Bonjour bonjour !
Voici la suite, je me suis un peu amusée pour écrire ce chapitre et j'espère que vous aussi trouverez certains passages plutôt marrant.
Merci pour les rewiews, ça fait chaud au cœur !
Par contre, je vous previens de suite, je part mercredi pour les vacances et je reviens que dans une dizaine de jours donc je pourrais pas publier, tout du moins je ne suis pas sûre de pouvoir avoir accès à un pc.
Allez, bonne lecture !
Sabo se laissa souplement atterrir sur le pont quasiment désert. Les navires de la Marines avaient repris leurs chemins parmi Grand Line et le révolutionnaire profitait de ce fait pour faire un bout de chemin.
Et puis, cela servait de leçon à Liam que d'être enfermé dans une cale. Après tout, il n'avait pas obéit.
Un regard vers le port qu'ils venaient d'accoster plus tôt dans la journée et le blond entreprit de descendre profiter un peu de l'escale pour aller boire un coup.
-Bonsoir jeune homme, qu'est-ce que je vous sert ?
-Un whisky, s'il vous plait, fit-il en s'installant au bar.
Aussitôt, il reçu son verre et se mit à discuter avec le barman. Prenant des nouvelles du monde.
-Ha et il y a aussi ce groupement de la Marine qui est en escale. Si j'étais vous, je ne me montrerais pas trop, fit l'homme sur le ton de la confidence.
-Ne vous inquiétez pas, j'ai voyagé pendant un bon moment à leur bord. En toute clandestinité évidement. J'ai quelques comptes à régler avec eux.
Sabo avait dit ça avec un grand sourire. Du coup, le barman ne le croyait pas et se mit à rigoler avant d'aller s'occuper d'un gros groupe de client.
A peine quelques minutes seul qu'une femme vient s'installer à côté de lui. Sur le coup, il cru être de nouveau dans un bar de Goa avec Ace.
-Bonsoir beau gosse.
-Mademoiselle, fit le révolutionnaire en hochant la tête et l'ignorant totalement.
Il ne le vit que du coin de l'oeil mais la femme eut une moue et s'approcha un peu plus de lui.
-Un voyageur comme vous doit sûrement se sentir seul ? susurra-t-elle.
En disant ces mots, elle posa un doigt sur le bras de Sabo et le fit remonter lentement jusque son épaule. Le blond fronça les sourcils et dégagea sa main.
-Allons, je suis sûre qu'une petite nuit ensemble ne vous ferais que du bien. Après tout, vous comme moi avons des besoins ...
Il fronça les sourcils et se leva franchement en saisissant les poignets de la femme qui avait tenté de l'embrasser.
-Pour quoi est-ce que vous me prenez ? Je ne suis pas un de ces bouseux qui doit coucher à droite et à gauche pour se vider les couilles. Sachez que je suis fiancé et que jamais je ne poserais mes mains sur le corps d'une femme autre que la mienne.
La femme claqua sa langue contre son palais, visiblement contrariée. Sabo soupira et put se rasseoir pour commander un autre verre. Il était loin d'être venu le jour où une femme quelconque prendra la place de sa Edessa.
Il ne chercha pas plus et but pendant une longue partie de la soirée. Une fois que le bar ferma, il se posa au port, appuyé contre des caisses et regarda les bateaux de la Marine. Il ferma un instant les yeux, l'alcool faisant tout de même effet.
Cent vingt-sept secondes. Le temps exact qu'il avait pour entrer dans le navire qui retenait son crétin de petit frère puis environs sept minutes pour ressortir avec le noble sous les bras et quelques marines hors-combats.
Avec un soupir, Sabo s'élança et entra en silence. LE seul hic qu'il n'avait pas prit en compte, c'était la belle bande de bleus qui patientait devant la cellule de son frère.
He merde ...
-Bien le bonjour messieurs, tenta le blond.
-Hinhin, le Taïsa avait bien raison, ricana l'un des geôliers. Voici le petit révolutionnaire.
Sabo soupira et prit son bô bien en main avant de tendre la main et de le laisser tomber au sol sous l'étonnement des marines et encore plus de son frère.
Il se retrouva quelques minutes plus tard, menotté dans la même cellule. Les gardiens, fiers de leurs petite victoire s'en allèrent sans se douter de rien.
-Pourquoi tu t'es laissé faire , siffla Liam. Je croyais que tu savais te battre.
-Urusai.
L'ainé ne bougea pas et ferma les yeux. Il se préparait à faire une petite sieste. Après tout ils avaient le temps avant que les marines ne partent de l'île. Le plus jeune haussa les sourcils et le poussa du pied pour le faire réagir.
-Putain Liam laisse-moi dormir !
-Tu pus l'alcool, t'as picolé toute la nuit et tu te laisse capturer, t'es pas doué ma parole.
-Pardon ? Grogna Sabo. Et toi ? Même pas fichu d'écouter ce qu'on te dit, la seule condition pour que tu m'accompagne c'était que tu devais m'écouter. Une fois dehors je te jure que je fou dans le prochain bateau pour East Blue.
Puis le révolutionnaire se redressa et retira sa botte gauche avec un peu de mal vu que ses mains étaient entravées dans son dos. Il réussit néanmoins à en extraire quelques crochets de différentes tailles et les passa dans ses mains.
-Tu fais quoi ?
-Je nous sors de là, sourit l'aîné.
Au bout de plusieurs dizaines de secondes, un clic libérateur se fit entendre et Sabo s'occupa des menottes de son frère en grimaçant.
-D'habitude je mets vingt-huit secondes pour crocheter leurs menottes.
-Et là tu en as mis combien ? Railla son frère.
-Vingts-neufs.
Liam se frappa son visage, blasé. C'était le meilleur record de crochetage qui ferais envier et criser de jalousie n'importe quel hors-la-loi et Sabo s'en plaignait. Il était bercé trop près du mur étant bébé c'est ça ?
-Maintenant tu va sur le pont et tu fais mumuse avec les jouets qui sont sur place, j'ai quelques petites choses à faire dans les bureaux.
Les deux blonds se séparèrent et Sabo entra dans la cabine du plus haut gradé. Il se laissa tomber dans le fauteuil près du bureau et commença à fouiller les papiers avant que la porte ne s'ouvre doucement.
-Heu ...
C'était un jeune marine qui entra, tout bafouillant et peu sûr de lui.
-On m'envoie chercher les notes à donner à la presse sur les avancées de la Marine.
-Ha oui ! Tiens gakki, donne leurs ça !
Et Sabo sortit discrètement un ensemble de feuilles liées entre elles par un lacet de cuir. Sans rien capter, le marine prit les feuilles et sortit aussi vite qu'il était venu sous le ricanement sombre de Sabo qui se saisit des vrais documents.
Une fois sur le pont, le révolutionnaire cru que ses yeux allaient sortir de ses orbites. Devant lui, son frère qu'il avait envoyé pour occuper un peu la Marine se tenait ... Eh bien ne se tenait pas en fait. Liam était lamentablement avachis au sol, les pieds empêtré dans un rouleau de cordage qui trainait, une main menottée à un sceau et l'autre à un de ses pieds.
Comment ? He bien Sabo ne put jamais le savoir car le plus jeune emporta ce secret dans sa tombe et seul une personne sera au courant ...
Toutefois, il n'en fut pas plus à l'aîné pour s'approcher et exploser de rire, se tenant les côtes d'une main, l'autre le servant à se tenir au mât pour ne pas se rouler au sol à force de rigoler.
-Hahahaha ! Pas mal Liam, ton exploit à le mérite d'égaler Ace ou Luffy ! Hahahaha !
-Urusai ! Aide-moi au lieu de te foutre de ma gueule !
Personne ne le vit mais le journaliste qui devait récupérer les papiers importants avait amené un appareil photo et ne se priva pas pour immortaliser ce moment.
Et c'est ainsi, qu'une grande vague de fou rire se déversa dans tout les foyers, la photo illustrant une grande honte pour le plus jeune et l'article qui suivait présentant des lettres d'amours entre Akainu et Kizaru.
Makino accrocha l'article en dessous de ceux parlant de Sabo, montrant ainsi les farces du cadet.
Shakky se promit de lui remontrer cet instant et garda aussi l'article pour le montrer à Rayleigh au cas où il louperait ce journal.
La Révolution blanchit en voyant comment l'un des leur se montrait et faisait preuve d'une grande immaturité.
Sabo se laissa doucement glisser sur les pavés du port. Il ferma un instant les yeux et sourit. Rien n'avait changé en apparence.
D'un pas décidé, et Liam sur ses talons, il alla directement à l'auberge et entra comme s'il était chez lui.
-Bonjour, deux chambres et deux bons repas !
-Tout de suite mon ami, fit l'homme au comptoir. Staal ! Occupe toi de nos clients !
-J'arrive !
Le dénommé Staal se planta devant les deux frères et se figea, les yeux presque sortit de ses orbites sous l'étonnement.
-C'est toi ? Nan ... C'est pas possible ... Quoique ...
-Bonjour Staal, comment vas-tu ? s'enquit le blond avec un sourire mystérieux.
-Oh putain ! C'est vraiment toi ?
Le brun lui fit une accolade et s'embrouilla dans ses mots. Il fit plusieurs allées et venues, faisant rire le révolutionnaire et se figea.
-Viens ! Y a quelqu'un qui veut te voir !
Et Sabo fut entraîné dans le village, Liam toujours sur ses talons et silencieux. Pour lui, il n'en revenait pas que son frère connaisse des personnes quasiment partout. Et apparemment des personnes influentes.
Le trio s'arrêta sur la grand place et Staal parla un instant avec une villageoise qui lui indiqua la direction de la forêt.
Staal s'avança en premier alors que le chien gris releva la tête pour regarder les nouveaux venus.
-Salut les filles, ça va ?
-Tiens donc, mon frère qui est là, sourit une rousse avec une cicatrice au visage.
-Oui, j'ai une surprise pour vous et surtout pour toi Naivis ! Venez les gars !
Sabo sortit du couvert des arbres et les filles restèrent bouches bées. Le chien se leva et sauta sur le blond, le faisant chuter au sol et li lechant le visage.
-Hahaha ! Doucement Shéo ! Moi aussi je suis content de te revoir mon grand, sourit-il.
-Sabo-nii-chan ? fit la plus jeune des filles.
-Bonjour Naivis, comment vas-tu ?
Ladite Naivis se leva du rocher et sauta dans les bras du révolutionnaire, pleurant de joie. Sabo la berça, sa tête posée dans ses cheveux.
-Tu as bien grandit, sourit-il en remettant une mèche en place.
-Je suis plus la petite gamine que tu as rencontré, rigola Naivis. J'ai bientôt 14 ans !
-Hahahaha ! Je te crois !
Le révolutionnaire finit par se lever et s'assit à côté de la deuxième femme qui n'avait pas bougée, comme hésitante.
Staal s'était assit dans l'herbe et Liam restait debout contre un arbre.
-Bonjour Kareen, tu me parait bien silencieuse.
-Je n'y crois pas, souffla-t-elle. Tu es quand même venu ! Je pensais que tu t'attaquerais directement à la tête pensante de la Révolution avec ton grand retour.
-C'est mon but, mais je suis encore en vacances et je dois aller voir ma famille. Comment vas-tu ?
Il entendait par là, comment gères-tu entre Myokusa et la Révolution et aussi le fait que tu sois seule.
Kareen raconta alors comment c'était passé les premiers jours après sa capture puis l'annonce de sa mort. Elle n'avait pas épargner leurs états d'âmes pour qu'il se sente bien coupable.
-Et maintenant ? demanda Naivis. Tu comptes rester un peu avec nous ?
-Oui, je pense une semaine ou deux. Puis je partirais pour Shabaody et le Shin Sekai.
Edessa resserra ses doigts, n'hésitant pas à user d'une bonne dose de haki. Après tout, elle en avait tout les droits. Face à elle, Edwin grimaça en silence, faisant ricaner la jeune femme de plaisir. Un soupir se fit entendre dans son oreille.
« Laisse donc Ed' tranquille, il ne t'as rien fait »
-Urusai Patrick, siffla la brune entre ses dent. Je te jure que je vous retiens tout les deux.
« Allons, ce n'est rien, rigola doucement Patrick. C'est juste une danse ! »
Edessa ferma les yeux. Elle allait commettre un meurtre. Non, attentat. Elle rouvrit ses yeux gris et les reposa sur son collègue. Le pirate était lui aussi mal à l'aise. Habillé d'un costume de noble, obligé de participer à un gala au lieu de se trouver dans l'ombre avec le reste de la flotte.
La brune faillit se tordre une nouvelle fois la cheville mais Edwin la rattrapa, encore. En même temps, qu'elle idée les autres avaient eu de la forcer à porter des talons de 15 cm ? Heureusement qu'elle portait un masque pour cacher ses émotions.
-Pourquoi ne pas avoir mit Kal' à ma place ?
« J'aurais pas su résister à cause de mon fruit » fit la Grise dans le micro.
-Tu parle, aucun de ces crétins ne ressens quelque chose. Tu m'en doit une Pat', et je me ferais un plaisir de te le rappeler. Souvent, très souvent.
Le duo valsa une nouvelle fois, essayant d'oublier les rires et les moqueries de la deuxième qu'ils entendaient grâce à leur oreillette et les den den micro.
Serrant les dents, Edessa déplaça son pied sur celui d'Edwin et le lui écrasa avec son talon aiguille. Le pirate retiens à grande peine un cri de douleur.
-Ooooh mais tu ne t'en tirera pas à si bon compte Ed', tu es aussi responsable qu'eux. Après tout, toi et Patrick vous êtes les seconds de Ace.
La brune se sépara pour la fin de la musique et entreprit d'aller au buffet pour boire un verre. Elle nota que les gardes avaient fait un changement.
-Préparez-vous, la garde dans la salle vient de tourner. Celle des remparts ne devrait pas tarder à faire de même, souffla-t-elle en buvant.
« Arigato. On te dit quand on est entré. »
La brune fit semblant de rien et e servit une coupe de fruit. Un regard inquisiteur sur sa gauche et elle vit un jeune noble la reluquer. Ne comprenant pas pourquoi, elle baissa le regard sur sa robe, croyant avoir une tâche et soupira.
En fait, elle portait une robe bustier dans les tons bleus (encore heureux qu'elle eut put choisir la couleur !). Celle-ci descendait jusque ses cheville et était fendue sur le côté, presque jusque ses sous-vêtements si bien qu'on voyait sa jambe se découvrir quand elle marchait. De plus, une ceinture cintrait sa taille et le haut était d'un bleu plus clair que le bas de la robe, faisant qu'il pourrait presque être transparent. Son dos était mis à nu. Un collier venait parfaire le tout et s'arrêtait à quelques centimètre du début de sa poitrine. En gros, une tenue des plus sexy et des plus attirante qui laissait peu de place à l'imagination.
Edessa se détourna pour retrouver Edwin et le rejoignit pour une nouvelle danse. Heureusement que le pirate était muet, elle pouvait passer sa frustration sur lui.
« On est entré » fit Kali dans son oreille. « C'est à vous de jouer »
Comprenant par là qu'ils devaient faire diversion, Edessa gémit. Résignée, elle porta une main à son front et se laissa tomber en arrière, imitant un malaise. Edwin la rattrapa et l'allongea doucement sur le sol. Aussitôt, tout le monde fut sur eux. Le seul hic, c'est que au bout d'une dizaine de minutes, le haki prévenait la jeune fille que la flotte venait dans leurs direction avec des gardes sur leurs trace.
-Oh non, gémit-elle tout bas.
« Oooooh siiiiii ! » cria Patrick dans le micro tout en déboulant dans la salle.
Aussitôt, Edessa se releva et sortit une dague de sous sa robe, prête à se battre. En quelques minutes, l'histoire fut réglée avec tout les gardes k.o par terre. Le seul hic, c'est que la brune ne put rien faire car oubliant légèrement sa tenue, et donc les talons hauts, elle chuta dès le premier assaut et se retrouva par terre, sa robe déchirée, dévoilant une partie de son corps.
-PATRICKKKKKK ! hurla-t-elle.
Kali eut la bonne idée de mettre un manteau sur ses épaules. Donc quand la brune se releva, après avoir ôté ses chaussures, elle se précipita sur son supérieur dans l'espoir de l'étrangler de ses propres mains. Le duo recula encore et encore ...
Le lendemain matin, une fois sur le pont du bateau, Izou arriva en tendant une couverture à Edessa qui grelottait de froid.
-Que c'est-il passé ? s'enquit l'okama.
-Ce crétin qui sert de second à Ace m'a fait tomber dans la fontaine de cette fichue salle de bal !
-C'est toi qui m'a sauté dessus ! se défendit l'accusé.
-C'est toi qui m'a forcé à porter une putain de robe ! Je hais les robes de soirée ! Je hais les talons hauts ! Le prochain qui me force à en porter une nouvelle fois, je le tue de mes propres mains ! Même si c'est toi Oyaji ! fit-elle en pointant Shirohige du doigt.
Le capitaine l'envoya voler d'une pichenette et la fixa sévèrement.
-Je t'interdis de parler ainsi ma fille. File te changer immédiatement. Rejoins les seconds de Ace pour nous faire le rapport de cette mission.
La brune se dirigea d'un pas fier vers les dortoirs et s'arrêta en entendant Patrick rire avec quelques autres. En se retournant, elle put voir que Edwin avait récupéré une photo de eux deux lors du bal. Elle allait parler qu'elle fut couper.
-Tu prendras les corvées de gardes pendant la semaine qui suit pour ton insolence.
Elle allait crier à l'injustice qu'elle fut de nouveau coupée par le paternel.
-Puisque Patrick t'a forcé dans cette mission et qu'il trouve cela drôle, il t'accompagneras dans cette punition.
-Justice, ricana-t-elle avec un sourire mauvais, faisant trembler le second de Ace.
Poke.
Poke. Poke.
Sabo grogna sans bouger. Pour une fois qu'il faisait la sieste en pleine journée.
Poke. Poke. Poke.
-Putain mais tu vas me laisser dormir ! ragea-t-il en relevant son chapeau.
Il haussa les sourcils en voyant que ce n'était personne d'autre que Chiantos qui venait le réveiller. L'oiseau piailla de joie et se frotta contre le blond.
-Chiantos ... Qu'est-ce que tu fais ici ? Me dit pas que c'est encore Ace qui s'emmerde ou Marco qui t'envoie en vacances ?
Le South Blue secoua son bec en le faisant claquer et tendit une de ses pattes à laquelle pendait un message. Le révolutionnaire fronça les sourcils et attrapa la lettre qu'il s'empressa de lire.
Sabo-kun,
Edessa n'est pas au courant de cette lettre. Elle est d'ailleurs entrain de relire ton dernier message pour elle alors que Chiantos,, que j'ai réquisitionné avec beaucoup de mal, t'apporte ceci.
Ta petite fiancée est très forte en infiltration et je pense savoir qui lui a donné quelques cours. Enfin, je pense que la photo qui joint ce message te feras très plaisir.
D'ailleurs, il vaut mieux qu'elle ne le sache pas, elle a faillit étriper Patrick pour cette mission et j'y ai échappé de peu en accrochant un autre cliché sur le mur de la honte. Tu pourras peut-être nous éclairer ?
Amicalement, Izou.
Sabo regarda alors la photo. Il s'agissait de Edessa en tenue de soirée, vêtue d'une longue robe dans les tons bleus la rendant des plus sexy. Ses cheveux coiffés avec un chignon dont quelques mèches s'en échappait et son regard bleu-gris légèrement embellis de maquillage semblait perdu dans les limbes de ses pensées.
Sur le moment, le révolutionnaire ne reconnut pas sa fiancée tellement elle était belle et pour la simple raison que jamais elle n'avait porté ce genre de tenue en sa présence.
-Qui est-ce ?
Le blond releva la tête pour croisé le regard interrogateur de Liam, penché au-dessus de lui. Avec un sourire, il lui tendit la photographie que le plus jeune regarda sous toute les coutures.
-C'est Edessa. Pendant une mission d'infiltration avec la deuxième.
-Elle est très belle, souffla Liam.
Sur le coup, Sabo grogna attirant le regard perçant de Chiantos. L'aîné se leva et récupéra sèchement la photo.
-Hey ! T'énerve pas ! Je vais pas te la piquer ta pirate ! s'exclama le plus jeune.
-Encore heureux, essaie ne serais-ce que poser tes mains sur elle et je te renvois dans un colis à Makino-nee-san.
Le révolutionnaire prit le South Blue sur son épaule et s'éloigna pour le nourrir et s'occuper de lui tout en réfléchissant à un mot de remerciement.
-De toute façon je suis loin de m'approcher de n'importe qu'elle femme !
Le blond releva son haut-de-forme baissé sur ses yeux. Il fixa son frère d'étonnement. Gay ? Naaaaan, son géniteur n'aurait jamais laissé passer ça ! Quoique ce n'était pas rare chez la nouvelle génération des jeunes nobles que ceux-ci préfèrent le petit-cul bien foutu de leurs domestiques ou esclaves plutôt que les formes de leurs femmes.
Liam s'approcha, sa grattant la nuque d'embarras.
-L'apprenti tailleur de notre famille était à peine plus âgé que moi, chuchota-t-il. C'était rien qu'une histoire, une façon de me prouver que je faisais ce que je voulais de ma vie.
-Alors qu'en fait ton père dirigeait tout. Je comprends ça, approuva Sabo en hochant la tête. Excuse-moi de m'être emporté. Je suppose que son absence me rend dingue et possessif.
Le plus jeune ricana et approcha sa main de l'oiseau. Chiantos se laissa faire et apprécia la caresse sur ses plumes. Sabo pensa aussitôt que si Marco voyait ça, il fulminerait d'être la seule victime de cet oiseau.
La porte claqua doucement. Sabo sourit sous son chapeau qui cachait ses yeux et s'avança, talonné par son frère. Il s'installa au bar et fit glisser un article de journal vers la patronne.
-J'ai déjà vu cet article il y a un moment Sabo-chan, sourit la femme en soufflant sa cigarette.
-Je me doute mais l'as-tu envoyé à Ji-chan ?
Sabo releva la tête et sourit de façon effrontée tout en enlevant son chapeau. A ses côtés, Liam fit de même sans le sourire néanmoins.
-Ne t'inquiète pas de ça, il est au courant de tes exploits, sourit Shakky. Mais plus important, qu'est-ce qui t'amène dans mon bar ?
-Allons, tu ne le sais donc pas ? Aurais-je un coup d'avance sur toi ? Fit le blond de son air innocent.
Shakky rigola et sortit deux verres qu'elle servit aux deux blonds. Reprenant un nouvelle cigarette, elle s'assit face à eux.
-Deux options, tu dois rejoindre Ann pour son petit soucis ou tu retourne faire chier Dragon. Sachant que tu es là et de bonne humeur, je penche pour la première option.
-Hai, j'ai décidé de prolonger mes vacances de quelques mois. Tout du moins je profite d'aller voir Ann et j'attends le bon moment qui serait à mon avantage. Tu dois te douter que ma survie ne fait pas beaucoup d'heureux parmis mes supérieurs.
L'ex-pirate acquiesça avant de se tourner vers Liam qui, de son penchant poli, était resté silencieux ne sachant trop quoi dire. Se sentant observé, il rougit et baissa le chapeau sur ses yeux imitant Sabo.
Le révolutionnaire ricana et retira le chapeau de son frère pour lui ébouriffer les cheveux avec une pointe de haki.
-Itaï ! Rugit le plus jeune. Je t'ai déjà dit que je suis pas un gamin.
-Tu es un gosse.
-Et à qui ai-je l'honneur ? Fit Shakky sans le lâcher des yeux.
Liam se leva et dans ses manières, qu'il n'avait toujours pas mises aux oubliettes, il s'inclina avant de se rasseoir.
-Je m'appelle Liam madame. Je suis le frère de Sabo.
-Madame ? Rigola la barman. Je ne suis pas si vieille que ça.
Une goutte de sueur coula sur le front de Sabo. Pas si vieille ? Naaaaan, elle était de la génération du jiji et avait arrêté d'être pirate il y a quoi, 40 ans ? À part ça, elle n'était pas vieille.
-Je t'ai déjà vu dans le journal. Tu suis Sabo pour tes vacances ?
-Il m'accompagne pour le voyage en effet. Toutefois, le trajet s'arrête à Shabaody pour lui.
-Quoi ? S'étrangla Liam. Et pourquoi donc ?
Le révolutionnaire soupira. Il avait réfléchit à cette discussion depuis des jours et elle était inévitable. De toute façon il n'avait pas le choix, Liam était trop inexpérimenté pour le Shin Sekai et ne savait pas où le larguer quand il irait voir Ace.
-Tu ne sais pas te battre. Et si c'est pour que tu me recommence le même coup que la dernière fois, ce n'est pas la peine.
-Et je fais quoi moi pendant que tu vas retrouver ta sœur ?
-Shakky aura bien une petite place pour toi ici, sourit machiavéliquement Sabo.
Shakky sourit. Le blond avait réussit son coup pour la forcer à accepter en la mettant sur le fait accomplis. Toutefois, l'ex-pirate accepta si en échange il voulait bien faire quelques petites courses pour elle comme assurer le service.
Edessa soupira en saisissant le plateau de nourriture. Une blague à laquelle elle avait aidé Haruta avait mal tourné et le duo s'était fait prendre. La brune connaissait les règles bien sûr et elle s'était récolté la corvée d'apporter tout ses repas à Smoker pendant le reste de son séjour.
-C'est le repas, fit-elle en entrant.
-Merci.
Elle allait sortir que le marine grogna. Parce qu'en plus, il était pas content par le menu ? Les cuistots allaient lui faire bouffer par les narines s'il mangeait pas.
-Je l'ai lu ce livre. Plusieurs fois, finit-il par lâcher.
-Et ? Qu'est-ce que cela peut me faire ?
Oui, la brune n'était pas vraiment d'humeur. Quelques remarques de la seconde division avaient eues raison d'elle.
-Ce gosse a été rattrapé par la pourriture du monde. Il a besoin des autres pour avancer et se retrouver seul l'a pas aidé. Ces sûr que cela devait réjouir Dragon d'avoir quelqu'un qui tuait sans problème tout ceux qui le gênait.
-Il n'était pas un putain d'assassin. Il agissait selon ce qu'il croyait juste. C'était juste un gosse perdu. Maintenant, veuillez m'excuser, je suis fatiguée.
Elle allait refermer la porte que Smoker la bloqua pour se retrouver dans le couloir et lui faire face. Ses yeux gris le foudroyait de toute part et le marine se surpris à penser qu'il allait se perdre dans ce néant.
-Quoi encore ? Siffla-t-elle.
-Si … Je connaissais Ha-Sabo. Si vous avez besoin de parler de lui je pourrais vous dire comment il était avant son emprisonnement.
-Pardon ? S'étonna-t-elle toute haine envolée par cette révélation. Vous avez vu Sabo avant sa … capture ? Impossible, jamais il n'aurait fraternisé avec un marine !
Avec un soupir, le Taïsa laissa la jeune femme passer. La soirée allait être longue. Très longue. Smoker devrait bien choisir ses mots pour ne pas vendre ce qu'il avait promis de cacher.
Edessa hésita un instant avant d'entrer dans la cabine mais elle devait savoir, elle voulait savoir comment Sabo avait connu ce marine et pourquoi personne ne semblait connaître ce petit lien entre son fiancé et l'un de leur ennemis.
Debout depuis l'aube, Sabo sentait son cœur se serrer. Une mauvaise impression lui tiraillait les entrailles. Le navire de commerçant avançait avec lenteur, beaucoup trop de lenteur à son goût.
Ce n'est que trois heures après le levé du soleil que le blond put apercevoir l'île qui, d'après le navigateur, était encore à cinq bonnes heures de navigation.
-Vous ne pouvez pas aller plus vite ?
-Désolé mon bon monsieur mais pas avec les cales aussi pleines.
Cachant sa rage, le révolutionnaire faisait les cents pas sur le pont. Et en plus de la lenteur s'ajoutait la chaleur qui devenait presque peu supportable après les longues journées en mer.
Il s'arrêta et enleva les lunettes de son chapeau pour les passer autour du cou. Il retira sa veste queue-de-pie et la rangea dans son sac, troqua sa chemise par une autre plus légère ayant appartenu à Ace par un temps.
-Davy Jones, faites que tout ce passe bien, murmura-t-il en rangeant son haut-de-forme.
Quelque chose dans ses tripes lui criait de se dépêcher mais aussi de se cacher. C'est pourquoi il avait changé de vêtement en plus de la chaleur. Et c'est à contre cœur qu'il rangea également le haut-de-forme et prit son bandeau sur lequel il reposa ses lunettes.
Une fois plus proche de l'île, le navire s'immobilisa pour son plus grand malheur en plus d'un autre. Il sentait Marco s'agiter contre un ennemi. Surement un amiral vu la puissance que le combat dégageait jusque lui.
-Pourquoi vous vous arrêtez ? Nous ne sommes pas arrivé ! S'insurgeât-il.
-Il y a un combat sur l'île.
-Et alors ? Je dois m'y rendre, maintenant.
Le marchand donna ses ordres tout tremblant. Sabo serrait ses jointure sur la rambarde, laissant la marque de ses doigts. Une explosion le fit grincer des dents alors que le bateau arrivait au port.
Un éclat de flammes bleues et un rayon jaune. Pas de doute, il s'agissait bien d'un amiral.
-Kizaru … Faites que Ace soit en sécurité, souffla-t-il en sautant à terre d'un soru.
A peine le pied au sol qu'il sentit la poigne de Marco l'agripper et l'emmener dans une petite ruelle sombre et vide. Le phénix était nerveux et dans un état que Sabo ne lui avait jamais vu.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Sabo.
-Kizaru. Il était ici pour enquêter sur un trafique dans lequel Shanks aurait peut-être mis son nez, et les risques qu'il se dirige vers la jungle et trouve le temple et surtout Ace, étaient trop énorme pour que je reste sans rien faire, yoi. Sabo, je ne peux te le demander qu'à toi. Pitié... connaissant Ace, ça serait pas étonnant qu'il essaye de venir mettre son nez dans le combat. Reste avec lui, qu'il reste calme et caché...
L'inquiétude du phénix était réelle et trop importante pour cet homme d'habitude si calme. On voyait qu'il était dans une situation qu'il ne maîtrisait pas du tout et que cela l'effrayait.
Comprenant par là qu'il ne devait pas interférer, Sabo respira calmement pour ne pas attraper sa panique et posa une main sur son épaule rassurante.
-Fais vite, il a besoin de te savoir en vie et bonne santé, fit Sabo. Je file.
Maroc hocha la tête et laissa aller Sabo, reprenant son envol pour retourner à l'attaque de l'amiral. Sabo courut entre les rues, laissant son haki lui ouvrir la voix tout en fermant les yeux.
Il croisait les doigts pour que son frère ne fasse pas de connerie et priait pour que Kizaru fiche le camp au plus vite car même si le phénix était puissant, il est dans un état qui pourrait le désavantager et alors même Sabo n'était pas sûr d'avoir récupéré assez pour affronter un amiral.
Il ne lui restait plus qu'à prier en entendant une nouvelle explosion.
Et voilà ! Nous voici donc à un point important de l'histoire. Je vous retrouve pour la suite ?
