Rated M


You've read the books, you've watched the shows
What's the best way, no one knows

Meditate, yea, hypnotized
Anything to take it from your mind
But it won't go
You're doing all these things out of desperation
You're going through six degrees of separation

You had the drink, you take a toke
Watch the past go up in smoke
You fake a smile, ya, lie and say
You're better now than ever and your life's okay
But it's not, no

You're doing all these things out of desperation
You're going through six degrees of separation

First, you think the worst is a broken heart
What's gonna kill you is the second part
And the third, is when your world splits down the middle
And fourth, you're gonna think that you fixed yourself
Fifth, you see them out with someone else
And the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little

Oh no there ain't no helping, to remember one's self

- Six degrees of separation -

The Script


Chapitre 15 : Filtre d'amour

« Je n'en reviens toujours pas que ta maison ait pris feu cet hiver. Fit Neville pendant que Ron lui racontait l'histoire pour la cinquième fois.

-Oui, c'était cette folle de Bellatrix. Répondit l'intéressé.

-Le pire était quand même Greyback... fit Ginny devant le teint blafard qu'avait pris Neville.

-Mais pas...

Ron se tut devant le regard cinglant de Hermione. Il avait totalement oublié que les parents du propriétaire de Trevor étaient devenus ses parents fous à cause de la sorcière aux cheveux aussi tourmentés que son âme.

-Et toi sinon Luna, ton niffleur ? Reprit la lionne pour changer de conversation.

-Il est absolument merveilleux ! Il a encore dérobé tout l'or de la maison !

-Si je ne te connaissais pas, je penserais presque que tu es bizarre. Fit Harold en haussant les sourcils.

-Merci. » Sourit la blonde.

Tous rigolèrent en s'asseyant autour de la table. Déjà trois mois avaient passé depuis qu'ils avaient repris les cours, et rien ne semblait avoir changé.

En tournant les yeux vers le coin des serpentards, Raiponce croisa les éternelles prunelles grises de Draco qui les détourna aussitôt.

Elle savait pourquoi. Aurait-elle dû parler de ce dont elle avait connaissance à Hermione ? Oui. Allait-elle le faire ? Non. La jeune fille en assumait déjà assez en ce moment. Son bras continuait à saigner. Dumbledore s'était trompé, la Serdaigle ne voyait pas d'autre raison à la non-guérison. Mais si ça signifiait que Voldemort était connecté à elle...

La blonde frissonna et secoua la tête. Elle se faisait des films.

Lorsqu'elle releva la tête, des yeux bleus la fixaient, et ceux-ci ne se détournèrent pas. Elle ne baissa pas les siens et le contact visuel ne fut rompu que lorsque Jack se leva pour suivre Blaise et Draco qui partaient, toujours entourés de Crabbe et Goyle. Raiponce les suivit du regard et aperçut Seamus qui arrivait. Il croisa le garçon aux cheveux blancs qui ne se fit pas prier pour lui donner un coup d'épaule. Finigan ne répondit pas et se contenta de sourire lorsqu'il vit Raiponce.

« Salut tout le monde ! » Fit il en se servant un jus de citrouille.

La discussion continua et bien assez vite, le pyromane se mit à parler avec Harry, Merida, Harold et Hermione.

La blonde souffla. Ils n'avaient pas reparlé de quand il l'avait embrassé. Elle n'y tenait vraiment pas, surtout qu'il ne la considérait pas comme sa copine, alors cette situation allait très bien à la jeune fille.

« On commence par quoi ce matin ? Questionna Dean à l'attention des autres Gryffondors.

-Mmmmmmh, je dirai potions ! Fit Harry, enthousiaste.

-Non, on a bo... tanique. Le reprit Ron, la bouche pleine.

-Je ne sais pas ce que tu as, Mais depuis cette année, potion c'est devenu une passion, tu es même plus fort que Hermione ! S'exclama Seamus.

Cette dernière le toisa du regard.

-Bon, c'est pas tout, mais c'est un peu gênant que ce soit à moi de le rappeler, mais on a cours ! Fit Ron qui venait de finir sa saucisse.

-Gênant ? Questionna Merida.

-On va pas dire que mon frère fasse grand chose, hein ?! Reprit la Weasley rousse avant de prendre la main de son copain et de partir en direction des salles de classe.

-Ah-ah-ah. Fit semblant de rigoler le rouquin. Bon, on bouge. »


« ... m'explique. Fit Jack en fronçant les sourcils tandis que Draco et lui traversaient le couloir menant jusqu'à leur salle commune.

Le soir était désormais tombé et les cours étaient finis. Les deux jeunes garçons sortaient de la grande salle, Draco n'avait presque rien avalé. Il n'avait plus d'appétit. Trop de choses le tracassait.

-J'ai parlé avec ma mère de la mission de l'année dernière.

-Attends, celle que tu aurais déjà fait mais dont tu ne te souviens plus ?

-Oui, celle que j'ai faite.

-Raconte.

-Comme je te disais, j'ai profité du fait que mon père soit à ...

-Askaban. L'aida Jack, sachant que le blond ne s'était jamais remis de la capture de son père.

-Oui... peu importe. J'en ai profité pour parler à ma mère. Lui poser des questions.

-Et alors ?

-Elle n'a presque pas hésité avant de me donner son souvenir. Je suis allé la mettre dans la pensine et... »

Tout en parlant, Draco se remémora la scène. Il se revoyait assis, autour de la grande table noire. Il n'y avait pas sa place, et ne voulait pas y être. Ça sautait aux yeux. Mais il n'avait pas le choix. C'était son passage. Il devait accomplir sa mission pour devenir mangemort.

Sa mission ? Trouver le retourneur de temps de Salazar Serpentard et l'utiliser pour marquer Hermione pour que le Lord puisse suivre Harry dans la plupart de ses déplacements.

« Qu'est ce qui s'est passé ? Questionna Frost en levant un sourcil.

-Je... je n'ai pas pu.

-Pourquoi ?

-Je la détestais, certes, tous les deux mêmes, mais je ne veux pas leur mort.

-Drac'... ?

-Enfin pas tout de suite. Je soutiendrai ma famille avant tout, quoi qu'il se passe, Mais se sont mes « meilleurs ennemis », non pas que je sois sentimental ni rien, Frost, détrompe-toi, mais je voulais leur laisser du temps supplémentaire, je me suis habitué à eux, tu vois.

-Surtout à Granger.

-Tu rigoles là ? J'espère que t'es pas en train de sous-entendre qu'il pourrait se passer quoi que ce soit avec là sang-De-bourbe.

-Tu as quand même refusé de la marquer... et il n'y a pas que ça, tu le sais. Fit-il froidement. Même ton sang-de-bourbe n'est plus crédible.

Draco ne trouva rien à redire.

-Que s'est il passé ensuite ? »

Le jeune homme poursuivit son récit et lui raconta comment il avait fini par trouver le retourneur de serpentard. Il lui apprit ensuite qu'il ne se souvenait pas pourquoi il avait enterré l'objet et pourquoi il avait menti sur le sujet à Voldemort. Sa mère avait pris peur des représailles du Lord et lui avait enlevé son souvenir.

Quand Draco eut terminé, Jack s'assit sur le canapé vert de la salle commune. A la vérité, son ami ne savait quoi lui dire.

Devant ce silence, le blond se retira dans sa chambre.

Il savait pourquoi il avait enterré l'objet et la raison pour laquelle il avait menti. Il ne voulait pas que « le maître » gagne. Il ne l'avait jamais voulu. Potter, Hermione et les autres n'étaient pas ses meilleurs amis, pas ses amis tout court d'ailleurs, mais même s'il les avait toujours méprisé et exaspéré, il ne désirait pas qu'on les blesse vraiment, encore moins qu'on les tue pour l'apparition d'un monde apocalyptique.

Il s'en voulait plus que tout. Il ne voulait pas blesser l'une des seules personnes à qui il tenait. Granger.

Pourtant il allait le faire. Il ne pouvait pas échouer une deuxième fois. Sinon sa famille en payerait les conséquences.


Lorsque Harry entra dans sa chambre, Ron tenait frénétiquement une boîte en forme de cœur rose. Il paraissait complètement soûl.

L'élu s'approcha pour examiner ce que son ami serrait contre lui.

Hermione l'avait pourtant averti à propos de Romilda, il aurait dû l'écouter.

Le jeune rouquin lui appris qu'il était fou amoureux, ce à quoi Harry répondit qu'il était au courant puisque cela faisait étonnement pas mal de temps que Ron était avec sa copine. Le jeune Weasley s'indigna lorsque le garçon à la cicatrice mentionna le nom de l'élue du coeur de Ron.

« Lavande ? Mais je te parle de Romilda ! Tu me la présenteras, dis ?

-Oui… oui bien sûr Ron. Je vais même te la présenter tout de suite…

-T'es vraiment le meilleur ami du moooooooonde Harry. »

Le jeune Potter leva les yeux au ciel et passa le bras de Ron autour de son cou, en priant pour qu'ils ne croisent pas MacGonagall, ou encore pire, Rogue, qui ne manqueraient pas de questionner les Gryffondors sur l'étrange état du Weasley. Harry savait où il devait se rendre. Ron lui facilitait presque la tâche en obligeant le brun à lunettes à se rendre chez le professeur de portions, Slughorn.

Lorsqu'ils y arrivèrent finalement, sans encombre si on ne compte pas le fait que Ron se soit pris un mur, ait manqué de tomber à plusieurs reprise dans les escaliers et se soit mangé le sol alors que Harry avait sorti la carte du Maraudeur pour vérifier que personne n'arrivait sur eux, Slughorn parut hésitant à leur ouvrir après les tentatives ratées du jeune homme à la cicatrice pour lui extirper un souvenir. Cependant, il ne pouvait refuser de l'aide à un élève en difficulté et finit par ouvrir la porte.

Après avoir soigné le rouquin sans aucune difficulté, le professeur se décida à célébrer cette réussite avec une bouteille. A peine l'eut-il servi que Ron, probablement déshydraté attendit à peine qu'ils aient fini de trinquer pour porter le breuvage à sa bouche. Il ne lui en fallut pas plus pour tomber à la renverse et commencer à convulser, empoisonné.

Horace Slughorn resta tétanisé, et Harry dû prendre les choses en main et, après avoir fouillé dans la plupart des tiroirs de l'enseignant, il finit par dénicher de quoi soigner son ami. Ce dernier fut, par la suite, emmené à l'infirmerie tandis que l'élu et le professeur se rendaient dans le bureau du directeur qui leur appris que la bouteille lui était initialement destinée…


Le lendemain, malgré la demande de ne pas ébruiter la nouvelle, toute l'école était au courant que Harry avait, une fois de plus, sauvé la vie de son ami. Romilda avait paru très déçue que ce soit ce lourdeau de Weasley qui ait trouvé ses chocolats, mais Draco n'en avait vraiment rien à cirer. Son poison n'avait donc pas opéré. Il avait pourtant fait faire la bouteille et son contenu sur mesure, pourquoi avait-il fallu que le directeur offre son cadeau et que ce soit l'autre abruti de rouquin qui se retrouve empoisonné ? Quoi que, s'il avait pu finir dans un sale état, cela aurait arrangé le serpentard. Il ne pouvait déjà initialement pas se le voir, mais ça avait désormais dépassé ce stade de très loin. Depuis qu'il l'avait aperçu récupérer Hermione qu'il venait de soigner après le combat, il avait des envies de meurtre à chaque fois qu'il voyait ce stupide Gryffondor. Sentant une rage incontrôlable affluer en oui, il s'empara de l'oiseau resté dans la cage et le serra si fort que le volatile ne put s'empêcher de piailler de douleur.

« Peu importe, pensa Draco, dans tous les cas tu seras mort dans quelques minutes. »

Malgré ces pensées obscures, le jeune homme desserra son emprise sur le cobaye. Le Serpentard n'en pouvait plus de ces jeux macabres. De plus, il le sentait, il allait définitivement devoir accomplir l'assassinat de son directeur lui-même, puisque ses deux dernières tentatives passives s'étaient soldées par un échec. Il avait envie de tout laisser tomber, de s'enfuir à l'autre bout de la terre et de ne jamais revenir. Mais il ne pouvait pas. Il avait sa famille à protéger et une fierté à retrouver. Le cliquetis de l'armoire et le bruit de la disparition de l'oiseau se firent entendre.


La jeune blonde avait pris son courage à deux mains. Elle allait s'expliquer avec le garçon de l'hiver. Mais que se passerait-il s'il ne comprenait pas ? Rien que l'idée de devoir toquer à la porte des Serpentards provoquaient des tremblements en elle. Ça devait faire au moins quatre fois qu'elle levait la main pour frapper sur le mur et quatre fois qu'elle se ravisait. La fille aux cheveux d'or allait se raviser lorsqu'Astoria Greengrass passa à côté d'elle, et en lui souriant, elle lui ouvrit le passage. Raiponce murmura un merci avec un rictus qu'elle espérait ressembler à un sourire mais elle n'en était pas vraiment sure. A vrai dire, elle n'était plus sure de rien. Ni de la raison pour laquelle elle était là, ni de pourquoi même elle n'était pas en train de courir hors de la salle commune dans laquelle elle se trouvait. Tous les yeux étaient fixés sur elle. Astoria s'approcha à nouveau d'elle :

« Tu cherches quelqu'un ? Lui demanda t'elle.

-Je… Jack Frost. Bredouilla l'intéressée.

-Suis moi. »

La Serdaigle avait eu de la chance de tomber sur la cadette des Greengrass, qui avait deux ans de moins qu'eux, Daphné n'était pas aussi gentille. La vert et argent toqua à la porte avant de s'enfuir en courant vers la salle commune. « Elle restait tout de même une Serpentard », rigola intérieurement Raiponce.

La porte s'ouvrit sur un Jack torse nu qui sortait de la douche. Il ne paraissait ni surpris, ni énervé, ni triste de la voir... aucune émotion n'était lisible sur son visage.

« C'est pour quoi ? Demanda t'il.

-Je… elle se calma avant de reprendre. Je pense qu'on devrait parler.

Il n'était toujours pas parti s'habiller.

-À propos de ?

-De ce que tu as vu le soir du bal … répondit timidement Raiponce, sa voix n'émettant presque plus de son lorsqu'elle prononça son dernier mot.

-Franchement, c'est pas méchant « Punzie », mais je m'en moque. Tu fais ce que tu veux, t'es grande, tu peux gérer tes relations comme une grande. Si t'as besoin de mon approbation pour te marier avec Seamus, tu l'as.

-Je n'aime pas Seamus ! C'est ce que je voulais te dire.

-Tu m'en vois ravi, je ne l'aime pas non plus. C'est tout ? »

Il lui sourit d'un sourire sarcastique et avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, il ferma la porte.

Raiponce commençait à tourner les talons et à s'éloigner dans le couloir quand elle se stoppa net. Elle fit demi-tour et son poing s'abattit de nouveau sur la porte, et Jack, cette fois-ci en caleçon ouvrit la porte.


Il dû fermer et ouvrir les yeux plusieurs fois pour vérifier qu'il ne rêvait pas. A peine avait-il ouvert la porte que les lèvres de Raiponce s'étaient posées sur les siennes. Il accentua le baiser, passa une main derrière son dos et la tira vers lui. Leurs lèvres ne s'étaient pas détacher qu'elle le poussa légèrement vers l'intérieur de la chambre. Elle claqua la porte derrière-eux.

« … t'es sure de ce que tu fais ? »

Elle ne répondit pas et se haussa sur la pointe des pieds pour l'embrasser à nouveau. Il la serra dans ses bras si fort qu'il dû desserrer son emprise par peur de la casser. Jack la souleva et la déposa sur son lit. Ses colocataires n'étaient pas là et n'étaient pas censés revenir. Malgré cela, il se demanda si c'était une bonne idée, mais sa question disparue bien vite lorsqu'il la vit le regarder, allongée sur son propre baldaquin. Il se positionna au dessus d'elle et captura ses lèvres de nouveau. Il défit doucement sa cravate et l'envoya balader sur le parquet. Il sentit le souffle de la jeune fille s'accélérer alors qu'il détacha un à un, la faisant languir, les boutons de son chemisier. Ce dernier rejoint bientôt l'accessoire sur le sol de la chambre. Elle déglutit difficilement alors qu'il faisait passer son doigt entre sa menue poitrine. D'un geste délicat, il posa ses mains sur cette dernière, pas encore dénudée, ce qui arracha un soupir de surprise à la jeune fille. Il en était désormais sûr, il était le premier garçon à la toucher. Il commença à malaxer ses seins à travers le tissu et il sentit ses tétons se raidirent. Il voulait se faire désirer, il n'avait pas envie de la satisfaire réellement tout de suite. Il délaissa alors sa poitrine et repris sa découverte du corps de la Serdaigle. Alors qu'il passait à côté de son nombril, il senti tout son corps frissonner, et lorsqu'il atteignit le commencement du mont de Vénus, le corps de Raiponce se raidit tout entier. Il ne s'arrêta pas pour autant et commença à la caresser. Doucement d'abord puis de plus en plus rapidement. La jeune fille commençait à haleter sérieusement, il se décida à arrêter. Elle le fusilla du regard, et, se rendant compte de cela, elle détourna les yeux, rougissant, gênée.

Il sourit de satisfaction et dégrafa la jupe de la jeune fille qu'il envoya valser dans la pièce, le collant ne tarda pas à rejoindre le bas. Ils étaient tous deux en sous-vêtements. Jack ôta le soutien gorge de la fille aux cheveux d'or. Elle tourna la tête, et, la voyant confuse, il lui demanda si elle désirait arrêter. Pour toute réponse, elle prit sa main qu'elle reposa sur l'un de ses seins. Il titilla alors son téton jusqu'à l'entendre gémir de nouveau. Il pressa alors son sexe contre le sien, bien qu'ils soient tous deux toujours séparés par leurs sous vêtements respectifs. Raiponce eut un hoquet de plaisir alors qui frottait son engin contre la fente de la jeune fille.

« Jack je… »

Elle ne put pas terminer sa phrase car elle sentait de plus en plus le plaisir affluer dans chacun de ses membres. Il accéléra et pris un de ses mamelons gonflés dans sa bouche. Elle prit alors l'initiative de passer sa main dans le caleçon du jeune homme, ce qui lui fit émettre un grognement, et il accentua encore plus le mouvement, encouragé par les caresses que la jeune fille lui offrait en plus du frottement chaque fois qu'il passait son sexe entre les lèvres gonflées de la Serdaigle. Il s'apprêtait à retirer la culotte de la blonde lorsque la porte s'ouvrit subitement. Draco entra alors dans la pièce, assez troublé. Qu'elle ne fut sa surprise de découvrir la scène qui se présentait à lui.


Lorsqu'il ouvrit la porte, le blond s'attendait à tout sauf à ce qui s'affichait dorénavant devant ses yeux. Mais il était trop perturbé pour porter réellement de l'attention à l'événement. Il réalisa vraiment ce qui se passait lorsqu'une Raiponce rouge pivoine le bouscula pour sortir. Ils se regardèrent avec Jack pendant quelques secondes puis, sans dire un mot, Draco sorti et se dirigea vers la grande salle. Il se sentait encore plus mal que lorsqu'il avait quitté la salle sur demande. Jack avait le droit à la fille qu'il aimait, pas lui. De la jalousie, il le savait.

Lorsqu'il passa l'entrée de la grande pièce, il aperçu tout de suite Katie Bell. Elle s'était donc remise du collier ensorcelé. Ses nerfs allaient lâcher d'une minute à l'autre, ce n'était plus qu'une question de temps. Il croisa les prunelles brunes de Hermione, fixées sur lui. Elle en aimait un autre dans tous les cas, à quoi bon ? Il desserra son noeud de cravate et se dirigea vers la salle de bain des préfets. A peine avait il franchi le seuil de cette dernière qu'il fondit en larmes. C'était même plus que ça. Une crise de désespoir, un appel à l'aide. Il voulait tout lâcher, tout laisser tomber, une nouvelle fois, et par dessus tout, il voulait qu'elle vienne la réconforter, et lorsqu'il entendu des pas derrière lui, il l'imaginait déjà venir l'embrasser.

« Je sais ce que tu as fait. »

Potter.

« Tu ne sais rien. Pensa Draco. Si tu savais quoi que ce soit de qui doit se passer, de ce qui va se passer, tu me tuerais sur le champ… et ce serait peut être mieux… »

Le Serpentard se retourna alors et lui lança un sort. Un combat acharné s'en suivi. Toute la rage qu'il avait était comme envoyé avec les sortilèges qui essayaient de s'abattre sur Harry. Il levait sa baguette pour envoyer un charme lorsque il fut sectionner par des lames invisibles. Son corps lourd de sentiments refoulés tomba sur le sol. En s'effondrant, il poussa un soupir de soulagement. Il n'aurait plus à être celui qu'il était obligé d'être. Puis lorsque son épaule heurta le solde froid et trempé de la salle de bain, il se rendit compte qu'il ne voulait pas mourir, et se mit à pleurer. Il voulait vivre, mais pas la vie qui se préparait pour lui. Une vie loin du mal et de la peur. Une vie où lui aussi serait libre de ses choix et aurait le droit d'être heureux. Il ferma les yeux et perdu conscience.


« TU AS FAIT QUOI ?! Hurla Merida dans la chambre.

-J'ai …

-T'inquiète Punzie, on a compris. Rigola Hermione bien que son rire sonne faux. Cela lui rappelait la nuit qu'ils avaient passé avec Draco après le bal. Ils ne s'étaient pas reparlés depuis.

-J'ai fait n'importe quoi, hein ?! Il va penser que je suis une fille qui me jette sur tout le monde. Ma vie est foutue. Fit Raiponce, assise sur le lit, un air dépité sur son visage.

-Mais dis pas ça ! S'exclama Hermione. Jack n'est pas comme ça. Et puis de ce que tu nous as dit, il avait l'air attentionné. Ne t'en fais vraiment pas. Et puis, c'était il y'a deux semaines ! Toute l'école ne me semble pas au courant…

-J'espère vraiment que tu as raison ´Mione. Tu ne dis rien Merida ? Lorsqu'elle émit cette remarque, elle tremblait presque.

-Mmmh…

-Dis moi, s'il te plaît.

-Je pense que t'as fait une bêtise, parce que ça reste Frost, un Serpentard, et qu'il est imprévisible, mais de toute façon c'est fait alors…

-J'en étais sure… se lamenta la Serdaigle. Toute l'école va penser que …

-Arrête ça Punzie, il me semble qu'entre Jack et toi, ça fait pas mal de temps que quelque chose se trame, non ?

-Oui mais…

-Donc voilà ! Il n'a pas profité de toi ni rien, et puis avec ce qu'il avait fait quand il t'avais vu avec Seamus, s'est clairement qu'il ne se moque pas de toi, alors ne t'en veux pas. En plus, si c'était le cas, tu penses vraiment qu'il te parlerait encore ?

La concernée n'eut pas le temps de répondre.

-Vous pensez qu'il aurait pu se passer la même chose entre Harold et Astrid ? Questionna Merida, qui regardait désormais par la fenêtre.

-Quoi ? Mais jamais de la vie ! Harold et Astrid ? Pas possible, il n'a d'yeux que pour toi ! Lança Hermione.

-C'est IM-PO-SIBLE. Affirma Raiponce.

La jeune blonde parut quelque peu soulagée de la question de la Gryffondor. Au fond, si elle pensait qu'elle avait fait une erreur avec Jack, c'était peut être juste parce qu'elle avait peur que son copain ait fait la même chose avec une autre qu'elle ? Elle préférait conserver cette version rassurante.

-Mmmmh… ils étaient quand même vraiment proche au bal, et je les vois souvent discuter. En plus, après je sais que ça fait un peu enfant de dire ça, mais ils se mettent toujours à côté pour manger.

-Harold ne ferait pas ça. J'en suis certaine Meri'. Lui sourit Raiponce. Va lui parler ! »

La rousse hocha la tête et sortie de la pièce.


Lorsqu'elle pénétra dans la chambre commune des Poufsouffles, elle trouva Harold en pleine discussion avec Neville et Astrid sur ce qui semblait être une sorte de plante aquatique. Ils étaient tous trois assis sur un canapé aux couleurs de la maison. Lorsque le brun aperçu Merida, il donna le pot contenant la chose dont la nature restait douteuse au Gryffondor et se leva pour prendre la rouquine dans ses bras. Il déposa un rapide baiser sur ses lèvres et lui demanda ce qu'elle faisait là. Ses joues s'enflammèrent.

« Est ce qu'on pourrait parler ?

-Oui, pas de souci, quelque chose ne va pas ? »

Elle ne répondit pas et il lui prit la main pour l'entraîner vers sa chambre.

« Alors voilà… je me demandais …

-S'il s'est passé quelque chose entre Astrid et moi ?

-Comment tu…

-À chaque fois qu'elle te parle, tu ne lui réponds pas, tu passes ton temps à la fusiller du regard, tu ne viens jamais me voir quand je suis avec elle, voire même tu m'évites lorsqu'on a cours ensemble et que, par conséquent, elle est là aussi.

-Et du coup ?

-Comment tu peux même te poser la question ? Harold paraissait s'énerver légèrement. Comment est-ce que je pourrais te faire ça ? Et comment je pourrais ne serait-ce qu'envisager de faire ça alors que la fille la plus parfaite qu'il puisse exister est déjà à mes côtés ?

-Je … merci.

-Je t'aime Merida, et c'est tout ce qui compte.

-Je t'aime aussi. Répondit la miss DunBroch timidement. C'était la première fois qu'elle le lui disait.


La chemise de Draco à la main, Hermione dévalait les escaliers sombres qui menaient vers le donjon Serpentard. Cela faisait bientôt quatre moi qu'elle et le blond ne s'étaient pas adressés la parole. Et elle en avait marre. Certes, elle éprouvait toujours une affection particulière pour Ron, mais cela ne suffisait pas, et elle ne comptait même plus les fois où il l'agaçait, ou celles où elle l'avait comparé au Malefoy. Elle s'introduisit dans la salle commune sans difficulté. Personne n'était là. Elle se dirigea vers la chambre des serpents en priant pour ne trouver personne sur son passage et en espérant fortement que seul Draco serait présent dans le « repère ». Elle s'apprêtait à toquer à la porte quand cette dernière s'ouvrit sur Blaise qui sortait de la pièce.

« Ton prince est à l'intérieur », ricana-t-il.

Elle ne prit pas le temps de répondre et claqua la porte au nez du métis.

« Mais regardez qui voilà, ricana Draco, besoin d'une partie de jambes en l'air, Granger ?

-J'ai ta chemise. Fit elle en lui envoyant dessus.

-Pas très câline aujourd'hui la lionne, dis moi.

-Tu sais très bien que ce n'était pas ce que je voulais ?

- Quoi ? Coucher avec moi ou me faire passer pour une roue de secours devant Weasley ? Il avait repris tout son sérieux.

-Ce n'est pas ce que tu fais tout le temps avec Pansy, peut être ? Et arrête de faire comme si je n'avais fait… ça avec toi que parce que je n'avais pas Ron.

-Pour ta gouverne, j'ai arrêté avec Pansy, elle était ennuyante. Secondo, on sait très bien tous les deux que tu craques totalement pour Weasley, et tu sais quoi ? Je m'en balance. » Un des plus gros mensonges qui ne soit jamais sorti de sa bouche. Il espérait qu'elle ne le remarquerait pas.

-Pourquoi n'es tu pas venu récupérer ta chemise si tu penses vraiment que j'ai abusé de toi à ce point ?

-Je sais pas, j'aimais sans doute imaginer l'idée que tu puisses te toucher en respirant mon odeur. »

C'en était trop. Hermione s'approcha dangereusement de lui.

« Ah oui ? Et bien dommage pour toi car je ne le ferais jamais.

-C'est pas ce que tu m'as montré l'autre soir…

-Je pensais juste qu'on ressentait quelque chose l'un pour l'autre. Désolée. Plus grosse erreur de ma vie.

-C'est pas ce qui m'a semblé lorsque Weasley est venu te rapporter ton chat. Il prononça ses mots en se rapprochant encore plus d'elle.

-Tu ne sais rien du tout Malefoy, alors arrête ! Ce n'est pas moi qui t'évite dans les couloirs pour ne pas avoir à te parler ! » Elle était hors d'elle.

« C'est toi qui ne sait rien, Granger. Si je ne m'approchais plus de toi, ce n'était pas par choix. Tu ne sais même pas à quel point c'est dur de ne pas me jeter sur toi pour t'embrasser à chaque fois que je te vois. Mais non, miss je sais tout ne peut pas comprendre dans sa petite vie parfaite où elle a le choix et où tout lui réussi. Tu veux la vérité ? Très bien. Tu vas l'avoir. Mais ne te plains pas après. Si vous êtes tombés sur le retourneur de temps le jour où on a fait un voyage temporel avec les autres, c'est parce que c'était moi qui l'avait enterré. Bien sûr, je ne le savais pas, ou du moins plus quand on l'a trouvé. Quand tu es revenue me chercher, ton bras a été marqué par Tu-sais-qui qui a ensorcelé le retourneur de Salazar Serpentard. C'était ma mission, vois-tu, quand tu m'as croisé alors que je ne m'en souvenais pas. Ma mère m'a donné son souvenir et figure toi que j'avais désobéi au Lord, car oui, comme tu le sais déjà grâce à sûrement Saint Potter, je suis un mangemort, pour préserver ta misérable vie et celle de Potter. Cette trace que tu as sur ton bras et qui se rouvre sans cesse, c'est un moyen que Voldemort a mis en place pour suivre Harry à la trace. Mais je suppose que ce vieux fou de Dumbledore te l'a déjà dit. Ce qu'il ne sait pas, en revanche, c'est que lorsqu'elle se rouvre, ce n'est pas uniquement pour que cela te fasse une cicatrice douloureuse, non, c'est bien plus ingénieux que ça. Tu sers de plan pour lui, car ça lui permet de sentir tes peurs, tes angoisses, et surtout de t'en imposer de nouvelles pour être sur que la cicatrice qui reste ouverte grâce à ça ne se referme jamais. Cela lui permet de te suivre, et, par conséquent, comme tu es inséparable de Potter, de le suivre lui. »

Dans un premier temps, elle ne dit rien. Elle était sous le choc. Puis elle ouvrit la bouche pour parler avant de se raviser. Elle se lança finalement.

« Alors tout ça, c'est ta faute … ?

-Oui, la source de tous tes malheurs c'est moi.

-Pourquoi tu ne m'as rien dit ?! J'avais le droit de savoir avant ! Mais non, monseigneur Malefoy était bien trop supérieur à l'impur sang de bourbe pour l'informer de la situation. »

Elle était furieuse, ce qui était compréhensible, mais cela avait allumer le désir qu'il éprouvait déjà réellement pour elle. Il le savait car Hermione ne l'appelait jamais par son nom de famille sinon. Elle repoussa le jeune homme qui se trouvait trop près d'elle à son goût à ce moment là, et elle dû se retenir pour ne pas le gifler. Ce dernier trébucha sur la valise que Jack avait laissé par terre et entraîna la Gryffondor dans sa chute. Elle tomba contre lui si bien qu'elle le surplombait de son petit être par rapport à la masse que représentait Draco. Ils étaient si proches que leurs souffles se mêlaient. Elle détourna les yeux mais ne se retira pas de ce qui semblait être devenue une étreinte. Il déposa ses lèvres sur les siennes. Elle ferma les yeux puis se releva avant de sortir titubante de la pièce.


Merida se rendit compte qu'elle s'était endormie lorsqu'elle se réveilla sur le fauteuil de la chambre commune des Poufsouffles. Cette dernière était vide et la nuit était presque tombée. Elle s'apprêtait à quitter la pièce pour regagner sa maison, lorsqu'une autre idée lui traversa l'esprit. Elle gagna la chambre de son copain et ouvrit la salle de bain tandis que l'eau coulait toujours. Elle referma la porte aussi discrètement que possible et retira ses vêtements. Elle se glissa derrière Harold et sans dire un mot, elle colla son corps nu contre le sien. Il sursauta et se retourna brusquement. Lorsqu'il la vit, il fut ébahi. Il ne pensait pas que SA Merida ferait une telle chose. Son corps était magnifique. Différent de ce que le jeune homme s'imaginait d'un corps de femme mais splendide quand même. Elle avait des courbes bien tracées et définies, elle n'était ni fine ni grosse. Elle n'avait pas une poitrine ronde et rebondissante, mais c'était tout ce que Harold avait toujours voulu.

« Meri' qu'est ce que tu… »

Mais il s'arrêta net lorsque la rousse enroula sa main autour de son sexe qui était désormais dressé. Elle commença de légers vas-et-viens qui firent frémir le jeune homme. Il sentait ses jambes trembler. Merida le colla à la vitre, l'eau ruisselant toujours sur leurs deux corps nus. Elle accentua ses mouvements de main, aidée par le liquide pré-séminale qui s'échappait du penis en érection du Poufsouffle. Lorsqu'elle s'agenouilla devant lui, le coeur de Harold s'arrêta de battre pendant un instant. Elle leva les yeux vers lui, et il eu plus envie que jamais de lui enfoncer son membre dans la bouche.

« Tu en as envie ? Demanda-t-elle, semblant soudain gagnée de timidité.

-Je… oui. »

Elle ouvrit alors la bouche et lorsque son gland entra en contacte avec la langue de sa copine, le jeune brun cru qu'il allait jouir instantanément tant la sensation était agréable. Cette dernière se décupla lorsqu'elle fit jouer sa langue autour de son attribut. Il eut envie de lui attraper la crinière que formait ses cheveux et d'accélérer la cadence mais il n'en fit rien. Lorsqu'il sentit que le moment fatidique allait arriver, il lui souffla de s'arrêter, ce qu'elle fit instantanément. Il voulait se préserver, car il savait qu'il ne tarderait pas à s'endormir une fois soulagé. Il obligea Merida à se relever et l'embrassa avec fougue. Puis il descendit ses lèvres en passant dans un premier temps par son cou, où il déposa une multitude de baisers, puis par la suite, il s'arrêta sur ses mamelons roses et durcis par l'eau et l'excitation. Il posa sa main sur l'un des seins de la jeune femme et sa langue se battait en duel avec l'autre. Merida du se tenir du mieux qu'elle pouvait à la paroi pour éviter que ses jambes ne se dérobent sous elle. Sans qu'elle ne s'y attende, la main de libre de Harold trouva son chemin jusqu'au bas ventre de la jeune femme ou ses doigts se frayèrent un chemin entre les lèvres. Malgré l'eau abondante, il sut qu'elle était réellement excitée car elle semblait vraiment mouillée. Il commença à frotter doucement le haut de son sexe en décrivant des cercles avec son pouce, tout en faisant la même chose sur son mamelon. Puis, sa bouche, fatiguée de s'attarder sur la poitrine décida de se joindre à la fête. La langue de Harold traça sa route du sein de la Gryffondor à son clitoris sans perdre une seule parcelle de saveur de sa peau. Lorsque sa langue toucha finalement le point recherché, il du soutenir sa copine qu'il sentait tressaillir sous la caresse. Malgré cela, il ne décida pas pour autant de diminuer le châtiment qu'il lui infligeait puisqu'il accentua le tout en mettant une de ses jambes sur son épaule et en insérant un doigt dans son vagin. La jeune fille se mit à gémir de plus en plus fort et devant ses encouragements, le brun rajouta un deuxième doigt. Il suscitait en elle une telle fougue qu'elle ne put s'empêcher de passer une de ses mains derrière le crâne du garçon et de pousser ce dernier de sorte à ce qu'il accentue le mouvement avec sa langue. Il ne se fit pas prier et suçota de manière encore plus sensuelle le bouton de cher de la jeune fille, alternant avec des coups de langue. Lorsqu'il la sentit se raidir, il arrêta tout et se releva vers elle. Elle émit un grognement de mécontentement et il positionna sa main sur son sexe à lui et alors qu'il savait qu'il allait jouir, il enfonça de nouveau, mais cette fois-ci de manière plus virulente, ses doigts dans la jeune fille et ils ne leur en fallut pas plus pour venir ensemble. Ils se lavèrent, et c'est un Harold toujours essoufflé qui coupa l'eau. Ils quittèrent la salle de bain et, sans prendre le temps de s'habiller, ils se glissèrent dans les draps du Poufsouffle avant de s'endormir.


Merida était en train de s'habiller lorsque Raiponce toqua à la porte. La blonde se faufila à travers l'ouverture et se jeta sur le lit de sa meilleure amie, occupée sous la douche. Cette dernière ne cessait de se remémorer la conversation qu'elle avait eu avec Draco, quelques semaines auparavant. Il était un mangemort, à l'origine de tous ses problèmes. Et il avait envie de l'embrasser à chaque fois qu'il la voyait. Elle ne savait plus que faire. C'était de sa faute si elle se retrouvait la carte de Voldemort, mais d'un autre côté, il n'avait pas voulu ce qui lui arrivait. Peut être qu'elle aurait fait la même chose à sa place… elle secoua la tête. Elle n'était pas aussi lâche que lui. Elle aurait préféré mourir que de lui faire subir ça. Même si sa famille était en jeu ? Elle ferma les yeux pour essayer de ne pas imaginer la réponse. L'eau frappa ses paupières et ruissela le long de son visage. Non. Elle ne devait pas y penser. Elle ferma le robinet et utilisa un « accio » pour que sa serviette qu'elle avait oublié à l'autre bout arrive entre ses doigts.

Lorsqu'elle arriva dans la salle commune, elle fut véritablement surprise du spectacle qui s'offrait à elle. Draco, planté au milieu de la pièce, semblait en pleine conversation avec Merida et Raiponce.

« Le directeur veut nous voir. »

Il fit un signe de tête à l'attention des filles avec qui il parlait, puis s'éclipsa de la salle commune. Hermione ne tarda pas à le rejoindre.

Le trajet fut silencieux bien que les deux jeunes gens mouraient d'envie de se parler. La lionne ne savait pas comment entamer la conversation, et, après sa confession, le serpent ne voulait pas laisser penser qu'il regrettait ce qu'il avait avoué, donc si elle ne lui décochait mot, il en ferait de même. Elle ouvrit plusieurs fois la bouche pour commencer une phrase, mais aucun son ne voulait sortir. Elle se cantonna donc à cette marche froide et silencieuse. Pourtant, elle avait beaucoup de questions à lui poser, trop peut être, et elle ne savait pas comment les aborder. C'est le cœur serré que la jeune femme arriva dans le bureau de Dumbledore.

« Voilà, comme vous l'aviez demandé, Miss Granger est là.

-Merci Draco. »

Le Serpentard commençait déjà à tourner les talons lorsque le proviseur l'invita à rester. Non sans un soupir d'agacement, le Malefoy se retourna et se planta derrière la Gryffondor.

« Comme, je me doute, tu en as parlé à Hermione, elle est au courant de toute ta mission.

Un masque sembla se poser sur le visage du blond.

-De l'année dernière, en effet oui.

-De l'année dernière, précision importante. Fit le directeur avec une lueur étrange dans les yeux.

La brune jeta un regard interrogateur devant la déglutition difficile du blond face à cette remarque. Ce dernier était stoïque, glacial de l'extérieur, mais en lui, une tempête de doutes avait rage.

« Il ne peut pas savoir. » Pensa-t-il. Il le fit si fort qu'il eut peur de s'être exprimé tout haut.

« Bien, donc elle sait que le sortilège de localisation est toujours présent dans son système ?

-Je suis au courant, professeur. Intervint Hermione, agacée d'être mise de côté alors elle était le principal sujet de la conversation.

-Le professeur Rogue a trouvé une solution à ce problème. » Affirma le vieil homme.

La jeune fille sentit ses yeux s'emplir de larmes tant elle était contente. Elle se tourna vers Draco qui ne put s'empêcher d'esquisser un très vague sourire.

« Le processus est très difficile, dangereux et douloureux, Draco pourras-tu veiller sur Hermione pendant ce temps là ? Elle aura besoin de ton aide. »

Il s'apprêtait à répliquer lorsqu'un portrait informa le directeur que le professeur Rogue les attendait dans la salle de classe qui lui était réservée.

Le blond fronça les sourcils. Le vieux avait tout prévu, il savait qu'il se sentirait obligé de rester aux côtés de la jeune femme, rongé par le poids de la culpabilité. Il n'était que le pantin de tout le monde, après tout.

« Je dois parler quelques instants au professeur Rogue. » Avança le directeur à l'attention des jeunes gens.

Il disparut derrière la lourde porte en bois noir.

Ils se fixèrent pendant un bon moment, puis Hermione décida de rompre le silence.

« Merci de bien vouloir rester avec moi.

-'pas comme si j'avais le choix. Maugréa-t-il avec une mine faussement dégoûtée bien qu'en réalité, il était rassuré de se trouver à ses côtés pour cette épreuve.

-Et si tu l'avais eu ?

-Je serais resté aussi. »

Il avait lâché ça comme une bombe, sans réfléchir. A quoi bon, dans tous les cas ? Dans quelques semaines elle le détesterait, elle le haïrait, alors à quoi bon continuer à mentir ? Elle était sans doute un des seules personnes avec Jack à qui il ne se sentait pas obligé de raconter des histoires.

Elle le coupa dans ses réflexions.

« Tu sais, a propos de ce que tu m'as dit la dernière fois sur le fait que tu … tu avais envie de m'embrasser… ?

-Mmmmh… ? Marmonna-t-il faisant semblant de ne pas être concentré sur ce qu'elle disait alors qu'il était focalisé que sur elle a ce moment même.

-C'est pa… »

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase car le directeur ouvrit la porte en lançant un :

« Je compte sur vous, Severus. » Mais la phrase qui aurait pu sembler relativement légère paraissait supporter un lourd secret. Draco lança un regard inquisiteur à l'ancien maître des potions qui lui répondit avec un long clignement de paupières. Hermione se sentait perdue entre deux énigmes pour lesquelles elle n'avait pas de réponse (ce qui était assez rare pour une miss-je-sais-tout). Les deux jeunes gens entrèrent dans la salle sombre et la lourde planche en bois se ferma derrière eux, sur Dumbledore qui rejoignait son bureau.


« … par contre faut vraiment pas que tu le mettes dans l'eau, il en mourrait.

-Je vois, mais il peut grandir sans eau ? Demanda Harold à Neville.

-Mmmmmh… non plus… c'est pour ça que tu dois vraiment trouver un intermédiaire entre les deux.

-Je ne vais jamais réussir ce test. Se lamenta le Poufsouffle.

-Il n'y a rien de plus facile pourtant !

-Tu veux dire que c'est plus simple que dire à Luna se que tu ressens ? Fit le brun en donnant un coup de coude au Gryffondor.

-Je… euh… c'est faux. Répondit Londubat en détournant le regard, rouge comme une pivoine.

-Ca crève les yeux. Rigola Harold.

-Tu penses qu'elle le sait ? Enfin je veux dire dans l'hypothèse où je ressentirais vraiment quelque chose pour elle ?

-Non, c'est évident parce que je commence à vraiment bien te connaître mais c'est tout. »

Neville souffla de soulagement et fit signe à son ami alors qu'il entrait dans la salle de cours.

L'autre jeune homme en profita pour se faufiler en dehors de l'école et aller retrouver Crocmou, son dragon.

« Alors mon grand ? Je ne t'ai pas trop manqué ? »

Pour toute réponse, le dragon se roula sur le dos, quémandant des gratouilles. Ce n'était pas évident de protéger le secret que représentait la bête. Pendant les petites vacances, il l'avait confié à Hagrid, mais le demi-géant avait peut être d'autres plans en tête pour ses semaines d'été. Il ne pouvait tout de même pas l'emmener chez lui ? Que dirait son père ?

Après avoir nourri le furie nocturne, le jeune homme ramassa son sac de cours et couru pour ne pas louper son cours. Sur le chemin, il croisa Draco et Jack, ce dernier ne manquant pas de lui décocher un coup d'épaule.

A vrai dire, le fils de l'hiver avait surtout fait ça pour essayer de se changer les idées pendant quelques secondes, après ce que venait de lui avouer.

C'était donc ce qu'il portait sur les épaules depuis le début de l'année ?

« Pas étonnant qu'il soit autant à cran. » pensa Jack.

La question qu'il se posait désormais était de savoir s'il pouvait vraiment le laisser accomplir sa mission ? Ne devait-il pas faire obstacle à ce sombre dessein ?

Il fut cependant coupé dans sa réflexion.

« Hermione est guérie.

-Comment ?

Le garçon aux cheveux blancs était un peu confus, que souhaitait Draco a la fin, il faisait tout et son contraire. Il aidait Voldemort pour le trahir par la suite.

-Rogue.

Par le maître de Défense contre les forces du mal en plus ? Plus rien n'avait de sens.

-Ca n'a pas été facile, reprit le blond.

Pour prouver ses dires, il souleva la manche de sa chemise où des traces d'ongles ensanglantées apparaissaient.

-C'était de ma faute.

-Je sais Drac', mais maintenant t'as fait ce que tu pouvais pour la protéger et tu feras le nécessaire à l'avenir, pas vrai ? »

Draco le regarda. Il savait très bien ce que l'autre voulait dire. Mais il avait une mission, et il l'accomplirait.


Alors voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Pas mal de rebondissements et de changements, des remarques ?

Vous avez aimé ?

En tout cas j'espère vraiment pouvoir vous publiez le dernier chapitre prochainement et je serais ravie, en attendant, d'accueillir vos critiques sur ces 5 chapitres (l'évolution des personnages, des couples, l'histoire en générale...)

Bisouuuuuus

Louna