Bonjour et merci à tous pour vos réactions au précédent chapitre. Je suis heureuse que mon idée vous plaise.
Rra :
Lils : Je suis tout à fait d'accord avec toi, nos parents sont ceux qui nous élèves, peu importe le sang. Ceci dit, je voulais que ça soit ainsi dans cette fanfiction. Ça ne veut pas dire que ce sera toujours ainsi dans mes autres Drarry ;) Merci beaucoup.
Chapitre 34
On s'en fout, on n'y va pas,
On n'a qu'à se cacher sous les draps.
On commandera des pizzas,
Toi, la télé et moi.
On appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose,
On n'a qu'à dire à tes amis,
Qu'on les aime pas et puis tant pis.
Le dîner - Bénabar
Drago était on ne pouvait plus irrité mais surtout, nerveux. Lorsque Harry lui avait parlé de l'invitation des Weasley pour le 25 décembre au repas de midi, il avait pensé y échapper facilement. Il s'était caché derrière sa sœur, disant qu'il souhaitait passer la journée de Noël auprès d'elle, pour la première fois de sa vie. Harry avait tout de suite compris son désir et il avait informé Molly qu'ils ne pourraient pas être présent ce jour-là.
Ils fêteraient la soirée du 24 chez Blaise et Hermione, entre amis et le 25 au repas de midi chez Théo, avec Lyanna et Harry. Le planning des fêtes était bouclé et Drago avait échappé à un repas chez les Weasley. Il avait pensé être tranquille au moins jusqu'au nouvel an.
Il n'avait plus de répugnance à l'égard de cette famille mais il n'avait aucune envie d'aller chez eux et de faire comme s'il n'avait pas passé sa jeunesse à cracher sur leur nom. De plus, répugnance ou non, les réunions de famille bruyantes, comme il les imaginait chez les Weasley, n'étaient clairement pas le genre de repas qu'il pouvait apprécier. La présence de Ginny n'arrangeait rien non plus.
Tout à sa joie d'avoir réussi à reporter son calvaire à plus tard, il tomba de haut lorsqu'Harry revint en lui disant qu'ils étaient invités pour le dimanche qui venait.
Il ne trouva rien à dire car Harry savait très bien que, l'un comme l'autre, ils n'avaient absolument aucune obligation. Alors, sachant très bien que cela blesserait Harry s'il refusait sans vraie raison, Drago accepta. Il aurait bien aimé être encore celui qui se foutait de blesser autrui, ne pensant encore qu'à lui mais non. Le bonheur d'Harry comptait bien plus qu'il ne le laissait croire. Son petit-ami aimait ces gens comme s'ils étaient sa famille alors lui, il devait faire l'effort de supporter leur présence de temps à autre.
Drago se trouvait devant son miroir, tenant dans une main un costume comme ceux qu'il portait souvent et de l'autre, un jean avec un pull vert. Que devait-il mettre ? De son avis, il fallait toujours être présentable lorsque l'on était invité mais d'un autre côté, il était presque sûr de détonner dans son smoking. Il était déjà suffisamment mal à l'aise, pas besoin d'en rajouter avec une tenue inadéquate.
Il croisa le sourire d'Harry dans le miroir. Celui-ci se tenait derrière lui. Il déposa un baiser sur sa joue et en profita pour reprendre le costume que Drago tenait et le ranger dans le placard d'où le blond l'avait sorti, faisant le choix pour lui.
Drago se fia au jugement de son amant. Jamais il n'aurait fait une telle chose en temps normal, sachant très bien que ses goûts étaient plus sûrs que ceux d'Harry. Mais là, il s'agissait d'un repas chez les Weasley et son petit-ami savait mieux que lui ce qu'il convenait de porter.
- Prends plutôt ton pull gris, conseilla ensuite le brun. Le vert te va bien mais dans une maison remplie de Gryffondor, ça risque d'attirer l'attention, s'amusa Harry en lui faisant un clin d'œil.
Drago reposa le pull en question et enfila le gris, comme Harry le lui avait conseillé, même s'il doutait que le vert puisse attirer encore plus l'attention sur lui. Un Malefoy à la table des Weasley, il serait déjà mis en avant.
Harry vint l'enlacer une fois qu'il fut habillé.
- Merci d'avoir accepté. J'imagine bien que ça n'est pas de gaieté de cœur que tu l'as fait. Ils sont importants pour moi et maintenant… toi aussi tu l'es, alors merci, dit Harry, le regard fuyant.
Drago se contenta d'un haussement d'épaules désinvolte. Il était touché par ce que venait de dire Harry mais il était toujours très mal à l'aise lorsqu'il s'agissait d'exprimer ses émotions. Heureusement, le brun le comprenait très bien et savait voir par les intentions de Drago ce qu'il ne parvenait pas à dire.
- Je suis prêt, lança Drago quelques minutes plus tard.
- Allons-y alors ! dit Harry avec entrain.
Drago voyait que le brun aussi était nerveux, peut-être pas autant que lui, mais fébrile tout de même. - Si jamais tu ne te sens pas à l'aise ou si quelqu'un se montre désagréable envers toi, tu n'auras qu'un mot à dire et on partira, l'avertit Harry.
Le Survivant pensait surtout à Ginny, il n'avait pas de doutes concernant les autres membres de la famille. Il était même persuadé que Molly ferait tout pour que Drago se sente bien, elle en ferait peut-être trop d'ailleurs, mais cela partirait d'une bonne intention.
- Ça va Potter, je ne suis pas en sucre ! J'ai survécu à la présence de Tu-sais-qui chez moi, je saurais survivre à un repas chez les Weasley, répondit sèchement Drago.
Harry ne s'offusqua pas du ton que venait de prendre Drago. Il le connaissait bien à présent et savait qu'il supportait mal qu'on le ménage. Il savait que Drago pensait que lorsqu'on le ménageait, c'était parce qu'on ne le pensait pas suffisamment fort pour faire face. Pourtant, lorsque Harry essayait de l'épargner, c'était simplement parce qu'à son goût, Drago en avait déjà assez vécu. C'était également parce qu'il ne supportait pas de voir quelqu'un s'en prendre à lui.
Sans rien dire, Harry se tourna vers la porte, prêt à partir mais il fut retenu par la main de Drago.
- Désolé, je ne devrais pas te parler sur ce ton quand tu cherches juste à me protéger, lâcha le blond.
Harry adressa un sourire à son vis-à-vis avant de l'embrasser tendrement.
- Te protéger ?! Pour le coup, c'est plutôt moi que je protège. Tu n'as pas idée de ce que je pourrais faire sous le coup de la colère si quelqu'un s'en prenait à toi, avoua Harry.
Drago prit la main d'Harry dans la sienne et le regarda avec un sourire en coin.
- Personne ne s'en prendra à moi ou ça ne restera que des mots. J'ai connu pire et je m'en remettrais alors inutile de mordre mon petit lion, railla Drago. Bon, on devrait y aller avant que je ne te propose un plan sous la couette pour échapper à ce repas.
Harry pouffa et se rapprocha de Drago.
- On pourra très bien faire ça à notre retour, s'amusa le brun.
- Tout l'avantage de ce chantage était d'éviter le déplacement, ronchonna Drago.
- Il y a un autre avantage, susurra Harry à son oreille.
- Ah oui, lequel ? demanda Drago avec un sourire en coin.
- L'extase !
Le blond prit la main d'Harry et l'entraîna à l'extérieur de l'appartement.
- Allons-y, au plus vite on y sera, au plus vite on pourra rentrer, décréta l'ancien Serpentard.
Harry prit les commandes pour transplaner jusqu'au Terrier, guidant Drago qui ne connaissait pas l'endroit où vivaient les Weasley. Le blond regarda la maison et se dit que bien que ses moqueries étaient vraiment mesquines à l'époque de Poudlard, elles n'en étaient pas moins véridiques. La maison était tordue et avait l'air d'avoir été construite avec des matériaux douteux. Le blond était persuadé qu'elle ne tenait debout que grâce à la magie.
Lui qui avait grandi dans un manoir, inutile de dire que cette maison n'était pas du tout dans ses goûts. Toutefois, il se retint de faire un commentaire. Il savait qu'Harry n'apprécierait pas.
Ils passèrent la clôture et traversèrent le jardin. Là encore, Drago se dit qu'il n'était pas du tout fait pour lui plaire. Au manoir Malefoy, il n'y avait que des plantes bien entretenues, un gazon sans aucune imperfection. Ici, tout semblait à l'état sauvage et là, ça n'était pas qu'une question de moyen. N'importe qui pouvait avoir un joli jardin du moment qu'il y mettait un peu d'huile de coude.
Drago secoua la tête, qu'importe l'état du jardin ou de la maison, il n'était pas là pour en juger mais plutôt pour apprendre à connaître ses habitants, en mettant de côté tout ce que son père lui avait toujours dit sur cette famille.
Ils s'arrêtèrent devant la porte d'entrée. Harry déposa un bref baiser sur les lèvres de son amant, lui adressa un dernier sourire encourageant avant de frapper.
La matriarche des Weasley ne tarda pas à leur ouvrir. Elle étreignit Harry avec force en déposant un baiser sur sa joue. Drago fut surpris par tant d'expansivité. Sa mère, bien que plus chaleureuse que les apparences ne le montraient, n'aurait jamais accueilli quelqu'un de la sorte, pas même lui.
Harry pénétra dans la maison et Molly se tourna vers Drago. Après un bref instant d'hésitation, elle se pencha pour lui faire une bise. Drago lui fut reconnaissant de ne pas l'étreindre comme elle l'avait fait à Harry, il n'était pas sûr d'apprécier ce genre de familiarité venant d'une personne qu'il ne connaissait pas. Même la bise lui semblait de trop mais il comprenait que c'était la manière que la mère Weasley avait choisie pour lui faire savoir qu'il était le bienvenu. En se contentant d'une poignée de main, il aurait pu se sentir de trop.
- Bonjour Drago, entre, sois le bienvenu, dit-elle avec un sourire sincère.
Le blond la remercia doucement et entra. Il se retenait de prendre ses jambes à son cou et seuls le sourire d'Harry et la bienveillance de Molly Weasley lui permirent d'avancer jusqu'au salon.
Drago fut frappé par l'intérieur de la maison. Rien ne semblait à sa place : les meubles, les murs, rien ne s'accordait. Clairement, la décoration intérieure aurait fait pâlir sa mère qui, pourtant, était déjà bien pâle. Malgré tout, Drago se sentit bien même s'il était toujours extrêmement tendu. Il n'aurait pas dit qu'il se sentait comme chez lui, car il était évident qu'il aurait eu plus de goût mais la maison était chaleureuse.
En fait, tout contrastait avec la perfection du manoir dans lequel il avait grandi mais ça n'était pas étonnant. Le manoir ressemblait à ses parents : froid, austère, tandis que la demeure des Weasley respirait la chaleur et la bienveillance de ses habitants.
Drago regarda Harry saluer tout le monde avec entrain et décontraction, signe qu'il se sentait à sa place en ces lieux, tandis que lui restait planté à l'entrée du salon, ne sachant pas s'il devait aller vers les invités ou attendre qu'ils viennent à lui.
Arthur Weasley décida de s'approcher et de serrer la main du blond.
- Bonjour Drago, sois le bienvenu. Fais comme chez toi, dit le patriarche d'un ton chaleureux avant d'ajouter, plus doucement : Et surtout, dépêche-toi de profiter des petits fours, je ne sais pas si on pourra retenir longtemps l'estomac de Ronald.
Drago sourit au maître de maison et s'avança à la rencontre des autres.
Il serra la main de Ron. Ça n'était pas la première fois qu'ils se revoyaient. Lors de soirées chez Blaise et Hermione, il était souvent présent. Ils avaient mis de côté le passé. On ne pouvait pas dire qu'ils s'appréciaient mais il n'y avait plus d'animosité entre eux.
Drago s'approcha ensuite de celui qu'il connaissait pour avoir été préfet et préfet-en-chef lors de ses premières années. Le blond se remémora son prénom en se souvenant d'une blague qu'il avait faite avec ses amis sur les trois « P » Percy le Préfet Pompeux. Il se retint de rire à cause du souvenir et le salua. Il semblait à Drago que Percy avait toujours des manières pompeuses. Il lui présenta ensuite son épouse, Audrey, elle lui était parfaitement inconnue.
Il passa ensuite à George. Il le connaissait car il était l'un des Weasley à avoir été à Poudlard en même temps que lui, deux années au-dessus s'il se souvenait bien. A côté de lui se trouvait Johnson, Angelina, une poursuiveuse de l'équipe de Gryffondor.
Ensuite, l'un des aînés, avec qui Drago n'était jamais allé à l'école, se présenta. Si Drago ne le connaissait pas, il comprit à ses cicatrices qu'il était le Weasley qui avait été blessé à cause de lui, le soir où il avait fait entrer les Mangemorts à Poudlard, lors de sa sixième année. Il salua ensuite Fleur, la championne de Beauxbâtons lors du tournoi des trois sorciers.
Il finit par se retrouver devant Ginny, la seule qu'il n'avait vraiment aucune envie de voir. Elle ne lui tendit ni sa joue, ni sa main. Pour le coup, Drago lui en fut reconnaissant. Il se contenta d'un signe de tête auquel elle répondit à peine. Le blond devait s'avouer qu'ils avaient au moins un point commun : chacun était jaloux de l'autre par rapport à Harry.
La tension entre les deux ne passa inaperçue pour personne. Molly adressa un regard d'avertissement à sa fille qui se contenta de l'ignorer et Harry se rapprocha de Drago pour lui caresser discrètement la main.
Le brun voulait que son amant comprenne qu'il n'avait aucune raison de jalouser Ginny, elle faisait partie de son passé. A présent, il ne ressentait plus que de l'affection pour elle. Elle était son premier amour, elle était la sœur de son meilleur ami. Rien de plus, rien de moins.
Arthur demanda aux deux derniers arrivants ce qu'ils voulaient boire et les servit. Un silence inconfortable s'installa mais il fut brisé par Audrey, l'épouse de Percy.
- La dernière fois que nous nous sommes vus, Harry m'avait dit que tu étais à la Haute Académie de potions. Tu t'y plais ? demanda-t-elle à Drago.
- Oui, ils sont très compétents et nous avançons bien, répondit aimablement Drago.
- Ils sont très sélectifs, c'est ça qui fait l'excellent niveau de leurs cours et qui explique la bonne avancée, année après année. J'y ai passé cinq ans afin d'obtenir le niveau requis pour devenir maître des potions, expliqua-t-elle.
Il y avait plusieurs niveaux dans le milieu des potions. Le plus bas, permettait seulement de vendre. Grâce à lui, on pouvait ouvrir sa boutique mais il fallait se fournir chez une personne compétente. Le niveau juste au-dessus permettait de concocter et de vendre ses propres potions, c'était celui que visait Drago. Les maîtres de potions pouvaient, en plus, enseigner la matière.
- Tu es maître des potions ?! demanda Drago soudain très intéressé en se rapprochant d'Audrey.
- Oui, répondit-elle, amusé par le dynamisme du blond.
Commença alors une discussion animée sur le sujet, sur l'Académie où ils étaient ou avaient été et sur ce qu'ils comptaient faire. Si Audrey pouvait enseigner, elle n'en avait pas encore eu l'opportunité mais comme Slughorn partait à la retraite à la fin de cette année scolaire, elle espérait intégrer Poudlard dès le mois de septembre.
Harry resta quelques minutes aux côtés des deux passionnés de potions avant de quitter son amant pour rejoindre George et Ron qui discutaient à propos de la boutique.
Grâce à Audrey, Drago se sentait à présent parfaitement détendu. Il était encore en train de discuter avec elle lorsque Molly leur dit qu'il était temps de passer à table. Des potions, ils passèrent au poste qu'espérait obtenir la femme de Percy. Drago lui raconta ce que Lyanna lui avait dit de l'enseignement à Poudlard. Là, ils furent rejoints dans leur conversation par les autres personnes présentes, à l'exception de Ginny.
- J'ai eu l'occasion de rencontrer ta sœur il y a quelques jours alors qu'elle accompagnait Harry sur le chemin de Traverse. C'est une jeune femme qui m'a l'air très sympathique, dit Molly à l'intention de Drago avec un sourire gentil.
- Elle l'est, répondit le blond avec l'un des rares sourires attendrit qu'il pouvait avoir.
- La pauvre, elle n'a pas une histoire facile, concéda Molly. Enfin, aujourd'hui ça s'est arrangé, c'est l'important.
- Elle a été légitimée, est devenue millionnaire et propriétaire d'un Manoir alors qu'elle était bâtarde jusqu'à récemment. Une chose est sûre, on ne pourra jamais nier qu'elle est une vraie Malefoy, elle a le même talent pour faire tourner les situations à son avantage, lança Ginny.
Drago sentit la fureur le gagner, seule la main d'Harry parvint à le calmer suffisamment pour s'en tenir à lui répondre, sans se servir de sa baguette pour lui faire payer ce qu'elle venait de dire.
- Mon père a reçu le baiser du Détraqueur. Il l'avait mérité, certes, mais on ne peut pas dire qu'il ait fait tourner la situation à son avantage. Ma mère, qui pourtant avait aidé Harry, est morte en prison. Moi, j'ai fait cinq années à Azkaban et une année dans la rue, sans magie, sans abri, sans rien. Alors ne viens pas me dire que les Malefoy s'en sortent toujours à bon compte, dit-il d'une voix froide.
Ginny se contenta d'hausser les épaules, rappelée à l'ordre par le regard noir de ses parents. Drago n'en revenait pas de s'être laissé atteindre de la sorte. Il avait dit tout ça sans réfléchir, dévoilant ainsi une partie de sa vie dont il n'avait parlé qu'à Harry et Lyanna. S'il pensait que l'ensemble des Weasley ne le jugeraient pas et garderaient ça pour eux, il avait de gros doutes concernant Ginevra.
Cependant, il était trop tard maintenant, il ne pouvait pas ravaler ses mots. Un silence s'installa à la table, personne ne sachant quoi faire après ce qu'il venait de se passer. Finalement, ce fut Ron qui y mit fin en demandant simplement à Drago de lui passer le sel.
Les conversations reprirent doucement jusqu'à la fin du repas où, sans consulter Drago, Harry décréta qu'il était temps de partir. Le blond suivit avec plaisir. Malgré les apparences, il se retenait encore de réduire cette maudite rouquine à néant.
Non seulement elle s'était permise d'insulter Lyanna de bâtarde mais en plus, ses insinuations sur la façon dont les Malefoy se sortaient toujours des ennuis avait remué des choses à l'intérieur de lui.
Sa mère était morte, bien sûr, il avait appréhendé cette réalité depuis bien longtemps mais il avait toujours soigneusement évité d'y songer. Encore plus depuis que tout allait si bien dans sa vie. Aujourd'hui, il était obligé d'y penser et il réalisait qu'il n'avait jamais rendu visite à sa mère.
Il savait que Lyanna avait réussi à obtenir l'autorisation de s'occuper des deux enterrements et que ses parents reposaient au cimetière sorcier de Pré-au-Lard. Elle le lui avait dit peu après son retour. Elle lui avait même proposé de l'accompagner pour fleurir les tombes mais Drago avait refusé prétextant une surcharge de son emploi du temps. Lyanna avait compris qu'il mentait mais n'avait pas insisté.
Drago ne se sentait pas prêt à se retrouver devant la tombe de Narcissa. Il savait qu'elle était sous terre, dans un cercueil en bois. Il savait que s'il voulait lui parler, il se retrouverait devant une pierre froide et non pas devant son beau visage. Il savait tout ça mais il n'était pas prêt à le (la ?) voir.
Lorsqu'ils arrivèrent à l'appartement, Drago s'excusa et partit de son côté. Il fut reconnaissant à Harry de ne pas lui poser de questions ou de chercher à le suivre.
La paperasse concernant l'héritage de Lucius était réglée depuis quelques temps déjà. Une somme plus que conséquente était sur son compte à Gringotts et le titre de propriété du manoir avait été mis à son nom. Lyanna n'avait pas traîné. Malgré ça, il n'avait pas remis les pieds dans ce qui avait été sa demeure durant de nombreuses années.
Aujourd'hui, il en ressentait le besoin.
Voilà pour le chapitre de la semaine.
Je vous remercie et vous dit à vendredi prochain !
