Bonjour tout le monde,

Bonne lecture.


Chapitre 16


And now, I need to know, if it's real love,

Or is it just Madness keeping us afloat.

And when I look back at all the crazy fights we had,

It's like some kind of Madness was taking control.

Et maintenant, j'ai besoin de savoir, si c'est l'amour vrai,

Ou est-ce juste la folie qui nous maintient à flot.

Et quand je repense à tous les combats fous que nous avions,

C'est comme si une sorte de folie prenait le contrôle.

Madness - Muse


Harry se leva au matin avec une envie folle de ne pas sortir de son lit. Il ne pouvait même pas fuir au travail puisqu'aujourd'hui, c'était samedi. Il soupira puis repoussa sa couette avant de se lever et de gagner le salon. Il fut surpris autant que soulagé de ne pas y trouver Drago. A la place, il trouva un mot l'informant qu'il était parti chez Théo pour la journée, mais qu'il souhaitait discuter le soir même. Le brun se sentait partagé : heureux à l'idée d'échapper, du moins pour quelques heures à la confrontation, et déçu de ne pas trouver Drago présent dans la maison, là où il aimait le trouver depuis quelques temps.

Harry soupira et se prépara un café en se demandant quoi faire de sa journée. Il décida rapidement de passer celle-ci avec Teddy et fut content de son idée. Il n'y avait pas mieux pour ne pas penser à la soirée à venir que les rires et les cris de son filleul. Le petit lui montra ce qu'il avait fait à l'école des Petits Sorciers.

Neville avait fondé cet endroit quelques années après la guerre, avec le financement d'Harry et du Ministère. L'école accueillait tous les enfants n'ayant pas encore l'âge d'intégrer Poudlard et était ouverte à partir de trois ans. Cela visait à habituer les futurs étudiants à plus de sociabilité, sans distinction de maison.

Harry ne savait pas si cela était dû à cette école pour enfants ou simplement à la fin de la seconde guerre, mais l'entente entre les diverses maisons de Poudlard n'avait jamais été aussi bonne, selon McGonagall. Il y avait toujours l'esprit de compétition pour la coupe de Quidditch ou des Quatre Maisons, mais cela n'était plus un motif de bagarre ou de dispute.

Le brun se demanda si ses relations avec Drago auraient été aussi chaotiques dans cette ambiance. Sentant son esprit dériver vers le blond, Harry s'empressa de trouver une parade et alla chercher Teddy pour l'emmener manger une glace.

Lorsqu'il le déposa chez sa grand-mère en fin de journée et que l'heure de rentrer arriva, il se retrouva comme la veille, avec l'envie de retarder le moment fatidique. Mais au souvenir de l'accroissement de la colère de Drago lié à l'attente le jour précédent, il préféra ne pas traîner, il prit son courage à deux mains et transplana. Courage qui, pour une fois ne l'avait pas déserté.

- Salut, dit-il au blond, installé devant la télé.

- Salut, répondit celui-ci en éteignant l'appareil.

Harry alla prendre deux verres et sortit la bouteille de whisky pur-feu. Il déposa le tout sur la table basse et s'installa dans le fauteuil face à son colocataire.

- Tu as passé une bonne journée ? s'enquit-il après avoir servi les verres.

- Merveilleuse, répliqua rapidement Drago avec désinvolture. Alors, tu vas me dire ce qu'il t'a pris hier soir ?

Harry soupira et descendit son verre d'un trait avant de se resservir.

- Je ne suis pas gay, Malefoy.

Drago haussa un sourcil et retint un soupir de lassitude devant ce que venait de dire le brun. Croyait-il vraiment que tout se résumait à cela ? Il décida qu'il ne le laisserait pas quitter cette pièce avant de l'avoir poussé à se remettre un peu en question.

- D'accord, mais ce n'est pas ce que je t'ai demandé.

- Je ne sais pas ce que c'était… Ce que je sais, c'est que je ne suis pas gay et que tu es un homme…

- Donc, techniquement, si je suis ton raisonnement, tu ne devrais pas avoir envie de m'embrasser, dit Drago avec pragmatisme.

- Voilà, répondit simplement Harry.

- Pourtant, tu l'as fait, tu en as eu envie et je crois que ce n'est pas la première fois que tu ressentais ça, continua le blond.

- Oui.

- Oui quoi ? insista-t-il.

- Oui, je t'ai embrassé. Oui, j'en ai eu envie et encore oui, ce n'était pas la première fois, détailla le brun avec une colère montante.

Il se torturait déjà assez pour comprendre ce qu'il lui arrivait, sans devoir en plus supporter les questions et l'insistance du blond.

- Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? interrogea Drago en voyant que le brun restait silencieux après son aveu.

- Ça veut dire que c'était juste une erreur, pas de quoi fouetter un fléreur, répondit Harry en se levant pour se rendre dans la cuisine.

- Tu n'as pas apprécié ?

- Pardon ?! s'exclama Harry.

- Est-ce que tu as apprécié le baiser ? redemanda Drago.

- Je… De toute façon ce n'était pas vraiment un baiser… Ce n'était pas désagréable, mais ça ne se reproduira pas…

Le blond leva les yeux au ciel.

- Donc, tu as apprécié ce qu'il s'est passé, mais le fait que je sois un homme te dérange au point de ne plus retenter l'expérience ? s'enquit Drago en haussant un sourcil.

Harry ouvrit la bouche pour répliquer, mais la referma, soufflé par la question du blond. Etait-il du genre à repousser un homme juste parce qu'il était… Un homme ? Après tout, quelle importance d'être hétéro ou gay, du moment qu'il était heureux.

- Je… Non, je ne pense pas… Je ne sais pas, bafouilla-t-il, complétement perdu.

Harry secoua la tête. Là n'était pas la question de toute façon, il n'était même pas sûr d'avoir apprécié le baiser de la veille, il avait été bref et empressé.

Alors qu'il était plongé dans ses pensées, il ne fit pas attention au blond qui s'était rapproché de lui et ne se rendit compte de sa proximité que lorsque celui-ci s'empara de son poignet.

Il se retourna et fit face au regard déterminé et peut-être un peu joueur de Drago. Avant qu'Harry n'ait pu esquisser le moindre geste, les lèvres de son vis-à-vis se posèrent sur les siennes, doucement, tendrement.

Le brun aurait pu se dégager, le blond ne le maintenait pas, il ne forçait pas le baiser. Il suffisait à Harry de reculer un tant soit peu la tête pour briser l'union de leurs lèvres et pourtant, il n'en fit rien.

Bien au contraire, il vint coller son corps contre celui de l'ancien Serpentard et posa ses mains autour de sa nuque pour rendre le baiser plus intense.

Encouragé par la réaction positive d'Harry, Drago fit courir sa langue sur la lèvre inférieure d'Harry qui entrouvrit sa bouche sans aucune hésitation. Le blond plaça une de ses mains sur la taille du brun et l'autre dans ses cheveux, les caressant doucement alors que leurs langues jouaient l'une avec l'autre.

Le baiser n'avait rien de comparable avec celui de la veille, il était consenti par les deux et n'avait rien d'empressé. Il avait d'abord été doux, tendre pour devenir plus sauvage, plus urgent.

Lorsque le souffle vint à lui manquer, Drago se recula légèrement, mettant ainsi un terme à la magie du moment. Harry reprenait peu à peu pied avec la réalité et ce qu'il venait de se passer. Le blond eut juste le temps de lui chuchoter quelques mots à l'oreille.

- Voilà, là, c'était un vrai baiser. A toi de savoir ce que tu comptes en faire.

Harry se recula, les doigts sur ses lèvres, ses yeux rivés sur celles de Drago. Il semblait complétement perdu, encore et toujours. Il devait savoir, comprendre et une seule idée lui vint en tête, il devait sortir d'ici.

Sans un mot pour Drago, il quitta précipitamment l'appartement. Le blond ne chercha pas à le retenir, il pouvait presque deviner ce qui agitait l'esprit d'Harry et il savait déjà ce qu'il allait faire. Le brun allait sortir, rencontrer une fille ou peut-être en contacter une directement. Il allait boire pour oublier ses lèvres, il embrasserait cette fille pour tenter de se prouver que ce baiser n'était rien. Il irait peut-être plus loin pour essayer d'occulter le fait qu'il s'était agrippé de toutes ses forces pour faire durer le contact et il finirait par rentrer.

Par contre, Drago ne pouvait pas deviner les conclusions que tout ça apporterait, mais ce qui était sûr, c'est qu'Harry rentrerait un peu moins perdu que lorsqu'il était parti. Du moins, il l'espérait.

Le brun erra un moment dans les rues de Londres avant de se décider sur ce qu'il devait faire. Il sortit son téléphone et parcouru son répertoire avant de s'arrêter sur le contact qu'il cherchait et de lancer la communication.

- Salut Harry, je suis surprise de ton appel ! s'exclama la personne au bout du fil.

- Salut Ginny, ça te dit qu'on aille prendre un verre ? proposa-t-il sans préambule.

- Avec plaisir, mais pourquoi ne viendrais-tu pas directement chez moi ?

- Ça marche, accepta Harry sans hésitation.

Il attendit que la jeune femme lui envoie son adresse et transplana non loin de là. Il regarda les portes afin de trouver le numéro indiqué par la rouquine et sonna une fois à destination.

- Harry, ça fait plaisir de te voir, dit-elle en déposant un baiser sur sa joue.

- Salut Ginny, ça va ?

- A merveille, répondit-elle en le laissant entrer.

Le brun jeta un regard autour de lui. L'appartement était très bien décoré, plutôt spacieux. Il posa sa veste sur le divan et se tourna vers Ginny. Elle était belle, il ne pouvait pas le nier, elle l'avait toujours été.

- Qu'est-ce que tu veux boire ?

- Whisky ?

- J'ai ça.

La rouquine ramena les deux verres et la bouteille de whisky pour Harry, ainsi que de la bièraubeurre pour elle. Le brun but son verre d'un trait avant de resservir. Harry lança la discussion sur des sujets triviaux et eut l'impression de retrouver la Ginny naturelle du début de leur relation. Celle de qui il était tombé amoureux.

Malefoy pouvait bien dire qu'elle n'était qu'une profiteuse, il savait qu'elle n'avait pas toujours été ainsi. La jeune femme avec qui il était sorti lors de sa sixième année n'avait rien à voir avec la jeune femme qu'elle était devenue au fil des ans.

Elle s'était simplement perdue au fil du temps. La guerre, le deuil, les épreuves l'avaient changée, pas forcément en bien, il devait l'avouer. Pourtant, en cet instant, il retrouvait sa Ginny et même s'il ne l'aimait plus, cela lui faisait du bien.

Harry descendait les verres à une vitesse plutôt impressionnante et, au plus, la bouteille descendait, au plus il devenait enjoué.

- Harry, qu'est-ce qui t'arrive ? s'inquiéta-t-elle au bout d'un moment.

Bien qu'elle fût heureuse de le voir chez elle, elle ne comprenait pas son comportement. Il ne semblait pas bien aller et, dans de telles circonstances, il se tournait généralement vers Ron ou Hermione, mais sûrement pas vers elle.

- Si je te le dis, tu me promets de ne pas le répéter ? C'est un secret, chuchota-t-il en mettant son index devant sa bouche, l'alcool altérant ses capacités.

- Je sais que j'ai souvent mal agi avec toi, mais il me semble que je ne t'ai jamais trahi de cette façon, rétorqua-t-elle, vexée.

- Je crois que je suis attiré par un homme, confessa Harry sans préambule.

Ginny ouvrit de grands yeux, choquée de la révélation. Harry Potter, le Survivant, l'Élu, son ex petit copain, était peut-être gay ! Ce n'était pas possible, la population allait en faire une attaque. Le sex-symbol de leur génération ne pouvait pas préférer les hommes, c'était impossible. Tout d'un coup elle sembla comprendre la raison de sa présence, il n'était pas venu vers elle par hasard.

- Tu es venue à moi pour comparer ?! demanda-t-elle, ne sachant pas si elle devait se sentir honorée ou vexée.

- Oui, mais finalement, je passe une bonne soirée grâce à toi, ça ne serait pas correct.

- Ouais, enfin, tu passes surtout une bonne soirée grâce au nombre de verres que tu as bu, fit-elle remarquer, bougonne.

Harry pouffa et Ginny vint s'installer à côté de lui.

Elle avait passé de bons moments auprès de lui, mais au fil du temps, elle avait commencé à s'ennuyer. Harry se dirigeait tout droit vers une existence bien rangée, il n'aspirait qu'à une vie calme et paisible et elle s'était sentie comme… étouffée.

Alors oui, elle avait déconné à plein tube et, le temps qu'elle se rende compte de ce qu'elle avait perdu, il était déjà bien trop tard. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'espérer que, peut-être un jour, il lui reviendrait. Elle devait savoir. S'il était vraiment attiré par un homme, alors elle saurait que tout était vraiment et définitivement terminé.

- Embrasse-moi, dit-elle.

- Quoi ?!

- Tu es venue pour ça, non ? Alors embrasse-moi !

Elle avait presque autant besoin de savoir que lui.

- Non, ça n'est pas bien. Je ne peux pas me servir de toi…

- Puisque tu as mon consentement, fais donc, l'encouragea-t-elle.

Harry la regarda un moment et posa doucement sa main sur la joue de la jeune femme avant de poser ses lèvres sur les siennes. Harry attendit la montée d'adrénaline, l'envie de plus, l'impression de légèreté qu'il avait ressentie plus tôt, mais en vain.

Il approfondit le baiser malgré tout et serra Ginny contre lui, mais il n'y avait rien à faire, l'image de Drago flottait dans son esprit, comme pour le narguer. Aussi, il mit fin au baiser.

- Je suis désolé, Gin.

Elle lui offrit un petit sourire triste et haussa les épaules.

- Malefoy ? devina-t-elle.

Les connections n'étaient pas compliquées à faire, ils avaient toujours eu un lien spécial, même si à l'époque, cela se traduisait par des coups bas, des disputes et des bagarres. Mais à présent qu'ils s'entendaient assez pour cohabiter, les choses avaient forcément évoluées autrement.

- Gin, n'en parle jamais, s'il te plaît.

- Promis. Je te remets un verre ?

Harry acquiesça et Ginny orienta la discussion sur des sujets plus légers, bien loin des confidences que son ex venait de lui faire.

Plus tard, malgré les mises en garde de la rouquine, Harry quitta son appartement dans l'intention de repartir chez lui. Il essaya de transplaner, mais se vautra lamentablement au sol. Avec difficulté, il se leva et commença à marcher en ronchonnant sur le sol inégal.

Il sortit son téléphone dans le but d'appeler Drago, mais l'appareil lui échappa des mains. Il se mit à quatre pattes au sol pour chercher le maudit engin jusqu'à ce qu'une voix l'interpelle.

- Monsieur, tout va bien ?

Il leva son regard pour voir un vieil homme assez inquiet.

- Je vous ai vu faire l'idiot avec un bout de bois et tomber puis maintenant… Je peux peut-être vous aider à contacter quelqu'un, proposa l'homme.

- Si je retrouve mon téléphone…

L'homme s'abaissa et ramassa ledit appareil.

- Qui faut-il appeler ?

- Dago… Non… Drago… Drago Malefoy.

- Drôle de prénom, tout comme le nom d'ailleurs, fit remarquer l'homme avant de lancer l'appel.

Il expliqua la situation et le lieu où se trouvait le brun. L'homme raccrocha.

- Ce n'est pas la gentillesse qui étouffera votre ami, dit le vieil homme pour faire la discussion.

- Ça, c'est sûr, pouffa Harry.

Le sauveur d'Harry fut stupéfait lorsque, moins de deux minutes après avoir raccroché, le brun s'exclama :

- Drago !

- Alors Potter, on a fait des folies ? demanda le blond, moqueur.

Harry ne répondit pas, trop occupé à tenter de se mettre debout pour ça. Le blond s'empara de son bras et l'aida à tenir.

- Merci, dit-il à l'homme qui ne s'était toujours pas remis de sa stupeur.

- Mais, vous avez fait vite !

- Oui, je vis juste dans la rue, là-bas, mentit Drago.

- Ah, d'accord. Bon, et bien, bonne soirée… enfin, si je puis dire, conclut l'homme en jetant un coup d'œil à Harry qui s'appuyait complétement sur le blond.

L'homme rentra chez lui et Drago se mit en marche tant bien que mal, en soutenant le brun.

- Franchement Potter, il n'y a que toi pour te mettre dans un état pareil et pour te faire secourir par un moldu !

- J'ai pas réussi à transplaner, le sol était bizarre, confia-t-il.

- Le sol hein ? demanda Drago avec un sourire en coin.

Ils venaient d'atteindre une ruelle déserte et étaient assez loin pour être certains que le vieux moldu ne puisse plus les voir. Ainsi, Drago tint Harry plus fermement et transplana. Le brun tituba légèrement, mais le blond le retint avant qu'il ne se vautre une nouvelle fois par terre.

Harry s'agrippa à la chemise de Drago et le regarda dans les yeux.

- Drago, tu tournes.

Le blond ne put retenir un petit rire alors qu'Harry posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser maladroit.

- Potter, tu es ivre et, surtout, tu pues l'alcool et le parfum de femme, il est hors de question que je te laisse me bécoter dans ces conditions.

- Fais pas ton précieux ! bafouilla le brun.

Le blond leva les yeux au ciel et laissa Harry dans le canapé afin de partir chercher une potion anti-gueule de bois. Cela l'endormirait et ferait en sorte qu'il se lève sans les mauvais effets d'une cuite. Il farfouilla dans toute la salle de bain avant de trouver où Potter rangeait ses fioles d'après cuite. Lorsqu'il revint, il ne trouva pas Harry là où il l'avait laissé, ni dans sa chambre. Il le trouva finalement étendu sur le lit de Drago.

- Ne te gêne pas, Potter ! s'exclama Drago.

- Dragooo, dit le brun d'une voix presque agonisante.

- Quoi ? demanda-t-il amusé.

Le blond s'assit aux côtés d'Harry et ouvrit la fiole, prêt à la lui donner.

- Je crois que j'ai trop bu.

- C'est possible ! répondit Drago sur un ton moqueur. Tiens, bois ça.

Harry ne fit aucune difficulté et but la totalité de la fiole.

- Drago ?

- Quoi encore ?!

- Tu restes avec moi ?

Le blond leva les yeux au ciel mais se leva, contourna le lit et s'allongea avec lui. Le brun vint se blottir contre lui, posant sa tête contre son torse.

- Tu m'as pris pour ton nounours ?! s'insurgea Drago.

Pourtant, malgré sa réflexion, il passa ses bras autour du brun et le colla un peu plus à lui. Repensant aux paroles de Pansy, sur le fait que Potter le dorlotait. A l'heure actuelle, il ne savait plus trop qui dorlotait l'autre, mais il se promit que jamais son amie n'apprendrait ça. Elle serait tout bonnement intenable dans le cas contraire.

- Tu sens bon, ça m'apaise, lui apprit Harry.

Le blond ne répondit rien, commençant à fermer les yeux.

- Drago ?

- Par Salazar, ces potions sont censées t'endormir !

- Hermione a réussi à amoindrir cet effet indésirable.

- Indésirable… Ça dépend pour qui, ronchonna le blond.

Le silence se fit quelques secondes avant qu'Harry ne reprenne.

- Drago ?

- Quoi ?! demanda le blond exaspéré.

- Tu veux pas m'embrasser ?

- Peut-être quand tu auras meilleure haleine. Maintenant ferme-la et dors. Sinon je te renvoie dans ta chambre, menaça Drago.

- T'es même pas drôle, marmonna Harry.

Cette fois, le brun ferma les yeux et Drago le sentit se détendre entre ses bras. Peu de temps après, le blond sentit le sommeil le gagner à son tour.


Merci à tous,

A vendredi prochain.

Bizzzz.