Comme je le craignais le changement de rythme plutôt brutal ne vous à pas trop emballé. Mais il n'y aura plus de mauvaise surprise. Ça y est, je l'annonce officiellement, nous sommes entré dans le vif du sujet et le rythme de cette fanfiction est posé et ne devrait plus bouger. Pour ceux et celles que ça effareraient, l'action et le sexe seront toujours au rendez-vous, mais plus romancé et surement plus espacé (je me rends compte que j'ai écris cette fic en 2015! Même moi j'ai du mal à m'en souvenir dans les détails).
Andgy: Ça y est, Blaise est de retour, tu peux souffler!
Bonne lecture,
Letki
M'habituer à une vie normale fut plus compliqué que prévu.
Premier point délicat, c'est que j'étais incapable de dormir sur le lit moelleux que ma mère avait installé dans ma chambre. J'étais habitué à la dureté du sol et m'enfoncer dans le lit était non seulement désagréable mais me faisait paniquer en plus. C'est pourquoi je dormais à terre au pied de mon lit et je sautais dedans aux premières lueurs du jour pour m'habituer au lit et pour ne pas inquiéter ma mère qui se faisait un devoir de venir me réveiller tous les matins.
Ensuite je tolérais toujours aussi mal les rayons du soleil qui m'avait pourtant cruellement manqué. J'étais très en retard sur les évènements du monde sorcier et je me sentais totalement perdu et le pire du pire, c'est quand j'appris que j'habitais en réalité dans un village moldu. Je me sentais exilé et c'était extrêmement désagréable.
Mais un Malfoy ne se laisse jamais abattre et ne s'avoue jamais vaincu. Alors je pris la situation à bras le corps et j'appris à faire avec. D'abord, ma première tâche fut de prendre mes marques. J'inspectais tous les papiers de la maison et je découvris avec joie que notre propriété était immense en réalité. Le champ nous appartenait et bien au delà. Nous avions des centaines d'hectare de terrain. Je voyais déjà un moyen de refaire la fortune des Malfoy. Je ne perdis pas de temps pour faire le tour de la propriété ce qui me prit plusieurs jours. J'avais des grands projets et je me sentais … vivant.
Avoir le pouvoir d'agir, de prendre une décision, la capacité de faire quelque chose de mes mains c'était vraiment grisant. Bien entendu, j'eus du mal car je ne m'y connaissais pas du tout en matière de travaux manuels. Ni aux méthodes moldus mais je décidais de tout apprendre dans les livres que je demandais à Kreattur de m'acheter quand il amenait ma mère en ville (je n'étais pas encore prêt à sortir, et encore moins à côtoyer des moldus).
Le mois s'écoula très lentement et je pris mes marques tranquillement. Tous les matins sans faute, ma mère me brossait les cheveux. Elle m'avait dit que ça lui rappelait des souvenirs avec père. C'est vrai que c'était leur petit rituel, jamais mon père n'avait manqué un jour. Je me rappelais avoir voulu laisser mes cheveux pousser étant petit pour que ma mère s'occupe de moi de la même façon mais mon père l'avait formellement interdit. C'était son petit privilège à lui.
Je voyais que ça lui faisait plaisir de le faire aujourd'hui. Ma mère y mettait tant de soin … elle me parlait aussi de mon père lorsqu'elle le faisait et je me souvins soudainement du parchemin que j'avais trouvé dans la cane de mon père. Je le donnais à ma mère et elle s'isola dans sa chambre pour le lire. Elle n'en descendit qu'à la nuit tombée et même si ses yeux étaient rouges d'avoir trop pleuré, je vis que son pas était plus léger. Elle me donna le parchemin et je vis qu'une face m'était dédiée. C'était les derniers mots de père.
Il s'excusait de ne pas avoir pu m'offrir la vie qu'il souhaitait pour moi et qu'il espérait que je survivrais à mon internement à Azkaban. Il me priait de faire les bons choix et de prendre soin de ma mère. Le reste de la lettre était sur un ton plus léger. Il me parlait de tous les projets qu'il avait pour moi et me dit notamment que ce fut finalement une bonne chose que je n'ai pas eut à épouser Astoria Greengass comme ils l'avaient prévu avec mère depuis mon enfance. Il souhaitait que j'ai la liberté de faire ce que je veux et que j'ai le pouvoir de reconstruire la famille Malfoy comme je le souhaitais. Il espérait que je le fasse sincèrement car le modèle que j'avais reçu jusqu'à présent était plutôt bancal. J'étais heureux.
-Draco, m'appela ma mère.
Je levais la tête de mon livre de management lorsqu'elle pénétra dans le petit bureau déjà plein à craquer de livre. Elle enjamba gracieusement une pile de livre avant de déposer une tasse de thé devant moi.
-Prépare toi, nous devons aller chercher Zabini.
C'est vrai, il sortait aujourd'hui. Le temps était passé si vite.
-Mère, lui dis-je alors qu'elle glissait ses doigts dans mes cheveux pour les attacher en une queue de cheval basse, il est un loup-garou.
Je me devais de le lui rappeler. Elle ne mesurait pas encore tout ce que ça voulait dire même si elle avait une conscience aiguë du danger que représentait Blaise. Je sentis ses doigts s'arrêter une fraction de seconde dans mes cheveux avant de reprendre leur caresse.
-Proposes-tu de le laisser seul? Demanda-t-elle doucement.
Elle se rangerait à ma décision, je le savais. Je ne voulais pas amener Blaise ici et briser le petit cocon que nous nous étions forgé mais je ne pouvais pas l'abandonner. Pas après tout ce que nous avions partagé. Ma mère était bien consciente du fait que je lui avais caché pratiquement toute la vérité c'est pourquoi elle comprenait ma réticence.
-Non, répondis-je alors, non. Pas pour l'instant.
-Alors qu'y a-t-il Draco ?
-Il est instable mère. Jean avait le contrôle, Blaise ne l'a pas. J'ai peur qu'il te blesse.
Elle tourna ma chaise face à elle et me fixa longuement.
-S'il ne t'a rien fait pendant 1 ans, il ne me fera rien non plus, dit-elle alors.
Je me mordis la lèvre. Je ne pouvais lui dire que Blaise ne m'avait rien fait car il me considérait comme son compagnon, c'était inconcevable. Je soupirais alors et allait passer la main dans mes cheveux lorsqu'elle me la claqua sèchement. C'est vrai, elle venait de me coiffer il fallait que je reste impeccable.
-Il a essayé de me tuer lors de la pleine lune, lui rappelais-je.
-Nous irons à l'hôtel lors de la pleine lune, répondit-elle alors.
-Nous n'avons pas les moyens de faire ça 12 fois par ans mère, la coupais-je sèchement.
-Je n'abandonnerais pas l'homme à qui je dois la vie de mon bébé tu m'entends ? Me répondit-elle avec encore plus de froideur dans la voix.
Je restais un moment saisit. Oui, j'avais oublié pendant un instant que Narcissa Malfoy pouvait être redoutable quand il s'agissait de sa famille. Je me souviens très bien que le professeur Rogue avait du faire un serment inviolable pour qu'elle puisse s'assurer de ma sécurité.
-Oui mère, répondis-je sagement.
Elle parut satisfaite et me dit de finir mon thé avant qu'il soit froid. Je pris mon temps pour le finir, redoutant mes retrouvailles avec Blaise, priant pour qu'il ne réagisse pas excessivement puis je la rejoignis dans le salon où Kreattur nous attendait déjà. Je pris la cane de mon père et elle ajusta convenablement ma chemise avant de prendre la main de l'elfe de maison et de me saisir par le bras.
Nous arrivâmes avec 15 minutes d'avance. Et bien entendu les journalistes étaient déjà présents. Ma mère adopta une démarche rigide en les voyant et je l'imitai. Nous étions rayonnant face à eux.
-Comptez vous rassemblez tous les anciens mangemorts de votre génération ? Me demanda Rita Skeeter avec sa célèbre plume à papote. Et dans quel but ?!
Je lui lançais un regard réfrigérant couplé à un petit sourire suffisant qui la firent frissonner. Je jubilais intérieurement du pouvoir que j'avais entre les mains. Ma mère s'assit gracieusement sur le banc et je l'imitais.
-Est-ce volontaire cette ressemblance avec l'ancien mangemort et bras droit du Lord noir Lucius Malfoy ?
Ma mère resserra sa prise autour de mon bras et je restais stoïque alors que les questions pleuvaient. J'adorais voir le petit effet que je leur faisais. J'attendis alors jusqu'à ce que Blaise apparaisse dans la salle, entouré par quatre gardes. Contrairement à moi lorsque j'avais été amené ici, il était enchainé. Je frissonnais désagréablement quand ses yeux se posèrent sur moi. Il n'avait même pas eut un seul instant d'hésitation comme s'il savait avant même d'arriver ici où je me trouverais. On le fit signer des papiers et on le libéra de ses chaines après lui avoir rappelé les conditions de sa libération. Il n'attendit pas pour parcourir les quelques mètres qui nous séparaient et j'eus un léger mouvement de recul. Cela ne lui échappa pas et il se figea juste devant moi. Ma mère se leva alors et s'adressa à lui.
-Tu as tant grandit, dit-elle.
-Madame Malfoy, la salua-t-il de sa voix grondante.
Je grimaçais. Il n'avait pas cette voix normalement. C'était mauvais signe. J'ordonnais à Kreattur de nous ramener dans l'instant, craignant les réactions de Blaise et nous arrivâmes dans le champ de tournesol. Sans attendre, il fit demi-tour et couru vers la forêt qui bordait le champ. Ma mère parut surprise mais je l'amenais à l'intérieur lui rappelant que Blaise avait besoin de contrôle et qu'il le trouverait seul. Je fus reconnaissant à ce dernier de ne pas m'avoir touché face à elle.
-Je pense que je vais lui laisser la chambre du rez-de-chaussée tout compte fait, dit-elle alors. Il aura sans doute besoin de sortir régulièrement
-Kreattur va déménager les affaires de sa maitresse, grinça l'elfe de maison en se dirigeant vers les chambres.
-Oui merci mon brave, répondit-elle.
Elle était vraiment surprise, elle ne s'y attendait pas. Je la vis faire les cents pas dans le salon face à l'effroyable pile de lettre de Potter. La moitié venait de ses admirateurs. Il m'exaspérait encore plus si possible.
-Je pensais que les loups-garous perdaient le contrôle qu'à l'approche de la pleine lune, dit-elle alors en se mordillant la lèvre inférieure.
-Blaise est plus qu'un loup, répondis-je alors, la bête et lui sont constamment en conflit car il est un alpha. Il a le pouvoir de se transformer à volonté. Ils ne font qu'un en réalité.
-C'est embêtant, dit-elle.
-Ça l'est, soupirais-je en regrettant déjà de l'avoir amené jusqu'ici.
Il ne se montra pas de la journée et je finis par aller me coucher après avoir aider ma mère à trier les lettres de Potter. Il se glissa dans ma chambre en plein milieu de la nuit. Il était passé par la fenêtre qui était à l'étage. Sa force me faisait peur. Je me réveillais en sursaut en entendant le loquet de la fenêtre s'ouvrir et je me redressais d'un bond en sortant le couteau qui était glissé sous mon oreiller de sa cachette. Mon cœur battait la chamade mais je me calmais immédiatement en reconnaissant la silhouette de Blaise accroupit à la fenêtre. Il retira ses chaussures pour ne pas salir et les laissa sur le bord de la fenêtre avant de poser ses pieds sur le parquet. Je fus surpris de voir à quel point il pouvait être silencieux alors qu'il était devenu si massif.
-Draco, m'appela-t-il.
-Parle moins fort, lui chuchotais-je en repoussant les draps pour lui faire une place.
Je ne pouvais pas le repousser pour un tas de raison. Mais je ne tenais pas à ce que ma mère sache. Vraiment pas. Il le savait et il comprenait, je l'en remerciais pour ça.
-Je devenais fou, continua-t-il en se glissant dans mon lit.
Il s'assit face à moi et prit ma main dans la sienne pour me faire lâcher le couteau que je tenais toujours aussi serré. Il le posa sur ma table de chevet et tourna et retourna sa main dans la mienne.
-Le manque était terrible, j'ai cru que j'aurais craqué, souffla-t-il, il cherchait constamment à sortir, il ne supportait pas l'enfermement.
Il parlait de son loup. Je frissonnais.
-Tu … tu le comprends ? Demandais-je avec inquiétude.
Il hocha positivement la tête alors que je baissais les yeux, incapable de soutenir son regard ambré qui brillait fortement dans la nuit.
-Je me suis retenu toute la journée, dit-il.
-De ?
Il attendait quelque chose de moi c'était évident. Et je savais très bien ce que c'était même si je n'avais actuellement pas envi de lui donner.
-Je pensais qu'avec l'éloignement, je n'en aurais plus besoin, dit-il en suivant le cours de ma pensée, mais il a besoin de quelqu'un et je ne connais que toi Draco.
Oui je comprenais cela aussi. Et je fermais fortement les yeux alors que je prenais une profonde inspiration. J'avais secrètement espéré ne plus avoir à faire cela. Que ma relation avec Blaise redeviendrait celle que nous avions à Poudlard et que nous enterrerions ces 5 années d'enfermement loin, très loin. Mais c'était impossible. Le loup m'avait dors et déjà marqué et il n'oubliera pas, jamais.
-Ma mère ne doit pas savoir, lui expliquais-je alors à voix basse. Jamais.
Il hocha la tête et presque timidement, il se rapprocha pour venir m'embrasser. C'était comme rentrer chez soit après 5 ans de prison (ironique non ?) un baiser un peu hésitant mais oh combien chaleureux. Il ne le resta cependant pas très longtemps car un grondement sourd s'éleva du torse de Blaise pendant qu'il m'allongeait sur le lit. Je m'abandonnai totalement à lui, lui laissant le contrôle entier pour qu'il puisse satisfaire son loup. La seule chose que je lui interdis formellement fut de retirer mon tee-shirt ou même le soulever. Je ne supportais pas la vue des marques sur mon corps.
Il se montra fébrile et impatient si bien que nous grillâmes presque tous les préliminaires. La douleur fut vive mais la honte et le ressentiment le furent encore plus. Je nouais mes jambes autour de sa taille et passai mes bras autour de son cou pour garder un point d'attache. Il couvrit mon visage de baiser doux et attentionné qui contrastait vraiment l'allure brutale et profonde de ses coups de reins. Il s'en voulait d'être ainsi tout en aimant cela. Ça le torturait de l'intérieur et moi, j'étais cruellement heureux qu'il s'en veuille de prendre ainsi cette place dans ma vie.
Il posa sa grosse main sur ma bouche pour couvrir le son de mes gémissements que j'avais du mal à retenir maintenant. Je crois qu'en 5 ans, je m'étais habitué à la douleur et que quelque part, j'avais fini par aimer ça même si je ne l'avouerais jamais à haute voix. Je ne savais même plus ce qu'on ressentait face à une partie de jambe en l'air normale. Est-ce que les sensations pouvaient combler l'excitation créée par l'adrénaline causée par le plaisir flirtant avec la douleur ? Ou la sensation d'abandon que j'éprouvais en me laissant diriger par Blaise était-elle ridicule à l'idée de chevaucher une femme ? Je ne sais plus honnêtement.
Nos mouvements étaient de nouveau fluide comme lorsque nous le faisions régulièrement. Finalement, même si j'étais réticent au début, je dois avouer que c'était agréable et qu'une fois finis, je pus m'endormir facilement. J'avais l'impression d'avoir évacuer absolument tout mon stress. Et bien que je ressente une douce torpeur mêlée à de la satisfaction, celle-ci était teinté d'amertume car si je savais que ce n'était que l'effet que Blaise me faisait et non mes réelles émotions.
Lorsque ma mère me réveilla le lendemain, j'eus un moment de panique à l'idée qu'elle trouve Blaise nu à côté de moi dans le lit mais il n'y était pas. J'enfilais mon peignoir et je descendis dans la cuisine où Kreattur vociférait contre Blaise. Il n'aimait visiblement pas l'idée qu'un loup-garou vive sous le même toit que sa maitresse mais il nous fit tout de même un bon repas et s'employa à rassasier l'appétit féroce de Blaise.
-Tu te sens mieux qu'hier ? Questionna ma mère en nous servant le thé.
-Oui beaucoup mieux, merci de m'avoir accueilli ici Madame Malfoy, la remercia-t-il avec un petit sourire au coin et son regard pétillant habituel.
-C'est tout naturel, répondit-elle avec un petit sourire ravis.
Je les regardais discuter, restant silencieux pour observer les réactions de Blaise. Il semblait détendu et je finis par relâcher ma vigilance quand il me demanda ce qu'il pouvait faire pour être utile dans la maison. J'avais déjà une idée bien entendu.
Je prévoyais d'exploiter plusieurs hectares de terrain pour agrandir le champ de tournesol et me séparer d'une partie accolé à la maison pour pouvoir faire une serre. Les revenus des tournesols étaient suffisants pour vivre modestement mais je n'allais pas me contenter de ça. Je voulais exploiter beaucoup plus que cela mais nous n'en avions pas encore les moyens. J'écris une liste d'outil à acheter (j'avais tout trouvé dans un livre moldu) et je la confiais à l'elfe de maison.
-Mon pauvre maître qu'ils ont humilié, dit-il en voyant la liste d'objet indubitablement moldus.
J'aimais vraiment cet elfe. Il était une perle. Il jura longuement mais finis par aller en ville me les acheter et revint après ma douche avec des outils de jardinage.
-Tu es certain Draco ? S'inquiéta ma mère.
C'est vrai que je ne m'y connaissais pas mais il fallait bien un début à tout. Je la laissais donc écrire le discours de Potter pour la réception organisée pour je ne sais plus quoi et j'allais avec Blaise dehors. Il poussait la brouette et semblait ravis d'être dehors.
-Si on m'avait dit un jour que je verrais Draco Malfoy faire du jardinage et cela comme un moldu en plus, j'aurais jeté à cette personne un impardonnable, se moqua-t-il alors que nous traversions le champ.
-Si on m'avait dit un jour que Blaise Zabini qui c'est tapé les trois quarts de la population féminine de Poudlard deviendrait une pédale confirmée, j'aurais jeté un impardonnable à cette personne, répondis-je de mauvaise humeur.
-La pédale t'encule tu sais, répondit-il sans une trace de méchanceté dans la voix.
Je pouvais presque entendre le sourire dans sa voix et ça m'énerva encore plus. Je lui fis un magnifique doigt d'honneur et il rigola à gorge déployée. Etrangement mon pas s'allégea et je me sentis de nouveau comme lors de nos années à Poudlard quand notre souci principal était de chercher des noises aux griffondors et de rigoler. Cette époque me manquait.
Blaise me rejoignit et marcha silencieusement à mes côtés jusqu'à ce qu'il me pose toutes les questions que j'avais moi même posé à ma mère. Je lui racontais alors ce qu'il avait manqué durant 5 longues années et ce que je prévoyais de faire des parcelles de terre que je possédais.
-Je vais les exploiter, dis-je. Pour commencer, il nous faudra préparer le terrain pour éloigner le champ de tournesol de la maison pour que je puisse prendre une part pour faire une serre.
-Une serre de quoi ? Demanda-t-il curieux.
-De plante magique, répondis-je, je vais me remettre aux potions.
-Vraiment ? Demanda-t-il. Tu comptes faire quoi.
-Je ne sais pas encore, répondis-je. Mais je trouverais bien.
-Je t'aiderais.
-Comme si tu avais le choix, répondis-je avec un sourire avant de continuer. Puis tu vois là bas, dis-je en montrant le côté droit de la forêt vers laquelle nous nous dirigions, nous, allons abattre tout ça, dis-je, et nous feront un pâturage.
-De quoi ? Demanda-t-il avec curiosité et enthousiasme.
-D'hyppogriphe, répondis-je.
Il parut extrêmement surpris par ma réponse et je me tournais vers lui avec un sourire moqueur.
-Ton loup tuerait la moitié de mes bêtes tous les mois. Mais les hyppogriphes ne se laisseront pas faire, ce sera plus rentable. Et ce sont des bêtes très demandées par les noblesses de nos jours et ce sera utile pour les potions, répondis-je. Et comme ça, nous n'aurons plus à dépendre entièrement de Kreattur pour nous déplacer.
-Je vois, répondit-il impressionné.
-Pour l'instant, il nous faut agrandir le champ pour faire des économies pour la suite. Le pâturage viendra après.
-Compris chef.
Nous arrivâmes alors à la lisière de la forêt et je me dis que ça allait être extrêmement long sans un sous en poche pour payer des employers et sans magie. Blaise m'ordonna de l'attendre là et il disparu un moment dans les bois avant de revenir.
-J'ai éloigner les animaux, répondit-il, on devrait être tranquille.
-En pissant au pied d'un arbre tu veux dire ?
-Comment t'as deviné ? Répondit-il avec amusement en se munissant d'une hache.
Je fis de même et nous nous attaquâmes au premier arbre. Autant le dire tout de suite, c'était un désastre ! Il nous fallu la mâtiné pour venir à bout du tronc et je perdis une petite partie de la récolte quand le tronc s'écrabouilla sur le sol. J'avais encore des progrès à faire mais j'étais heureux du travail que nous avions fourni. C'était salutaire et ça me faisait me sentir plus normal. Blaise était infatigable alors que je suais abondamment sous la chaleur étouffante de midi surtout avec un tee-shirt à manche longue (c'était une habitude, je me refusais à montrer le haut de mon corps). Nous nous attaquâmes au tronc pour le découper en rondin.
-On fatigue Malfoy ? Demanda-t-il en tirant sur la scie.
-Pas le moins du monde Zabini, répondis-je avec hargne.
Je refusais de craquer avant lui. Question de fierté. Sauf qu'il jouait avec moi et ça m'énervait encore plus. J'étais épuisé au delà des mots. Mes mains saignaient à cause du frottement du manche et je tremblais sous l'effort mais je continuais.
-Les garçons !
Nous nous retournâmes alors d'un bon pour trouver ma mère accompagné de Kreattur qui faisais léviter une ombrelle au dessus de sa tête. Elle nous avait apporté des sandwiches et de la citronnade. Elle semblait réellement heureuse à l'idée de passer un peu de temps devant vous.
Elle installa une nappe sur le sol et nous nous assaillîmes après nous être essuyé. Kreattur s'éclipsa et elle nous demanda ce que nous faisions. Blaise lui répondit avec joie, apparemment fou de joie également à l'idée de se dépenser dehors. J'émis plus de réserve comme d'habitude mais je partageais ce moment avec joie.
-Comme ça nous aurons du bois pour le feu, s'émerveilla-t-elle, nous pourrons même en proposer en ville.
Je me redressais alors. C'était une idée merveilleuse ! Nous pourrons faire du profit avec le bois pour commencer à renflouer les caisses.
-Tu as le même regard que Lucius quand il trouvait une nouvelle chose pour la famille, sourit-elle doucement.
-J'aurais plutôt dit quand il avait une nouvelle idée pour embêter Potter et sa clique, répondit Blaise.
Ils rigolèrent tous les deux alors que je grognais. Le reste du repas ce fit sur une note légèrement et ma mère rentra pour finir son travail. A la nuit tombée, nous étions venu à bout du premier arbre. Ça allait être long. J'étais affreusement courbaturé et mes mains étaient dans un sal état. Je pris un long bain avant de tomber sur mon lit. Blaise me rejoignit au milieu de la nuit pour dormir avec moi et partir aux premières lueurs du jour. Le lendemain, je me rendis au village moldus pour la première fois. Je me rendis sur le marcher accompagné de ma mère qui connaissais les villageois maintenant et elle fut ravis de me présenter à tout le monde. Elle le faisait avec fierté genre « regarder mon fils comme il est beau ». Je lui fis alors honneur en me montrant courtois et prévenant malgré mes réticences. Mais je dois avouer que ces moldus étaient agréables avec nous et je ne pouvais que les remercier d'avoir accueilli ma mère si gentiment.
-Madame Avery, appela joyeusement ma mère en s'arrêtant face à une étale de tissus sur le marcher, votre fils est bien menuiser c'est cela ?
-Oui c'est ça, répondit-elle après avoir salué ma mère.
-Vient Draco, m'appela-t-elle.
Je m'avança alors jusqu'à l'étale, les bras déjà chargé de courses et inclina la tête poliment vers la femme. Elle devait avoir l'âge de ma mère mais ne lui arrivait pas à la cheville niveau classe. Elle semblait agréable néanmoins avec son visage rond et ses petites rides au coin des yeux.
-C'est votre fils ? S'exclama-t-elle en se redressant pour me serrer la main.
-Oui.
-Oh dieu qu'il est beau, dit-elle.
-Je vous l'avait dit, répondit ma mère orgueilleusement avant de revenir aux choses sérieuses. Il offre le bois de notre forêt en échange d'un peu d'aide.
-Oh je vois je vois, dit-elle d'un ton très concerné, j'en parlerais à mon fils. Je crois savoir que monsieur Miller s'inquiétait également du bois pour l'hiver prochain avec les réformes de la région.
-Faite nous savoir dès que possible, insista ma mère.
Nous fîmes ensuite le tour du marcher après avoir saluer puis elle me conduisit jusqu'au tailleurs du village où elle récupéra le costume de Potter qu'elle avait fait faire sur mesure.
-Tu te rends compte ? Il voulait porter plusieurs fois le même costume à des réceptions, rigola-t-elle en marchant vers le point de rendez-vous que j'avais donné à créature, il a eut du mal à comprendre que je lui ai dit que le summum de la classe était de ne jamais apparaître avec le même vêtement deux fois à un événement public. Il en a les moyens en plus.
Je l'écoutais distraitement s'offusquer du manque de classe de Potter alors que nous regagnons la maison. Blaise avait continué la découpe de l'arbre et je voyais déjà une petite pile de rondins se former sur le côté de la maison. Il n'avait pas chômé et je fus ravi de voir que le fait d'avoir une activité le calmait. Je lui fis le compte rendu de la sortie alors que nous buvions un thé dehors et il se confessa alors à moi.
-Tu sais Draco, dit-il, je suis heureux.
-Vraiment ? M'étonnais-je.
-Oui … bien sûr, j'aurais préféré que Jean soit là pour partager ça avec nous, mais je suis simplement heureux. C'est une vie simple, à l'écart de la politique et du danger et quelque part, je préfère ça.
-Je peux comprendre ton point de vue, répondis-je même si cette vie n'était pas ce que je qualifiais de vie « satisfaisante ».
-Mais toi tu ne peux pas te contenter de ça n'est-ce pas ?
-Non, répondis-je sincèrement, je dois redorer le nom de la famille.
-Je t'aiderai.
-T'ais-je déjà laissé le choix ?
-Non mon prince, répondit-il avec un sourire.
Nous discutâmes encore un peu et il reprit le chemin de la forêt avec sa hache et la brouette. Je regagnais la maison le pas encore raide des courbatures de la veille et me figeait sur le seuil en entendant une voix qui n'était ni celle de ma mère ni celle de Kreattur en provenance du salon. S'en suivit alors d'un petit cri qui cette fois-ci venait de ma mère et d'un bruit de verre cassé. Je fis donc un détour par la cuisine et j'ouvris silencieusement un placard pour prendre les couteaux de cuisine qui s'y trouvait. Je me dirigeais ensuite vers le salon à pas de loup pour y trouver un homme brun devant lequel ma mère était agenouillée. Je m'approchai silencieusement d'eux et je lui glissais dans son dos avant de lui glisser un couteau sous la gorge et de pointer un autre pile entre ses côtes, assez haut pour s'enfoncer jusqu'au cœur si j'y mettais un peu du mien. J'avais appris cela en prison et je ne l'avais pas oublié.
-Un geste et tu meurs, sifflais-je en lui faisant signe de s'éloigner de ma mère.
-Draco ! S'offusqua alors celle-ci en se relevant brusquement avec sa tasse de thé en morceau dans les mains. Arrête ça tout de suite !
Je lui lançais un regard surpris et m'éloignais de l'homme en gardant tout de même mes armes en main. Et je dois dire que j'eus une désagréable surprise en tombant sur le sauver du monde sorcier, Harry Potter en personne.
-Malfoy, me salua-t-il d'un ton raide, encore un peu surpris par mon attitude.
-Potter, répondis-je sèchement. Personne ne t'a appris à t'annoncer avant de venir chez les gens ?
-Je vois que tu te portes bien, répondit-il simplement en me toisant.
Il avait changé lui aussi. Il avait une légère barbe et avait changé la monture de ses lunettes. Ça lui allait mieux. Il portait également des vêtements qui se rapprochaient plus de mon propre style (ça se voyait que ma mère l'habillait). Il avait un tint plus halé et ses cheveux noirs étaient toujours aussi en bataille. Je notais qu'il portait une alliance et je n'eus pas de mal à imaginer qu'il était en couple avec la belette femelle.
-Ce n'est rien Draco, trancha ma mère, j'avais oublié de te dire qu'il venait, j'ai sursauter quand il a transplané c'est tout. Va me ranger ces couteaux.
Je m'en allais donc, peu désireux de passer du temps avec lui et je laissais ma mère régler cela. Le soir venu, Blaise se glissa une fois de plus dans mon lit et dormit sagement à mes côtés.
Le lendemain nous eûmes la visite de certains villageois. Le fils de madame Avery était parmi eux. Ils venaient nous aider à déboiser. Nous nous mîmes tout de suite au travail et je dois avouer que ça alla beaucoup plus vite avec leur objet moldus, des tronçonneuses je crois. Ils étaient tous en admiration devant Blaise qui roulait des mécaniques comme un idiot alors que je me contentais d'aboyer des ordres. J'aimais cela et je me dis que ce serait sans doute faisable finalement une vie aux côtés des moldus si je pouvais les commander ainsi. La journée fut tout autant épuisante mais Ô combien satisfaisante. Nous avions déboisé une toute petite parcelle pour l'instant mais ils me promirent de revenir encore après avoir emporté les arbres.
Les jours s'écoulèrent ainsi durant le mois de mars et je pus finalement débuter le défrichement de la zone déboisé lorsque le mois d'Avril débutait. C'était aussi épuisant que d'arracher les racines des arbres encore profondément encrées dans le sol. C'était fastidieux et ingrats mais j'eus le soutient des villageois qui nous offrîmes, en plus de leur aide, des présents en échange du bois que nous leur avions donné. Notre garde mangé n'avait jamais été aussi plein et je commençais à entrevoir les bons côtés des moldus et je dois dire que cette vie commença à me plaire. A l'approche de la pleine lune, mère et moi prétendîmes une visite à de la famille et laissâmes Blaise pour gagner un hôtel à Londres. Je dois dire que j'étais assez nerveux à l'idée qu'il ait démoli la maison ou qu'il ait attaqué des villageois mais cela ne se passa pas ainsi. Il avait quitté la maison à notre départ pour ne retourner que deux jours après notre arrivé. Il débarqua dans la maison complètement nue et hagard (je crois que ma mère allait mourir d'une crise cardiaque). Il ne savait pas où il avait atterrit pendant ces quelques jours mais il me dit qu'il savait très bien ce qu'il avait fait. Il avait cherché d'autres loups, il voulait créer une meute et son loup, maintenant libre en profitait. C'est pourquoi il avait pris tant de temps à rentrer.
Puis nous débutâmes un nouveau mois à travailler dans les champs. Et je pus m'attaquer avec plus d'énergie à mon champ. Je croisais Potter deux nouvelles fois sans que nous échangions un seul mot. La situation était déjà assez étrange comme cela. Puis j'allais en ville plus souvent pour étendre mon influence et commencer à me faire un nom. Cela fonctionnait bien.
Et c'est là que tout commença à déraper. Blaise ne venait jamais en ville, il craignait ses réactions face aux moldus, il ne quittait jamais la maison en fait. Dès que je partais, il allait travailler dans les champs ou aidait ma mère si bien que la ville devint pour moi ma petite bulle de liberté car mine de rien, j'étais totalement soumis à la volonté de Blaise chez moi. Il ne m'imposait rien, mais je le sentais, c'était quelque chose d'imperceptible mais j'agissais toujours en fonction de lui. Et Merlin seul sait que ses humeurs agissaient sur les miennes. Je savais quand il était exciter et ça m'excitait alors que non, par Morgane, non je ne l'étais pas en temps normal. Je savais quand je devais le toucher, quand je devais lui parler ou simplement quand je devais le sucer alors que je pensais avoir repris ma place de meneur. Non ce n'était pas le cas.
Alors en ville je laissais exploser ma personnalité dans toute sa splendeur comme le prince des serpentards que j'avais un jour été. J'usais et j'abusais de mes charmes, et je devins un nom influent alors que je n'avais plus l'instant rien à vendre. Puis je suscitais l'admiration et l'envie. Je plus à la fille du bijoutier. Elle était commune mais plutôt mignonne et si facile à charmer. Je n'eus qu'à laisser couler vers elle des regards entendus, même pas eut besoin de me fatiguer à sourire ou autre, qu'elle me tombait toute cuite dans les bras.
Un après midi, je la rejoignis donc dans sa chambre au dessus de la boutique de son père et je lui fis l'amour. Quel bonheur d'avoir le contrôle ! De pouvoir coucher avec une femme ! Ça m'avait tant manqué ! Et cela me conforta dans l'idée que je n'étais définitivement pas gay. Je préférai toujours les femmes. Mais je déchantais vite.
C'était agréable, bien sûr que ça l'était et j'étais d'autant plus excité à l'idée de pouvoir prendre possession d'un corps féminin et de pouvoir apprécier ses courbes tentatrices. C'était tout aussi bon que les rares fois où c'est moi qui dominais Blaise. Mais c'était fade. Il n'y avait rien de plus, pire il y avait des choses en moins. Il n'y avait pas la terrible excitation due à l'appréhension, il n'y avait pas l'ivresse de la précipitation et l'euphorie de la violence du moment. C'était du sexe tout ce qu'il y avait de plus banal. Bon mais sans plus. Et ce n'était pas elle le problème, où le fait que c'était une fille. Non c'était moi, car j'assimilai le sexe aux deux loup-garous qui avaient partagé ma vie et le faire avec cette fille était simplement bizarre. Pas mauvais loin de là vu les soupires que nous poussions tous les deux, mais étrangement inapproprié dans mon esprit comme si je faisais quelque chose de mal et que j'exerçais une certaine retenue à mon corps.
Je remontais donc ma braguette après avoir fini mon affaire et sortit sans plus de cérémonie après l'avoir saluée. Elle me demanda si elle me reverrait mais je ne pu lui répondre, ayant l'impression que ma gorge était obstruée par une boule. Pire j'étais agacé car cette cruche avait voulu me retirer ma chemise et que j'avais du faire appel à tout mon self contrôle pour ne pas lui rappeler qu'elle n'était qu'un ridicule insecte dans le tableau de l'évolution. J'étais donc partit, plus que frustré pour atterrir dans un pub à la recherche d'une nouvelle proie me disant que c'était peut-être ce malheureux incident le problème. Je m'employais donc à draguer une jolie blonde, qui dois-je avouer était beaucoup mieux que la précédente et en fin de soirée, je m'envoyai en l'air avec elle dans les toilettes du Pub. C'était beaucoup mieux et la touche d'excitation y était cette fois, et à celle-ci, je lui promis qu'on se reverrait. Mais ce n'était toujours pas complet et une espèce d'angoisse sourde gonflait toujours dans mon esprit.
En partant du bar, j'étais heureux à l'idée de savoir que les femmes me faisaient toujours autant d'effets mais je ne me sentais plus sûr à l'idée de faire ma vie avec l'une d'entre elle. Disons que oui, je le souhaitais toujours, une madame Malfoy qui serait à l'image de ma mère et qui me donnerait un beau petit héritier mais quelque chose me bloquait définitivement. Et ce quelque chose j'avais la forte impression que c'était Blaise.
Kreattur me ramena à la maison et j'eus à peine poser un pied sur le plancher de la cuisine que Blaise me tomba dessus. Il me tint par la gorge et me souleva du sol avec une seule main, son regard brillant de rage. Son visage oscillait dangereusement entre celui de l'homme et celui du loup. Ses yeux ambrés étaient fendus d'un trait noir et un grondement sourd s'échappait de sa gorge.
-Tu n'avais pas le droit, articula-t-il avant de me jeter sur la table.
Je roulais immédiatement sur le côté et je me laissais tomber sur le sol avant de me cacher sous la table pour reprendre mon souffle. Il n'eut pas besoin de m'expliquer, je savais qu'il avait sentit l'odeur des femmes sur moi et qu'il savait ce que j'avais fait. Il ne le tolérait pas. Même si j'aurais pu m'en douter, je ne pensais pas que ça poserait problème car Jean n'exigeait pas de fidélité exclusive entre nous. Il nous a toujours dit que lorsque nous aurions un compagnon ou une compagne, il le marquerait également pour qu'ils fassent partie de la meute. Bien entendu, je savais que cette permission s'appliquait plus à moi qui avait toujours exprimé mon désir de les abandonner plus tard, qu'à Blaise, mais je ne pensais réellement pas que Blaise refuserait d'appliquer les même conditions !
-Kreattur, hurlais-je.
La table vola à travers de la cuisine et Blaise me tomba dessus.
-Tu es à moi, gronda-t-il en resserrant sa prise sur ma gorge qu'il venait de nouveau de saisir.
Il n'allait pas me tuer je le savais, mais il allait me punir. Me rappeler à l'ordre. Sauf que je n'étais pas un loup et ce qu'il comptait me faire me tuerait sans doute. Il ne faisait plus la différence entre un compagnon humain et un compagnon loup. Il m'écrasa la trachée et déchira mon tee-shirt avec l'autre main. Il allait me soumettre. Je tentais de l'en empêcher mais il me tordit le bras si fort qu'il craqua douloureusement. Il me retourna violemment plaquant ma joue sur le sol pour dégager mes cheveux de ma nuque. Il allait me mordre. Mon cœur battait la chamade, je ne voulais pas, j'étais terrifié à l'idée qu'il me change en loup sans le vouloir et que je devienne son putain de compagnon à vie.
Je hurlais quand il tira sur mon col pour dégager ma nuque et redressais vivement la tête quand son poids disparu de mon dos. Kreattur était apparu devant moi et l'avait projeté contre le mur d'un claquement de doigt. Il me saisit par les épaules et dans la seconde qui suivit, il me fit transplaner pour atterrir dans le salon de Potter.
Oui c'était mes propres ordres que j'avais donné à Kreattur à l'arrivée de Blaise. Je lui avais clairement ordonné que si jamais Blaise perdait le contrôle pour X ou Y raison, d'amener ma mère ici sans attendre puis moi. Je savais que Potter ne me mettrait pas dehors. Le complexe du héros avait des avantages pour moi dans cette situation.
Merlin que je détestais ma vie.
