Hey mes patates douces !
"Mes patates douces" ? Oui... non, moi non plus je sais pas en fait x) BREF ! Mais qu'est ce que vous avez là ? Un chapitre publié en moins de deux ans ! Ca se fête, non ? CHAMPAGNE !
Merci à vous d'être toujours là et de continuer à suivre cette fic !
En espérant que ce chapitre vous plaira toujours autant que les précédents !
Bonne lecture :)
I go down with this ship
If that is madness so be it
We're together never alone
When I touch you turns to stone
I clammed to sorrow
Like I'm clamming to you
The only thing that I ever knew
Every beat of my heart is killing me slow
Love me to pieces oh, oh, oh, oh
Deep in the dark I sleep with the ghost
Love me to pieces oh, oh, oh, oh
- Love me to pièces -
Erik HASSLE
Chapitre 10 : Une lumière dans la pénombre
La pluie battait les vitres tandis que le satellite naturel nocturne était à son apogée.
"C'est la pleine lune." Souffla Luna à Raiponce.
Les deux jeunes filles étaient confortablement installées à table et avalaient leur jus de citrouille. Les décorations d'Halloween étaient magnifiques, la blonde à la chevelure gigantesque ne pouvait qu'admirer cette mise en scène fantastique. Bien que depuis six ans il s'agissait des mêmes, les bougies étaient toujours aussi magiques, les véritables chauves-souris donnaient un côté effrayant, et les citrouilles sculptées étaient impressionnantes. Raiponce croisa le regard de Jack et lui offrit un sourire franc, qu'il lui rendit, non sans des ricanements de Crabbe et Goyle. La blondinette rigola, et finit son pudding, puis elle se leva en invitant Luna à la suivre. Les deux blondes rejoignirent rapidement Harry, Ron, Merida, Hermione, Harold, Seamus, Dean, Neville et Ginny qui les attendaient à l'entrée.
"Vous croyez qu'on va y avoir le droit ? Demanda le spécialiste en botanique pendant qu'ils marchaient pour s'installer à une table.
-A quoi ? Questionna Finnigan.
-A la troisième mise en scène des fantômes sur la longue et douloureuse décapitation de Nick-Quasi-Sans-Tête.
-Aucune idée. Rigola la copine de Dean.
-Ça serait bien qu'il change... Ronchonna Ron.
-Ouais, genre la mort de Mimi Geignarde ! S'exclama Merida. Comme ça, t'aurais le Basilic et Aragog !
-Vous verrez bien ! Lança Raiponce qui s'était occupé d'aider les "comédiens".
-Pitié Punzie, dit moi qu'il n'y aura pas de ''chose'' à huit pattes ! J'en ai soupé des araignées ! Se lamenta le rouquin.
-On en parle de Harry ? Rit Hermione. Il a eu ET les araignées ET le Basilic.
-Tu n'as quand même pas de chance... Tu sembles attirer toutes les créatures... Que ce soit ce serpent, les joncheruines, les sombrals, les loups-garous ou, à ce qu'on m'a dit, hippogriffes... Dit Luna. Quoi que moi ça ne me dérangerait pas...
-C'est gentil, répliqua Harry, mais je t'assure que j'aurai préféré que ça ne soit pas le cas, surtout pour Aragog et le Basilic...
-Oh... Arrête de te plaindre Harry, lui souffla Ginny, on sait tous que tu as adoré sauver une jeune idiote, tout le monde sait que tu adores mettre ta vie en danger."
Harry rougit et Hermione éclata de rire. En vérité, le rire de la Gryffondor était forcé, elle se demandait à chaque minute ce qui pourrait arriver.
Lorsque Draco avait sorti le pendentif identique, elle s'était retenue pour ne pas tomber. Non, c'était impossible. Comment deux retourneurs de temps pouvaient se trouver là... ? Il ne restait que le sien. Tous les autres avaient été détruits lors de l'attaque du ministère, l'année précédente. Le blond l'avait dévisagé et interrogé. Hermione lui avait expliqué la situation. Il avait froncé les sourcils et lui avait répondu que certains avaient sûrement dû en réchapper. La Gryffondor l'avait alors questionné, lui demandant comment l'objet magique avait pu arriver là, au milieu du champ de citrouilles d'Hagrid. Draco avait haussé les épaules, presque indifférent, avait fermé le tiroir et poussé Hermione vers la sortie. Il avait ensuite tiré la porte et était parti. Encore. Comme à la bibliothèque.
Ça n'avait pas de sens. Il lui semblait que plus rien n'avait de sens désormais. Comme si un énorme complot se refermait sur elle de jour en jour. Il fallait qu'elle en parle à quelqu'un, mais qui ? Un seul nom lui traversa l'esprit, mais malheureusement, son potentiel "sauveur" se trouvait assis dans cette salle. Elle soupira.
"... dragées ´Mione ! "
Elle regarda Ron pendant quelque seconde avant de se saisir de la friandise. C'était leur tradition. À chaque Halloween, ses amis et elle devait avaler un bonbon, et celui qui tombait sur le cire d'oreille (il y en avait forcément un) avait un gage. C'était toujours Seamus.
"Je jure que si c'est ENCORE moi cette année, je ne referais pas un saut dans le lac noir !" S'exclama le brun.
En effet, l'an passé, il avait été obligé par ses amis à se mettre en caleçon et à plonger dans les eaux ténébreuses. Harry savait très bien que tant qu'il ne s'aventurait pas vers les profondeurs, Seamus ne risquait rien, si ce n'est d'avoir la frousse à chaque fois qu'il se faisait effleuré par une algue.
"Pas de souci ! On te fera danser la Macarena devant la table dès professeur alors ! Rigola Hermione.
-La quoi ? Questionna Ron.
-La Macarena, c'est une sorte de danse populaire chez les moldus. Répondit la brune en pouffant sous l'air ahuri de son ami.
-Moi je le savais ! Reprit Ginny.
-Bla-bla-bla...
La rousse rigola devant la tête blasée que son frère présentait.
-Vous êtes prêts ? Lança Harry. 1-2-3... GO !"
Les onze amis attablés avalèrent leur dragée de Berty Crochue.
-J'ai eu goût fruits ! S'exclama Seamus qui n'en revenait pas. FRUITS QUOI ?! Pas saucisse ou verre de terre, et encore moins cire d'oreille ! PAR MERLIN, FRUITS !
-Moi aussi !" Lança Merida.
Tous se regardèrent. Aucun n'avait eu le bonbon maudit. Ils se tournèrent vers Harold qui n'avait encore rien dit.
"Cire d'oreille ... ? Chuchota-t-il, visiblement dégoûté.
-T'as perdu ! Cria Ron. Un gage, un gage !
-Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir te donner... Murmura Luna.
-Je sais ! Tu es obligé de reparler à Merida pour le reste de la soirée ! Rigola Raiponce.
-Hé ! J'ai pas demandé de gage moi !" Répliqua Merida.
Le cœur du Poufsouffle se serra. En plein dans le mille. Le problème avec les personnes qui vous connaissent, c'est que lorsqu'elles veulent faire mal, elles savent exactement où il faut viser. Mérida était une pro, même pas besoin d'arc. Ses paroles fendaient l'air aussi vite.
-On s'en fout, c'est pas ton gage dans tous les cas." Répondit Ron, une chocogrenouille dans la bouche.
Même comme ça Hermione le trouvait mignon.
La rousse au cheveux fou grogna, mais le gage fut validé par le reste du groupe.
Le repas toucha à sa fin. Il était l'heure que les tables soient poussées pour le spectacle.
" C'est de l'arnaque quand même... Grommela Seamus. Moi mes gages sont toujours mega-durs, et toi..."
"Tu ne crois pas si bien dire..." Pensa Harold.
Raiponce s'approcha du Poufsouffle. Elle le regarda. Il savait qu'elle lui offrait une chance qu'il ne pouvait pas refuser. Mais il avait peur. Trop peur.
Mais au grand étonnement du jeune homme, elle se pencha à son oreille et murmura :
"Est ce que tu pourrais me rendre un service s'il te plait ?
-Bien sûr !
-Tu sais je me suis occupée des décors pour ce soir, mais j'ai oublié ma baguette au vestiaire et j'en ai vraiment besoin pour les lumières. Sauf que je suis obligée de rester là pour aider Nick et Mimi pour répéter... Tu pourrais aller me la chercher s'il te plaît ?
-Pas de souci, répondit le brun en tournant les talons, trop content de pouvoir finalement se rendre utile et d'échapper à son gage.
-Attends Harold, s'exclama raiponce, je ne t'ai même pas dit où c'est !"
Il se disait bien qu'il n'y avait pas encore eu de couac. Il se tourna vers Raiponce qui, toujours souriante lui dit :
"Je l'ai laissé dans ma salle commune, mais ne t'inquiète pas, tu pourras y entrer sans souci !
-Merci." Sourit le garçon.
Il sortit de la grande salle en direction des escaliers.
Il se trompa de couloir une fois, puis deux. Finalement il retrouva son chemin. S'est totalement essoufflé qu'il arriva devant le repère des aigles. Une fois remis de sa course, il saisit le heurtoir et le toqua. Ce dernier se mit à parler. C'aurait été trop beau qu'il en soit autrement !
L'aigle de la porte lui posa alors une énigme à laquelle le jeune brun ne sut répondre. Il était en train d'attendre un autre élève de la maison lorsqu'une tête familière apparut. Un pincement au cœur, Harold allait prendre la parole mais l'autre personne s'étant aperçu de sa présence le coupa net.
"J'en étais sûre ! Le coup de la baguette oublié, j'aurais dû m'en douter. Quelle idiote."
La rousse tournait les talons lorsque le brun la saisit par la manche.
"Merida attend !
-Quoi ? Tu vas encore m'embrasser ? Vas-y, il n'y a toujours personne. Tu n'auras pas trop honte comme ça."
Elle jouait la carte de la provocation. Il la lâcha.
Pourquoi est-ce qu'elle n'arrivait jamais à être gentille ? Elle se passa une main dans les cheveux.
"Tu sais très bien que ça n'avait rien à voir avec ça ! S'énerva le Poufsouffle.
C'était la première fois qu'elle le voyait en colère. Il paraissait hors de lui.
-Tu me détestes, soit, mais je t'interdis de penser ça ! Tu me rends fou. Dans tous les sens du terme. Mais si tu veux continuer à m'en vouloir, ne te cache pas derrière ce mensonge et trouve-toi une raison valable. Tu sais, la solitude je la connais, on est des vieilles amies elle et moi, donc si tu veux que j'arrête de rester avec vous parce que ma présence te dérange, pas de souci. J'en ai ma claque. J'ai juste cru pendant un instant qu'on voulait la même chose, toi et moi, et quand je t'ai vu dans ce couloir, au milieu de la nuit j'ai saisi ce que je pensais être notre chance. Mais c'était juste la mienne. Alors ton sarcasme et toi, allez-vous faire voir. Je n'aurais même pas dû participer à ce stupide concours de dragées. Comme ça tu n'aurais pas eu à subir l'obligation de me parler."
Il insista bien sur le mot subir. Puis il la bouscula légèrement et dévala les marches.
Elle resta interdite. Si elle avait supposé un instant qu'une telle rage s'était accumulée en lui... Elle était perdue. Totalement. Ce qu'il venait de lui dire était entre une colère extrême et une déclaration. Des mots résonnaient dans sa tête : "Tu me rends fou. Dans tous les sens du terme." Rien qu'à l'idée qu'il ait pu dire ça, elle sentait ses joues s'enflammer. Merida se tourna et descendit les escaliers. Elle n'allait pas rester là à se morfondre, ce n'était pas son genre.
(Trait de séparation)
Jack était sorti prendre l'air lorsqu'il entendit quelqu'un descendre la pente qui lui faisait face. Cette personne ne le remarqua même pas. Le jeune homme, car c'en était un, hurla quelque chose que le fils de l'hiver ne saisit pas. Cela lui permit néanmoins de reconnaître sa victime de toujours, Harold. Mais quel intérêt d'aller l'embêter maintenant ? Il n'y avait même pas de public. Le Poufsouffle se dirigea dans le bois derrière le champ de citrouille de Hagrid et y disparut. Jack était intrigué par ce qu'il venait de voir mais il aurait tout le temps d'éclaircir ce mystère plus tard. Il s'apprêtait à remonter au château quand quelqu'un lui rentra dedans. Mlle DunBroch. Il la dévisagea sans retenue.
"Un problème, le glaçon ?
-Si tu cherches l'autre, il est dans les bois.
-Les bois ? S'étrangla la jeune rousse en pensant à ce que ses amis avaient vécu en troisième année dans cette même forêt.
-Froussarde peut être ? Lança-t-il, non sans un brin d'amusement dans la voix.
-On ne s'appelle pas tous Frost. Maintenant, si tu veux bien m'excuser." Et elle dévala la pente.
Jack haussa les épaules. Là encore, excepté la fureur de la rouquine, il n'avait rien à y gagner.
Le jeune homme reprit son chemin vers la grande salle.
(Trait de séparation)
Hermione regardait le spectacle qui se déroulait devant ses yeux. Elle se pencha vers son amie de Serdaigle et lui murmura :
"Tu as une idée d'où aurait bien pu passer Merida ?
-Elle est allée faire un tour... Avec Harold. Répondit la blonde, un sourire malicieux en coin.
-Par Merlin, comment tu as réussi ? S'étonna la Gryffondor.
-Une stratégie ! Je leur ai fait croire séparément que j'avais oublié ma baguette dans ma salle commune, et, prétextant devoir faire répéter Nick, je ne pouvais pas y aller. Ils y sont tous les deux allés.
-Elle va te détester. Rigola Hermione.
-Je préfère qu'elle me déteste maintenant et qu'elle me remercie après."
Les jeunes filles s'amusèrent de la situation.
Soudain, un serpent de feu apparu sur la scène. Il était immense. Mimi Geignarde hurla puis fit mine de mourir. Le reptile éclata alors en une multitude de serpentins et de mini feux d'artifices. Des sifflements et des "Wow" se firent entendre dans toute la salle. Quelle bonne idée Dumbledore avait eu de demander au jumeau Weasley de s'occuper de ça ! De plus, maintenant qu'ils avaient leur propre boutique ils disposaient vraiment de tout le matériel dont ils avaient eu besoin jadis.
Un pétard explosa au-dessus d'une citrouille volante et cette dernière tomba sur la tête de Ron qui s'écroula à terre. Le garçon était à moitié assommé. Hermione rigola et Lavande se jeta à ses côtés :
"Tu vas bien ? S'inquiéta-t-elle.
-Mais bien sûr qu'il va bien, soupira la lionne. Harry aide moi, on va le transporter à l'infirmerie.
-Pas besoin les gars, je vous assure ! Répondit le rouquin.
-Ce n'est pas pour toi qu'on le fait, lui souffla l'élu ne le prenant sous l'épaule, c'est pour que Lavande ne nous gâche pas la soirée.
-Et la mienne ?! S'indigna Ron.
-Oh Ron ! Tu vas mieux ! S'exclama la Gryffondor aux tresses. Je vous accompagne à l'infirmerie !"
"Manquait plus que ça..." Pensa Hermione.
Alors qu'ils marchaient vers la sortie, Hermione repéra une chevelure blanche traversé les élèves. Jack. Il allait retrouver Draco. Lorsque les yeux d'Hermione se posèrent sur ce dernier, il la fixait. Elle détourna vite le regard, troublée. Elle secoua la tête, retrouvant son calme. Ils parcoururent les couloirs jusqu'à l'infirmerie sans grande discussion. Harry et Hermione parlait du premier match de Quidditch qui se déroulerait la semaine qui suivait et Lavande rassurait Ron qui lui souriait faiblement. Le brun à la cicatrice essaya de ne pas rire de la situation. Après tout, ce n'est pas comme si une chute de citrouille était la pire chose qui lui soit arrivé. La lionne ouvrit la porte de l'infirmerie. Madame Pomfresh était sûrement au spectacle.
"Je vais la chercher. Allonge-toi.
-Attends ´Mione, je viens avec toi !" Lui lança Harry.
Hermione regarda Ron qui lui offrit un regard suppliant. Elle sourit intérieurement. Il ne voulait pas rester seule avec Lavande, ce qui prouvait qu'il n'avait pas de sentiments pour elle. Les deux meilleurs amis du rouquin se dirigèrent de nouveau vers la grande salle.
"Une seconde de plus et j'ai cru que j'allais craquer ! S'exclama l'élu.
-Ron, tu es sûr que ça va ? Tu n'as vraiment pas bonne mine... Il va te falloir beaucoup de repos. Ça doit être éprouvant. Tu es tellement courageux... Imita Hermione.
-Je t'en supplie Hermi', arrête !" Rigola Harry. Le rire de son amie le rejoignit bientôt.
Ils poussèrent discrètement les grandes portes. Harry remarqua l'infirmière sur le côté de la scène. La jeune brune scruta la pièce. La personne qui pouvait l'aider n'était plus là.
"J'y vais Harry. Chuchota-t-elle.
-Madame Pomfresh est là-bas ! S'exclama discrètement le garçon à lunettes.
-Sans vouloir être vexante, je pense que Ron s'en sortira très bien sans moi. Il faut que je voie quelqu'un.
-Quelqu'un ?
-Oui. Ne t'inquiète pas. Je t'expliquerai tout toute à l'heure. Ou demain.
-Ouais, un jour quoi... Grommela le garçon.
-Merci Harry." Répondit Hermione en le serrant dans ses bras.
Ce n'était pas à son habitude, mais elle était anxieuse. Le jeune homme n'insista pas, il connaissait son amie et elle n'était pas apte à lui révéler quoi que ce soit pour l'instant.
Elle se détourna et sortie de la salle.
(Trait de séparation)
"C'est si bien que ça pour que tu restes ?" Demanda Jack, ne comprenant pas ce que son ami trouvait à ce spectacle.
Malefoy ne répondit pas. Il était concentré sur autre chose. Il fixait le vide.
"À vrai dire, c'est bien la dernière de mes préoccupations." Siffla Draco.
Le garçon de l'hiver le regarda, interdit. À quoi pouvait-il penser ? Il ne le questionna pas.
"Tu te souviens quand Granger a dit qu'il y avait deux doubles de moi dans le passé ?
-Mmmmh... Oui. Répondit Jack.
-Je pense qu'elle n'a pas menti. Répondit le blond.
-Comment ça ? Demanda Frost.
-Je ne sais pas vraiment... Quand j'essaye de me souvenir de la période dans laquelle on a atterri lorsqu'on a fait ce saut dans le temps, y a que du noir. Comme si un moment de ma vie s'était évaporé. La dernière image que j'ai avant ce manque, c'est ma mère et moi sortant du manoir. Puis plus rien et ensuite je me retrouve attablé Poudlard.
-T'as demandé à ta mère ?
-Non, même si elle savait quelque chose, elle ne dirait rien. Répliqua le Malefoy.
-Dans ces cas-là, je ne vois pas ce que tu peux faire... La seule personne susceptible de t'aider, c'est Dumbledore. Nous savons toi et moi que tu penses que s'est un vieux fou donc...
-Mmmmh... Ouais."
Les lumières de la salle se rallumèrent ce qui stoppa la conversation des deux serpents.
En deux coups de baguette, la salle fut nettoyé et remise en place.
(Trait de séparation)
"J'adore vraiment la magie ! S'exclama Harry lorsque la salle retrouva son apparence d'origine en un temps record.
-Qui n'aime pas la magie en même temps ? Questionna Ron qui venait de revenir de l'infirmerie, plutôt bougon. Il avait eu le droit à cinq minutes de tête à tête avec Lavande, et bien que cette fille soit adorable avec lui, elle l'était justement trop !
-Ma grand-mère. Répondit Neville. C'est par la magie que mes parents ont été torturés jusqu'à les rendre fou.
-Je pense, dit Luna, qu'il faut juste se rappeler que toute magie ne sert pas une noble cause."
L'élu hocha la tête. La magie était à la fois la meilleure et la pire chose.
"On fait quoi alors ? Questionna Dean, tenant Ginny dans ses bras.
-On pourrait aller dans la salle commune ? Proposa Seamus en se tournant vers la fille aux longs cheveux d'or.
-Euh... On ne devrait pas plutôt attendre Harold, Merida et Hermione ? Fit la blonde, essayant d'esquiver le regard du jeune homme.
-A la limite on peut vous rejoindre avec Raiponce ? Proposa l'autre Serdaigle. Il faut que j'aille voir Nick-Quasi-Sans-Tête et Mimi Geignarde pour les féliciter.
-Pas de souci. Sourit Ginny. On se voit après alors !"
Sur ce, la rousse s'empara de la main de son petit copain et sortirent de la grande salle, suivi par le reste du groupe.
"Tu viens vraiment de me sauver la vie Luna ! S'exclama Raiponce en soufflant.
-Ah bon ?" S'étonna cette dernière.
L'autre blonde rigola de bon cœur. Ce que la jeune Lovegood pouvait être hors de la réalité des fois ! Mais ça faisait du bien.
"Bon, on va les voir ses comédiens ?
-Oui oui, aucun problème !"
(Trait de séparation)
"Harold, attends, je t'en prie !" S'écria Merida.
Mais le jeune garçon s'était déjà enfoncé dans les bois sombres. La Gryffondor écarta les branches noires pour se frayer un passage à travers la forêt. Les épines accrochaient ses vêtements. Mais à ce moment, c'était le cadet de ses soucis. Elle n'avait que lui en tête. Et ses excuses qu'elle devait lui faire. Une lueur apparue finalement entre les arbres lugubres. De l'eau. Elle s'approcha du petit lac et admira la surface argentée. Elle s'accroupit, plongea sa main et s'humidifia le visage. Puis elle se releva et vit Harold, de l'autre côté de l'étendue, dos à elle, à moitié appuyé contre un arbre. La cape d'étudiant du jeune homme était légèrement relevée laissant apparaître la chemise blanche qu'il portait en dessous. Il ne sembla pas remarquer la présence de la jeune fille. Le Poufsouffle se passa une main sur la tempe droite. Elle contourna le point d'eau par la gauche et s'apprêtait à poser ses doigts sur l'épaule du brun lorsqu'il prit la parole :
"Je t'ai entendu, tu sais. Laisse-moi."
La colère avait laissé place à la tristesse. Il souffla. Un soupir. Le garçon s'ébouriffa les cheveux avant de faire un pas à l'opposé de Merida.
"Harold, je... Elle se sentait stupide et fébrile, et la rouquine détestait ça. Elle n'avait jamais été aussi démunie face à quelqu'un.
-Laisse-moi je te dis ! Tu as déjà fait assez de dégâts pour ce soir. Son ton s'était durci.
-Écoute tu...
-LAISSE-MOI J'AI DIT !" Hurla-t-il en se retournant vers elle, les yeux brillants de larmes retenues.
Abasourdie, Merida ne comprit pas ce qui lui arriva. En deux en trois mouvements, elle se retrouva plaquée au sol, des griffes acérées de part et autre de sa tête. Une masse noire au regard mauvais la surplombait.
"CROCMOU ! Tout va bien, ne t'inquiète pas mon grand."
Quelques secondes plus tard, la créature était assise Harold devant elle, bras tendu.
La fille à la chevelure folle se releva, sonnée. Il pivota vers elle. Toute sa rage avait disparu. Ses larmes aussi.
"Tu n'as rien ? Demanda-t-il à son amie.
-Non... Je... Je... Ça va. Réussit-elle à articuler.
Un dragon. Cette chose était un dragon. Certes pas un très grand mais UN PUNAISE DE DRAGON QUAND MÊME !
-Je... Je vais rentrer je crois. S'excusa t'elle sans détourner les yeux du reptile.
-Attends, je vais t'expliquer.
-Il n'y a rien à en dire Harold. Et puis tu ne veux pas me voir. En plus il fait froid. Trois bonnes raisons qui prouvent que je n'ai rien à faire ici. Bonne nuit."
Elle avait déjà commencé à partir quand il la retint par la main. Elle le regarda. Elle entendait son cœur pulser dans sa poitrine. Il la lâcha et s'écarta.
"Il ne faut pas que tu parles de ce que tu as vu ce soir. Expliqua-t-il en prenant soin de bien détacher tous ses mots. Si tu le fais, ils l'obligeront à partir. Il ne ferait pas de mal à une mouche. C'est l'un des seuls sur qui je peux vraiment m'appuyer alors... Fit il en se passant une main derrière la nuque, gêné.
Le dénommé Crocmou s'était allongé, replié sur lui-même. C'est vrai que, vu comme ça, il paraissait plutôt inoffensif.
-Je comprends, ne t'inquiète pas." Répondit-elle, presque déçue que ce soit de ça qu'il ait voulu lui parler. Elle s'avança légèrement vers lui. Environs deux mètres les séparaient désormais.
"Tu sais, je ne te déteste pas...
Il plongea son regard dans le sien. Ça la déstabilisa, mais elle continua :
-...bien au contraire. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne fais jamais ce qu'il faut quand il faut, je crois qu'au fond je ne sais même pas ce que je veux. J'ai l'impression de tout gâcher tout le temps. Je suis odieuse avec toi en permanence alors que tu as été là quand j'en avais besoin. Je crois que tu fais bien de me laisser."
Des larmes coulaient sur ses joues blanches. Il s'approcha et la prit dans ses bras. Elle n'aurait jamais deviné qu'il était si musclé. Son odeur l'enveloppa et elle s'agrippa à son pull. Il la dépassait d'une demi-tête. Elle sanglota contre lui pendant quelques minutes puis quand elle se fut calmée, il la décolla de son torse et leva son menton vers lui.
"Tu es surtout perdue dans tes sentiments, je pense...
Il semblait déborder d'assurance. Merida ne l'avait jamais vu comme ça.
-...et je ne t'abandonnerais pas, promis."
La rousse le fixa, puis, tout doucement, passa ses mains derrière la nuque d'Harold et s'empara de ses lèvres. Elles étaient douces et chaudes. Il l'attira davantage contre lui et approfondit leur baiser sous la lune blanche.
(Trait de séparation)
Elle avait gravi les marches des escaliers rapidement. Essoufflée et les cheveux en bataille, Hermione s'arrêta devant l'entrée.
"Suçacides."
Aucun effet. Elle réessaya une fois. Puis deux. Au bout du cinquième essai, la jeune fille commença à désespérer. Elle ouvrait la bouche lorsqu'elle fut interrompue.
"Ça ne marche que si je suis dans mon bureau ou que je ne l'ai pas verrouillé jeune demoiselle.
-Je-je suis désolée de vous déranger monsieur, mais il fallait vraiment que je vous vois." Répondit la Gryffondor.
Sans un mot de plus le directeur l'invita à monter. Il s'assit dans son fauteuil, derrière le grand bureau de bois foncé. Le Phoenix la regarda.
"Tu intrigues Fumseck. Sourit Dumbledore.
Hermione lui rendit un faible sourire.
-Il se trouve que depuis mon retour ici, reprit-elle, des choses étranges arrivent.
Le vieux barbu fronça les sourcils.
-Comment cela ?
-Et bien voilà, il y a cette phrase qui se projette des fois dans mon esprit sans que je ne pense à rien, fit-elle en montrant son bras gauche, et dans ces cas-là, les plaies se rouvrent.
Dumbledore sembla soucieux.
-Et il n'y a pas que ça, dit la jeune fille, j'ai consulté un livre quand j'étais dans le passé et il a disparu. Comme volatilisé.
-Celui-là ? Questionna le directeur en sortant le bouquin de son bureau.
-Oui ! Ne put s'empêcher de s'écrier Hermione. Exactement !
-Je me suis doutée que tu le chercherais. Je l'ai donc enlevé de la réserve.
Hermione sentit le rouge lui monter aux joues quand le vieil homme insista sur le mot réserve. C'est vrai qu'elle n'avait pas le droit d'y aller. Elle l'oubliait tout le temps.
-N'as-tu pas lu la mise en garde, jeune fille ?
-Si, c'est d'ailleurs la seule chose que j'ai eu le temps de voir avant l'apparition de ...ça. Dit-elle en désignant les inscriptions sur son avant-bras.
-La curiosité est une bien vilaine chose...
Hermione le regarda, intriguée.
-T'en en dire plus reviendrait à mettre ta vie en danger jeune lionne. Tu devrais rejoindre ton dortoir désormais. Il se fait tard.''
La brune allait répondre mais elle se contenta d'hocher la tête, de remercier le grand sorcier et de prendre congé.
Il lui fallait ce livre. Coûte que coûte. Elle n'avait pas le choix, il lui fallait comprendre ce qui lui arrivait et comment mettre fin à ce tourment.
(Trait de séparation)
-...et c'est comme ça que j'ai su que je ferais un comédien exceptionnel. Affirma le fantôme à Luna.
-En tout cas, c'était vraiment incroyable Sir Nicholas. Encore joyeux anniversaire mortuaire.
-Déjà 505 ans... Ça ne me rajeunit pas ! De plus, je n'ai toujours pas été accepté au club des sans têtes... Je suis désespéré.
-Ne le soyez pas ! Essaya de le rassurer Loufoca. Vous serez engagé ! J'en suis certaine.
-Vous croyez ? Sourit le spectre.
-Absolument !
Raiponce prit la parole :
-Luna, il va falloir y aller, les autres nous attendent. Je vous prie de nous excuser Sir Nicholas.
-Mais il n'y a pas de quoi charmante demoiselle. A bientôt jeunes filles !
-Au revoir ! Répondit la Lovegood avec un signe de la main.
-Allé, on file !"
Les deux étudiantes se dépêchèrent d'allées retrouver leurs amis. Lorsqu'elles arrivèrent, Ron s'était endormi sur le canapé, Harry, Seamus et Dean jouait aux cartes et Ginny et Neville s'extasiait devant une fleur.
"Lavande est partie se coucher après que Ron se soit endormi comme un gros sac sur le canapé. Expliqua Seamus.
-J'dors...pas...d'abord. Répondit l'intéressé, somnolant.
-Tu parles... Rigola Harry.
La porte s'ouvrit sur Hermione, le regard brillant dû au manque de sommeil et à l'inquiétude.
"Harry, Ron, je vais avoir besoin de vous."
Alors, alors ? Vous en avez dit quoi ?
J'espère franchement que vous avez aimé !
Héhéhéhéhé dites m'en un peu plus !
Quel est votre personnage préféré ? Celui que vous aimez le moins ? Pourquoi ?
Merci beaucoup Lerugamine pour ta review, elle a fait ma journée !
HASTA LA BISTA !
Louna :)
