Coucou tout le monde !
Je saiiiiiis, je suis en retaaaaaard, méééééé... A ma décharge, j'ai eu un déménagement (enfin, un ré-emménagement), la rentrée à la FAC (et, mon Dieu, la fac... Je vous jure, ça fait moins d'une semaine qu'on a repris les cours, je connais l'université, et pourtant, c'est toujours autant la galère quoi...).
Je pensais faire ce chapitre plus long, et puis en fait, si je le rallongeais, vous allez voir à la fin, je n'avais pas le choix que de faire encore de la description (celle de la maison de l'ami de Severus en question, dont vous ne vous doutez pas du touuuuut de l'identité n'est-ce pas), et du coup je me suis arrêtée là, et concernant la description de la fameuse maison, je pense qu'au lieu d'en faire un bloc, je disséminerai tout ça au fur et à mesure (une pièce par-ci, une pièce par-là, etc.).
Mais bon, il reste tout de même plus long que le précédent, c'est déjà ça !
Sinon, réponse à la question que je vous ai posée la semaine dernière ! Je vous ai demandé quelle(s) étai(en)t votre/vos fanfiction(s) préférée(s), il n'y a que ma Moony qui a répondu, mais ça ne m'empêchera pas de vous donner ma réponse, nah :p Et, même si le choix est dur, les voici : celles de Kelokelo, toute la série "Oublier Poudlard", et "Mon Ciel dans ton Enfer" de Pilgrim67, les fictions de MandyMandala, évidemment, et "De la Pureté des Lucioles Mortes" d'Oviously Enough (même s'il y en a tellement d'auuuutres :O). Celles que je vous ai citées sont soit celles qui m'ont le plus marquée (Obvy ou Pilgrim), soit celles que je vais relire le plus souvent (parce que je suis une tarée de la relecture. Genre, vraiment). Et enfin, vous pourrez retrouver toutes mes fictions favorites dans mes favs !
Bon, sur ce, je vais vous laisser, avant que cette note ne devienne plus longue que le chapitre xD
Bonne lecture !
ATTENTION ! Ce chapitre contient des mentions et descriptions de violences psychologiques et physiques.
PETIT DRAGON
Chapitre 5
Lorsque Draco posa ses pieds sur le tarmac, il fut aussitôt envahi par une sensation de chaleur incroyable. Effectivement, il était loin de l'Angleterre et de son éternel brouillard froid et humide ! Il rejoignit l'intérieur de l'immense aéroport de New Delhi, subjugué par la beauté du bâtiment. Rénové et agrandit depuis peu, l'aéroport international Indira-Gandhi révélait désormais des trésors de beauté en matière de design et de décoration. Draco pouvait apercevoir, à travers les immenses verrières qui constituaient le mur donnant sur le tarmac, que dans le hall d'en face, un pan entier de mur était recouvert de disque cuivrés, supportant ce qui semblait être des mains couleur jade. Par ailleurs, tout dans cet aéroport semblait être immense. De peur de se perdre au coeur de la multitude d'information qui s'offrait à son cerveau, Draco se reconcentra alors sur les panneaux d'affichage qui, s'ils étaient écrits en hindi, possédaient aussi la traduction anglaise, puisque le lieu était à la fois une plaque tournante du tourisme international, et une ancienne colonie anglaise, aujourd'hui encore membre du Commonwealth, ce qui lui permit de prendre la direction du tapis à bagages. Il attendit bien une demi-heure avant de pouvoir la réceptionner, le temps que la machine se mette en marche et qu'enfin il ne la voit apparaître sur le tapis de plastique noir. Entre temps, il avait finit par réaliser que, comme un idiot, il avait complètement oublié de demander le nom et une photo de son hôte au Professeur Snape, ce qui faisait qu'il se retrouvait désormais à errer dans le dédale des couloirs d'un aéroport en plein cœur de l'Inde après plusieurs heures de trajet calé entre les toilettes et un bébé braillard, à chercher quelqu'un qui, il l'espérait, reconnaîtrait son visage et lui ferait signe.
Quel idiot il faisait. Heureusement pour lui qu'il avait une pleine confiance en Severus, sinon, il aurait très bien pu se faire kidnapper par n'importe qui qui aurait souhaité lui soutirer de l'argent, sans risquer de représailles maintenant qu'il était loin de sa famille et de son pays natal.
Dieu devait donc réellement exister puisqu'il eut l'air de l'entendre et, après cinq minutes seulement de marche à trainer sa lourde valise aux roulettes de mauvaise qualité derrière lui, il aperçu un homme qui faisait de grands mouvements avec ses bras, un sourire joueur aux lèvres, ce qui faisait briller ses yeux bleus et ressortir ses tâches de son, tandis que ses cheveux roux se détachaient avec violence de toute la foule brune à la peau mate.
Attendez. Pause là. Cheveux roux. Tâches de rousseur. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose. Oh non… Le jeune homme blond se rapprocha de sa cible afin de mieux la distinguer, dans l'espoir qu'au fond de lui il savait vain, de se tromper.
… Et si. Devant lui, en chair et en os, se tenait bel et bien un Weasley. Heureusement pour Draco, il ne semblait pas être le pire d'entre eux. Au contraire, plutôt séduisant, bien bâti et pas trop mal habillé, il semblait se dégager de lui une certaine aura, puissante et animale, qui déclencha chez le jeune homme un frisson qu'il ne sut, et ne voulut pas interpréter, et il préféra se dire qu'il s'agissait simplement de la fatigue et du choc de voir l'un des membres de la famille de son bourreau lui sourire de la sorte en n'ayant pas l'air d'être un demeuré complet.
Les Weasley étaient une grande famille. Arthur, employé au Ministère des Affaires étrangères, et Molly, les deux parents, avaient eu sept enfants. William « Bill » Weasley, l'ainé, travaillait désormais dans l'un des départements de Gringott's liés à la protection, autant de la banque que de ses clients. Il était marié à une superbe mannequin française, Fleur Delacour, avec qui il avait une petite fille, Victoire. Charlie, le second, était donc un spécialiste des reptiles, expatrié en Inde dans un zoo qui en avait fait sa spécialité, et dans lequel il étudiait et soignait les bestioles à sang froid. Célibataire de son état, il était très proche de son aîné et, de ce qu'en savait Draco, était plus ou moins considéré comme le rebelle de la famille. Il fut conforté dans son idée par la tenue vestimentaire de son désormais hôte : pantalon en cuir moulant (comment faisait-il par cette chaleur ?), chemise en lin blanche à moitié ouverte, cheveux mi-longs, colliers à breloques et boucles d'oreilles, la lueur malicieuse dans ses yeux bleus ne trompait pas, il était un esprit libre, et le resterait jusqu'à la fin de ses jours. Venait ensuite l'enfant le plus sérieux de la famille : Percy, dont on ne savait pas s'il s'agissait de son réel prénom ou d'un diminutif tellement il paraissait insignifiant au milieu de l'agitation du reste de la fratrie. Considéré comme la plupart de ceux qui l'avaient connu comme un jeune homme coincé et sévère, il occupait désormais un poste au gouvernement, et détonnait étrangement avec son air sérieux en permanence vissé sur le visage, dans cette famille pour laquelle le sourire semblait être un art. Puis, les jumeaux Fred et Georges, deux vrais boute-en-trains qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, et dont la réputation de farceurs n'était pas usurpée. Ils avaient d'ailleurs fini par monter leur propre boutique de fabrication de farces et attrapes, au plus grand bonheur des élèves de Poudlard, et au grand désespoir des professeurs. Venait ensuite Ron, diminutif de Ronald, sixième enfant et dernier garçon de la famille. Il était surtout connu pour son habileté aux échecs et son amitié avec le célèbre Harry Potter, qu'il avait rencontré lors de leur tout premier voyage à bord du Poudlard Express. Enfin, la seule fille et ultime enfant de cette immense famille, Ginevra « Ginny » Weasley. Fervente admiratrice d'Harry Potter depuis toute petite, elle n'avait longtemps été au yeux de tous qu'une groupie adorable mais un peu collante. Sa pratique du sport et son adolescence lui avaient toutefois conféré un corps de rêve et un caractère bien trempé, qu'elle avait choisi de mettre au service du Royal Ballet à Londres, qui l'avait recrutée à sa sortie de Poudlard. Elle avait fini par s'assagir, et ne conservait avec Harry qu'une relation profondément amicale et affectueuse. Toute cette petite famille avait été répartie à Gryffondor, et était bien évidemment rousse aux yeux bleus, bien que Draco ait déjà eu l'occasion de remarquer que ces deux caractéristiques évoluaient selon leur possesseur : un roux plus foncé, un bleu un peu vert… Par exemple, dans le cas de celui qui se tenait face à lui, ses cheveux n'avaient de roux pratiquement que des reflets tellement ils étaient sombres, et ses yeux étaient d'un bleu turquoise presque translucide, qui ne manqua pas de rappeler à Draco la couleur de la mer près des îles polynésiennes, à propos desquelles il avait vu un reportage une fois.
Lorsqu'il l'eut rejoint, ils se saluèrent et le roux se saisit de la valise de son invité sans lui laisser le choix. Il se présenta comme étant Charlie, le second donc, si le blond se souvenait bien, et demanda :
« Ton vol s'est bien passé ? »
La grimace sur le visage de Draco l'informa de la qualité du voyage, mais ce dernier, par souci de politesse et dans le but de faire la conversation, prit tout de même la parole :
« J'étais placé à côté des toilettes, et la dame à ma droite n'a réussi à calmer sa gamine qu'au bout de cinq ou six heures… Mais avec les écouteurs et l'un des mille films de Bollywood de l'avion, j'ai réussi à survivre. »
Sa pique ironique fit rire son hôte, qui accéléra finalement le pas jusqu'à se retrouver devant une voiture grise dans le coffre de laquelle il entreposa la valise qu'il trainait depuis l'aéroport. Ils entreprirent ensuite de monter dedans et, bouclant sa ceinture, Charlie annonça :
« Nous avons environ une heure et demie de route à faire. J'habite un peu à la périphérie de la ville, et la circulation est difficile en été, à cause des touristes. »
Le blond se contenta de hocher la tête et, se tournant vers l'extérieur, il posa son front contre la vitre fraîche, fermant les yeux dans l'espoir qu'il savait vain de profiter du trajet pour dormir. Comment le pourrait-il ? Trop de souvenirs revenaient le hanter, et il savait que la nuit qui arrivait allait s'annoncer difficile. Le plus jeune frère de Charlie ne lui avait pas particulièrement laissé un bon souvenir…
Depuis aussi longtemps qu'il s'en souvienne, la famille Weasley et la famille Malfoy ne s'étaient jamais entendues. L'origine de cette querelle remontait à bien des siècles auparavant, et il aurait pu paraître puéril de continuer à la maintenir, mais d'un autre côté, les piques lancées par les différents chefs de familles faisaient désormais partie du décor et de l'habitude, et Draco s'était au fond toujours demandé si, derrière cette façade de mépris que les membres des deux clans affichaient, il n'y avait pas comme un certain amusement, un divertissement quotidien auquel, l'habitude s'ajoutant, on avait fini par se faire.
C'est pourquoi, lorsque les hostilités débutèrent entre Ronald Weasley, sixième enfant et dernier garçon de sa famille, et lui, Draco ne s'en préoccupa pas outre mesure. Il était même l'instigateur de la première pique, lancée avec fierté le jour de leur première rentrée scolaire à Poudlard, quelques instants avant que Harry Potter ne se refuse à lui serrer la main. Draco ne savait pas ce qui avait bien pu transformer ce qui aurait dû être une querelle d'adolescents semblable à celle qu'il entretenait avec le Survivant, en une version terrestre de son enfer personnalisé. Peut-être que le fait qu'Harry ait refusé son amitié avait poussé le roux à prendre de l'assurance ? Peut-être était-il foncièrement méchant et mauvais ? Ou peut-être encore s'était-il passé quelque chose dans sa vie qui avait servi d'élément déclencheur ? Le blond ne le savait pas, et ne le saurait peut-être, très probablement même, jamais. Toujours était-il que voilà, ça avait commencé. Et ça avait duré près de huit ans. Son harcèlement scolaire.
Draco avait encore du mal ne serait-ce qu'à penser ces deux petits mots. Pourtant, c'est bel et bien ce que cela avait été, et il en était tout à fait conscient. Mais entre la conscience et l'acceptation, le pas semblait énorme à franchir. D'autant plus que, même lorsqu'il s'efforçait de tout oublier, de tout laisser derrière lui, un élément, comme ici, la présence de Charlie Weasley à ses côtés dans cette voiture grise, venait lui rappeler en force la totalité de cette situation, de son passé.
Là, assis sur les sièges inconfortables d'un vieux tacot, dans un pays dans lequel il n'avait jamais mit les pieds et dont il ne parlait même pas la langue, tout lui revint en mémoire.
Ça avait commencé de manière subtile. Ça commençait toujours de manière subtile. Ron lui lançait une pique, de temps en temps, lorsqu'ils se croisaient, seuls, au détour d'un couloir. Mais lui, contrairement à Harry, ne l'attaquait pas sur son statut de Serpentard, la richesse de sa famille ou la malhonnêteté de son père. Non, ce que Ron lui disait était plus précis, plus insidieux, plus personnel, plus… profond. Beaucoup, beaucoup plus méchant. Tu es faible. Tu es nul. Tu es une honte pour la société. Toujours les mêmes mots, toujours la même rengaine. D'une fois de temps en temps, c'était passé à pratiquement tous les jours.
Pour se protéger, Draco avait tenté de passer plus de temps avec ses amis, pour éviter de se retrouver seul. Mais ça avait été inefficace. Il retrouvait des mots dans son sac, entre les pages d'un livre ou dans l'un de ses cahiers. Et ces bouts de papiers faisaient leur apparition tout le temps. A n'importe quel moment. Le matin, lorsqu'il faisait son sac. En plein milieu d'un cours, alors qu'il sortait ses affaires. Ou le soir, au moment où il faisait ses devoirs. Et tout ça n'en était que plus dur, parce que faire tout son possible pour ne rien montrer alors qu'intérieurement, vous avez la sensation qu'on vous plante une épée dans le ventre, c'est beaucoup trop, pour un enfant de douze ans.
Faible. Nul. Honte.
Après les mots étaient venus les coups. Là aussi, au début, de manière épisodique. Dans les toilettes. Ou dans les vestiaires à la sortie des cours de sport. Mais d'anecdotiques, ces épisodes étaient devenus de plus en plus fréquents et, avec l'âge, de plus en plus violents. Draco savait que l'infirmière du pensionnat, Mme Pomfresh, se doutait de quelque chose. Même l'élève le plus maladroit du monde ne tombait pas aussi souvent que lui dans les escaliers. Malheureusement, et il en était pertinemment conscient désormais, l'infirmière, à qui il en avait énormément voulu à l'époque de ne rien faire pour lui alors qu'elle savait pertinemment qu'il souffrait, n'avait aucune possibilité d'agir sans sa participation active, que ce soit de manière directe ou non.
Faible. Nul. Honte.
…Tapette.
Le point culminant de ces années d'horreur fut sans aucun doute sa Septième Année à Poudlard. Draco cherchait encore à savoir comment, mais Ron avait entendu parler, très certainement par le biais de l'un des deux petits amis qu'il avait eut à l'époque, de ses penchants pour le sexe masculin. Les insultes et brimades avaient alors évoluées vers un tout autre domaine. L'estime de soi de Draco, déjà bien basse, avait atteint son seuil le plus faible. Ron avait trouvé où appuyer, trouvé là où ça faisait mal. S'il ne lui était jamais venu à l'idée d'attaquer le blond sur le manque d'attention de son paternel, probablement persuadé qu'il recevait tout l'amour et les soins nécessaires à la maison, la découverte de son homosexualité avait été une véritable victoire pour lui. Cette période avait été d'autant plus difficile que Draco et Harry avaient arrêté de se chamailler, en parallèle de quoi le roux et le Survivant s'étaient un peu éloignés. Rejetant toute la faute et sa propre frustration sur sa proie de toujours, Ron s'en était donné à cœur joie pour se venger, n'épargnant que le visage de sa sale petite pute, par souci de discrétion.
Il avait fallu que Draco manque de se faire violer pour qu'enfin, enfin, il réagisse. Ron l'avait coincé dans les toilettes condamnées du deuxième étage. Il l'avait frappé, encore et encore, visant avec délectation son abdomen, autour duquel il pouvait observer avec fascination Draco se recroqueviller. Que c'était bon d'avoir le pouvoir sur ce petit gosse de riche geignard. Sur cette sale petite tapette, tout juste bonne à sucer des queues. D'ailleurs, en parlant de ça, il avait une petite envie, lui, depuis hier… Le roux avait commencé à déboutonner son pantalon, sous les yeux écarquillés de Draco. Non… NON !
Dans un sursaut d'énergie, il avait rassemblé tout son courage et toutes les maigres forces qui lui restaient, pour lancer son poing dans les parties génitales de son tortionnaire. Profitant de l'inattention et du hurlement de douleur de ce dernier, il s'était relevé et, avec l'énergie du désespoir, s'était enfui en courant pour se réfugier dans sa chambre de préfet. Il avait alors passé le reste de l'année à fuir son bourreau du mieux qu'il le pouvait. Il avait, par miracle, réussit à ne plus jamais le recroiser seul, et il ne lui restait de cette période que des souvenirs horribles, et une ou deux cicatrices dans le dos et sur le ventre auxquelles il s'efforçait de ne plus porter attention.
Bien évidemment, personne n'était au courant. Parce que, si tu en parles, je le saurai ma chérie. Je le saurai, et ça fera mal. Il s'était contenté de se faire soigner à quelques reprises lorsque sa vie avait été en jeu. Mais il avait mentalement supplié Pomfresh de le sauver, tout en hochant négativement la tête lorsqu'elle lui demandait, une tristesse sans nom au fond des yeux, s'il y avait quelque chose dont il voulait lui parler. Parfois encore la nuit, il se réveillait en sursaut, persuadé d'être toujours à la merci de Ronald Weasley. Sa raison lui dictait qu'il était désormais en sécurité, qu'il n'avait plus rien à craindre. Qu'il pouvait même consulter une psychologue qui l'aiderait à s'en sortir. Hors de question qu'il aille voir un homme pour lui parler de ça. Mais toute son âme hurlait encore de terreur à l'idée que le roux le saurait et le lui ferait payer. Il avait appris à respecter ses consignes à la manière forte, et c'était un sentiment dont il ne parvenait plus, et ne parviendrai surement jamais, à se défaire.
Malgré tout, il n'avait pas reçu tant de coups que ça. La torture avait pour lui été psychologique. Il avait eu peur, constamment sur ses gardes, fixant avec crainte et crispation tous les angles des couloirs, toutes les statues, toutes les aspérités des murs, sur ses gardes en permanence, la peur au ventre à l'idée de voir Ron surgir devant lui comme un clown de sa boîte.
C'était peut-être ça qui rendait tout plus compliqué, d'ailleurs.
Draco revint à lui lorsque la voiture de son hôte s'arrêta sur une allée de sable beige. Devant eux se tenait une maison modeste, de plein pied, aux murs percés de nombreuses arcades et fenêtres, dont les encadrements rouge brique ressortaient sur la chaux blanche aveuglante des façades. L'absence de volets conférait une atmosphère particulière au bâtiment.
Les deux hommes descendirent du véhicule et, Charlie portant toujours la valise de son invité, ils grimpèrent ensemble les trois marches d'escalier qui les séparaient de la porte d'entrée. Cette dernière, en bois sombre et décorée d'une rangée de gros clous noirs, s'ouvrit et, Charlie s'effaçant pour le laisser passer, Draco pu enfin découvrir l'endroit où il allait vivre désormais.
Et, contrairement à ce à quoi il s'attendait, il adora cette maison.
A suivre...
Voilà ! Ne me tapez pas !
Je voudrais juste préciser que j'adore Ron. Vraiment. Dans la maison Gryffondor du canon, c'est peut-être mon personnage préféré, avec les jumeaux et Sirius. MAIS ! Dans cette histoire, j'avais besoin d'un méchant. D'un méchant qui soit proche d'Harry puisque, vous allez le voir, ça nous servira plus tard (normalement). Ron était donc le personnage parfait. J'ai vraiment cherché une autre solution, parce que je trouve qu'il y a plus de bashing!Ron que ce personnage n'en mérite, mais je n'en ai pas trouvé d'autre. Promis, je me rattraperai plus tard Ronnychou :3
Ensuite, question du jour ! On reste dans l'univers de la fanfiction encore une fois !
Qu'est-ce que vous aimez le moins dans les FF en général ?
(Ce qui vous fait fuir de manière quasi-immédiate).
Des bisouuuuus !
Tymara
