Bonsoir !

Alors, je suis désolée de ce retard, je devais publier fin de la semaine dernière mais au moment de le faire, j'ai eu la bonne idée de relire mon chapitre et j'ai remarqué un hic. En fait, j'avis pas écrit le chapitre ci-dessous mais celui d'après, ce qui fait qu'il aurait manqué ce passage et que cela aurait été un peu ... décalé, c'est le mot.

Certes, ce chapitre n'apporte pas grand chose par rapport à celui de Zialema car il s'agit des mêmes passages mais je voulais le point de vue de Sabo et ses ressentis.

Je vous remercie aussi pour vos rewiews qui e touchent toujours autant et je vous laisse lire :)


Traverser la jungle ne fut pas difficile. Par contre, même pas sortit du couvert des arbres, Sabo entendait déjà la voix de Ann, mais de façon vocale et sentait le haki perturbé. Ce qui fit qu'il se précipita pour attérir devant le petit temple, grimpa quatr à quatre les marches pour voir sa son frère appuyé contre un mur, la main sur le ventre.

-Ace, souffla-t-il.

-ça fait mal ! Putain ! fit-elle en serrant les dents.

Le blond se précipita sur elle et commença à paniquer en voyant l'eau qui imbibait les vêtements et faisait une petite flaque au sol. Le travail avait déjà commencé.

-K'so, où est la sage femme ?

-Elle est entrain de faire un golf plus bas t'as pas vu en v'nant, grogna Ann. MAIS TU VOIS PAS QU'ELLE EST ABSENTE ! hurla-t-il.

Le révolutionnaire préféra ne rien dire et aida sa soeur à se lever. Il ne fallait pas qu'elle reste dehors. Avec toute la délicatesse du monde, il l'a déposa sur la couche et s'empressa de remplir une bassine d'eau pour éponger le front de Ace.

-ça fait mal ...

Sabo ne dit rien et se mordit la lèvre. Et dire qu'à l'autre bout de l'île Marco était entrain de se battre contre Kizaru. En gros, il était dans la merde ...

-J'ai pas signé pour faire un accouchement en faisant le serment du saké Ace, fit Sabo la voix tremblante.

-URUSAI !

Ok ... Alors se faire insulter par unne femme qui accouche c'est normal ? Peut-être oui. En tout cas il faudra faire avec.

Il voulut se lever pour aller chercher une couverture que Ann posa sa main sur son poignet.

-Sabo ... Me laisse pas toute seule ... Aide-moi s'il te plait ...

Le regard de cendre de son frère était profond et on y lisait de la peur. Beaucoup de peur de donner naissance. Alors, avec beaucoup de self-control, il cacha sa propre panique pour ne pas effrayer sa soeur.

-Je vais chercher des serviettes, ne bouge pas !

-Comme si je le pouvais, railla Ace en grimaçant.

Sabo revint vite et passa une main sur le front de sa soeur. Heureusement qu'elle portait du kairioseki, cela faciliterait les choses.

-Je vais devoir écarter ton kimono pour que tu sois à l'aise d'accord ?

Ann ne répondit rien. Elle devait sûrement être à mille lieux pourtant elle aquiesça et se laissa faire lorsqu'il arrangea le vêtement pour lui liberer les jambes.

-Bien, souffla Sabo. Si je compte tes contractions, tu en a une toutes les quinzes minutes ...

-Et ? Ils sont entrain de danser la samba dans mon ventre alors je fais pas de différence pour la douleur !

Le révolutionnaire ne savait pas vraiment comment faire. Il aurait aimé avoir quelqu'un pour le soutenir ici et maintenant. Il entreprit de masser les épaules et les bras de sa soeur pour la détendre au maximum.

Mais une contraction plus forte que les autres le força à changer de tactique.

-On ne peut pas attendre la fille de Benn, va falloir que tu m'aide Sab', grogna Ace.

-Je ...

Pourtant, le cri de Ann le décida à prendre the décision et il changea de position pour se plaçer devant ses jambes. Il déglutit, totalement terrorisé par ce qu'il devait faire.

Pourtant, il inspira calmement et commença à masser les jambes de Ann et les plier de façon à facilité l'accouchement et la sortie des bébés.

-Respire calmement Ace, cales-toi sur ma respiration.

-Plus facile à dire qu'à faire !

-Inspire, expire ... Comme ça ...

Sabo continua de respirer doucement et assez fort pour que son frère face de même. Cela entreprit de le calmer un peu.

-Maintenant, fais de petites respirations, comme les chiens. Voilà, comme ça ...

Et toujours pour l'aider, le révolutionnaire fit de même. Il sentait pourtant le corps se tendre à chaque contraction tout en continuant de masser les jambes.

-Tu fait quelques petites respirations et tu pousses, le plus fort possible.

-HAAAAA ! rugit Ann en s'exécutant.

Sabo continua, il alterna le massage avec un linge humide qu'il passait sur son ventre pour soulager un mminimum la douleur.

Il eut le malheur de passer près des doigts de Ann qui se saisit de sa main et se mit à la serrer de toutes ses forces.

Le blond grimaça de douleur en voyant ses articulations devenir violettes. Et cela, sans le haki s'il vous plait !

-Doucement Ace, j'ai encore besoin de ma main.

-Putain ! Marco a plus jamais intérêt à s'approcher de mon corps sinon je le défonce ! Rugit Ann en le délaissant pour le coussin le plus proche.

-Calme-toi, rigola le cadet.

-Je vais lui faire bouffer ses plumes à cet enfoiré ! rugit de nouveau Ann.

Sabo allait répliquer par une remarque cinglante mais se concentra alors sur le mouvement plus bas. Il fronça les sourcils en voyant quelque chose en sortir.

-Continue Ann, je vois la tête du premier !

Et dans un dernier cri, Ann poussa plus fort avant de laisser sa tête retomber sur l'oreiller. Des petits cris fendirent l'air.

Sabo restait sans voix devant le petit bout de chou rose qu'il avait dans les mains. Il s'empressa de saisir le couteau de chasse de Ace qu'il lui fit stéréliser en enlevant momentanément son bracelet de kairioseki et coupa le cordon ombilical.

Puis, avec beaucoup de douceur, il plongea le petit être dans la bassine d'eau pour nettoyer et l'empressa de l'enrouler dans une couverture.

-Elle est magnifique, chuchota Sabo. Tiens.

Ann se redressa un peu et prit le bébé dans ses bras. Les deux frères étaient captivés par ce petit bout aussi pur.

-Bienvenue au monde, Portgas D. Lina, chuchota Ann. Bienvenue dans le Shin Sekai, ma fille ...

Sabo entreprit de mieux caler son frère contre les coussins car le deuxième bébé ne semblait pas presser de sortir et comme il n'avait pas les compétence ni le matériel, il préférait laisser faire la nature.

-Pourquoi on ne voit pas ses yeux ? paniqua l'ainée.

-C'est normal, rigola Sabo. Elle doit être épuisée et puis il faut qu'elle s'habitue.

Sabo passa son bras autour des épaules de Ann et l'appuya doucement contre lui. Il ferma un instant les yeux et étendit au maximum son haki pour tenter de percevoir Marco.

D'après l'agitation, il semblait toujours en combat contre Kizaru mais préféra se taire pour ne pas paniquer encore plus la nouvelle maman.

-Il est encore là-bas hein ? souffla la D.

-Oui. Ne t'inquiète pas, savoir que je veille sur toi, le rassure. Et il te reviendra après avoir botté le cul de ce k'ssou Taïsho.

Ann rigola doucement ppour ne pas reveiller sa fille qui dormait contre elle. Elle ferma les yeux et se laissa bercer par Sabo qui chantonnait une berceuse qu'il avait apprise étant enfant.

-J'ai paniqué, finit par avouer Ann. Je voulais le rejoindre et c'est là que j'ai eu les premieres contractions.

-Je suis arrivé au bon moment. Tu n'as plus à t'en faire maintenant, je resterais là pour vous trois.

-Tu pourras rajouter ça à ton c.v. rigola Ace. Dans exprérience : a fait accoucher la Kaizoku-hime !

Le blond rigola mais se calma en entendant son frère gémir. Apparement, le deuxième était aussi pressé de sortir et rejoindre sa soeur. Il se leva et ammena des couverture pour faire un couffin improvisé et déposé Lina dedans.

-Ma fille ...

-Ne t'inquiète pas, elle est reste près de nous mais vaut mieux pas que tu l'ais dans les bras pendant que le deuxième chibi-poulet sort.

Ann le gratifia d'un regard noir à l'entente de ce surnom mais ne put répliquer qu'une contraction la reprit.

-Doucement Ann, comme tout à l'heure, inspire, expsire ...

La brune s'exécuta et suivit le reste de ses conseils sans broncher. Il en allait du bon déroulement de la naissance et du fait de minimiser les douleurs.

Sabo reprit ses actions de massages sur les jambes après avoir rallongé un peu sa soeur et l'avoir remit dans une position confortable pour la sortie du bébé.

-Courage Ace, tu y es presque !

Et comme précédemment, la D. poussa. Toutefois, elle se retiens d'insulter Marco. Après tout, avoir tenu sa fille dans ses bras quelques instant semblait l'avoir calmée.

Sabo attrappa le petit garçon mais fronça les sourcils. Ann le regarda par dessus ses jambes, inquiète de ne rien entendre.

-Il ... Il ne pleure pas ...

-Non, souffla Ann avec la gorge nouée.

-Ne t'inquiète pas, il est vivant juste que ... Il ne dit rien.

Alors tout comme pour la première, il entreprit de couper le cordon et de la plonger dans l'eau. Cela sembla activer l'enfant puisqu'il se mit à pleurer encore plus fort que sa soeur.

Le révolutionnaire donna ensuite l'enfant à Ace pour qu'il puisse le calmer et enfin le tenir dans ses bras.

-Et te voilà, Gol D. Red. Vous m'en avez donné du fil a retordre toi et ta soeur.

Le poupon s'endormit dans ses bras et le blond pofita de ce moment pour faire un deuxième couffin. En voyant Ann papilloner des yeux de fatigue, il prit le bébé soon un grognement.

-Ne t'inquiète pas, il est juste là à côté de Lina. Tu es fatiguée et tu dois te reposer.

-Je peux le garder dans mes bras, bougonna l'ainé.

-Je préfère pas. Ce n'est peut-être pas conseillé. Allez, dors. Je serais juste là si tu as besoin.

Sabo l'embrassa sur le front et posa une couverture sur elle après avoir nettoyé les marques de la naissance. Il regarda un instant les deux bébés endormit et eut un sourire.

Ces deux petits monstres de D. étaient plus redoutable que leur père puisque sans un regard et sans rien dire, il sut qu'il serait très difficile pour leur résister.

-Sabo …

Le blond regarda sa sœur qui fermait les yeux, épuisée comme jamais. Il s'approcha et s'assit sur le bord de la couche.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Merci … Merci d'avoir été là pour moi … Pour nous. Tu mérite plus que jamais le droit d'être le parrain de Lina.

Le révolutionnaire prit la main qu'elle tendait et la sera doucement. Il lui rendit son sourire et caressa doucement ses cheveux.

-Je t'adore, petit frère …

Une fois la pirate endormit, il l'embrassa sur le front et vérifia une dernière fois que les bébés allaient bien. Les deux jumeaux dormaient près de leur mère. Avec un sourire, le blond sortit en sentant deux voix.

Avec un sourire, il regarda Marco s'approcher en compagnie d'une femme qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. La fille de Benn.

-Il dort, souffla le blond. Par contre, tu peux t'attendre à une longue période d'abstinence forcée. Ace semblait déterminé à te tuer la prochaine fois que tu oserais t'approcher un peu trop de lui …

Il sourit en voyant Marco hausser un sourcil et il posa une main sur son épaule en voyant qu'il n'avait pas réellement saisit la chose.

-Félicitation, Marco … Te voilà papa de deux magnifiques bébés. Bonjour Sherine-san, il y avait longtemps.

-Très, en effet. Tu es un professionnel, Sabo-kun ?

Il retint de justesse un rire et secoua la tête, ne pouvant cacher un sourire.

-Hn-hn.

-Eh bien, restez ici tout les deux, je vais voir mes patients. Ils ont pleuré ?

-Un peu, oui, mais pour l'instant, tout est calme, et le haki ne perçoit rien d'inquiétant.

Le femme hocha la tête et fila dans la pièce à côté pour rejooindre Ace et les jumeaux. Sabo regarda Marco en état de choc et sedit qu'il serait comme lui si Edessa venait à accoucher.

Sherine revint rapidement avec un sourire.

-Ils sont en bonnes santés. Il me faut par contre deux trois trucs histoires d'en être certaine. Tu as fait du bon travail, pour un amateur. Félicitation, Marco-san, vous voilà père.

-Merci … murmura le phénix.

-Oulà, je crois qu'il est cassé … commenta Sabo avec un sourire et en entendant la voix lointaine du pirate.

-Tu veux bien me servir de mule ? Faudra acheter deux trois trucs, aussi, fit Sherine à Sabo.

-Pas de soucis, assura-t-il.

Le révolutionnaire allait passer à côté du phénix pour rejoindre la femme que le blond le saisit par l'épaule. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, le pirate le prit dans ses bras, luttant conter ses larmes.

-Merci … Merci de l'avoir aidé …

Sabo lui tapota gentiment le dos. Le trop plein d'émotion avait rayé le commandant.

-La famille, c'est fait pour ça. Et puis, d'après Ace, je suis le parrain de la demoiselle, alors, je pense que je peux aussi vous remercier tout les deux. Allez, file, ils ont besoin de leur père.

Il regarda le phénix partir et prit Sherine à son bras, galant, pour l'accompagner en ville. En chemin, il prit le temps de lui raconter ses derniers voyages et prit des nouvelles de la jeune femme.


Le révolutionnaire raccrocha le den den avec un sourire. Shakky avait été enjouée de savoir la bonne nouvelle. La barman attendait donc que le blond lui ramène rapidement une photo de la petite famille.

Sabo reprit le petit escargot dans ses mains et composa un nouveau numéro, laissant la tonalité résonner avec ses pensées tout en regardant le temple depuis un arbre.

« Moshi mosh ? »

-Maki ?

« Sabo ! Comment vas-tu ? »fit la jeune femme joyeuse. « attends juste deux seconde, je repose la vaisselle. »

Avec un sourire, il laissa sa marraine s'installer confortablement à une table de son bar.

« Je t'écoute, qu'as-tu de beau à raconter ? »

-Les deux petites étoiles sont là avec une pointe d'avance, sourit Sabo. Mais ils se portent bien.

« C'est magnifique ! Mes félicitations aux heureux parents. Tu m'amèneras une photo ? »

-Bien sur, je vais réquisitionner Chiantos pour ça, rigola-t-il.

Makino rigola dans le den den et il entendit la porte s'ouvrir avec une discussion en fond.

« J'ai des clients. Je vais devoir te laisser. Juste, ça se passe bien avec ton frère ? Ace ... »

-Liam est à Shabaody. Il est pas assez fort pour le Shin Sekai et trop de personnes veulent ma tête pour qu'il voyage tranquillement à mes côtés.

« bien, je te laisse Sabo. Passe mon bonjour à Ace et sa famille ! »

La tenancière raccrocha et Sabo descendit de son arbre en sentant Sherine à quelques pas du temple dans la forêt. Il grimpa les marches et arriva au moment même où Red changeait de main.

-J'ai appelé Shakky-san et Maki. Elles veulent des photos. Comment tu te sens, Ace ?

-Je me sentirais mieux quand je retirerais le bracelet de kairioseki, répondit Ann en arrangea Red dans les bras de son père.

-Tu peux le faire maintenant, d'après moi. Elle a dit que tu devais le garder pour conserver un corps humain au maximum. Tu n'en as plus besoin, maintenant.

Ann le regarda avec suspicion.

-Demande-lui, elle est là…

En effet, tout juste deux minutes après ça, la fille de Beckam entra.

-J'ai eut mon père par denden. Ils seront là demain. Permettez ?

La femme tendit les bras vers les bébés. Elle prit Lina dans ses bras et à la table basse pour l'examiner. Sabo prit appuis sur le mur derrière lui. Il regardait la scène sans intervenir, voyant à quel point son frère et son amant avaient changé.

-Je peux me débarrasser du kairouseki ? demanda Ann avec espoir.

Sherine releva la tête, réfléchi un instant, puis hocha la tête.

Ann retint un hurlement de joie et retira l'objet qu'elle jeta à son frère qui le rattrapa.

Sabo le retourna un instant dans ses mains puis le rangea dans sa poche, il le rendrait plus tard à la brune si elle en avait besoin.

Quand les flammes moururent, Portgas D. Ace fit son grand retour.

-T'as besoin d'une bonne coupe de cheveux, lui dit Sabo. Mais je suis content de te revoir vieux frère.

Ace tira la langue à Sabo.

-Comment te sens-tu ? s'enquit Sherine.

-Encore un peu fatigué, mais ça va, répondit Ace. Par contre, j'ai une sacrée envie de douche ou de bain. L'un ou l'autre.

-J'ai retrouvé deux trois vêtements à toi, Ace. Tu as fait exprès de laisser la moitié de ta garde robe à la maison ? demanda Sabo en allant rejoindre son frère.

-Je voulais voyager léger, surtout.

Sabo ramassa son sac et hissa son frère sur pied. Ace s'appuya sur lui, arrangeant au mieux son kimono, désormais très lâche au niveau de la ceinture, vu que les graisses en trop avaient fondu avec le retour des flammes.

-Ja ne.


Ace se laissa aller sous la douche, le blond s'assit dans un coin de la salle de bain. Il l'avait accompagné car il voulait parler avec lui, comme il en avait l'habitude avant. Toutefois, cette scène de la salle de bain ne lui rappelait que trop celle de Impel Down.

-Bizarre… chuchota Ace.

-Qu'est-ce que tu racontes ? demanda Sabo, en relevant la tête et coupé dans ses pensées.

-Rien. Je pense… lui répondit Ace. Envoie le gel douche.

Le gel douche en question vola au travers la pièce, et manqua de cogner Ace sur le crâne s'il ne l'avait pas rattrapé au vol. Le brun éteignit l'eau et se savonna.

-Merci encore, Sab'. Je te serais éternellement reconnaissant pour ton aide, fit-il.

-On est une famille, Ace, c'est normal. Si les rôles avaient été échangés, tu aurais fait pareil, et je sais que c'est pareil si on avait rajouté Luffy dans l'équation.

-Il va me tuer pour ne pas avoir été là.

Sabo eut un petit rire, et se laissa aller un peu plus contre le mur.

-On en a fait du chemin, tu trouves pas ?

-Oh oui… j'ai l'impression que tout est allé si vite… y'a pas longtemps, nous étions encore des gamins faisant des conneries comme c'est pas permis et aujourd'hui…

-Nous sommes des adultes, avec une vie aussi stable que possible pour des criminels comme nous.

Le révolutionnaire caressa inconsciemment la cicatrice de son œil, le visage et le rire de Edessa passant furtivement dans son esprit.

-La Grand Line nous a changé… cet Océan nous a changé, il nous a fait grandir… t'es pas d'accord ?

Il reçu dans ses bras le sac que lui lança Sabo et il fouilla à l'intérieur, retrouvant les fringues que son frère avait récupérer à lui, de Dawn.

-On est plus des gamins irresponsables, c'est certain. On a vu les deux extrémités de l'existence…

Sabo releva la tête alors que son frère s'était figé, l'air perplexe. Il eut un pauvre sourire.

-On a tué, et aujourd'hui, tu as donné la vie. Si ce sont pas des extrémités, dis moi ce que c'est, précisa Sabo. On a vu l'Enfer, aussi… et je pense qu'on a chacun notre propre définition du Paradis…

Le blond réceptionna le sac que son frère lui rendit et le regarda s'asseoir face à lui. Il devinait le légère joie de son frère. Oui, il connaissait le paradis de Ace et lui-même ne pouvait s'empêcher de penser au sien.

-Je t'ai raconté la première fois que j'ai tué quelqu'un ? murmura Ace.

-J'ai cru comprendre que ça datait de Dawn, mais sans plus.

Le révolutionnaire tenta de se remémorer la vague discussion qu'il avait eu avec Rayleigh et les information qu'il avait tiré à Makino sur les bagarres que l'ainé avait eu.

-J'avais sept ans. Ji-chan était en train de chasser, pendant que Luffy et moi, nous étions sur la petite avancée herbeuse… tu vois laquelle ?

-Celle où ont traîné tout le temps, quand on était gosse ?

-Ouais… C'est là que des marines ont débarqué. Je savais pas ce qu'ils avaient contre nous, à l'époque. Tout ce que je savais, c'est qu'ils nous voulaient mort, Luffy et moi. J'ai pas réfléchi, j'ai prit Lu' et on a fui…

-Et la malchance a frappé, je suppose ?

-Ouep. Ils nous ont lâché des chiens dessus. Luffy c'est prit le pied dans une racine et il a trébuché. J'ai pas réfléchi plus que ça. Je me suis jeté sur le premier gars et je lui ais prit son flingue. Dans la lutte, j'ai appuyé sur la gâchette par accident.

Ace mit un doigt sous sa mâchoire.

-La balle est entré par là, et elle est ressortie par en haut. J'ai pas réfléchi plus. J'ai pointé le pistolet sur un autre marine, et j'ai tiré. Pour faire mouche. Les coups de feux ont dû avertir Ji-chan parce qu'il est arrivé et nous a sauvé.

Ace releva les yeux et regarda avec détermination son frère. Sabo hocha lentement la tête, comprennant ce qu'il allait dire.

-Pour te ramener sur le droit chemin, j'ai cessé de tuer. Il fallait que je te montre qu'une autre solution était possible. Mais il est hors de question que mes enfants doivent vivre la même chose que moi. Si pour ça, je dois recommencer à faire couler le sang, il en sera ainsi. Ma famille passe avant toute chose.

-Je n'en doute pas une seule seconde.

Sabo se remit debout et tendit une main à son frère qui se releva. Ace respira profondément en s'étirant, suivant son frère jusqu'à la pièce à vivre.

Maintenant que c'était clair, le monde n'aurait qu'à bien se tenir. Ace semblait déterminé à éliminer quioconque s'approcherait un peu trop des jumeaux.

-Oh, j'allais oublier, fit Sabo, coupant les pensées sombres de son aîné.

Il se mit à fouiller dans son sac et en tira deux paquets alors qu'ils retrouvaient Marco en train de coucher les jumeaux dans leur couffin respectif.

Il jeta un paquet à chacun des parents et leur dit avec un sourire :

-C'est pour les gamins. Le rose pour la demoiselle, bien évidemment, et le bleu, pour monsieur !

Curieux, les deux parents déballèrent le paquet, sous le regard intrigué de Sherine.

Ils se retrouvèrent chacun avec un petit oiseau en peluche dans les mains. L'une était Une rose, tirant presque sur le rouge orangé et l'autre bleue hésitant parfois entre le gris et le vert.

-Ace n'a pas pondu d'œuf comme je m'y attendais, mais ils n'en restent pas moins des petits oisillons… ça vous plaît ? demanda Sabo avec un beau sourire.

-Ils sont adorables… merci frérot !

Sabo reçut son frère dans ses bras sous le petit rire de Sherine toujours présente et le regard noir de Marco auquel il répondit par un autre du genre 'cherche pas, j'ai écrit tout un livre sur les blagues aviaires qui vont te pourrir tes journées'.


La nuit était sombre et Sabo ne dormait pas. Il regardait les étoiles en souriant et son sourire s'adoucit en sentant Ace poser sa tête sur son épaule en étouffant un bâillement. Il sourit mais ne bougea pas pour ne pas déranger son ainé.

-Tu as des enfants magnifiques Nii-chan.

-Merci, souffla le brun. Et toi, quand en feras-tu ?

Le blond ne répondit pas. Il ne voulait pas encore entrevoir cette perspective dans sa vie car cela voudrait dire que soit lui, soit Edessa ne pourrait plus continuer dans la voie choisie.

-Un jour peut-être, murmura-t-il. Quand le monde aura prit un autre tournant et que mon enfant ne craindra rien.

Le D. ne lui répondit pas et pendant un instant, Sabo cru que son frère avait succombé à sa fatigue. Pourtant, le souffle de son frère restait irrégulier.

-Ta chérie a un peu de mal à obéir. Elle a voulut refaire le portrait de Patrick pour une mission alors qu'il agissait en son supérieur.

-Je sais, Izou m'a envoyé une photo. Elle était très belle dans cette robe. Aurais-je oublié de préciser qu'elle ne porte pas les talons hauts et les robes de soirées dans son coeur ?

Et le révolutionnaire raconta alors cette soirée où il avait invité Edessa dans un beau restaurant chic de la zone touristique à Shabaody pour fêter leur un an de mise en couple. La brune s'était humiliée sur la piste de danse car elle ne savait pas danser et avait casser un talon. Il raconta aussi son fou rire qui avait blessé la jeune femme qui avait alors promit de ne plus jamais s'habiller de cette façon.

Le petit rire de son frère augmenta encore plus son sourire. Un autre bâillement de son frère lui fit tourner un peu la tête pour l'observer. Il avait de légère cerne sous les yeux qu'il retraça du doigt.

-Va dormir, tu en as besoin. Je vais garder un oeil sur les jumeaux.

-Et toi ? C'était quand ta dernière nuit ?

Le blond haussa les épaules et poussa son frère dans le petit temple pour l'obliger à dormir. Il se retourna vers les étoiles et s'assit contre le mur près de l'entrée, son chapeau baissé sur son visage.

-Bonne nuit Edessa, murmura-t-il.


Sabo releva la tête et grogna. Nan mais il se foutait de qui lui ? Heureusement qu'il avait pas de gosse, il l'aurait plein le pauvre !

Le blond se releva et se plaça en haut des marches menant au temple, attendant les bras croisé et le regard dur. Il n'attendit toutefois que peu de temps que deux hommes sortirent du couvert des arbres pour les rejoindre.

Shanks se ramassa un coup de pied dans la figure qui l'envoya valdingué en bas des marches du temple, de la part de Sabo. Benn regarda ça d'un air amusé, avant de saluer le révolutionnaire.

-Salut, Benn. T'as vu ta fille ?

-Oui, mais elle travaille, pas comme son bon à rien de père, sourit le gris avec fierté. Où sont les heureux parents ?

-Marco apprend à changer une couche. J'ai préféré me retirer, parce que si Ace peut s'en tirer indemne en se moquant de lui, je doute que ce soit mon cas.

Il se rappela le croche-pied que Marco lui avait fait en douce alors qu'il apportait le linge propre la veille. Le pirate n'avait pas oublier sa petite remarque sur les œufs non-pondu par Ace et lui avait bien fait comprendre qu'il adorait se venger plus tard, histoire de se rappeler à son bon souvenir.

-J'ai cru comprendre que tu devais rajouter sage-femme à ton c.v. Tu crois que Dragon te donneras une augmentation pour ça ?

-J'en doute, sourit le blond.

Shanks revint à cette instant, frottant un début de bosse sur son front et une boudeuse sur les lèvres.

Pourquoi tu m'as frappé ? Bougonna le Yonkou.

-Parce qu'ils ont besoin de calme et que tu hurlais comme un malade ! Je vais pas te laisser effrayer mon neveu et ma nièce !

-Il a pas tord, pointa Benn. Ils sont dans le monde, à présent, ils doivent s'y habituer, progressivement, et pas les choquer avec des hurlements.

Sabo eut un petit rire et les préceda pour entrer dans le temple. Il écoutait les deux nouveaux parents parler et sourit.

-Félicitation aux heureux parents, salua Benn.

Il alla serrer la main de Marco, puis offrit une accolade à Ace.

-Comment tu te sens, gamin ?

-Je suis content d'être un logia, sourit Ace. Et content d'être de nouveau un homme… même si ça fait un peu bizarre, après tout ce temps.

Shanks poussa Benn et prit Ace par l'épaule. Sabo eut peur un instant que Shanks fasse ou dise une connerie plus grosse que l'empereur mais pourtant …

-Félicitation, Ace. J'ai hâte de voir la tête de Rayleigh quand il le saura.

Ace lui rendit son étreinte et se dégagea.

-Et donc voilà les mini-poulets grillés ? s'enquit Shanks en regardant les bébés.

Marco se racla la gorge et le blond ricana. Apparemment, il n'était pas le seul à faire dans les remarque de piaf aujourd'hui.

-Plus doucement, Nii-san, réclama Ace. Et d'autre part, ce ne sont pas des poulets-grillés.

-C'est quoi les prénoms ? demanda Benn en contournant le couple et Shanks pour se rapprocher des bébés, allant ainsi se mettre du côté de Sabo qui lui sourit.

-Portgas D. Lina à droite et Gol D. Red à gauche. Ils changeront de noms s'ils le veulent quand ils seront plus grands, yoi, souffla Marco sans quitter ses bébés du regard.

-Oh, tu donnes tes deux noms, Ace… astucieux… sourit Shanks. Néanmoins, Red et Lina, ça fait presque penser à Red Line.

-Merci, Izou nous l'a déjà pointé, mais c'était pas notre intention du départ, murmura Ann.

-Tu peux pas prétendre que ce sont pas tes gosses, Marco, ton fils te ressemble déjà un peu, ricana Benn.

-Heureux ? demanda Shanks à Ace.

Le sourire des deux parents pouvait éclipser le soleil.

Les trois autres hommes eurent un petit rire, avant de rapporter leur attention sur les bébés. Deux adorables poupons qui ne savaient rien encore de l'horreur du monde réel. Deux poupons pour qui les personnes présentes seraient prêt à tout pour leur assurer une vie magnifique et heureuse.

Deux êtres innocents et purs.

Ace se pencha sur les berceaux et embrassa chacun des bébés sur le front.

-Je vous aime, tout les deux… mes tout petits…

Sabo eut un petit sourire et sortit du temple. La guimauve et les mièvrerie ne lui rappellait que trop bien ses journées passées dans le lit avec sa compagne où ils ne se disaient que des mots d'amour et qu'ils refaisaient le monde.

-J'ai cru comprendre par Ace que tu ne voulais pas d'enfants.

-Pas maintenant. Edessa et moi n'avons pas les mêmes objectifs et je doute qu'elle arrête la piraterie pour s'occuper d'un bambin.

Benn alluma une nouvelle cigarette. Le blond soupira et joua avec une petite pierre qu'il fit tourner dans ses mains.

-Je ... J'ai déjà guéris mes blessures mentale mais il est encore trop tôt pour que je puisse passer au niveau supérieur.

Le gris le regarda et le révolutionnaire sut que son coeur allait lâcher. Le trop plein de bonheur de son frère ramenait sans cesse Edessa à son esprit et la jeune femme lui manquait beaucoup trop.

-C'est humain, souffla le fuku-sensho.

-De quoi tu parles ?

Sabo le regarda perplexe et comprit à son sourire. Oui, c'était humain de laisser sa peine apparente et ce sourire le fit fondre. Il laissa une larme puis une autre et encore d'autres couler sur ses joues.

Il n'avait qu'une hâte maintenant, que Shirohige presse le Moby Dick pour qu'il retrouve sa fiancée.


Et voilà, donc c'est un petit paquet de sentiments et d'émotions. La suite sera plus douce, plus sportive et remplie de guimauve !

Ja na !