Hello à tous.
Je remercie tous ceux qui ont laissé une review lorsque j'ai posté mon chapitre. Cela me va droit au cœur. Je poste maintenant mon chapitre deux pour votre plus grand bonheur (enfin je l'espère).
Je ne réécrirais pas les warning du premier chapitre ceux-ci restent les mêmes et ceux jusqu'à la fin de cette fiction.
Sur cela bonne lecture.
Disclaimer : Les personnages de Naruto ne m'appartiennent pas, oui même en les séquestrant chez moi, j'ai demandé une rançon, menacé de ne jamais les rendre, mais non toujours pas à moi T.T
Le vent lui fouettait le visage, entraînant ses cheveux couleur or dans un ballet interminable. Le froid diminuant ou s'intensifiant au rythme de sa course folle, que rien ne semblait pouvoir arrêter…
Courir, toujours plus vite et toujours plus loin, loin de ce maudit village, loin de toutes ses peines, loin de toutes douleurs. Le plus loin possible de ce village et de son infâme quotidien, et pour cela rien ne l'arrêterait.
Continuer de courir, toujours plus au Sud, s'arrêter dans un village reculé, puis… Il aviserait.
Oui, partir sans un plan n'était pas des plus avisé, mais tous ces décors, ces paysages défilant à une vitesse folle et ce sentiment d'être enfin libre le poussaient à continuer vers l'inconnu offert par sa décision.
Le temps passa, et le ciel noir de la nuit laissa place à ce dégradé d'orange et de rouge du petit matin, Naruto courant toujours vers cette destination inconnue dans un rythme effréné.
C'est lorsque le soleil atteint son zénith que notre jeune blond ralentit sa course, reconnaissant les lieux, marchant maintenant lentement vers une destination bien précise : Le pays des vagues. Il avait passé la frontière et il ne lui faudrait maintenant une petite heure avant d'arriver devant ce pont qu'il aida à bâtir il y a des années.
Naruto, décida qu'il était plus prudent de se changer en son sexy-méta avant de passer le pont se dressant maintenant devant lui. Chose qu'il fit, il ne pouvait pas se permettre qu'on le reconnaisse. Pas maintenant, si possible jamais. Il décida de rester dans le village pour quelques jours, le temps d'établir un plan de route vers la destination qui lui paraitra être la meilleure solution pour y vivre une vie tranquille loin de ce maudit village. Oui comprenez qu'il ne voulait pas errer sans but toute sa vie non plus, cela n'aurait pas été vraiment pratique.
Il opta pour une auberge des plus…. Délabrée. Mais voulant économiser le peu d'argent qu'il avait pour pouvoir s'acheter armes, vêtements, et tout ce dont il pourrait avoir besoin pour son voyage, il préféra ne pas dormir dans une grande auberge luxueuse.
Après avoir accepté ses clefs de chambre, notre jeune blond vadrouilla en ville. S'arrêtant dans un magasin de temps à autre achetant kunaï, shuriken, kit de secours, et des provisions pour tenir au minimum un mois (pas qu'il n'en aurait pas été capable seul, mais un kit de soin et quelques armes pour aider ne font de mal à personne… Si ?)
Il devait être aux alentours de six heures lorsque Naruto passa devant la devanture de cette bijouterie. Derrière cette grande vitre se tenait là, retenu d'un simple cordon de cuir et encadré de billes de métal multicolores, un pendentif d'argent représentant le Kyubi. De minuscule rubis placé dans le creux de l'œil reflétait tout autour un léger halo orangé, lui rappelant son seul et véritable ami Kurama. Et c'est parce qu'il lui rappelait tant son démon que Naruto entra dans la boutique, c'est aussi pour cela qu'il demanda le prix du pendentif à la vendeuse, et c'est pour cela que lorsqu'il comprit qu'il n'aurait jamais assez d'argent Naruto proposa une offre à la vendeuse qu'elle ne pouvait refuser : « Je ne pourrais jamais vous donner l'argent que vous me demandez madame. C'est pour cela que je vais vous proposer un échange. Ce collier que je viens de retirer de mon cou est un vrai Zircon de Ratanikiri, il m'a été offert par Lady Tsunade la Godaime du pays du feu il y a quelques années maintenant, une pièce bien rare et de très grande valeur s'y vous voulez mon avis. Alors cet échange, qu'en dites-vous ? »
La vendeuse en resta abasourdie, ce genre de Zircon ne se trouvait pas n'importe où et sa valeur était surement le double de tous les bijoux de sa boutique réunis. Ainsi il ne lui fallut pas longtemps pour accepter, ne sachant pas que son client de par ce geste, abandonnait son dernier rêve et le dernier lien le rattachant à son maudit village.
Et c'est ainsi qu'un Naruto comblé rentra à son auberge, ou il dévora une montagne de ramen instantané ayant dépassé depuis une bonne heure le service du dîner.
Après son repas et une douche bien mérité, Naruto décida de lire un des rouleaux acheté dans la journée : « Hé Kit', nouveau collier ? Très bon choix, ça me touche.
-Kurama… Est-ce que tu viens vraiment de me déranger pendant ma lecture pour me parler bijou ? Je ne te savais pas une âme si féminine.
-Kit'… La ferme ! Je ne peux plus t'exprimer le fond de ma pensée maintenant ?
-Kurama, si tu t'ennui tellement, laisse-moi finir mon rouleau et ensuite je viendrais te sauver de ta vie monotone dans cette cage humide. »
Et le démon ne répondit pas, laissant Naruto à sa lecture, sachant qu'il viendrait de lui-même.
Après des heures de lecture, notre jeune blond réussit à finir son rouleau, puis se déshabilla pour ne laisser qu'un simple boxer noir sur lui avant de s'allonger dans son lit.
Naruto laissa libre cour au souvenir se présentant à lui, revivant tous les pires cauchemars de sa vie, en oubliant complètement son démon qui, à cause de l'ennui qu'il ressentait, commençait à fulminer dans son coin.
C'est lorsqu'il fût sur le point d'exploser, et de recontacter son hôte pour lui rappeler sa présence (et son ennui profond), que Kurama ressentit cette sensation de picotement d'une invocation. Son invocation. Naruto venait de le faire venir à ses côté, et il apparut dans une forme d'un Kyubi miniature au pied du lit. Naruto ne l'invoquait pas souvent, sauf lors des nuits agitées où la compagnie était de mise pour rassurer son hôte. Il ne fût alors pas surpris lorsque la voix, enraillée par la tristesse, du jeune blond s'éleva dans la pièce : « Nee- Kurama… tu te rappelles ? Je devais avoir 4 ou 5 ans non ? »
Oh, pour s'en rappelé, Kurama s'en rappelait. S'il n'avait pas été dans l'incapacité de contrôler son hôte, Kurama aurait bien tué quelque shinobi de Konoha ce jour-là.
Flash-back no jutsu :
Un petit blondinet d'à peine 5ans courait à en perdre haleine à travers le village caché de la feuille. Son objectif : La tour du Hokage, prévenir le Sandaime, se cacher de ses poursuivants.
A ses trousses : Cinq Shinobi du village complètement enragés, très alcoolisé, et cherchant à rattraper le petit blond qui fuyait. Leur objectif ? Le petit blond ne comprenait pas. La raison ? Des esprits malsain et corrompu par l'alcool, ou peut être juste étaient-ils juste malsains.
Malheureusement, le petit blond ne réussit pas à atteindre son objectif, ni ne réussit à prévenir le Sandaime, et se cacher était devenu peine perdue. Ces hommes venaient de l'encerclé dans cette toute petite ruelle, il n'y avait plus d'échappatoire, et Naruto était apeuré.
Il entendit des cris, puis certains se mirent à rire, puis virent les coups. Chaque coup plus puissant que le précédent, lui arrachant des hurlements de douleur, marquant son petit corps. Chaque coup le privait un peu plus de l'air que ses poumons avaient en réserve, chaque hurlement provoquait une intensification des rires de ses hommes.
Les coups arrivaient toujours plus vite, toujours plus fort, et lorsque Naruto cru qu'il allait sombrer dans l'inconscience, les hommes se stoppèrent et disparurent, le laissant pour mort dans cette ruelle.
Ce fût le premier, des nombreux, passage à tabac que le blond subira au cours de sa vie dans le village.
Flash-back no jutsu Kai.
« J'aurais dû détruire Konoha avant que ton père n'ai le temps de me sceller en toi. Cela t'aurait surement évité toutes ces souffrances. » Kurama grogna cette phrase à Naruto, se pensant (à juste titre) être la faute de la vie misérable du blond. Mais Naruto se contenta d'hocher les épaules : « Tu sais Kurama… Comparé à l'Académie, c'est cinq-là n'étaient pas si terribles. Rappelles toi… Etre ignoré comme un mal propre, tous ces jours forcé à nettoyer les classes à leur place après qu'ils y aient mis un bordel monstre en rajoutant au fur et à mesure que je nettoyais. Toutes ces fois où ils ont essayé de me faire passer par une fenêtre, les heures passées enfermer dans ce local à ordure… Cette fois où ils m'ont presque brûlé vif dans l'incinérateur, ou encore toutes ces fois où l'on me tabassait dans un coin de l'école…
Je pense que le meilleur restera encore la fois où ils m'ont forcé à traverser le terrain d'entrainement nu avant de m'attacher à l'un des poteaux. J'y étais resté plus de Quatre. Putain. D'heures.
-Kit' ! Je vis en toi, je ressens ce que tu ressens, je me souviens de tout ce dont tu te souviens ! J'aurais voulu te venir en aide, mais tu refusais de tuer qui que ce soit et m'empêchais de prendre le contrôle de ton corps…
-J'aurais, aujourd'hui, un autre avis sur la question.
-Ki-
-Kurama, ma désertion de Konoha… Je pense que c'est la meilleure chose que j'ai pu faire dans ma vie. Savoir que plus jamais je n'aurais à subir tout cela, que je n'aurais plus à travailler pour leur sécurité alors qu'ils ne méritent que la mort.
Ce sentiment de liberté, celui de ne plus craindre de voir la douleur surgir du moindre petit coin sombre de chaque rue ou ruelle, ou même de mon… Appartement… Je peux enfin vivre et être moi-même… »
Naruto ne rajouta rien de plus à son discours, laissant à présent couler silencieusement les larmes montrant que son esprit arrivait enfin à se libérer de ses chaînes. Et le Kyubi ne rajouta rien, car il n'y avait rien à ajouter, seul un sourire apparu montrant qu'il comprenait et était heureux pour son hôte.
Apres un moment interminable, notre jeune blond tomba de fatigue et s'endormit, ayant pour effet la disparition de Kurama de la pièce.
Aucun de nos deux personnages n'avait prévu que désormais, Naruto ne serait plus jamais tranquille dans son sommeil… Revivant, dans une boucle de cauchemars sans fin, son douloureux passé, tourmentant le blond d'images de cet après-midi, où ces hommes brisèrent chaque parcelles de son âme.
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
A/N :
Bien ce chapitre est maintenant fini. Comme pour le précédent un avis serait très apprécié. Des conseils où même des idées, peut-être même des questions… N'hésitez pas je suis preneuse, et je répondrais à toutes vos questions.
On se retrouve dans le prochain chapitre.
Sayuri Kuroda.
