Bonjour à tous,
J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre ^^. Honnêtement, j'avais peur que cette fiction vous déplaise compte tenue de son contenue totalement différente de "Le chemin tracé" mais en fait, je me rend compte que ça va. A style différent, public différent. Je trouve d'ailleurs très amusant de confronter deux versions de Draco différentes dans mes deux histoires. Tous les deux soumis (ça ne sera pas toujours le cas dans mes fics, rassurez vous, j'aime la vériété) mais goutant à deux types de soumissions différentes. Ce qui m'amène à développer deux personnages identiques aux façons de penser différentes. J'aime bien cette idée personnellement.
Oh! J'ai corrigé durant les dernières semaines les 44 chapitres que composent cette fic et je dois dire ... que je l'ai aimé. C'était comme si j'étais à votre place et je dois avoué avoir un peu bâclé mon travail pour pouvoir relire mes chapitres et dire "ohhhh c'est ça qui c'est passé" ou encore "oh quel sale type!". Enfin bref, je ne me lance pas des fleurs hein, mais j'ai retrouvé un réel entrain pour cette histoire en la relisant et j'espère que vous le trouverez aussi au fil des chapitres.
kymaniwu: Je n'aurais peut-être pas qualifié Draco de "chou" vu comment il est vicieux avec ses mots (Les Weasley en paye souvent le prix). Mais je t'avoue qu'il correspond bien à Blaise même si il a encore du mal à l'accepter. Et bien entendu, c'est une transition qui devra se faire lentement mais sûrement. Il doit passer de "l'obligation" à cause de son emprisonnement à une vie normale. Et c'est un pas qui sera difficile à faire pour lui même si il pense tout maîtriser.
liloua: Je suis contente que ça te plaise. Même si les loups sont omniprésents, ce n'est pas vraiment l'aspect que je cherche le plus à développer fiction et je m'attends à ce que certain points restent flou. En tout cas pour l'instant vu qu'on suit uniquement le point de vue de Draco. Pour lui, ça représente juste une épine dans son pied et je pense pouvoir dire que si Blaise n'avait pas été un loup, leur relation aurait été encore différente.
Berenice05: Ah ah ^^ je dois dire que j'étais terriblement hésitante au début également (surtout au vu du caractère plutôt explicite de leur relation). Je trouve d'ailleurs que mon style d'écriture c'est allégé et est revenu à quelque chose que je maîtrisais une fois que je suis sortis de ce moment gênant (à mon sens), mais que je trouvais nécessaire pour le développement des personnages. Pour Blaise et Draco, et bien ça fera le yo-yo, mais ça convergera rapidement vers quelque chose d'agréable, pas d'inquiétude.
Allé, trêve de bavardage, bonne lecture,
Letki
Le calme revint accompagné d'un étrange mal aise. J'étais maladroit, presque timide. Le fait d'avoir l'accord de ma mère avait changé quelque chose et j'avais perdu ma verve habituelle. J'étais étrangement perturbé et j'évitais Blaise en me plongeant dans le travail.
Cette nuit là, je fermais ma porte à clef ainsi que ma fenêtre pour passer la nuit seul à méditer. Pouvais-je vraiment m'en remettre à Blaise ? Non, il valait mieux ne compter que sur soit même. La vie m'avait déjà assez rappelé à quel point elle pouvait être cruelle et je préférais assurer mes arrières. Bien sûr j'étais soulagé que ma mère ne me renie pas ou autre mais j'aurais préféré que la situation ne change pas car ainsi, se serait plus compliqué de repousser Blaise. Car elle m'avait réellement donné le droit de l'aimer librement.
Le lendemain, je descendis tard après une longue douche brulante. J'enfilais un tee-shirt vert sapin à manche longue et un pantalon noir et ma mère vint me coiffer comme à son habitude. Elle me brossa longuement les cheveux silencieusement avant de glisser ses doigts dedans alors que j'observais son reflet dans le miroir.
-Je peux le repousser, lui dis-je alors en espérant la voir sourire ou n'importe quoi.
-Non, dit-elle finalement avant de saisir mes cheveux pour les natter, sauf si tu ne l'aimes pas.
-Pas comme ça. Je ne veux pas te faire de la peine, insistais-je tout de même.
-Le fais de te savoir en vie et en bonne santé me remplie déjà de joie mon cœur, dit-elle alors en enroulant un élastique à la pointe de mes cheveux, je ne t'en demanderais pas plus. Fais ce que tu as réellement envi de faire, tu es assez grand pour décider tout seul.
Que répondre à cela ?
Je n'eus heureusement pas à chercher bien longtemps car Kreattur apparut dans un craquement sonore pour me signaler qu'on avait de la visite. Finnigan avait choisi de venir. Bien, ça m'arrangeait. Je descendis et partageais mon petit déjeuner avec lui en discutant des modalités. Je décidais de lui confier les travaux de la serre pour commencer pendant que Blaise et moi retournions dans la forêt.
Nous nous attaquâmes à la délimitation du terrain et au déplacement des rochers. Encore un travail fastidieux mais nous eûmes l'aide du fils de et de ses collègues avec qui j'avais pris rendez-vous (une invention bien pratique quoi qu'étrange les téléphones moldus, malheureusement, même avec toutes les explications du monde, je restais désespérément hermétique à son utilisation). Un fermier me proposa de déposer ses vaches sur une portion de mon terrain pour qu'elle puisse manger (et désherber en même temps) et en échange de quoi, il me donnerait du lait et du fromage. J'acceptais volontiers et nous travaillâmes d'un bon train toute la matinée. Je rejoins la maison à midi pour prendre une bonne douche et retrouva ma mère à table avec Blaise et Finnigan. Ceux-ci étaient curieux de savoir ce que l'irlandais faisait chez nous et je leur appris donc qu'il était notre premier employé. J'eus un sourire amer en voyant que Blaise avait du mal à ne pas dévisager le rouquin le trouvant à la fois si familier et si étranger à ses yeux.
-Oh, et comment ont réagit les Weasley ? S'enquit Blaise avec amusement alors que le rouquin s'employait à éviter son regard qui était un peu trop perçant.
-Ils étaient furieux, dit-il piteusement, ils pensent que … je ne sais pas trop, que vous m'avez acheté ou que je suis passé à l'ennemie. Enfin surtout Ronald et Ginny. Harry il s'en fiche un peu.
-C'est pour ça qu'ils sont si pouilleux, commentais-je en me servant une nouvelle part de tarte à la mélasse, ils ne savent pas faire la part des choses entre professionnalisme et sentiments.
L'irlandais parut gêné mais ne me contredit pas, n'osant visiblement pas contrarier son employeur. Il avait bien grandit depuis Poudlard, il avait murit. Voilà un petit griffondor agréable. J'aurais peut-être pu sympathiser avec Potter maintenant mais il m'épuisait avec ses réflexes de héros en manque. J'avais besoin de gens normaux et Potter n'était pas un exemple parfait d'équilibre tant il vacillait entre le charisme sensuel et le manque d'assurance pitoyable.
-C'est vrai que cette situation est étrange, dit-il enfin en remuant sa soupe sans grande conviction, mais tu as été toujours été doué dans les affaires et se serait bête de ma part de ne pas en profiter. Pas que je me serve de toi mais … enfin si … juste … c'est réglo.
On s'amusa tous les trois de sa timidité et je souris. Il était mignon décidais-je.
-Sage décision Finnigan, ricanais-je en recevant le compliment avec joie. Ta magie nous sera d'une grande aide, continuais-je.
-Vous … n'avez vraiment plus de magie ? Demanda-t-il timidement.
-On en a, répondit gentiment ma mère qui semblait s'être adoucie face à lui, mais nous avons simplement interdiction de l'utiliser. Des aurors débarqueraient chez nous au moindre sort jeté.
Il s'excusa pour avoir posé la question et se replongea dans son repas. Après mangé, je retournais dans les bois pour superviser l'arrivée des vaches (je craignais que Blaise ne les effraies). Tout ce passa bien et je n'eus pas à rester longtemps. Je fis également la connaissance d'un vieillard qui s'occupait apparemment du champ de tournesol. Il travaillait pour la famille Black depuis longtemps et connaissait les rouages du métier. Je lui laissais donc le soin de s'occuper du champ avec ses machines étranges puis je retournais à la maison. Mère était partit en ville, il n'y avait plus que Blaise. J'optais donc pour un retrait stratégique et je contournais la maison pour voir l'avancement du travail de Finnigan. Il se débrouillait pas trop mal mais ça manquait cruellement de style et de finissions.
J'avais délimité le terrain le matin même avec des ficelles rouges et il avait arraché tous les tournesols s'y trouvant, ne laissant qu'un sol meuble. Il usait de sa magie pour l'aménager et monter la toile de la serre. Je ne voulais que le meilleur c'est pourquoi j'aie économisé pendant 2 mois et que j'aie restreint les budgets de la famille. Nous n'étions pas pauvre, mais c'était loin des sommes colossales que possédait autrefois ma famille. Ma mère gagnait convenablement sa vie en tant qu'assistante de Potter et le champ rapportait une petite rante mensuel tout juste suffisante pour entretenir la maison. Les extras venaient donc du salaire de ma mère et je comptais vite retomber sur mes pieds pour la soulager.
J'avais pu faire un prêt à la petite banque de la ville et m'acheter ce petit bijou en convertissant l'argent moldu en galions. J'avais envoyé Kreattur m'acheté le nécessaire au chemin de Traverse et il avait tout ramené la veille. L'irlandais monta l'ensemble et je fus extrêmement content du résultat. Bien entendu, je passais deux bonnes heures à lui faire corriger le moindre détail jusqu'à ce que ce soit parfait et à poser les sorts nécessaires sur la tante puis je l'autorisais enfin à se reposer. Il suait le pauvre.
Je m'assis à côté de lui sur les petites marches de la porte qui se trouvait à l'arrière de la maison et je lui tendis une cigarette qu'il pris avec joie. Il fuma silencieusement, épuisé mais apparemment détendu. Bien, il était dans le bon état d'esprit.
-Potter ne voit pas d'inconvénient à ce que tu restes chez eux ? Demandais-je.
-Ginny m'a mis dehors, dit-il finalement comme si il avait honte de l'avouer, elle te déteste. Harry ne le sait pas encore … Je préfère qu'il l'ignore, ça évitera les problèmes.
-Quelle lavette, fis-je remarquer en parlant de Potter mais en remerciant secrètement cette idiote de Weasley dans ma tête.
-Il y a de l'eau dans le gaz, dit-il, depuis que tu es revenu, ils se disputent souvent. Elle lui reproche d'être trop gentil et de vouloir faire ami ami avec toi.
-Potter a toujours été trop gentil, lui fis-je remarquer. Mais j'avoue qu'il a un comportement bizarre.
-Hum.
Il acquiesça et détourna immédiatement les yeux comme s'il était un enfant pris en flagrant délit. Il était adorable et je ressentis une agréable sensation en le tourmentant gentiment. Il avait des réactions si amusantes. Je le fixais alors en posant mon menton sur mon point fermer et je le vis lentement prendre des couleurs qui juraient farouchement avec ses cheveux blonds vénitiens. Il commença à s'agiter lorsque j'arrêtais de cligner des yeux pour le tourmenter un peu plus. Il allait craquer et me dire ce qu'il cachait j'en étais sûr.
-Disons qu'il a été très curieux quand il a apprit … enfin …
-Je t'écoute, dis-je d'une voix trainante pour l'inciter à parler.
Je le vis papillonner des yeux avant de tourner la tête vers le sol et tirer sur sa cigarette. Il passa sa main dans ses cheveux, les désordonnant un peu plus avant de tourner ses yeux bleus vers moi. Il ne soutint pas mon regard et celui-ci glissa sur ma natte blonde que j'avais rejetée sur mon épaule. Il était étrangement docile. J'avais une image différente du Seamus que j'ai côtoyé à Poudlard.
Le garçon qui avait fait classe avec moi débordait de joie de vivre et de malice, s'amusant à faire exploser des choses et riant toujours avec ses amis. Il était un griffondor comme les autres, fonçant tête baissée dans les ennuis et parlant sans réfléchir. Je me rappel qu'il c'était fâché avec Potter à propos du lord noir. Il n'en avait pas démordu jusqu'à avoir la preuve formelle qu'il avait tort. Il avait également contribué grandement durant la bataille finale … je ne retrouvais rien de tout cela dans ce garçon.
Le Seamus que j'avais devant moi me paraissait timide et réservé … presque effrayé. Il me donnait l'impression de vouloir se fondre dans le décor et de vouloir se faire oublier. Il n'aurait jamais voulu s'associer à moi d'une quelconque manière en temps normal. Qu'avait-il bien pu lui arriver durant ces dernières années pour conduire à un tel changement dans sa personnalité.
-Et bien, j'ai rompu avec Dean et-
-Thomas ? Demandais-je surpris. Dean Thomas ?
-Oui c'est ça, répondit-il visiblement surpris que je connaisse le nom de son ex, et bien Harry nous a surpris quand j'ai rompu avec Dean, et personne ne le sait, dit-il, et il a été curieux.
-Curieux ? Demandais-je en haussant mon sourcil parfait.
-Il m'a demandé de … de lui montrer enfin je veux dire qu'il c'est intéressé aux relations sexuelles homosexuelles.
-Potter ?!
Alors là, c'était la dernière chose à laquelle je m'attendais. J'avais imaginé tout un tas de truc mais je ne m'attendais certainement pas à ça !
-Oui, répondit-il, mais Ginny ne le sait pas hein ! Il n'a rien fait, je lui ai juste montré quelques … vidéos.
Vidéo? Le terme me disait vaguement quelque chose mais bref, j'avais compris qu'il lui avait montré ce que Potter voulait savoir.
-C'est pour ça que Potter est bizarre ?
-Oui, répondit-il, je pense. Mais il ne faut rien dire.
-Bien entendu, répondis-je machinalement alors que je notais l'information dans un coin de mon esprit. Alors ? Comme ça tu n'as pas peur de vivre parmi une famille de mangemort ?
-A vrai dire, répondit-il en passant de nouveau sa main dans ses cheveux, je suis chez Neville actuellement.
-Moins courageux que ça en à l'air, conclu-je finalement quelque peu déçu.
Il ne répondit pas et finit sa cigarette silencieusement. Je le laissais tranquille. Je n'avais jamais charmé d'homme, bien entendu je savais que je plaisais mais je n'avais jamais eut à me plier à ce genre d'exercice c'est pourquoi je voulais prendre mon temps avec Finnigan. Si je ratais le coche avec lui, Blaise ne me lâchera plus.
Je m'installais donc à la table la cuisine avec un livre sur l'herbologie nouvellement acquis et je me mis à étudier cette matière soporifique. Je n'avais pas vraiment de prédisposition pour ça mais j'étais maintenant obligé. J'avais toujours voulu faire des potions mon métier, mais si avant, je pouvais compter sur l'argent de ma famille pour me fournir les ingrédients dont j'avais besoin, ce n'était plus le cas aujourd'hui. Il me fallait donc apprendre les rudiments des soins aux créatures magiques et l'herbologie qui était indispensable pour obtenir les ingrédients pour les potions. Je conclu rapidement que l'élevage d'hippogriffe ne serait pas rentable après avoir abandonné avec un chapitre soporifique sur les plantes pour essayer celui des créatures magiques. Je revoyais mes plans et me décidais à élever des vaches. C'était simple et efficace et la présence de Blaise m'assurerait une obéissance totale. Je pourrais ensuite négocier avec la fromagerie de la ville pour l'exploitation de mon lait. Bien, ce serait rentable pour débuter. Je notais tout cela dans mon agenda et revint sur l'exploitation des tournesols. C'était un champ magnifique, mais ça ne remplissait pas nos assiettes. Seul les revenus de ma mère étaient vraiment exploités pour l'instant et je ne comptais pas vivre sous sa tutelle éternellement. Je feuilletais donc le livre d'herbologie à la recherche d'élément exploitable et tomba sur des articles sur les végétaux non magiques. Je fus surpris de découvrir qu'ils avaient des propriétés qui seraient surement utile en potion. Je notais la page et notais également une liste d'ustensiles qui serait utile à mes recherches. Je rêvais en couleur si je pensais pouvoir les acquérir cette année mais j'étais optimiste. Les Malfoy était naturellement doué pour les affaires, j'y arriverais.
-Mère ? Demandais-je en pénétrant dans le bureau de celle-ci.
-Qu'y a-t-il ? S'enquit-elle en relevant la tête d'un discours qu'elle rédigeait pour Potter.
-Peux-tu mener une enquête pour moi s'il te plait ?
-De quoi ?
-De ce qui pousse dans la région et qui est demandé.
-Je ferais ce que je peux, me répondit-elle.
Je la remerciai, satisfais de l'avancer de mes projets et j'allais raccompagner Finnigan à la porte. Je regagnais ensuite ma chambre pour prendre des vêtements propres et j'allais prendre une bonne douche. Je redescendis ensuite après avoir défais mes cheveux qui tombaient librement dans mon dos et je me replongeai dans mon bouquin sur les plantes jusqu'à ce que ma mère sonne l'heure du dîner. Nous parlâmes surtout des projets pour la maison et je leur annonçais que je souhaitais récupérer les travaux du professeur Rogue. Après tout il était mon parrain et il m'avait tout légué vu qu'il n'avait pas de famille. Je n'avais vu aucun intérêt à récupérer ses possessions vu que j'étais fortuné mais maintenant, je comptais bien faire jouer mes droits.
Lorsque j'eus fini de manger, je remontais dans ma chambre sans attendre et je verrouillais la porte derrière moi. Je ne voulais pas que Blaise me rejoigne. Je continuais d'étudier jusqu'à ce les propriétés de la betterave aient raison de moi.
Le lendemain j'enfilais mon costume du parfait Gentleman que j'accompagnais de ma canne et ma mère veilla à coiffer mes cheveux impeccablement avec un catogan à l'image de mon père lorsqu'il faisait des apparitions publiques. Je demandais à Finnigan de m'accompagner. Il sembla hésiter et était clairement réticent mais je lui rappelais que j'allais chercher son salaire. Il obtempéra et je partis sans un regard pour Blaise.
Je me rendis à Gringott. Les journalistes n'avaient pas tardé à se montrer. C'était ma première apparition publique depuis un peu plus de 3 mois et je le faisais avec la classe d'un Serpentard et je me montrais pendu au bras d'un vulgaire sang-mêlé. Oui, je leur donnais de quoi remplir leur torchon.
-Monsieur Malfoy ! M'interpella une jeune fille dont la plume à papote surmontée d'une boule disco me brulait la rétine, c'était d'un mauvais gout. Que signifie cela ?! Votre apparition aux côtés d'un sang-mêlé est-elle un message pour tous les mangemorts en fuite ? Vous ralliez-vous à la politique du Survivant ?
Je n'écoutais pas vraiment la suite, j'étais trop concentré sur ma démarche « hait la terre entière » pour m'intéresser aux babillages d'une journaliste novice. Mon chemin fut cependant rapidement bouché par la horde de journaliste et de passants qui me lançaient des regards en coin et chuchotaient entre eux.
-Votre allégeance a-t-elle changé ? Insista finalement un journaliste. Est-ce un message pour le monde ?
-Monsieur Finnigan est un employé au service de la famille Malfoy, répondis-je d'une voix volontairement trainante alors que je voyais Finnigan se recroqueviller sur lui-même derrière moi. Et les Malfoy sont loyaux, sachez le.
Je préférais ne pas déblatérer sur mes possibles allégeances ici mais le message était suffisamment clair tout de même.
-Et vous tolérez de travailler avec lui ? Demanda la journaliste sans aucun tact.
Jolie preuve de tolérance. Je n'avais pas rabaissé l'irlandais, je m'étais montré plutôt respectueux rappelant que c'était une simple relation d'employeur à employé. Et elle, sans gêne, rappelait à tous que c'était un sang-mêlé et que par principe, je les haïssais. Quelle cruche ! Moi qui me forçais à être courtois.
-Entendez-vous parler, dis-je en lui lançant un regard glacial. Je n'adhère peut-être pas à toutes les idées de Potter mais les affaires sont les affaires. Sur ce, j'ai des choses à faire, hors de mon chemin.
Je poussais Finnigan dans le dos et il tituba en avant. Je le retins par le bras et l'aidais à marcher jusqu'à ce qu'il soit stable. Je l'autorisais à entrer avec moi dans la banque puis je l'abandonnais au comptoir. Il était livide et ses mains tremblaient fortement. Je fronçais les sourcils, me demandant vraiment ce qu'il pouvait bien se passer dans sa tête mais je me détournais quand même de lui. Je trouvais le gobelin en charge de la garde des sceaux et serment magique, je déclinais mon identité et il me remit moins d'une vingtaine de minute plus tard le testament du professeur Rogue. Je ne perdis pas plus de temps et je gagnais la première cheminée disponible pour me rendre au ministère avec Finnigan. J'allais au département qu'on m'indiqua et on me fit patienter, bien entendu, des heures.
-Merci, souffla Finnigan soudainement.
-Pourquoi ? Lui demandais-je.
-Ne pas avoir profité de l'occasion pour me rabaisser moi où les nés-moldus.
J'haussais un sourcil et il me dévisagea un instant avant de tourner sa tête vers le sol.
-Je n'ai pas pour habitude de malmener mes employés, surtout lorsqu'ils me sont indispensables, lui fis-je remarquer.
-J'imagine, répondit-il avec un certain mal aise dans la voix, mais on s'habitue et j'oublie de temps en temps à qui j'ai affaire.
-A quoi t'habitues-tu ? Le questionnais-je septique.
-A ton humanité.
-Tu me flattes, le raillais-je.
Il rigola un peu avant de redevenir silencieux. C'est vrai que je m'étais nettement assagit mais cela ne changeait rien. Au fond de moi j'étais le même et j'attendais simplement de retrouver toute ma gloire pour pouvoir m'exprimer librement. Mon humanité ? Il me faisait rire. J'étais tout de même entrain de le manipuler pour le pousser dans les bras de Blaise et me débarrasser de ces deux là. S'il savait.
On m'appela finalement et je pus régler tous les détails liés à ma précédente incarcération. J'eus enfin en ma possession les clés de l'appartement de Rogue. On m'assura que toutes ses possessions y étaient et que ses économies seraient transférées sur mon compte dans la semaine (j'allais pouvoir payer le premier mois de Finnigan avec ça au moins ainsi que mes fournitures). Bien. Je me rendis au petit appartement situé dans un quartier résidentiel de Londres et je fus ravi de découvrir qu'il était sous un sort de stase.
-Bien, c'est à toi de jouer Finnigan, je vais trier ce qui m'intéresse et revendre le reste. Je compte sur toi pour ramener ce que je garde chez moi, je me chargerais de la vente.
Il hocha la tête et attendit mes instructions. Je me séparais des meubles, c'était totalement inutile. Mais j'emportais la bibliothèque et tout le matériel de potion du professeur Rogue. Il avait un laboratoire plutôt impressionnant qui mangeait la moitié de la pièce. Je découvris également dans sa cave un entrepôt qui me sera très utile et je décidais de l'emporter également. Sinon à part cela, l'appartement était tristement vide. Je fis le tour une fois de plus en fin d'après midi après avoir tout trié, tout étiqueté et je décidais d'emporter son miroir également. Finnigan me ramena alors chez moi après diverse allés retours pour s'occuper des objets et s'en alla. Je me retrouvais avec une pile plutôt conséquente de chaudron et autre devant ma porte. J'avais insisté pour ranger tout moi même, je détestais qu'on touche à mon matériel plus que nécessaire. Je vidais donc une partie du sellier pour y entreposer les ingrédients de Rogue, je m'octroyai une étagère entière pour les livres puis je m'attaquais au déplacement des chaudrons sous l'escalier avec les outils pour commencer. Cela me prit quelques heures et la nuit était entamée depuis longtemps quand j'eus fini. Je décidais de mettre en pose mes études et après un repas rapide, je pris un premier livre (il les avait tous étiquetés de son vivant et son rangement était impeccable) pour feuilleté ses recherches.
Je regagnais une fois de plus ma chambre et la ferma à clef derrière moi sans avoir adressé la parole à Blaise.
