L'allergie de Draco Malfoy
Disclamer: J.K Rowlings
Pairing: Drarry
Rating: M
Résumé: "L'allergie provoque un trouble du comportement et une envie de baiser Potter, c'est connu... Non?"
Note de l'auteur:
J'ai rajouté un épisode bonus entre Sirius et Severus comme promis ! Il n'est que découpé, parce que me connaissant j'en aurais fais un roman. Mais si vous voulez la suite, dites le moi et je vous la rajoute !
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Chapitre 6: Je t'aime
« Attendez, je crois qu'une explication s'impose.» Interrompit Potter, visiblement perdu.
Blaise hésita. Il devait aller voir comment Draco allait. Que faisait-il encore là? Ce n'était pas à lui de discuter tranquillement avec Potter. Mais n'aurait-il pas aimé savoir à sa place ? Son regard croisa celui de Ron, lui intimant de commencer.
« Pour ce que je sais...» Précisa Ron en lui lançant un regard noir. Malfoy a but un potion dont le but est de t'oublier.
« Ce n'est pas tout.» Marmonna sombrement Blaise, sentant que Ron n'irait pas plus loin. « Le fait d'avoir oublié jusqu'à votre rencontre a fait de lui ce qu'il aurait été sans elle. Il est redevenu le Malfoy que j'ai connu dans mon enfance, imbus de sa personne, narcissique.» Sa voix se fit plus dure. « Mais après tout, c'est bien comme ça que tu le voyais, je ne vois pas en quoi ça te poserait un prob...
- Blaise!» Son souffle se coupa. Ron venait de le nommer par son prénom. Il se tourna vers lui, son cœur se réchauffant en voyant ces deux joues pales légèrement rougies par la gêne.
Ses sourcils se froncèrent quand il comprit pourquoi le roux l'avait arrêté. Il les voyait dans les yeux du survivant. Ce changement, cette compréhension douloureuse qui se produit quand on perd quelqu'un à qui l'on tiens, ce moment où l'on sait qu'on vient de le perdre à jamais.
« Il y a encore un espoir. Si ce que nous a dit mimi geignarde est exact, si Draco n'a pas prit la potion à temps, il devrait redevenir lui même d'ici cinq jours.» Se reprit-il, observant l'air satisfait de Ron.
Le lien entre son meilleur ami et le gryffondor lui apparaissait bien plus fort qu'il n'aurait put l'imaginer. Après des minutes interminables, Potter fini par réagir. Face aux yeux inquiets des deux hommes, il ferma les siens.
« Je… J'ai besoin d'être seul.»
Blaise recula d'un pas, mais le prince des gryffondor le devança en s'éloignant.
« Attends, Harry!» Le survivant était déjà loin quand Ron cria son nom, sortant de son mutisme. Un long silence s'installa entre les deux hommes restants, chacun ne sachant pas s'il devait s'enfuir ou parler. Son côté serpentard envisagea une fuite particulièrement attrayante, mais son cœur le lui refusa.
Les yeux verts de Ron étaient posés sur la place que le gryffondor occupait, sans vraiment la voir. Il était légèrement débraillé, appuyé contre le mur. Sa chemise plus ouverte qu'habituellement laissait apercevoir des marques rougeâtres sur son cou, et sa poitrine se soulevait de manière hiératique, soulignant sa difficulté à reprendre sa respiration. Quand il avait vu Draco l'étouffer, son sang n'avait fait qu'un tour. C'était comme si c'était lui à la place du Weasley, lui qui se faisait étouffer. Il ne pourrait pas supporter que ça recommence. Que quelqu'un ose ne serais-ce qu'une autre fois lui faire du mal. Plus jamais.
De son côté, Ron n'était pas mieux, il tremblait littéralement de peur. Il avait l'impression qu'une attraction imposante l'attirait vers le sol. Trop d'informations s'étaient déroulées en si peu de temps qu'il ne savait plus où il était. En moins de deux heures, toutes ses convictions depuis sa première année s'étaient effondrées. Le fait que Malfoy était un enfoiré de fils à papa lui paraissait bien faible par rapport à ce qu'il était désormais. Finalement, peut-être n'avait-il jamais été aussi détestable qu'il le croyait. Ses convictions avaient été totalement erronées, et Zabini le lui avait prouvé en lui sauvant la vie quelques instants plus tôt. En parlant de lui, il ne savait même plus ce qu'il ressentait pour le brun. Ce qui était sur, c'est qu'il était loin de le laisser indifférent.
« Lorsque j'ai dis que je t'aimais, je ne mentais pas.» Dit Blaise.
Ron ne répondit pas, se contentent de tourner la tête vers lui, et de le fixer les bras croisés. La confrontation était trop rapide, il ne se sentait pas courageux. Il ne pouvait pas changer si rapidement, et affronter ses sentiments. Ses yeux tels deux orbes émeraudes laissaient entrapercevoir une confusion intérieure. N'étant pas assez prés, le serpentard ne le vit pas, ni n'entendit pas le cœur de Ron rater un battement et s'accélérer à l'entente de cette phrase, ou encore ne vit ses joues se teinter d'une couleur rouge.
Se frappant mentalement la tête contre le mur, il se demandait si n'y était pas allé trop rapidement. Peut-être que ce n'était pas la bonne façon de débuter une conversation que d'entrer directement dans le sujet. Il réessaya.
« Ecoute Weasley.»
Il ne trouvait pas les mots justes.
« Ecoute, Ron, je…
- Qu'est-ce que tu veux? Une récompense ?» La réponse claqua. Le sarcasme était la meilleure des réparties dans ces moments là.
Ouvrant puis refermant sa bouche, il fronça ses sourcils d'incompréhension.
« Que ça te rentre dans le crâne, je ne t'ai pas sauvé des griffes de Draco-je-suis-un-malfoy pour recevoir une quelconque récompense. Je refuse juste de te voir souffrir.»
Toujours aucune réponse. Ron commença à se décoller du mur pour se diriger vers le couloir qu'avait prit le survivant, pensant dans son fort intérieur qu'il fallait qu'il sorte vite de cet enfer.
« Je t'aime, vraiment.» Retenta désespérément Blaise, sa gorge se nouant. Il s'approcha du corps plus svelte face à lui, ne s'arrêtant pas en voyant Ron reculer, s'appuyant de nouveau contre le mur. « Si tu te contente de faire des catégorisations par rapport à la maison à laquelle j'appartiens, tu te trompes.»
Il s'arrêta face à lui, et déglutit.
« Je ne suis qu'un sang-mêlé. Aller en potion pour voir Snape critiquer les gryffondors ne m'intéresse pas. Je n'aime pas le vert. Le rouge est une couleur bien plus chaude. J'aime aller au cours d'Hagrid. Je n'ai jamais rabaissé personne... Et je n'ai jamais été un Mangemort. Écoute, si tu acceptes, je te montrerais mon vrai moi. Je te montrerais à quel point tu comptes pour moi.»
Le regard de Ron se posa sur lui. Au fond de lui il y avait cette chose. Cette chose qui venait de se briser, et une vague de sensations le traversa. C'était comme si, le fait de penser que Blaise était du côté des mangemorts avait créé une barrière autour de son cœur. Cette barrière s'était fissurée quand l'autre lui avait dit qu'il l'aimait, et venait désormais de disparaître complètement. Après tous ces événements, c'était comme si on le libérait d'un poids. Comme s'il comprenait que Blaise avait toujours eu une place au fond de lui, mais que ses sentiments avaient été tus par le dégoût et la déception de le croire du mauvais côté. Sauf que voilà, il n'était pas du mauvais côté. Ses mains tremblèrent.
« Je t'aime.» Le métis approcha sa main de la tête du Gryffondor qui détourna aussitôt le regard, les joues joliment écarlates. Sa main s'arrêta sur sa route pour se resserrer en poing. « Depuis beaucoup trop longtemps. Et ça me tue.»
Encore un silence. Les yeux de Ron restaient fixés sur le mur, impassible.
Le cœur du gryffondor était comme une bombe qu'il n'arrivait pas à contrôler et qui était à deux doigts d'exploser.
« Voilà. Je ne te le redirais pas. Ce n'est pas dans mes habitudes de montrer mes faiblesses. Comme je ne vais pas non plus chercher à te conquérir.» Il attrapa doucement mais fermement la main de Ron. « Je ne suis pas le genre de Serpentard à s'opposer à son meilleur ami par gaieté de cœur. Mais pour toi je le referais. » Puis il murmura, son lui cœur lui criant de ne pas dire la suite, « Il te suffit d'une seule phrase et je te laisse tranquille.»
Il voulut lui relever le menton, voir son regard, mais il se le refusa. Ils n'étaient pas assez proches pour ça.
« Parce que tu es amoureux de Granger, et parce que je ne suis pas assez brave pour te courir après indéfiniment. Je te laisse tranquille, si tu me dis que tu ne ressens rien pour moi.»
L'ultimatum était lancé. Les lèvres du Weasley s'ouvrirent puis se refermèrent.
« Tu n'es pas vraiment amoureux de moi.» Finit-il par dire, le provoquant.
« Weasley...»
Ron tressaillit quand la main douce du serpentard se resserra sur la sienne. La douce chaleur de leurs deux mains se propageant dans son estomac. Blaise se contenta de le fixer, comme s'il cherchait à lire en lui, puis il reprit:
« Qu'est-ce qu'il te faut de plus... Ça fait plus de huit ans que je suis chacune de tes aventures avec ton pote Potty et ta charmante petite amie. Tout ça dans l'ombre de Draco pour m'assurer que tout vas bien. Je me suis battu durant la guerre juste pour toi, et j'ai vu ma famille mourir sous mes yeux, juste pour toi.»
Il posa sa main libre sur le cou de Ron, qui frémit avant de se gémir faiblement en sentant la caresse aérienne.
« Quand je vois la marque que t'as laissé Draco sur le cou, ça me donne envie d'aller le dépecer vivant, alors qu'il est la seule personne sur terre que je peux considérer encore comme une famille.» Il retira sa main comme si elle avait été brûlée. « Je crève d'envie de te prendre dans mes bras et de te garder pour moi tout seul…» Elle se referma en poing. « Alors n'essaye pas de m'apprendre à moi comment aimer.»
Encore un silence. Blaise commençait à perdre espoir.
« Tu sais quoi? Laisse tomber.» Il se détourna du corps trop tentant pour son bien, et s'éloigna, essayant de ne pas penser à la souffrance qu'il ressentait.
« Si… Si tu étais amoureux de moi, tu n'abandonnerais pas l'idée que je puisse t'aimer en retour aussi facilement.» Murmura Ron, assez fort pour qu'il puisse l'entendre, comme une supplique.
Sa tête se tourna si rapidement qu'il eut une vive douleur à la nuque.
« Quand ça crève les yeux que tu vas finir avec Granger, on se rend facilement à l'évidence.» Répliqua-t-il « Et puis, ce n'est pas comme si je t'attirais. Je n'ai pas ce que tu veux. Ni poitrine, ni cheveux longs et soyeux, ni rien de tout ça.»
Ron se décolla du mur, le fait que Zabini se dénigre le dépassait. Peut-être qu'avant il aurait été d'accord sur ce fait, mais maintenant, l'idée qu'il ne veuille pas du Serpentard pour ces raisons lui paraissait totalement ridicule. Le corps du métis était cent fois plus attirant que celui d'une femme. Il tendit un doigt accusateur dans sa direction, le faisant légèrement sursauter de surprise.
« Bien, tu as fini ton discours ?» Le ton était haineux. « A moi maintenant. Que tu le saches ou non, je ne suis plus avec Hermione depuis déjà un moment. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'elle m'a dit je cite: "Tu es amoureux de lui".»
Blaise restait sans voix. Ron, lui, se sentait soudain courageux. Il sentait l'adrénaline de tout à l'heure toujours dans ses veines. Il voulait essayer pour une fois de ne pas réfléchir et faire ce que son cœur lui dictait.
« De LUI. Je ne critiquerais pas les talents d'observatrice d'Hermione, donc je dirais que d'une certaine manière elle n'a pas tord, vu que je me suis rendu compte que je devais surement être bi.»
Les yeux de Blaise s'écarquillèrent et il prit une grande inspiration quand il entendit la phrase qui suivit.
« Et que c'était toi qui me faisais cet effet là.»
Une étincelle sauvage était apparue dans son regard, faisant à la fois sursauter et frissonner le Serpentard. Après un petit moment Ron reprit, moins sûr de lui.
« Le truc, c'est que je ne sais pas ce que je ressens. Je ne dirais pas que je t'aime, parce que ce n'est pas le cas.» Blaise hocha la tête lentement, ne le quittant pas des yeux. « Mais, tu ne me laisse pas indifférent. Tu me rends fou, il y a encore a peine 16 heures je ne te supportais pas, je te haïssais, et je voulais te voir mourir lentement, et maintenant, tu me fais ressentir, ces… Choses, que je n'avais jamais ressenti, même pas pour Hermione. Donc oui, j'aimerais essayer. Voir si tous les deux ça collerait. Et pour finir, Hermione sort avec Théodore Nott désormais, je pensais que tu étais au c…»
Il ne finit pas sa phrase, son monologue fut coupé de la meilleur des façons qu'il soit, Blaise embrassant doucement ses lèvres. Le baiser n'était pas brutal, il n'était pas primitif, il était juste, amoureux, heureux. Exactement ce qu'était Blaise.
BONUS
Il était plus de 3 heures du matin. Pour un insomniaque comme Severus Snape, cette heure n'était pas si tardive. Seulement, si on comptait les deux heures penchée sur un livre de magie noir particulièrement intéressant, ça faisait plus de 6 heures passées dans la bibliothèque sans résultats. Son manque de concentration se faisait sentir, quinze minutes sur la même page perdu dans ses pensées, il faisait peine à voir.
Tout ce qu'il demandait, c'était une potion contre Sirius Black. Contre ses blagues continuelles, ses moqueries - qu'il lui renvoyait bien - et ses constantes infractions des lois. Le grimoire qu'il tenait dans les mains n'était d'aucune utilité. Non, en fait, toutes ces heures étaient inutiles. Il ne trouverait rien ici. Il le posa sur une étagère et en prit un dernier. Dans son mouvement trop brusque, il lui glissa des mains, s'écrasant bruyamment contre le sol. Se pinçant l'arrête du nez, il pensa très sérieusement à abandonner ses recherches. Son regard tomba sur la page désormais ouverte du livre. Il se pencha, et la lut dans un murmure.
"- Armoria, la potion qui vous fait oublier la personne que vous aimez, à jamais. À l'origine un sort inventé par Godric Gryffondor contre Salazar Serpentard lors d'un duel de sorcier. Le but était de disparaître aux yeux de son adversaire magiquement, afin qu'il ne se souvienne pas de lui pendant quelques minutes. La légende dit que le sort n'aurait pas eu l'effet attendu, ce fut Godric gryffondor qui perdit la mémoire, uniquement en rapport à Salazar. Salazar serpentard, après avoir trouvé une solution trois heures précises plus tard, décida qu'il était plus judicieux de garder ce sortilège particulièrement dangereux en bouteille… »
Un sourire esquissa ses lèvres, tandis qu'il "empruntais" le grimoire.
Il avait trouvé sa solution.
Encore une autre journée à les supporter. Ces sentiments malsains envers le gryffondor.
Il voulait juste se l'enlever de sa tête. Qu'il n'ait plus à supporter de le voir sans cesse avec toutes ces nouvelles conquêtes, alors que lui ne recevait que des brimades et des regards de dégoût.
Arrivant fatigué dans ses quartiers, il contempla la page qu'il avait prit soin de garder ouverte. Sur celle-ci était inscrit une multitude de différents ingrédients difficiles à trouver. Au bas de la page, écrits en petits caractères était écrit:
Si après trois heures,
Il ne l'a pas prise à la bonne heure,
Alors avant cinq jours il se rappellera de lui,
Et leur amour sera à nouveau réunit.
« Je me disais bien que tu préparais un truc pas nette Snivelus!»
La voix dans son dos le fit sursauter, et il lâcha la fiole qu'il tenait prudemment entre les doigts.
La chute parut comme au ralentit, devant le regard troublé de Severus, et celui interpellé de Sirius. Elle glissa de ses mains, et tomba lentement, jusqu'à s'écraser sur le sol dans un tintement sonore qui résonna dans toute la pièce. Le gryffondor ne comprenait pas ce qu'il se passait, ni pourquoi Snape avait la tête obstinément baissée et la mâchoire serrée.
« C'était quoi cette p...» Murmura le gryffondor comme si parler plus fort ferait qu'amplifier la tension presque palpable qui régnait entre eux, mais avant qu'il ne comprenne, le Serpentard s'était évanoui.
Il était arrivé trop tard, Severus avait bu la potion.
Ça faisait plus de deux heures que Sirius était au chevet de Rogue.
Oh, celui-ci était réveillé et en pleine santé. Le seul problème c'est qu'il ne le voyait pas. Il aurait du se sentir heureux. Mais bizarrement, il n'aimait pas du tout. Il détestait même que Severus ne le regarde pas.
Et oh oui, il savait. Au moment où le Serpentard s'était évanoui, il avait lut la page du manuel ouverte, au cas où il y aurait eu un rapport entre ces deux événements. Il n'était pas stupide. Si Severus avait bu la potion, c'était pour oublier quelqu'un dont il était amoureux. Et c'était lui qu'il avait oublié. Le seul truc qu'il ne comprenait pas, c'est que ce n'était pas l'idée qu'il soit amoureux de lui qui le dérange, mais qu'il ne se souviendrait plus de lui.
Il aurait dut être heureux, aller raconter la bonne nouvelle à James, mais il ne l'était pas.
Comment était-ce possible ?
Il avait bu la potion, alors pourquoi ne l'avait-il pas oublié pour toujours ?
A peine deux heures après avoir bu la potion, il avait commencé à le revoir. Comme si son image réapparaissait petit à petit en face de lui, et il avait l'impression que ses sentiments s'étaient considérablement développés. Il en arrivait même à avoir le souffle coupé juste en le regardant. C'était particulièrement gênant.
Se croyant invisible, Sirius n'arrêtait pas de le dévisager avec ce regard bizarre. Ce regard qu'il n'avait jamais vu dans ces yeux la. C'était un regard inquiet. Les yeux de Sirius n'étaient jamais aussi sincères envers lui. Ni envers personne d'autre que Potter et Lupin d'ailleurs.
« Severus.»
C'était bien Black qui venaient de l'appeler par son prénom ? Il ne rêvait pas. Malheureusement, sa tête était penchée, ses cheveux l'empêchant de pouvoir voir la moindre expression sur ce visage trop parfait.
« Juste… Ne m'oublie pas...» Avait murmuré le gryffondor.
« Ce n'est pourtant pas ce que tu as toujours voulu ? Que je t'oublie.»
Le châtain sursauta et releva si rapidement la tête que le Serpentard en eut mal pour lui.
« Tu me vois ?» Demanda-t-il.
« Malheureusement.
- Mais… Comment ?
- Attends… Passe-moi ta main.»
Ne comprenant pas, il lui tendit quand même aveuglément sa main. De toute manière, que pouvait-il en faire ? Il frissonna quand le Serpentard la prit dans la sienne, se demandant ce qu'était cette sensation qu'il ressentait à son contact.
« J'ai du prendre la potion au mauvais moment.» Continua Rogue. « Si j'ai bien compris, normalement tu ne pourrais plus me toucher, et je ne pourrais plus te voir.»
Un rire frénétique le prit, faisant sursauter le Gryffondor face à lui.
« Et bien il semblerait que j'ai échoué. Et moi qui suis si doué en potion, je me fais honte à moi-mêm-
- Tu rigoles là ?» L'interrompit Sirius, les yeux écarquillés.
« De quoi, Black ?
- J'ai cru… J'ai cru que tu n'allais plus jamais me regarder. Quand tu t'es évanoui devant moi, j'ai senti au fond de moi que je venais de louper quelque chose que je regretterais toute ma vie. Et… J… Je ...» Il bégaya légèrement puis son regard se fit plus dur. « Je ne veux pas faire deux fois la même erreur.»
Sirius se pencha vers lui et embrassa la paume de sa main.
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« Laisse-le là, je ne veux plus jamais entendre parler de cette potion.» Grommela Sirius.
Il referma le grimoire, le laissa en haut d'une étagère impossible d'accès, et se laissa guider vers les bras de Sirius. Tandis que les deux amants fêtaient des joies d'un amour partagé, un léger coup de vent fit tourner une des pages inexplorées du grimoire abandonné. Or, si jamais l'un des deux hommes avait prit la peine de se pencher sur cette page, il pourrait pu y lire la suite des indications de la potion :
« Si après cinq jours, rien ne se passe,
C'est que la potion à bien fonctionné,
Attends, les souvenirs referont surface,
Car un puissant amour, ne pourra jamais s'oublier. »
Mais aucun des deux ne le fit.
