Bonsoir tout le monde !

Oui, je suis vivante mais je ne suis pas fière ... En effet, j'ai fait attendre tout le monde et j'en suis désolée, ce n'était pas mon intention. Et en plus, le chapitre que je vous propose, il est pas top parce qu'il ne se passe rien d'intéressant à part de la parlote mais je me devait de le publier, il en va du fonctionnement de cette fic, y me fallait ce moment ennuyant au possible.

Mais avant de lire, je remercie mes fidèles lecteurs/lectrices : Zialema (Un nouveau joueur dans la marine ? Tu vas aimé ... Ou pas ! Et oui, Sabo change de comportement, il reste comme il aurait dû toujours être et j'avoue, je le vois totalement comme ça. j'attends tes questions ^^); Chibichibiluna; la vaguefolle (justement, tu comprends rien ? c'est normal, tout va s'expliquer petit à petit ... et tu vas enfin voir comment Sabo va réagir devant ses supérieurs); Vivianne95; SwallowFeather (en même temps, ou il était obligé de suivre la nourriture à l'odeur, ou il mangeait pas à cause de ses frères ^^); Algol D. DarkWalker; Iris-Caramelomane et Mzelle A.

Allez, bonne lecture !


"Alors, un commentaire à me faire ?"

Sabo regardait Dragon dans les yeux. Il ne le lâchait pas du regard alors que le silence s'éternisait dans la salle. Seul était entendu les respirations hachées et retenues en attendant l'explosion.

-Ton retour était attendu, susurra le chef de la Révolution. Nous ne t'attendions presque plus pour cette réunion à laquelle tu étais convié.

-Une réunion ? J'aurais plutôt dit un procès, murmura Sabo.

-Allons, ne soit pas si pessimiste. Il est vrai que nous devions parler des remous que tu as causé mais loin de là mon idée de te juger.

Ce fut les mots de trop. Le blond frappa du point sur la table, se redressant pour donner plus de valeur et de puissance à ses propos.

-Mensonges ! Vous n'attendiez que mon arrivée pour me mettre des accusations sur le dos, siffla-t-il. J'ai entendu ce que disent les hommes et les femmes. J'ai entendu les murmures dans chacun des murs. Je ne suis pas un pion que vous pouvez déplacer à votre guise. J'en ai marre de devoir faire le sale boulot et me taire.

-Espèce de gamin arrogant, tonna l'un des commandants. Tu dois respect à Dragon-san. Et puis ton boulot est de faire ce que l'on te dit. Tu n'as aucun grade ici.

-Allons, laissez-le parler mes amis, j'ai envie d'entendre sa version.

Toutes les têtes se tournèrent vers l'un des Itinérants. Le plus actif d'entre eux, le plus redoutable aussi d'après les rumeurs. Il ne parle jamais pour ne rien dire et préfère écouter. Sa discrétion est son arme et est la plus fatale. C'est ainsi qu'est Sorasa.

-Je n'ai aucune version à donner. Il est juste inconcevable que Dragon nous utilise comme ses pions dont il se débarrasse lorsque qu'il n'en veut plus.

-Ton emprisonnement, reprit un commandant, ton emprisonnement n'est pas de notre fait. Nous ignorions que Akainu se pointerait et nous n'avons pas eu le temps d'agir.

Sabo se figea. Ses mains se crispèrent contre lui et il sentit alors ce qu'il avait gardé dans sa poche. C'était le moment de sortir cette preuve et de faire tomber des têtes. Tranquillement, alors que le silence était entrecoupé des hauts-placés qui tentaient de justifier cette partie de l'histoire, l'ex-noble sortit de sa poche un petit objet long.

Posé sur la table et ne disant rien, les révolutionnaires finirent par se taire un à un en regardant ce qu'il avait sortit. Une seringue. Une petite seringue encore remplie et non utilisée.

-Qu'est-ce que ceci ?

-Un poison très puissant. Une injection peut tuer n'importe quel homme ou animal dans les heures qui suivent. Incolore et inodore, très difficile à détecter. Il m'a été remis en main propre lors de mon retour. Apparemment, il m'était destiné à Impel Down.

-La Révolution n'a rien à voir avec ça. Jamais nous n'aurions fait quelque chose de ce genre, contra un commandant.

-Jamais ? Voyons, susurra Sabo. Nous savons tous comment la Révolution gère les fuites d'informations, les déserteurs et ceux emprisonnés. Ne mentez pas en disant que la révolution n'a pas agit car quelqu'un l'a fait ! Quelqu'un parmi vous voulait ma mort au lieu de tenter de me sauver.

Un brouhaha incessant prit place dans la salle. Le blond fixait Dragon dans les yeux, le mettant au défi de faire ne serais-ce qu'un commentaire, de se défendre et il le détruirait. Il le briserait et ça il en était capable. Quelques mots, quelques phrases et tout ce en quoi le leader de la Révolution avait mit ses espoirs s'effondrerait.

-La Révolution, commença Dragon. La Révolution nie toute responsabilité pour avoir attenté à ta mort.

-Mens-

-Mais ! Le coupa-t-il. Il est vrai que nous ne devions pas intervenir. Cette décision a été proposée et voté par un conseil des commandants les plus gradés.

Sabo se figea. Certes il le savait déjà que les révolutionnaires n'avaient pas eu le droit d'intervenir mais de l'entendre de la part de leur chef, cela lui fit comme une douche froide. Sans sa famille, il aurait fini par mourir sous les tortures.

-Je vois. Je me chargerais donc moi-même d'éclaircir la vérité.

-Maintenant que ce point est réglé, passons donc au sujet de ton insubordination.

-Pardon ? S'étrangla-t-il.

Il avait ouvert les yeux sous l'étonnement. Parce qu'en plus ils espéraient toujours de le voir tomber ? Nan mais faut pas rêver, il y a trop d'éléments qui restent en sa faveur alors que si c'était un autre révolutionnaire, oui, ils auraient pu le faire tomber. Et de haut.

-Faire croire ta mort est quelque chose d'inadmissible, fit l'un.

-Tout de suite libéré, tu aurais dû nous revenir.

Ça y est, il comprenait. En fait, les commandants ont juste un problème de possessivité sur les pions. Ils en font ce qu'ils veulent et doivent toujours être présent. Un gros point à changer dans cette branche.

-Je ne vois pas en quoi. J'étais censé mourir. Et puis, ma famille le savait.

-Ta famille ? S'étrangla un Itinérant.

Les murmures reprirent rapidement. Sabo soupira. C'était un sujet à discussion chez les révolutionnaires. Pouvait-on avoir une famille en dehors du mouvement ? Certains, les plus radicaux, n'aimaient pas voir que l'ont pouvait entretenir des liens familiaux et être un révolutionnaire. Heureusement les autres étaient plus nombreux et ce vote ne put jamais passer même s'il était souvent réédité lors des grands conseils.

-Oui, ma famille. J'ai passé du temps avec mes frères et mon oncle. J'ai même eu l'occasion de croiser le manchot de la famille.

Dragon soupira doucement et ferma les yeux. Il était clair que cela voulait tout dire. Le petit prodige qu'il avait eu l'occasion d'avoir dans les mains était bien protégé. Au tout début, il pensait pouvoir le manipuler pour approcher Luffy mais voyant que cela était impossible, il voulait au contraire approcher Luffy pour contrôler Sabo. Chose autrement impossible avec le troisième de la fratrie qui guettait.

-Mais ma famille n'est pas le sujet du jour il me semble. Pouvons-nous reprendre ? Fit-il de son air arrogant.

-Bien. Donc pourquoi ne pas être revenu tout de suite après avoir été libre ?

Si Sabo c'était trouvé dans un tribunal, il aurait de suite comparé Dragon a un juge qui écoute avant de prendre sa décision, les commandants au avocats cherchant à la plomber et lui qui devait assurer seul sa défense.

-J'avais besoin de vacances. J'ai eu quelques ... Problèmes.

-Et cela t'a prit tout ce temps ? Il me semble que cela fait plusieurs semaines que tu nous a fait ton grand retour pourtant.

-J'ai un frère qui a eut besoin de moi quelques temps et dois-je rappeler que l'on ne fait pas mon procès ?

Un commandant allait rajouter quelque chose mais son voisin, Sorasa pour le nommer, leva la main pour l'intimer de se taire. Sabo regarda l'Itinérant sans rien dire. Il ignorait de quel côté il se trouvait et n'osait pas tenter sa chance.

-Laissez donc le garçon, fit Ivankov pour la première fois depuis le début. Vje pense que vous lui avait assez causé de soucis.

-Merci Iva-chan.

-Ce n'est rien Candy-boy, après tout, on était présent ce jour là, n'est-ce pas Inazuma ?

Le révolutionnaire hocha la tête sans rien dire et Dragon serra les dents. Ivankov montrait catégoriquement de quel côté il se plaçait tout comme Sorasa. En général, ces deux-là étaient très écouté pour leurs réflexions. Le leader laissa donc tomber, il n'en tirerait rie de plus aujourd'hui.

-Bien. Donc nous sommes tous d'accord, Sabo passe au rang de commandant.

L'annonce fit l'effet d'une douche froide pour certains. Ils n'étaient pas d'accord et voulaient plutôt le rétrograder et le renvoyer dans l'une des quatre mers. Sabo n'en revenait tout simplement pas. Après ce qu'il venait de faire, Dragon le nommait commandant. Il était sûr que cela cachait quelque chose mais il n'arrivait pas à savoir quoi.

-Sabo nous a prouvé qu'il était capable de beaucoup. Il a prouvé qu'il pouvait se faire passer pour mort tout en restant actif. Il est plus puissant que certains d'entre vous et est prêt à aider ses camarades.

Dragon continua de citer ses qualités, laissant le blond sous le choc. Autant il y a voulut le descendre au début, autant maintenant il l'aide. Il capta le sourire d'Ivankov qui devait sûrement comprendre de quoi il s'agissait.

-J'ai une remarque à faire, fit Sorasa. Sabo porte l'anneau des Itinérants.

-Certes, un Itinérants ne peut être commandant, fit un de ses collègues.

-Oui, cela est improbable et jamais vu.

Et voilà que c'était au tour des Itinérants de faire chier leurs monde. Sabo soupira et tapota ses doigts sur la tables. Autant les commandants ne voulaient pas de lui dans leurs rangs, autant maintenant ils le défendent pour qu'il reste à son statut.

-Suffit ! Fit Dragon en se levant. Ma décision est prise tout comme je prend celle-ci. Il sera également le commandants des Itinérants qui seront placés sous son contrôle direct. Sorasa, tes capacités sont telles que tu remplaces Wayne en tant qu'officier général des armées. Puisqu'il me semble que Wayne voulait prendre sa retraite.

Ledit Wayne, un vieil homme, hocha la tête, prouvant qu'il voulait réellement se ranger mais aussi qu'il approuvait le choix de son remplaçant. Toutefois, Sabo nota que cette promotion rapide lui donnait de nouveau ennemis. Mais aussi qu'il était directement sous les ordres de Dragon.

-Bien, maintenant que cette histoire de grade est réglée, passons à la suite voulez-vous ?


Sabo soupira. Rester une journée entière assise à la même place ne l'enchantait guère. Il était fait pour être sur le terrain, pas derrière un bureau. Il allait sortir que Dragon le rappela à lui et de mauvaise grâce, il se plia à ses ordres.

-Tu te doute de ce que ce changement impose n'est-ce pas ?

-Oui, je suis directement sous vos ordres.

-Ce n'est pas de la manipulation mais de la protection. Si tu étais resté à ton rang, tu te serais fait volontairement tué pour ton insubordination. C'est une sorte de faveur que je te fait pour être le frère de Luffy.

Sabo ne broncha pas. Il s'agissait bien de le manipuler et faire pression avec Luffy n'était pas le bon moyen, Dragon le savait. Mais peut-être que son interlocuteur lui donnait une chance de tout changer ?

-Ta position te donne de nouvelles responsabilités et puisque tu veux participer à un changement, j'ai une mission pour toi. Je veux que tu me fasse un rapport sur chacun de mes commandants et des responsables des bases pendant les jours de réunions. Je veux ton rapport sur mon bureau le matin du dernier jour.

-Bien, cela sera fait.

Sabo allait partir qu'il s'arrêta près de la porte. L'avalanche d'information tournait dans sa tête et avait du mal à se stocker sans lui donner un mal de crâne. Il posa sa main sur la poignée et se figea. Comme la dernière fois. Un goût de déjà vu. Il se tourna lentement, les trait figés par la colère.

-Ne vous approchez jamais de Luffy c'est clair ? Mes vacances forcées m'ont fait ouvrir les yeux et je sais ce que vous tentiez de faire. Vous ne faites pas partit de la famille.

-Mais le jeune noble blond qui a prit ta place, si.

Le ton était plat mais sonnait comme une accusation. Le révolutionnaire fit demi-tour et s'avança vers son supérieur, le regard mauvais et les poings serrés à un point que ses jointures devaient être extrêmement blanches.

-Ne. Touchez. Pas. A. Mes. Frères. Compris ?

-C'est ça qui t'as conduit à Impel Down. Et t'y reconduira encore. Tu es possessif. Trop possessif. Tu veux contrôler ta famille et t'assurer de leurs moindres faits et gestes. Tu veux que tout leur environnement soit sécurisé au possible. Chaque information les concernant tombent obligatoirement entre tes mains.

Sabo ne dit rien et son expression resta figée. Il ne pensait pas que l'on puisse un jour lui dire ça. Oui, il le savait. Il aime contrôler les informations, il aime savoir que sa famille va bien mais il n'agit pas comme ça si ?

-Je ne suis pas comme ça. J'aime ma famille et je suis là pour eux.

Il reprit sa direction principale. Une fois la porte ouverte, il vit Koala qui l'attendait au bout du couloir. Il se tourna de demi vers Dragon et soupira.

-Ne vous attendez plus à ce que les révolutionnaires sous mes ordres exécutent qui que ce soit froidement si la mort est inutile.

Il laissa la porte grande ouverte, laissant tout le loisir à son supérieur de le regarder partir droit et fier. Il rejoignit Koala qui se détacha du mur, un sourire sur les lèvres. Elle lui tendit une plaquette avec des feuilles accrochées dessus et emboita son pas.

-C'est la liste des révolutionnaires sous tes ordres. Ils sont classés par ordres alphabétiques. J'ai choppé leurs feuilles de renseignement et j'ai complété par quelques anecdotes glanées à droite à gauche par mes contacts.

-Bien. Où est Hack ? Fit-il en survolant les fiches.

-Comme tu le lui a demandé, il est partit voir Nico Robin et ne la lâchera pas d'une semelle. Tiens, j'ai aussi trouvé ça. Je pense que ça peux t'intéresser.

Il attrapa l'enveloppe et lui rendit es autres feuilles. Il continua de déambuler en les lisant et s'arrêta en plein milieu du couloir. Koala, qui avait continué à avancer, le rejoignit et le regarda avec une moue contrariée.

-Je suis tombée dessus par erreur dans le bureau de Dragon-san. J'ai pensé que ça t'intéresserais.

-Je ne savais pas que ceux de Shabaody avait été mit en déserteur pendant un temps, chuchota-t-il. Et pourquoi Edessa est dans la liste des sujets à espionner ?

-En fait, elle a été repérée en leurs compagnie, avoua-t-elle. Nous n'avons rien sur elle. Tout du moins, aucune donnée n'a été enregistrée sur elle vu qu'après son apparition coup de vent, plus aucune trace de ta jolie brune. Mais sincèrement, c'est quoi cette histoire de seringue ?

-T'occupe pas, soupira-t-il. Juste un truc que je voulais essayer.

-Et ça a marché ? demanda-t-elle curieuse.

Le blond soupira et lui tendit les papiers. Les mains fourrées dans ses poches, il écouta l'explication de son amie. Il était encore loin d'être au courant de tout. Trop de chose le concernant se passait dans son dos et plus le temps passait, plus cela prenait des proportions importantes.

-Tu fais du bon boulot Ko', sourit-il. Je reprends ça et toi si tu vois Hack en passant, dis-lui que je viendrais le relever plus tard, faut que je rencontre mes hommes.

Il partit en souriant, laissant la jeune femme seule dans le couloir avec un sourire désolé. Elle ne savait pas où cette histoire le mènerait et elle avait peur pour lui mais son allégeance à la révolution l'obligeait à se taire.

Elle ne sursauta pas quand une main se posa sur son épaule. Elle avait sentit Hack s'approcher car il surveillait l'entrée de la bibliothèque un peu plus loin.

-Tu ne devrais pas.

-Je sais Hack mais je tiens à lui et je ne veux pas le voir souffrir. J'allais pas non plus lui balancé que toute une section de révolutionnaire fouille son passé. Ce serais le perdre et détruire beaucoup trop de chose. Il n'est pas encore prêt.

L'homme-poisson hocha la tête et retourna à son poste alors que la petite révolutionnaire disparaissait derrière un tournant. Aucun des deux ne nota la présence d'une oreille qui se fondit dans le mur pour ne laisser aucune trace, attirant un sourire mystérieux à sa propriétaire.


Sabo se tenait assit et bien droit dans son fauteuil, les yeux rivés sur les différents écrans devant lui. Il gardait son air sérieux et grave qu'il arborait que très rarement, même en étant en mission. Et la cause en est des infos que Koala lui avait donné plus tôt.

-Donc nous allons recevoir nos ordres de vous, fit une femme à peine plus âgée que lui.

-Oui. Les Itinérants sont désormais sous mon contrôle. Cela permettra de canaliser les missions que vous recevrez désormais.

-Bien, répondit un homme. J'accepte cet état de fait. Après tout, cela devait bien arriver un jour. Excusez-moi mais je dois me retirer, ma mission est déjà assez tendue et j'aimerais ne pas me faire attraper.

L'écran s'éteignit, laissant le blond avec un contact en moins. Il n'y voyait pas la différence entre les écran, les den den et ceux présents. La femme soupira et quelques autres coupèrent la communication, pas plus déphasés que ça par le changement.

-Qu'est devenu Sorasa ? Demanda-t-elle.

-Commandant général des armées. Vous aviez un lien particulier avec lui ?

-Humm ? Non. Pas vraiment.

-Nous le considérions comme notre voix auprès de Dragon, lui répondit un autre. Un peu notre supérieur comme tu l'es devenu toi de façon officielle. Permettez.

Et un autre en moins. Ce fut la femme qui coupa la dernière communication. Il soupira en notant quelques petites notes sur les différents profils. Son travail n'était pas si compliqué, gérer les mouvements et s'arranger pour que certains fassent un bon boulot de formateurs pour les plus prometteurs.

-Ils sont de bons éléments.

Sabo se retourna vivement. Il sourit en voyant son collègue nouvellement augmenté. Il lui serra la main et lui proposa de s'asseoir en laissant les autres hommes sortir discrètement.

-Je n'en doute pas. Toutefois, je ne comprends pas pourquoi créer un poste. Ils se sont toujours débrouillés seuls il me semble.

-Justement. Dragon a peur de perdre leur contrôle. En te nommant, il réussit plusieurs choses. La première, il m'éloigne d'eux car il sait qu'il ne peut m'influencer. Ensuite, il les regroupe sous un commandant et les musèles. Et pour finir, il te rapproche de lui pour avoir main mise sur toi car il sait qui tu es et ce que tu vaux.

-Il a enquêté sur moi c'est ça ?

Sorasa soupira et s'appuya dans le dossier avant hocher la tête. Il était au courant pour le simple fait qu'il était l'un des espions principaux jusque la disparition d'un des plus importants suspects.

-Tu as baigné dans cette affaire depuis ta remonté de Grand Line. Ta rapide promotion était un moyen pour enquêter sur toi. Tu es trop intelligent et Dragon veut quelque chose grâce à toi.

-Luffy … soupira-t-il.

-Je ne sais pas. Toutefois, on a appris d'autres choses pendant ton voyage et à Shabaody fut le pire à cause de la présumée taupe.

-Elle a disparue depuis plus d'un an si ce n'est presque deux. Kuro ori ni Hina était à sa recherche il y a peu.

-La Marine ne perd pas espoir de la retrouver. Le problème de cette enquête sur toi c'est que plus nous envoyons de rapports à Dragon sur tes faits et gestes, moins ils arrivent à destination.

Le blond ricana. Et puis quoi encore ? Il avait fait le grand vide dans les archives des membres et c'était arrangé pour que quelqu'un sur place brûle toutes les données inutiles à la Révolution sur lui. Il savait très bien de quoi était constitué son profil. Rien. Nada, une photo et une page blanche.

-Dragon ne saura rien de ma vie hormis les missions que j'ai effectuées et ma famille à mon plus grand regret …

-J'ai moi-même regardé l'arbre généalogique, il est pas mal, sourit Sorasa. Un oncle célèbre, deux frères qui ne sont pas en reste. Une marraine très jolie aussi.

-Hey ! Personne ne touche à Makino-nee-san ! Le premier révolutionnaire que je vois à Fuschia, il est mort.

-Calme ! Je voulais plaisanter ! Par contre, ce qui fais moins rire c'est ce frère, marmonna le plus vieux.

-Liam, souffla Sabo. Ce n'est qu'un gosse à qui on a voulut faire un lavage de cerveau.

-Ton lien avec ta vraie famille.

Le blond se leva brusquement, son chapeau baissé sur ses yeux. Il ne prit pas la peine de saluer son collègue, celui-ci ayant touché un point sensible. Il lâcha inconsciemment un peu de son haki de l'armement, le recouvrant de tâches noires disparates, l'envie de réduire son collègue en bouillit.

-Ma famille est dispersée sur les mers, fit-il froidement.

-Ta famille est noble et ton seul frère aussi. C'est de ton statut que se sert Dragon et de ce que tu pourrait représenter, de ce que tu sais des entrailles de ce monde. Tu es un noble Sabo et tu le resteras jusqu'au bout de ta vie.

Le blond claqua la porte, sentant qu'il perdait son self-contrôl. Une fois loin et seul, il s'appuya sur le mur, posant une main sur son visage, il ferma les yeux et soupira lentement. A peu de chose près et il laissait ses sentiments prendre le dessus. Il retira un gant et regarda sa main. Le haki caractéristique de l'armement disparaissait petit à petit.

-Quelque chose ne va pas Révolutionnaire-san ?

Sabo sursauta et regarda le fauteuil d'où venait la voix. Robin y était tranquillement assise en bouquinant. C'est à ce moment qu'il vit qu'il était dans la bibliothèque. L'archéologue fit apparaître ses mains pour approcher un fauteuil du sien et ainsi inviter le blond à s'asseoir. Ce qu'il fit sans aucune hésitation.

-Bonjour Nico-san. Je n'ai pu venir avant j'en suis désolé.

-Pas de problème, j'ai eu un garde du corps attitré, sourit-elle.

Sabo fit un petit sourire. Apparemment, Hack n'était pas passé inaperçu. Et elle avait surement laissé trainer ses oreilles et ses yeux un peu partout dans la base. Il allait peut-être avoir besoin de museler ses pouvoir si il ne voulait pas qu'elle s'attire d'ennuis.

-Vous êtes un peu pâle. Vous avez des problèmes ?

-Je …

Le révolutionnaire regarda sa main dont il avait retiré le gant. Son haki s'était tût. Il hésita un instant à en parler mais il connaissait un peu la Mugiwara et savait qu'elle était une tombe à secrets.

-J'ai quelques problèmes de self-control ces derniers temps.

-Votre haki se sent dans la base.

Une affirmation. En gros il avait de sérieux problème si la brune le sentait aussi facilement car dans ses souvenirs, elle ne le maitrisait pas si bien. Il ferma les yeux en soupirant.

-J'ai quelques … soucis. Depuis Impel Down je ne me contrôle plus si bien. Mes émotions ont prit le dessus plus qu'avant.

-La raison qui fait que Akainu a déclaré votre évasion publiquement avec un bandage ?

-Oui. Il n'y avait pas beaucoup de témoins mais ce qu'il a fait … Mes frères … Et puis j'ai cru mourir, j'ai laissé mes sentiments sortir et depuis impossible de me contrôler comme avant. Dès que je suis contrarié mon haki n'en fait qu'à sa tête.

Robin ne dit rien et gardait son éternel petit sourire. Se sentant passer au rayon X, le plus jeune détourna la tête pour contempler les étagères remplies de livres. Ils restèrent quelques minutes comme ça sans se parler.

-Vous comptez passer les deux ans ici ?

-Peut-être. Il faut dire que la Révolution a un côté mystérieux.

-Dragon recherche les armes antiques et vous seule pouvez traduire les ponéglyphes. Vous ne devez pas vous laissez influencer par ses paroles manipulatrices, mit-il en garde.

-Je ne dirais rien, sourit-elle. Je ne répondrais qu'à mon senshô.

-Bien. Peut-être pourrions nous voir d'une entente par la suite. Sii jamais vous avez des problèmes ou la moindre question demandez à me voir et insistez. Peu importe que je soit en réunion ou non. Ici vous n'avez pas d'allier, il n'y a que des manipulateurs et des menteurs qui veulent ce que vous savez. Koala et Hack pourront vous tenir compagnie et rester avec vous mais ne leur parler pas d'Ohara et du siècle oublié.

-Vous n'avez pas confiance en vos alliés ?

-J'ai confiance en eux pour ce qui est d'assurer les arrières ou de faire une mission mais je ne suis pas stupide. Seul mes frères ont ma confiance absolue et à eux seuls je confierais ma vie.

-Alors nous sommes d'accord.

Sabo sourit finalement. L'archéologue n'était pas stupide, elle ne ferait rien qui pourrait la compromettre elle ou Luffy. Ils échangèrent encore quelques paroles sur sa présence à Baltigo puis Sabo s'excusa avec un petit rire, son ventre le rappelant à l'ordre.


Et voilà ! Alors, qu'en dites-vous ?