Bonjour à tous,
Je corrige actuellement mes fictions avant publication et celle-ci ... et bien j'ai eu l'agréable surprise de corriger un chapitre, puis un autre, puis une dizaine car je ne pouvais simplement plus m'arrêter de lire. Je ne me souvenais pas avoir écrit quelque chose de si prenant à mon sens et je la redécouvre avec plaisir. J'espère qu'elle saura tout autant vous captiver.
Je tenais à m'excuser également car j'ai un problème avec le mot "poignet" que j'écris "poigné" ou toute autre orthographe farfelus une fois sur deux! Je crois même qu'en corrigeant les chapitres, j'ai rajouté une faute à ce mot! Alors il est possible que vous trouviez ce mot mal écrit par endroit. Je recherche à retrouver les fautes ajoutées à mon grand damne mais voilà, je ne suis pas infaillible.
Bonne lecture,
Letki
Il y a deux réactions à avoir en tant que Malfoy lorsqu'on atterrit avec un tee-shirt en lambeau, à plat ventre sur le tapis de son pire ennemi pendant qu'il fait un diner avec ses amis les griffondors. La première serait de se relever avec classe et trouver une phrase pour descendre les gens plus bas que terre alors que je suis moi même dans une situation délicate (supériorité toujours présente) ou préserver ma dignité personnelle et cela au mépris d'une réaction typiquement Malfoy. Tant pis, personne ne verra mon torse, je refuse.
Je choisis la deuxième option quand un Potter plus que surpris se leva brusquement de sa chaise en nous voyant ma mère et moi apparaître sur le tapis. J'attrapais alors l'extrémité du tapis alors qu'il s'approchait de nous et je m'enroulais dedans. Il se stoppa en voyant mon comportement bizarre et ma mère écarquilla les yeux en me voyant.
-Draco, chuchota-t-elle inquiète.
-Il me faut un tee-shirt mère, répondis-je en dissimulant ma honte dans le tapis.
Kreattur disparu dans un petit plop sonore et revint peut de temps après avec une chemise blanche. J'entendis les gens quitter la salle sous la demande de Potter et j'attendis de ne plus entendre les bruits de pas pour sortir du tapis qui était dois-je faire remarquer, plein de poussière, et je me débarrassais de mon tee-shirt en miette pour enfiler ma chemise. Je me penchais ensuite en avant pour rejeter mes cheveux devant moi et essayer d'y déloger la poussière avant de les rabattre dans mon dos et de passer ma main dedans pour les discipliner. Kreattur avait déjà vu mon torse pour avoir, sous mes ordres, appliqués des crèmes sur les blessures les plus profondes, celles qui peinaient à guérir avec le temps (notamment les os mal ressoudés) mais ça ne m'empêchais pas de me sentir terriblement mal face au regard pourtant servile de l'elfe de maison. J'époussetais mes vêtements et confia mes restes de tee-shirt à Kreattur avant d'appeler ma mère.
-Tu n'as rien ? S'inquiéta-t-elle en parlant mon visage et mes bras.
-Tu n'as rien vu ? Demandais-je à voix basse alors qu'elle m'inspectait.
-Non, répondit-elle après un moment, tu as des cicatrices c'est cela ?
Je me tendis et elle sentit qu'elle avait touché un point sensible. Elle me frotta alors le bras et me rassura en me disant qu'elle n'avait pas pus les détailler. Je n'en fus qu'à moitié soulagé. Elle m'incita alors à m'asseoir sur le canapé après avoir remis le tapis de Potter en place et celui-ci revint alors accompagné de Belette femelle, de son frère, Granger et quelques amis à eux. Génial, vraiment génial. Que quelqu'un me lance un doloris bon dieu !
-Potter, le saluais-je en ignorant les autres avec superbe qui fit frémir de rage certains.
-Qu'est-ce qu'il fait là ? Aboya Weasley.
Il y avait une réelle animosité dans son ton et je sentais que la plus part des convives étaient mal alaise en ma présence. Je les intimidais (enfin c'est ce que je préférais croire). Je jubilais intérieurement et je regrettais de ne pas avoir ma canne pour leur faire encore plus peur.
-Que c'est-il passé Malfoy ? S'inquiéta Potter en s'asseyant face à moi après avoir levé la main pour faire signe à Weasmoche de se taire.
Le rouquin s'exécuta bien qu'à contre cœur et je dois avouer que dans ce petit geste, Potter avait laissé entrevoir un charisme tout masculin qui lui allait à la perfection. C'était le même genre d'autorité qu'avait Jean sur nous, le pouvoir du meneur. Cela donnait tout de suite un attrait nouveau au physique plutôt commun de Potter et je pus entrevoir ce qui pouvait plaire chez lui.
-Rien qui ne te concerne Potter, répondis-je pourtant sèchement.
-Tu viens d'atterrir dans mon salon, répondit-il en fronçant les sourcils légèrement embêtés par mes réactions, alors je pense que ça me concerne quelque peu.
-Nuance Potter, j'ai demandé à ce brave Kreattur de nous amener en lieu sûr et je crois savoir que ceci est la maison de son honorable maitresse.
Il grimaça au souvenir de Walburga Black et à l'allusion au fait qu'il n'avait aucun droit de sang sur cette maison alors que nous oui (enfin toutes les familles de sang-pur étant cousine, je dirais plutôt que notre droit du sang était plus légitime que le sien vu que le sang des Black coulait dans les veines de ma mère alors que chez Potter, cela remontait à sa grand-mère paternelle). Je savais toujours autant le tourmenter, tout allait bien sur ce point, c'était déjà ça.
-Alors je crains que ça ne te regarde en rien, répondis-je avec tout autant de mesquinerie.
-Vous allez bien, s'inquiéta Granger pour ma mère.
Celle-ci la regarda à peine en lui disant que ça allait et je souris. Oui, c'était toujours la digne femme de Lucius Malfoy même si elle était plus tolérante. Elle s'assit à côté de moi mais se rangea tout de même du côté de Potter.
-Que c'est-il passé Draco ? Me demanda-t-elle alors en prenant une de mes mains que je serrais doucement.
Voyant que je n'allais pas répondre elle se tourna vers Potter.
-Je crains que vous deviez écourter votre dîner monsieur Potter, lui dit-elle avec toute l'autorité qu'elle détenait.
-Oui bien sûr, dit-il alors confus avant de s'éloigner discuter avec ses convives.
La plus part s'en alla par cheminée et il ne resta bientôt plus que Granger, les Weasley et Finnigan. Je l'avais oublié lui tien. Il avait grandit aussi mais cela m'irrita qu'il reste en spectateur avec le reste de la clique du survivant.
-Je ne suis pas une distraction Potter, lui dis-je en me levant pour faire les cents pas.
-Ils habitent chez moi temporairement, répondit-il pour calmer ma colère. Et contrairement à ce que tu penses Malfoy, ce n'est pas toi qui tolères leur présence mais plutôt l'inverse.
Je lui offris un sourire suffisant qui lui fit froncer les sourcils. Les autres, ignorant mes protestations, se réunir dans le salon alors que ma mère et moi nous serrâmes sur le canapé. J'étais littéralement en territoire ennemie et ça me rendait agressif. Je savais que je n'avais pas le droit de parler ainsi à Potter après tout ce qu'il avait fait pour moi, mais je me sentais vulnérable ainsi et la meilleure défense dans ce cas là restait l'attaque.
-Grand bien leur face, j'ai toujours adoré le visage de Weasley quand il rougit de colère.
-5 ans n'ont visiblement pas suffit à t'apprendre l'humilité, railla-t-il.
-Disons que ça m'a permis de me rendre compte au contraire à quel point j'étais exceptionnel (c'est vrai, qui pouvait se vanter d'avoir eut un parcoure comme le mien et s'en être sortit pratiquement indemne ?).
Celui-ci me gratifia d'un regard noir qui me réchauffa le cœur et ma mère mit fin au début des hostilités rapidement. Elle émit un petit sifflement sec et se tourna de nouveau vers moi.
-Draco Lucius Malfoy, dit moi tout de suite la raison pour laquelle j'ai du quitter ma maison à une heure aussi tardive, siffla-t-elle avec la même froideur que le professeur Rogue dans ses meilleurs jours.
Cela eut l'effet de nous couper à tous l'herbe sous le pied. Je déglutis en soutenant son regard puis je choisi de répondre. Je n'aimais pas contrarier ma mère même à 23 ans. Quand elle me regardait ainsi j'avais l'impression d'être un petit garçon capricieux.
-Blaise est en colère, répondis-je alors à contrecœur.
Ma mère frissonna et me demanda de nouveau si j'allais bien en insistant pour m'inspecter. Je la rassurais encore et encore et elle finit par lâcher l'affaire quand je repoussais ses mains plus sèchement que je ne l'aurais voulu quand elle s'approcha trop prêt du col de ma chemise.
-En quoi le fait que Zabini soit en colère fait que vous vous autorisiez à débarquer chez moi à cette heure-ci ? Siffla Ginny Weasley.
-Chez Potter Weasley, la corrigeais-je alors qu'elle me foudroyait du regard.
-Viens en aux faits Malfoy, insista Granger en fronçant les sourcils.
Je pouvais presque voir les rouages de son esprit de mettre en branle. Mais je n'avais pas envi de lui répondre.
-Les faits ne te concerne pas Granger, j'ai dis à ma mère tout ce qu'elle avait besoin d'entendre.
Elle se renfrogna et fronça encore un peu plus les sourcils si possibles.
-Oh mon dieu, souffla finalement ma mère, mais pourquoi ? Et la maison ?
Kreattur choisie ce moment pour apparaître avec les cadres photos que ma mère aurait sans doute voulu sauver. Au moins, ça donnait une idée plutôt claire de l'état de la maison. Elle le remercia chaleureusement alors que les autres grimaçait face au petit elfe de maison dévoué qui leur avait fait vivre un enfer.
-Blaise monsieur a détruit le rez-de-chaussée, répondit Kreattur, il vous chercher mon maitre.
-Merci Kreattur, dis-je en lui prenant les cadres pour le décharger.
Il disparu à cet instant et tous les regards convergèrent vers moi.
-Zabini a détruit le rez-de-chaussée, sans magie ? Demanda Granger septique.
-Parles Malfoy, m'ordonna Potter soudainement.
Je faillis le faire sous l'aura pleine de pouvoir qui se dégageait du corps de Potter. J'étais beaucoup plus sensible à ça depuis Azkaban et Jean. Je ressentais à présent une envie irrépressible, pire un besoin, de m'appuyer sur Potter. J'avais envi d'abandonner et de courber l'échine pour qu'il m'offre sa protection et ça me donnait sérieusement envi de vomir.
-Ma vie privée ne te regarde pas, répondis-je alors sèchement sur la défensive.
-Blaise est un loup-garou, répondit alors ma mère à ma place.
Je bondis de mon fauteuil, la dévisageant avec surprise alors que mon cœur s'emballait. Je paniquais à l'idée qu'on puisse venir chercher Blaise pour une raison x ou y. Ma mère nous avait trahis … non, impossible. Ma mère ne fairait jamais ça. C'était encore ce foutu lien qui m'influençait. Ma réaction était totalement démesurée et je le savais, Blaise n'avait rien fait de mal, et il ne lui arriva rien. Et même si on venait pour l'emmener, ce n'était plus mon problème, tout ce qui m'importait c'était ma mère. Pourtant, je ressentais la brulure de la trahison dans mon torse. Je me forçais à retrouver mon calme et lançait un regard au petit groupe choqué de la déclaration.
-Pardon ? Demanda Harry.
-Blaise est un loup-garou, répéta-t-elle en me faisant signe de me rassoir.
Je m'assis alors le corps tendu par l'appréhension et terrifié à l'idée qu'on puisse faire du mal à Blaise et qu'on m'en fasse par la suite. Même si je me disais que c'était totalement absurde, que ça n'arrivera pas, j'étais incapable de me raisonner et une peur vicieuse de frayait un chemin dans mes entrailles. Elle passa ma main sur mon bras et je respirais profondément en me répétant que ces pensées ne venaient pas de moi, mais de ce foutu lien. Bordel ! I ans, j'aurais pu vendre chacun de mes amis pour sauver ma peau et celle de ma famille sans aucun remord. J'avais envi de retourner à cette époque bénie où je ne pensais qu'à moi.
-La pleine lune est dans 2 semaines, fit remarquer Weasley.
-Bravo Weasmoche pour ton commentaire éclairé. Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ? Sifflais-je à fleur de peau alors que je sentais que mes yeux me bruler.
Il rougit de rage et c'est Granger qui le retint. Je voyais qu'elle se forçait à démêler cette situation et surtout, qu'elle avait su déchiffrer mon état de panique. Je lui en voulais pour cela.
-Il est déclaré ? S'inquiéta Finnigan.
Au moins une question censée dans le tas. J'hochais la tête et il parut soulagé. Ma mère pris ma main dans la sienne et j'eus envi de la retirer et de m'éloigner d'elle. Je sentis ma gorge se serrer alors que je combattis les larmes qui menaçaient de déborder avec plus de rage. Ce n'était pas ainsi que c'était censé se passer, je m'étais battu pour elle et si Blaise m'éloignait d'elle maintenant que j'avais fait le plus difficile et bien … et bien je devais m'en débarrasser d'une manière ou d'une autre. Mère fit face à Potter, le seul qu'elle tolérait vraiment.
-Pouvons nous rester ici le temps qu'il se calme ?
Elle le fixa si intensément qu'il finit par bafouer un petit oui hésitant sous le regard choqué de ses amis. Seule Granger resta calme et se tourna ensuite vers moi.
Potter venait de perdre tout son attrait. Il émanait par moment de lui une force qui m'attirait comme un papillon face à une flamme mais l'instant d'après, il revêtait la peau du garçon mal dans sa peau, réservé et hésitant que j'avais toujours connu, me faisant l'effet d'une douche froide. Il ferait un très mauvais dominant même s'il en a qualités.
-Hum, fit-elle justement remarquer, sa colère ne devrait pas être si … dévastatrice à moins que Zabini ne soit un Loup-Garou un peu … particulier.
Elle s'y connaissait la bougresse et elle m'énervait encore plus avec son air de je sais tout. Elle venait de révéler un an de secret que même ma mère ignorait. Je la vis froncer les sourcils et se tourner vers moi alors que je feignais l'ignorance.
-Blaise n'a jamais été faible, lui fis-je remarquer, et sa transformation est récente.
-Vous habitez avec un loup-garou à nouveau-né ! S'exclama Potter choqué.
Cela suffit à faire diversion au moins.
-Si tu veux me rendre service Potter, va plutôt chercher Lupin au lieu de m'annoncer des faits déjà avérés, répliquais-je amèrement.
Un silence pesant tomba alors dans le salon et je vis Weasley serrer les poings alors que Potter blêmissait. Allons bon, qu'a-t-il encore ?
-Quoi ? Soupirais-je en me pinçant l'arrête du nez.
-Le professeur Lupin est mort durant la guerre, me répondit Granger qui avait visiblement le plus de self contrôle de la bande.
Weasley m'affubla d'un regard noir et laissa trainer un commentaire à propos de la guerre et je ne me gêna pas pour lui rappeler que nous n'avions jamais été dans le même camp et je me foutais royalement de ses états d'âmes.
-J'étais censé le savoir peut-être ? Demandais-je face au regard accusateur des Weasley et me moquant ouvertement de leur tristesse.
On avait tous perdu quelqu'un mais ce n'est pas pour autant que j'allais me mettre à chialer à chaque fois qu'on l'évoquait sinon je ne finirais jamais de pleurer.
-Malfoy, me réprimanda Granger avec sévérité.
-Si je vous dit Adrian Pucey ? La coupais-je alors.
Ils se regardèrent l'un après l'autre se concertant du regard.
-Il était dans l'équipe de Quiddich de Serpentard, se rappela Potter.
-Serpentard de deux ans notre ainé, il est mort d'un sort perdu durant la guerre. Vous ne le saviez pas, vous vous en tapiez et c'est tant mieux vu que c'était un mangemort je me trompe ? Pourtant le monde continue à tourner, alors épargner moi vos petits états d'âmes. On y a tous laissé quelque chose.
Ils étaient mal alaise et je me sentais bien mieux. J'étais de nouveau en terrain conquis et je dois dire que c'était agréable. Je laissais planer le silence un moment avant de me tourner de nouveau vers Potter.
-Alors Lupin avait peut-être des amis qui pourraient aider Blaise à traverser ça, continuais-je, ou qui pourrait le garder, ce serait encore mieux.
-Non, répondit Potter. Je vous ramènerais chez vous demain .
Il avait écourté la conversation, trop mal alaise pour continuer. Chacun accueilli son initiative avec joie et Finnigan disparu immédiatement à l'étage. Le couple Granger/Weasley suivit et la belette femelle s'attarda pour s'assurer que son compagnon ne se ferait pas dévorer par les deux grands Malfoy affamés (et sans défense précision le mais ça, elle semblait l'oublier à chaque fois).
-Bien.
Il nous laissa donc le salon et chacun gagnait sa chambre. Je laissais à ma mère le canapé et je dormis sur le tapis (ils avaient purement et simplement oublié que je pourrais pas transfigurer de lit et je ne tins pas à le leur rappeler). Le lendemain je me levais à la première heure et rejoignis les autres dans la cuisine. Il n'y avait que Finnigan avec lui qui lui parlait d'un quelconque problème financier avec son entreprise je ne sais pas trop.
-Je préfère y aller avant ma mère, fis-je remarquer à Potter en croisant mes bras contre mon torse.
-Comme tu veux.
Il attendit que les autres se réveillent et je fus surpris de voir que Weasley et Finnigan se propose pour accompagner Potter. Il craignait la colère d'un Loup et à juste titre. Nous transplanâmes dans le champs de tournesol qui eut au moins le mérite de surprendre les deux rouquins qui regardèrent autour d'eux avec surprise. La première chose que je vis c'était les fenêtres brisées et la porte d'entrée à moitié sortit de ses gongs. Mon cœur s'emballa et je m'engouffrais dans la maison suivie par les sorciers. Blaise était allongé sur le canapé, torse nu, son jean déchiré au niveau des genoux. Sa peau était couverte d'une fine pellicule de sueur qui faisait boucler un peu plus ses cheveux bruns. Je n'eus pas fait un pas dans le salon que ses yeux ambrés se braquèrent sur moi et je sus que sa colère n'avait pas diminuée.
-Blaise, soufflais-je en me figeant soudainement face à l'intensité de son regard alors que mon ventre se nouait.
Oui, l'excitation de l'appréhension, c'est de ça que je parlais et que je ne ressentais pas chez les femmes. Je sentis mes jambes se ramollir et se mettre à trembler alors que mon souffle se bloquait dans ma gorge. Je savais que Blaise était dangereux et pourtant, je n'avais pas que peur en ce moment, je me sentais coupable, et je ressentais le besoin d me racheter. Je me détestais.
-Tu l'as trouvé Malfoy ? S'inquiéta Potter en entrant dans la pièce.
Blaise qui se levait pour enjamber le canapé se figea alors et ses traits se déformèrent sous la colère, se fondant avec ceux de l'animal. Cette fois-ci, j'eus réellement peur. J'attrapais alors Potter par la main et je me mis à courir vers la cuisine. Je ne fis pas deux pas que Blaise traversais le mur en fin pour nous barrer la route. Je vis du coin de l'œil Potter sortir sa baguette alors que Weasley et Finnigan déboulaient dans la pièce. L'irlandais lui jeta un sort qui glissa simplement sur la peau du loup ce qui le mit plus en colère. Blaise se tourna alors vers lui et je crus qu'il allait le tuer mais ça ne se passa pas ainsi. Il stoppa sa main à un cheveu du visage du rouquin avant de le saisir par les épaules et de l'attirer contre lui. J'entendis Finnigan pousser un couinement pathétique alors que Blaise enfouissait son visage dans ses cheveux pour sentir son odeur.
-Qu'est-ce que-, demanda Weasley.
J'étais surpris moi même, je comprenant plus rien au comportement de Blaise jusqu'à ce qu'il recule Finnigan pour mieux le regarder. Son visage se déforma de nouveau alors que sa mâchoire devenait celle du loup et j'eus l'éclaire de lucidité. Il l'avait pris pour Jean. A mieux y regarder, Finnigan et lui avait un petit air de ressemblance avec ses cheveux blond vénitien, ses petites tâches de rousseur et ses yeux bleus. Cependant, l'irlandais était plus fin et plus petit, il avait la mâchoire moins cachée et le tint plus pâle. A mieux y regarder, il ne se ressemblait pas tant que ça, mais assez pour avoir troubler Blaise et pour le rendre encore plus en colère. Il était fou de chagrin.
Potter et Weasley lui lancèrent un sort mais Blaise les évita alors pour sauter à la gorge du survivant qui eut le réflexe d'esquiver. Le bras de Blaise s'enfonça dans le mur. Il resta coincé assez longtemps pour que Potter puisse s'éloigner de la portée de sa mâchoire. Ils allaient se faire tuer et j'allais de nouveau atterrir à Azkaban.
-On est quitte Potter, sifflais-je en regrettant déjà ce que j'allais faire.
Je poussais alors le survivant d'un coup de pied (j'en profitais pour décharger ma future frustration à venir). Il s'étala sur le sol lamentablement et je l'enjambai sans plus de cérémonie pour prendre sa place contre le mur face à Blaise. Je soupirais pour prendre mon courage à deux mains et j'attendis que Blaise me reconnaisse alors que sa mâchoire claquait à un cheveu de mon oreille. Son visage reprit des trais humain mais je voyais très bien que sa colère était toujours aussi vive. Je me glissais alors contre lui alors que j'entendais sa mâchoire claquer contre mon oreille et je refermais mes bras autour de sa taille.
-Fais moi tien, lui chuchotais-je à l'oreille en prenant volontairement un ton suppliant qui me donnait envi de me gifler.
Ça eut l'effet d'un sceau d'eau froide pour lui vu qu'il s'arrêtait d'essayer de retrier sa main du mur. Il m'attrapa par la mâchoire avec sa main libre, avec un peu trop de force j'aurais des bleus, et me fis reculer si brutalement que je me fis mal en heurtant le mur. J'étais sur la pointe des pieds et mon dos se perça sur les débris de mur. Il me regardait fixement comme s'il cherchait à savoir s'il devait accéder à ma requête ou non quand cet abrutit de Potter l'ouvrit.
-Lâche le Zabini !
Cela eut le mérite de raviver immédiatement la colère de Blaise qui referma sa main sur ma gorge. J'étouffais et me mis à tousser en refermant ma main sur son bras pour tenter de lui faire lâcher prise alors que je lançai un regard noir à Potter. Je griffais le visage de Blaise, cherchant à lui crever les yeux quand l'air commença vraiment à me manquer mais il faillit me mordre. Des sorts glissèrent sur sa peau, partiellement recouverte de fourrure et cet idiot de Weasley eut l'idée stupide de le pétrifier. Sauf qu'il avait toujours sa main autour de ma gorge. Je commençais vraiment à étouffer et Merlin soit loué, Finnigan s'en rendit compte et leva le sort. D'un coup de pied, Blaise fit voler la table de la cuisine et les deux rouquins furent percuté de plein fouet et disparurent dessous. Potter se précipita pour faire léviter la lourde table en bois et moi j'en profitais pour passer à l'action. Blaise ne se calmerait pas comme ça à moins de ravager totalement la maison et de m'infliger un petit châtiment corporel qu'il jugerait approprié et je préférai nettement éviter. Alors il me restait à lui offrir un autre exutoire pour sa colère.
J'attrapais son bras précipitamment et décidais de passer à l'étape supérieure et je me servis de la prise de Blaise pour me soulever et d'une impulsion, j'enroulais mes jambes autour de sa taille et le suppliais de me lâcher. Blaise desserra sa prise et pivota pour que mes fesses reposent sur le plan de travail qui avait miraculeusement survécu. Je vis son regard s'assombrir quand il reprit ses esprits et il vint enfouir son visage dans mon cou où les marques de sa main devaient être apparente. Il s'en voulait de m'avoir blesser mais il hésitait sur l'attitude à adopter. Je me penchais alors pour coller mes lèvres à son oreille que je mordillai un moment avant de recommencer à lui parler alors qu'il était immobile.
-Je n'aurais pas du, chuchotais-je, je ne le referais plus.
Il grogna contre moi et je vis les trois hommes me fixer avec stupeur. Finnigan était visiblement sonné et Weasley avait un morceau de bois planté dans la base du cou, un peu plus haut et il se serait vidé de son sang. Je leur faisais face et je pense que c'était un tableau plutôt étrange que de voir Blaise Zabini me poser sur le plan de travail de la cuisine et s'installer entre mes jambes comme en territoire conquis.
-Fais de moi ce que tu veux, lui dis-je alors dans un souffle tremblant, je l'ai mérité.
Cela suffit à le faire bouger et les boutons de ma chemise volèrent quand il l'ouvrit sans plus de préambule. Je l'insultais copieusement en tentant de retenir le tissu contre mon torse mais il attrapa mes mains dans une seule des siennes et les tins contre le mur au dessus de ma tête alors qu'il écartait les pans de ma chemise de l'autre. J'écrasais mon genou dans sa mâchoire et je le frappais avec mon talon dans les côtes tentant de le repousser. Mais c'était se leurrer que d'espérer repousser un monstre pareil.
-Espèce de fils de pute, sifflais-je de colère alors que je me débattais comme un beau diable, le frappant sans retenu avec mes jambes qui étaient libérés.
C'était ma punition. Il n'avait pas revus mon torse depuis 1 ans, maintenant il s'autorisait à le faire au mépris de mes ordres. Il n'écouta pas un seul de mes commentaires et je me cassais le dos pour coller mon torse au sien pour dissimuler ma peau aux trois autres encore debout dans la pièce. Apparemment, ils avaient du s'occuper de la blessure de Ronald en urgence et le rouquin avait un morceau de tissus serré autour de la gorge alors qu'il nous dévisageait avec horreur. Finnigan était blême, n'osant pas nous regarder alors que Potter cherchait dans les tiroirs un objet en argent pour se débarrasser du loup. Mauvaise pioche même si j'appréciais l'effort, nous nous étions débarrassée de l'argent avant l'arrivée de Blaise.
-Qu'est-ce que vous foutez encore là ? Aboyais-je en esquivant les lèvres de Blaise alors que je lui griffais les mains sans pitié.
Ils tressaillirent et Potter esquissa un geste vers moi que je lui renvoyais à la figure avec dédain en lui demandant si je devais le raccompagner jusqu'à la porte. Il hésita un moment puis sortit avec les trois autres.
-Quand tu reviendras à toi, dis-je alors à Blaise en m'appuyant de nouveau contre le mur, tu me le paieras, je te le jure.
-Tu aurais du réfléchir avant d'aller voir ailleurs, répondit-il dans un grondement sonore en passant sa main brulante sur mes cicatrices.
-Tu étais déjà revenu à toi espèce de bâtard ! Conclu-je dans un hurlement de rage alors que je cherchais à lui faire mal.
Je relevais ma jambe pour le frapper et il pencha simplement sa tête sur le côté. Le creux de mon genou butta contre son épaule quand je ratais ma cible initiale, ses dents. Il défit alors ma ceinture de sa main libre et remonta assez mon pantalon pour qu'il m'arrive à mis cuisse. Je m'étais fait piégé tout seul. J'avais les jambes parfaitement écartées maintenant avec une coincé autour de sa taille et l'autre sur son épaule. Mais la colère me donnait de la force et je pris de l'élan pour lui donner un coup de tête. Je me fis surement plus de mal que je lui en fis mais je le vis cracher du sang à côté de moi et cela me fit sourire alors que je sentais ma tête tourner douloureusement. Mais ça ne me calma pas, loin de là.
-Va te faire foutre Zabini ! Hurlais-je hors de moi en battant des pieds pour tenter de me dégager. Espèce de bâtard !
-De toi à moi, c'est toi qui a supplié pour que je te prenne Malfoy, répondit-il cruellement.
Je m'étais humilié face à Potter et ses deux amis pour soit disant leur sauver la vie alors que Blaise cherchait simplement à me faire réagir. Il s'avança vers moi pour m'embrasser triomphant et je mordis sa lèvre avant de la lâcher brusquement. Je me mettrai en danger si j'avalais son sang. Il grogna et attrapa une poignée de mes cheveux pour me forcer à garder la tête droite pour qu'il puisse prendre possession de ma bouche. Je détournais la tête de nouveau, faisant fit de la poignée de cheveux qui s'arracha et il fronça les sourcils.
La brulure fut vive quand il posséda mon corps. Il me rappelait cruellement à l'ordre, qui était l'alpha et qui était soumis.
Rapidement, je sentis mon ventre commencer à frémir à chaque poussée. La douleur était toujours présente, presque insoutenable, mais l'excitation était là. Cette situation me faisait réagir malgré moi car mon corps ne pouvait repousser Blaise, jamais. Il s'adapta à sa présence et je pus ressentir du plaisir que je n'aurais surement jamais pu espérer avec un autre. Je le haïssais encore plus pour ça et je l'insultais entre deux baisers. Mais ça ne lui suffit plus. Il se retourna de nouveau et je me retrouvai la joue plaquée contre le plan de travail alors qu'il s'installait dans mon dos. Je détestais cette position avilissante et il le savait. Il le faisait exprès.
-Connard ! Sifflais-je en tentant de me redresser.
Il m'y aida en saisissant mes cheveux et en tirant dessus pour que je me redresse à moitié. Là, il vint coller son dos contre le mien et me pénétra d'une puissance poussée qui me coupa le souffle et qui me fit venir d'un même temps. J'avais honte.
-Je te fais tant d'effet ? Se moqua Blaise en passant ses doigts sur le plan de travail souillé.
-C'est ce foutu lien, ne te méprend pas Zabini, crachais-je. Je me débarrasserai de toi bien assez tôt.
Ma réponse ne lui plus pas car je me retrouvais de nouveau avec la joue contre le plan de travail, sur ma propre semence, une de ses mains sur ma taille et l'autre qui appuyait dans mon dos alors qu'il prenait un rythme plus profond. Il était brulant, je transpirais et je sentais malgré moi les décharges de plaisir envahir de nouveau mon ventre. Je voulus l'insulter mais le juron mourut dans ma gorge quand il y alla soudainement avec plus de force faisant butter durement mes cuisses contre le bois du meuble alors que j'avais l'impression qu'il cherchait à atteindre le fond de mon ventre. A la place en sortit un profond gémissement que je ne contrôlais absolument pas. Je n'eus même pas le temps de reprendre mon souffle qu'il recommença et je fus obligé de m'accrocher aux bords du meuble pour ne pas m'exploser les jambes à chaque pousser. J'haletais, incapable de l'insulter correctement et je préférai finalement fermer la bouche quand je vis que tout ce qui en sortait était des gémissements inarticulés.
-Tu n'aimes pas la douceur, me fit remarquer Blaise durement en tirant sur la base de mes cheveux pour me redresser pour qu'il puisse dévorer mon cou, et les femmes ne te satisferont plus. Que tu le veuilles ou non, tu reviendras toujours à moi, même sans lien.
-Tu aimerais, articulais-je tant bien que mal alors que j'atteignais un orgasme foudroyant.
Ce fut le cas également pour lui et il me tint étroitement contre lui quand il vint en moi. C'était également quelque chose dont j'avais horreur mais il s'en fichait comme de sa première chemise. Il resta contre moi, semblant apprécier que nos corps reste étroitement emboité puis il se retira enfin, provoquant en moi une gêne désagréable. Puis il m'abandonna comme ça dans la cuisine. Je poussais un hurlement de rage en remontant mon pantalon et je grimpai les escaliers quatre à quatre pour gagner ma chambre. Je pris des vêtements et je m'enfermais dans la salle de bain en prenant bien soin de claquer la porte et je pris une longue douche avant de me changer.
Je descendis ensuite les marches, ressentant un besoin pressant de me défouler et j'attrapais la hache que je rangeais sous le placard sous l'escalier pour aller m'attaquer au tronc d'arbre que nous avions entamé deux jours plus tôt. Tel ne fut pas ma (désagréable) surprise en tombant sur les trois hommes de tout à l'heure. Ils rougirent en me voyant arriver et chacun se mis à fixer les tournesols avec intérêt.
-Je vous avais demandé de partir ! Hurlais-je en saisissant ma hache à deux mains pour en finir avec ces misérables.
Et je l'aurai surement fait s'ils n'avaient pas réagit. Finnigan eut un mouvement de recul alors que Weasley perdait ses couleurs et Potter changea ma hache en brosse à cheveu. Je poussais un hurlement de rage et la lui lançais au visage avant de retourner dans ma maison. Le fait de claquer la porte derrière moi suffit à la casser et elle tomba sur le sol avant de se séparer en deux morceaux. Je restais avec la poigné dans la main, les yeux ronds avant de la jeter également au visage de Potter et de gagner le salon. Rien n'allait plus, je n'avais le contrôle sur rien. J'étais hors de moi. Je voulais tuer Zabini, je voulais les tuer également, je voulais être seul.
Je m'assis alors sur le canapé qui était étrangement bancale et j'eus la désagréable surprise de basculer en arrière. J'atterris sur le dos, quand le canapé tomba en arrière, les jambes dressées vers le plafond et les cheveux dans les yeux. J'en avais vraiment assez, et je craquais. Je restais donc dans cette même position, me disant qu'ainsi le sang descendrait plus vite vers le cerveau et je comptais mentalement les factoriels pour me calmer. La difficulté de l'exercice eut raison de ma colère et j'écartais finalement les bras, vaincu, en regardant mes pieds au dessus de moi.
-Tu veux en parler Malfoy ? Me questionna la voix de Potter alors que son visage apparaissait au dessus de moi.
D'un coup de baguette, le salon repris une apparence normale et je me retrouvais de nouveau assis. Il s'assis face à moi sur la table basse et adopta une attitude sérieuse. J'entendis la pluie commencer à tomber, bien la météo s'accordait à mon humeur. Il avait encore les joues rougies par l'embarras et je voyais qu'il avait réellement du mal à me regarder dans les yeux. Je me sentis encore plus misérable.
-Tu m'autorises à te tuer si jamais je te parle ? Lui demandais-je avec un soupire las.
-Je suis navré mais tu vas devoir te passer de ce service, mais je crois que tu as un problème plutôt … important et je suis disposé à essayer de t'aider. Je ... hum… je peux faire venir des aurors, Zabini sera arrêté et tu pour-
-On est quitte Potter, lui fis-je remarquer. Part d'ici avant que Blaise ne s'énerve de nouveau, soupirais-je.
Je ne voulais pas de sa pitié. Je savais qu'il nous avait vu avec Blaise dans la cuisine qui n'avait de toute façon plus de fenêtre et je savais que ce dernier avait fait exprès pour qu'il y ait un public. Il m'avait infligé la punition adéquate, je n'étais pas prêt à retenter l'expérience. Je songeais plutôt à la manière la plus efficace d'assassiner mon compagnon dans son sommeil.
-Zabini … t'oblige ? S'inquiéta-t-il.
Je grimaçais. C'est vrai que nos ébats pouvaient paraître étrange mais c'était ainsi.
-Non, c'est un loup-garou, il agit comme un loup-garou, répondis-je alors pour qu'il n'y aucune ambigüité, ne m'oblige pas à te mettre à la porte Potter.
-Tu ne pourrais pas Malfoy, me fit-il remarquer.
Je redressais la tête pour le foudroyer du regard et je fus surpris de n'y voir aucune trace de pitié ou d'amusement malsain, juste une réelle inquiétude qui me rendit mal à l'aise. Depuis quand mes rapports avec Potter étaient-il emprunt de normalité ? Non je n'aimais pas ça, normalement nous ne pouvions pas échanger plus de deux mots sans nous taper dessus. Je ne voulais pas de la normalité, pas cette cordialité étrangère, pas cette prévenance malvenue. Je perdais le contrôle, je n'y arrivais plus.
-J'ai un loup-garou et toi non, alors fous le camp immédiatement Potter.
Il me regarda longuement puis finit par hocher la tête et déposer la brosse à cheveux que je lui avais lancé dessus sur le canapé à côté de moi et quitter la pièce. J'entendis le craquement significatif du transplanage et aussitôt fait, la brosse se changea de nouveau en hache. Je la pris et la soupesais un moment puis sortit sous la pluie pour me défouler sur un tronc d'arbre innocent avec cette désagréable sensation omniprésente que tout m'échappait.
