oh euh … mets ça dans le salon, et si tu retrouve le set de nappes et napperons rouges.
-Bien Sabo.
Le révolutionnaire rangeait les livres dans la bibliothèque. Il faisait un grand tri dans tout la maison et avait reçu l'aide de Makino et d'autres villageois de son âge.
Seulement, il fit une moue en voyant Woop débarquer dans la maison avec un carton qu'il posa au sol.
-Tu peux en faire ce que tu veux mais ça pourrissait dans mon grenier.
-Merci Woop-san.
Il s'agissait de livres assez vieux et surprise, ils complétaient sa collection personnelle. Mais il soupira lorsque Makino en descendit d'autres.
-Ils étaient près du lit de Luffy. Oh et j'ai trouvé des choses qui peuvent intéresser, je les mets sur ton bureau.
-Merci Maki !
Et lorsqu'il se tourna après avoir entendu la porte d'entrée, il haussa les sourcils d'étonnement. Face à lui, son demi-frère s'approchait en se grattant la nuque.
-Je voulais pas attendre. J'ai pas dormit de la nuit et je voulais te parler.
Sabo lui sourit et lui proposa de s'asseoir, remerciant les autres d'être venu l'aider et proposant à Makino d'aller manger au bar en début de soirée.
-Que veux-tu savoir ? Soupira l'ainé.
-Tout. Parle moi de toi, de ta vie ici, de tes frères !
-Il y a beaucoup trop à dire et j'ai encore beaucoup à faire. Mais je peux te proposer un truc, va voir Makino au bar et je te rejoins dès que j'ai fini mes affaires.
Liam acquiesça et sortit précipitamment faisant rire Sabo. Oui, ce jeune noble lui ressemblait plus qu'il ne le pensait et au final, peut-être qu'il ne serait pas autant attacher à ces valeurs.
Au final, après plusieurs heures de rangements, il prit une douche et enfila un pantalon à lui et une chemise de Ace. Après tout, il n'avait qu'à pas la laisser ici.
Il regarda ensuite ce que Makino avait trouvé. Une boite contenant des photos de la famille parfois au complet. Et aussi des lettres. Il reconnut sans peine l'écriture de Luffy, enfant et aussi adolescent, mais aussi des lettres qu'il avait lui-même écrit ou Ace à de rares, peu être trop, à de rares occasions.
-Une bouteille de saké s'il te plait Maki !
-Tout de suite Sabo. Tiens, Liam tu peux servir la table là-bas ?
-Oui Makino.
Sabo haussa les sourcils en voyant Liam tenir un plateau dans les mains en tremblant un peu. Il s'installa au comptoir et posa plusieurs albums sur le bar et attrapa son frère par le collet pour l'asseoir à côté de lui.
-J'ai apporté mes albums photos. A la base, je comptais les laisser à la maison puisque je n'ai plus de chez moi fixe.
Il ouvrit le premier. Il datait de ses huit ans. Et ainsi de suite, de fil en aiguille il montra comment il avait grandi dans ce petit village, répondant à tout les questions de Liam et s'amusant de sa curiosité.
Il passa aussi sur les albums qu'il avait récemment constitué depuis leurs départs à tout les trois, s'arrêtant tout particulièrement sur les dernières photos faites sur le Moby Dick.
-Qui est cette jeune femme ? On la voit sur beaucoup de photos mais tu ne m'a pas dit qui c'était, une autre de tes collègues ?
-Non. Elle s'appelle Edessa et nous sommes fiancés.
Il sortit la photo de l'album et la tendit à son frère. Il s'agissait d'une photo toute simple, montrant Edessa appuyée sur la bastingage, le regard perdu dans l'océan. Il tendit ensuite la photo à Makino qui souriait.
-Et pourquoi elle n'est pas avec toi ? S'enquit Liam.
-Elle n'est pas révolutionnaire, nous avons deux voies bien différentes. Edessa voyageait beaucoup avant de me rencontrer. Et tout récemment, elle a accepté de rejoindre l'équipage de Shirohige sous le commandement de Ace.
-Cela doit être dur d'être loin d'elle, murmura le plus jeune.
-Oui et non. Notre relation est bâtie sur l'absence de l'un et de l'autre. Je me suis déjà absenté longtemps pour des missions. La seule différence c'est que j'ignore quand je la reverrais.
Sabo finit par refermer le dernier album et soupira. Avoir fait le retour sur sa vie l'avait fait réfléchir. Il savait quoi faire maintenant.
Enfin, il savait jusqu'au moment où Liam lui posa une question qui allait encore tout changer pour lui. Une question qui allait bouleverser tout son programme.
-Emmène-moi avec toi, je suis prêt à te supplier Sabo. Je veux partir et découvrir le monde, je veux me rendre utile comme je viens de le faire avec Makino.
-Il ne s'agit pas d'être serveur dans un bar. Il s'agit d'agir contre le Gouvernement Mondial et la Marine, Liam.
-Je croyais être heureux chez Père mais là … En fait je ne l'étais pas. Et je veux le devenir, tu m'as fait rêver Sabo et je veux continuer ce rêve à tout prix !
Et voilà ! Donc oui, j'ai inséré un nouveau personne. Encore me direz-vous ? He bien oui, étrange, il ressemble beaucoup à Sabo mais c'est normal. J'en ai besoin pour quelques chapitres (je ne dirais pas lesquels).
J'espère que ce grand retour vous à plu !
Ja na :D
