Voilà le chapitre 17, toujours pas de nouvelle de ma Bêta alors je m'excuse d'avance pour les fautes. On en apprend beaucoup plus sur Harry et son secret dans ce chapitre, j'espère que ça vous plaira. Je posterai le chapitre 18 en début de semaine donc d'ici là je vous souhaite une bonne semaine et une bonne lecture!

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Il serait peut-être temps de nous expliquer ce qui se passe, Harry. Ordonna Hermione

Devant l'air découragé de son meilleur ami, Hermione se radoucit.

On s'inquiète, tu sais ? on voudrait t'aider, comme on l'a toujours fait, mais c'est impossible si tu ne nous expliques pas la situation.

Harry soupira et leva les yeux au ciel vers les feuillages qui se pliaient sous la force du vent féroce.

Toutes les batailles ne se sont pas arrêtées avec la fin de la guerre… murmura-t-il.

Comment ça ? demanda Ron en s'approchant d'Harry pour mieux l'entendre.

La voix d'Harry était comme un fin filet d'eau : prêt à s'échapper au moindre manque d'attention.

Pendant la guerre, on a tous beaucoup perdu. On a aussi tous changé. Pour certains juste mentalement et d'autre… physiquement aussi. Je ne sais pas à quel moment ça s'est passé exactement. J'ai compris que plus tard ce qui c'était passé. Grâce à Mme Pomfrey, lorsqu'elle a constaté mes blessures et tout s'est confirmé lors de la pleine lune.

Harry souleva sa cape avec des gestes lents, grimaçant tout le long de son monologue et encore plus en dévoilant les profondes cicatrices qui zébraient sa fesse gauche. Il n'osa pas relever son visage vers celui de ses amis et encore moins se retourner.

Il s'attendait à toutes sortes de réaction et plus particulièrement au rejet et au dégoût.

Pendant une longue minute il n'entendit rien à part sa lourde respiration et puis il sentit…

Il sentit deux paires de bras l'enlacer tendrement de chaque côté et entendit les sanglots de ses deux amis.
Il osa alors regarder ses camarades, Hermione les cheveux en bataille pleurait à chaude larme mais pas autant que Ron.

Désolée, je suis tellement désolée Harry… souffla-t-elle en le serrant un peu plus fort.

Contre toute attente, des larmes coulèrent sur les joues rosies par le vent du brun et pendant un long moment ils restèrent là, enlacé et assimilant toutes les significations et conséquences du secret que venez de dévoiler Harry.

Ils s'assirent tous par terre et Hermione alluma un petit feu auprès d'eux pour les réchauffer. Une bonne heure passa avant que chacun ne se calme et qu'Harry reprenne la parole.

J'avais tellement peur de vous en parler… après tout ce qu'on avait vécu… on était censé enfin vivre normalement sans se soucier de problème lié aux Mangemorts. Alors j'ai préféré le garder pour moi. Enfin, j'en ai parlé à Lupin et c'est lui qui m'a appris à me contrôler autant lors des pleines lunes que dans mon état « normal »... J'étais tellement en colère que ça me soit arrivé… que ça s'est transformé en rage, j'étais incapable de rester une journée la tête froide. Lupin était là pour m'aider mais … il en a payé le prix et je suis parti après, j'ai beaucoup voyagé. Mais je ne me suis jamais excusé auprès de Lupin et chaque jour je me sentais un peu plus coupable.

Hermione prit la main de son ami et la pressa.

On aurait été là, Harry. Nous sommes là maintenant, tu n'es pas seul, tu ne l'as jamais été. Et on va t'aider du mieux qu'on peut. Après tout tu n'es pas le seul dans cette condition et beaucoup ont une vie qui en vaut plus que le coup.

Mais tout est différent maintenant. Rétorqua Harry, amère.

C'est vrai, acquiesça Hermione. Cependant ce n'est pas parce que c'est différent que tu ne peux plus être heureux ou que tu ne peux plus vivre, c'est juste… différent. Il faut accepter et agir en conséquence.

On t'aidera, comme ton père à aider Remus ! s'exclama Ron, s'arrêtant enfin (mais juste momentanément) de pleurer. J'ai toujours voulu être un animagus!

Harry éclata de rire, suivit très vite de ses deux amis.

Ils remarquèrent alors que le ciel c'était assombri et que la nuit s'installait. Ils se relevèrent et inspirèrent une grande goulée d'air chargé de courage et d'espoir alors que les êtres vivants habitant la forêt pointèrent le bout de leur nez pour rentrer chez eux. Exactement comme le firent les trois amis.

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Quand est-ce que Lupin doit arriver ? demanda Ron sur le chemin ramenant au château.

D'ici le début de la semaine prochaine.

On sera là, si tu veux Harry. La rassura Hermione.

Je l'ai blessé. Et c'était même pas la pleine lune. Du côté gauche du haut de son cou jusqu'à sa clavicule droite il y a la marque de mes griffes. Ce n'était même pas la pleine lune… répéta le brun. J'étais juste enragé à l'idée de vivre ainsi toute ma vie et je lui ai dit des choses horribles par rapport au fait que nous soyons des… loups garous.

Harry cracha le dernier mot avec du dégoût et frissonna longuement en repensant à cette après-midi.

Je ne veux pas m'avancer mais dans ta situation, c'était… assez prévisible. Lui dit Hermione.

Elle reprit ses explications devant son air étonné.

Depuis ta naissance tu portes le poids d'un destin bien lourd pour un homme et quand enfin tu crois en avoir fini avec cet amas de malheur, tu te retrouves coincé dans une condition que tu n'as pas souhaitée. Déjà qu'en temps normal c'est dur à accepter en soi mais vu la situation dans laquelle nous étions à l'époque… c'est incroyable que tu sois de retour et capable de vivre comme tu le fais.

Vraiment admirable. Reprit Ron en tapotant l'épaule d'Harry. Merci d'être revenu. Merci de ne pas avoir abandonner.

Le cœur d'Harry se serra de plaisir face au développement de la situation et il se sentit enfin prêt à faire face à Lupin pour s'excuser correctement et faire face aux conséquences de ses actes.

C'est le moment que choisit le ventre de Ron pour émettre un long et fort gargouillement.

J'ai pas mangé depuis ce le petit-déj'… s'excusa le roux alors que ses amis roulèrent des yeux mais au même moment le ventre d'Harry émit lui aussi une longue plainte qui entraîna les amis dans un nouveau fou rire.

Ron et Harry se dirigèrent vers la Grande Salle pour partager un repas lorsque Hermione prit un couloir adjacent.

Je vous rejoins plus tard, j'ai des choses à faire. Expliqua-t-elle en agitant sa main vers eux, la mine très sérieuse.

Ron et Harry connaissait très bien ce regard.

La bibliothèque. Dirent-ils en même temps tout en entrant dans la salle.

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Drago ignora ostensiblement les deux ex-Gryffondors qui daignaient enfin se montrer.
Il garda un visage parfaitement neutre lorsqu'Harry passa derrière lui en rigolant avec son ami sans même lui accorder un regard. Non, Draco refusait de se sentir ne serait-ce que frustré par le manque de reconnaissance du brun. Il reprit donc sa conversation avec Blaise et Scorpius sans prêter attention au brouhaha qui enfla soudainement à leur table lorsqu'Harry s'installa. Ni même d'écouter d'une oreille distraite ce que lui disait en même temps Neville, Luna, Seamus et Dean.

Mais Draco ne put plus jouer la carte de l'ignorance lorsqu'à la fin du repas Scorpius se leva, les traits déterminés, pour aller poser une question de la plus haute importance au brun.

Et c'est quoi que tu veux lui demander ? l'interrogea Zabini avec un petit sourire dirigeait vers Draco.

S'il est le nouveau capitaine de mon équipe de quidditch.

Ce n'est pas ton équipe. Le corrigea Draco, regrettant rapidement ses paroles devant la moue boudeuse de son petit frère.

Tu penses pas que je peux y arriver ?

Bien sur que si, tu es un Malfoy. Essaya de se rattraper le blond.

Mais tu m'as dit de pas me définir par mon nom. Le coinça l'enfant avec une grimace.

C'est vrai, tu es Scorpius, c'est bien mieux encore. L'encouragea Draco tout en pinçant Blaise qui faisait mine de vomir devant les compliments du blond.

Tu m'accompagnes alors ? reprit Scorpius, la mine fière.

Absolument pas. Rétorqua Draco du tac au tac.

Mais tu m'as dit que j'avais pas le droit d'être avec lui sans toi…

C'est vrai ! Tu l'as dit. Répéta Blaise.

Je suis dans la même pièce et tu as mon autorisation alors vas y avant que je ne change d'avis.

T'as peur, Malfoy ? lui demanda son meilleur ami.

Draco fit un geste obscène à Blaise tout en niant de manière très aristocratique et donc hautaine et snob.

S'il te plaît, viens. Demanda alors Scorpius avec une mine de chien battue. Une mine à laquelle son frère ne pouvait rien refuser.

Draco soupira, se leva lentement et pris tout son temps pour marcher de manière royale jusqu'au bout de table ou était posé le brun, se goinfrant de cuisse de poulet.

De nouveau, Draco fit tout son possible pour ne pas se sentir insulter par la manière dont Harry agissait, c'est-à-dire comme s'il n'existait pas. Il ne se vexerait pas, surtout pas parce que son comportement le blessait alors qu'il l'avait aidé car, comme il l'avait expliqué à Blaise, cela n'était qu'un malheureux accident pas près d'arriver de nouveau. Non, la prochaine fois Draco aiderait même Harry d'une toute autre manière en accompagnant sa tête jusque-là racine de l'arbre pour qu'elle se cogne le plus fort possible. Peut être même au point où il subirait une fracture.

Ses douces pensées firent le plus grand bien à Draco qui se sentit relaxer et put s'imposer comme n'importe quelle personne de son rang devrait le faire.

Il mit donc un coup de pied de toutes ses forces dans la chaise d'Harry qui n'avança pas d'un centimètre.

Cependant cela eut le mérite d'attirer l'attention du brun sur le blond.

Draco le toisa de toute sa hauteur mais il eut l'étrange impression que c'était Harry qui le regardait de haut et que lui était tout petit face à lui.

Scorpius veut te parler. Draco se félicita d'avoir parlé aussi clairement alors que sous le regard du brun, une boule s'était formé dans sa gorge.