Bonjour à tous :)
Voici le deuxième chapitre que je vous avoue avoir longuement hésité à censurer parce que bon ... je me sens toute gênée devant mon audace parfois /. Mais cela vient du fait que ces deux chapitres étaient à la base le socle d'un two-shot fait pour ma meilleure amie et qui n'avait pas de réel visée scénaristique (Hum hum .), promis, il n'y aura plus de scène de cet acabit avant un moment.
Diri-chan: Tu as tout à fait raison quand tu dis que ça s'enchaine vite! Je ne désire pas m'attarder sur l'univers carcéral que je trouve pénible à mettre en oeuvre. Mais normalement, le rythme devrait ralentir et la trame devrait un peu s'éclairer dans ce chapitre. On rentre dans le vif du sujet! :)
Bonne lecture,
Letki.
Je ne pouvais que mesurer l'étendue de la vérité des propos de Blaise et je ne regrettais à aucun moment d'avoir céder sans réfléchir. Une décision rapide était toujours plus facile à prendre. Le lendemain, je me rendis à la salle commune avec lui et tout le monde m'évita respectueusement. Certes, j'étais passé du rang de cible à celui du sex-toy du détenu le plus dangereux mais j'étais au moins un sex toy précieux et pour ça, j'avais un statut social doré ici et je me sentais protégé. Et Merlin seul sait que j'étais (secrètement) reconnaissant.
-On t'a entendu chanter une bonne partie de la nuit Malefoy, eut quand même le courage de dire un détenu alors que je passais à côté de lui pour rejoindre la table de Jean. Alors dit moi, lequel des deux t'a pris ? A moins que ce soit les deux ? Hum ?
Cet abrutit exagérait, nous devions regagner nos cellules en fin d'après-midi et je suis certain que la cellule du loup-garou est insonorisée. Mais je ne pris pas la peine de lui répondre, me concentrant plutôt sur le fait de garder une démarche assuré alors que j'avais mal aux fesses. Je rejoignis ma table avec Blaise et je m'assis en attendant la venue de Jean. C'est fou, personne n'avait besoin de sa présence pour nous éviter, le simple fait qu'il nous ait pris sous son aile suffisait à les éloigner tous et je pus souffler.
-Tu vois, chuchota Blaise.
-Comment … toi et Jean ? Tu sais ? Demandais-je à voix basse pendant que je saisissais un plateau rempli d'un contenue que je qualifiais d'infâme et d'innommable.
Je vis ses mains se crisper sur son plateau alors que son corps entier se tendait. Il se dirigea vers une table étonnamment vide, celle de la veille et je compris aisément que c'était la table de Jean et il s'assit. Il resta immobile longuement, le regard braqué sur son assiette alors que sa mâchoire se crispait par intermittence. Je lui laissais le temps de rassembler ses idées mais je dois avouer que sa réaction me stressait plus que je ne saurais l'avouer.
-Il était déjà emprisonné ici quand je suis arrivé, finit-il par lâcher quand je crus qu'il n'allait finalement pas me répondre. Il a attendu que je ne puisse pas refuser l'aide qu'il me proposait avant de me tendre la main.
Je compris ce qu'il ne me disait pas et je détournais les yeux honteusement alors qu'un horrible frisson me parcourait. Ça aurait pu être moi à la place de Blaise n'arrêtais-je pas de penser en boucle. J'avais eu de la chance, une chance insolente en réalité, me dis-je. En faisant un rapide tour de la salle, je pouvais constater que les détenus au physique désavantageux (par là j'entends, gringalet, délicat ou à l'apparence fragile) étaient désespérément absent de la salle. Nous étions les seuls. Nous étions des cibles faciles.
-Et les autres ? Lui demandais-je alors en parlant de nos amis à Serpentard pour détourner son attention de ses pensées qui le torturaient visiblement et m'aider à penser également à autre chose.
Il prit ma distraction maladroite pour ce qu'elle était, une distraction. Je connaissais bien évidemment la réponse à cette question vu qu'il avait été enfermé avant moi. Mais j'étais désespérément à cours d'idée et l'atmosphère de la salle commune ne me donnait pas envi de parler de la pluie et du beau temps.
-Théodore était en fuite la dernière fois que j'ai eu des nouvelles, répondit Blaise, Pansy avait quitté le pays, Crabbe et Goyle … tu sais déjà je suppose.
Nous continuâmes à parler un moment de nos souvenirs à Poudlard quand nous fûmes interrompu par le rouquin qui arrivait. Nous nous décalâmes pour qu'il puisse s'asseoir entre nous. Il ne parlait pas beaucoup, voir jamais mais c'était suffisant. Il nous laissa discuter et une fois qu'il eut fini, nous gagnâmes sa cellule. Cette fois-ci il me demanda simplement de m'asseoir sur le côté car il m'a dit que ce serait trop tôt. Il ne toucha pas non plus à Blaise ce soir là mais ce contenta de nous garder près de lui dans son lit. Et alors que j'appréhendais, il ne me toucha le lendemain, ni le jour d'après, laissant ma semaine s'écouler dans une atmosphère rendue électrique par l'appréhension.
Mon père mourut dans la semaine et ce fut une épreuve pour moi. Je ne pensais pas que sa mort, même programmée, me toucherait autant et je fus simplement reconnaissant à Blaise d'être avec moi. Il me réconforta du mieux qu'il put et je dois dire que la semaine suivante fut véritablement pénible. Les prisonniers n'en ratèrent pas une et ce fut réellement difficile pour moi de retenir mes larmes mais je le fis. Jean se montra particulièrement affectueux cette semaine là, délaissant même Blaise pour s'occuper de moi. Il eut même la gentillesse de me faire parvenir une lettre (il avait apparemment sympathisé avec l'un des gardiens qui arrondissait ses fins de mois en vendant des poils de loup-garous, gracieusement donné par Jean contre quelques privilèges, sur l'allée des Embrumes)
Elle était de Potter. Il ne savait pas si je pouvais les recevoir durant ma peine mais il me prévenait que ma mère était folle de chagrin et avait fini à Ste-Mangouste. J'étais terriblement inquiet et rien ne pouvait me soulager. La semaine passa à une lenteur épouvantable jusqu'à ce que je reçoive une seconde lettre. Il me dit qu'il l'avait fait sortir et qu'il s'en occupait, qu'il lui avait laissé une maison à la campagne où elle pourrait se reposer et reprendre ses esprits. Je voulais le remercier de tout ce qu'il avait fait pour moi, sincèrement, mais pour l'instant ce n'était pas possible. Je pus enfin me détendre et reprendre le court de ma vie de détenu plus sereinement et me reconcentrer sur mon principal problème.
Comprendre le fonctionnement de Jean. Il ne m'avait pas touché pendant 2 semaines mais avait repris ses activités avec Blaise (devant moi !) et il avait mystérieusement réclamé son dû un jour, alors que je ne m'y attendais pas (autant dire que je n'ai pas apprécié cette fois-là, ni celles qui suivirent). Puis il se lassa de nouveau après quelques jours, mais cette fois, il se lassa également de Blaise Puis il se s'intéressa de nouveau à Blaise et pas à moi. Puis à moi et pas à Blaise et souvent, il se montrait très tactile et demandeur d'attention avec nous deux. Il me donnait le tournis mais je commençai à m'y faire. J'appréciai qu'il me laisse tranquille pendant de plus ou moins longue période (même si je n'avais pas le choix quand à la fréquence ou à la durée de ces moments) tout en m'offrant sa protection.
Aujourd'hui, c'était un jour où il c'était montré terriblement affectueux et tactile avec nous. Il ne nous avait pas touché depuis quelque jour et je commençai un peu à voir une trame dans son comportement. J'avais la nette impression qu'il prenait soin de nos corps et que c'est pour cette raison que Blaise était plus sollicité que moi.
-Tu es bizarre, lui souffla Blaise en jouant dans sa barbe.
-Tu trouves ?
Il y avait une réelle affection entre ces deux là, je ne pouvais que le constater et j'espérais qu'elle pourrait m'atteindre également car ce serait plus simple et plus agréable surtout. Mais cela était déjà plus facile car c'était Blaise et je pouvais accepter n'importe quoi grâce à lui.
Jean caressait nos hanches distraitement, un bras passer autour de chacun de nous. Il aimait beaucoup le contact, j'avais cru le comprendre. C'était quelque chose de naturelle chez lui et il faisait toujours un petit geste vers nous, même à l'extérieur à défaut de parler.
-Un loup solitaire à Azkaban c'est rare, dit Blaise, et tu t'occupes bien de nous alors que les loups-garous ne sont pas vraiment connus pour ça.
-Je suis un alpha.
Je tressaillis et me redressais vivement en même temps que Blaise qui semblait ignorer ce point. Nous le dévisageâmes tous les deux alors qu'il nous regardait tranquillement. Mon ami se recoucha au bout d'un moment et je fis de même, posant ma tête sur l'une des larges épaules du rouquin. Mais maintenant mon corps était tendu.
-Où est ta meute ? Demandais-je alors.
Les loups-garous répondaient à l'appel de leur semblable et obéissait, même sous forme humaine à leur loup dominant, c'était connu. Sans le savoir, nous étions tombé sur l'un d'entre eux. C'était si rare que je n'arrivais toujours pas à y croire.
-C'est vous, répondit-il.
-Quoi ?!
Je me redressais alors en position assise, choquée. Il se redressa alors et me fit me recoucher en passant affectueusement son nez contre mon front. Je frissonnais d'effroi et reculais pour mettre de la distance entre nous.
-Tu comptes nous mordre ? Demandais-je dans une exclamation étranglée alors que Blaise se taisait visiblement mal à l'aise.
-Non, répondit-il, sauf si vous en faite la demande.
-Alors que comptes-tu faire ? Insistais-je.
Je pensais qu'il perdrait patiente mais ce ne fut pas le cas, jamais. Il nous dit que sa nature de loup lui avait appris à être patient car les débordements étaient vite arrivés et que c'était d'ailleurs pour ça qu'il était à Azkaban. Il ne nous dit jamais pourquoi mais je pouvais le croire quand il disait que ses accès de colères pouvaient être effroyable.
-Vous garder avec moi, répondit-il dans un grondement qui faisait vibrer son torse. C'est ce qu'on a convenu.
-Oui, répondit Blaise en me lançant un regard d'excuse, oui.
Je le foudroyai du regard, lui promettant qu'on discutera de ça dans la cellule et il détourna les yeux. J'ignorai qu'il avait promis à Jean mais c'était hors de question que cette entente dépasse le simple échange de bon procédé de mon côté. Blaise avait un air clairement coupable inscrit sur le visage et j'eus brusquement envi de le secouer de toutes mes forces.
-Combien de temps dois-tu rester à Azkaban ? Demandais-je alors que Blaise reprenait son petit jeu d'enroulement de barbe.
-15 ans, répondit-il, maintenant 7.
-On sortira avant toi, dis-je avec un soulagement non feint.
-Vous ne pourrez vous séparer de moi.
Je manquais de m'étouffer avec ma salive alors que Blaise sursautait.
-Comment ça ? S'enquit mon ami.
-Je suis un alpha, vous deviendrez dépendant de ma protection.
-Je ne comprends pas, insistais-je.
Il ne m'avait pas l'air agressif ni rien. Il semblait simplement heureux à l'idée d'avoir de la compagnie. Grand bien lui fasse ! Je ne lui aurais jamais adressé la parole en d'autres circonstances et je ne tenais pas à le faire plus que nécessaire.
-Je n'ai pas besoin de vous mordre pour vous changer, répondit-il.
-Quoi ?! S'exclama alors Blaise réellement inquiet.
-Repose toi Blaise, ordonna-t-il doucement en le tirant dans ses bras pour le détendre, tu ne te changera pas en loup et tu ne souffriras que peu de la pleine lune.
-Tu … tu ne m'avais pas dit ça, bafouilla mon ami en me lançant un regard désolé.
-Explique nous, insistais-je en prenant la grosse main du loup dans les miennes pour l'inciter à le faire. S'il te plait.
-J'ai besoin de compagnie, un alpha seul devient incontrôlable, il lui faut une meute à protéger.
-On fait partit de ta meute ? Demanda Blaise réellement inquiet.
-Oui, répondit-il avant de lui embrasser le front. Tu ne te changeras pas en loup.
-Que ce passera-t-il alors ?
-Vous aurez besoin de ma présence tout comme j'aurais besoin de la votre, répondit-il. C'est tout. Vous aurez besoin de me toucher, de me sentir à vos côtés et les nuits de pleines lunes, je ne vous tuerais pas si jamais il arrivait que vous croisiez ma route normalement. Je saurais reconnaître votre odeur. Mais c'est une situation qu'il est préférable d'éviter. Il est quand même fréquent dans ce genre de cas qu'un accident arrive avant que le loup prenne conscience de la situation, causant des blessures, des transformations ou la mort.
-C'est tout ? S'enquit Blaise.
C'est tout ?! Mais Blaise a perdu la tête ! Pensais-je alors que j'avais l'impression qu'un voyant "danger" clignotait furieusement dans ma tête. C'est déjà beaucoup trop !
-C'est tout.
C'était déjà amplement suffisant. Nous restâmes jusqu'à tard dans l'après-midi avec lui avant qu'il nous raccompagne à notre cellule et les journées défilèrent ainsi.
Jean se montra agréable et peu exigent. Il ne nous forçait à rien généralement sauf quand la pleine lune arrivait et que ses envies se retrouvaient décuplées. Je finis par comprendre ce qu'il avait voulu dire par « nous aurons besoin de lui et l'inverse était réciproque » au fil des jours qui passaient. Je trouvais Blaise changé et je m'évertuai à penser que j'échappais à cette étrange attraction. Mais j'étais désespérément lucide. Lorsque nous sortions de notre cellule, nous le cherchions automatiquement, Blaise plus que moi, nous le touchions sans pudeur (et inconsciemment pour ma part car c'était un réflexe que je cherchais à réprimer, surtout en public) et il fut rapidement plus facile pour moi de me détendre en sa présence. Blaise commençait à l'imiter. Il arrivait que les soirs où nous nous sérions dans le lit de l'autre pour tenter de se soutenir lors des passages des détraqueurs, le métis me renifle. L'odeur semblait l'apaiser. Chose notable aussi, c'est que les détraqueurs nous affectaient moins en la présence de Jean. C'était un étrange phénomène mais que je trouvai fort pratique. Il passait également son temps à nous renifler et il nous dit que chez les loups, l'odeur permettait d'identifier les membres de la meute et l'état de leur corps, notamment pour l'accouplement. Le terme sembla beaucoup l'amuser d'ailleurs mais je lui rappelais qu'un Malefoy ne s'accouplait avec personne. Il rigola encore plus je crois.
Bien entendu, les blagues ne cessèrent aucunement à notre sujet et on me demanda également si il m'avait déjà pris sous sa forme lupine. Je ne répondis pas comme à mon habitude et peu à peu, ils finirent par se lasser et une petite routine s'instaura entre nous trois. Le matin, nous nous rejoignons dans la salle commune et l'après-midi, après les tâches obligatoires, nous allions dans sa cellule. Et comme l'avait promis Blaise, je pris goût au sexe même si je préférais nettement les courbes plus féminines. Le sexe devint bon et nous le faisions souvent, très souvent. Je m'attachais à Jean bien entendu et je me rapprochais de Blaise, c'était à prévoir.
Ainsi se déroulèrent mes premières années à Azkaban. Aussi tranquillement et sans embuche que pouvait se dérouler une peine de prison. Jean veillait sur nous comme un chien qui protège ses petits. Les détenus me laissaient tranquille maintenant, le dernier en date qui avait simplement posé sa main sur mon épaule avait eut les deux bras brisés. Plus personne n'avait tenté depuis. Cela se passait mieux que prévu et s'il n'y avait pas eut les détraqueurs, cela aurait même été agréable. Je trouvais d'ailleurs ça incroyablement dangereux de m'être attaché ainsi à Jean.
-Comment feras-tu quand nous partirons et que tu resteras ? Lui demandais-je un jour alors qu'il jouait avec mes mèches de cheveux blondes alors que nous venions de rentrer dans sa chambre.
Nous étions entièrement nu comme à notre habitude quand nous venions ici et Blaise était allongé entre ses jambes et lui embrassait l'intérieur des cuisses. Il avait beaucoup de mal à rester impassible pour me répondre correctement. Il grogna et attrapa une poignée de cheveux bouclés de Blaise dans sa main pour appuyer sur sa tête. Je vis mon ami sourire d'une façon espiègle, il adorait le rendre fou. C'était sa façon d'avoir du contrôle sur Jean et je dois dire que ça fonctionnait très bien.
-Vous ressentirez le manque et le besoin d'avoir quelqu'un auprès de vous, répondit-il. Mais si vous restez ensemble, ça passera vite et vous pourrez m'attendre sans trop de souci. Et moi, je chercherai quelqu'un d'autre.
L'idée me réjouit en même temps qu'elle me révolta. J'étais heureux qu'il pense à chercher quelqu'un pour nous remplacer dans la mesure ou je me disais que je pourrais ainsi me débarrasser de lui mais en même temps … j'avais passé des années de ma vie auprès de lui et m'imaginer sans lui était étrange. Foutu loup-garou qui jouait avec mon esprit !
-Tu avais quelqu'un avant moi? Demanda Blaise en fronçant les sourcils d'un air contrarié alors que sa mâchoire se crispait.
-Oui.
Il ne développa pas plus et cela ne fit qu'irrité mon ami qui lui demanda d'expliquer.
-Je l'ai tué, répondit Jean.
Je frissonnai. Il m'arrivait souvent d'oublier que Jean était ici pour purger une peine de prison et que par conséquent, il n'était pas innocent. A chaque fois c'était comme une douche froide et la peur revenait me comprimer le ventre, jusqu'à ce que j'oublie de nouveau.
-Pourquoi? S'étonna Blaise en regardant le loup-garou comme s'il ne le craignait pas.
-Il c'était amouraché d'un autre détenu, dit Jean avec un détachement qui me glaça le sang, son odeur en était altérée.
-C'était un accident alors? Demandais-je avec espoir.
Il me lança un regard en biais et ne me répondit pas. "Crois ce que tu veux" hurlait son corps et moi, j'avais envie de gémir et me cacher quelque part ou personne ne me trouverait. Il ne nous laissera jamais partir, jamais!
-Donc on devra t'attendre ? M'inquiétais-je en tentant de garder une voix ferme et égale.
Je n'avais honnêtement pas prévu de l'attendre et il du le lire sur mon visage car son expression se durcit. J'avais en réalité prévu de tourner définitivement la page de tout cela pour me consacrer entièrement à ma mère une fois que je sortirai d'ici. Mais avec la révélation qu'il venait de nous faire ... il me tuerait. Par Salazard dans quoi m'étais-je fourré?!
-Oui m'attendre Draco, répondit-il en m'attirant à lui pour m'embrasser sauvagement.
Un couinement pathétique s'échappa de ma gorge alors que je retenais un sanglot. Ainsi donc c'est ce qu'il avait en tête, nous garder avec lui pour toujours. Encore une fois, je ne savais que faire de cette information, j'étais à la fois heureux et révolté à cette idée. Je ne sais pas si je pourrai luter avec un loup-garou et un Blaise énamouré, mais je devais mettre les points sur les i avant que ça ne dérape.
-Je dois retrouver ma mère, lui dis-je.
C'était ma seule condition, personne ne m'attendait dehors et mon nom était une disgrâce. Personne ne voudra d'un Malfoy maintenant et Blaise n'avait plus personne non plus. Et j'imagine que dehors, là où mon nom est hais, je ne pouvais rêver mieux que de la protection de Jean. Mais à quoi est-ce que je pense bon dieu ?! Je venais d'affirmer le contraire i peine 2 secondes !
-Je ne t'en empêcherais pas, dit-il.
-D'accord, marmonnais-je.
J'étais un Malfoy dépendant entièrement du bon vouloir d'un loup-garou. Quelle honte ! Mon père devait se retourner dans sa tombe. Cela ferait au moins plaisir à Weasmoche de savoir que j'étais tombé si bas. Mais comment résister ? Il était si bon avec nous que je n'avais pas la force de le repousser, je ne pouvais simplement pas car j'étais dépendant et d'une certaine façon, Blaise l'était plus que moi.
-Et toi ? Demanda-t-il à mon ami en redressant sa tête pour plonger son regard dans le sien.
-Ça ne me dérange pas, répondit-il avec un regard mutin avant de lui mordiller la lèvre inférieur le faisant grogner.
J'avais espéré qu'il démente, qu'il s'insurge, qu'il ait peur comme moi j'avais peur mais non. Je devais absolument penser à autre chose car le regard de Jean s'attardant sur moi me donnait des sueurs froides. Je vins me coller dans le dos de Blaise en léchant mes doigts. J'avais l'habitude maintenant et j'aimais beaucoup ça, surtout quand c'est moi qui prenais Blaise. Il était tellement … indécent.
-Oh non Drake, répondit Blaise en se tournant soudainement vers moi.
Il m'attrapa par le bras et me tira en travers de leur jambe. Allongé à plat ventre sur leurs genoux, je ne pus me relever. J'avais également découvert que mon ami aimait beaucoup dominer faute de pouvoir le faire avec Jean, il s'en donnait à cœur joie sur moi. Bien entendu, il me laissait faire de temps en temps mais c'était rare et nous devions batailler, c'était d'ailleurs Jean qui tranchait la question souvent.
-Blaise, grognais-je en tentant de me relever.
J'avais horreur qu'il face ça. Il savait qu'il écorchait ma dignité et il s'en amusait. Un vrai serpentard ce type. Il avait le don de m'énerver quand il voulait. Mais j'avais compris que … le petit gène lupin influait beaucoup sur son caractère. Il aimait me prendre dans ses bras et faire mine de me protéger. Je sentais au fond de moi qu'il aimait le lien qu'il avait avec Jean.
Il rigola et plaqua ses deux mains sur mes fesses avant de se pencher sur moi. Jean rigola également en me voyant me plaindre comme je le faisais si souvent et vint me dévorer le cou après avoir repousser mes cheveux sur le côté. En presque 4 ans, ils avaient poussé, je les laissais long en la mémoire de mon père. Cela avait d'ailleurs l'air de beaucoup plaire à mes deux amants qui ne cessaient de passer leur main dedans. Bientôt je ne sus plus de quel côté donner de la tête entre Blaise qui s'amusait à me mordre les fesses et Jean qui me léchait l'oreille. Ai-je déjà dit que j'étais incroyablement sensible ? Jean m'avait dit que c'était l'effet de notre petit lien et que c'était normal mais purée, pourquoi moi ! J'aurais préféré devenir un vrai dominant comme Blaise mais non, fallait que j'ai le rôle le plus dégradant.
-AH ! Sal pet-
Jean me coupa en me volant un baiser alors que je m'apprêtais à insulter Blaise de tous les noms d'oiseaux que je connaissais. Il venait de me pénétrer d'un doigt sans prévenir et cela semblait beaucoup plaire au rouquin qui nous regardait avec une lueur d'intérêt non dissimulée. Je serrais les dents pour ne pas lui faire le plaisir de gémir, ils aimaient trop ça.
-Arrête d'être grincheux Drake, rigola mon ami en courbant son doigt.
Je m'arquais et retint un gémissement courageusement. Il savait me faire réagir et il en jouait ce petit salaud. Et bien entendu, Jean ne disait rien car il s'en amusait grandement. Entre les deux je n'étais pas sauvé. Jean me saisi soudainement par les épaules et me redressais de façon à ce que je sois obligé à passer mes bras autour de son cou pour me soutenir.
-Pourquoi c'est toujours moi ? Me plaignis-je d'une voix suppliante en rejetant ma tête en arrière.
-Exactement pour ça Drake, répondit Blaise en remplaçant soudainement son doigt par sa verge.
Je griffais le dos de Jean et je poussais un gémissement qui sortit tout droit de mes entrailles. Blaise était bien fait, tout comme Jean, et je crois pouvoir dire que même avec les années, on ne s'habituait jamais vraiment à une pénétration surprise.
-Vas-y doucement Blaise, ordonna Jean avant de couvrir mon visage de baiser. Drake, me dit-il ensuite, je n'aime pas être un simple spectateur.
Je le savais. Il ne tenait jamais en place quand Blaise s'occupait de moi et généralement, il nous rappelait plutôt efficacement sa présence. Je m'allongeais donc en travers de ses jambes, me redressant sur les genoux pour faciliter la tâche à Blaise et le prit en bouche. Je me souviens très bien que la première fois que j'ai fait ça, même avec tous les conseils de Blaise, j'ai failli vomir. On avait écourté cette soirée rapidement et nous n'avions plus rien fait pendant un mois ensuite. J'étais dégouté rien qu'à entendre le mot sexe.
Maintenant j'y arrivais facilement, mais il ne fallait surtout pas me demander d'avaler quoi que ce soit. Je refusais catégoriquement et ils avaient lâché l'affaire. Je m'appliquais donc à satisfaire Jean pendant que Blaise me malmenait, il n'avait aucune retenue et aucune pitié envers moi. Il c'était endurci au fil des ans, il était plus fort, plus musclé, plus viril, la prison l'avait changé alors que j'étais resté le même, la beauté glacée des Malfoy et mes manières plus que jamais encré en moi. J'étais toujours aussi maigrichon à mon grand damne. Et Jean avait émis l'hypothèse que le lien n'était pas aussi fort entre nous qu'entre lui et Blaise. Blaise aimait Jean, je le voyais à chaque regard, à chaque geste qu'ils échangeaient. Pas moi, je ne l'aimais pas. J'aimais le sexe, je le trouvais agréable mais jamais je ne l'aimerais.
-Fait attention à tes dents, grogna Jean en saisissant mes cheveux brusquement pour tirer ma tête en arrière.
Je fatiguais et le rythme de Blaise ne m'aidait pas vraiment. Je fus obliger de redresser la tête et il m'embrassa avant de venir mordiller mon cou. J'avais toujours peur qu'il dérape et me morde mais en quatre ans il ne l'avait jamais fait fort heureusement. Il me relâcha ensuite et appuya sur ma tête pour que je reprenne mon activité. J'y mis un peu du mien et je décidais de me venger sur lui faute de ne pouvoir le faire sur Blaise.
Je le frustrais donc en le léchant de haut en bas, en le taquinant avec mes dents mais sans le prendre de nouveau. Il poussa un grognement profond et resserra ma prise sur mes cheveux, me faisant quelque peu mal mais ça m'encouragea à continuer mon petit traitement. Je savais que lorsqu'il était frustré, il finissait généralement avec celui d'entre nous qui n'avait pas été pris. Il faisait toujours attention à ne pas trop nous fatiguer. Ça allait être la fête de Blaise, je le lui promettais. Je continuais donc ma petite torture en gémissant contre la peau tendue de son ventre quand Blaise allait particulièrement profondément. Je ne tardai pas à trembler et je dus m'appuyer contre le rouquin pour ne pas tomber, je n'en pouvais plus et je savais qu'il était frustré.
-Blaise, je gémis son nom et j'entendis Jean grogné de mécontentement d'être ainsi délaissé.
Cela suffit à Blaise pour qu'il vienne en moi alors que je me déversais sur les draps. Oui, je m'y étais fait. Si au début je trouvais ça répugnant et qu'il me fallait directement me laver après, maintenant je trouvais toujours ça dégoutant mais je pouvais me laver plus tard. Blaise s'allongea sur mon dos et je finis à plat ventre sur le lit avec mon meilleur ami sur le dos qui reprenait son souffle. Jean se dégagea et je me tordis le cou pour voir ce qu'il faisait.
-Oh putain! M'exclamais-je alors qu'il venait de prendre Blaise qui était toujours en moi.
Blaise enfonça ses doigts dans mes hanches et poussa un cri de surprise.
-Il ne fallait pas jouer à ça avec moi Drake, s'amusa Jean, mais je te l'accorde, il l'a mérité.
Blaise ne pouvait même pas répondre, il se contentait de s'accrocher à moi alors que Jean qui le prenait le faisait aller et venir en moi également. Je n'en pouvais plus, réellement.
-Jean, suppliais-je d'une voix étouffé par les draps alors que le rythme rapide du loup avait raison de moi.
Blaise n'en menait pas large, il était pire que moi dans l'idée. Il haletait, les yeux à moitié fermés et gémissait à chaque mouvement. Il n'avait jamais été dans cette situation, prit entre deux feus, moi oui. Ils s'amusaient souvent à ça avec moi.
-Redresse toi Drake, me chuchota-t-il à l'oreille.
Comment faisait-il pour avoir encore de la force ?! J'obtempérais néanmoins et je m'appuyais sur les coudes pour relever mes fesses. Je regrettais aussitôt car le mouvement devins tout de suite plus ample et brutal. J'étais dans le même état que Blaise qui était à genoux derrière moi, à moitié allongé sur mon dos. Jean suivit le mouvement et se mis debout derrière nous. Dès lors, ça lui facilita grandement la tâche et il referma ses mains sur mes hanches pour retenir Blaise contre nous et imposer son rythme.
-Aah ! Ah ! Je gémis le nom de mes deux amants en serrant les draps.
Blaise adorait ça, presque autant que Jean qui aimait qu'on le regarde dans les yeux. Je sentis le métis réagir et cela se répercuta sur Jean et moi et je me promis de la fermer. C'était trop intense. Mais avec l'intensité vint la fin également. Je me laissais tombé à plat ventre sur le lit et ils vinrent m'entourer en se couchant à mes côtés.
-Plus jamais, grognais-je, vous m'entendez ? Plus jamais.
-Jusqu'à la prochaine fois, promis Blaise en rigolant.
Je m'endormis alors épuisé mais je n'aurais pas dit ça si j'avais su qu'il n'y aurait pas de prochaine fois.
Moins d'un mois plus tard, un nouveau détenu arriva, un détenu un peu particulier puisqu'il s'agissait de Greyback, un loup-garou du côté de Voldemort. Il avait été capturé et avait été condamné au baiser du détraqueur mais malheureusement, les prisons pour les loups étaient situées à notre étage, raison pour laquelle Greyback se trouvait ici.
-Malfoy, dit-il me surprenant un jour dans le self alors que je me servais un plateau.
-Greyback, le saluais-je froidement.
Je n'avais jamais eut aucune affinité avec lui. C'était le genre de débile cruel et sans fond. Plus il se trouvait loin de moi, mieux je m'en portais. Surtout qu'il ne me restait qu'une petite année à passer ici, je ne comptais pas la foirée à cause de lui. Mais il s'en fichait, lui était déjà mort. Il me saisit par le bras et toute la salle commune se tue pour observer. Personne ne m'avait touché depuis bientôt 3 ans hormis Blaise et Jean. Il tira sur ma manche pour découvrir la marque des ténèbres et l'observer sur toutes les coutures avant de passer une main dans une de mes longues mèches blondes et de venir sentir mon odeur au creux de mon cou.
-Lâche moi tout de suite, sifflais-je en essayant de me défaire de sa poigne.
Impossible soit dit en passant, il était plus fort qu'un homme de part sa nature. Raison pour laquelle les garous régnaient toujours en prison, tout comme les vampires même si aucun n'avait été attrapé.
-Tu sens étrangement Malfoy, dit-il avec un sourire sournois, ton père doit se retourner dans sa tombe en sachant que son fils est une pédale qui tend la croupe à un loup. Partage-t-il au moins les convictions des Malfoy ?
-Ne parle pas de mon père, tu salis son nom rien qu'en prononçant ce mot avec ta bouche salle.
Le coup partit si fort que je n'eus même pas le temps de réagir. Je heurtais le carrelage violemment et glissais sur un petit mètre avant d'heurter une table avec le souffle coupé. Comme je l'avais dit, Greyback était violent. Les détenus se levèrent, comme pris d'ivresse et s'approchèrent pour participer, pensant qu'ils avaient maintenant le droit de poser leur main sur moi.
-On fait moins le fière sans papa hein ? Se moqua Greyback en me soulevant par le col.
Je lui crachais du sang à la figure et j'eus cette fois-ci le temps de me protéger le visage quand il me frappa. Cela ne dura pas longtemps car Jean arriva accompagné de Blaise. Greyback se figea sur le champ et se tourna vers eux.
-Zabini, toi aussi tu vends ton cul pour du confort ? Cela ne m'étonne pas, ta famille a toujours été la première disposer à lécher des culs pour survivre après les Malfoy bien entendu.
Jean grogna si fort que ça n'avait rien d'humain. J'avais entendu dire que les alphas avaient assez de contrôle pour se transformer hors pleine lune mais que que la métamorphose restait tout de même maitresse sur eux. Greyback sourit à pleine dent, ce fou n'avait strictement rien à perdre et ça l'amusait plus qu'autre chose.
-Un alpha, vous n'avez donc pas perdu votre temps.
Il me jeta sur une table et saisit un couteau avant de se jeter sur Jean. Un combat d'une violence inouïe débuta. Je n'avais jamais vu ça et je dois bien avouer que j'étais effrayé. Blaise accouru pour me relever et m'éloigner du combat. Les gardiens tentèrent d'approcher mais c'était impossible. Ils usèrent alors de la magie pour séparer les deux loups. Je retins mon souffle en serrant Blaise contre moi en voyant Greyback profité d'un sort d'immobilisation qui avait touché Jean pour planter son petit couteau dans sa gorge. Le sang jailli et éclaboussa ceux qui était le plus proche de lui et il tituba un moment avant de s'écrouler sur le sol. Je bousculais les gens autour de moi avec Blaise et j'accourus vers Jean. Il était encore conscient mais il allait mourir, il n'y avait aucun doute. Blaise était en état de choque, incapable d'ouvrir la bouche. La mutinerie débuta à l'instant même et les sorts fusèrent. Les gardiens n'hésitèrent même pas à user des sorts impardonnables et j'eus à peine le temps de tirer Jean sous une table pour éviter un Doloris.
-Jean, soufflais-je, ça va aller, ce sera finit vite.
Pourquoi lui mentir ? Il n'y avait pas d'illusion à se faire, il avait perdu beaucoup trop de sang et celui-ci continuait de gicler par intervalle régulier de son cou.
-Il … va … devenir un alpha, souffla-t-il. Il … il vous prendra.
Je frissonnai et lançait un regard à Blaise. On ne survivra pas entre les griffes de Greyback, jamais. En plus, nous ne savons pas combien de jour il avait à passer ici avant de recevoir sa sentence. Blaise s'approcha alors du rouquin et le souleva doucement avant de rapprocher son poignet de sa bouche.
-Mords moi, lui ordonna-t-il alors. Je le tuerai et je protégerai Draco.
-Non, le coupais-je brusquement.
Je ne souhaitais de devenir un loup à personne. C'était extrêmement douloureux et ça changeait le meilleur des hommes en le pire des monstres. Les Loups-garous étaient crains, moi même je les craignais.
-Il nous tuera Drake et toi le premier, dit-il en me lançant un regard sérieux. Personne ne nous protégera.
Jean, encore une fois, trancha pour nous et mordit dans le poignet de Blaise. Celui-ci laissa échapper un cri de douleur avant de tomber sur le sol et de se contorsionner. Je ne savais que faire. Aider mon meilleur ami ou accompagner Jean dans la mort.
-Drake, me souffla Jean.
Je me penchais au dessus de lui, mes cheveux blonds glissants sur mon épaule et venant atterrir sur son front.
-Vous auriez eut besoin de quelqu'un de toute façon, ne vous attachez pas à lui. Vous sortirez d'ici, souffla-t-il faiblement alors qu'il s'étouffait dans son propre sang, allez.
Je tournais brusquement la tête en entendant Blaise pousser un râle de douleur et je fus alors la chose la plus censée à faire à l'instant. J'embrassais Jean et le reposais sur le sol et hissai Blaise sur mon dos pour le ramener dans notre cellule profitant de l'instant de panique pour nous éclipser sans tomber sur d'autres détenus. Les gardiens avaient fait rentrer des détraqueurs pour calmer la foule et c'était un chaos infernal. Je réussis néanmoins à atteindre notre cellule et j'allongeais Blaise sur le lit avant de me coucher contre lui et d'attendre que la douleur passe.
-Tu y arriveras Blaise, tu y arriveras.
Il ne me répondit pas, il ne pouvait pas. Mais il hocha la tête au milieu de sa fièvre et me serra un peu plus fort contre lui.
