Bonjour à tous, et, oh, si vous me lisez encore, un grand merci à vous La réelle trame de l'histoire, celle que vous avez pu lire en synopsis, n'est amorcée que chapitre quatre et commence à prendre réellement place chapitre cinq, donc c'est un peu long et j'en ai conscience, mais j'espère que vous m'en excuserez. Bonne lecture !


Les yeux de Matthew ne voyaient plus. Son regard s'était figé sur la photo développée dans ses mains, sur laquelle il se reconnaissait à contre-coeur. Sur laquelle il était là, ses bras entourant le cou de Francis, les yeux plissés par la douleur et la bouche ouverte par le plaisir, la sueur perlant sur tout son corps marqué de taches violacées, alors que son visage avait tourné à un rouge pivoine. Et le français à côté, qui le saisissait par la taille, un certain sourire entre l'attendrissement et le plaisir, dans un état moins extrême mais presque similaire. Et, oh, la photo avait beau les prendre au dessus de la ceinture seulement, c'était tellement explicite. L'image mentale se dessinait sans mal et elle collait si bien à la réalité. « F-f-rancis, je, tu, comment » il avait du mal à respirer, vraiment. Il avait l'impression qu'il allait s'écrouler, et des vertiges avenant lui prouvaient que ça n'avait rien d'une simple impression. Le français tout aussi concerné que lui était à ses côtés, il tenait la pellicule d'une main sûrement peu sereine mais calme et froide. Ses sourcils étaient froncés et pouvait le voir sans mal ravaler sa salive dans un élan de stress sûrement, mais, il ne broncha pas. Calme et froid, il releva la tête vers la personne qui leur avait fièrement tendu la photographie, avait posé ses exigences qui ne concernaient que le plus grand, qu'il regardait avec l'air fier de quelqu'un qui venait de réussir. « Bref, donc, messieurs, cette magnifique culture de l'instant comme j'aime l'appeler sera accroché aux murs de l'établissement. C'est à vous de voir. » et avait tourné le dos en laissant ses cheveux se balancer. Matthew ne l'a guère calculé. Concentré vers ce cliché qui lui semblaient irréel, et duquel il osa poser le bout de ses doigts, qu'il retira bien vite, quelque peu dégoûté. Il perdit une bonne fois pour toutes l'équilibre et tomba en arrière, amortissant à peine le choc sur son coccyx avec ses mains, retenant un petit cri de douleur. La chute était si moindre comparé à cet ascenseur émotionnel. La veille encore, il se sentait sur un nuage. Un nuage quelque peu douloureux, un nuage quelque peu imparfait, mais un nuage. Il s'était laissé faire, avait offert son consentement au français qui le lui avait rendu avec amour et passion. Et il avait été clair, il ne répondrait pas à ses espérances même inavouées, et c'était quelque peu frustrant, mais ça n'avait aucune importance. Francis le voyait et l'avait toujours vu, et Francis avait voulu de lui. Francis l'avait aimé de tout son être, même si c'était trop court, même si c'était le temps d'un ébat, sur un des lits de l'infirmerie, même si c'était trop bref, il avait tout eu, et Matthew s'était tellement contenté d'un rien intersidéral pendant tant de temps, qu'il ne pouvait se montrer capricieux. On lui avait offert toute l'attention qu'il cherchait sans oser l'appeler, on lui avait offert une passion dévorante, et, oh, il en était tellement sûr, maintenant. Il aimait Francis. Il l'aimait de tout son être et il aimait tout de lui. Il avait adoré ces sourires aux sens divers et parfois cachés, il avait regardé ces yeux bleus océans jusqu'à se noyer dedans, passé ses mains dans ces cheveux fin qui se collaient parfois à son visage légèrement en sueur en se décoiffant légèrement, il avait embrassé ses lèvres légèrement rosées et avait lié à lui son corps finement musclé. Et sa voix, ce côté sensuel qu'il donnait aux murmures, cette douce inquiétude quand il pensait y allait trop fort, ce doute qui l'emplissait parfois, auxquels Matthew ne pouvait s'empêcher de sourire. Oh, le français avait été le plus parfait des hommes, et avait réveillé en lui un tourbillon de sentiments et de sensations qui lui étaient inconnues. Pour un moment, il se souvient ne plus avoir été tracassé par rien, ne plus avoir douté, parce qu'on ne lui en laissait aucunement l'occasion.

Et, d'un coup, il avait chuté. Son petit nuage s'était évaporé quand on lui a tendu cette photo, avec un « les lits de l'infirmerie ont pas ce genre d'utilité, vous savez. » en coin sur le visage. Il était avec Francis, encore, ils s'étaient retrouvés le lendemain, et il l'avait salué comme chaque jour, mais sans sa pique habituelle. Il avait sourit et Matthew lui avait sourit en retour – pour cette fois, pour une fois. Il ne comptait pas agir de manière envahissante, il ne comptait pas évoquer la veille, rien de tout ça. Il allait simplement faire comme d'habitude, rougir et baisser la tête comme d'habitude quand leurs regards se croiseront, sans trop savoir s'il sera, un peu plus ou un peu moins intimidé. Il ne comptait nullement traîner avec lui ou tenter quelques approches. Il avait comprit, et ça lui allait. Ca lui convenait largement. Mais il avait chuté. Ce n'était pas ce qu'il se passera. Ca ne continuera pas comme ça. Parce qu'on les avait vus, et, plus que ça, on avait prit et développé un cliché d'eux. Qui serait assez tordu pour… Oh. Il n'aurait jamais cru que la popularité du français lui causerait autant de torts. Vraiment de telles personnes seraient prête à…

« Francis... » Matthew se sentait au bord des larmes. Cette photo. Lui. Il était sur que tout le monde allait soudainement le reconnaître si elle était publiée. Et bizarrement, il n'avait plus du tout envie d'être reconnu. Il n'avait aucune envie qu'il soit affiché ainsi. C'était tellement humiliant. Et, oh. Oh, dieu, que faire, si ses parents tombaient là dessus ? Son frère ? Non, il ne pouvait pas. Il ne pouvait définitivement pas. « Francis, je t'en supplie. Je ne peux pas. Il ne faut pas, vraiment, je – » Le français n'avait toujours bougé. Ses yeux reluquaient chaque recoin de la photographie, il n'en avait pas levé les yeux depuis qu'il l'avait eue dans les mains. Et, il allait parler, mais – mince. L'angoisse montait à vue d'oeil. Il ne voyait plus. Francis n'était plus là. Il devait aller à l'infir- non, pas l'infirmerie. Mais il devait s'allonger. Sans personne. Et laisser sa tête tourner jusqu'à ce qu'elle se calme. Allait-elle se calmer ? Il ne savait pas vraiment. Il ne savait pas, mais c'était urgent. Vraiment urgent.

« Matthew Williams ? Matthew Williams ! » Ce n'était pas Francis. C'est tout ce qui lui parvenu à l'esprit, pour le moment, ce n'était pas Francis. Ce n'était pas sa voix, et, ce n'était pas « Matthie » ou « Matthieu ». Un professeur ? Sûrement. Il ouvrit les yeux mais il ne voyait rien. Son cerveau refusait d'analyser les messages, et il n'avait aucune raison de l'y forcer. Il avait du mal à se rendre compte de ce qu'il lui arrivait. Son esprit n'était concentré que sur une seule chose la photo. Demain. Le lycée. Francis. Et lui, dans tout ça. Mais ça ira, n'est-ce pas ? Francis était concerné que lui. Il n'allait pas laisser faire. C'était évident. Même s'il rentra chez lui en tremblant encore, c'était évident. Même s'il n'en a pas dormi la nuit, c'était impossible que Francis laisse ça se faire. Il y avait forcément un moyen d'empêcher ça, quelque soit le moyen, il fera tout pour que ça le soit, hm ? Parce qu'il n'y avait rien de pire…

Et bien il fallait croire que si. Le canadien avait guetté les regards et les moqueries des élèves dès la rue qui bordait le lycée, peut-être bien même en sortant de chez lui. Particulièrement décoiffé, les poches sous ses yeux s'étendaient et noircissaient son regard d'un joli reflet améthyste. Plus ou moins poussé par son frère à aller en cours malgré tout, il épiait les alentours avec méfiance, mais rien, au lycée. Vraiment rien. Sauf un attroupement, au centre. Et il avait beau les ignorer d'habitude, cette fois ci, il était trop stressé pour ne pas s'approcher, remarquant au centre Francis. Francis, debout, sur la marche de l'escalier, dans sa main la photo, cette photo. « Ooooh, mais mon sucre d'orge a enfin daigné se montrer ! » La dite confiserie le regardait avec de grands yeux suppliants une explication. La foule s'était retournée pour le trouver, et l'ayant trouvé elle riait et gloussait assez discrètement. Discrètement parce que Francis allait reprendre la parole. « Ecoute, Matthie, » non, il ne voulait pas t'écouter. Matthie, il avait comprit que tu te fichais de la situation. Que les photos derrière toi il y en avait plein et que c'était sûrement toi qui les demandait. Que ce n'était sûrement qu'un jeu depuis le début, en fait. Que c'était un jeu depuis le début. Et Matthie il ne se mettra pas en colère, parce que sa tristesse viendra sans haine, parce que sa culpabilité et sa honte rongeront son être avant qu'une quelconque flamme ardente de rage vienne le consumer. Donc Matthie restait silencieux, incroyablement silencieux. Mais il ne pouvait pas supporter ce genre de choses.. Il était sur que ce genre de choses se propageaient telle des traînées de poudres. Ce n'était qu'une question de temps avant que tous ne rigolent, avant que ses parents reçoivent par texte un cliché d'un autre parent avec « ... ». Il allait être encore une fois la honte de la maison, et peut-être que cette fois ci, même son frère partira en refusant de l'assumer. Et sa vie au lycée, alors ? Il ne savait pas gérer ça. Il ne savait pas vivre avec ça. « Ecoute, » Francis le sortit de ses pensées un instant. Et sa vie, à lui ? Avec Francis ? Et cette après midi, dans l'infirmerie ? Et ces mots doux, et ce sentiment de se sentir aimé, et important, et désirable ? Et cette passion ? Et son innocence, qu'il t'avait offerte ? Et ? Francis ? Francis ? Ah, Francis, tu ne peux pas poignarder les gens ainsi. Parce que c'est ce qu'il a senti. Un coup de couteau dans l'estomac. Si puissant qu'il sentait son ventre se tordre encore, que ses muscles se crispèrent, et. «Premièrement, on l'a fait, on l'assume. Fallait assumer dès le début, je pense. J'ai jamais caché ma bisexualité, et, tu vois, on en rigole finalement. » Il n'a écouté qu'à moitié. Assumer ? Lui ? Lui qui n'assumait pas de vivre, il allait devoir assumer le fait d'être homosexuel, et d'avoir couché avec Francis dans l'infirmerie du lycée ? Il devait assumer le cliché, aussi humiliant soit-il, aussi dégradant soit-il ? « Deuxièmement, vraiment, tu y as cru ? Je sais que j'ai modéré mes propos, que je n'ai pas fait mine de tomber amoureux de toi parce que ce serait trop gros, mais même, oh, Matthie, avoir envie de toi, vraiment ? Moi ? Tu n'es pas moche, crois moi bébé, mais tu es si vide ? Si inintéressant ? Il n'y a rien chez toi qui puisse être attirant, vraiment, travailles moi ça au moins. » Et il a couché comme ça. Il a donné son innocence à un homme qui n'avait fait ça que pour un pari ou une photo, que pour s'amuser peut-être, sûrement. Il avait donné tout son amour à ce jeune homme qui l'exposait ici à sa foule de fans, de mauvais lycéens qui riaient des accomplissements du français et de la stupidité du canadien. Le discours si éloquent du maître de la cour qui plaçait quelques mots français laissait derrière chaque ponctuation une série de sifflements et d'applaudissements. Mais là, plus rien de tout ça n'avait la moindre importance. Matthew le regardait, lui et simplement lui. Il était devenu pale et il tremblait un peu trop. Il ne voyait que lui, lui et sa prestance majestueuse, lui qui disait tout ça comme si de rien n'était, lui qui avait prit ce qui était si important – et c'était sûrement le but. Lui sur un piédestal, au dessus de tout le monde, et dominant le canadien, qui ne savait que s'enfoncer. Canadien qui sentit comme si son coeur venait d'imploser. Complètement amorphe et sans voix, il n'esquissait pas le moindre mouvement, obligé, se sentant obligé, de le laisser continuer. « Troisièmement, mon amour » Son français était si envoûtant. « Pour la distribution de photos, je dois avouer que c'est une histoire de vengeance personnelle, tu m'excuseras, Matthie ? Mais bon, je l'aurais dis à tout le monde, ça ne change pas énormément tu me diras. » Il lâcha un clin d'oeil, une de ces fameuses photos avec, qui tomba sous les yeux du petit blond qui mit un moment à oser les redescendre. Lui, et Francis. Cette après midi de passion, cette impression d'exister sans être néfaste, d'aimer et d'être aimé, peu importe la façon, peu importe la raison. Cette expression de douleur et de plaisir, ce sourire de Francis qu'il avait été sur de bien interpréter, pour une fois. Il était si bon acteur.

Un haut le coeur le prit sans prévenir. En moins d'une seconde, le jeune homme aux lunettes se retrouva agenouillé par terre, une main sur la partie gauche de sa poitrine qui semblait s'affoler. Le stress, la tristesse, le dégoût, l'humiliation, c'était trop, pour lui, vraiment trop. Lui et son petit coeur, son petit esprit, son petit être. Il se sentait brisé, entièrement brisé, et il ne put se retenir de rendre tout ce qu'il avait dans le ventre de l'eau. Les autres lycéens reculèrent en groupe, lâchant un 'ew' collectif. Et si Francis fut le premier à avoir eu un mouvement de recul, il fut le premier à s'approcher à nouveau, après avoir prit garde de ne pas salir ses vêtements. « Je suis mauvais joueur, tu sais. Et je refuse très rarement les paris. Mais je ne m'en prendrais plus à toi, Matthieu. Je crois avoir vu tout ce que tu as à m'offrir. » Un sourire moqueur apparut, suivit d'un léger rire, et il se retourna une bonne fois pour toutes. « Antonio, t'as pas du gel pour les nettoyer mains ? » Fut les derniers mots qu'il l'entendit prononcer. Après, les cours ont commencés. Parce que c'est vrai qu'on était au lycée. C'est vrai que malgré cette ambiance, malgré la pression et malgré les rires, ils étaient au lycée. Un endroit dans lequel il était venir. Et revenir. Encore. Et encore. Pendant encore une année et demi ? Vraiment ? Non, il ne pouvait pas. Mais, rentrer chez lui… Alfred était sûrement là, aussi. Il ne pouvait pas lui expliquer. Il allait vite voir, de toute façon, et il se demandait vaguement comment il allait réagir, mais, ça n'avait plus d'importance. S'il décidait de lui cracher dessus, de l'ignorer ou de le virer, ça n'avait aucune importance. Il s'était prit trop de flèches dans le coeur pour ressentir la moindre douleur. Il était épuisé. Vraiment. Et il ne voyait plus, encore. Il allait perdre connaissance, vraiment ? Encore ? La veille déjà l'angoisse était trop montée. Aujourd'hui c'est le mal-être qui l'avait obligé à poser sa tête sur les gravillons du sol.

« Jeune homme, ça va faire la deuxième fois en deux jours, si vous êtes malade, ne venez pas en cours si vous n'êtes pas en état. » Matthew avait ouvert les yeux mais n'avait pas émergé. Ca n'avait pas d'importance. « J'appelle chez vous ? Apparemment vos parents ne sont pas là pour des raisons professionnelles, mais votre frère peut... » Il ne prit plus la peine de l'écouter. Ca n'avait aucune sorte d'importance. Où il était, qui lui cracherait dessus. Là, pour le moment, il était juste fatigué… Incroyablement fatigué.

« Ouais, je continue de penser que t'y es allé trop fort.

- Roooh, arrête. C'est que du sexe, et, ça lui apprendra à s'affirmer.

- Il avait franchement pas l'air bien, Francis.

- Hm, eh bien ça passera. »

Parfois Antonio se demandait sincèrement pourquoi il traînait tant avec le français. Il était génial, évidemment, mais parfois, c'était vraiment un sale con.

« Sale con. » Lança-t-il, la tête dans sa tasse.

« Qu'est-ce que tu dis ?

- Sale con !

- Je t'entends pas, désolé.

- Gilipollas

- ...C'était méchant. »

Le brun ne put s'empêcher de rire un peu. Il trouvait vraiment que son ami avait poussé le bouchon trop loin. Antonio ne pouvait pas dire grand-chose, il ne connaissait absolument pas Matthew, il ne l'aurait pas remarqué si Francis n'en parlait pas souvent d'ailleurs. Mais pour le peu de fois où il a pu remarquer sa présence, c'était un jeune homme qui semblait plutôt fragile, physiquement et mentalement. Il était toujours si discret, et dégageait une aura de pureté assez singulière. Non, vraiment, Francis faisait souvent des sales coups, mais c'était la première fois qu'il se montrait aussi horrible, et c'était envers l'un des garçons les plus doux du lycée ? Il avait du mal à le suivre.

« Les photos, c'était de trop. » Et tout le reste aussi, mais, restons sur l'essentiel.

« Hmmmm… Sûrement. Mais comme je te l'ai dis, rien de mieux que d'assumer. S'il est pas con et qu'il fait comme moi, il aura des problèmes les premiers jours et après ça ira tout seul.

- C'est dégueulasse. Et sa famille ?

- Ses parents sont pas là et je connais son frère. Il ne lui fera pas de mal. Moi par contre, je vais devoir protéger mon joli minois pendant quelques temps je pense.

- Comment ça se fait que tu le connaisse ?

- Il est sorti avec Arthur.

- Oh. »

Ceci expliquait donc cela. C'était sa petite vengeance ? Plutôt efficace. Mais bon, Antonio ne pouvait pas s'empêcher de trouver ça injuste pour le canadien. Ca le mettait plutôt mal à l'aise, quand il y pensait. Peut-être devrait-il arrêter d'y penser. Ce n'était pas ses affaires, de toute façon. Et tenter de raisonner Francis était une perte de temps. Une énorme perte de temps. Le blond se leva du banc, chassant la potentielle saleté sur ses vêtements. « Bon, ça va être l'heure ! On va boire, après avoir récupéré Gil ? » L'espagnol haussa un sourcil, mais son sourire avait déjà donné son consentement.

« En quel honneur ?

- Hm, en l'honneur de mon faciès qui n'a jamais été aussi beau ?

- C'était ton excuse il y a deux jours.

- Oui, eh bien je suis encore plus beau aujourd'hui, donc allons-y !

- Alcoolique. »

Vraiment, Antonio avait du mal à se retenir de sourire en compagnie de Francis, et ne pouvait vraiment pas lui faire la morale plus longtemps. Quand à Gilbert, il allait très certainement se ficher de ces affaires comme de l'an 40. Il n'y avait donc personne ici en mesure de faire comprendre ses erreurs au français ? Peut-être que si, tout bien réfléchi. Il n'y avait peut-être pas meilleure personne que lui-même, pour ça.