Ohayo !

Et oui, me revoilà après une longue coupure (encore ...) entre le travail avec les gamins qui était chargé et une absence d'internet pendant un mois, j'ai pas trop eu de chance ^^ Il faut dire que la technologie chez moi fait toujours grève au mois de septembre (que ce soit l'ordinateur, le téléphone ou internet) Mais pour le coup, j'ai eu le temps d'avancer un peu, de noter des idées à droite et à gauche, que ce soit pour cette fic ou pour d'autre en devenir. Enfin bref, je raccourcis mon blabla.

Je travaille sur la correction de cette fiction, j'ai pas trop mal avancé, je publierais dix chapitre par dix je pense. Et je suis entrain de voir pour un ou une beta, vous allez bientôt être libéré de mes fautes ;)

Vous avez vu la fin de l'arc Dressrosa ? Je suis encore soufflé ! (Je viens de rattraper tout les chapitres en retard) Mais du coup, je suis toujours dans le flou juste ... Le chapitre sortit avant-hier bin ... Chut ! Je dit rien pour ceux qui ne l'ont pas encore lu mais pour les autres, vous me comprenez je pense :)

Je remercie tout le monde pour les rewiews, les ajouts en suivit et favoris !

Sinon quoi d'autre ... Les réponses aux rewiews et le chapitre ?


minimilie : Et comme d'habitude, tu arrive quand je disparais ^^ Est-ce un coup du destin ? Va falloir que je vois ça :p Pour Sabo et Edessa, ils sont séparés sans vraiment l'être, ils arrivent pas à faire le choix. Tu verras tout ça petit à petit, pour le moment, c'est juste un break et je leurs fou un peu la paix aux niveau des sentiments, je les ai un peu trop malmené mes pauvres chéris !

Louvette68 : Une nouvelle lectrice (lecteur o.O, sorry, je suis nulle pour jouer aux devinettes et il me semble pas avoir beaucoup de lecteur masculin ^^') ! Je suis contente que cela te plaise, et oui, je malmène Sabo et Edessa mais pour moi, ils ne peuvent pas juste s'aimer sans que rien n'arrive au couple, surtout dans cet univers.

chibimanga : A propos de Edessa et Sabo, je pense pas que ce soit un grand secret, mais je n'en dirais pas plus pour éviter le spoil, juste ... Je vais laisser un peux de côté leur relation sentimentale de chacun pour leur foutre un peu la paix, qu'ils prennent le temps de réfléchir. Pour Liam, tu vas voir, je sens qu'il va avoir sa dose d'aventure qu'il réclame à son frère ^^


Le vent soufflait favorablement dans les voiles du navire révolutionnaire. A la tête du navire, Sabo regardait devant, les mains croisées dans son dos. Il sentait la brise sur son visage et profita du sel marin sur sa peau.

-Sab' ? On a le journal, fit Koala en s'approchant.

-Pose-le dans ma cabine. Je le lirais plus tard.

-Disons que … Tu risque de préférer le lire maintenant.

Le blond fronça les sourcils et fit un décompte dans sa tête. Il n'était pas encore temps pour que Luffy ait reprit la route et cela ne faisait que plusieurs semaines qu'il avait quitté Ace et les Shirohiges. Tout personne faisant partit de sa famille ne pouvait le contacter.

-Ce ne sont pas tes frères, ni ton oncle, fit la jeune femme en le voyant réfléchir. C'est un peu plus professionnel.

Il attrapa le journal et s'empressa de lire la première page. Il ouvrit grand les yeux en lisant les gros titres. Il sera ses poings qui froissaient les feuilles de papier et il claqua sa langue en lisant l'article plus loin.

-Koala, trouve moi un den-den, je dois parler à Dragon. Et réunit les gradés dans mon bureau, peu m'importe s'ils dorment ou qu'ils mangent, nous devons modifier notr itinéraire. Maintenant.

-Hai Taïsho !

Et elle disparu rapidement, sachant que lorsqu'il était dans cet état, il ne fallait mieux pas discuter ses ordres à moins de se retrouver à terre, bloqué dans une Blue pour les années à venir, dans une base miteuse.

Le révolutionnaire donna un dernier regard sur l'océan et s'en retourna alors qu'un de ses hommes apportait le den-den qui avait déjà enclenché l'appel. Il le remercia d'un signe de tête alors que son interlocuteur répondait.

«Tu as lu le journal. »

Constatation.

-Oui. J'ignorais que la situation était si importante. Je croyais que les révolutionnaires mit en cause avaient été rapatriés ?

« Oui. Ils ont reçu l'ordre de retourner à Shabaody avec les moyens qu'ils avaient sur place en attendant qu'une décision soit prise. »

-Quelle décision ?

« La nomination du nouveau Second de la Révolution. Ta nomination. Tu es en charge complète de cette mission. Je compte sur toi. »

Et il raccrocha. Sabo soupira, c'était un peu gros. Du jour au lendemain on lui donnait toutes les cartes en mains en lui disant de se débrouiller. Il regarda le den-den dans sa main qui se mit à sonner. En décrochant, il reconnu la voit de Clay qui lui donnait quelques nouvelles de l'archipel.


Sabo entra dans la cabine qui lui servait de bureau. Il regarda d'un air las ceux qui étaient présents. Ils étaient installé soit sur des chaises, soit debout, appuyé contre les meubles. Tous l'attendaient silencieusement, sachant qu'il apportait des nouvelles importantes.

Le révolutionnaire posa un dossier sur le bureau, le faisant claquer dans le silence de la pièce et s'assit sur le fauteuil. Il ne dit rien, croisant ses jambes, son menton calé sur ses mains.

-Bien, j'ai reçu un appel de Shabaody. Une équipe de Sorasa est arrivée dans la matinée. Ils sont actuellement prit en charge, annonça Sabo. Ils ont pu nous donner quelques indications et coordonnées.

Le blond déroula la carte et inscrits plusieurs points de localisation. Ensuite, il sortit des notes qu'ils avait rapidement prise pendant la communication.

-Normalement une petite base de la Marine a repêché plusieurs des nôtres pendant la fuite. J'ignore ce qu'ils sont devenus. Il s'agit également de la plus grosse prise. Le navire principal s'en charge.

-Ils sont peut-être morts, signala une femme.

-Peu importe. Même s'il n'y a plus qu'un survivant dans un sale état, nous devons aller le chercher. Je sais ce que c'est que d'être enfermé et je ne souhaite ce sort à personne.

Personne n'osa faire de commentaire. Hack se porta aussitôt volontaire pour prendre les commandes et servir de liaison avec les autres. La plupart des révolutionnaires commencèrent à s'organiser avant que Martin ne se fige, l'air songeur.

-Navire principal ? Nous n'avons qu'un bateau.

-C'est pour cela qu'on va en réquisitionner sur la prochaine île. Nous auront trois équipes d'éclaireurs, ils iront vérifier les autres données. Je prendrais un groupe avec moi, nous irons sur le lieu des combats.

Koala hocha la tête et partit préparer les hommes dont elle prendrait la tête. Martin nota les dernières indications alors que tous étaient déjà sortit de la pièce. Sabo soupira et s'assit finalement sur le fauteuil de son bureau.

-Nous allons les sauver.

-Je l'espère Martin, je l'espère.

-Ne t'inquiète pas Sabo, tu es un bon chef, personne ne remet en question ta façon de diriger.

-Pas encore mais cette mission est un test. Un fichu test dont la fin est la mort en cas d'échec.

Le révolutionnaire posa sa main sur son épaule et sortit. Une fois seul, il en profita pour sortir l'un de ses carnets privés et nota comme à son habitude ce qu'il pensait pour faire de la place dans la bibliothèque qu'était son cerveau.


La journée avait été longue. Et les recherches infructueuses. Ayant voulu participer aux recherches, il savait d'avance que son obstination ne serait que décevante. Il entendit les faibles coups à la porte qui s'ouvrit presque aussitôt.

-Je vous apporte le repas Sabo-sempaï.

-Je n'ai pas faim.

-J'ai promis à Koala-san de veiller sur vous.

Le blond grogna à l'entente de sa collègue et se renfrogna encore plus dans son fauteuil. Il fit la moue en voyant le plateau prendre la place de ses papiers. Le plus jeune soupira en se saisissant de la fourchette pleine et de la tendre vers son supérieur.

-Ne m'obligez pas à vous donner à manger. Je ne me sens pas encore capable de faire ça.

-Pourtant tu es bien capable de me désobéir, siffla-t-il en prenant l'ustensile.

Josh se mordit la lèvre en passant une main dans ses cheveux. Il savait très bien quelle erreur il avait fait en montant à bord mais d'un autre côté, Koala lui avait assuré que leur commandant n'en ferait rien vu la délicatesse de la situation.

-Je sais que tu as passé un marché avec Ko'. Et j'en connais la teneur. Tu dois savoir une chose, certes en temps normal j'aurais laissé coulé ta désobéissance en te donnant une restriction quelconque. Je t'estime beaucoup Josh.

-Mais ? Parce qu'il y a toujours un mais …

-Exactement. Nous sommes en situation de crise et j'ai besoin de compter sur des hommes et des femmes prêts à m'obéir à tout instant.

Josh baissa la tête et Sabo soupira. Il voyait bien que le gamin était plongé dans les remords. Il se leva, enfila sa veste et ses gants. Il posa une main sur l'épaule de son subordonné le faisant relevé le regard vers lui.

-Suis-moi, j'ai quelque chose à te montrer.

Le duo déambula longtemps dans les différents couloirs et les différentes salles. A chaque personne rencontrée, Sabo s'arrêta quelques instants pour savoir comment tout se déroulait et si tout allait bien.

Ils finirent sur le pont, au niveau de la proue tout en regardant la mer. Pourtant, l'aîné se tourna vers le bond en s'appuyant contre le bastingage.

-Regarde les hommes et dis-moi ce que tu vois.

-Hum. Je vois des personnes fières de ce à quoi ils appartiennent. Qui travaillent dur et espèrent trouver ceux que l'ont cherche.

-Mais encore ?

-Je …

Le révolutionnaire sourit et tendit la main vers ceux qu'il commandait. Un sourire doux et protecteur sur les lèvres, comme un père regardant ses enfants grandir.

-Ils sont libre. Nous sommes libre mais pour cela nous devons nous battre. Qu'est-ce qu'un commandant ?

-Un supérieur, comme vous. Qui donne des ordres et que l'on suit pour défendre la liberté.

-Si ce n'était que cela, ricana Sabo. Un commandant, comme moi, comme d'autres, qu'il soit révolutionnaire, pirate ou même Marine, a à sa charge des vies. Il est responsable de nombreuses personnes qui lui ont confié leurs vies sans hésitation car ils savent quand temps voulu, ce commandant saura les aider et les protéger, c'est pour cela que les hommes suivent les ordres. Pas seulement pour défendre nos idéaux mais pour rester en vie.

-J'ai entendu dire que vous n'aimiez pas ceux qui suivent aveuglément les ordres, fit Josh pensif.

-Certes, sourit le blond. Je vois que tu as de bonnes oreilles.

Il se tourna de nouveau vers l'océan. Il sourit en replongeant dans ses pensées. Il revit quelques instants de son enfance, lorsque Rayleigh les disputaient alors qu'ils n'obéissaient pas.

-J'ai toujours eût du mal à obéir lorsque j'étais enfant. Lorsque je vivais à Goa, une fois, j'ai croisé un enfant plus élevé au niveau social. Il m'a demandé de faire quelque chose pour lui, quelque chose d'égoïste, il se disait fatigué et demandait à ce que je porte ses affaires jusque chez lui. J'ai refusé. Mon père était furieux, il m'a … punit ce soir là. Ce qui a renforcé ma désobéissance envers lui. J'avais sept ans.

-Je ne comprend pas …

-A douze ans, j'ai été en ville alors que cela nous était toujours formellement interdit. J'y allais de temps en temps, c'était mon terrain de jeu. Seulement, je me suis retrouvé dans une sale situation. J'avais fait un peu de grabuge au marché sauf que ce jour-là, il y avait des Marines. Ils m'ont attrapé sur le port et j'ai cru que s'en était fini de moi. Pourtant, mon oncle est arrivé et c'était fini. Je peux te dire que je me suis pris la pire des remontrances de toute ma vie.

Il se tourna vers Josh et lui sourit doucement. Ce souvenir était assez douloureux pour lui. Le plus jeune regardait dans le vide en essayant de comprendre mais il pouvait bien voir son air perdu.

-Ji-chan n'était pas vraiment en colère. Il avait eut peur. Il avait eu peur pour moi et c'est cette peur qui l'a fait réagir ainsi.

-Je ne vois pas le rapport avec l'obéissance ! Vous m'embrouillez plus qu'autre chose !

-Calme-toi, sourit-il. Tu es encore jeune pour comprendre, tu n'as pas été mis en situation. Mais sache une chose, Il y a des ordres auxquels tu te dois d'obéir, non seulement pour ta propre survie mais aussi pour celle de tes camarades, et encore plus lorsque tu possède un grade.

-Donc … Vous n'êtes pas vraiment en colère contre moi mais plutôt inquiet car pour vous je n'ai pas le niveau.

-En gros, oui. Quand je serais capable d'en parler, je te raconterai un peu ce qu'il s'est passé il y a un peu plus d'un an et demi. Mais pour l'instant, pour que tu continu à me suivre, j'ai besoin que tu sache obéir lorsque je te le demanderais car nos vies à tous pourraient être en jeu, compris ?

-Hai !

Sabo rigola et ébouriffa ses cheveux avant de regarder de nouveau vers la mer. Josh marmonnait à ses côtés en essayant de comprendre la morale qu'il venait de recevoir. Il sourit en l'écoutant distraitement, son regard attiré par un point voguant sur les flots. Il fronça les sourcils en étendant son haki.

Percevant une légère sensation, il se concentra. Et lorsqu'il sentit le battement de cœur affaiblit et familier, il se redressa.

-Taïsho ! Marine droit devant ! Cria l'homme depuis le nid de pie.

-Préparez-vous à abordez ce navire, fit-il au hommes sur le pont. Quel que soit la force de frappe, nous devons monter à son bord.

-Pourquoi ? S'enquit Josh à ses côtés.

-L'une d'entre nous est à leur bord. Elle doit être libérée plus que tout.


Le combat avait été harassant et heureusement pour les révolutionnaires, les Marines ne s'attendaient pas à tomber sur eux et n'étaient pas préparés. Il donna une tape sur l'épaule de Josh en le voyant se diriger vers la baie médicale.

-Nous nous dirigeons vers le point de rassemblement. Apparemment, nous sommes les derniers à nous en retourner.

-Bien, soupira-t-il. Comment vont les hommes ?

-Nous avons perdu deux d'entre nous malheureusement … Leurs corps attendent le rituel dans une cabine en bas.

-Nous le ferons cette nuit, lorsque la lune sera bien haute. Je m'en chargerais moi-même.

-Hai Taïsho.

Il se retrouva seul. Il entendit des pas précipité le rejoindre et se retint intérieurement de soupirer. Pour une fois qu'il pouvait souffler cinq minutes après un combat, on lui demandait d'agir.

-C'est la communication avec le navire principal, fit une femme. C'est important.

-Merci.

Sabo se saisit de l'escargot et le regarda pour identifier son interlocuteur. Aucune démarcation personnelle, c'était donc un sous-gradé qu'il n'avait sous son commandement que depuis Shabaody.

« Taïsho ? Nous avons plusieurs nouvelles à vous annoncer. »

-J'écoute.

« Nous avons bien investit la base de la Marine et votre instinct ne vous à pas trompé, certains des nôtres étaient là. »

-Combien ? Osa-t-il demander.

« Treize. Nous avons questionné les moins blessés, apparemment une trentaine sont morts et d'autres seraient tombés à la mer ou simplement disparus. »

-Bien, souffla-t-il soulagé. Faite tout pour les soins, je suis sur le chemin du retour. Donnez les pleins pouvoir au médecin en chef pour toute décision médicale extrême jusqu'à mon arrivée.

« Entendu. Nous approchons d'une île sous influence Yonkou pour le matériel nécessaire. Je vous envoie les coordonnées. »

-Quel territoire ?

« Akagami no Shanks, les autres éclaireurs sont déjà sur place afin d'évaluer le potentiel de toute menace. »

Le blond soupira de soulagement, donna encore quelques ordres et coupa la communication. Il ordonna aussitôt à son navigateur d'augmenter la vitesse du navire. Il redescendit dans les cabines et regarda sa collègue, amie depuis des années, toujours profondément endormie sous l'influence des calmants.


A peine le pied du Second posé sur les quais qu'un fusil fut pointé en direction de sa tête. Il ne dit rien et regarda l'homme qui le tenait en joue. Un simple civil. Il fit un signe de la main à ses hommes qui étaient prêt à dégainer leurs armes pour le défendre.

-V-vous n'avez rien à faire ici chien de la Révolution ! Fit l'homme. Votre p-présence n'est pas tolérée.

-J'ignore qui vous êtes et vous ignorez qui je suis.

Pendant cette courte confrontation, d'autres civils sortirent des rues et montrèrent leurs armes. Sabo restait serein en comparaison de ceux qui l'accompagnaient. Il ferma un instant les yeux afin de scanner la ville aussi loin qu'il le pouvait et sourit.

-Nous ne voulons aucun mal. L'un de mes hommes m'a dit que vous refusiez de nous vendre des médicaments et du matériel de soin. Je vous promets que c'est la seule chose que nous voulons.

-Ouais, vous voulez nous voler, cracha un civil. Bah repartez ! On vous a déjà permit de récupérer l'un des vôtres alors dégagez !

Le blond haussa un sourcil. Il se tourna un peu vers l'un des hommes du navire principal qui hocha la tête pour confirmer tout en chuchotant son nom mais qu'il ne savait pas la raison de cette action.

-J'aimerais parler à votre protecteur, reprit-il sérieusement.

-Rêve toujours !

Sabo soupira, toujours a demi de dos vers les habitants et posa une main sur son bô. Celui qui le tenait au bout de son fusil appuya sur la détente par réflexe avant d'écarquiller les yeux de surprise. Son arme était relevée vers le ciel par le bô de métal et n'avait touché personne.

-On va mettre les choses au clair, siffla-t-il, conduisez-moi immédiatement à Akagami no Shanks.

-Pourquoi on ferait ça ? Dragon n'a rien à faire de cette île !

Il donna un coup de bô, avec l'extrémité du bâton, dans le ventre de l'homme et l'envoya voler à plusieurs mètres. Aussitôt les armes furent de nouveau pointées sur lui et prêtes à l'emploi dans la seconde suivante.

-Puisque vous ne me laissez pas le choix.

Il se tourna vers ses hommes qui avaient sortit leurs armes. Ils n'étaient pas très rassurés de se battre contre une population si farouche. Ce n'était pas dans leurs habitudes.

-Remontez sur le navire, j'irai moi-même trouver ce baka de Yonkou.

-Je te laisserais pas y aller seul, fit Josh en se mettant à ses côtés.

-Tu n'es qu'un gamin, obéit à mes ordres ! Ordonna-t-il.

Le plus jeune tint sa position jusqu'à ce qu'un rire provenant de l'autre bout du port se fasse entendre. Un rire que Sabo connaissait très bien et qui surprit tout les habitants de l'île.

-Ce gosse me rappel quelqu'un au même âge, voire plus jeune.

-Et tu te permets de dire ça ?

-Hey ! Fit une femme. Vous avez pas le droit de lui parler sur ce ton !

-Oh la ferme, soupira Sabo. Enfin tu te montre Shanks. J'ai cru que j'allais devoir assommer un à un tout ces civils pour atteindre la taverne.

Le rouquin s'approcha et posa son unique main sur son épaule. Ils passèrent entre les habitants qui avaient relevés leurs armes tout en gardant une certaine méfiance.

-Comme tu le vois, la Révolution n'est pas la bienvenue ici. Je ne peux en vouloir à ces habitants et étant sous ma protection, je vais rester dans leurs sens. Je ne veux aucun d'entre vous en ville hormis toi.

-Je ne pourrais pas tout gérer seul Shanks. J'ai des dizaines de blessés à bord. L'un est gravement malade et s'il n'a pas de médicaments dans les heures qui suivent, j'ai peur de devoir l'enterrer. Trois sont déjà morts pendant le voyage.

-Il n'y avait pas d'autre îles sur ta route ?

-Deux inhabitées et une en pleine crise civile. Tu étais le meilleur choix d'après mes éclaireurs et j'ai confiance en eux, surtout lorsque j'ai su que tu étais là.

Le rouquin le fit asseoir à sa table et fit un signe au tenancier de leurs apporter des boissons, le blond déclinant la proposition de nourriture. C'est à ce moment que deux pirates firent leur entrée pour les rejoindre tout en saluant d'un hochement de tête.

-Je te jure que je ferais autrement si j'en avais la possibilité mais ce n'est pas le cas, assura le plus jeune. Laisse au moins mes médecins venir chercher leur matériel et on part aussitôt, je t'en prie Shanks !

Le Yonkou ferma les yeux en soupirant, c'était l'une des rares fois qu'il entendait le blond supplier pour quelque chose, et surtout aussi rapidement. Sabo baissa la tête, il était dans un état alerte de fatigue, ayant plus veillé sur les malades au lieu de dormir, il ne voulait pas lutter avec des mots.

-Soit. Doc va prendre en charge trois de tes hommes pour ça, il s'occupera de les accompagner une fois qu'il aura fait le tour de tes hommes. Hormis ça, que vous faut-il d'autre ?

-Rien, on se débrouillera, merci Shanks-nii-san.

Le révolutionnaire s'inclina et commença à s'éloigner, son chapeau cachant son visage et une larme de soulagement roula sur sa joue. Il l'essuya rapidement et dû se retenir à une table en sentant son corps chanceler.

-Ben, va voir leurs cuisiniers et voit où en sont leurs stocks. Lucky, tu l'accompagne, ordonna le roux sans quitter son protégé du regard.

Sabo ne bougea pas et sentit les pirates passer près de lui et la main encourageante du fuku-senshô se poser sur son épaule avant de le dépasser. Il regarda la porte se refermer sur eux et laissa sa fatigue l'emporter en se laissant tomber sur une chaise à côté de lui.

-Te priver de nourriture et de sommeil pour t'occuper de tes hommes ne les aiderons pas. Ils ont besoin d'un Taïsho en bonne santé sur qui ils peuvent prendre exemple.

-Diriger des révolutionnaires qui voyagent d'un bout à l'autre des Blues est un jeu d'enfant comparé au fait de diriger tout un escadron.

-Bienvenu dans les plus haut rangs du commandement. C'est la meilleur leçon de vie que tu peux recevoir. Elle est identique, qu'elle que soit la voix que tu choisis.

Shanks posa sa main sur son épaule et lui fit signe de le suivre. Ils traversèrent la ville en silence, la population ayant reprit ses activités mais jetant toujours un regard noir aux intrus.

Le duo sortit de la ville pour marcher plusieurs centaines de mètres avant d'apercevoir une baie au loin qui donnait à plusieurs kilomètre des maisons.

-Fait aller ton navire dans cette baie, les habitants de la ville ne viendront pas vous y déranger. Vous pourrez installer les blesser à terre. Je ferais venir quelques hommes pour aider au campement, juste, ne vous éloignez pas trop dans les terres.

-Je te remercie Shanks, soupira Sabo. Nous resterons le moins longtemps possible.

-Ne t'inquiète pas, sourit le plus vieux. Nous viendrons tenir compagnie de temps en temps et apporter des vivres. Je t'autorise à venir en ville avec quelques uns de tes hommes mais seulement en groupe. Si vous payez ce que vous achetez tout se passera bien.

Le soir venu, le blond mangeait un potage en regardant ses hommes finir de préparer le campement. La plupart des blessés léger étaient à terre et les autres étaient descendu petit à petit pour ne pas aggraver leurs états.

Sabo sourit en voyant Josh donner les ordres. Ce gamin avait un bon potentiel comme il avait pu le remarquer sur la route, il manquait juste d'un peu d'obéissance.

-Je vois que tu mange.

-Koala a menacé de me ligoter à la proue pour tout le chemin du retour si je ne me nourrissait pas.

Ben rigola et s'assit à côté de lui. Il alluma une cigarette et reporta son attention sur la petite fourmilière.

-Shanks va bientôt arriver. Nous avons quelque chose pour vous.

-Nous n'avons besoin de rien d'autre, soupira Sabo. Je n'arriverais déjà pas à le rembourser pour tout ça !

-Ne t'inquiète pas, je m'en débarrasse volontiers !

Ils se retournèrent pour voir arriver Shanks menant le Doc et deux autres hommes de son équipage qui portaient une civière. Par curiosité, Sabo se leva et hoqueta de surprise en reconnaissant Nathaniel attaché dessus et bâillonné.

-Il n'arrêtait pas de parler sur le chemin, j'en pouvais plus, se plaignit le Yonkou. Mais plus sérieusement, on l'a trouvé la veille de ton arrivée, dans la forêt. Il devait y être depuis un moment.

-J'ai fait les soins de base, signala le Doc. Mais il ne me laisse pas faire plus.

-Ce n'est rien, on va le prendre en charge. Encore merci. Je ne sais vraiment pas quoi faire pour te remercier Shanks-nii-san.

-De toute la fratrie, tu es le seul qui ne refuse pas mon aide.

Sabo le prit dans ses bras, ne sachant pas quoi faire d'autre. En à peine quelques mois, le rouquin l'avait déjà beaucoup aidé.

-J'ai l'impression de ne pas être partit de ton navire.

-Disons que c'est une chance que je sois revenu vers le début du Shin Sekai.


Sabo ouvrit en grand les portes du mess qui s'était transformé en baie médicale d'urgence. Le silence s'était fait alors qu'il passait entre les différents lits de fortunes. Cela faisait cinq jours qu'ils avaient quitté l'île sous la protection de Shanks. Il s'approcha de son médecin en chef qui lui tendit le rapport qu'il avait dans les mains.

-L'état général est plutôt bon et encourageant. La plupart des hommes ne souffrent que de blessures plus ou moins légères, de fatigue et manque de nourriture.

-Quand est-il de l'état individuel, fit-il sans lever les yeux.

-Tout dépend de qui vous voulez parlez.

Le médecin était un peu hésitant. Le blond le regarda en haussant un sourcil. Il soupira donc et fit un signe au révolutionnaire de le suivre. Ils s'arrêtèrent devant des draps cachant sûrement un ou plusieurs lits.

-J'ai déjà entendu parler de ce genre de cas mais c'est la première fois que j'y suis confronté vu le faible pourcentage de survie de tout révolutionnaire capturé. Sans vouloir vous offenser.

Au même moment, la blouse blanche ouvrit un pan du drap pour montrer une personne allongée dessus, quelqu'un qu'il connaissait bien, surtout la tignasse brune et longue, attachée par des liens de cuir épais. Ceux utilisé que dans un service de soin spécifique. La psychiatrie.

-Sherry ? S'étonna-t-il.

La femme tourna la tête vers lui et il remarqua son regard à la fois vide et ampli d'une lueur qu'il ne lui connaissait pas. Depuis qu'il l'avait récupéré sur le bateau de la Marine, il n'avait pu aller la voir, ayant trop de responsabilités et de choses à faire pour que tout l'équipage s'en sorte.

Sabo s'approcha lentement de son amie, ou ex-amie, il n'avait pas encore prit le temps d'y réfléchir. Il tendit la main vers elle mais le médecin lui retint le poignet alors que la lueur devenait plus importante.

-Si j'étais vous, je ne ferais pas cela.

-Et pourquoi donc ?

Pour toute réponse, il lui fit signe de le suivre et ils s'éclipsèrent hors du mess. Après s'être assuré d'être seuls, il répondit à sa question.

-Syndrome de Stockholm.

-Je croyais qu'il n'y avait rien d'autre que ce que vous m'avez cité précédemment ?

-C'est un cas qui n'est pas rare lorsqu'une personne se retrouve enfermée et agressée quoique j'y suis confronté pour la première fois. Mes connaissances à son sujet sont limitées, je ne pourrais rien pour elle sur ce bateau.

-Alors je m'en occuperais. Fait là installer dans ma cabine le temps du voyage et occupe toi personnellement de son état.

Sabo allait se détourner pour reprendre sa visite des différent patient afin de s'assurer de lui-même de l'avancement des guérisons. Le rapport toujours en main, il s'arrêta sous le toussotement discret du médecin pour se tourner vers lui.

-J'ai pensé que comme vous … Avez connu l'enfermement, j'ai pensé que vous sauriez quoi faire ?

-C'est différent. Je n'ai pas connu l'état dans lequel Sherry se trouve pour la simple et bonne raison qu'Impel Down n'est pas qu'une simple prison. C'est un Enfer, je suis passé par l'Enfer physique et psychologique. Je suis tombé dans les plus noires profondeurs.

Il ferma les yeux et inspira lentement en laissant une partie de ses souvenirs remonter à lui. Il sentit son poing se serrer et le haki se manifester avant qu'il ne le muselle sèchement. Il rouvrit les yeux, son regard brillant de détermination et de douleur.

-J'ai cru ne jamais remonter. Je n'avais plus d'espoir quand à ma guérison, si je n'avais pas eu un traitement adéquat. Ce que vit Sherry est difficile pour elle, pour moi, pour les autres mais remerciez Kami-sama, elle n'a pas vécu la même chose.

-Pardonnez-moi, je ne voulais rappelez de mauvais souvenirs mais j'ignore tellement quoi faire. Et si même elle peut en guérir.

-J'essayerais de savoir ce qu'il s'est passé, fit le blond décidé.

-Sherry a été emmenée avant la fin des combats.

Les deux hommes se tournèrent pour voir Nathaniel s'approcher avec une béquille pour soutenir sa jambe blessée. Sabo croisa les bras sur son torse et le regarda de haut, le visage sans expression. Les deux amis se jugèrent du regard avant que le roux ne se tourne vers la blouse blanche.

-La base dans laquelle vous avez trouvé les autres n'était rien en comparaison du navire qui avait emmené Sherry, reprit-il. Je me souviens juste avoir aperçu la veste d'un gradé avant qu'il ne parte en me laissant pour mort.

-Le navire, tu pourrais me le décrire ?

-Non, répondit-il en secouant la tête. Je ne me souviens que par petits flash.

-Ce sont les effets de la commotion cérébrale, fit le médecin en hochant la tête. Une chance pour vous que certains révolutionnaires étaient venu en patrouille.

Nathaniel hocha la tête mais ne regarda plus Sabo. Pourtant, le blond ne pouvait s'empêcher de le regarder et haussa un sourcil en le voyant gémir de douleur et attraper la béquille des deux mains.

-Vous devriez aller vous allonger. Nous devons continuer les soins sur votre jambe et tout les efforts que vous faites n'arrangent en rien son état.

Le rouquin hocha la tête et retourna dans le mess. Le blond le regarda partir avant de se tourner vers son homologue tout en posant sa question silencieuse.

-J'ai noté tout ce dont il dit se souvenir. Je vous ferrais parvenir son dossier à votre cabine dès que possible.

-Et qu'en est-il de sa jambe ?

-Difficile à dire, grâce aux premiers soins des pirates le pronostique est encourageant et s'il ne se calme pas, les blessures aux muscles ne guériront pas. Je me réserve encore le droit de la lui amputer. L'état dans lequel il a été trouvé était pire qu'alarmant selon le rapport du pirate. Pour être franc, cela aurait dû être un cadavre que ses hommes auraient amené à bord.


Et voilà ! Verdict ?