All I know is that you're so nice
You're the nicest thing I've seen
I wish that we could give it a go
See if we could be something

I wish I was your favorite girl
I wish you thought I was the reason you are in the world
I wish my smile was your favorite kind of smile
I wish the way that I dressed was your favorite kind of style

I wish you couldn't figure me out
But you always wanna know what I was about
I wish you'd hold my hand
When I was upset
I wish you'd never forget
The look on my face when we first met

I wish you had a favorite beauty spot
That you loved secretly
Cause it was on a hidden bit
That nobody else could see
Basically, I wish that you loved me
I wish that you needed me
I wish that you knew when I said two sugars,
Actually I meant three

-Nicest thing-

Kate NASH


Chapitre 14 : Veritaserum

C'est le soleil qui réveilla la jeune Granger. Elle se tourna, et rencontra les belles prunelles grises de son amant. Il était encore plus beau les cheveux décoiffés. Elle repoussa une mèche sur son front. Ce qu'elle avait fait avec lui, elle ne voulait pas y réfléchir. Du moins, pas pour l'instant. Il la regardait avec bienveillance. Lorsque l'on toqua à la porte, il soupira. Il aurait voulu rester comme ça jusqu'à la fin de sa vie. C'était désormais sur. Il ressentait quelque chose pour cette fille. Quelque chose de fort. Il jeta un coup d'œil à son bras. Le sort de dissimulation de sa marque marchait. Il sourit lorsqu'il la vit enfiler sa chemise et se rallonger.

"Tu peux aller ouvrir s'il te plait ?"

Le blond s'exécuta.

"Je sais qu'on se parle plus trop en ce moment Hermi', mais j'ai trouvé Pattenro... La personne à la porte s'était arrêté de parler.

-Malefoy ?! Qu'est ce que tu fous ici ?!

Reconnaissant la voix, Hermione accouru.

Le Weasley jeta un regard mauvais à son amie.

-Ne me dis pas que vous avez...

-Non, attends c'est pas ce que tu crois Ron ! L'interpella la brune en essayant de le rattraper.

-Pourtant ça m'en a tout l'air Hermione. Tu nous a trahi.

-Quoi ?! Tu te fois de moi là?! C'est toi qui nous a trahi en sortant avec Lavande.

-Moi je ne couche pas avec un fils de mangemort ! Riposta Ron.

-On ne couche pas ensemble !

Le cœur de Draco se serra. Il en était sur désormais. Elle aimait encore son stupide rouquin et lui n'avait été qu'une revanche personnelle. Il récupéra ses chaussures, bouscula le roux d'un coup d'épaule et quitta l'endroit des lions.

Ron la toisa et en fit de même.


"Comment tu te sens ´Punzie ? Questionna son amie rousse.

-Je... ça peut aller.

-Tu sais, ce n'était qu'un baiser, il ne faut pas que tu y pen...

-Ce n'est pas ça, la coupa gentiment Raiponce. C'est au niveau de Jack. Tu l'aurais vu...

-Ne te sens pas mal, 'Punzie, tu ne sais même pas si ces intentions étaient bonnes.

-Elles l'étaient. Je le sais, quand il nous a vu avec Seamus, j'ai eu l'impression que ça le blessait vraiment.

-Il s'en remettra, c'est Frost.

-Je sais bien ça, mais j'avais l'impression qu'il y avait quelque chose de spécial entre lui et moi.

-Je ne veux pas te faire mal, mais est ce que tu es sûre de ça ?

-Non... mais je crois que je l'aime vraiment bien Meri'. Je m'en suis rendue compte hier, quand j'ai... enfin quand Seamus m'a embrassé. Je voulais que ce soit lui a la place. Que ce soit Jack.

-Ah oui... alors là ça change tout...

-Tu penses qu'il m'en veut ?

-Pas plus que moi à Harold en tout cas... Se renfrogna la rousse qui n'avait toujours pas digéré le coup de son copain."

A peine avait elle fini ces mots que quelqu'un toqua à la porte. Raiponce se leva et alla ouvrir la porte. Un jeune Poufsouffle entra, paniqué.

" Je suis sincèrement désolée de te déranger ´Punzie, mais tu n'aurais pas vu Merid..." Il s'arrêta net en voyant la jeune fille assise en tailleur sur le lit de son amie. Sa colère parla pour lui :

" Non mais t'étais passé où bon sang ?! Je t'ai cherché partout !

-J'étais là, ça se voit pas ? Répondit-elle, tout aussi furax que lui. Je n'ai pas voulu te déranger hier, tu avais l'air de tellemeeeeeeent t'amuser !

-Non mais je rêve ou tu me fais une crise de jalousie ?! Tu sais bien qu'Astrid est juste une amie !

-Ah oui ? Ben ça doit être une trèèèèèèès bonne amie pour que tu préfères passer le bal de Noël avec elle plutôt qu'avec ta copine. Si tu me cherches Punzie, je serai dans ma chambre. Apparement il est le seul de nous deux à pouvoir s'amuser. »

Sans attendre la réponse de son amie, elle sortit en trombe de la maison des aigles, Harold sur ses traces. Il la rattrapa dans les escaliers :

« Non mais Meri' ! C'est quoi ce cirque là ! »

Elle ne lui répondit pas et continua à dévaler les escaliers. Il lui saisit le bras, la forçant à se retourner.

« Lâche moi, tu me fais mal.

-Regarde moi !

-J'y suis bien obligé, t'inquiète pas. C'est la seule chose que j'ai pu faire hier. Te regarder. J'espère que tu t'es bien amusé, et que la bièreaubeurre était bonne.

-D'accord, j'ai pas été très cool, mais il n'y a que toi que j'aime. »

Mais elle avait déjà repris sa course.

« Tu écoutes Merida DunBroch ! Je t'aime !

-J'entends, merci, je dois allé préparer mes affaires Harold. On rentre chacun chez nous ce soir. »

Et sans demander son reste, elle partit.


Il l'avait eu, encore et encore. Son corps. Mais ce n'est pas ce qu'elle voulait. Elle visait quelque chose de bien plus haut. Son coeur. Mais elle savait qu'elle ne l'aurait jamais. Il était pourtant tout ce qu'elle désirait, depuis toujours.

Le soleil était tombé dans le néant depuis quelques minutes désormais. Le départ n'était plus pour dans longtemps.

Malgré tout ce qu'il était et tout ce qu'il lui faisait subir, elle ne voulait que lui. Pourquoi ? Parce qu'il était intelligent, beau, populaire, qu'il l'avait sous son aile. Mais quand elle le regardait, elle voyait bien que ce n'était pas la même façon qu'il usait pour l'espionner, l'autre, en cachette. Mais il fallait qu'il se réveille, ils n'étaient absolument pas fait pour être ensemble. Alors qu'elle, elle le savait, elle saurait le rendre heureux. Elle ferma sa valise et tourna la poignée de son vestiaire. Elle poussa la porte.

Elle n'aurait jamais pensé que cette place puisse lui manquer autant lorsqu'elle s'en éloignait.

« Alors tu rentres chez toi aussi ? Lui demanda t'il alors qu'il quittait la chambre commune en même temps.

-Évidemment. Tu en doutais ? Je suis la fille parfaite, je suis bien entourée. Répondit elle, enjouée qu'il lui porte un peu d'attention.

-Mmmmh mouais. Je sais pas, t'aurais pu avoir envie de rester ici.

Il fallait qu'elle tente le tout pour le tout.

-Quel intérêt ? Tu n'es pas là.

Le jeune homme ricana.

-Pansy, Pansy, Pansy... Il faudra bien un jour que tu arrives à te passer de moi et de mon corps de Dieu.

La jeune fille resta interdite.

-Tu ne voudrais pas venir manger chez moi, pendant les vacances ? Nos parents s'entendent plutôt bien.

-C'est gentil, mais j'ai mieux à faire. Et puis il faut que tu réalises, Pansy, même si je tiens beaucoup à toi, seuls nos corps sont compatibles. Je ne t'aimerais jamais de la façon dont tu m'aimes. »

Et sur ce, Draco laissa la jeune fille en plan.

Malgré l'apparence trompeuse, Parkinson était une fille fragile. Et lorsqu'elle vit la touffe de cheveux blonds s'effacer au loin, son coeur était déjà cassé en mille morceaux.


Draco savait ce qu'il avait fait. Il lui avait brisé le coeur. Mais il n'avait pas le choix. Il ne pouvait plus lui faire croire que quelque chose était possible entre eux. Il était un salop, certes, mais il tenait vraiment à elle, et préférait qu'ils ne se parlent plus plutôt que de faire durer cette situation.

Et puis, il ne la désirait même plus vraiment.

Il repensa à leur conversation. Lui aurait voulu rester là, mais il n'avait pas le choix.


Ce qu'elle pouvait l'énervé ! Ok, il n'avait pas été cool avec elle en la laissant en plan la soirée précédente. Mais ce n'était pas comme s'il ressentait la moindre étincelle pour Astrid ! Et puis il lui avait dit qu'il l'aimait aussi ! Et elle ? Elle était juste partie.

Harold grogna. Il n'avait même pas envie de la chercher dans tout le château. Soit elle viendrait, soit ils ne se parleraient pas des vacances. Ce n'était pas toujours à lui de revenir, bon sang ! Il est vrai qu'il était quand même un peu responsable... et puis c'était elle qui était revenue la dernière fois et l'avait suivie jusque dans la forêt interdite... il hurla intérieurement. Cette fille allait clairement le rendre dingue. Ou alors était-il juste déjà trop fou d'elle pour se rendre compte de quoi que ce soit ?

Juste imaginer qu'il pourrait être avec Astrid plutôt qu'avec Merida le dégoûta. Il leva les yeux au ciel et décida de partir à sa recherche.


Luna fermait sa valise lorsque Hermione arriva dans leur chambre, son bagage à la main.

« Alors les filles, contente de rentrer chez vous ?

-Très ! Mon père et moi allons adopter un niffleur ! S'exclama la blonde.

-Je suis heureuse aussi de revoir ma famille. Répondit Cho, beaucoup plus timidement.

-Je vais enfin pouvoir finir la fresque de ma chambre ! S'enthousiasma Raiponce.

Hermione sourit.

-Et toi, ' Mione ? Questionna la jeune fille d'origine asiatique.

- Je passe une semaine chez mes parents, puis je vais au terrier pour le nouvel an.

-Top ! Fit Louna.

-Meri' n'est pas Avec vous ? »

Raiponce grimaça. Cela ne présumait rien de bon...

« Elle était avec moi au départ, commença t'elle. Puis Harold est arrivé...

-Et... ?

-Ah oui, c'est vrai que tu as disparu toi, hier soir, reprit Raiponce d'un air malicieux.

La gorge de la Gryffondor se serra.

-Harold a passé sa soirée avec Astrid. Et tu peux largement imaginer la réaction de Meri...

-Je pense qu'on aurait toutes réagit pareil, répondit Cho. C'était vraiment pas cool de leur part. Et puis c'était quand même Le bal de Noël quoi ! Pauvre Merida...

-Tu sais où elle a pu passer ´Punzie ? Questionna la brune.

L'autre se contenta de hausser les épaules.

-Il me semble qu'elle se dirigeait vers votre salle commune quand je l'ai croisé, l'informa Luna.

-Ah mais oui ! S'exclama la fille aux longs cheveux d'or en se tapant sur le front. Elle a dit qu'elle allait faire sa valise !

-Je vais la voir alors ! Fit Hermione en commençant à partir. Bonnes fêtes les filles, si on ne se revoit pas !

-Bonnes fêtes à toi aussi, répondirent Cho et Luna en chœur.

Hermione sourit de nouveau.

-On se rejoint dans le Hall ? Demanda t'elle en direction de sa meilleure amie.

-Oui ! Et tu as des choses à me raconter ! »

L'angoisse s'était emparé de la jeune lionne lorsque le cliquetis de la fermeture de la porte se fit entendre.


« Allé, en route ! S'écria Hagrid en offrant un signe de main à la petite troupe qui embarquait dans le train.

-Bonnes fêtes ! » Lui lança Harry, un immense sourire traversant son visage, alors qu'il montait la dernière marche du wagon.

La porte se ferma derrière lui et il alla rejoindre ses amis dans le compartiment dans lequel ces derniers s'étaient installés.

Le jeune Potter avait remarqué que ses deux meilleurs amis ne s'étaient pas échangés ne serait-ce qu'un seul regard depuis le début. Cela le laissait perplexe, mais il n'en souffla pas un mot. Merida et Harold semblaient eux aussi être en froid...

« Le voyage promet d'être intéressant. » Pensa t'il tout bas.

La porte s'ouvrit brusquement.

« Hello tout le monde ! Je peux venir m'asseoir ?

Le jeune homme à la cicatrice pria pour que Ron refuse.

-Je pense qu'on va plutôt allé se trouver un coin tranquille. Je ne suis pas sûre que tu sois vraiment la bienvenue ici, répondit ce dernier en assassinant Hermione du regard.

-Ron je... Commença la lionne avec mécontentement.

Mais Le cliquetis de la porte s'était déjà fait entendre.

« Je vais chercher une chocogrenouille, fit la miss Granger. Quelqu'un veut venir ?

-Moi ! Répondirent en coeur ses deux meilleures amies.

-A plus tard les garçons ! » Lança Raiponce en prenant soin de ne pas faire coulisser la porte trop fort.

Alors que les trois filles marchaient en silence, la blonde se tourna vers la rousse et la brune :

« Alors, qu'est ce qui se passe Hermi' ?

-Il se passe que Ron commence très sérieusement à me taper sur les nerfs.

-Pourquoi ? Demanda Merida. »

Cette question agaça Hermione. La réponse était évidente non ? Enfin... pas autant que ça aurait dû l'être... Mais ses amies ne pouvaient pas le savoir.

« Tu sais bien Meri...

-Non. Je sais qu'il sort avec l'autre peste, mais il y a eu autre chose, sinon cet imbécile de Ron te parlerait encore comme si de rien n'était. »

Les jeunes filles arrivaient au chariot de friandise, elles entendaient la voix de la femme proposer des dragées de Bertie crochue.

Elles passèrent dans le wagon suivant et tombèrent nez à nez avec la vieille femme... et Draco.

« Ah ! Mesdemoiselles ! Que puis-je pour vous ?

Avant que ces dernières n'eurent le temps de répondre, Malefoy lança :

-Vous n'auriez pas une potion contre les cœurs brisés ?

-Non, désolé jeune homme, je crains que ce genre de choses n'existent pas, par contre si vous désirez...

-Pas grave, c'était pour elle. Fit il d'un ton mesquin en désignant la Gryffondor brune. Puis il tourna les talons.

-Alors, comme je disais mademoiselle, il n'existe pas...

-Ne vous inquiétez pas, sourit cette dernière, je n'en ai aucunement besoin. Je vous prendrais juste une chocogrenouille s'il vous plaît. »

La femme lui offrit ce qu'elle voulait contre un peu d'argent, et les jeunes filles retournèrent vers leur compartiment.

Alors qu'elles passaient dans le dernier wagon, Raiponce, qui était en tête, se tourna vers sa meilleure amie.

« Bon, Hermione, dis nous vraiment ce qui s'est passé. »

La jeune fille chercha Comment détourner le sujet, mais elle savait bien que tôt ou tard elle devrait leur dire la vérité.

« J'ai fait l'amour avec Draco.

Cette phrase tomba comme une pierre, et ni Merida, ni la Serdaigle ne dit mot, poussant Hermione à continuer.

-Pendant le bal, ma plaie s'est réouverte, je suis remontée vers le dortoir. Draco avait vu les traces de sang et m'avait suivi. Il m'a porté jusqu'à ma chambre et s'est arrivé. Le matin, Ron est venu me rendre Pattenrond qui était allé se promener, et c'est Draco qui a ouvert. Ron m'a accusé de les trahir, et est parti furieux, Draco le suivant de près quand j'ai dit à Ron que s'est lui qui nous avait trahi avec Lavande... depuis, ni l'un ni l'autre ne me parle.

Les yeux de la jeune fille brillaient.

-Tu l'aimes, Hermione. Fit Merida. Draco.

-Non... je suis amoureuse de R...

-Meri a raison, commença Raiponce. Tu n'aurais pas fait ta première fois juste pour te venger. Et tu n'es pas le genre de fille à courir à droite à gauche alors...

-Je... je ne sais pas ce que je ressens, pour aucun des deux d'ailleurs. Et je n'ai pas envie d'y penser.

-Draco doit ressentir quelque chose pour toi aussi, tu sais. Fit la Serdaigle, sinon il se serait contenter de te mépriser du regard et de se moquer de toi.

-C'est exactement ce qu'il a fait, Punzie. Lui répondit Merida.

-Oui, Mais il s'est moqué d'elle car ça l'a blessé, tu imagines ! Ca doit être la première fille qui lui résiste. »

Hermione n'était pas convaincue par la théorie qu'apportait son amie, Mais elle voulait terminer la conversation au plus vite. Elle se contenta de sourire, les yeux toujours brillants.


Le terrier était magnifique en cette période de Noël. Madame Weasley avait tout décoré de rouge et de vert. Du houx et des guirlandes étaient suspendus un peu partout. Le soir était tombé sur la maisonnée. Tous, ou presque, étaient rassemblés au salon. Harold et Merida, qui, on ne sait comment, s'étaient réconciliés se tenaient amoureusement la main, adossés au mur. Hermione, Raiponce essayaient tant bien que mal de garder leur calme devant une Molly qui subissait encore une des nombreuses farces de Fred et George. Ginny, assise sur le canapé, attendait sagement le retour de Harry. Ron discutait avec Nymphadora et les parents de Raiponce qui avaient accompagné leur fille.

Tout semblait bien parti pour une fin de soirée tranquille.

Le retour tant attendu de Remus, M. Weasley et Harry ne se fit pas attendre. Ce dernier semblait soucieux mais ne dit rien et alla s'asseoir à côté de Ginny.

« On va y aller ma chérie ? » Question Lupin en se tournant vers son épouse.

Celle-ci hocha la tête tout en se levant pour dire au revoir à tous les habitants de la maisonnée.

Molle et Arthur les accompagnèrent à la porte, tandis que Harry se leva pour monter se coucher, suivit de peu de Ginny.

Tout alla très vite et tous eurent du mal à comprendre au début. Un feu avait encerclé la maison et le jeune Potter, une baguette à la main descendit en courant sous les hurlements de Ginny qui lui criait de ne pas y aller, cette dernière sur ses talons. Ils franchirent la barrière de feu sous les yeux incrédules de tous.


Hermione ne broncha d'abord pas, elle réalisa ce qui se passait réellement lorsque monsieur Weasley disparu à son tour dans les hautes herbes. Elle se décida à agir et franchit à son tour ce cercle de feu, Ron et Raiponce à ses côtés. Les trois amis se perdirent de vue dans le blé. Tout ce qui comptait s'était qu'ils retrouvent Harry avant qu'il ne commette l'irréparable. Lorsqu'elle était sortie de la maison, la Gryffondor avait entendu Bellatrix chanté qu'elle avait tué Sirius Black, le parrain de l'élu. Cette femme avait en effet décimé le dernier parent vivant du garçon. Elle savait qu'il ne pourrait pas ne pas la tuer s'il la voyait. Mais en magie noire, la sorcière avait nettement plus de pratique. Hermione craignait pour la vie de son meilleur ami.

Alors qu'elle courait, son bras se mit à la brûler sérieusement. Il dégoulinait de sang. Elle s'arrêta pour essayer de ne pas tourner de l'œil.

Une ombre d'un noir ténébreux surgit devant elle. Augustes Rookwood. L'un des pires. Il avait travaillé comme langue-De-plomb au ministère de la magie, au département des mystères avant d'être dénoncé par Igor Karkaroff, ancien mangemort et directeur de Durmstrang. Il avait été retrouvé mort l'année précédente, la marque des ténèbres flottant dans le ciel.

Ce même meurtrier qui était sorti d'Askaban se tenait là devant elle, terrifiant. Avant qu'elle n'ait pu tirer sa baguette, elle se sentit tomber alors qu'un sort plongeait droit sur elle. Une main la rattrapa et contra le sort avant de stupefixer le mangemort. Le monde de la Gryffondor sombra définitivement dans le chaos.


« Quelqu'un sait ou a pu passer Herm... demanda Ron avant sa s'apercevoir que sa maison brûlait.

-Cadeau De Bellatrix. Souffla George à l'oreille de son cadet.

-Harold et Merida ne sont pas encore revenus ? Questionna Raiponce qui arrivait, essoufflée, devant le lugubre spectacle.

-Non... répondit Fred, Hermione, Ginny et Harry non plus.. »

Le père de ce dernier serrait sa femme dans les bras. Ils voyaient, impuissants, leur monde s'écrouler devant leurs yeux.

Nymphadora fit tournoyer sa baguette avant de prononcer « Aguamenti ».

Son geste fut bientôt imiter par son mari, les jumeaux, Merida, Harold, Ginny et Harry qui venaient d'arriver.


Malgré le désastre qui avait lieu, Merida trouva ça réconfortant d'être entouré de personnes qu'elle aimait.

Voir leurs pouvoirs assemblés de cette façon lui donnait une impression de puissance incroyable et de protection extraordinaire.

Bien qu'elle le savait déjà, elle réalisa que ces gens seraient toujours là lorsqu'elle aurait besoin.

Alors qu'un jet d'eau sortait toujours de sa baguette, elle se tourna vers son copain. Ce qu'il était beau quand il était concentré. Elle se rendit compte De la bêtise qu'elle avait commise en doutant de lui.

Elle ferma les yeux et se reconcentra sur son sort.

Le feu s'éteignait doucement.


Raiponce ne voulant pas les interrompre partit chercher Hermione toute seule.

Elle parcourut les hautes herbes mais ne trouva pas son amie. Elle n'avait même pas pris le temps de rattacher ses cheveux blonds qui traînaient désormais par terre. La peur commença à gagner la jeune fille blonde. Et si la gryffondor avait été enlevé ? Qu'elle servait d'appât pour capturer Harry ?

Raiponce était terrifiée. Elle n'aurait jamais dû s'aventurer dans le champ. Et s'il y avait encore des mangemorts ?

Elle secoua la tête. Peu importe. Elle savait se battre, la vie de son amie était peut être en jeu.

Alors qu'elle écartait les épis de blé, elle aperçut une ombre noire penchée au dessus d'un corps qui paraissait sans vie. Elle s'approcha et perçut la mains de l'assaillant soutenir la tête de Hermione tandis que l'autre examinait son bras en sang.

Raiponce crut qu'il s'agissait d'un mangemort, de Greyback pour être précise, et hurla. La personne releva la tête avant de disparaître dans une fumée noire. À sa grande stupeur, il ne s'agissait pas du loup garou voulant se nourrir de la Gryffondor.

Ron apparut, le visage blanc devant la vision qui s'offrait à lui.

La Serdaigle ne s'était toujours pas approchée de sa meilleure amie.

Le rouquin se précipita vers Hermione et la prit dans ses bras pour la transporter jusqu'à ce qu'il restait de sa maison.

La Sunshine en était désormais sûre.

Elle en était certaine.

Draco Malefoy était un mangemort.


Elle l'avait vu. Il en était sur. Qu'elle idée avait bien pu lui traverser l'esprit ? Attaquer un mangemort, en plus pour protéger une sang-de-bourbe et pour finir, rester à ses côtés et essayer de la soigner. Alors qu'elle l'avait ouvertement rejeté. Il aurait pu signer contrat de mort, cela revenait à la même chose. Il ferma les yeux et revit nettement les yeux verts de la Serdaigle le dévisager.

Le jeune homme se passa de l'eau sur le visage et s'appuya au lavabo.

Les souvenirs qu'il n'avait pas le hantait.

Il devait savoir. Savoir ce qui s'était passé le jour où il avait voyagé dans le temps l'année précédente et pourquoi il ne gardait aucun souvenir de cet événement.

Il dévala les escaliers et rejoignit Narcissa qui était assise sur le canapé vert émeraude du salon.

« Où étais tu passé ? Demanda sa mère d'un air grave.

-Pourquoi as tu pris mes souvenirs ?

Sa mère déglutit difficilement.

-Je ne vois pas de quoi tu parles, reprit-elle d'un ton ferme.

-Tu le sais très bien. L'année dernière, Voldemort m'a donné une mission, que j'ai du échoué puisque tu as retirer ce passage de mon esprit. Fit il tout aussi froidement que son interlocutrice.

Sa mère ceda. Il ne pensait pas qu'elle le ferait, et dans le cas contraire, qu'elle aurait quand même résisté un peu plus longtemps à ses assauts. Elle devait être fatiguée de cette vie entourée De morts et de folie. De plus, Draco savait que Lucius lui manquait terriblement depuis qu'il était à Askaban.

-Je ne peux pas t'en parler, ça mettrait ta vie en danger.

-Vous l'avez mise en danger le jour où je suis sorti de ton ventre. Alors dis moi.

Sa mère semblait si apeurée et fragile à ce moment là que le jeune homme se radoucit.

-S'il te plaît. »

Elle sortit sa baguette et une fiole. Un filament bleu s'extirpa de sa boîte crânienne et la femme le déposa dans l'ustensile.

« Je vais me coucher, tu sais ce que tu as à faire de toute façon. »

Elle se leva et l'embrassa sur le front avant de monter dans sa chambre.

Draco se dirigea alors dans le bureau de son père. La pensine se trouvait au milieu de la pièce. Cette dernière était grande et sombre, un peu comme tout le reste de sa maison. Les murs étaient d'un vert si foncé qu'on aurait pu croire à du noir et le sol était recouvert d'un parquet d'ébène.

Il traversa le vaste espace en un temps record et versa le contenu de la fiole. Il approcha son visage de l'objet et fut happé par ce dernier.

Lorsqu'il revint à la réalité, il savait ce qu'il lui restait à faire. S'éloigner de Hermione. Définitivement.