Bonjour à tous ! me revoilà pour la suite de cette histoire avec un nouveau chapitre, certes pas très long, mais qui sera je pense le prélude du dernier chapitre.
Je vous remercie pour vos derniers commentaires, ça fait toujours plaisir et c'est motivant pour écrire la suite !
Bonne lecture !
Chapitre 6 : entre amour, désir et jalousie
Allongé sur son lit, les mains derrières la tête, Adrien regardait le plafond depuis une bonne demi-heure. Par moment, il pensait à sa naissante relation avec Ladybug, et à d'autres, il se remémorait les récents événements avec Marinette. Le dimanche après avoir quitté Ladybug, il était rentré à l'appartement sans voir la jeune femme. Elle s'était enfermée dans sa chambre. Il n'avait pas cherché à aller à sa rencontre, pensant qu'elle préférerait surement rester seule. Le lundi lorsqu'il était passé prendre des documents à l'entreprise Agreste, il avait pu la voir à sa table de dessein, mais n'avait pas osé aller lui parler en présence des autres employés. Durant la soirée qui avait suivit, Marinette n'était pas à son appartement. Il l'avait entendu rentrer quelques minutes après être lui-même revenu de son entrevu avec Ladybug.
Nous étions à présent mardi soir, et toujours allongé sur son lit, Adrien ne savait pas vraiment quoi faire. Il se sentait triste et bête, puis en même temps il ressentait une joie infinie d'avoir enfin sa lady acceptant ses sentiments.
Lorsque quelqu'un frappa à sa porte, il sortit de sa réflexion et se leva de son lit pour aller ouvrir. Marinette se tenait la, devant lui. Malgré une gène apparente de la part de Marinette, Adrien se sentit un peu frustré que ce soit elle qui soit venue à sa rencontre en premier.
- Heu pardon… je ne voulais pas déranger… dit doucement Marinette.
- Tu ne me dérange pas du tout, avait répondu rapidement Adrien, tu es chez toi après tout donc…
- Justement je… j'ai vu sur la commode que tu regardais les petites annonces. Je voulais simplement te dire que tu ne devais pas te sentir obligé de partir. Tout est de ma faute… je m'excuse pour tout ce que j'ai dit et pour le comportement que j'ai eu.
- Ce n'est pas à toi de t'excuser Marinette…
- Si ! je veux dire… c'est moi qui avait pris la décision de passer la nuit avec toi en sachant que tu en aimais une autre. Je me suis fait un film mais toi tu n'as rien à te reprocher.
- J'aurais du comprendre bien avant que tu faisais référence à moi. Si je l'avais su ou compris avant…
- Tu ne pouvais pas savoir… je n'ai jamais osé te dire que j'étais amoureuse de toi. D'ailleurs je m'excuse aussi pour la façon dont je t'ai envoyé ça à la figure. J'avais imaginé au moins une centaine de scénarios mais jamais aucun comme celui la.
Marinette baissa la tête, et se tourna, s'apprêtant à retourner à sa chambre. Mais avant de partir, elle dit une dernière chose :
- En tout cas, sache que je ne te mets pas à la porte, que tu peux rester autant de temps que tu veux. Après tout, tu es et resteras mon ami.
Prenant cette fois la direction de sa chambre, Adrien la r attrapa et l'enveloppa de ses bras, collant ainsi son torse à son dos.
- Je suis tellement désolé… je te promets d'être le meilleur ami que tu mérite. Je te promets d'être la à tout moment quand tu auras besoin de moi. Tu es tellement formidable Marinette, je regrette par moment d'en aimer une autre que toi car t'avoir comme femme doit être la chose que chaque homme devrait souhaiter.
Une larme, puis une deuxième, comment dire adieu à un amour si profond avec ce genre de paroles ? Voulant être gentil, il ne se rendait pas compte à quel point cela pouvait faire mal… Sentant le souffle d'Adrien dans sa nuque, elle posa ses mains sur les bras du jeune homme et se dégagea de son étreinte délicatement.
Un simple « merci » sortit de sa bouche et d'une dernière caresse sur la joue d'Adrien, Marinette repartie à sa chambre.
21H. l'heure qu'ils avaient convenu pour ce rejoindre tous les soirs. Sur le toit du Louvre, abrités des regards par quelques cheminés, Ladybug et Chat Noir regardaient les étoiles allongés sur le sol entrelacés.
- Tu sais chaton, j'aimerai apprendre plus de choses sur toi avant qu'on se révèle nos identités.
- Que veux-tu savoir ma lady ?
Ladybug se redressa et sembla réfléchir.
- Tu préfères les choses sucrées ou salées ?
- Que c'est original comme question ! plaisanta Chat Noir. Le sucré ! je raffole de pâtisseries ! et toi ?
- Moi aussi, rigola la jeune héroïne.
- Tu as beaucoup d'amis ? je veux dire, les amis sont importants pour toi ?
- Oui, j'ai quelques copines et copains mais j'ai vraiment une meilleure amie, qui est fidèle et parfaite. Elle vient de se marier avec l'un de mes amis aussi. Et j'ai… un autre ami ou… meilleur ami.
- Ne me dit pas que c'est l'autre homme ?
- Si…
- Ah… c'est embêtant. Pour moi. Je vais avoir du mal à le voir régulièrement près de toi.
- Je sais.
Chat Noir se redressa à son tour.
- Ne t'inquiète pas ma lady, je saurai me tenir !
- J'attends de voir ça ! et toi ? tu as des amis importants à tes yeux ?
- J'en ai peu, mais ceux que j'ai sont suffisants à mes yeux et sont géniaux.
Ladybug sourit, elle s'imaginait déjà avec son chaton se baladant main dans la main dans les rues de Paris. Cette idée donna d'ailleurs une idée de question à la jeune femme.
- Dis-moi chaton, comment m'imagines-tu dans la vie de tous les jours ?
- Question intéressante ! comment je te vois ? et bien… brune avec des yeux bleus magnifiques, courageuse et loyale, attendrissante et joyeuse, belle et épanouie, je sens en toi une femme accomplie mais qui manque de confiance en elle, qui ne voit pas le potentiel qui règne en elle et qui ne sait pas encore à quel point… je t'aime.
Ladybug resta un moment hébétée face à la déclaration de son compagnon. Il l'avait tellement bien cerné. Il la connaissait si bien… et puis… il venir de dire qu'il l'aimait. Elle s'approcha alors de lui et déposa délicatement ses lèvres sur celle de Chat Noir. Sans vraiment comprendre pourquoi, de petites larmes perlèrent sur ses joues. Elle se recula doucement et observa son chaton avant de dire :
- Si tu savais à quel point je suis heureuse de t'avoir dans ma vie. Je veux que tu saches que je t'aime moi aussi et je te promets de bientôt me révéler à toi.
- Prends le temps qu'il te faudra, enfin, pas trop quand même ! j'ai tellement hâte de sentir ta peau contre moi.
A ces mots, Ladybug embrassa de nouveau son chat et ils finirent cette soirée sur cette note de tendresse.
Le lendemain, à l'entreprise Agreste, Marinette repensait à sa soirée avec son chaton. Elle était tellement contente qu'il soit revenu et qu'il soit à présent plus que de simple partenaire. Mais une ombre trônait au milieu de son cœur, Adrien. Si seulement elle pouvait lui commander de ne plus battre en sa présence où à sa simple pensé. Meilleurs amis ? Comment cela pouvait être possible ? Il fallait bien qu'elle y arrive pourtant, car bientôt Chat Noir saurait tout.
Reprenant le cours de ses pensés après s'être piqué le doigt avec une aiguille, elle entendit frapper à la porte. Une jeune femme blonde entra suivie d'Adrien.
- Bonjour Marinette, fit Joanna, on te dérange pas ?
- Heu… non pas du tout ! répondit-elle en regardant Joanna puis Adrien.
- Voilà, c'est pour la soirée de gala qui à lieu ce week-end, Adrien et Paul ont des retouches à faire sur leurs ensembles. Vu que tu as travaillé avec Paul il y a une semaine tu as toutes ses mensurations mais Adrien, ça fait longtemps que tu n'avais pas travailler avec donc je lui ai demandé de venir.
- Je vois… et Charlène ne peut pas s'en occuper ? demanda-t-elle en regardant Adrien, je dois finir cet ensemble.
- Charlène est malade aujourd'hui. Ça te pose un problème Marinette ? Je pensais que ça te ferais plaisir de bosser avec ton ami d'enfance.
- Non ! Non c'est… parfait… je vais m'en occuper.
- Parfait je vous laisse ! A plus !
Joanna sortit et laissa derrière elle une ambiance pesante. Adrien commença à se dévêtir et, commençant à rougir, Marinette se tourna vers sa table de travail. Non déçu de son petit effet sur la jeune fille, Adrien se mit à sourire.
- Ne soit pas gênée Marinette. Tu m'as déjà vu comme ça.
- Oui justement !
Sans dire un mot de plus, elle prit son mètre et s'atterra à prendre les mesures d'Adrien. Le rouge s'empara des joues de Marinette et on ne pouvait pas dire que le jeune homme restait insensible aux petits doigts qui effleuraient sa peau. Son pouls s'accéléra et il dû fermer les yeux pour garder toute sa concentration active. Il devait l'avouer, cette fille lui faisait de l'effet, peut être même autant que sa nouvelle compagne Ladybug. S'il n'avait pas cette fidélité sans faille pour sa lady, il prendrait surement son amie sur le bureau, sans hésiter.
- Je pense que le plus gêné de nous deux ce n'était pas moi. Rit Marinette constatant l'état d'Adrien.
- Avec des petites mains baladeuses me caressant tout le corps c'est difficile de ne rien ressentir.
- Ce doit être assez handicapant avec tes autres stylistes.
- C'est la première fois que ça m'arrive…
- Je vois…
Adrien se rhabilla rapidement pour retrouver une quelconque constance. Il se retourna pour faire face à Marinette qui était déjà retournée à sa table de travail. Il s'approcha alors d'elle et osa lui demander :
- Tu veux que je nous commande thaïlandais pour ce soir ? je peux aussi aller chercher un film ?
- Je suis désolée mais je mange chez mes parents ce soir et, je vais sans doute rentrer tard après.
- Tu sors ?
- Oui.
- Avec qui ?
- Un copain… mon copain.
- Hein ?! heu… ok d'accord, fit Adrien stupéfait. Je ne savais pas que tu avais un copain.
- C'est très récent.
- Depuis quand ?
- Après avoir compris que je ne n'avais plus rien à attendre de toi.
- Je vois… ton deuil fut rapide apparemment.
- J'ai simplement donné une chance à un homme qui m'aimait depuis toujours et pour qui j'avais aussi une réelle affection. Pourquoi ? Ca te pose un problème ?
- Non ! non non c'est bien, c'est… super.
- Désolé pour ce soir, on remet ça si tu veux.
- Oui. Ok alors à demain.
- Salut !
Adrien sortit précipitamment de la salle ressentant comme de la colère. Pleins de questions lui venaient. Mais qui était ce mec ? Avaient-ils déjà couché ensemble ? N'était-il finalement plus le seul dans son cœur ?
Pourquoi avait-il toutes ces questions en tête ? Pourquoi n'était-il pas juste heureux pour elle ? Pourquoi devait-il être… jaloux ?
