Bonjours à tous,
Je suis heureuse de poster ce chapitre car il marque enfin la fin de la partie Azkaban que j'ai trouvé somme toute désagréable à écrire et à mettre en oeuvre. Certes, j'adore faire souffrir mes personnages (oh vous ne l'aviez pas remarqué?!) mais l'univers carcéral me met étrangement mal à l'aise alors qu'il offre un terrain de jeu plutôt facile pour des petits auteurs de fanfiction sadique! C'est à n'y rien comprendre.
Bref, nous débutons donc la deuxième partie de cette histoire qui prend un rythme plus doux. Nous suivrons maintenant la réinsertion de Draco pas à pas. Donc j'espère que cela ne va pas trop dépayser ceux qui c'était déjà habitué à l'enchainement rapide des évènements dans la prison. Et ! J'annonce également qu'il n'y aura plus de scène de sexe aussi crue à partir de maintenant, mais il y aura toujours du sexe, juste plus ... romancé et espacé (voilà également quelque chose dont je suis heureuse de me débarrasser, parfois j'avais l'impression de rougir en relisant mon texte! Quelle perverse j'ai pu être).
Un autre point un peu dérangeant est que j'adore les Slice of Life (non ce n'est pas le problème!) donc je remarque souvent que mes chapitres ont tendances à changer de rythme plutôt abruptement, tantôt lent où on suit simplement la vie d'un personnage, tantôt rapide où l'action s'enchaine! Ma meilleure amie et jusque là, seule lectrice, n'était pas dérangé par ce rythme mais je trouve que cela donne un décalage parfois désagréable pour la cohérence de l'histoire. C'est un défaut que je cherche à corriger, notamment dans "Le chemin tracé" dont j'ai ralentit l'écriture pour chercher à donner un rythme plus constant dans la manière dont je relate les faits. Mais dans cette histoire ... le trou noir! Je l'ai écrite i ans, je ne me rappel plus des détails! Donc je redécouvre cette fiction en même temps que vous, quand je corrige un chapitre chaque semaine avant de le poster. Du coup, je crains un peu pour la qualité des écrits (j'ai déjà l'impression d'avoir mis un gros coup de pied au frein dans ce chapitre qui peut-être ne pas être appréciable pour les lecteurs).
Andgy: Et bien je suis ravis de te dire que tu as toute tes réponses dans ce chapitre! Enfin ... pas pour Blaise, mais on le retrouvera bientôt! Promis.
Enfin bref, j'espère que vous continuerez à aimer!
Bonne lecture,
Letki
Je crois que ceux qui n'ont pas connu l'enfermement, ou la privation, ne peuvent pas comprendre la signification réelle du mot liberté et ne peuvent pas saisir la saveur de cette sensation.
Moi, Draco Lucius Malfoy, j'étais libre. Certes, je n'avais pas le même degré de liberté qu'un citoyen sorcier lambda, mais j'étais plus libre que je ne l'avais jamais été. Même la rancœur que je cultivais depuis 5 longues années depuis ma privation de magie ne réussit pas à entacher le bonheur qui fut mien. On m'appela ce jour bénit, dans la grande salle et je me levais, haut et fier comme n'importe quel Malfoy digne de ce nom, toisant chaque détenu avec froideur et offrant aux plus détestés d'entre eux un sourire suffisant qui ne manqua pas de les énerver et je fus conduit à la salle de transplanage.
J'avais dit au revoir convenablement à Blaise la veille. Il avait encore un mois à faire seul ici mais je ne craignais pas pour sa sécurité. Ce soir là, il c'était montré tendre et doux pendant l'amour (chose plutôt rare car nous ne cherchions pas la tendresse ensemble sachant que nous ne cultivions pas ce genre d'attente entre nous). Mon départ était vraiment difficile pour lui et il préféra rester dans sa cellule de peur de mal réagir (dieu seul sait ce que le stupide loup en lui aurait pu faire). J'essayais de le rassurer avec des caresses et des petits mots et cela sembla lui suffire et je pus m'en aller l'esprit léger.
Quel bonheur de me débarrasser enfin de ces vêtements orange infâmes. De porter des vêtements de qualité, de prendre une vrai douche ! J'avais enfilé les vêtements que je portais le jour de mon arrivé ici, tous mes effets personnels m'avaient été rendus. Autrement dit, pas grand chose mais je retrouvais parmi les tas d'affaire qui trainait dans la boite poussiéreuse au nom de Malfoy, les affaires de mon père. Ils avaient confondu nos noms et je remerciai silencieusement l'administration d'être aussi incompétente.
Je tenais entre mes mains la célèbre cane de mon père. Celle dont il ne se séparait jamais et qui lui servait d'étui à baguette. Bien entendu, sa baguette ni était plus, mais la câne était intacte. Le bois sombre toujours aussi brillant, le joyau en forme de serpent au bout sans aucun défaut. J'étais sincèrement heureux de pourvoir revoir cet objet qui me rappelait mon père. Je l'ouvris tout de même, sachant pertinemment que je ne trouverais rien dedans et tel ne fut pas ma surprise en découvrant un petit morceau de parchemin.
-Malfoy ! Aboya un garde, on n'a pas toute la journée !
Je refermais précipitamment le bijou et saisi la cane dans ma main gauche comme l'aurait fait mon père. Je pris le temps de boutonner convenablement ma chemise et suivit le garde jusqu'à la minuscule salle de transplanage. Là, il me saisit le bras, je sentis une petite traction sur le nombril dont j'oubliais depuis longtemps la sensation et je me retrouvais au ministère, au département des aurors.
-Lucius !
Je tournais la tête vivement, clignant des yeux face à la douleur causée par la lumière trop vive de la pièce et je finis par reconnaître ma mère. Elle n'avait pas changé, toujours aussi belle, aussi gracieuse. Physiquement, elle était restée la Narcissa Malfoy de mon souvenir, une beauté glacée et délicate mais je remarquais ses mains qui tremblaient, la pâleur de son tint et la couleur délavée de ses yeux. Elle avait souffert. Je n'aurais jamais du la laisser seul.
-Mère, soufflais-je la voix presque coupée par l'émotion.
Elle fit un petit pas vers moi avant de regarder le gardien avec tant de dédain que celui-ci recula, impressionné. Elle s'avança alors jusqu'à moi et hésita plusieurs fois avant de poser ses mains sur mes joues ses yeux se remplissant de larme.
-Draco, reprit-elle en me souriant tendrement.
Merlin qu'elle m'avait manqué ! C'est pour elle que j'avais lutté chaque jour de ma vie. Je ne la laisserais plus jamais seule. Plus jamais. Je fermais les yeux, appréciant le contact chaud de sa main contre ma peau et je les rouvris quand elle glissa ses doigts dans mes longs cheveux blonds.
-Tu ressembles tant à ton père, dit-elle.
-Je sais, lui répondis-je gravement.
C'était voulu.
Nous nous reprîmes bien vite, peu habituer à ce genre de démonstration d'affection en public et je réglais les dernières formalités de ma libération. J'avais interdiction de voter, d'utiliser la magie, de quitter le territoire et tout un tas de truc du genre. Le visage de ma mère se refermait un peu plus à chaque nouvel ajout mais elle ne dit rien, tout comme moi. J'étais simplement heureux d'être là.
-Rentrons, me dit-elle en prenant mon bras délicatement.
J'avais l'impression qu'elle prenait mille précautions avec moi, comme si elle avait peur de me casser. C'était très déstabilisant. J'avais hâte de me retrouver seul avec elle. Elle avait toujours été plus démonstrative que père et j'appréciais ce petit côté chez elle.
J'étais un peu perdu, surtout lorsque les flashs m'aveuglèrent lorsque nous sortîmes du bureau. Des dizaines de journalistes m'épiaient et j'entendis quelques murmures sur ma ressemblance flagrante avec mon père. Etrangement, au lieu de me sentir effrayer ou gêné, cela ne fit que renforcer ma confiance en moi. Les journalistes, la politique, c'était un terrain connu, j'étais revenu dans le vrai monde où je savais sur quel pieds danser.
Nous fîmes à peine quelques pas dehors que je me sentis de nouveau aspirer avant de réapparaitre dans un champ de tournesol en bordure de forêt face à une petite maison rustique. Je me pliais en deux pour échapper aux rayons du soleil et ma mère s'agenouilla dans l'instant pour savoir ce que j'avais. Le soleil me brulait les yeux, c'était tout. Je n'avais pas vu la lumière du jour depuis 5 ans, alors j'accueillis cette douleur avec joie.
-Ne reste pas dehors, dit-elle précipitamment en me tirant vers la maison.
Elle ferma la porte derrière moi et je continuais à me frotter les yeux pour m'habituer.
-Que t'on-t-il fait ? Demanda-t-elle avec un réel chagrin dans la voix.
-Ne t'occupe pas de ça, lui répondis-je en me tournant vers elle, je suis libre maintenant, nous pouvons reprendre nos vies.
Ma réponse ne sembla pas la satisfaire mais elle se contenta d'hocher la tête.
-Comment as-tu fait pour transplaner ? Et tu as un travail ? Pourquoi habites-tu si loin de la ville ? Demandais-je soudainement en repensant à toutes les questions que j'avais préparées pour elle durant ces 5 longues années.
Elle s'assit face à moi dans la petite cuisine et rigola doucement.
-Doucement, me dit-elle en me fixant.
Un silence agréable s'installa entre nous où je ne pouvais pas détacher mon regard d'elle. Je buvais son visage. Je ne voulais plus jamais me séparer d'elle, ma mère, la seule personne avec mon père et Blaise à m'aimer réellement.
-Je suis désolé, dit-elle subitement, je n'arrête pas de te dévisager. Tu as tant changé.
-J'imagine, avouais-je un peu honteux à l'idée de ne pas être présentable (après tout je n'avais pas vu mon reflet depuis 5 ans).
-C'est ce brave Kreattur qui nous a fait transplaner, m'avoua-t-elle finalement alors qu'un elfe de maison qui m'était inconnu apparaissait à côté de nous avec un plateau rempli de confiseries et de deux tasses de thé.
Ma mère le remercia pour sa bienveillance ce qui sembla ravir l'elfe qui disparu aussitôt. Il semblait plutôt austère et c'était étrange de voir son visage s'éclairer face à la gentillesse apparente de ma mère.
-Oh ils nous ont laissé les elfes de maisons ! M'exclamais-je ravis de voir que ma mère n'avait pas été tout à fait seul, donc cette maison est à nous en fait.
Son regard se voilà une fraction de seconde avant qu'elle me réponde que ce n'était pas le cas.
-Lorsqu'ils vous ont amené, ton père et toi, m'expliqua-t-elle, nous n'avions plus rien, juste les vêtements que nous avions sur le dos. C'est de la famille éloignée du côté des Black qui m'ont hébergé les premiers jours et quand ton père ..., elle se tut un moment ravalant sa peine avant de continuer, je l'ai enterré dans le cimetière des Malfoy. J'étais effondré et je m'attendais à tout moment qu'on frappe à la porte pour m'amener ton corps après le sien. J'avais si peur.
Mon cœur se serra en l'imaginant.
-J'ai fait une dépression, dit-elle, ce n'est pas digne d'une épouse Malfoy, sourit-elle. J'ai fini à Ste-Mangouste et peut de temps après, j'ai reçu l'étrange visite de Monsieur Potter.
-Monsieur … Potter ? Demandais-je interloqué par ce titre de distinction.
-Il a fait beaucoup pour nous Draco, dit-il, il est venu me chercher et il me dit qu'on lui avait donné cette maison qui était en fait la mienne à l'origine. Tu en aurais irrité si nous on ne nous avait pas dépossédé, m'avoua-t-elle tristement. Mais elle revenait légitimement à Sirius Black, mon défunt cousin, qui a lui même tout légué à Potter.
Les pièces s'assemblaient dans ma tête et la mauvaise humeur me gagna en comprenant que j'avais une nouvelle dette envers Potter. Nous étions quitte après mon procès mais là, il avait de nouveau une longueur d'avance et je détestais avoir du rouge sur ma liste.
-Bref, continua-t-elle en me tendant ma tasse de thé. Il m'a amené ici et m'a dit qu'il ne voulait pas voir sa maison tomber en ruine car inoccupée, donc il m'a dit de la garder. Et il m'a également confié Kreattur car il le trouvait insupportable.
-Il est tout à fait charmant, me plaignis-je en pensant à la prévenance de l'elfe.
-C'est ce que je lui ai dit, mais apparemment il fait vivre un enfer aux sang-mêlé, aux sang-de-bourbe et aux traitres à leur sang.
Je ne pus m'empêcher de rigoler en songeant à la tête qu'avait du faire Potter face à un elfe récalcitrant. Puis je me dis que mon père aurait adoré cet elfe.
-Donc il vit avec moi depuis 4 ans, continua-t-elle avec une ébauche de sourire au coin des lèvres.
-Et tu travailles ?
-Oui, répondit-elle, je travaille pour Monsieur Potter.
Je faillis lâcher la tasse que j'avais en main sous la surprise mais je me retins.
-Je fais tout ce qui est administratif, m'expliqua-t-elle, il est extrêmement désordonné et tête en l'air le savais-tu ?
-On parle de Potter là, marmonnais-je. Evidemment.
-Je m'occupe de son courrier, de ses discours, de préparer ses apparitions en gros.
Je me redressais sur sa chaise, curieux d'en apprendre un peu plus sur tout ce que j'avais raté durant ces 5 ans et elle m'expliqua patiemment, heureuse de pouvoir faire la conversation à quelqu'un.
-Il a un rôle très important dans la communauté sorcière, me dit-elle, il voulait devenir aurore mais ce n'était pas vraiment possible vu qu'il fallait se reconstruire après la guerre. Alors, il a participer à la grande majorité des procès et allégé les peines de la plus part des détenus pour qu'il n'y ait pas de vengeance dans le futur.
Je comprenais mieux ce qu'il faisait à mon procès maintenant. Ce n'était qu'une question de tactique politique. Il m'impressionnait pour avoir prévu à si long terme … à moins que ce soit l'idée de Granger.
-Il déteste la célébrité et aurait simplement voulu devenir aurore et avoir une vie tranquille avec sa Weasley, dit-elle placidement, mais il ne peut pas se retirer maintenant. Alors je suis chargée de m'occuper des coulisses pour qu'il brille sur scène si tu préfères.
-Je ne pensais pas qu'il ferait appel à toi, dis-je septique mais avec une pointe de fierté à l'idée que ma mère ait un si grand rôle.
-Moi non plus a vrai dire, mais il m'a dit je cite « Draco avait la classe et savait comment manipuler une foule, il a bien dû hériter ça de vous, alors s'il vous plait, apprenez moi ». Et effectivement, il avait besoin, sourit-elle, sa garde robe était digne de celle d'un sorcier de seconde main !
Je rigolais face à son offuscation évidente. Potter avait au moins reconnu que j'avais la classe et le charisme, ça gonflait mon égo et ça eut le mérite de me détendre.
-Kreattur fait les allers-retours entre lui et moi, finit-elle, il ne vient que lorsqu'il doit se préparer à une apparition publique. C'est un gentil garçon Draco, dit-elle après un instant de silence, et je me dis qu'il est préférable que ce soit lui qui ait gagné.
Je me tus, pas certain de vouloir m'engager dans une conversation délicate alors que nous venions tout juste de nous retrouver mais je ne pus que confirmer ce dernier point. Je ne partageais peut-être pas les opinions politiques de Potter, il n'en restait pas moins un bon vainqueur. Cela aurait été n'importe qui d'autre, je pense que la famille Malfoy se serait éteinte à Azkaban.
-Raconte moi, me demanda-t-elle alors soudainement.
Je redoutais ce moment mais je le fis, en éludant une très importante partie de la vérité.
-Cela c'est mieux passé que je ne le pensais mère, lui expliquais-je, j'étais avec Blaise.
-Oh le petit Zabini ! S'exclama-t-elle.
Elle l'avait toujours apprécié et l'inverse était réciproque.
-Il avait un amant qui était fort et respecté à Azkaban, dis-je, il s'appelait Jean, c'était un loup-garou.
Elle parut gênée. Je la comprenais honnêtement. D'une car Blaise était le plus hétéro des hommes avant la prison et de deux car les Loup-Garou n'étaient pas forcément les créatures magiques les plus apprécier.
-Ils s'aimaient, lui dis-je, sincèrement. Ça m'a surpris également mais c'était réellement le cas. Jean m'a pris sous sa protection en même temps que Blaise et je n'ai eut aucun problème pendant 4 ans.
Je lui racontais les journées monotones de la prison en omettant volontairement ma propre relation avec Jean et Blaise. Elle ne pourrait jamais entendre ça et je n'aurais jamais la force de lui dire une telle chose. Je lui racontais par contre avec précision la tendresse qu'il y avait avec le loup et mon ami et le lien qu'ils partageaient. Elle était surprise au début mais finit par soupirer face à leur amour plus qu'évident. Elle trouvait ça beau, surtout dans un endroit aussi terrible qu'Azkaban. Je lui fis le récit de la présence angoissante des détraqueurs et de la méchanceté des détenus. Elle me regardait avec inquiétude.
-Puis ils ont capturé Greyback, dis-je d'une voix sombre alors qu'elle hochait la tête en me disant que c'était paru dans la Gazette l'an dernier. Il a tué Jean, devant Blaise.
Elle eut une exclamation de surprise.
-Pauvre Blaise, compatit-elle en posant sa main sur sa bouche.
-Il était effondré et a demandé à Jean de le mordre avant qu'il ne meure. Je m'y suis opposé bien entendu, mais Jean l'a fait.
Elle blêmit, inquiète et je la rassurais.
-Il voulait continuer à me protéger, dit-il, et … je pense qu'il aurait demandé à Jean de le mordre une fois qu'ils seraient sortis de prison je pense. Ils avaient le projet de continuer à vivre ensemble.
-C'est affreux, commenta-t-elle.
-Il a failli ne pas se relever, continuais-je gravement en lui contant l'épisode de la lutte contre la morsure et du petit jeu de Greyback. Je ne lui dis aucun détail mais je ne lui cachais pas qu'il m'avait fait du mal.
-Laisse moi voir, m'ordonna-t-elle en se levant brutalement pour prendre la manche de ma chemise.
-Non mère, dis-je doucement en posant ma main sur la sienne, non.
Elle se retint visiblement d'insister et m'invita à poursuivre. Je lui dis alors qu'un jour où Greyback avait été particulièrement violent (pas question de lui dire qu'il m'avait violé devant tous les détenus), j'avais perdu connaissance et qu'en reprenant mes esprits, j'avais trouvé Blaise devant moi.
-…il les avaient tous tué, dis-je.
-Il a bien fait, dit-elle cruellement en caressant ma joue tendrement, je suis heureuse que vous ayez été ensemble.
J'hochais la tête, pensant la même chose qu'elle avant de continuer. Je lui racontais la première nuit de pleine lune où Blaise avait failli me tuer et où il avait cherché Jean même sous forme animale puis le reste de l'année plus calme. Je lui dis également que Blaise sortait le mois d'après puis je me tus pour lui laisser le temps d'encaisser le choc.
Sans rien ajouter, elle me tendit un macaron et m'ordonna de le manger. Le gout était infiniment doux dans ma bouche et j'en eus presque les larmes aux yeux tant c'était bon.
-Ça ira maintenant, me chuchota-t-elle au creux de l'oreille en m'enlaçant, nous irons chercher Zabini à sa sortie de prison, et nous vivrons heureux comme avant.
J'hochais alors la tête, priant de toutes mes forces pour que ce soit effectivement la vérité.
