Bonsoir à tous !

Nous voilà de retour après nos petites vacances ! Voici la suite de Oméga. Nous espérons que ce chapitre vous plaira.

[Liki] : Merci de ton review. Nous espérons que ce chapitre te satisfera sur ces points.

[Flavy] : Ne t'en fais pas pour le retard, tu laisses déjà un review et c'est déjà super ! Merci beaucoup, nous sommes contentes que ça t'ai plu. Nous espérons que la suite te plaira dans ce cas. C'est sur que pour le moment ça semble compliquer :D.

Les personnages appartiennent à Cassandra clare.

Nous vous souhaitons une très bonne lecture.

#Keira&Lily


Chapitre 4

Point de vue Alec :

Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Je souffle un bon coup, je dois rester calme. On se lève du canapé dès que la voix de nos parents résonne, on se tient bien droit quand ma mère avec Jace et Max entre dans le salon, celle-ci me sourit et s'approche de moi. Je me tends légèrement, je prie intérieurement pour qu'elle ne se doute de rien. Elle pose sa main sur mon épaule et me serre contre elle.

- Tu vas mieux, mon grand ? Isabelle nous a dit que tu ne te sentais pas bien ?

Je m'éloigne doucement de ma mère avant de lui faire un grand sourire.

- Oui, mère ! Je vais un peu mieux. Je ne suivrais plus Isabelle dans ses idées de sorties, ce n'est vraiment pas fait pour moi, je crois, dis-je mal à l'aise.

Ma mère me sourit, elle s'installe dans le canapé, Jace et Max montent dans leurs chambres pour poser leurs sacs. Mon père entre enfin dans le salon, je souris très faiblement. Il me fixe un long moment, je commence à paniquer, aurait-il deviné ou même senti quelque chose ? Je déglutis lentement, baissant la tête.

- J'espère que tu ne sortiras plus à l'avenir, Alexander !

Je relève les yeux vers mon père, un peu soulagé. Pour l'instant, tout va bien, je souffle et acquiesce à ses dires.

- Papa ! Alec est bientôt majeur ! Il peut sortir, rétorque Isabelle.

- Peut-être mais vu l'état dans lequel ça le met, vaut mieux qu'il reste à la maison, réplique mon paternel.

Je ne remercierais jamais assez Izzy de son intervention, ça aurait pu mettre la puce à l'oreille si elle n'avait pas répliqué après les mots de notre père. Je m'assois sur le fauteuil ne voulant pas être trop près de ma famille. Ils nous racontent leur journée chez nos nouveaux voisins, une fois que Max et Jace sont redescendus dans le salon. Isabelle et moi les écoutons attentivement, ils ont l'air d'avoir apprécié ce moment avec eux. J'apprends que nos nouveaux voisins ont deux enfants, un garçon d'un an mon ainé et une jeune fille plus jeune que moi de deux ans, elle nous explique que Jocelyn avait été mariée une première fois à un Valentin mais qu'ils ont divorcé, elle a refait sa vie avec Luke son mari depuis quelques mois et maintenant ils forment une famille de nouveau car elle attend un bébé. Bref, nos parents ont l'air d'avoir aimé leur journée.

Après ce petit moment où chacun raconte sa journée, il est temps pour moi de me lever pour aller mettre la table. Je vais dans la cuisine, sors ce qu'il faut et emmène le tout dans la salle à manger. Isabelle m'a aidé en mettant les sets de tables, je dispose mes assiettes, couverts et verres. Jace passe à côté de moi, faisant sautiller une pomme dans sa main.

- Jace, on mange dans même pas cinq minutes ! lui reproche-je en voyant le fruit qu'il veut sans doute manger alors que le repas allait être servi.

Jace me fait une moue et me tapote l'épaule.

- Oui maman ! Je lève les yeux au ciel et le vois soudainement froncer des sourcils. Tu as mis du parfum ? Et pas qu'un peu ! Ça pue trop ton truc ! Aurais-tu envie de plaire à quelqu'un par hasard ? demande-t-il avec un clin d'œil.

Je me fige un instant et secoue la tête.

- OH attends tu as rencontré quelqu'un ce weekend ? renchérit-il.

Je rougis violemment à cette insinuation et détourne le regard, reprenant mon activité.

- Arrête de dire des bêtises Jace ! Tu es désespérant ! lance-je.

- Roh Alec si on ne peut plus rire ! râle-t-il.

Je continue sans répondre de mettre la table. Une fois terminée, j'appelle tout le monde à venir. Pendant que tout le monde s'installe, je pars chercher les plats pour les mettre sur les dessous de plats. Je peux m'installer, nous commençons à manger tranquillement. Un silence tombe autour de la table, seul le bruit de nos couverts se fait entendre. Pour l'instant, je ne m'en sors pas trop mal. Au bout de quelques minutes, nous terminons le plat et je me lève pour débarrasser les assiettes et aller chercher le dessert sous la demande de ma mère. Obéissant à sa demande, je fais attention à ne pas passer trop près d'eux ne voulant pas qu'ils puissent me sentir. Je me rends dans la cuisine, dépose le tout dans l'évier et prends le gâteau que ma mère a préparé pour nous ce soir. Je souffle de soulagement, il ne reste plus que le dessert et je pourrais remonter dans ma chambre. Je me demande comment je vais faire pour toute cette semaine, je resterai sûrement dans ma chambre, étudiant comme à mon habitude, ça ne paraîtra aucunement suspect. Je hoche la tête pour moi-même, fier d'avoir trouvé une sorte de solution, pour au moins cette semaine avant la rentrée. Ça me stresse, mais je dois me ressaisir, passons déjà cette soirée et je prends une grande inspiration pour m'encourager. Je prends le gâteau et des petites assiettes avant de retourner dans le salon. Je ne préfère pas rencontrer un regard et pose le tout sur la table, revenant tranquillement à ma place.

- Alexander ! M'interpelle mon père d'un ton sec alors que je me rassois sur ma chaise.

Mes yeux se baissent automatiquement au ton de mon père qu'il emploie. J'espère que c'est juste pour me poser des questions. J'ai fait bien attention à ne pas m'approcher trop pour qu'ils ne sentent rien ? Il aurait réussi à le sentir, je ferme un peu mes yeux pour tenter de me calmer. Tout se passait bien, je ne vois pas pourquoi maintenant… Faut pas que je m'imagine le pire. J'ai bien fait attention.

- Oui ? dis-je timidement, un peu crispé.

J'ose un regard vers les personnes qui se trouvent autour de la table et ce que j'y vois me rend d'autant plus mal. Non non non ! Et avant que mon père ne continue, je m'écrie, dans un réflexe de défense instinctive.

- Ce n'est pas ce que vous croyez ! Je peux tout vous expliquer !

Mon père frappe du poing sur la table, je remarque qu'une veine de son front ressort tandis que ses poings se serrent jusqu'à en faire blanchir ses phalanges et sa mâchoire se contracte, j'avale difficilement ma salive.

- Tout ton être EMPESTE l'Alpha ! Qu'aurais-tu à nous dire pour nous expliquer cela ?

Je me sens pris au piège, que puis-je dire à ma famille qui explique cette foutue odeur d'Alpha que j'ai sur moi. Je réfléchis à toute vitesse mais cela m'est difficile surtout sous leurs regards inquisiteurs.

- Je… il…il y a… avait beaucoup… d'Alpha, … c'… c'est…to…tout … tente-je piteusement sans y croire moi-même.

Je regarde mes frères et ma sœur, les suppliants de me croire. Mais lorsque je croise ceux de Jace et Max, un regard de dégoût m'est destiné. Mon cœur bat trop vite, ma respiration devient suffocante. Ma sœur va pour prendre ma main mais mon père reprend la parole.

- Montez dans vos chambres !

Il ne laisse aucune place pour contester ayant pris sa voix d'Alpha. Je baisse la tête, je sens une légère pression sur ma main, sachant à qui elle appartient. J'essaie de garder la tête hors de l'eau mais je me sens si mal et si pitoyable, faible. Un putain d'O… de sous race !

- Tu oses te foutre de nous Alexander !? Tranche-t-il.

Un silence de mort s'installe. Ma tête est toujours baissée, je n'ose pas croiser un seul de leur regard, mes mains tremblent.

- Réponds ! dit-il sèchement.

Sans que je ne contrôle quoique ce soit, des couinements de tristesse, supplications et de pardons sortent d'entre mes lèvres.

- Pardon, je… je ne comprends pas ce qui m'est arrivé ! J'ai senti cette odeur et j'ai perdu pied, je ne contrôlais plus rien !

Je relève un peu la tête toujours en couinant espérant qu'il soit un peu clément mais en tombant sur son visage, je déglutis. Je baisse la tête comprenant que c'est perdu d'avance.

- DEGAGE !

Point de vue Magnus :

Toute une semaine à attendre cette foutue rentrée, on est lundi, je reprends les cours aujourd'hui même, pour ma troisième année de commerce. La seule chose qui m'importe pour le moment, c'est de retrouver une certaine personne. Et maintenant, que cette semaine interminable est passée, je peux espérer, avoir une chance de le chercher plus facilement. Il le faut, je le dois, pour lui, pour nous deux.

- Magnus ! Prêt à reprendre les cours ? demande Ragnor.

- Oh je suis sûr qu'il l'est ! Il aime se pavaner et montrer à quel point il est brillant ! Charrie Raphaël.

- Bien sûr ! Je suis époustouflant qui pourrait le remettre en cause ! dis-je d'un ton désinvolte avec un grand sourire. Ne reste pas trop loin de moi ! Tu verras à quel point la brillance peut s'étendre. Renchéris-je dans un clin d'œil entrant dans son jeu.

Raphaël sourit d'autant plus, ma popularité a eu grand effet sur les personnes qui me côtoient, mon ami a pu être sous les feux des projecteurs et cela lui a permis d'avoir une certaine réputation de tombeur. Il ne se doute pas à quel point, je peux prendre un malin plaisir à me moquer de ces piètes remarques. Entrer dans le jeu des gens, m'amuse fortement, les gens peuvent me prendre pour un sombre imbécile, alors je leur rends l'appareil. Je n'ai que faire des jugements.

- Bon allez, on y va, ça serait dommage d'être en retard pour notre premier jour ! décide Catarina, fatiguée du comportement d'une certaine personne dans cette pièce.

Je lui souris et amorce le pas, ouvrant la marche. Beaucoup de regard, se pose sur moi à mon passage, j'en suis habitué, mon look, mon monde, mon comportement n'ont jamais été d'une discrétion, je suis quelqu'un d'apparence confiante, assurée, j'assume tout. Seuls mes vrais amis connaissent qui je suis au fond, comment je fonctionne. Comme avec ce jeune homme.

- Mags ? M'interpelle Catarina, me faisant sortir de mes pensées.

Je la regarde pour l'inciter à continuer.

- Maintenant que les cours commencent, je suppose que ça va booster tes recherches, continue-t-elle.

Je hoche la tête affirmativement.

- Tu peux compter sur moi, si selon ta description une personne correspond, je t'en ferais part. finit-elle par déclarer dans un sourire franc.

- Moi aussi ! lance Ragnor simplement.

Je leur souris sincèrement.

- Merci les gars ! De toute façon, j'ai des yeux et des oreilles partout, je le trouverais, j'en suis sûr, il le faut ! dis-je confiant.

Mes amis me sourirent. Ils me connaissent que trop bien. Je suis déterminé. Cette discussion doit se faire, je dois m'excuser, savoir comment il se sent et peut-être essayer de l'aider. Se réveiller Omega, surtout ainsi, ne doit pas être évident, et lui avoir fait subir cela alors que peut-être il attend le bon, m'insupporte. Alors je me dois de me confronter à lui. Je souris puis avance pour mon premier cours de la matinée, espérant à n'importe quel moment tomber sur le jeune homme.

Je suis aux aguets, je ne fais que regarder partout, je scrute chaque personne que je croise dans les couloirs, dans la cour extérieure même au réfectoire mais rien n'y fait, je ne le vois pas. C'est impossible, il doit forcément être là. Faut que je le trouve pour qu'on parle. Mes cours se passent plutôt bien, cependant, je suis trop obsédé par ce que je pourrais dire à ce garçon, que je ne suis pas vraiment attentif, mais je sais que je peux rattraper, une fois les choses réglées. Hélas, la fin de journée arrive et toujours pas de jeune homme en vu, je commence à croire qu'il me fuit, j'ai senti quelques fois son odeur mais il avait dû passer par là, quelques minutes voire heures avant moi donc difficile de suivre sa trace. Ça me met en rogne, j'aurais aimé parler avec lui. Je soupire fortement avant de rassembler mes affaires pour quitter cette salle de cours, je décide de passer par la grande allée centrale de l'université espérant peut-être le croiser avant que je ne rentre. Je marche lentement faisant bien attention à ce qui m'entoure jusqu'à ce que je perçoive la voix de mon ami Jonathan, je tourne ma tête dans sa direction, je remarque qu'il discute avec quelqu'un et quelle n'est pas ma surprise de le découvrir avec l'homme que je cherche désespérément depuis ce matin. Je souris, accélère ma démarche pour vite les rejoindre. Je ne veux pas qu'il m'échappe.

- Jonathan ! Interpelle-je.

Je suis à leur hauteur, je le regarde mais n'arrive pas à capter son regard, il fuit le mien automatiquement. Je ne peux lui en vouloir en somme, après tout, nous avons partagé plus que de raisons alors que nous nous connaissions à peine. C'est pour cela qu'il faut que j'essaie de régler les choses. Non, pas essayer, y arriver tout court. Je le vois regarder autour de nous comme pour trouver une échappatoire. Cependant, je repris la parole.

- Pourrait-on discuter s'il te plait ? demande-je d'un ton déterminé, m'avançant un peu plus pour être face à lui.

Je remarque qu'il se recule, triturant ses doigts, nerveux, et mal à l'aise, je le suis tout autant intérieurement, je m'en veux terriblement et le mettre dans cet état rien qu'en étant présent à ses côtés me rend fou. Comment j'ai pu être aussi irresponsable !

- Je…je dois…rentrer chez … moi… ! Déclare-t-il difficilement, alors que son regard croise un instant le mien.

Je ne peux que voir à quel point il est tendu comme un arc. Son regard traduit une peur, s'est tellement déroutant. Mais, je ne veux rien lâcher.

- Juste quelques minutes, on s'installe sur l'un des bancs là-bas si tu veux. Tente-je pour le convaincre, qu'il n'avait rien à craindre de moi.

Le banc était situé à l'ombre d'un arbre du parc, ni trop voyant ni trop discret, il n'y avait personne qui les dérangerait ou ne puisse les écouter. Je l'observe, attendant une réponse qui met une éternité à venir. Dans ma contemplation, je remarque son regard se poser sur Jonathan qui n'a pas bougé depuis, je le vois sourire à ce jeune Oméga, d'un air rassurant. Je l'aperçois fermer les yeux et prendre une grande inspiration. Il salue Jonathan et je l'imite, lui glissant un merci. Mon partenaire semble vouloir garder une certaine distance, je ne peux même pas lui en vouloir pour cela. Il s'assoit, droit comme un I sans dire un mot et sans me regarder. Je prends place sur ce fameux banc, bien trop près de lui puisqu'il s'écarte instinctivement.

- Je voulais m'excuser sincèrement, j'aimerais t'aider, si tu as des questions concernant ta nouvelle condition, ou autre chose, n'hésite pas, je serais là. J'espère que tu arriveras à me pardonner. Souhaite-je honnêtement.

La tête baissée, il la relève et pose précipitamment ses yeux sur moi.

- Je te pardonne ! Déclare-t-il si rapidement.

Je n'ai pas le temps de réagir davantage qu'il est déjà parti comme une flèche. Je cligne plusieurs fois des yeux. Je n'arrive pas à déterminer si ses paroles sont sincères ou s'il l'a fait juste pour se débarrasser de ce moment plus que gênant. Je ne me sens pas du tout satisfait.


Nous espérons que ce chapitre vous a plu. Alors dites nous, qu'en pensez-vous ? Que pensez-vous du comportement de Alec ? De son père ? Ou de Mags ?

La semaine prochaine, la suite de A Family arrivera.

See u Soon