Il ne toqua pas directement. Devant la porte, il avait entendu une voix se hausser légèrement, et devinait sans mal les tonalités de celle d'Alfred un peu lointaine, sûrement dans la chambre de Matthew. Il n'arrivait pas à comprendre ses mots, l'appartement était mine de rien bien isolé et l'américain ne criait pas vraiment. Francis fronça cependant les sourcils, peu friand à l'idée que Alfred lève la voix sur son frère qui n'était sans aucun doute pas en état de recevoir un sermon, qu'elle qu'en soit la raison. Il n'attendit pas plus longtemps pour toquer, et dans l'absence de réponses, il entra, la porte était ouverte. Il se dirigea directement vers la chambre du canadien et son frère en entendant le parquet marquer ses pas se retourna violemment.

« Donc c'est bon, t'es venu une fois il t'a accepté tu rentres comme si c'était chez toi ? Je jure que si tu redescends pas je…

- Alfred… Laisse le. »

Il serra les dents, leva la main qui hésitait à s'abattre un peu trop fort, et sortit de la pièce avec un pas exprimant la colère qu'il n'avait finalement pas évacuée. Francis ne lui accorda pas plus de son attention, arquant simplement un sourcil avant de détourner son regard vers l'intérieur de la chambre. Il s'avança vers le lit de Matthew qui faisait face au mur, encore, une expression fermée sur le visage, en plus de la tristesse déjà présente. Francis se perdit dans ses pensées encore une fois, et dut fermer les yeux – se couper de la vision du lycéen – pour retrouver sa lucidité. Mais, qu'importe, ça allait mieux, il avait son idéal et ses idées en tête, et il savait ce qu'il devait faire. Il se baissa légèrement.

« Qu'est-ce qu'il voulait… ?

- Que je sorte. Il disait que ça faisait trop longtemps que je bougeais pas du lit, que ça changerait rien et que j'allais pas avancer comme ça.

- Oh.

- Tu es de cet avis ?

- Je comprends que tu ne veuilles pas quitter ton lit. »

Mais il était plus ou moins d'accord avec l'autre con qui lui servait de frère. Il ne pouvait pas rester infiniment ici. Francis ne voulait pas le brusquer, après, et il voyait bien à quel point c'était difficile.

« Il n'y a pas un endroit où tu voudrais aller ? » Il sentit Matthew se tendre un peu, peut-être n'aurait-il pas du parler. Mais il soupira, et après un silence trop long – qui fit frissonner le français, il répondit.

« J'ai… Entraînement de hockey, dans une heure.

- Tu veux que je t'y accompagnes ? »

Matthew se retourna, le regard plein d'hésitations. Ses yeux semblaient moins fatigués que la veille mais l'incertitude et la tristesse ne les quittaient pas. Il toisa Francis quelques temps, semblant se perdre en lui, l'instant se fit un peu plus long. On aurait pu tracer une ligne les reliant de leurs regards. Quelque chose se formait entre eux, ne serait-ce qu'avec cette façon qu'ils avaient de s'observer.

« … D'accord. Reste dehors, je te rejoins. »

Souriant dans un hochement de tête, il fit demi tour, lançant un dernier regard à Matthew qui bougeait enfin, se redressant doucement, une main sur la tempe. Il eu l'assez mauvaise surprise de croiser Alfred dès qu'il eu fermé la porte derrière lui. Il le fixa avec intensité aussi, mais une intensité différente. Il regardait et lisait dans ses pupilles comme dans un livre ouvert – sans encore comprendre comment il le faisait aussi facilement, le recul de l'âge, peut-être – et y décelait la moindre trace d'incertitude si maladroitement recouverte de froideur, et ce fond de colère, peut-être même de jalousie. L'américain détourna très vite les yeux, ces yeux qu'il voulait cacher tant il avait honte de les laisser le dévoiler. Et le plus âgé n'en avait pas grand-chose à faire, encore une fois. Loin d'être le saint qui viendrait sauver la maison des jumeaux, lui n'était et ne vivait que pour le plus jeune des deux, et le sort de cet imbécile ne lui importait que dans la mesure où ça pouvait toucher son frère. Et il n'avait pas avalé la manière dont il avait haussé la voix sur ce dernier.

« Tu penses vraiment que –

- Je t'interdis de me donner la moindre leçon. Tu sors de nulle part et tu crois venir apporter paix et sagesse dans la maison ? Tu crois connaître et apprécier Matt' plus que quiconque ? Tu ne sais rien de nous ou de lui, qu'est-ce que tu penses pouvoir faire ?

- Oi, descends de tes grands chevaux. L'important, c'est que Matthew sorte et aille mieux, non ?

- Et pourquoi il irait mieux avec toi… ? »

Le désespoir sonnait doucement. Alfred avait failli laisser sa voix se briser, et Francis lui lança un regard qui laissa deviner que ce n'était pas passé inaperçu. Un haut le coeur prit le plus jeune qui s'en alla sans demander son reste. Quelque chose grandissait dans son ventre, une sorte de colère, qui ajoutée à la jalousie donnait quelque chose qui ressemblait à de la haine. Il ne comprenait pas, définitivement pas. Matthew et lui étaient très différents, et ils s'étaient souvent disputés, mais, ils se soutenaient l'un l'autre, et s'aimaient plus que tout ? Ils avaient toujours survécu à deux, juste eux deux. Personne ne les avait aidé, personne n'avait jamais été là pour eux. Depuis l'abandon dissimulé de leurs parents, depuis qu'ils les ont laissé dans cet appartement en disant qu'ils leur enverraient de l'argent pour vivre mais qu'ils « étaient grands, et que papa et maman ont du travail à l'étranger, donc vous allez rester ici quelques temps tous seuls, hm ? Oh, et Alfred, fais bien attention à ton frère. », depuis qu'ils avaient atteint les douze années de vie. Et pourtant, lui, sorti de nulle part, un français mal rasé semblait tout d'un coup être si important ?

Oh, et s'il blessait Matthew. Et s'il blessait Matthew, hein ? Parce que la dernière personne qui avait accordé de l'attention à son frère, elle l'avait détruite. Il ne pouvait pas permettre à quelqu'un d'autre de s'approcher de son frère, n'est-ce pas ? C'était mieux pour lui. C'était mieux pour eux.

« Al, je sors. » Il releva la tête. Son frère avait son sac de hockey avec la crosse accrochée. Il ne s'était pas levé depuis trois jours, et il semblait peut-être aller un peu mieux. Alfred ne pouvait pas lui refuser ça, d'aller un peu mieux. « Ok. » Et la porte d'entrée claqua.

Le trajet jusqu'à la patinoire se fit plutôt silencieusement. Francis demanda à Matthew si ça le dérangeait s'il fumait, et ce dernier répondit un non de politesse qu'il regretta un petit peu.

« Hmm… François ?

- Oui ?

- Tu es d'ici ?

- De la ville, tu veux dire ? Hm, ouais.

- C'est drôle.

- Quoi ?

- T'as toujours l'air d'hésiter un peu pour des questions simples. »

Parce qu'elles n'étaient pas si simples. Le menteur ici présent grimaça légèrement avant de tirer une deuxième cigarette de son paquet.

« ...Dis ?

- Yep ?

- La chanson, que tu as chanté, hier… C'est quoi, le titre ?

- Oh, celle là. « Les Moulins de mon Coeur », de Michel Legrand. Une vieille chanson française. Elle t'a plu ?

- Beaucoup, oui !

- Tu veux que je te traduise les paroles ?

- Hm. Non. Je pense que certaines choses sont encore plus belles quand elles restent quelque peu mystérieuses et inconnues.

- Oh.

- Tu trouves ça bizarre ?

- Non, je trouva ça beau. »

Matthew sourit légèrement, dans son coin, un rictus qui en arracha un au plus âgé ès une demi-heure de marche, ils atteignirent la patinoire, dans laquelle Francis n'avait mit les pieds que deux ou trois fois dans sa vie, sûrement pour un rencard qui se voulait romantique. Il avait bien aimé mais n'avait pas d'affection particulière pour le lieu, la glace était un monde qu'il s'amusait à visiter mais auquel il n'appartenait pas. Mais c'était le cas de Matthew, visiblement. Qui poussa la porte du bâtiment, avec doute. Francis le laissa marcher seul quand il comprit qu'il se dirigeait vers les vestiaires, l'accompagnant un peu.

« Je monte ces escaliers pour voir depuis les places assises ?

- Oh, tu compte regarder… ?

- Pas si tu ne veux pas.

- Hm… Je – euh… Juste, ne t'attends pas à grand… Chose ? Vraiment, je…

- Ne t'en fais pas va. Je sais à peine tenir sur des patins c'est pas moi qui vais te juger. »

Il laissa le plus jeune hocher la tête, peu convaincu, et entra dans l'espace où la glace faisait sa loi et où il fut légèrement frappé par le froid. Un frisson dans le dos, il ne monta pas les marches du stade, finalement, préférant rester sur le bord de la patinoire. Ils étaient un peu en avance, les premiers arrivés aussi, seul un homme plutôt âgé que Francis devinait être le coach était à un mètre de lui. Il le salua d'un mouvement de la tête, et l'homme lui lança un regard interrogateur mais n'insista pas plus. Après cinq bonnes minutes, Matthew débarqua sur la glace, avant tout le monde. Il salua le coach d'un mouvement de tête timide, ce dernier marmonna quelque chose comme « t'es en avance, échauffe toi tranquillement » et le lycéen s'exécuta. Le français laissa sa bouche s'ouvrir de stupéfaction il n'avait jamais pensé qu'on pouvait aller aussi vite en aussi peu de temps sur la glace. Il avait croisé comme tout le monde de ces personnes qui faisaient des mouvements qui semblaient durs et inimaginables dans ses lointains souvenirs de la patinoire, mais ça lui semblait réel et encore plus impressionnant ainsi. Après cinq tours passés en un temps record, il freina brusquement à l'endroit où il avait laissé sa crosse un endroit vers lequel Francis s'était approché, pour la lui tendre. « Tu m'épates. » Un compliment qui fit balbutier son destinataire qui sourit légèrement. Il n'avait pas pensé une seconde à se venter ou autre. Mais il était heureux qu'on lui dise pareille chose. Il récupéra la crosse et un palet un peu plus loin, et fit quelques tirs. Francis retourna à sa place initiale, à quelques pas du coach. « Vous êtes ? » Un coach visiblement pas très poli.

« Un ami.

- De Matthew ?

- De Matthi- »

Ah, cette habitude avait failli revenir. Comme avant. Il le contrôlait bien, mais, il supportait un peu mal qu'on s'offusque quand il parlait de lui, comme si Matthew devait être invisible de tous. Ca lui donnait envie de le prononcer à la française, de donner l'air qu'il appartenait à son pays, comme s'il lui appartenait un peu aussi. De dire haut et fort que, oui, Matthieu existe, et qu'il est là avec lui.

« De Matthew, oui.

- Etonnant. »

Il lui donnait envie de le frapper. Il serra le poing, sa colère était redescendue depuis quelques temps, et il avait l'impression de la voir remonter de manière folle. Pourtant, il ne s'était pas passé grand-chose, mais cet homme l'énervait, sûrement comme tout le monde l'énervera, il s'en rendait doucement compte il n'avait pas perdu son sang froid contre Alfred parce qu'il était Alfred, et qu'il avait cette lueur de tristesse qui montrait qu'il voyait la situation, et que même s'il ne savait pas faire, même s'il ne servait à rien – c'était comme ça que Francis le voyait – il tentait. Mais le monde avait cet œil ignorant ou moqueur, et il avait envie de les crever. Il garda avec difficulté son calme, tenta de rediriger son regard vers les autres hockeyeurs qui arrivaient. Ils saluèrent l'homme de manière plutôt bruyante qui leur répondit par un sourire franc et quelques questions banales prononcées avec un entrain non dissimulé. C'était curieux. Il n'avait pas eu ce même comportement à l'égard de Matthew. Les garçons – arrivés plus ou moins tous en même temps – ne tardèrent pas à faire leurs tours d'échauffement en rigolant et bavardant sans aucune honte. Francis ne les calcula que pour constater à quel point son protégé était à l'écart. Ils l'avaient salué d'un hochement de tête et d'un sourire en passant, mais ils formaient un groupe uniforme, et Matthew semblait faire office de vilain petit canard. Le français jeta un regard noir à chacun d'entre eux qui rigolait sur la glace, le coude sur le rebord, la tête appuyée sur sa paume. Il ne vit pas arriver l'un d'eux qui freina de manière presque aussi impressionnante que le canadien, et qui le salua en arrivant.

« Hey, c'est la première fois que tu viens là non ? J't'ai jamais vu dans le coin.

- Hm. »

Ce jeune homme l'énervait autant que le coach, comme prévu, autant que le monde entier. Il n'avait pas la moindre intention d'être amical, envers lui comme envers tous les autres. Pas plus amical qu'ils l'étaient avec Matthew.

« Tu viens regarder qui ? Personne m'a fait part d'un invité haha.

- Matthew.

- ...Matthew ? Oh sérieux ? »

Francis ferma les yeux. Le temps de virer l'envie d'exploser sa tête sur le rebord de la glace et de soupirer un coup.

« Tu me veux quoi ?

- Wah, du calme l'ami, j'avais juste envie de faire connaissance.
- Ton envie n'est pas partagée. »

Le garçon semblait un peu déstabilisé par l'attitude froide du non joueur. Il le regarda avec hésitation, un peu vexé aussi sûrement, et retourna patiner sans demander son reste, laissant derrière lui la silhouette du garçon à lunette qui regardait Francis, encore plus incertain, ne répondant qu'à peine au sourire qu'il lui lança. Le coach, après un regard malveillant à l'intru, appela l'équipe et donna des instructions que Francis écouta sans les comprendre, concentré sur le rapport entre Matthew et son équipe.

Et il avait sûrement raison de s'être inquiété sur le sujet. Parce qu'il regardait Matthew, et il jouait bien. Il ne s'y connaissait rien, mais il jouait bien, aussi bien que les autres. Mais il ne s'intégrait pas. Il n'y avait aucune communication entre lui et les autres garçons. Et forcément, ainsi, il ne se démarquait pas. On ne lui passait pas le palet, il le récupérait parfois quand il osait s'imposer, mais les passes s'annonçaient difficiles et il ne pouvait pas marquer seul. Il n'y avait tout simplement pas de liens. Matthew était un étranger qui jouait soudainement dans une équipe. Sauf qu'il était censé être dans cette équipe depuis des années. Et il ne s'était passé qu'à peine dix minutes de ce triste spectacle que le coach siffla de nouveau.

« Williams ! Tu sors, t'as pas l'air en forme aujourd'hui. On va te remplacer. » Le-dit Matthew Williams se rapprocha de l'homme qui l'avait interpellé, arbitre du match.

« Vous ne pouvez pas me laisser essayer encore un peu plus ? Je –

- Ecoute, tu sais très bien comment on fait, non ? Ca ne marche pas aujourd'hui, tu joueras une autre fois. »

Francis n'avait pas attendu la fin de la discussion pour s'avancer sur la glace. Manquant de glisser sur ses malheureuses chaussures, il était arrivé au centre de la patinoire pour rejoindre ce beau monde qu'il regardait depuis déjà trop de temps, et sur lesquels il avait envie de cracher.

« Je peux savoir pourquoi ? Il joue aussi bien sur les autres, à ce que je sache ? » Des murmures se propagèrent doucement. Matthew le regarda, ayant peur de ne pas avoir réellement comprit, sentant l'embarras monter. Et le français reprit.

« Vous pouvez virer quelqu'un au bout de dix minutes, comme ça ? C'est pas du foutage de gueule ?

- Ecoutez, mon job de coach ne concerne que moi, je n'ai pas besoin de me justifier. Et si vous pouviez retourner sur le sol, ça serait sympa merci. »

Son poing allait partir. Il l'avait fermé et levé, et il avait déjà visé la mâchoire de cette immondice. Mais Matthew lui tira la chemise, doucement, pour l'en empêcher. « François… C'est rien. Retournons sur le sol. » Alors il serra très fort les dents et l'écouta. Il fit demi tour, sa colère bouillonnait encore et il serait tombé plus d'une fois si le canadien n'était pas là pour l'en empêcher.

« Ca va aller François ?

- J'ai failli m'emporter, pardon.
- C'est rien… Ne le prend pas autant à coeur, je vais bien.

- Hm… Tu vas où ?

- Me changer.

- Tu ne vas plus jouer de l'entraînement ?

- Le coach a raison, je suis pas en forme, je ne vais pas servir à grand-chose. Assied toi, je reviens. »

Il avait un sourire désespéré et les yeux tristes au possible, il avait la démarche instable et le coeur si lourd qu'il en avait le dos courbé. Et de l'autre côté, le plus âgé qui l'avait emmené ici en espérant lui remonter le moral avait envie de frapper la première personne venue.

« Fallait s'y attendre, à celle là.

- Quoi ? »

Le garçon qui lui avait parlé il y a peu de temps. Il n'était plus aussi amical, moins souriant, plus méprisant, ne regardait pas son interlocuteur, mais visiblement se sentait obligé de parler.

« Matthew est le meilleur joueur de l'équipe. En solo, que ce soit en vitesse, en défense, en attaque, vraiment, il est bon partout. Mais ça, c'est en solo. Il s'intègre pas dans l'équipe, donc il peut être un énorme avantage comme un énorme inconvénient. Aujourd'hui, il était mauvais, même niveau qu'un autre joueur, donc on l'a renvoyé sur le banc.

- Tyler, tu rentres ! » cria le coach, avant que Francis ne puisse répondre. C'était dégueulasse, comme fonctionnement. Immonde. N'auraient-ils pas dû l'intégrer, au lieu de se comporter comme ça ? Au lieu de changer d'avis à chaque match, avant de se servir de lui de temps en temps quand il était utile ? C'était ignoble. Pouvait-il encore retourner sur la glace pour le frapper, celui qui se prétendait coach ? Visiblement pas. Matthew était revenu. « Désolé de t'avoir montré un spectacle aussi… Pathétique. Et de t'avoir fait marcher pour rien. » Francis le foudroya gentiment du regard.

« Je veux pas de tes excuses. C'est les leurs que j'exige. Pourquoi tu continue ici s'ils te traitent comme ça ?

- Ils ne sont pas méchants, je… suis juste pas doué socialement. C'est comme ça partout, ça sert à rien de changer de club, c'est comme en cours, je sais tout simplement pas être avec les autres. Mais je ne peux pas arrêter le hockey, j'aime vraiment ce sport, vraiment. Ce n'est pas fait pour moi, mais je me sens bien en patinant, et je – »

Il se coupa lui même en se rendant compte qu'il parlait beaucoup trop. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure, détourna le regard du visage de celui qu'il connaissait sous le nom de François, pour y retourner quand cet homme posa ses mains sur ses épaules, lui faisant un discret signe de le regarder dans les yeux.

« Hey. On va à la session tout public, après ? Tu ne pourras pas jouer au hockey, mais tu patineras, au moins. On patinera ensemble, même, si tu veux. »