Well I heard there was a secret chord
That David played and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
Well it goes like this: the fourth, the fifth
The minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah

-Hallelujah-

Leonard Cohen


Chapitre 12 : Tue l'amour

...à vrai dire, ce n'était pas vraiment un autre environnement qui l'entourait, plutôt à un autre moment. Le bureau était plus éclairé, les flammes des bougies valsaient tandis que le directeur était assis à son bureau. La porte s'ouvrit. Des têtes familières lui apparurent.

"Vous voici enfin, commença le directeur des lieux, je commençais à croire que vous vous étiez perdu dans le château.

La surprise se lut dans le regarde de tous, mais plus particulièrement dans celui de Ron.

-Mais Professeur, comment...

-Les murs ont des oreilles. Répliqua Dumbledore en désignant les tableaux.

C'est alors qu'elle prit la parole. Hermione se figea en voyant l'état de son passé. Le spectre qu'elle semblait être devenue s'extirpait maladroitement des bras du rouquin. La lionne se souvenait très clairement qu'elle n'avait pas eu d'autres choix, sinon elle y serait restée pour toujours.

-Je te remercie, monsieur Weasley, pour l'attention que tu as porté à ton amie, mais il me semble que tes cours avec mademoiselle Brown ont dû grandement te fatiguer, il serait temps de regagner ton dortoir."

Le directeur avait dit ça les yeux pleins de malice. Le cœur de Hermione se compressa. Draco, qui était là, jeta un coup d'œil furtif au passé de la jeune fille, qui ne le remarqua pas. Mais cette fois-ci, l'autre Granger avait remarqué, elle, et son cœur loupa un battement. Ainsi il ne se moquait pas...

"Bien professeur, répondit sagement Ron. Bonne nuit Hermi."

Le rouquin passa juste devant elle. Comme dans un geste désespéré, la brune essaya de le retenir par le bras. Sa main ne rencontra que du vide, évidemment.

Soudain, la brune vit son elle-même du passé tituber. Malefoy ne broncha pas mais elle s'agrippa tout de même à sa chemise, en essayant de se rattraper. Le serpent se sentit obligé de la soutenir et il l'allongea presque délicatement par terre lorsqu'elle s'évanouit. La lourde voix du directeur emplie la pièce :

"Pourrais-tu porter Miss Granger jusqu'au canapé ici, je te prie ?"

Cela sembla fortement agacer Draco et Hermione préférait largement ne pas savoir ce qu'il pensait à ce moment là. Néanmoins, il s'exécuta.

"Explique moi tout maintenant désormais.

-Je ne suis pas sûr de suivre... Répondit le blond.

-Jeune homme, je suppose que si tu es dans cet état, et miss Granger aussi, c'est qu'il doit sûrement y avoir une raison.

Le fait de se retrouver seul avec le directeur et que ce dernier le tutoie mettait Draco mal à l'aise. Il inspira.

-A vrai dire c'est plutôt long et compliqué...

-J'ai tout mon temps. Reprit l'homme à la longue barbe blanche.

Hermione qui regardait toujours la scène se demanda comment Draco allait se sortir de ce pétrin...

-Nous avons fait un voyage dans le temps, de façon toute à fait non-voulue une première fois. Au moment de repartir, une manticore nous a attaqué dans la chambre des secrets où nous avions trouvé refuge. J'ai...

Il parut gêné et passa une main sur sa nuque.

-J'ai lâché le retourneur pour qu'ils puissent partir.

-C'était très courageux de ta part Draco.

-Peu importe, fit le Serpentard, il n'en reste pas moins que j'ai été bloqué trois mois dans le passé alors que pour vous ça ne faisait qu'un jour. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait pendant ce temps. Granger vous le dirait si elle ne passait pas son temps à tourner de l'œil.

-Rien ne sert de dissimuler vos sentiments ici. Nous savons tout deux que tu ne la hais pas.

La brune resta interdite. Le blond de même. Et lorsque le jeune homme continua son récit comme si de rien n'était, Hermione oublia de respirer. Il n'avait pas démenti le professeur...

-Elle est revenue me chercher, seule. Je ne comprendrais jamais ce geste stupide, elle aurait dû y aller avec Frost au moins. Bref, je l'ai retrouvé à terre, je l'ai amené dans une pièce où je savais qu'on ne craignait rien, celle ou j'étais depuis trois mois. Nous nous sommes séparés, et quand je suis allée à sa recherche, elle était à moitié couchée sur une table de la bibliothèque, le bras en sang des inscriptions étranges gravées sur son bras.

Dumbledore s'approcha. Il examina l'avant bras de la jeune fille et son visage s'assombrit.

-Autre chose ? Questionna le vieil homme.

-Oui...

Hermione arrêta de respirer. Il n'allait quand même pas parler de Raiponce...?

-... Nous nous sommes quittés à nouveau pour chercher le Retourneur de temps et alors que j'étais devant la porte des Gryffondors, elle est arrivée, couverte de sang. Je n'ai aucune idée de ce qui a bien pu lui arriver...

Il n'en parla pas, ce qui étonna la brune et son cœur accéléra légèrement la cadence.

-As-tu le Retourneur sur toi !?

Le serpent le lui tendit.

-C'est bien ce que je craignais...

-Comment ça ?

-Tu sais bien ce qui attend miss Granger si elle retourne dans le passé avec ce Retourneur là.

-J'ignore de quoi vous parlez.

-Je sais que tu as dérobé le Retourneur de miss Granger l'an passé pour aller chercher autre chose...

Le garçon resta interdit.

-Tu ne te souviens vraiment pas de la mission que t'as confié Voldemort l'année dernière ?

-Pardon ?! Comment...

-Je suis un vieil homme au courant de beaucoup de chose, monsieur Malefoy.

-Je ne suis aucunement au courant de quoi que ce soit à ce propos... Cracha le blond, déstabilisé.

-Je vois... Répondit Dumbledore en le sondant.

Le jeune homme ne mentait pas.

-Pourriez-vous m'éclaircir ? Répondit Draco en fronçant les sourcils.

-Et bien..."

Mais déjà Hermione se sentait partir. Elle releva la tête de la pensine.

"Je me doutais que tu viendrais Miss Granger."


Jack avait finalement trouvé Draco. Le garçon aux cheveux blancs aurait préféré ne pas l'avoir fait. Il n'avait jamais vu le garçon dans une telle fureur. Il n'avait rien voulu lui dire, ce qui était d'autant plus frustrant pour le jeune Frost qui ne savait que faire pendant que Malefoy faisait les cents pas.

"Arrête de me regarder !

-Qu'est ce qui se passe Drac' ?

-Il se passe que les gens me les brisent.

-Qui ça ? Questionna Jack.

-...

-Je vois. Souffla le serpent blanc. Si t'as besoin que ça sorte, je suis là.

-Merci Frost. "

Jack quitta la chambre du jeune homme.

Il déambula dans les couloirs avant de se diriger vers l'extérieur. Il avait toujours aimé être dehors. Ça lui permettait de réfléchir et de penser à autre chose que son quotidien. Lorsqu'il atteignit enfin l'air frais, quelqu'un lui rentra dedans.

"DunBroch, quelle bonne surprise, tu as perdu ton copain ?

-Qu'est ce que ça peut te faire le glaçon ?

-Mais arrête avec ça ! S'écria-t-il.

La rousse éclata d'un rire franc. Il ne sut pas pourquoi mais il se mit a rigoler aussi. Puis ils se calmèrent, se regardèrent et se marrèrent de nouveau. A les voir comme ça, on aurait dit des amis de longue date. Merida essuya une larme et reprit son sérieux pour de bon.

-... Merci Jack.

-Pour ? Demanda-t-il en arquant un sourcil.

-Raiponce.

Le cœur de Jack loupa un battement comme si la Gryffondor avait prononcé le mot magique.

-Tu...

-...sais, oui. Le coupa la jeune fille. Elle nous en a parlé après le retour d'Hermione et Draco.

-...

-...?

-Je ne sais pas si elle a bien fait. Soupira le jeune homme. Je ne veux pas passer pour ce que je ne suis pas, et je ne suis clairement pas un héros. Je l'ai juste fait pour...que ça ne la hante pas jusqu'à la fin de ses jours. Même si je sais que c'est le cas, je lui ai épargné la pire partie.

Jack se confiait à elle, il ne savait absolument pas pourquoi. Peut être parce qu'il en avait besoin et que Draco et Blaise ne l'écoutait pas.

-Tu es un héros malgré-toi alors. Lui sourit Merida. C'est pas tout Frostie, mais il faut que j'y aille. Tchouuuuuu.

-Ne m'appelle pas Fros..."

Mais elle avait déjà tourné le dos.

Il inspira une bouffée d'air frais qu'il recracha à la manière de fumée de cigarette.

Jack descendit la pente en direction de la cabane d'Hagrid bien qu'il n'est nullement l'intention de s'y rendre. Il continua jusqu'à un arbre qui lui servait de repère et se cala contre ce dernier. Là, le garçon aux cheveux blancs laissa son esprit divaguer. Qu'avait-il d'autre à faire, après tout ?


Merida n'en revenait pas. Elle venait de rire avec Frost. JACK FROST ! Son ennemi de toujours. A cette idée, un large sourire apparut sur son visage. Il n'était peut être pas si mauvais que ça, après tout. Elle entrait dans le château lorsqu'elle reconnut une tête blonde au bout du couloir. Malefoy. Le garçon paraissait inquiet. Il ne cessait de regarder à droite et à gauche, comme pour surveiller que personne ne le suivait. La rousse fronça les sourcils. Ce n'était pas dans son habitude. Bien entendu, elle n'était pas une connaisseuse du sujet sensible DRACO MALEFOY, mais elle savait très bien qu'il n'était pas du genre à se laisser menacer par qui que ce soit. Elle décida de le suivre. Il montait en haut du château. Il passa devant une cage dans laquelle deux oiseaux chantaient puis tourna à droite. C'est là que Merida le perdit de vue. Il s'était volatilisé. Personne. La Gryffondor ouvrit des yeux ébahis et redescendit les marches penaude. Elle se dépêcha, Harold l'attendait à la bibliothèque. Il lui avait dit qu'une surprise l'attendait, elle avait d'autant plus hâte de le retrouver. Elle se surpris à courir, son cœur battant la chamade. Elle ouvrit les portes de la salle à la volée et son cœur se serra. Le Poufsouffle était en train de rire avec une autre Pouffsoufle : Astrid. Merida n'était pas jalouse, mais elle sentit comme une sorte de trahison lorsqu'elle les vit. Elle secoua la tête et retrouva son sang froid. Après tout elle venait bien de rire avec Jack Frost... La rousse s'approcha d'eux et sourit.

"Salut !

-Hey Meri', je te présente Astrid, elle est à Pouffsoufle aussi.

-Tu sais, je crois qu'elle aurait pu deviner avec les couleurs de mon écharpe. Répondit la blonde en donnant un coup de coude au garçon. Enchantée Merida !

-De même. Fit la rousse en esquissant un sourire qui sonnait faux.

-J'y vais ! S'exclama Astrid. Bye !

-A bientôt !" Lança Merida.

Harold se contenta de lui faire un signe de la main.

"Alors cette surprise ?! Demanda la Gryffondor, impatiente.

-Attends ici. Tu bouges pas hein ?!

-Promis !

-Ferme les yeux.

Elle s'exécuta. Harold secoua la main devant le visage de la jeune femme. Elle ne trichait pas. Il parti chercher son cadeau.

"Ouvre les yeux."

Merida passa une main devant sa bouche.

"Il est magnifique Harold ! S'exclama La fille en s'emparant du cadeau du jeune homme. Un arc.

-Tu m'as dit que t'en voulais un. Fit le jeune homme en se passant une main sur la nuque.

Ce geste la faisait toujours craquer. Elle se lit sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur ses lèvres.

-Tu es vraiment le copain parfait.

Le rouge vint marquer les joues d'Harold.

-Et toi tu es magnifique. Répondit il en passant une main délicate sur sa joue. On va l'essayer ?

-J'attendais que tu me le proposes !"

Les deux amoureux sortirent main dans la main de la bibliothèque.


"...je suis désolée professeur, je sais que je n'aurais pas dû venir mais...

-Je comprends. La coupa ce dernier. Le besoin de savoir peut être vital. Assieds-toi je te prie.

Elle obéit.

"Tout ce que je fais Hermione, je le fais pour assurer ta sécurité. Mais je remarque bien que dans tous les cas, tu feras tout ce qui est de ton ressort pour trouver une solution. Autant que je te la donne. Dis moi ce que tu veux savoir.

-Et bien, pour commencer, reprit la jeune fille, j'aimerais savoir comment est il possible que nous possédions deux retourneurs ?

-Nous ? Questionna le directeur.

-...Draco Malefoy et moi. Il en possède un, celui que Harold a trouvé et qui nous a fait voyager dans le temps, et j'ai le mien. Expliqua t-elle en montrant l'objet qu'elle avait dans la poche.

-Je vois, fit le vieil homme. Pourriez-vous me l'apporter ?

Hermione s'exécuta. Il hocha la tête en examinant l'objet.

"Je vais vous expliquer exactement ce qui est écrit dans "L'histoire du retourner de temps selon les siècles." Vous savez évidemment que Poudlard a été crée par les quatre fondateurs Godric Gryffondor, Salazar Serpentard, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle ?

-Évidemment. Répondit Hermione en fronçant les sourcils.

-Et bien en même temps que l'école, ils ont créé chacun un retourneur ayant des particularités uniques. Celui là, fit il en désignant l'objet doré, te permet d'interagir avec les personnes et les objets, mais tu ne peux voyager qu'une seule heure en arrière. C'est celui de Poufsouffle. Comme tous les retourneurs, par contre, si tu te croises, tu disparais.

-Mais, directeur, comment cela se fait il que le professeur MacGonagall l'avait si c'est celui de Poufsouffle ?

-Elle l'avait trouvé lorsqu'elle était élève ici.

Hermione n'avait jamais réellement réalisé que la plupart des professeurs étaient issus de Poudlard.

-Comment savez-vous qu'il appartenait à Helga Poufsouffle alors ? Questionna la brune.

Le directeur se leva de sa chaise et s'approcha de la jeune femme. Il lui tendit l'objet qu'elle prit soigneusement.

-Regarde.

Il pointa quelque chose sur la sorte de vis qui servait à tenir les deux cercles autour du retourneur. Un blaireau était en effet dessiné sur cette dernière. Hermione ouvrit grand les yeux, ébahit.

-Cela fait quatre ans que je l'ai et je ne m'en suis jamais aperçu ! S'exclama la jeune fille.

-Tu ne peux pas tout savoir jeune fille. Sourit le vieux mage.

-Quels sont les particularités des autres ? Questionna la Gryffondor sentant sa gorge se serrer.

-Celui de Serdaigle permet à la personne qui le possède d'aller une heure dans le futur, quand à celui de Gryffondor, personne ne le sait, on ne l'a jamais découvert...

-Et celui de Serpentard ? Demanda Hermione sentant sa gorge se serrer.


"Tu ne devais pas arrêter de fumer, Frost ? Questionna Draco en venant s'assoir à côté de son ami.

-Tu ne devais pas arrêter de te prendre la tête avec tout ? L'autre garçon grogna.

-Tu m'en files une ?

Jack sortit son paquet de sa sacoche de cours. Il l'ouvrit et le tendit à Malefoy qui saisit une cigarette. Il l'alluma et inspira une bouffée. La nuit était désormais tombée. Les deux garçons virent Harold et Merida descendre la pente en se tenant par la main. Ils pénétrèrent dans la forêt.

"Tu penses qu'ils vont où ? Demanda Draco à Jack.

-Je sais pas, et franchement je m'en fous. Lui répondit-il.

-Moi aussi en fait. Fit le blond en recrachant de la fumée.

-Tu ne t'es jamais demandé ce qu'aurait pu être ta vie si t'étais né ailleurs ?

-Mmmmh, jamais non. Dans tous les cas qu'est-ce que ça changerait ? On ne peut rien y faire. Le Serpentard aux cheveux couleur blé remonta ses manches en disant cela.

-Draco, ta marque... Lui lança Jack, visiblement dégoûté. Tu as oublié de la cacher.

Le blond haussa les épaules.

-Qu'est-ce que ça peut bien faire ? Tu sais aussi bien que moi ce que je suis et qui je suis alors...

Les paroles d'Hermione lui revinrent à la tête : "Tu sais, tu n'es pas obligé de faire semblant d'être gentil avec moi Malefoy. Tout ce que je te dirais, tu t'en resserviras tôt ou tard contre moi..."

Il leva les yeux au ciel.

-J'aurais aimé naître ailleurs moi. Loin de toute cette connerie de magie et de camp.

-Tu aurais voulu être moldus ? Répondit Draco, de la déception dans sa voix.

-J'aurais préféré ça. Au moins j'aurais eu le choix. On sait tous les deux que je vais être obligé d'avoir cet affreux serpent. Fit-il en désignant la marque de Malefoy. Mais j'veux pas de ça moi bordel ! J'ai juste envie qu'on me fiche la paix et de faire ce que j'ai envie.

Draco resta interdit. Il n'avait jamais imaginé autre chose pour lui. Mais son ami avait raison. Ils n'avaient pas le choix. Depuis le début leur vie avait été prédéfinie.

-T'as raison. Mais c'est pas prévu dans notre vie ça Frost."

Le garçon aux cheveux blancs soupira en tirant sur sa cigarette. Le bout incandescent s'illumina.

Les deux garçons fixèrent les étoiles pendant un instant. À vrai dire, ils regardaient plus le vide qu'autre chose.


Raiponce était en train de finir de préparer ses affaires pour le lendemain lorsque Cho pénétra la chambre.

"Luna n'est pas avec toi? Questionna cette dernière.

-Non, désolée. Répondit la blonde en souriant.

-Ne le sois pas, s'est toi que je cherchais.

-Moi ? Demanda la miss Sunshine, étonnée.

-Oui, c'est à propos ... d'un sujet délicat à vrai dire.

-Tu peux tout me dire. Fit l'autre Serdaigle avec un grand sourire.

-Et bien voilà... Est-ce qu'il y a quelque chose entre Ginny et Harry ?

Raiponce fut d'abord surprise de la question, mais répondit rapidement:

-Franchement, je n'en ai pas la moindre idée ! Je ne suis pas assez proche ni de l'un ni de l'autre pour savoir ce genre de chose.

-Oh...

-Pourquoi Cho ?

-Et bien... Tu sais, l'année dernière, Harry et moi nous sommes embrassés.

-Oui ? La blonde laissa sa réponse en suspens pour bien montré qu'elle attendait la suite.

-C'était lorsque nous faisions l'Ordre. Et bien après Ombrage m'a forcé à boire du veritaserum et nous n'en avons jamais reparlé avec Harry. Il me reparle, certes, mais je ne suis pas sûre qu'il m'ait vraiment pardonné... Tu vois ?

-Oui, je comprends bien, mais en quoi cela t'intéresse-t-il donc de savoir si il y a quelque...

-Oh ne te méprends pas surtout, sourit mademoiselle Chang, c'est juste que s'il se passe quelque chose, je ne veux pas créer de tension...

Raiponce sourit. Cho était vraiment gentille.

-Je pense qu'il n'y a pas de risque à ce sujet là."

Luna entra dans la chambre, enleva ses chaussures, son bonnet, son écharpe et son manteau avant de se rendre compte que Sunshine n'était pas toute seule.

"Oh ! Salut Cho ! Ça ne vous ennuie pas si je vais dans la douche les filles ?

-Aucun souci Luna ! Répondit Raiponce.

Cho se contenta de secouer la tête. La jeune Lovegood entra dans la salle de bain.

-Tu sais, l'année dernière, je n'ai vraiment pas fait exprès de leur dire, s'est comme si mes mots sortaient tout seul de ma bouche. Fit cette dernière, les yeux brillants.

-Eh ! S'enquit doucement la fille aux cheveux blonds, qu'est ce qui ne va pas ?

-Depuis ce moment là, ma vie a changé, tu sais... Les gens veulent bien me parler de choses superficielles, mais lorsqu'il s'agit de trucs importants, ceux qui étaient avant mes amis se taisent, comme si j'allais les trahir de nouveau... Pleura la jeune femme.

-Je pense que tu ferais bien d'en parler à Harry, il pourrait vraiment rétablir ta situation... Mais reste avec nous si tu veux ? Proposa Raiponce.

-C'est gentil mais je ne me sentirais pas plus à l'aise, je les ai trahi aussi...

-Ce n'était pas toi ! Répliqua l'autre Serdaigle en haussant la voix. Personne ne peut résister à ce...truc ! Il faut que tu arrêtes de te blâmer Cho ! Vient, on va chercher Harry !

-Main-maintenant ? Sanglota cette dernier.

-Oui, maintenant." Sourit Raiponce en la prenant par la main.

Elles sortirent de la tour Serdaigle et se dirigèrent vers le tableau de la grosse dame.

"Est-ce-que nous pourrions rentrer, s'il vous plaît ? Demanda poliment la blonde.

-Mais bien entendu jeunes demoiselles!"

Le tableau coulissa. Harry était assis, seul dans le fauteuil qui faisait face au feu. Dean et Seamus jouaient aux échecs un peu plus loin. Des première année discutaient devant la fenêtre. Raiponce adressa un sourire entendu à Cho et s'avança vers l'élu.

"Harry, est ce qu'on pourrait te parler ?" Demanda la fille aux cheveux noirs.

Le jeune homme hocha la tête, surpris. Elle vint s'assoir à côté de lui. La blonde jugea que c'était le temps pour qu'elle s'éclipse. Elle franchit le portrait. A peine sortie, une main l'arrêta. Elle se tourna, c'était Seamus.


Hermione était sortie bouleversée de cette entrevue avec le directeur. Ce qu'il lui avait dit lui avait glacé le sang :

"Et celui de Serpentard ? Avait elle demandé en sentant sa gorge se serrer.

-Je crois que tu en connais déjà les effets, miss Granger... Tu peux aller aussi loin que tu veux dans le passé mais si un sorcier ou une sorcière dont les parents sont moldus utilise le retourneur de temps seul(e), un élève de sang-mêlé est tué.

-Je l'ai vraiment assassiné... Avait-elle murmuré en commençant à trembler.

Dumbledore l'avait obligé à se rasseoir.

-Y a t'ils d'autres choses que je dois savoir ? Avait elle réussi à articuler.

-Avec ce qu'il s'est passé, tu as été lié avec le descendant de Salazar.

-Voldemort ?! S'était elle étranglée.

-Tu vois les écritures que tu as sur le bras ? Avait demandé le professeur. Et bien c'est une sorte de "marque" au même titre que celle des mangemorts. Ça permet à Voldemort de savoir qui a traversé, quand, où et vers quand. Mais maintenant qu'il sait tout ça, tu ne risques plus rien. Il n'y aucun moyen qu'il sache où tu te trouves où ce que tu fais actuellement.

-Alors pourquoi la plaie continue-t-elle de se ré-ouvrir ? Avait-elle demandé, paniquée.

-C'est un système que Salazar Serpentard a mis en place pour être sûr que la phrase reste imprimé dans ta peau pour toujours. Dans le livre, il y a marqué que le rappel t'es envoyé entre cinq et dix fois par jour.

-C'est exactement ça, avait elle répondu en regardant l'inscription qui s'était réouverte.

-je suis désolée, il n'y a rien que je puisse faire pour apaiser tes maux. C'est de la vielle magie très puissante qui ne peut être défaite."

Il avait sorti le fameux livre et lui avait donné. Elle l'avait remercié et était partie.

Toujours plongée dans ses pensées, Hermione colla le livre maudit contre elle.

Alors qu'elle tournait à un coin du château, elle se retrouva face à Draco. Il la toisa, se décala et continua sa route. Il n'était pas énervé après tout. Cela rassura la jeune fille qui le retint par le poignet. Il se retourna. Elle avait raison, il n'était pas énervé, il était furieux.

"FAUT SAVOIR CE QUE TU VEUX À LA FIN BORDEL HERMIONE !"

La jeune fille le lâcha et se recula. Elle n'avait pas besoin d'un nouveau coup dans la gueule ce soir. Elle lui tourna le dos.

"Franchement, je comprends pas. T'avais envie de moi, je vois pas où était le problème. Reprit il, las.

Elle se retourna vivement.

"Alors ça, s'est la meilleure. C'est TOI qui m'a embrassé je te signale, et c'est MOI qui ai envie de toi ? En plus j'avais pas envie de toi, comme tu dis, je voulais juste...laisse tomber.

Sa voix mourut dans sa gorge alors qu'une larme descendait sa joue.

Ce fut au tour du jeune homme de lui tourner le dos. Hermione en fit de même.

Elle avait fait trois pas lorsqu'elle sentit deux bras s'enrouler autour de sa taille. C'était lui. Elle reconnaissait son odeur. Agrémentée d'une autre, celle du tabac froid.

La Gryffondor frissonna sous la caresse de Draco. Elle enleva ses mains. Elle ne pouvait pas. Elle se tourna vers lui.

"Raconte moi ce qu'il t'est arrivé la bas. Lui ordonna t'il.

-Je ne sais pas si j'aurais le courage ce soir.

-Comme tu voudras... Répondit il, déçu.

-Très bien. Reprit elle. Mais pas ici.

-Bibliothèque ?"

Elle hocha la tête. Ils se mirent en route.


-Où as-tu appris ? Lui demanda Harold en s'écartant alors que la fille décochait une flèche.

-Avec mon père. Il adore ça ! S'exclama Merida.

-Dans ma famille c'est plutôt les haches. Rigola le jeune homme.

-J'ai jamais essayé le lancer de hache !" S'exclama t'elle.

La Gryffondor posa l'arc et alla rejoindre son copain qui venait de s'assoir contre Crocmou. Elle posa sa tête sur son épaule. Ils restèrent assis comme ça pendant plusieurs minutes.

"Tu penses à quoi ? Lui demanda t'elle.

-Je réfléchissais à la façon dont ma vie avait changé depuis que Malefoy et Frost étaient venus pour me frapper. Je devrais peut être les remercier en fin de compte. Grâce à eux j'ai des vrais amis qui sont là pour moi, j'ai rencontré une fille super qui est maintenant ma copine et je me sens vraiment bien.

Merida l'embrassa.

"Tu sais que j'ai rigolé avec Jack tout à l'heure ?

-Et tu ne m'as même pas raconté ça ? Fit semblant de s'offenser le garçon. Je suis outré.

-Pffff, gros nigaud."

Leurs rires s'unirent pour n'en former plus qu'un. Harold renversa doucement Merida sous le regard de la lune et l'embrassa.