Bonjour !
Voici un nouveau chapitre, ici, Sabo reprend la route et à partir de maintenant, le temps jusque la fin de l'ellipse va se passer plus rapidement, d'une part parce que je ne détaillerais pas le moindre moment des voyages qui sont longs d'un endroit à un autre vu que notre petit blond doit beaucoup voyager mais aussi parce qu'il aura des choses à faire de façon régulière que je ne vais pas citer toutes les cinq minutes, notamment ses missions qui sont au final souvent les même pour les révolutionnaires. Bref, sinon j'espère que ce chapitre sera à la hauteur pour vous.
Et merci à tous pour vos petits mots gentils qu'y m'ont réchauffé mon petit cœur.
Ha et dernière chose ! A partir de maintenant mais surtout de mi-août, j'aurais plus de temps pour écrire du fait que je ne vais pas en licence (c'est crétin m'ont refusé) et aussi parce que je n'ai pas eût mon Bts et que je le ferais en candidat libre donc aucun soucis de ce côté !
Bonne lecture !
Le soleil était haut dans le ciel alors que Sabo regardait la mer, encore et toujours. Les quelques nuances de gris dans le ciel lui rappelaient que trop deux orbes grises qu'il avait côtoyé. Un mouvement à sa droite lui tira un soupir et il prit son temps avant de se tourner vers Shanks, un air sérieux sur le visage.
-L'amour nous fait faire des folies n'est-ce pas?
C'était plus une affirmation qu'une question. Le blond regarda alors le pont en s'appuyant contre le bois qui le séparait de l'eau salée.
-Je vois pas de quoi tu parles.
-Moi je pense le contraire. On fait tous des erreurs. Tu en as faites toi aussi, fit le roux en haussant les épaules. Ta … – comment a dit Ace une fois ? - ta Zessei Bijin est quelqu'un de bien. Je l'aurais jamais laissé approché sinon.
Sabo grogna ce qui tira un sourire au pirate. Pour couper court à cette discussion qu'il sentait foireuse – depuis quand Shanks savait qu'il se passait quelque chose? - et préférait éviter de se faire piéger et devoir tout déballer. Pour ce faire, le révolutionnaire fouille rapidement dans son sac pour sortir une enveloppe en papier kraft que le Senshô regarda suspicieusement.
-Si tu compte me faire chanter pour des informations tu es mal barré, j'ai rien fait depuis un moment.
-Oh ? Tu n'as rien fait ? Bon bah j'envoie ces photos au journal alors, ricana le plus jeune.
-Photos ?
Shanks attrapa l'enveloppe et l'ouvrit avant de faire des gros yeux et de suer à grosses gouttes. Puis, comprenant ce que cela signifiait, il soupira de soulagement. Il était sauf !
-Hahaa ! Ils z'ont plus rien contre moi ces crétins ! Ricana-t-il en brandissant ses mains en l'air et attirant l'air blasé de son équipage.
En rabaissant les bras, il regarda le blond qui souriait bizarrement. Ça ne signifiait rien de bon pour lui …
-Je … Hum …
-C'est ce que tu m'as demandé n'est-ce pas ?
-Heu … Oui, oui c'est bien ça. Et tu as bien supprimer les originaux et toute autre possible copie de la Marine ?
-Nous avions un deal, fit le blond en sortant cette fois-ci un calepin qu'il feuilleta jusqu'à une page vierge. Donc, selon notre deal, nous étions tombé d'accord sur un échange d'information.
-Pas besoin de prendre des notes, tu passeras dans la cabine plus tard dans la soirée, fit le roux avec un grand sourire.
-Ouais, soupira Sabo, quand tu seras bourré au possible.
Il s'éloigna avec ses affaires, espérant se reposer un peu, n'ayant pas beaucoup dormit de la nuit. Il ne se retourna pas en entendant ce qui lui servait de frère exclamer sa joie d'être libre de toutes critiques.
Sur le chemin des cabines, il croisa Ben qui lui sera amicalement l'épaule pour le soutenir et répondit par un léger sourire. Une fois à l'intérieur, il s'effondra sur sa couche, les mains croisées sous sa tête, le regard rivé sur les lattes du plafond.
Ce n'était pas encore le petit matin que Sabo était revenu sur la plage. Il avait marché toute la nuit, laissant ses pieds le guider alors qu'il était perdu dans ses pensées. Il s'assit près du reste du feu de camp de la veille. Edessa était là, sur les couverture, ses bras entourant ses genoux alors que ses yeux étaient perdu dans les braises froides depuis longtemps.
-J'ai réfléchi, chuchota-t-il comme s'il avait peur que quelqu'un l'entende. Je ne suis pas prêt à t'écouter, je ne veux pas entendre tes excuses ou tes mensonges. Je laisse un rêve précieux derrière-moi.
La brune se mordit la lèvre sans pour autant réagir. Son cœur souffrait terriblement mais elle ne pouvait bouger de sa léthargie. Sabo en profita pour continuer tant qu'il en avait encore le courage.
-Jamais je n'oublierais ce que tu m'as fait, sache-le. J'estime aussi qu'il est en mon droit de prendre mes distances. Je veux faire un break.
Il se détourna et allait partir que Edessa se mit à parler doucement, la voix éraillée par la tristesse. Sabo avait la gorge noué par la douleur.
-Tu veux annuler nos fiançailles ?
-Je ne sais pas, je me demande s'il a un jour été réellement question de se marier.
Le révolutionnaire reprit sa route avant de s'arrêter une nouvelle fois et de se tourner à demi. La brune n'avait toujours pas bougé, comme dans un état léthargique. Il soupira et secoua la tête, résigné par cette situation qui le bouffait.
-Je t'ai aimé. Je crois que je t'aime encore. Je ne sais pas. De toute façon qui se souciera de notre histoire ? Cela ne regarde que nous alors … Fais ce que tu veux. Tant que je mets ma vie personnelle entre parenthèse, tes actes ne me regardent pas tout comme les miens ne te regarderont plus.
Sans un mot de plus, Sabo partit définitivement, les premiers rayons du jour illuminaient la plage sur laquelle ils se trouvaient, comme un nouveau jour qui se donnait à eux, une page qui se tournait mais qui ne finissait pas le chapitre et encore moins le livre.
Sabo se réveilla en sursaut, plein de sueur alors qu'un bras s'enroulait autour de lui pour l'attirer dans une étreinte rassurante. Le blond agrippa la chemise de toute ses forces et il mit plusieurs minutes avant de comprendre et réaliser où il se trouvait. Le bras ne relâcha pas sa poigne et des mots étaient chuchotés par la tête se trouvant dans ses cheveux.
-Ce n'était rien, juste un mauvais rêve.
-S-Shanks ?
-Tu n'es pas seul Sabo, tu n'es pas seul.
Il se laissa bercé de longues minutes en fermant les yeux, appréciant ce petit moment. Son rêve lui revenait alors petit à petit. Il se mordit la lèvre en tremblant. Le roux se recula un peu et posa sa main sur sa tête pour coller leurs fronts.
-Tout va bien aller, d'accord ? Je suis sûr qu'il y a une explication derrière tout ça, Edessa n'est pas ce genre de femme.
Au bout de la troisième nuit à bord et donc du troisième cauchemars, Sabo n'eût d'autre choix que de parler au Senshô. Shanks, malgré son air de fauteur de trouble et d'alcoolique se révélait être à l'écoute des autres et de sa famille.
-Merci Shanks-nii-san, chuchota le plus jeune alors que l'aîné s'installait sur le bord du lit pour lui laisser de l'espace.
-Ça me rappelle des souvenirs. Ce n'est pas la première fois que tu nous fait des cauchemars. Je m'en souviens de quelques uns à Fuschia qui étaient particulièrement violent avant notre petite affaire.
Sabo sourit doucement en ce souvenait de ces moments difficiles. Parfois, Makino le laissait dormir à l'étage en journée à cause de ses géniteurs qui lui en faisait baver. Et c'était souvent à ces derniers moments chez les nobles qu'il passait de mauvais moment et Shanks était souvent là à son réveil.
-Allez, maintenant tu vas te rendormir. Rappelle-toi que tu n'es pas seul, que ce soit sur le Red Force ou ailleurs. Et ta petite chérie te reviendra, tu vas nous faire un grand tri dans ta tête en virant un peu Dragon qui prend trop de place et reconquérir son cœur de sexy Shirohige-kaizoku !
Oui, vous pouviez aussi compter sur Shanks pour faire des blagues pourries au moment où il ne fallait pas. Mais dans un sens, cela lui remontait le moral de rire. Le rouquin s'éloigna pour sortit que le blond se souvenait d'un détail.
-Au fait nii-san, comment tu as fait pour te retrouver en femme ? Tu as irrité Ivankov ?
-Hum … Comment dire, fit-il avec un petit rire. J'ai perdu un foutu pari sur l'alcool et Sherine avait procuré des hormones de Iva-san à son père, j'ignore d'ailleurs où elle les a eu, finit-il pensif.
Sabo ne dit rien et retint un rire. Il savait où la fille de Ben avait eu ces fameuses hormones. C'est lui-même qui les lui avait donné lors de leurs retrouvailles pour l'accouchement de Ace. Mieux valait se taire sur le coup-ci.
La Révolution était agitée. Et c'était peu cas de le dire. La cause ? Le bras droit actuel de Dragon était en mauvaise posture. Sabo déchira le journal et le jeta dans la baie du port. Il faisait les cents pas en attendant le navire qui devait le prendre en charge. Il n'attendit plus longtemps avant de sentir quelqu'un s'approcher.
-Sabo-san.
-Martin je suppose ? Celui que j'ai eu par den-den.
-Exact, fit l'homme. J'ai envoyé des hommes à terre faire des réserves et nous partons. Vous souhaitez peut-être vous installer à bord ?
Le blond hocha la tête et suivit son présumé collègue. Enfin, l'un de ses hommes. Il ne le connaissait pas encore mais savait qu'il était dans le coin. Ils ne dirent rien jusqu'au moment d'être dans une cabine, loin des oreilles indiscrètes.
-Je dois vous conduire à Baltigo.
-Je suppose que je n'ai pas le choix, soupira Sabo. La seule condition est de faire un détour par Myokusa. J'ai à faire là-bas.
-Myokusa ? L'île où …
-Oui.
-Soit, comme vous le souhaitez. Dois-je en avertir la base ?
Le révolutionnaire ricana pour toute réponse et demanda à être seul. Une fois sa demande faite, il s'installa tranquillement en déballant ses affaires. Il allait voyager un bon moment dans ce navire révolutionnaire, autant en profiter.
Beuleubeuleubeuleu !
Avec un soupir, il approcha de son escargot et décrocha en s'allongeant sur le lit. Autant bien s'installer pour une discussion sûrement ennuyante.
« Sab' ? Ici Koala ! »
-Hey ! Que veux-tu Minimoys ?
La jeune femme grogna dans l'appareil à l'entente de ce surnom.
« J'ai de mauvaises nouvelles. Que fais-tu comme mission ? »
-Aucune, sourit-il. Je suis sur la route de Baltigo. Mais j'ai quelques petites choses à faire avant.
« Tu es au courant pour Sorasa ? » fit-elle alors que l'escargot se mordait la lèvre, signe de l'anxiété.
-Oui, soupira le blond. EN même temps qu'elle idée d'aller fouiner dans les affaires d'un Schichibukai ? Surtout lui. D'ailleurs, en parlant des chiens de la Marine, tu as eu le rapport de nos petits louveteaux ?
« Hum-hum, j'attends ton retour pour mettre tout ça en place. En bref, Dragon à demander à Shabaody d'intervenir. Tes amis sont sur place maintenant. »
Il ne répondit pas, attirant la curiosité de sa collègue. Après tout, qu'est-ce qu'il en avait à faire d'eux ? D'ailleurs, étaient-ils encore ses amis ? Après ce coup fourré auquel il avait eut droit ? Toutefois, il nota la situation dans un coin de sa tête. Si Shabaody devait envoyer des renforts, c'est que c'était plus grave que prévu.
-Fais reporter toute réunion jusque mon retour. J'ai besoin d'y assister.
« Comme tu le souhaite. Et autre chose, notre invitée à quelques soucis avec ... »
Le révolutionnaire grogna plus fort et serra les poings. Heureusement que l'archéologue n'était pas seule sur l'île car même avec son caractère elle n'aurait pas tenue longtemps face aux coups bas du Leader de la Révolution.
-Je m'en charge à mon retour.
Et il raccrocha sans rien dire de plus. Il ferma les yeux un moment pour réfléchir mais aussi faire le vide dans sa tête pour tout trier. Ça commençait à faire beaucoup pour son petit cerveau. Il allait devoir compléter un de ses carnets.
Pour se changer les idées, il monta sur le pont afin de voir l'équipage ranger les vivres et le matériel. Il fit rapidement le tour des achats que Martin semblait contrôler l'arrivé. Il se posa à ses côtés et regarda les hommes travailler.
-Je suppose que c'est vous le Senshô pour le voyage.
-Tu suppose bien. J'aimerais m'entretenir avec les hommes plus tard.
-Au réfectoire avant le début du repas du soir, fit le révolutionnaire en hochant la tête. Si je peux me permettre des remarques, certains ici ne vous ont jamais aimé mais ils obéissent à un supérieur, surtout à un Taïshô. Après quelques uns sont de fort partisans de vos actions, sinon ce sont de bons gars.
-Je n'ai rien demandé mais merci pour l'initiative.
Sabo se leva et fit le tour avant de s'appuyer près de la proue pour regarder la mer d'un côté et la ville de l'autre. Il resta dans cette position même après leurs départs, il utilisait pleinement son haki pour fouiller chaque recoin du navire et localiser toutes personnes sous ses ordres.
Au repas du soir, il entra dans le mess après tout le monde, son entrée n'étant pas passée inaperçue. Il se tint à un bout d'une des grandes tables et croisa ses bras dans son dos.
-Bien, comme vous vous en doutez, je serais le Senshô jusque Baltigo. Vous me devez donc obéissance et je serais prêt à faire tomber les sanctions si ce n'est pas le cas. J'ai beau faire preuve de tolérance et donner des secondes chances. Aujourd'hui je n'en ai pas envie.
Il commença à faire demi-tour pour sortir et se figea dans l'embrasure de la porte. Tout l'équipage était silencieux en sentant son autorité. Il se tourna de demi.
-Que les navigateurs tracent une route jusque Myokusa. Et j'espère que les réserves sont au maximum. Nous ne feront que peut d'escale, pas besoins de vous signifier dans quel situation se trouve l'une de nos équipe.
-A ce propos, osa une femme. Pourquoi être si pressé ? Je veux dire, pourquoi ne pas y aller directement ?
-Parce que j'ai autre chose à faire avant. Et parce qu'une mission sauvetage ne s'improvise pas. Je ne tiens pas à refaire un autre Impel Down à cause de la Révolution. Bon appétit.
Et il sortit, ses pas résonnant dans les couloirs alors que les révolutionnaires le regardaient s'éloigner seul et dans le noir.
Staal attendait dans l'ombre de conteneurs sur le port. Il sourit en voyant son ami débarquer et lui fit un signe discret de la main alors qu'il le rejoignait.
-J'ai peu de temps malheureusement, soupira le blond pour toute salutation. Et nous devons être prudent, je n'ai pu faire autrement que d'amener des révolutionnaires avec moi.
-Pas de soucis, tout le monde est déjà là. Nous avons rendez-vous au sanctuaire. Comment a été le voyage ?
Sabo haussa les épaules en s'engouffrant dans la bibliothèque. Après plusieurs minutes de marche, ils arrivèrent devant le Ponéglyphe devant lequel Smoker était assit. Kareen se tenait plus loin, se rongeant les ongles. Il ne reconnaissait pas les autres membres hormis la petite Navis qui lui sauta dans les bras.
-Nous t'attendions. Tu en as mis du temps, fit-elle en fronçant les sourcils.
-Des problèmes personnels qui ne te regardent pas petite. Comment va Shéo ?
Pour toute réponse, le chien aboya et vient réclamer des caresse à son maître d'origine qui le lui rendit en souriant. Un raclement de gorge le rappela à l'ordre et il soupira en sentant la réunion être ennuyeuse au possible.
Et il eût raison. Après avoir répartit les insignes pour son intronisation et celle du marine, il s'agissait d'une pierre recouverte de runes, la discussion prenait des tournures d'engueulade pour l'histoire de Kareen et son jugement à cause de sa fuite d'information.
-Arrêtez ! Finit par réclamer Smoker.
-Ho ça va le nouveau, grimaça l'un des révolutionnaires. T'as de la chance qu'on soit du même côté sur le coup là.
-Parce que tu pense que des menaces d'un simple pions de West Blue peut inquiéter le Kemuri, ricana Sabo. Toutefois, il a raison. Nous pouvons parler sans nous agresser.
-Et c'est un fichu révolutionnaire qui parle, grimaça un autre marine.
Il soupira et partit s'asseoir plus loin en leur disant qu'ils n'avaient qu'à s'entre-tuer, il s'en foutait totalement. Au bout de plus d'une heure il inclina son haut de forme sur son visage et saisit son pistolet caché sous son manteau. Sans autre forme de procès, il tira en l'air.
-Vous m'excuserez mais je n'ai pas que ça à faire. De mon point de vue ? Si j'étais vous je me tournerais vers … Comment tu m'as dit le nom Kar' ?
-Ethena, souffla-t-elle.
-Exact. Donc je me renseignerais sur la Demoiselle Ethena. Je ne pense pas que le Second de la Révolution ai quelque chose à voir, Sorasa avait bien d'autres chats à fouetter et mon instinct me dit qu'il s'agit là de jalousie féminine.
Plus personne ne dit rien et l'accusée se retint de réagir mais elle fusillait le blond du regard. Sabo se leva, attrapa son sac et prit le chemin vers la sortie du sanctuaire.
-Une chance pour toi que je t'ai donné des infos, fit Smoker en le rejoignant.
-J'avais un doute sur l'implication de Dragon mais son manque de mouvement de ce côté-ci était significatif.
-Tu ne souhaitais pas faire part d'un autre point également ? Insista le gris. Tu serais étonné de ce que tu pourrais attendre.
Sabo se figea, il comprit alors la manœuvre du marine. Il lui donnait plein d'informations en tête pour le déstabiliser et l'empêcher d'agir. D'agir sur quoi ? Il le saurait sans doute bientôt mais il ne se laisserait pas faire en réglant un à un tout les problèmes.
-Nous aurons une autre looooongue discussion Kemuri-chan, sourit le révolutionnaire. Mais pas aujourd'hui, je n'ai pas le temps.
Puis il repensa à la seringue. Il fit demi-tour et la lança d'un mouvement agile pour qu'elle se plante dans un arbre, figeant tout le monde.
-Si je choppe celui qui a voulu me tuer, il le regrettera amèrement.
-Mais bien sûr, ricana un homme plus âgé avec dédain. Te prend par pour le centre du monde petit.
-C'est ton avis, soupira Sabo. Juste … C'est pas avec vos attitudes que les choses resteront cachées. Un jour où l'autre quelqu'un s'intéressera à ce Sanctuaire aussi protégé soit-il. Après tout n'est-ce pas ce qui a attiré chacun d'entre nous en ce lieu ? L'inaccessibilité ? Le secret ? Enfin, je vous passe les détails.
Et il partit cette fois-ci pour de bon. Une fois à l'air libre, il sourit en sentant Shéo le rejoindre et entreprit de se promener sur la petite île avec son chien. Il s'installa sur la plage pour s'occuper de son compagnon, profitant de l'avoir un peu avec lui.
-Je t'emmènerais bien avec moi mais je suis amené à beaucoup me déplacer et je ne pourrais pas toujours te surveiller.
Comme si le chien le comprenait, il posa sa tête sur sa jambe en ronronnant sous les grattouilles. Cela attira un sourire à son propriétaire qui s'étonnait de son comportement, mais après tout, il était dans la Grand Line où tout était possible. Dans ses souvenirs, Stefan ne ronronnait pas. Cela pourrait faire office d'une anecdote à ses frères.
Le blond releva la tête en voyant Kareen s'approcher en l'appelant. La jeune femme s'assit à côté de lui, tout en sourire.
-Ethena a avoué. C'est elle qui est à l'origine des lettres, elle m'a dit être jalouse de ma proximité avec Navelys et voulait me faire payer sa mort qu'elle considère comme ma faute. Je te passe les détails de sa sanction, je sais que tu t'en fou.
-Je peux pas la blairer cette femme, fit-il. C'est instinctif. En tout cas cela fait un poids de moins sur tes épaules et les miennes en passant, j'ai d'autres choses sur lesquelles je dois me concentrer.
-Je pense comprendre, ta tête doit être un véritable fouillis. Je vais pouvoir repartir, Dragon a demandé le renfort de Shabaody pour Sorasa. Je suppose que tu ne viens pas vu ton nouveau rang ?
-Non, en effet, j'ai à faire à Baltigo. Mes hommes m'attendent au port, je leur ai donné la journée en espérant qu'ils ne fouinent pas partout.
-Tu sais, avec tout les Protecteurs sur place, il ne se passera rien, rigola-t-elle.
Elle caressa la tête du chien et ils restèrent jusque la fin de la journée sur la plage, rejoint de temps à autre pas Staal ou Naivis qui venait les voir un peu avant son départ. Cette ambiance lui rappelait de bons souvenirs lors de son séjour plusieurs longs mois plus tôt.
Sabo sourit doucement en reconnaissant les embruns marins portant une légère touche du parfum particulier de Baltigo. Un fois les pieds sur le quai, il ne se retourna pas pour donner ses ordres. Il avait rapidement briefé Martin qui se chargerait du reste.
-Sabo ! Réunion à ton bureau dans quinze minutes, fit Koala en le croisant dans le couloir.
-Bonjour à toi aussi Ko', sourit-il en regardant la jeune femme s'éloigner.
Il avait à peine le temps de découvrir sa chambre que sa collègue avait rangé et aménagé de nouveau. Il sourit en voyant l'agencement. La partit nuit était séparée par un rideau pour faire un petit salon. C'est à ce moment là qu'il remarqua que tout ses papiers avaient disparu, hormis les manuscrits de ses romans.
-Où ?
Une main apparut alors sur le mur et il remercia intérieurement Robin de cette initiative. Suivant donc ces flèches vivantes, il se retrouva rapidement dans une aile proche de sa chambre mais tout de même assez excentré, son lieu de vit étant déjà plus éloigné du reste des chambres des révolutionnaires hormis ceux sous ses ordres.
-On prend des initiatives sans m'en parler, fit-il à la rousse d'un air qu'il voulait sévère.
-C'est ta punition pour l'état dont tu as laissé ta chambre à ton départ, siffla-t-elle. Les louveteaux vont arriver d'un instant à l'autre, cela te laisse le temps de voir Robin.
Et à ce moment, il vit l'archéologue lui faire un signe depuis l'un des fauteuils de la pièce. Il s'assit sur le meuble où reposait sa paperasse et soupira.
-J'ai entendu dire que Dragon commençait à se manifester.
-Disons qu'il cherche à me parler en tête-à-tête. Nous savons tout les deux de quoi il veut parler, fit-elle en souriant.
Il hocha la tête et regarda fixement la porte sans rien dire. Koala allait lui poser une question que la Mugiwara fit apparaître une de ses mains pour l'ouvrir. Derrière se trouvait quatre jeunes qu'il ne connaissait pas mais dont il se doutait de l'identité.
-Vos petits protégés sont là, je vous retrouverais plus tard Sabo-san.
-Entendu, fit-il en se redressant pour s'asseoir sur le fauteuil derrière le bureau. Entrez donc, je vais pas vous mordre.
-Disons que … C'est étrange de vous rencontrer enfin, vous êtes … Notre Sempaï, fit la femme du groupe.
-Mairina, ka ? Sourit-il. Tu avais plus d'entrain à me parler par le den-den. Aurais-tu perdu ta langue sur le chemin ?
Les trois garçons rigolèrent et Sabo regarda l'un d'entre eux avec une lueur dans les yeux. Celui qu'il fixait baissa la tête gêné et sa frotta la nuque.
-Bonjour Sabo-sempaï, fit-il doucement.
-Bonjour à toi Emmett, comment va ton oncle ? J'ai entendu dire qu'il était toujours le commandant de Loguetown. Je suis d'ailleurs étonné qu'il t'ai laissé partir.
-Très bien Tenshi-san, il vous passe le bonjour, ainsi que tout le monde. D'ailleurs, Kara s'est retiré pour quelques temps. Elle attend un enfant de Caïn.
-Sérieusement ? S'étonna le blond. Ton oncle a réussit à tempéré son caractère pour lui pondre un gosse ?
Il ricana en se souvenant des piques que les deux révolutionnaires se lançaient à longueur de temps. Il se doutait que quelque chose se passait entre eux mais pas que c'était sérieux à ce point. Il se demandait même s'il n'allait pas plaindre le gosse des parents dont il allait hériter, il aimerait être une sourie pour voir ça !
-Et ne m'appelle pas Tenshi s'il te plaît, ce titre n'est réservé qu'à ma famille. Sinon, qui avons nous d'autre ? Un autre Martin et un Thyéo, lequel est lequel ?
Un petit costaud, de la taille de Mairina s'approcha, sans doute dix-huit ou dix-neuf ans. Il avait des cheveux blonds et bouclé avec une peau tannée par le soleil.
-Je suis Thyéo et le gringalet est Martin Sempaï.
Sabo sourit et leurs fit signe e s'asseoir. Aussitôt, il s'empressa de les interroger sur ce qu'ils savaient des mouvements du Shi no Gekai comme ils avaient dit. Koala s'empressa de compléter le rapport avec ses propres recherches.
Au bout de près d'une heure de papotage, le blond soupira et ferma les yeux. Punk Hazard était déserte depuis un moment et le combat entre les deux amiraux avait rendu l'île inhabitable. Qu'irait y faire un Schichibukai ? Et surtout lui ?
-Ko' ? Avons nous un navire à disposition ?
-Hum, normalement oui. Je peux envoyer Hack en réquisitionner un. Quels membres de l'équipage ?
-Et si nous laissions les louveteaux prendre les décisions et à nous de les approuver ? Après tout, ils sont en formations et c'était leur mission de départ. Qu'en dites vous les jeunes ? Partant pour aller espionner Trafalgar Law, aka Shi no Gekai ?
Les danses de la joie qu'il reçu en réponse voulait tout dire. Ces gamins allaient devenir de bons révolutionnaires, surtout s'il prenait soin de bien les préparer à cette vie et à ne pas se laisser manipuler.
Sabo se réveilla en grognant alors que des coups se faisaient insistant sur sa porte. Sans se préoccupé de sa tenue, un simple boxer, il l'ouvrit en grand, prêt à se défouler sur celui qui ose déranger son sommeil si précieux ces derniers temps.
-Pas que baver sur ton corps de dieu grec me dérange joli-cœur mais réunion d'urgence, maintenant, fit une femme qu'il connaissait bien.
Le femme, qui s'appelait en réalité Abby repartit dans le couloir pour lui laisser le temps de s'habiller. Il l'a héla pour savoir ce qu'il se passait d'aussi important mais elle se contenta de hausser les épaules.
Avec un soupir, le bond referma la porte et glissa sa tête sous une douche froide pour se réveiller. Il enfila un pantalon de toile et une chemise vitesse, laissant ses pieds nus et une dague contre son mollet, il courut dans les couloirs pour voir qu'il était le dernier arrivé.
-Bien, nous sommes tous là, fit Dragon.
Sabo prit place en silence à la grande table, les commandants présent sur la base étaient là. Koala se tenait debout derrière lui et il scanna du regard tout l'attroupement par lequel il était arrivé. Tout les révolutionnaires mais aussi les médecins et autres habitants de la base étaient présent.
Réunion de crise.
-J'ai de sombres nouvelles à annoncer, reprit le Leader. Une faction de révolutionnaires étaient en mission sous les ordres de Sorasa. Vous n'êtes pas sans savoir qu'ils étaient en mauvaise position.
-D'où le fait les renforts de Shabaody, fit une vieille femme en hochant la tête. Nous savons cela. Qu'en est-il de la réelle information ?
Le silence se fit alors. Sabo vit un œil et une bouche de Nico Robin apparaître devant lui et sourire et il hocha lentement la tête alors que la nouvelle capitale tombait.
-Sorasa est mort. Son équipe est entièrement décimée et ceux survivant de Shabaody sont éparpillé. Une nouvelle équipe sera constitué dans l'immédiat et partira au petit matin pour reprendre les rennes de cette mission. Edan, tu en prendras la direction, prend les hommes dont tu auras besoin.
L'agitation se fit entendre parmi tous. Le sus-nommé pour la mission se leva et commença à donner ses ordres. Le brouhaha était intense et Sabo se massa les tempes alors que Koala posait une main sur son épaule.
Ses cauchemars, son énervement constant depuis l'enterrement et son manque de sommeil eurent raison de lui.
-FERMEZ-LA !
Aussitôt tout le monde lui obéirent. Le blond remarqua alors qu'il était debout. Il sera les poings pour contenir sa rage.
-C'est réellement ce que vous souhaitez ? Faire une autre mission suicide ?
-Tu veux qu'on fasse quoi d'autre ? Riposta Edan. Nous tourner les pouces ?
-Je n'ai pas dit ça. Savez-vous au moins sur quelle mission planchait Sorasa ? Qui était la victime de son entêtement ? Je ne pense pas. Vous ne voyez pas que vous n'êtes que des pions ? De la chair à fusil ?
-Parce que tu as une meilleur idée ? Fit une femme. Laisse-moi rire gamin, après le bordel que t'as foutu c'est déjà une chance qu'on te laisse en vie.
Sabo ne dit rien mais sentit Koala s'agiter et vit la bouche de Robin se tordre. Il soupira en secouant sa main.
-Après tout faite ce que vous souhaitez mais aucun Itinérant ne participera, je refuse de sacrifier des hommes et des femmes qui sont sous mes ordres.
-Tu dois ton respect à Dragon ! Tu dois obéir.
-J'ai des vies sous ma responsabilité ! Cria-t-il. Tant qu'aucun plan acceptable et sans risque faible n'existe, je n'y participerais pas, de gré ou de force ! Et ce n'est pas lui qui m'y obligera, fit-il en pointant du doigt Dragon.
Ce dernier redemanda le calme alors que les tensions s'élevaient. Sabo ne s'assit pas pour autant et le regarda droit dans les yeux, attendant une réaction de sa part.
-Prenons les choses l'une après l'autre. Ta demande est tout à fait acceptable Sabo mais cette mission ne concerne pour le moment que mon bras droit.
-Alors qu'attendez-vous pour en nommez un ? Et quelqu'un de compétent !
Il sous entendait de ne pas laisser Edan prendre le contrôle. Il le jugeait sans cervelle et juste apte à obéir sans prendre d'avis.
-Je vais justement y remédier. J'ai le candidat idéal pour cela et j'estime qu'il aurait dû être nommé à ce poste depuis bien longtemps avant sa petite rébellion, il aurait dû être nommé depuis l'incident de Shabaody avec Jabura. Qu'en dis-tu Sabo ?
Le blond fronça les sourcils. Il ne voyait pas de qui il était question. Le petit glapissement de Koala le fit revenir sur terre et il fixa son supérieur, le visage neutre. Les révolutionnaires chuchotaient entre eux mais pour le moment il s'en fichait royalement.
-Je me moque de qui c'est du moment que c'est une personne de réfléchie.
-Ce n'est pas ce que je disais, reprit Dragon. Qu'en dis-tu d'être le nouveau bras droit, d'être le Numéro Deux de la Révolution, toi qui fait déjà trembler le monde par tes actions dans l'ombre ?
Il fallut un moment pour que l'information lui monte au cerveau. Les chuchotements s'étaient arrêté sous l'annonce et Sabo prit enfin conscience de ce que ces mots disaient. Il ouvrit grand les yeux, n'y croyant pas vraiment.
-Pardon ?
Alors, le verdict ?
