Bonsoir à tous :),
Bon, il s'agit d'un petit chapitre tranquille. Il ne se passe pas grand chose d'intéressant hormis pour les petits pervers. Le prochain avancera plus dans l'histoire promis.
Guest: Mais je t'en prie, la suite sera disponible chaque semaine. Je ne sais pas si j'aurais décrite cette histoire comme touchante mais après relecture tu as raison. J'aborde des sujets pas très joyeux mais l'amour reste tout de même centrale et un pilier dans la réhabilitation de chacun (et bien sûr à des degrés différents). Alors oui, j'imagine que c'est touchant.
Kurome95: Je suis tout à fait d'accord avec toi! J'ai longtemps hésité à réécrire toute la partie sur la prison mais je l'ai volontairement laissé comme ça car je ne voulais pas m'attarder dessus non plus. Ce n'est pas vraiment agréable à écrire tu t'en doutes. Et je comprends qu'il y ait quelques ratés et que le changement de rythme puisse surprendre un peu. Mais bon, je trouve ça mignon :) (c'était ma première fiction Harry Potter et ça me fait rire de la relire et de rougir devant en me disant "naaaan j'ai écrit çaaaaaa?"). Si c'était à refaire, je ne l'aurais certainement pas fait ainsi mais je me dis que ce n'est pas plus mal au fond.
Du coup moi aussi j'adorais Jean! Et ma meilleure amie qui m'avait à la base commandé ce Two-shot, a voulu m'étrangler quand elle a vu que j'avais tué Jean. J'ai pensé à faire une petite histoire avec lui, mais non finalement. Je pense qu'on l'aimera assez à travers les yeux de Blaise. Et oui, leur relation est compliqué car même si ils vivent relativement en paix (aux bancs de la société certes, mais en paix), ils sortent tout de même de prison et ce sont des années qui ne s'effacent pas en un claquement de doigts. C'est quelque chose que Draco a tendance à oublier et souvent, ses peurs et ses angoisses le prennent par surprise. Il pense les gérer mais non. Et pour Seamus, et bien c'était un petit bonus intéressant je trouve. J'aime les couples originaux (et ma meilleure amie menaçait de me tuer si je ne les rendait pas heureux sur le champs!)
kymaniwu: Ils ne sont pas aux bouts de leur peine. Même si ils s'aiment, leur relation va faire le yo-yo pendant un bout de temps car ils ont chacun des soucis personnelles qu'il faudra prendre le temps de régler.
Bonne lecture,
Letki
Je me figeais en voyant Seamus se tourner vers moi. Je n'eus malheureusement pas le temps de refermer ma blouse car son regard s'accrocha directement sur mon torse. Il laissa son arrosoir tomber au sol et rapidement, une flaque d'eau se rependit à ses pieds. J'étais tétanisé, alors qu'une sueur froide commençait à couler lentement dans mon dos. Je tressaillis quand je vis son regard descendre sur mon torse mutilé et le détailler lentement. J'avais envi de fuir à toute jambe mais mes jambes refusaient de bouger.
-Tu-
Je ne finis même pas ma phrase car ma gorge se serra douloureusement. Il enjamba alors l'arrosoir comme si le son de ma voix avait été le déclic et il écarta mes mains de mon col entrouvert pour venir boutonner lui même ma chemise. Comment devais-je le prendre ? J'étais trop affreux pour qu'il puisse soutenir la vue de mon corps c'est cela ? Cela suffit à me sortir de ma torpeur et j'attrapais ses poignets en lui demandant sèchement d'arrêter. Il s'excusa platement et je lui dis alors que je ne voulais pas de sa pitié. Pourtant, je remarquais que ses mains tremblaient violemment et que son tint était blême. Des larmes manquaient presque de couler de ses yeux. Cela me détourna un moment de mes propres sentiments et je me demandais une fois de plus ce que dissimulait Seamus. Il était une petite énigme que je voulais résoudre.
-C'est juste que … je sais que tu détestes qu'on voit ton torse, m'expliqua-t-il après s'être éclairci la gorge.
Cela eut l'effet d'une douche froide et je lâchai ses mains, complètement hébété pendant qu'il finissait d'attacher ma blouse. Sa voix c'était brisée quand il avait parlé. Il semblait aussi perturbé que moi.
-C'est simplement … pour moi ? Demandais-je alors que la salive s'accumulait dans ma bouche si bien que je du déglutir plusieurs fois.
-Je pensais que ça te dérangeait.
-Tu ne me trouves pas affreux ? Demandais-je alors.
-Et bien, ce n'est pas beau mais ça ne te rend pas affreux. Enfin je veux dire que j'ai tellement l'habitude de te voir en manche longue que ça apporte une touche de mystère qui n'est pas désagréable. Je me doutais que c'était à cause de ça tu sais, il n'y a pas à avoir honte tu as un beau visage tu sais et …
Il commença à bafouiller sur la fin de son discours et je trouvais ça simplement adorable. J'avais envi de mordre la lèvre qu'il mordillait entre ses dents quand il cherchait ses mots, c'était terrible. Ce qu'il m'avait dit me rassurait mais ce n'est pas pour autant que j'allais le laisser voir mon torse de nouveau, et encore moins mes bras et mon dos mais s'il pouvait endurer ça c'est que c'était finalement quelqu'un de bien.
Je sursautais en entendant la porte en verre s'ouvrir. Blaise se tenait derrière nous avec une formidable érection qui déformait son pantalon et un air renfrogné qui le rendait terriblement sexy (à croire que je l'énervais inconsciemment pour ça). Les yeux bleus de l'irlandais s'écarquillèrent alors qu'il rougissait à vu d'œil.
-Blaise tu ne dois pas entrer ici avec tes vêtements, le réprimandais-je en ignorant volontairement la bizarreries de la situation.
-Tu me laisses dans cet état et je dois t'attendre sagement pendant que tu vas draguer Seamus ? Aboya-t-il sèchement. Ça ne marche pas comme ça Draco.
Seamus retira vivement ses mains du dernier bouton de ma blouse qui ne sera finalement pas boutonné jusqu'au bout et recula de deux bons pas. N'empêche, il était si facile de le tourmenter, j'adorais ça, c'était tellement drôle. Mais bon, ça n'allait pas l'être longtemps si Blaise ne retrouvait pas son calme.
-Arrête de l'effrayer, le réprimandais-je en posant mes mains à plat sur son torse pour le pousser à l'extérieur de ma serre avant qu'il vienne tuer mes plantes avec ses microbes de chien. Sort d'ici tout de suite.
-Vient avec moi, demanda-t-il en attrapant mon bras pour venir embrasser le creux de ma main, je veux te faire l'amour.
-La ferme, marmonnais-je en le poussant un peu plus fort. Espèce de sans gêne.
J'eus tout de même le réflexe de baisser les yeux sur son petit problème (très imposant finalement) et je déglutis involontairement. Je ne l'avais pas touché depuis près d'un mois car je l'évitais soigneusement. Et je pouvais aisément comprendre que ses envies devenaient impérieuses maintenant, il ne les gérait pas. Jean avait également une libido très présente même il se contrôlait admirablement bien alors imaginez Blaise. C'est un miracle qu'il ait tenu si longtemps. Mais il n'avait vraiment plus aucune gêne à le faire en public et ça c'était plutôt dérangeant. Surtout quand je le faisais attendre en fait… esh !
-C'est ta faute, me répondit-il.
-Peut-être mais pas ici et pas devant n'importe qui.
-Il peut venir aussi.
Il y eut une double exclamation de surprise, l'une venant de moi et l'autre de Seamus. Il c'était détourné de nous pour essayer de nous donner un peu d'intimité mais Blaise bloquait la seul porte de la serre avec sa large carrure donc il patientait en arrosant les plantes. Il se mit à tousser bruyamment ensuite et se tourna vers nous avec un regard choqué.
-Hum, marmonnais-je en pesant le pour et le contre, il n'est certainement pas prêt.
-Quoi ?! Comment ça pas prêt ?! S'étouffa Seamus dont les yeux semblaient vouloir sortir de leur orbite. Tu considères sérieusement que je peux … enfin… mais c'est dingue !
-Et bien comme Draco t'aime bien, expliqua Blaise sans aucun tact, tu vas devenir mon compagnon.
-Pardon ?! S'exclama-t-il.
-Demande lui son avis bon sang, marmonnais-je.
-Tu ne veux pas ? Demanda Blaise comme s'il ne comprenait pas la réaction de Seamus.
Le loup parlait maintenant, je savais le reconnaître. Et il était extrêmement primitif dans l'expression de ses sentiments et dans la perception qu'il avait de ceux des autres.
-Ce n'est pas le problème, s'offusqua-t-il, ce genre de chose ça se planifie, ça se demande enfin je …
Blaise me contourna alors et l'attrapa par le bras avant de le hisser sur son épaule comme s'il ne pesait rien ignorant les protestations de Seamus. J'essayais de lui faire entendre raison mais Blaise ne réfléchissait plus rationnellement à cet instant (ou si peut-être, il avait cette capacité à me manipuler comme la fois de la cuisine alors peut-être qu'il savait très bien ce qu'il faisait). Je le suivis dans la maison après m'être débarrassé de ma blouse pour m'assurer qu'il n'arriverait rien à l'irlandais et quand j'arrivais dans ma chambre je trouvais Seamus sur mon lit mais pas de Blaise. Inquiet je rentrais dans la chambre et à peine eus-je fermé la porte que le loup qui était debout à côté de celle-ci fondit sur moi et m'embrassa à en perdre haleine.
-Blaise, me plaignis-je entre deux baisers, pas devant Seamus. Mais reprend toi bon sang !
Il reprit un peu ses esprits et me laissa m'éloigner de lui avant de s'asseoir en bout de lit. Son corps était tendu et il s'agitait. Parfois, il bondissait en avant puis s'immobilisait aussi sûrement qu'une statue avant de se reculer et recommencer. Un combat faisant actuellement rage entre l'homme et la bête et je ne suis pas certain de qui l'emporterait. Je me recoiffais distraitement et me tournais vers le rouquin qui devait trouver cette situation complètement folle.
-Si tu veux démissionner vas-y, lui dis-je, je trouverais quelqu'un d'autre.
Il sembla blessé par ma remarque mais secoua négativement la tête. Il s'assit en tailleurs et baissa la tête cachant son visage sous une barrière de cheveux blonds vénitiens. Je lançais un regard curieux à Blaise qui haussa les épaules.
-Il ne va pas te forcer si c'est ça qui t'effraye, lui dis-je, il est un peu rustre et sans gêne mais pas encore un bâtard sans foi ni loi. Et si il perd le contrôle, je m'interposerai.
-Merci pour tes marques d'affection, se plaignit le loup.
-Tu le mérites, lui fis-je remarquer.
-Ce n'est pas ça, soupira Seamus, et bien … je …
Il se tortilla comme s'il était mal installé et je remarquais pour la première fois que ce que cachaient ses bras qu'il avait placé entre ses jambes en tailleur sur le lit était en fait un début d'érection. J'haussais un sourcil et Blaise eut un sourire victorieux. Je le frappais alors sur l'épaule avant de retourner à Seamus.
-Tu cachais bien ton jeu, commentais-je en haussant un sourcil avec arrogance.
-Et bien vous voir vous embrasser comme ça ne laisserait personne de marbre, marmonna-t-il.
-T'es un petit coquin, rigola Blaise en lui lançant un sourire complice, en réalité tu fantasme sur un plan à trois n'est-ce pas ?
-Comme tous les hommes, répondit-il en détournant le regard en serrant ses jambes pour dissimuler la preuve.
-Je te pensais timide et renfermer, dis-je alors en ramenant une mèche de cheveux derrière mon oreille.
-En fait, tu l'es plus que moi, répondit-il avec une assurance qui me surpris, je ne voulais pas te brusquer.
-Pardon ?! M'offusquais-je alors que Blaise explosait de rire à côté de moi.
-Et bien comme tu n'osais pas faire un pas vers moi à chaque fois qu'on était seul, j'ai décidé de patienter pour te laisser le temps de t'y préparer, répondit-il en passant nerveusement sa main dans ses cheveux, et puis je me disais que ça valait mieux que ce soit toi qui fasse un geste vers moi sinon Blaise l'aurait mal prit.
-Je rêve ! M'exclamais-je.
Moi qui pensais jouer avec Seamus en fait c'était l'inverse ? Mais … mais de quel droit ?! Il était entrain de me dire que ça faisait un petit moment qu'il attendait que je fasse le premier pas ? Il était sérieux ? Je me tournais vers Blaise pour voir si c'était moi qui hallucinais ou non mais vu son air amusé, ce n'était pas le cas. Il me souriait largement, visiblement ravis de ce qu'il apprenait sur Seamus et celui-ci lui rendait un sourire complice.
-Attend … Blaise était au courant ?! Hurlais-je. Tu … vous-
-Et bien il m'en a parlé il y a quelques jours, répondit-il timidement, je voulais pas briser votre couple tu comprends ? Et comme tu ne semblais pas vouloir te décider et que … visiblement ça ne le dérangeait pas.
-Et la scène que tu m'as faite hier ? Demandais-je à Blaise en le foudroyant du regard.
-J'ai perdu patiente, désolé, s'excusa-t-il avec légèreté. Mais tu me fais perdre la tête Draco. Tu joues avec mes nerfs et ma patiente et j'ai souvent du mal à garder mon calme … la perspective de vous voir tous les deux dans le même lit était juste … trop tentante mais si insupportable à la fois. Et puis je ne l'ai pas reconnu et il ne savait pas que je comptais le faire d'ailleurs, alors le loup ne l'a pas très bien pris.
-Je rêve ! Hurlais-je finalement avant de m'emparer de l'oreiller le plus proche et de frapper ce stupide chien en rut qui me servait d'amant.
Il ne me prit même pas au sérieux une seconde et m'attrapa par le bras pour me tirer dans ses bras. Je me débâtis alors qu'il rigolait et que Seamus me souriait gentiment.
-Vous vous êtes moqué de moi ! M'offusquais-je en collant ma main dans le visage du métis.
-On voulait que tu t'exprimes et que tu te laisses aller, me confia l'irlandais, Blaise s'inquiétait pour toi et il avait raison.
-Vous argumenterez quand je vous aurais étranglé !
Je vociférais, indignez qu'ils se soient ainsi alliés dans mon dos et Blaise rigola à gorge déployé en expliquant à Seamus que du moment que je me plaignais et que je jurais, c'est que j'étais en pleine forme. Je le gratifiais d'un magnifique doigt d'honneur qu'il attrapa avant de le glisser dans sa bouche et de passer sa langue autour. Je le traitais de gros porc mais je dois bien avouer qu'il me fit un effet monstre et je me forçais à rester énerver pour rester crédible.
-Tu es vraiment un exhibitionniste libidineux vulgaire et infidèle ! Grognais-je en tirant ma main hors de sa prise avant de l'essuyer rageusement sur son torse.
-Il est vraiment fâché Seam', s'amusa Blaise en me poussant fermement par les épaules sur le dos, il va falloir nous faire pardonner.
J'essayais de me redresser mais Blaise me poussa jusqu'à ce que je me retrouve allongé sur le lit. Je leur hurlais dessus en leur disant que je n'avais pas du tout la tête à ça mais ils semblaient tous les deux déterminés à me prouver le contraire. J'allais les insulter mais je fus coupé par les lèvres de l'irlandais qui se pressèrent contre les miennes et sa langue qui s'insinua sans attendre dans ma bouche. J'étais … choqué. Il me paraissait si prude alors qu'il n'hésita pas une seconde à m'offrir un baiser indécent. Il caressait mon palais avec sa langue et ça m'arrachait des frissons incontrôlables et de faibles gémissements. Ça m'électrisait.
-Si tu m'avais dit que tu savais faire ça avec ta langue je t'aurais pris plus tôt, commenta Blaise qui avait pris place entre mes jambes, caressant mes cuisses ouvertes autour de sa taille.
-Tu veux voir ? Demanda-t-il avec amusement.
Seigneur j'en avais la tête qui tournait.
-Vient là, ordonna Blaise.
Il avait cette fâcheuse tendance à devenir autoritaire pendant le sexe. C'était ses instincts certes, mais je me serais bien passé de ceux-ci. Cela sembla émoustiller Seamus au contraire qui nous révéla un visage de petit démon de la luxure qui surprit agréablement Blaise. J'étais toujours très réservé dans le sexe, surtout avec tout ce qui était des relations homosexuelles donc j'imaginais que Blaise était heureux de trouver quelqu'un qui semblait vouloir rivaliser avec lui, voir même le surpasser. Merlin, comment pourrais-je survivre avec eux?
Seamus se pencha par dessus moi, m'offrant une vu sans pareil sur son érection déformant son pantalon et il attrapa la nuque de Blaise sans hésitation avant de le tirer vers lui et d'échanger un baiser brulant. Je ne voyais pas grand chose avec ma tête coincé entre les jambes de l'irlandais mais j'entendais bien leur respiration haletante et les bruits mouillés de leur baiser. Seamus gémit et Blaise grogna de satisfaction avant que le rouquin ne se recule.
-Toujours fâché ? Me demanda Blaise avec amusement.
-Va te faire foutre Zabini, crachais-je en me redressant sur les coudes.
-Ce n'est pas dans le programme d'aujourd'hui Malfoy, susurra-t-il.
Il voulu glisser ses doigts sous ma chemise mais je les lui claquais sèchement. Je n'étais pas prêt à cela. Il marmonna quelque chose dans sa barbe mais se s'attaqua directement à ma ceinture.
-Hum, non, dit-il en s'arrêtant subitement, fait le Seamus.
-Pardon ? Demandais-je en me redressant.
Il appuya sa main à plat sur mon torse pour me garder couché et ils échangèrent de place. J'étais appuyé contre le torse de Blaise et Seamus était entre mes jambes. D'une main habile, il défit ma ceinture et il fit descendre mon pantalon sur mes jambes. Autant dire que j'étais affreusement gêné était un euphémisme. Blaise se délectait du spectacle, il aimait vraiment ce qu'il voyait. C'était normal, le fait que nous soyons deux comblait son loup, comment pouvait-il se venter d'avoir une meute avec un seul compagnon après tout ?
-Ça fait un moment que j'en rêve la nuit, nous confia Seamus en se mordant la lèvre comme s'il était devant un plat particulièrement appétissant.
-Tu as très bon goût Draco, se moqua Blaise, il fallait me dire que je ne te rassasiais pas tout seul.
-Tu pais rien pour attendre Zabini.
Je serrais mes doigts autour de son bras quand Seamus s'amusa à glisser la pointe de son nez sur l'intérieur de ma cuisse, faisant s'hérisser les petits poils blonds sur ma peau. Il empoigna subitement mes fesses à deux mains avant de les presser comme s'il testait la maturité d'un melon. Je poussais une exclamation de protestation et Blaise rigola alors avant de m'embrasser avec fougue comme s'il était grisé par les évènements. Je ne reconnaissais pas le Seamus que j'avais devant moi et j'en étais terriblement excité, au moins autant que j'étais craintif à propos de la suite. Rapidement, mon caleçon fut retiré et je me retrouvais à moitié nu devant eux. Dieu que je détestais ça mais cela faisait partit du numéro. Seamus fit alors courir son doigt le long de ma verge et je frissonnais. Tout mon système nerveux s'électrisa et je m'arcboutais avant de mordre ma lèvre inférieure. Blaise se pencha par dessus moi au moment ou Seamus prenant ma verge entre ses lèvres et il étouffa mon cri de surprise avec sa bouche.
Par Salazar ! Ce que Seamus savait faire avec sa langue était simplement indescriptible. Je perdais la tête. Cette sensation de chaleur humide couplée à cette langue experte qui s'enroulait autour de moi était simplement insupportable et quand Blaise s'ajouta en venant, à l'image de l'irlandais, chatouiller mon palais avec sa langue … oh dieu ! Je m'accrochais à ses épaules de toutes mes forces en me forçant à garder la tête froide. Il avait suffit qu'il effleure mon palais une fois pour que les délicieux frissons qui en résulte manque de me faire venir.
-Tu es vraiment sensible, s'amusa Blaise en se reculant légèrement.
Je n'eus pas le temps de répondre car il glissa ses doigts dans ma bouche et vint appuyer contre mon palais. Aussitôt mon ventre se tordit sous la délicieuse sensation alors que je poussais un gémissement profond. Je refusais catégoriquement de venir pour si peu alors je respirais profondément par le nez et j'intimais à Seamus de reculer car je ne supporterais pas plus longtemps cette délicieuse torture.
-On peut le faire venir juste avec ça, s'émerveilla Blaise en glissant ses doigts sur la paroi de ma cavité buccale avec une sorte de curiosité enfantine.
Je finis par refermer mes dents sur ses doigts pour qu'il me libère de son emprise. Il glapit et recula brusquement en secouant sa main. Là, je pus essuyer mon menton plein de salive (eurk) et le foudroyer du regard. Bon dieu je ne suis pas un sujet d'expérience ni le souffre douleur de la bande. Je décidais donc de punir Blaise et de le faire ronger son bras et j'attirais Seamus contre moi. Il grimpa sur mes jambes sans émettre la moindre protestation et enfouie mes mains dans mes cheveux avant de fondre sur mes lèvres. Cette fois-ci je lui rendis sa caresse avant qu'il ne puisse user de ma faiblesse et je le sentis trembler contre moi alors qu'il pressait son bassin contre le mien. Ainsi était-il aussi sensible que moi. Bien, très bien.
J'empoignais alors ses fesses à pleine main comme il me l'avait fait plus tôt. Il émit un petit couinement délicieux et je le délestais de ses vêtements rapidement. Je trouva très amusant de découvrir qu'il était plus blond que roux sur le reste de son corps. Je reposais donc mes mains sur mon trophée et je le fis se redresser avant d'appuyer sur ses hanches pour que mon phallus humidifié par sa salive glisse entre ses fesses. Il cessa soudainement de respirer sous l'appréhension et resserra sa main dans mes cheveux. Mais je ne le pénétrais pas, je voulais me venger, je voulais qu'il me supplie de le faire. Je continuais mon petit manège sans oublier de taquiner son palais avec sa langue jusqu'à ce que des plaintes informulées s'échappent de sa bouche. J'osais jeter un coup d'œil par dessus l'épaule de Seamus et le regard que Blaise me lança me chamboula. Je connaissais son regard.
Il avait atteint sa limite, purement et simplement. Il ne pourrait simplement plus se retenir et cette fois-ci, j'allais sauver mes fesses. Je me laissais tomber contre la tête de lit et Seamus se retrouva allongé à moitié sur moi, à califourchon sur ma taille. Je glissais mes doigts dans sa bouche alors qu'il me lançait un regard de pur détresse dû à l'excitation qu'il ressentait depuis déjà trop de temps et j'enserrais dans ma main libre nos deux verges tendus. Il haleta. Je m'appliquais à faire des vas et viens avec ma main pendant qu'il humidifiait mes doigts. Je caressais son palais pour voir si ça lui faisait de l'effet mais ça n'avait apparemment pas autant d'influence que sur moi … tant pis. J'enlevais ensuite mes doigts de sa bouche et j'allais visiter pour la première fois l'entre chaude de mon nouvel amant. Les pupilles de Blaise, qui était agenouillé devant moi et donc derrière Seamus, se dilatèrent encore un peu plus si possible pendant qu'il me regardait le préparer. Il voulu s'approcher mais je tendis la jambe et je posa mon pieds sur sa verge douloureusement tendue. Un grognement rocailleux s'échappa de sa gorge et il ferma brièvement les yeux.
Bon ce n'était pas le truc le plus évident à faire, je le concède surtout que j'avais les deux mains occupés et donc un équilibre instable mais un rien lui suffisait à cet instant. Et je comptais bien laisser cette dure tache que de satisfaire un loup-garou en manque au rouquin. Après tout Blaise voulait le marquer non ? Alors je l'aidais dans ma grande générosité. Je pliais les orteils pour venir presser le bout de son phallus et il siffla de contentement. Seamus commença à s'agiter au dessus de moi et je l'embrassais distraitement en lui intiment de patienter.
-Draco, gronda Blaise en attrapant mon pied.
Il souleva ma jambe jusqu'à son visage (j'avais été obligé d'acquérir de la souplesse avec cet enfoiré, j'en remerciais le ciel aujourd'hui car il oubliait sans cesse que je n'étais pas un gymnaste des jeux olympiques). Il baisa ensuite le dessus de mon pied avant de venir glisser sa langue entre mes orteils. Je me tortillais, rigolant à moitié avant de gémir sourdement quand il trouvait un point sensible. Je n'avais jamais été un grand fan des pieds, surtout que je me trouvais souvent plus beau et mieux soigné que les autres alors leurs pieds étaient souvent la dernière chose que je regardais. Et également, la dernière chose avec laquelle je souhaitais rentrer en contact. Mais je découvrais que cette petite attention était plutôt agréable.
-Vient, lui ordonnais-je alors pour qu'il se décide à lâcher mon pied.
Je plaquais alors une main dans le dos de Seamus pour le pencher en avant jusqu'à ce que son torse soit collé contre le mien et avec l'autre, je tournais sa tête pour dégager ses oreilles et venir m'emparer d'une avec mes dents. Il était extra-sensible des oreilles et j'appris plus tard que c'était sa zone érogène par excellence car il suffit de quelques mordillements et d'une succion pour qu'il vienne sur mon torse. Je grimaçais à la sensation du liquide collant et chaud et voulu me dégager pour me nettoyer mais Blaise trouva que c'était pile le moment pour prendre possession de l'irlandais. Bien entendu, Seamus s'accrocha à moi de toutes ses forces et je dus plaquer ma main sur sa bouche pour qu'il ne pousse pas un cri qui aurait pu alerter ma mère. Je comprenais sa douleur, Blaise avait une présence plutôt envahissante. Mais ce fut à la place un vrai cri de plaisir qui s'échappa de ses lèvres et je me dis que j'étais définitivement tombé sous deux fous furieux.
Merlin … n'importe qui … que quelqu'un me vienne en aide !
