Hellooooo ! Et non, je ne suis toujours pas morte x) Je reviens avec une surprise pour vous: 5 chapitres d'un coup. Oui, plus personne n'y croyait mais c'est là quand même x) En fait je les avais écrit depuis longtemps, mais je voulais vous les publier au fur et à mesure, mais sachant que j'ai jamais été régulière et qu'en plus depuis l'année dernière j'ai commencé mes études, j'aurais pas vraiment le temps donc j'en profite pour vous les mettre maintenant :) Il ne manquera plus qu'un chapitre (que j'ai déjà commencé à écrire) et la fic sera finie :D Voilà ! Profitez bien !

Dans certaines parties il y aura des trucs plus ou moins chauds (je préciserais rated M en haut ^^)

Et merci beaucoup à Yume-chan et à Lerugamine pour leurs reviews qui m'ont vraiment motivées pour continuer !

Ah ! Et aussi ! Je voulais m'excuser pour les possibles et probables fautes, mais j'ai vraiment pas le temps de relire tout ce que je vais vous poster maintenant, alors j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop ^^'

Bisouuuuuuus


Rated M


You know I'm not one to break promises

I don't want to hurt you but I need to breathe
At the end of it all you're still my best friend
But there's something inside that I need to release
Which way is right?
Which way is wrong?
How do I say that I need to move on?
You know we're heading separate ways

And it feels like I am just too close to love you
There's nothing I can really say
I can lie no more
I can hide no more
Got to be true to myself
And it feels like I am just too close to love you
So I'll be on my way

-Too Close-

Alex CLARE


Chapitre 11 : Pile ou face

Depuis une semaine, Hermione n'avait cessé de chercher un moyen pour obtenir ce foutu bouquin. De manière la plus "légale" qu'il soit. Dumbledore voulait la protéger, certes, mais elle n'avait plus le temps pour ça. Ça marque la faisait souffrir de plus en plus régulièrement et semblait ne jamais vouloir se refermer. Elle ferma les yeux et expira doucement. Avec ses deux meilleurs amis, ils avaient cherché un moyen, peu importe lequel pour dérober le livre au directeur. Harry avait même proposé de duper le sorcier avant de retirer la proposition. Il avait bien trop de respect pour le directeur.

Hermione aussi d'ailleurs. Ron avait proposé le combo "cape d'invisibilité + carte des maraudeurs" ce que la brune avait jugé comme une très bonne idée même si elle était risqué. C'est d'ailleurs celle qu'ils avaient conservé pour l'instant même si la lionne n'était pas certaine du résultat.

"Prête pour le match ? Questionna Merida en sortant de la salle de bain, radieuse.

-Le match ? Questionna l'autre Gryffondor.

-Ne me dis pas que tu as oublié ? Si je te dis Quidditch ?

-J'avais complètement zappé ! S'écria Hermione en se dépêchant de rassembler ses vêtements. Quelle idiote ! Ron m'en parle tous les jours en plus !

-Si c'est Ron alors..." Rigola la rousse.

L'autre fille lui lança son oreiller à la tête puis se précipita dans la salle de bain où elle s'enferma.

"Retourner bécoter Harold et arrête de m'embêter ! Cria cette dernière avant d'ouvrir le robinet.

-Sois pas jalouse s'il te plaît." Rigola la DunBroch.

Mais déjà l'autre ne l'écoutait plus. Depuis une semaine Merida se sentait bien comme jamais. Le Poufsouffle était doux et attentionné. De plus il l'emmenait voir Crocmou et elle s'était familiarisée au le dragon. Si c'était ça le bonheur, elle signait tout de suite. Elle s'étala sur son lit et ferma les yeux. Elle était bien. Juste bien mais il n'y avait rien de plus agréable. Bien sûr, elle était préoccupé par la marque de son amie et les paroles étranges de Dumbledore, mais quand elle était avec Harold, elle oubliait tout ça et il n'y avait plus qu'eux. Rien n'était plus agréable que cette sensation. Hermione la ramena à la réalité en ouvrant la porte de la salle de bain.

"J'ai oublié mes sous vêtements. Rigola-t-elle.

-Ce serait mieux que t'en mettes quand même. Je sais que c'est le premier match de Ron, mais tu risques de le déstabiliser. Ahahahahahahah.

-Pfffffff... Souffla la brune.

-Si Gryffondor gagne, tu l'embrasses, fit Merida en lui tendant la main.

-Quoi ? Hors de question !

-Comment tu veux que ça évolue sinon ? Ce gros balourd ne se rend compte de rien.

-Mais si je le fais et qu'il ne ressent rien pour moi ? Demanda Hermione en se mordant la lèvre.

-Tu te poses trop de question. Personne ne pourrait te résister Miss Granger, surtout si tu ne mets pas de culotte, se moqua gentiment la fille à la chevelure folle.

L'autre fille leva les yeux au ciel, l'air faussement exaspéré.

-Alors ? Reprit Merida en tendant la main vers son amie. Deal ?

-Deal rien du tout ! S'exclama Hermione en retournant dans la salle de bain.

-T'es pas marrante..."

Le rire de la brune retentit dans la pièce. Elle ressortit quelques instants plus tard, prête.

"On descend ? Ron et Harry doivent être en train de déjeuner.

-Yope, j'ai une faim de loup !" Répondit son amie.


Les gradins étaient gelés. Malefoy grogna.

"Pourquoi faut toujours qu'on aille voir ces ringards sur des balais ?

-Je te signale que c'était toi i peine quatre ans. Répliqua Frost froidement.

-Ouais, ben j'ai arrêté, c'est pas pour rien. Et puis j'ai autre chose à faire.

-Comme ? Demanda le garçon aux cheveux blancs.

-Rien qui ne te concerne." Répondit le blond.

"...Ron Weasley vient d'arrêter son septième but depuis le début du match !" S'écria Lee Jordan dans le micro.

Après tout, Jack avait raison... C'était sa dernière année ici, il fallait qu'il profite des derniers instants "libre" de sa vie. Poudlard. Endroit qu'il avait méprisé pendant des lustres, et maintenant qu'il devait quitter l'établissement, rien ne lui faisait plus peur. Mais il avait une mission à mener. Et il la terminerait. Coûte que coûte. Il ne comptait pas le décevoir encore une fois.

"...50 points pour Gryffondor et toujours aucun du côté de Serpentard !"

"C'est pathétique, même pas foutu de mettre un point. Grommela Draco.

-Je te signale que t'en as jamais mis toi. Articula Goyle entre deux bouchées.

-Oh la ferme ! Répondit le blond. J'étais attrapeur, je te rappelle. Je ne marquais pas moi.

-Ça s'est clair ! Le charriât Zabini en s'installant entre Malefoy et Jack. Qu'est ce que j'ai loupé ?

-Weasley frère arrête toutes les balles d'une manière horrible, les Serpentards sont des brêles et Harry va encore attrapé le vif d'or. Fit Jack en râlant.

Bien qu'il ne soit pas adroit sur un balai, regarder le quidditch avait toujours été une de ses passions.

-Tu t'en remettras Frostie. Rétorqua Blaise. Toujours en train de manger ?

-On avait trop faim. Répondit Crabbe.

-Comme d'hab' en somme. Bon, c'est pas tout ça, mais l'ambiance est pas top et on est encore en train de perdre. Je vous laisse."

"Harry Potter vient d'attraper le vif d'or ! GRYFFONDOR GAGNE ! "

-Qu'est ce que je disais ? Soupira Jack.

-Tu t'en remettras le glaçon ! Répondit Zabini en partant.

-Tu ne...

-Tchouuuuuuu."

Le fils de l'hiver leva les yeux au ciel et grogna. Ce qu'il pouvait être agaçant.

"Bon, on fait quoi maintenant ? Questionna Draco. Ces tocards vont rentrer directement au château. Pas envie de traîner là-bas. Je vais prendre une biereaubeurre. Qui suit ?

-Moi. Répondit Frost.

-Nous... On voudrait bien... Mais on a été collé par MacGonagall... Articula difficilement Goyle avant de décamper, accompagné de Crabbe.

-J'ai entendu biereaubeurre ? Demanda Blaise en réapparaissant comme par magie.

-De toute façon, dès que ça parle de boire t'es là toi ! Pouffa Pansy qui s'était tue durant tout ce temps.

-Tu viens toi Pans' ? Demanda le métisse.

-Ben si Draco veut bien...

-Tu fais ce que tu veux, je suis pas ta nounou bordel ! Son ton était plus agressif qu'il ne l'aurait voulu.

-Je ... Désolée. Fit la jeune fille.

-Rho, il te charrie Pans', tu devrais être habitué depuis tout ce temps, dit Jack en lui donnant une bourrade amicale. L'œillade noire qu'il jeta à Malefoy voulait tout dire.

-Ok... J'deconnais Pansy, fais ce que tu veux."

Et sans un mot de plus, les quatre compagnons quittèrent le terrain.


La salle des Lions regorgeait de supporters. Ce moment rappelait a Raiponce quand Harry avait gagné l'œuf au tournoi des trois sorciers. Sauf que cette fois-ci, au centre se trouvait Ron. Les cris résonnaient dans l'immense pièce.

"Weasley ! Weasley ! Weasley ! Weasley !"

La blondinette se trouvait à côté de Merida qui frappait joyeusement des mains, Harold à ses côtés. Ils étaient mignon tout les deux. Un vrai petite couple. Et dire qu'il leur avait fallu se brouiller pour une histoire de pacotille pour qu'ils tombent finalement dans les bras l'un de l'autre. Les bras l'un de l'autre... Raiponce repensa à la scène avec Jack. Elle s'était sentie en sûreté pendant un instant. Elle aurait voulu que cette sensation dure éternellement. Elle secoua légèrement la tête. Il ne fallait pas qu'elle pense à ça. Même si le jeune Frost était différent avec elle, il n'en demeurait pas moins froid et indifférent avec le monde extérieur. La Sunshine sourit discrètement et regarda devant elle où se trouvait Hermione et Harry. La brune ne la remarqua pas, elle paraissait en conversation a distance avec quelqu'un à côté de la blonde. Raiponce tourna la tête et surprit Merida en train de faire des faux baisers avec ses doigts. Hermione rigolait et faisant un signe de négation avec sa tête. Elle se tourna vers Harry et commença à lui parler. Le jeune homme sortit une fiole qu'il lui montra. Hermione fit une moue désapprobatrice et rigola. Puis, d'un seul coup, elle arrêta de rire et son visage se ferma. Merida paraissait elle aussi déconcertée. La Serdaigle leva la tête et ce qu'elle vit la stupéfia. Lavande avait fait descendre Ron de l'estrade et avait enroulé ses bras autour de sa nuque tout en lui offrant un baiser langoureux. Raiponce sentie son cœur se serrer. Elle regarda l'emplacement vide où se trouvait Hermione précédemment. Elle s'apprêtait à partir à la recherche de son amie lorsque Harry la regarda, lui faisant comprendre qu'il y allait.


Hermione ne savait même pas quand elle avait commencé à pleurer. Sans doute lorsqu'elle s'était rendue compte que Ron n'avait pas repoussé Lavande. Elle se recroquevilla un peu plus sur elle-même. Les escaliers sombres dans lesquels elle s'était assise semblait tanguer. Elle leva sa baguette et en fit sortir des petits oiseaux qui tournoyèrent au dessus de sa tête. Il lui semblait que la vie venait de s'arrêter. Si c'était ça l'amour, elle y renonçait bien volontiers... Elle entendit des pas derrière elle. Inconsciemment, elle espérait que ce soit Ron qui l'avait vu partir et qui venait pour s'expliquer. Mais c'était Harry. Elle était contente que ce soit lui au fond. Elle le comprenait désormais. Elle savait ce qu'il ressentait lorsqu'il voyait la jeune Weasley avec son copain. Son cœur se serra encore plus et les larmes redoublèrent.

"C'est juste un sort, je m'entraîne." Mentit-elle.

Son meilleur ami vint s'assoir à côté d'elle et lui pris la main. Elle ne sut pas si c'était la chose à faire, cela lui rappelait que ce n'était pas celle de Ron, néanmoins, elle la garda.

"Comment tu te sens Harry ? Quand tu vois Dean avec Ginny ?

-...

-Je sais. Je vois la façon dont tu la regardes, tu es mon meilleur ami."

Leur semblant de discussion fut stoppée net par les gloussements de Lavande et l'arrivée de cette dernière, collée au bras de Ron.

Hermione baissa les yeux. Harry lança un regard à Ron pour essayer de lui faire comprendre que ce n'était vraiment pas le moment. Le jeune homme ne sembla pas capter le signal.

"Oups, gloussa la nouvelle copine du rouquin, je crois que cet endroit est pris."

Lavande le tira pour partir mais Ron sourit niaisement en s'avançant, ne remarquant même pas la détresse de son amie, trop plongé dans son bonheur personnel.

"C'est quoi ces oiseaux ?"

Hermione se leva. Son visage se ferma et prit un rictus de colère.

"Opugno." Lança-t-elle.

Les oiseaux se dirigèrent, comme posséder, sur le Weasley qui avait reculé, apeuré. Ils vinrent s'écraser contre la porte, à quelques centimètres à peine de leur ami.

Ron la fusilla du regard, et l'incompréhension se lut sur son visage. Il partit.

Le visage de la brune se décomposa lorsqu'elle réalisa ce qu'elle venait de faire. Les larmes redoublèrent et elle se laissa glisser sur la marche à côté de Harry. Il avait assisté à la scène, impuissant. Elle posa sa tête sur l'épaule du jeune homme et passa son bras sous le sien. Elle ne s'était jamais sentie aussi faible qu'à ce moment même. Elle n'était même plus capable de se remémorer la dernière fois qu'elle avait été aussi dévastée. Elle n'était même pas sûre qu'il y en ait eu une.

"Je me sens comme ça." Répondit finalement le jeune homme d'une voix emplie de tristesse.


Merida et Raiponce s'étaient installées sur le lit de la rousse. Elles avaient jugé bon de laisser leur amie avec l'élu. Mais voir Hermione si mal leur avait fait de la peine.

"C'est fou, mais après tout ce qu'Harry, Ron et elle ont traversé ensemble, par là j'entends ce qui leur est arrivé depuis le début de leur scolarité ici, c'était la première fois que je la voyais comme ça... Souffla la blonde.

-Mmmmh... Répondit Merida. Surtout, sérieusement, qu'est ce qu'il lui trouve à cette fille ? Elle est nunuche, collante... Et puis elle arrête pas de glousser !

-Tu sais, elle a aussi des qualités... Mais par rapport à Hermione, c'est vrai que je ne comprends pas...

-Je sais pourquoi en fait, se renfrogna Merida.

-Ah bon ?

-Elle a ce qu'il manque à Hermi', le courage de lui sauter au coup et de lui montrer clairement ce qu'elle ressent.

-Peut-être oui... N'empêche que je ne veux même pas imaginer son état... J'aurais tellement aimé y aller, mais Harry a insisté pour y aller seul...

-..."

La rousse ne trouva rien à répondre. Elle s'en voulait d'avoir embêté Hermione avec Ron le matin même. Maintenant la jeune brune allait s'en vouloir, se disant qu'elle n'était pas capable de faire ce que d'autres faisaient. Et ça, c'était la pire des choses pour Hermione Granger. Échouer là où d'autres réussissent. Il faut dire qu'elle travaillait tellement dur depuis le début... Et puis, contrairement à elle, son amie n'avait pas la chance d'être aidé par ses parents côté magie puisqu'il étaient moldus... Ces derniers étaient géniaux, mais Merida n'était pas sûre qu'ils comprennent grand chose au monde des sorciers.

"Et toi ? Demanda-t-elle finalement à Raiponce.

-Moi ? Questionna la jeune fille. Qu'est ce qu'il y a moi ?

-Côté sentiments je veux dire...

-Et bien tu sais, moi y a pas grand chose à en dire, répondit la blonde avec un sourire tout en se passant la main dans les cheveux. Elle avait répondu plus vite qu'elle ne l'aurait voulu.

-Tu es sûre ? Avec Jack ? Ou Seamus ? Fit la demoiselle DunBroch.

-Oula ! Avec Jack, il ne se passera jamais rien, il m'a sauvé la vie une fois, mais ça s'arrête là, et pourquoi, par Merlin, y aurait-il quelque chose avec Seamus ?

-Je sais pas moi, peut être parce qu'il a essayé de t'embrasser la dernière fois ? Répondit la rousse en levant les yeux au ciel.

-Ce-ce n'est pas vrai ! Se défendit la fille aux cheveux d'ors.

-Tu ri..."

Merida fut interrompue par quelqu'un qui frappa à la porte.

"C'est qui ? Se méfia la rouquine à qui on avait déjà joué des tours.

-C'est Harold."

À l'entente de ce prénom, l'amie de la blonde courut pour ouvrir la porte, et se jeta dans les bras de son copain.

Il la serra contre elle avant de déposer un baiser sur son front. La Serdaigle sourit, elle n'aurait jamais supposé son amie capable d'autant d'affection.

"Je vous dérange ? Demanda-t-il.

-Non, ne t'inquiète pas, rigola Raiponce.

-Vous êtes parties un peu en catastrophe tout à l'heure... Je me suis demandée ce qui se passait... Expliqua t'il.

-Des histoires de filles. Ne t'en fais pas ! Le rassura Merida. Assieds-toi."

Le garçon vint sur le lit, à côté de sa petite amie. Comme s'il lisait dans leurs pensées, il lança :

"En tout cas, je crois qu'on ne va plus voir beaucoup Ron."

La blonde baissa les yeux et la rousse soupira.

-Non, en effet... Peut être qu'il finira par se lasser de ce pot de colle d'ici peu.

-Ben, y a pas de raison, s'ils sont heureux ! S'exclama le jeune homme. Imagine si on disait ça sur nous...

-Tu insinues par là que je suis une insupportable glu ? Fit la DunBroch en arquant un sourcil.

-La plus adorable de toutes les colles du monde."

Il l'attrapa et lui fit un bisou sur la joue. La rousse rougit. Raiponce rigola devant les joues en feu de son amie. Elle aimerait bien avoir quelqu'un comme ça, elle aussi. Elle avait cru l'avoir trouvé l'an passé... Mais elle s'était trompée.

"Vous voulez qu'on fasse quelque chose de spécial ? Questionna Harold.

-Comme quoi ? Répondit la Serdaigle.

-Je sais pas moi, aller boire un coup... ou bien s'entraîner à la salle de duel ?

-Mmmmmh... Je t'avouerais que le temps froid ne me donne pas forcément envie d'une bieraubeure... Se renfrogna la Gryffondor.

-Moi non plus... Répondit son amie.

-Va pour les sortilèges alors !

-A propos de magie, quel est ton patronus Harold !? S'enquit Raiponce alors que les trois compagnons sortaient de la chambre.

-...

-J'ai dit quoique chose qu'il ne fallait pas ? S'excusa la jeune fille.

-C'est pas ça du tout ! Répondit rapidement le garçon. C'est juste que...

-Que quoi ? Le coupa Merida, curieuse.

-Et bien... Je n'ai jamais réussi à faire apparaître mon patronus...

-T'as pas à être gêné pour ça ! S'exclama la rousse. Nous on a appris grâce à Harry l'année dernière, quand on faisait l'armée de Dumbledore.

-La quoi ? S'étonna Harold.

-L'armée de Dumbledore. Tu n'en as pas entendu parler ? Ombrage, son preux chevalier Rusard et sa horde de Serpentard nous ont fait la guerre toute l'année. C'est même à cause d'eux que Harry et Cho ont rompu. Répondit sa copine.

-C'est à dire ?

-Ils l'ont forcé à boire du veritaserum et à leur avouer où se cachait le club... Harry a cru qu'elle les avait dénoncé et il n'a plus voulu lui parler et la voir pendant des semaines... Soupira Raiponce.

-Oh... J'étais même pas au courant que Cho et Harry était sortis ensemble... S'indigna Harold.

-Oh ! Bichoune..." Se moqua Merida.

Le Poufsouffle lui envoya un regard qui lançait des éclairs. Puis tout trois éclatèrent de rire en entrant dans la salle de duel.


Harry avait quitté Hermione depuis une dizaine de minutes. Les tableaux lui avait fait parvenir que Dumbledore le cherchait. Le meilleur ami de la brune s'était alors excusé, et était parti. La Gryffondor avait alors sortie le mp3 que ses parents lui avaient offert pour ses douze ans, il y avait cinq ans de cela. Elle brancha les écouteurs à l'appareil, et mit ces derniers dans ses oreilles. Elle s'était levée et avait longé les murs du château. Elle ne voulait voir personne. Elle n'avait toujours pas arrêté de pleurer en plus, et elle devait désormais ressembler à un cocker bouffi. Cette idée la fit rire. Hermione ne savait pas où aller. Elle priait pour ne pas croiser ses amies, elle n'avait plus envie de parler de Ron. Elle voulait oublier jusqu'à son existence. Pourquoi Lavande ? La Gryffondor se sentait trahie, sans raison apparente puisqu'il était libre de sortir avec qui il voulait. Néanmoins, elle avait toujours espéré que lorsqu'il craquerait pour quelqu'un, ce serait pour elle. La lionne aurait dû écouter Merida quand cette dernière l'avais mise au défi d'embrasser le Weasley s'il gagnait le match. Elle revint à la réalité quand quelqu'un lui enleva ses écouteurs...


"Ben alors Granger, on est sentimentale ? Questionna Draco qui avait mis les deux bouts de plastique blanc dans ses oreilles. Une chanson qu'il ne connaissait pas passait à ce moment là. Les paroles disaient "I, I just died on your arms tonight, must been something you said, I just died on your arms tonight..."

Elle ne s'était pas encore retournée. Lorsqu'elle le fit, le Malefoy pris pitié d'elle.

"C'est ma chanson préférée. Et épargne moi ce regard s'il te plait, j'ai déjà eu une journée assez difficile comme ça...

-Moi ? M'apitoyer sur ton sort ? Laisse moi rire ! Je me contrefous de toi Granger. Répondit le blond en laissant retomber les écouteurs.

-Parfait. Alors si ça ne t'ennuie pas, laisse-moi.

-Tu crois vraiment que je suis venue ici pour toi ? Ahahaha détrompe toi bien, tu m'indiffères. C'est juste que nous sommes à côté de LA pièce, et que je dois aller y chercher quelque chose.

Hermione n'avait en effet pas remarqué, mais elle se trouvait juste à côté de la chambre de Salazar.

-Très bien, alors s'il te plait, vas y.

-Granger, Granger, Granger... Mais qu'est ce qu'on va faire de toi... Lui dit-il lorsqu'il vit que les yeux de la brune se remettaient à briller. C'est Weasmoche, c'est ça ?"

Sa voix s'était radoucie et ses yeux avaient perdu de leur perçant.

"Tu sais, tu n'es pas obligé de faire semblant d'être gentil avec moi Malefoy. Tout ce que je te dirais, tu t'en resserviras tôt ou tard contre moi...

-C'est vraiment ce que tu penses de moi ? Siffla le serpent. Je ne suis donc qu'un petit con arrogant pour tout le monde ? Très bien, alors laisse moi l'être pleinement. J'espère qu'il te fait bien souffrir et qu'il est en train de sauter une autre fille. Non attends, deux autres filles en même temps. Et j'espère qu'on les entend crier de l'autre bout du couloir."

Les larmes d'Hermione menaçaient. Elle savait qu'il avait juste voulu l'aider et pourtant...

"Voilà, tu es contente maintenant ? S'enflamma t'il. Tu sais quoi Granger ? T'as raison. Je suis qu'un égoïste sans cœur qui te pourri la vie depuis sept ans. Les gens ne changent jamais vraiment, pas vrai ?"

Le jeune homme tourna le dos à Hermione. Finalement, s'éloigner d'elle paraissait plus facile que prévu. Mais elle le retint par la manche et murmura son prénom. Draco se tourna vers elle. Ses yeux et tout son petit être culpabilisaient. Il se regardèrent pendant quelques secondes, sans bouger, sans parler, respirant à peine. Leurs soufflés chauds et saccadés se mêlaient. Puis sans qu'il comprenne ce qu'il faisait, Draco passa une main dans les cheveux de la lionne et s'empara de sa bouche. Les boucles brunes lui chatouillaient le visage. Elle sentait délicieusement bon. Elle ne le repoussa pas, et passa même ses mains derrière la nuque du jeune homme, approfondissant leur baiser. La langue de Malefoy trouva rapidement celle de Granger, et ces dernières commencèrent un ballet langoureux. Le Serpentard souleva la Gryffondor qui vint enrouler ses jambes autour de sa taille. Il la plaqua contre le mur, collant encore plus leurs deux corps en feu. Il frotta doucement son bassin contre celui de la jeune fille, et elle soupira d'aise. Sa bouche quitta celle de la jeune fille pour trouver son cou. Le garçon y laissa une traînée brûlante de baisers. Hermione gémit. Jamais elle n'avait ressentie quelque chose d'aussi agréable. Elle se pencha et mordilla le lobe de Draco. Il frissonna. Il appuya encore plus son bas ventre contre celui de la jeune fille. Il avait terriblement envie d'elle, et si elle continuait à gémir sous ses caresses, il ne se laissait pas plus de cinq minutes avant la fin. Il captura sa bouche de nouveau et leur baiser fut encore plus intense que le premier. Leurs langues ne se cherchaient plus, mais se battaient. La brune reposa les pieds à terre et Draco la poussa jusqu'à la porte de Salazar. Il ne lui fallu pas plus de quinze secondes pour ouvrir la porte et déposer la Gryffondor sur le lit. Il vint se placer au dessus d'elle et attaqua de nouveau son coup. Elle soupirait de plus en plus fort, ce qui lui laissait supposer qu'elle aimait ce qu'il lui faisait. Mais lorsqu'il passa ses mains sous la chemise de la jeune femme pour les placer sur ses seins, ce fut comme si la brune se réveillait soudainement. Elle le repoussa maladroitement et se dépêcha de se rhabiller. Le Serpentard était abasourdi, ne comprenant pas la situation. Avait il fait quelque chose de mal ?

"Je-je dois y aller..." Souffla Hermione, toujours essoufflée.

Et sans un mot de plus, elle quitta un Draco encore excité et désormais perdu.


"Concentre toi Harlod, c'est sur que tu peux le faire ! Dit Raiponce.

-Pense à un souvenir heureux !" S'exclama Merida.

Le jeune homme avait beau suivre les conseils des jeunes filles depuis dix minutes, il n'arrivait à rien. C'est vrai qu'il n'avait jamais été un dieu en sortilège, mais il s'était toujours débrouillé... Enfin, il lui semblait du moins.

"Regarde !" Lança la Gryffondor.

Elle s'avança d'un pas, parut se concentrer, sortit sa baguette et s'exclama :

"Expecto Patronum !"

Un Lumière bleue jaillit du bout de bois et un ourson se mot à courir partout dans la salle. Ce dernier fit le tour du Poufsouffle avant de regagner sa maîtresse et de disparaître.

Le garçon resta interdit. Ce que ça pouvait être beau la magie... De plus, il pourrait désormais envie de savoir quelle créature s'échapperait de son sort.

"Je sais pas si ça peut t'aider Harold, mais pense à quelque chose de vraiment heureux, un souvenir marquant. Lui expliqua Raiponce. Moi tu vois, au départ je pensais à la fois où j'avais finalement réussi une potion, mais c'était quelque chose de trop superficiel... Imagine quelque chose de puissant et qui envahit tout ton être à chaque fois que tu y penses."

Le jeune homme ferma les yeux. Il essayait de se concentrer. Il les rouvrit et lança le sort. Rien. Peut être que ce souvenir n'était pas assez puissant...? Ses paupières retombèrent sur ses pupilles marrons avant de se relever. L'image de Crocmou et lui pour leur première envolée n'était donc pas suffisante... À peine eut il pensé à ça, qu'un éclair vif lui traversa le regard.

"Expecto Patronum ! "Cria t'il.

Un Aigle superbe tourbillonna dans les airs.

"Wow ! Il est magnifique ! Souffla Merida.

-Je l'ai fait ! Lança Harold abasourdi.

-Bravo ! Fit Raiponce en tapant des mains.

-J'ai réussi ! Reprit le jeune homme, n'y croyant toujours pas.

L'aigle fonça sur lui et s'évapora.


Hermione n'en revenait pas. Qu'est ce qu'elle venait de faire ? Et qu'avait il fait, lui aussi ? Elle aurait dû le repousser, mais elle s'était sentie comme vengée de Ron. L'idée de ce dernier lui fit vraiment reprendre conscience. Elle se rappela le torse chaud de Malefoy et cette image lui procura des frissons dans tout le corps. Jamais elle n'était allée aussi loin avec un garçon. Là situation lui agit complètement échappée. Son pouls s'accélère lorsque qu'elle revit Draco la surplombant sur le lit. Mais qu'est ce qui n'allait pas chez elle ? Il devait être furieux au moment où elle pensait. La Granger imaginait bien que c'était la première fois qu'une fille le laissait ainsi en plan. Mais c'était elle qui avait fait ça. Ils s'étaient jeté l'un sur l'autre comme si une passion trop longtemps refoulée les avait envahi. Hermione s'affola. Et s'il en parlait à quelqu'un...? Elle secoua la tête en entrant dans la salle des lions. Il était bien trop fier pour ça. Le pire dans cette histoire, c'est qu'elle ne se sentait qu'à moitié coupable. Elle s'étala dans le canapé mais se releva rapidement. Elle ne pouvait pas rester affaler à ne rien faire... Même si personne n'était présent dans la pièce. Elle se demanda où ils avaient bien pu tous passer. Sûrement avaient ils dû aller célébrer leur victoire contre les serpents. La brune se demanda ce qu'elle allait bien pouvoir faire pour chasser les images de Draco de sa tête. Un éclair lui traversa l'esprit. Elle grimpa les escaliers quatre à quatre et s'infiltre a dans la chambre de Harry et Ron. A son grand étonnement ces derniers ne se changèrent pas en toboggan, il devait y avoir des soucis dans la mise en place de la "sécurité" des dortoirs. Elle poussa la porte des garçons. Elle était en désordre, pour changer... Néanmoins, ce qu'elle cherchait lui sauta directement aux yeux. La cape d'invisibilité était pliée sur la table de chevet de l'élu. Elle s'avança prudemment, évitant les habits sales traînant par terre, ainsi que les emballages de chocogrenouilles et de dragées de Berty Crochue. Elle s'empara du vêtement et ressortit discrètement. Elle traversa la salle commune rapidement et poussa le tableau. Elle savait où elle se dirigeait et son pas était assuré. Soudain, elle remarqua qu'elle avait oublié quelque chose et jura. La carte du maraudeur ! Quelle idiote ! Elle ne serait pas capable d'éviter les gens à son retour. La nuit était en train de tomber et la luminosité avait faibli. Toujours la cape sous le bras, elle marchait d'un pas rapide. Elle préférait que personne ne la voit. Elle dépliait le vêtement lorsqu'une voix l'interrompit :

"Granger.

-Frost.

-Tu saurais pas où je peux trouver Malefoy ?

Hermione tiqua.

-Pou-pourquoi je le saurais ?

-Ben je sais pas, t'aurais pu le croiser vu qu'il est rentré seul tout à l'heure. Fit le garçon aux cheveux blancs.

La brune s'empourpra. Il ne pouvait pas savoir. Elle souffla.

-Si je le croise, je lui dis que tu le cherches. Répondit la lionne qui espérait de tout cœur ne pas avoir à croiser le serpent avant une bonne décennie.

-Tu es sûre que ça va ? Questionna le jeune homme en fronçant les sourcils.

-Pourquoi ça n'irait pas ? Dit Hermione, sentant ses joies tourner au feu.

-Pffff... Fais comme tu veux, j'm'en fous.

-Mais..."

Il ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, il avait déjà tourné les talons. La brune passa la cape sur son corps, et ce dernier disparu instantanément. Désormais, il fallait juste qu'elle fasse attention à ne bousculer personne.

Normalement, Dumbledore était avec Harry.

Elle arriva devant le passage magique menant au bureau du directeur. Les escaliers étaient descendus.

"Il doit être là." Songea-t-elle avant de commencer à monter les marches. Si le directeur était en effet dans son bureau, elle ferait demi-tour, sinon, elle s'emparerait du livre et repartirait en direction de sa chambre. La porte était entrouverte. La Gryffondor la poussa. Personne n'était à l'intérieur. Elle entra et referma derrière elle. Le livre était posé sur le bureau, paraissant l'attendre. Malgré la bizarrerie de la situation, Hermione s'approcha. Dans tous les cas, il saurait que c'est elle qui a pris possession du bien, ce qui laissait à la jeune femme un temps très court pour lire et comprendre l'ouvrage. Alors qu'elle était à mi-chemin entre le livre et la porte, une lueur bleue attira son esprit. Elle tourna le regard vers la droite et enleva la cape de sa tête. Ainsi c'était cela la pensine. Comme happée par la lumière que dégageait l'objet, la lionne vint positionner sa tête au dessus de l'eau, puis s'y enfonça progressivement. Le décor qui l'entourait précédemment céda la place à un autre...