Bonjouuuur et merci d'avoir eu le courage d'attendre jusque là, les choses prennent forme ici, c'est encore assez flou maiiiis je vous laisse baigner dans les doutes, tout s'éclaircira à un moment. J'ai mis un petit moment à poster ce chapitre parce que je me rappelle n'avoir pas aimé l'écrire, j'étais très peu fière de moi et donc la relecture ne me donnait pas envie. Au final, je pense que ça passe, j'aurais aimé comme souvent faire mieux mais je ne le pense pas catastrophique.

Oh, et, petit mot d'amour au guest (à moins que je me trompe et que ce soit trois personnes différents, mais ?) qui m'a laissé trois reviews, merci de suivre, merci d'aimer, et j'espère que la suite te plaira tout autant !

Sur ce, bonne lectuuuure ~


Merde. Il avait réussi. Ou quelque chose du genre. Il était sur de s'être endormi. Et pourtant, il était là, devant le lycée. Il n'était ni à l'infirmerie ni dans la cour, il était devant, et il était lui-même, le lui-même actuel. Il pouvait se mouvoir comme il l'entendait, il pouvait parler comme il l'entendait. Il regarda ses mains et regarda son corps, ça lui appartenait, il était la personne qui s'était couchée hier, et il était libre de lui-même. Il mit un moment à s'en rendre compte. Il parla à haute voix et se mouva sans raison alors que les passants devaient le prendre pour un fou – ou un alcoolique, il devait en avoir la dégaine. Il avait réussi. Il ne savait pas quel jour on était, combien de temps durerait ce rêve, il ne savait pas comment il allait faire mais qu'importait. Il allait être en mesure de faire quelque chose, de changer la donne. Il allait y arriver, il allait le faire, il en était sur. Il ne savait pas comment, il allait le faire. En attendant, il ne savait pas. Il sortit son vieux portable cassé de sa poche, mais n'eût pas le temps de l'allumer qu'il vit quelqu'un s'approcher du portail. C'était lui. Il était sur que c'était lui. Il le voyait. Il le voyait clairement.

Oh, dieu. Matthew Williams. Le français sentit son coeur rater un battement, et se retourner. Il finit par s'appuyer contre le poteau, cachant des hauts le coeur et se concentrant sur ses jambes frêles. Le choc et l'alcool ne faisaient pas bon ménage. Vraiment pas. Et il continuait de le regarder. Il regardait chacun de ses pas qui le rapprochaient de la sortie – et de lui par la même occasion. Et ils étaient tellement réels. Il s'avançait vraiment. Il était là. Et il le regardait sûrement un peu trop, de manière trop insistante, parce que Matthew le remarquait déjà, et détourna le regard, gêné. Il le voyait, au moins. Il le voyait et lui était capable d'agir. Cette torture cessera enfin, s'il arrive à faire quelque chose. Et il fera quelque chose, c'était sur. Il ne laissera pas les choses se dérouler comme avant. Et alors qu'il répétait ces pensées dans son esprit, le canadien est passé, en tentant de ne pas croiser le regard insistant de cet homme étrange, et cet homme étrange s'est laissé tombé. Merde. Il ne pouvait pas rester à rien faire, comme ça. Mais que devait-il faire ? Dans la panique, il saisit le poignet du lycéen, le rattrapant de justesse.

« M-matth- »

Le plus jeune frissonna. La situation en plus d'être gênante était effrayante, sûrement, mais Francis ne s'en rendait pas compte. Absorbé par le stress, la surprise, le choc, un soulagement et tout un tas d'autres choses qui brouillaient son esprit et martyrisaient son coeur.

« Hey, t-tu…

- Excusez moi, il faut que j'y aille.

- Non, attends, tu…

- Vraiment, je suis pressé, excusez moi, »

Il paniquait, pourquoi il paniquait ? Il ne lui voulait que du bien, c'était évident, vraiment évident. Pas pour tout le monde, et c'était normal. Mais le français ne voyait rien. Il ne voulait rien voir autre que le visage de Matthew, qui lui semblait plus réel que jamais. Oh, qu'il aimait ce visage. Il aurait pu rester à le contempler pendant bien trop longtemps, il ne sentit pas les larmes lui monter aux yeux, quand sa main libre se laissa effleurer la joue blanche du garçon qui tremblait maintenant comme une feuille.

« M-matt- »

Un violent coup vit vibrer sa mâchoire. Il mit un moment à réagir, sa tête avait été éloignée avec une force extérieure, et il avait lâché sous la surprise le fin poignet de l'autre garçon. Il failli perdre l'équilibre qu'il peinait déjà à garder, mais il tint plus ou moins bon. Le coup avait été surprenant, assez puissant pour qu'il vacille, mais pas assez pour lui faire si mal. Il mit juste un moment à lever la tête, alors qu'il reconnaissait déjà la voix de celui qui avait précipitamment prit le poignet du canadien pour l'emmener au loin. « Eh, tu peux courir Matthew ? » Et ils sont partis assez vite, sûrement pressés de s'éloigner de l'adulte bizarre à l'attitude pas tellement rassurante. Celui qui ne s'est plus redressé, sans savoir que faire et comment agir. Il n'allait pas les rattraper. Il était pas sur d'en être capable, et puis même, il sentait sa trachée se bloquer quelque peu et son visage se fermer. On était le lendemain de cette fameuse scène à l'infirmerie. Ce moment où on les as « menacé » en montrant la photo. Ce moment où le canadien avait fait un malaise dans le couloir, et où, sous le refus de Francis, ce fut Antonio qui le porta jusqu'à l'infirmerie. Et il a du rentrer chez lui peu après, accompagné par la seule personne de sa famille qui vivait dans les environs Alfred. Ca faisait des années qu'il ne l'avait pas vu, lui aussi. Et il ne savait qu'en penser. Il ne pensait de toute façon plus tellement. Il les regarda s'éloigner, sans faire le moindre effort. Il se laissa tomber parterre. Ils s'en allaient. Merde. Il savait pas où ils habitaient. Il n'allait pas pouvoir le retrouver, comme ça. Il n'avait rien fait, sauf l'effrayer. Il s'en rendait compte, maintenant, d'à quel point il avait été stupide. Complètement stupide. Et maintenant, il ne savait que faire. Il ne savait comment faire. Il avait tout gâché. Il retint un grognement. Il se rendait un peu compte de quoi il avait l'air, au milieu de tout ça. Un homme si négligé, l'odeur d'alcool que ses vêtements dégageaient, qui abordait un lycéen dès la sortie. C'était curieux que les passants n'aient pas encore appelé la police. Peut-être l'avaient-ils fait. Il se redressa. Tant bien que mal. Et maintenant ? Où aller ? Comment faire ? Que faire ? Il reviendra demain, hm ? Au lycée, ou, non, il restera ici la nuit durant, et, le matin, il lui demandera de ne pas y aller. Avec un peu plus de chance, il arrivera à se coller – ironie du sort, disons, se coller à son autre lui – quelques baffes. Il aimerait expliquer la situation, mais il n'était pas idiot au point de penser qu'on le croirait. « Hey, je suis toi du futur, arrête d'être un sale con. » Il se voyait sans mal rire sans retenue si on lui avait balancé ça quelques années auparavant. Et puis, il ne ressemblait plus à Francis Bonnefoy. Il avait les même traits, et, voila tout. Ses cheveux étaient gras, son début de barbe mal entretenu, il était habillé des premiers vêtements qu'il avait pioché dans un tas qu'il ne pliait plus. Il fouilla dans sa poche, il avait sa carte bleue, et son téléphone. Est-ce qu'ils marchaient au moins ? Le cellulaire blanc s'alluma sans trop de difficulté mais semblait s'allumer pour la première fois. Aucune donnée n'était enregistrée, aucun numéro, aucun message, rien. Et, il testera la carte en tentant d'aller à un hôtel, ou quelconque autre endroit où il pourrait...

Merde. Non, s'il dormait le rêve allait s'arrêter. Il ne pouvait pas s'arrêter maintenant, il n'avait rien fait, rien accompli. Et il ne pouvait rien faire, rien accomplir. Pouvait-il alors compter sur le lendemain ? Faites qu'il réussisse demain encore à rêver de la sorte. Que ce ne soit pas une unique exception. Il ne voulait que ça, vous ne pouvez pas le lui enlever. Il n'avait pas le choix, de toute manière. Il n'avait aucune possibilité de le joindre, et le rejoindre, il n'avait, rien pu faire. Et il craignait le lendemain du canadien, ce lendemain si horrible qui l'attendait, et donc lui savait comment il allait se dérouler, jusque dans les moindres détails. Il regarda l'intérieur du lycée. Cet endroit, ça faisait si longtemps, et l'entrée n'avait pas pour occasion d'apparaître dans ses songes. Pourtant, il savait exactement où était chaque bâtiment, chaque allée, chaque recoin était si clair. A croire que ce lieu l'a trop hanté pour qu'il puisse laisser ses souvenirs se perdre. Il a passé les portes, s'arrêtant comme demandé à l'accueil, sous les yeux méfiants et les sourcils froncés d'un surveillant qui le regardait comme on regarde ce genre d'homme qu'il était devenu.

« Hm, excusez moi, vous êtes ? » Francis resta sans voix quelques temps. Il n'avait pas pensé à comment il était censé se présenter. Il n'était ni un élève, ni un parent, et il n'avait pas de noms à donner. « ...Je suis venu voir quelqu'un. » Finit-il par articuler.

« Je ne peux pas vous laisser entrer comme ça, monsieur.

- C'est vraiment urgent, je –

- Ca ne va pas être possible, si vous n'avez pas d'autorisation ou de motifs recevables.

- Non, écoutez moi, c'est vraiment, vraiment urgent.

- Eh bien, dites moi en plus ?

- Je… Dois aider quelqu'un, et… »

Et il devait sûrement le lasser à ne pas savoir parler, à sembler chercher ses mots, à être là alors qu'il n'avait rien à faire là.

« Monsieur, écoutez moi

- NON,VOUS ECOUTEZ MOI ! »

Il a haussé la voix d'un coup. Il ne contrôlait toujours absolument pas ses émotions et ne savait parler. Il n'avait rien à dire pour sa défense, réellement, il était un gars sortit de nulle part qui voulait parler à on-ne-savait-qui pour on-ne-savait-quelle raison. C'était tout à fait normal qu'on ne le laisse pas entrer, mais lui ne pouvait comprendre. Il devait rentrer. Parler. Changer le court des choses. Il devait. Et il s'emportait. Et ça n'avait aucune efficacité.La femme a sursauté. Elle tremblait soudainement. Elle remit ses lunettes qui avaient vacillé avec elle, et saisit d'une main peu rassurée le téléphone.

« Je… J'appelle la police. » Le blond sentit un frisson se créer dans son dos « Non ! Ne faites pas ça ! Ecoutez, je suis désolé, je me suis emporté je… Je m'en vais, c'est bon. » Il sentit sa gorge brûler légèrement. Et maintenant ? Il allait attendre que les gens sortent ? Personne n'avait le numéro de Matthew. Personne ne le connaissait. Pas encore. Et maintenant ? Francis ? Son autre lui ? Il ne restait plus grand monde, de toute manière. Mais qu'allait-il lui demander ? Comment… Et s'il le tuait ? Ce serait plus simple s'il le tuait. Peu importait ce qu'il advenait de lui, il n'en avait que faire, au moins, Matthew sera tranquille. Sa tête tournait. Le stress montait. Il laissa paraître un grognement. Et il sentait sa vision se troubler. Il ne pouvait pas perdre pied maintenant. Il devait d'abord s'éloigner du lycée, la surveillante le regardait encore d'un mauvais œil, téléphone à la main. Ensuite, il devait se rappeler, à quelle heure était-il sortit ce jour là. Il ferma l'oeil avec une boule dans la gorge mais son mal-être se faisait trop sentir pour qu'il résiste encore plus. Il se sentit doucement tomber finalement à quelques pas du bâtiment. Merde. Il allait perdre connaissance, c'est ça ? S'il se réveillait, ce sera chez lui, sûrement. Non, il ne pouvait pas partir. Il avait trop peur. Si c'était une unique chance, et qu'il était en train de tout… ? Merde, il ne pouvait vraiment plus. Il trébucha sur ses propres papiers alors qu'il n'arrivait pas à voir correctement. Se rattrapant au muret à sa droite, fermant les yeux, espérant que sa migraine lui passerait – pourquoi avait-il si mal ? L'alcool ? Ca faisait si longtemps qu'il n'avait plus eu mal à cause de ça. Il ne comprenait pas.

Et il en comprendra pas, et il n'aura pas la force d'y réfléchir. Il sentit son corps le quitter doucement, il avait réussi à arriver jusqu'à un arbre, et à s'y adosser, pour finalement se laisser tomber sur la pelouse. Il avait mal. Vraiment mal. Mais il ne pouvait pas. Pas maintenant. Il allait revenir à la réalité, sa nuit était finie, c'est ça ? Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. Mais avait-il le choix ? Il n'avait plus le temps d'y réfléchir. Il ne pouvait déjà plus résister. Il...

Mais il se réveilla pas. Enfin, si, dans l'herbe de la pelouse dans laquelle il s'était assoupi, et non pas dans son appartement crasseux. Il était encore là. Encore dans ce rêve. Etait-ce seulement possible ? Ou alors avait-il réussi à remonter le temps. Cette pensée l'aurait fait rire s'il avait la tête à rire qu'il a perdu depuis si longtemps. Qu'importe, il refusait d'y réfléchir. Il était encore là. Dieu soit loué, il était encore là. La nuit commençait à tomber. Il ne réfléchit plus vraiment. Il avait eu une seconde chance et ne comptait pas la gacher. Il s'était réveillé une fois, son mal de tête était quelque peu parti, et il ne comptait pas laisser ça passer. Dans un état second – encore une fois. Sans encore réaliser, son esprit trop plein de craintes pour que les doutes et la réflexion s'y fassent quelque peu entendre. D'un pas mécanique, il se dirigea vers un endroit qu'il ne connaissait trop bien. Il sonna à une porte dont il avait les clefs il y a quelques années, et, désarmé de toute sa patience, il sonna une deuxième, une troisième fois. On ne répondait pas, il tambourina à la porte. La lumière de l'entrée s'alluma, il reconnu son soupir, son propre soupir, un peu exaspéré.

L'obscurité ne laissant pas le judas être efficace, son autre lui ouvrit la porte doucement, sourcils froncés, peu rassuré. Refusant au répondre au risque de l'ouvrir complètement, il était seul chez lui – sa mère avait pour habitude de rentrer tard – il n'avait pas l'audace de faire face à quelqu'un au comportement aussi violent envers leur chère porte d'entrée.

C'était effrayant, de se voir en plus jeune. Il n'aurait pas cru. Peut-être que Francis réalisa enfin à quel point il avait changé. Le lycéen devant lui était Francis Bonnefoy, et lui était, quelque chose d'à peine humain. Et pourtant, ils étaient la même personne. Il était ce connard qui avait été si horrible envers Matthew, et il était aussi cette masse alcoolique. Ironie du sort, aucun des deux n'était plus respectable que l'autre. Mais, ça n'avait aucune importance. Pour le moment, il avait envie de le frapper, de toutes ses forces, et ce fut la seule chose qui le sortit de son choc, de sa torpeur, parce qu'il regardait encore et toujours ce visage qui était censé être le sien, qui arquait un sourcil sans réellement comprendre, qui n'osait pas de faire de commentaires mais on pouvait facilement deviner sa langue brûler d'une réplique sarcastique qui finit par tomber.

« L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, vous savez »

L'adulte serra ses dents, donna un coup de pieds dans la porte qui s'ouvrit en grand sous les yeux écarquillés puis un peu paniqué de l'autre, quand son invité surprise vint pour saisir son col avec des gestes violents guidés par la colère. Pratiquement entré dans l'appartement, ne calculant plus rien, sauf une sa haine grandissante, accablante. Devant lui se trouvait le plus grand connard qu'il n'ai connu. Ce gars qui a menti et s'est menti, responsable de tant de choses, ce gars qui pour une « vengeance » des plus puériles et inutiles avait foutu en l'air son amour, avait fait tant de mal, ce gars qu'il aimerait tuer dès maintenant, qu'il pourrait assommer, ou étrangler, il était sur de pouvoir diriger ses mains sur son cou, il était sur de pouvoir lui faire quitter ce monde, ici et maintenant, pour que son lendemain n'arrive jamais, pour que – il souhaitait sa propre mort plus que celle de qui que ce soit d'autre. Il aurait du dire quelque chose, au lieu de laisser aller sa folie, mais sa bouche était nouée. Devant lui ses propres yeux bleus, moins rougis, éclatant de peur et d'incompréhension, cherchant à se dégager sans oser faire de mouvements trop brusques, et peut-être un peu tétanisé par la situation incompréhensible. Et il aurait dû parler, expliquer, dire quelque chose pour le faire changer d'avis, quoi que ce soit, mais il s'était laissé diriger par cette haine, et n'avait plus assez l'esprit en place pour changer sa méthode.

Ce qui le fit dégager fut son deuxième coup de la journée. Beaucoup plus violent, dirigé sur son crâne. Complètement assommé, il dut faire des efforts énormes pour ne pas s'effondrer, réalisant en passant sa main dans l'arrière de son crâne qu'il saignait, réalisant qu'on l'avait frappé avec un casque de moto. Son regard se leva sur le visage de celui – celle. Oh, sa mère. Sa mère et son chignon un peu défait en cette fin de journée, son visage qui collait si peur à la cinquantaine – non, attendez, quarantaine, encore. Son rouge à lèvre sang, ses yeux horrifiés, son visage effrayé, mais qui tentait de rester fort et ferme, et qui réussissait parfaitement bien. Elle cria des mots que Francis n'entendit pas, sa tête tambourinant bien trop fort. Sans réellement savoir comment, il parvint à sortir de l'entrée, de la rue peut-être même, avant de s'effondrer encore une fois. Dans son esprit le regard de sa mère, de sa chaleureuse mère, qu'il voyait pour la première fois depuis cinq ans, qu'il avait eu le temps d'oublier dans sa réalité. Dieu, ce qu'elle lui avait manqué...

« Je ne t'avais pas dis de ne pas ouvrir à des inconnus ? Ton âge importe peu, ce genre de règles ne changent pas, tu - ! »

Mais elle se calma assez vite. Le choc passé, elle respira enfin, c'était saccadé mais l'air passait, calma sa colère, réalisant que son fils tremblait encore.

« C'est bon, je pense que ça t'as suffisamment servi de leçon. Tu le connaissais ? Qu'est-ce qu'il te voulait ? Oh, sacrebleu, mais dans quel état il était !

- J-je sais pas… Il était juste saoul, je crois il sentait l'alcool. Il s'est sûrement... trompé de porte… ? »

Sa mère hocha la tête, murmura qu'elle portera une plainte, puis, après un dernier regard dehors, elle ferma la porte d'entrée. Elle n'appela pas la police tout de suite, pourtant sure que l'agresseur n'était pas loin. Dans son esprit la certitude oppressante d'avoir vu son fils adulte, sous la crasse et l'alcool.