Hola tout le monde ! Comment ça va ? Moi super, j'ai (un peu) avancé dans l'écriture des mes deux fanfictions en cours, j'ai des idées à ne plus savoir qu'en faire pour les prochaines et surtout, j'ai eu une idée qui a totalement modifié l'avenir de la fanfiction en cours.

J'avais prévu environ 57 chapitres, je pense finalement qu'elle sera plus courtes, ce n'est pas une certitude, mais je pense qu'elle devrait être réduite à 40 et quelques, peut-être cinquante.

Voilà, voilà. Je vous souhaite une bonne lecture.


Chapitre 14


Laisse-les dire,

Laisse le venin couler.

Laisse-les dire,

Y a pas de quoi en pleurer.

Y a pas de quoi,

Se faire des angoisses.

C'est toujours comme ça au fond,

quoi que tu fasses.

Laisse-les dire – Chimène Badi


Drago avait passé une bonne partie de sa nuit à penser aux retrouvailles avec ses amis. S'il avait su que ce serait aussi parfait, il n'aurait pas autant hésité avant de les contacter. Les choses avaient été tellement naturelles. Bien sûr, ses camarades se posaient beaucoup de questions sur ce qu'il avait pu vivre depuis sa libération. Cependant, ils respectaient son choix et cela n'altérait aucunement leur amitié. Il se trouvait stupide d'en avoir douté.

Évidemment, il avait aussi, et surtout, repensé à ce qu'il s'était passé avec Harry ou, plutôt, à ce qu'il avait failli se passer. À l'évidence, il avait envie que cela se concrétise, mais il n'était pas sûr de la marche à suivre.

S'il ne s'était pas agi d'Harry, il n'aurait pas hésité. Il aurait tenté de le séduire de manière très peu subtile. Mais il ne voulait pas risquer de braquer le brun et, du même coup, risquer de gâcher leur amitié. En très peu de temps, Harry était devenu très important dans sa vie, amicalement parlant, et prendre le risque de tout ruiner, juste pour du sexe, lui faisait peur. En même temps, si le brun partageait ses envies, il se voyait mal le repousser. Le tout, était donc de comprendre ce qui se passait dans la tête du Gryffondor.

Finalement, le blond décida de laisser le temps faire son œuvre, voir comment les choses allaient se passer. S'il ne se trompait pas et qu'Harry ressentait une réelle attirance pour lui, nul doute qu'il devait se poser des tas de questions et qu'il lui faudrait du temps pour trouver les réponses. S'il forçait les choses maintenant, le brun se braquerait immédiatement ou après coup et Drago ne voulait surtout pas que cela se produise.

Après s'être longuement étiré dans son lit, Drago se décida à en sortir et rejoignit la cuisine où son colocataire se trouvait déjà, une tasse de café dans une main et le journal dans l'autre.

- Bonjour, dit Drago en se préparant un thé.

- Salut, répondit Harry d'une voix distraite en tournant rapidement les pages de son journal.

Drago s'installa face au brun et but une gorgé de son breuvage tout en le regardant tourner les pages, trop vite pour qu'il les lise réellement.

- Je me demande pourquoi tu t'obstines à payer ce journal, chaque jour, pour ne pas le lire, s'amusa le blond.

- Depuis la cinquième année, je me contente de le feuilleter, simplement pour vérifier qu'ils ne racontent pas n'importe quoi sur mon compte, expliqua Harry.

- Et ? s'enquit le blond, amusé.

- Il y a de l'amélioration. Bien sûr, dès que je suis photographié à moins de deux mètres d'une fille, ils écrivent que c'est ma petite amie secrète mais, au moins, ils ne me dépeignent plus comme un fou, répondit le Survivant en ricanant.

Soudain, le visage du brun se ferma et il renifla avec mépris. Drago comprit que quelque chose dans le journal venait de lui déplaire.

- Tu as parlé trop vite ? s'enquit-il.

Le brun mit quelques secondes à se reprendre avant de faire, tout bonnement, disparaître la Gazette.

- Hey ! Je ne l'avais pas encore lu ! s'exclama Drago.

- Il n'y avait rien d'intéressant, dit le brun en haussant les épaules.

- Ouais, ou il y avait plutôt quelque chose que tu ne voulais pas que je voie.

- Qu'est-ce que tu peux être parano ! s'exclama Harry en fuyant le regard du blond.

- C'est vrai, mais pour le coup, je pense surtout avoir un bon sens de la déduction, Potter.

Harry soupira et, face au regard déterminé du blond, il fit réapparaître le journal qu'il lui tendit. Drago se mit à tourner les pages rapidement pour trouver ce qui avait interpellé Harry et trouva très vite ce qu'il cherchait.

Il s'agissait d'un article qui révélait que le blond avait été vu à Sainte-Mangouste deux jours plus tôt, emmenant un Harry Potter inconscient. L'article ne faisait pas qu'annoncer la nouvelle. Comme s'y attendait Drago, Skeeter, parce que l'article venait d'elle bien sûr, insinuait que le blond ne serait pas étranger à « l'état de santé inquiétant du Survivant ». Ce n'était pas tout, : Skeeter n'avait pas été avare en détails sur le passé du blond, sa rivalité avec Harry sur les bancs de l'école, son passé de Mangemort, son passé de prisonnier, sa famille. Drago était loin d'être épargné. Pire, les insinuations qu'elle faisait sur lui le décrivaient comme un monstre.

- La sale harpie de mes deux ! s'emporta Drago.

- Ne t'inquiète pas, je vais faire un démenti dès aujourd'hui, s'empressa de dire Harry.

Drago replia le journal et le jeta sur la table avec dégoût avant de se resservir un thé. Il regarda ensuite Harry passer sa tête dans les flammes vertes et discuter avec quelqu'un qu'il ne reconnaissait pas.

- Qui était-ce ? demanda le blond une fois qu'Harry se fut rassis à table.

- Le secrétaire du Ministre. Je lui ai demandé de m'organiser une conférence de presse pour cette après-midi, répondit le brun d'un air satisfait.

- Une conférence ?! Carrément ! Tu ne trouves pas que c'est un peu… extrême ?

- Si je me contente d'un démenti dans la presse écrite, il ne sera pas publié avant demain…

- Potter, tu détestes la presse, donc si pour t'éviter une conférence il faut attendre demain, je survivrais, dit Drago avec lassitude.

Pourquoi fallait-il qu'il en fasse toujours trop ?

- Ce n'est pas seulement en rapport avec toi, assura Harry.

- En rapport à quoi d'autre alors ? interrogea le blond, perplexe.

- En rapport à cette saleté de Skeeter. A la fin de notre quatrième année, Hermione avait trouvé un moyen de pression pour qu'elle ne puisse plus écrire, exception faite de l'interview qu'on lui avait fait écrire pour le Chicaneur…, commença Harry.

Drago passa sur la culpabilité qu'il ressentait aujourd'hui en rapport à tous les mensonges qu'il avait raconté à cette commère pour faire du tort à Harry. Il en avait commis des erreurs envers le brun, mais celle-ci était l'une des pires. Ce qu'il avait raconté à Skeeter avait donné naissance à des articles bidons, visant à discréditer le Survivant et cela avait été repris l'année d'après pour le faire passer pour un déséquilibré. Drago se sentait chanceux que le brun ne tienne rancune qu'à la journaliste et pas à lui.

- Je m'étais toujours demandé pourquoi ses articles avaient cessés d'un seul coup, alors qu'elle avait plusieurs scoops à utiliser, dit Drago, déjà impatient d'entendre la suite de l'histoire.

Harry ne put réprimer un sourire devant l'impatience de son vis-à-vis. Au moins, il ne pensait plus aux calomnies dont il était victime.

- Tu connais les lois sur les animagi, je présume, et je sais que tu étais au courant de la forme que pouvait prendre Skeeter…

Harry n'eut même pas besoin de continuer que Drago faisait déjà le lien entre les paroles du brun.

- Elle n'était pas déclaré auprès du Ministère ?!

- Non, et Hermione a non seulement réussi à deviner qu'elle était une animagus, quelle en était sa forme, mais aussi à l'attraper alors que nous étions dans le Poudlard express, expliqua Harry.

- Elle lui a fait du chantage comme quoi si elle écrivait encore, vous la dénonceriez, devina le blond.

Harry opina avec un sourire en coin.

- Ça, c'est un comportement digne des Serpentard ! Par Salazar, Granger remonte dans mon estime ! s'esclaffa Drago.

- Il ne faut jamais se mettre Hermione Granger à dos, s'amusa Harry.

Drago ricana avant de reprendre.

- Comment se fait-il qu'elle puisse écrire aujourd'hui ? demanda-t-il au brun.

Harry afficha une expression de mépris que Drago n'était pas habitué à voir sur son visage, ce qui ne lui allait guère. Pendant leurs années d'école, il avait eu droit aux regards pleins de colère, mais jamais au mépris. Non pas qu'Harry ne l'avait jamais méprisé, Drago supposait juste que la colère avait toujours dominé leurs échanges.

- Elle a profité de la guerre pour se déclarer et pour bien couvrir ses arrières, elle a demandé une grâce pour ne pas que les années où elle avait été hors la loi lui portent préjudice. Le Ministre avait beau être un pantin de Voldemort, il n'en reste pas moins qu'il a été un Ministre officiel. Donc, nous avons perdu le moyen de pression que nous avions, termina le brun.

Drago acquiesça.

- Du coup, la conférence, c'est aussi pour la discréditer.

C'était une affirmation, non pas une question, montrant ainsi qu'il avait très bien compris où Harry avait voulu en venir avec son histoire.

- Exactement. Dès qu'il s'agit d'un article de Skeeter, je démens publiquement en faisant le plus de bruit. Même si, la plupart du temps, elle s'arrange pour rester dans la vérité, expliqua-t-il.

- Tu pourrais aussi l'attaquer, suggéra le blond.

- L'attaquer ?

- Bien sûr ! Elle insinue que tu es en mauvaise santé, tu es un personnage public, cela pourrait nuire à ta carrière ou même à ta vie privée, il y a préjudice.

- Oui, je suis avocat je te rappelle, je sais très bien que je peux l'attaquer et pour quel motif, mais je ne vois pas pourquoi je me lancerais dans ce genre de procédure…

- Laisse-moi réfléchir…

Drago pris un faux air pensif avant de poursuivre.

- Déjà, il y aurait pas mal de Gallions à la clef…

- J'ai déjà pas mal de gallions dans mon coffre, contra Harry.

- Ensuite, ça ternirait un peu plus la réputation de Skeeter…

- Pour la plupart, elle n'est déjà plus crédible depuis un bon moment.

- Et, pour finir, poursuivit Drago sans faire cas des interventions de Harry, lorsqu'il y a prononcé de dédommagements, c'est au journal qui emploie le journaliste incriminé de payer…

Harry ouvrit la bouche pour répliquer, mais ne trouva rien à redire, aussi, Drago en rajouta une couche.

- Selon toi, combien de Gallions la Gazette ou Sorcière hebdo accepteront-ils de payer avant de refuser de publier un article signé Rita Skeeter ?

Harry prit le temps de réfléchir à ce que lui disait le blond. C'était tentant, très tentant mais, tout de même, il n'avait pas envie de se lancer dans ce genre de choses…

- Pourquoi tu ne l'attaques pas toi ? Après tout, il y a diffamation, affirma Harry en pointant le journal du doigt.

Drago regarda le journal et laissa échapper un ricanement amer.

- Elle ne dit que la vérité…

- Tu sais bien que non ! Même dans tes pires années, tu n'as jamais été le monstre qu'elle dépeint ! s'insurgea Harry.

- Ok, elle exagère un peu la vérité, concéda Drago sans se dérider.

- Un peu ?! s'insurgea Harry.

Le brun n'en revenait pas que Drago en soit encore à se dénigrer de la sorte. Il avait pensé que le blond se sentait mieux, mais il commençait à en douter. A moins qu'il ne joue de ça pour cacher sa réelle préoccupation.

- Et si tu me disais plutôt ce qui t'inquiète vraiment ? Ne me fais pas croire que la moitié de ce qui est raconté dans ce journal te touche alors que tu sais très bien que c'est faux, finit par dire Harry.

Le blond soupira. Harry le connaissait très bien à présent, trop bien.

- Premièrement, je doute que le Magenmagot se range du côté d'un type avec mon passé et, deuxièmement, je n'ai pas envie que Skeeter se mette à fouiner pour savoir ce que j'ai fait de mon année avant de ressurgir de nulle part. Or, si je l'attaque et que je perds, elle se fera une joie de s'acharner sur moi et, lorsque Skeeter cherche, elle trouve ou elle invente, avoua Drago.

Harry ne dit rien mais n'en pensa pas moins. Il comprenait les appréhensions du blond, mais savoir que Skeeter pouvait s'en prendre à lui de la sorte sans qu'il puisse ou veuille se défendre le mit hors de lui. Cependant, si Drago ne pouvait rien faire, lui, il le pouvait.

- Je vais l'attaquer, décida le Survivant.

Drago le regarda d'un œil suspicieux.

- Pour quelle raison l'attaques-tu ?

- Les raisons que tu as toi-même soulignées, répondit Harry.

- Je croyais que tu ne voulais pas te lancer dans ce genre de procédure ?

- J'ai changé d'avis, tu as été très convaincant, dit Harry dans un haussement d'épaules désinvolte.

- Ne me prends pas pour un troll, Potter. Tu me prends encore pour une jouvencelle en détresse ! s'énerva Drago.

- N'importe quoi !

- Je n'ai besoin de personne pour me défendre ! s'écria Drago

- Très bien, parce que ce n'était pas mon intention ! Je vais l'attaquer pour ce qu'elle dit sur ma santé et si elle veut inventer des trucs pour toi, je ne ferais rien… à part lui envoyer des fleurs ! lui répondit Harry sur le même ton.

Le blond allait lancer une réplique assassine à Harry lorsque l'arrivée de Pansy par cheminette les interrompit.

- Bonjour Parkinson, heureux de voir que tu te sens à ton aise au point de débarquer chez moi sans prévenir ! dit Harry, contrarié.

- Hey Potter, je ne sais pas quel Billywig t'a piqué, mais parle-moi sur un autre ton, je ne t'ai rien fait, rétorqua Pansy, vexée par l'accueil d'Harry.

Harry soupira et adressa un petit sourire d'excuse à la Serpentard.

- Désolé Pansy, la blonde m'a mis de mauvaise humeur, expliqua Harry avec un sourire perfide à l'adresse de Drago.

Le blond comprit bien le lien entre « la blonde » et le fait qu'il ait utilisé le terme de « jouvencelle en détresse » un peu plus tôt et cela ne fit qu'accentuer sa contrariété, mais Pansy ne lui laissa pas le temps de répondre.

- Je voulais savoir si ça te disait de m'accompagner sur le Chemin de traverse. Je dois trouver…, commença Pansy.

- Non, répondit Drago avant même qu'elle n'ait fini.

- Pourquoi ?

Drago leva les yeux au ciel.

- Tu n'as pas lu la Gazette ? demanda-t-il.

- Bien sûr que j'ai lu la Gazette, c'est justement pour ça que je propose de te promener en public. Prouve à tout le monde que tu te fiches de tout ça…

- Non Pansy, c'est trop tôt…

- Je ne me souvenais pas de toi comme un peureux qui se cache chez lui, railla-t-elle.

- Fais attention à ce que tu dis, prévint Drago.

L'échange de regard entre les deux Serpentard était on ne peut plus meurtrier, tellement qu'Harry se sentit obligé d'intervenir.

- Peut-être que…

- La ferme ! crièrent-ils en même temps.

- Par Godric, je me tire, vous êtes tous cinglés chez les Serpentard ! marmonna Harry.

Le brun disparut dans la cheminée sans un regard pour les deux autres. Ils pouvaient bien s'entretuer, ça lui ferait des vacances. Il repensa avec nostalgie à la vie calme et sans surprise qu'il avait avant de tomber sur Drago dans cette ruelle… Non, il ne pourrait jamais regretter ce moment. Même si le blond pouvait être le pire des connards imbuvable de sa connaissance, jamais il ne regretterait de lui être venu en aide.

De leur côté, Pansy et Drago se défiaient encore du regard, jusqu'à ce que la brune laisse échapper un soupir de défaite.

- Ok Drago, fais comme tu veux, mais… Je cherche juste à t'aider.

- Je sais bien et je t'en remercie même si ta façon de faire laisse à désirer.

- J'ai toujours été comme ça, beau blond, c'est juste que tu t'habitues trop à te faire dorloter par un Gryffondor, se moqua Pansy.

- Personne ne me dorlote ! Un Malefoy n'est jamais dorloté, il est simplement traité avec respect, dévotion et crainte, rétorqua le blond avec un sourire en coin.

- Ouais, c'est vrai que Potter a toujours eu l'air de te craindre… Enfin bref, tu es sûr que tu ne veux pas sortir ?

- Certain. Je veux au moins qu'Harry ait fait le démenti avant d'envisager une sortie dans le monde magique.

- Qu'est-ce que je disais, il te dorlote, marmonna la brune.

- Je t'ai entendue !

- C'est au moins ça de gagné, tu n'es pas sourd !

Drago secoua la tête, un sourire amusé aux lèvres. Qu'est-ce que Pansy lui avait manqué... !


Voilà, voilà (oui, je dis souvent ça !)

Je vous embrasse (encore plus si vous me laissez un petit mot) et je vous dis à la semaine prochaine avec quelque chose qui vous plaira je pense (haha, j'aime vous faire mariner !).