Bonjour à tous,
Comme promis on recommence doucement à avancer dans l'intrigue. J'aime bien cette façon de mettre en scène Draco. Il a plus de libérté de mouvements dans son malheur et surtout, il n'a pas peur de parler. Je trouve que quand il ne se prend pas la tête à propos de ses sentiments qui lui donnent mal à la tête, il est assez drôle dans ses répliques. J'aime aussi sa façon de souffler le chaud et le froid avec Blaise. Ils n'arrêtent pas de se chamailler. C'est adoraaaaaaaaaablllle. Enfin bref, tout ça pour dire que moi-même je rigole parfois face à la mauvaise tête de Draco.
Bonne lecture,
Letki
La sérénité.
Je crois que c'est ainsi qu'on appel cela. Je ne savais pas vraiment mais c'est ainsi que je me sentis lorsque j'ouvrais de nouveau les yeux au milieu de la nuit. J'étais allongé sur l'extrême bord du lit, Seamus dormais contre moi, son nez dans mon cou et ses cheveux blonds vénitiens qui me chatouillaient le visage à chaque fois que j'inspirais. Blaise était couché face à moi, un bras protecteur et possessif passé autour de nous et je crus comprendre aux légers ronflements qui s'échappaient de sa bouche qu'il dormait du sommeil du juste. Je n'avais jamais réalisé que Seamus était plus petit que moi, enfin je veux dire à ce point. Blaise avoisinait dangereusement le mètre quatre-vingt quinze tandis que moi je faisais un bon mètre quatre-vingt. Lui devait à peine dépasser le mètre soixante dix.
Je les regardais dormir silencieusement et je dis finalement que mes jours pouvaient bien s'écouler ainsi. Dans la tranquillité et la sécurité, loin des intrigues politiques et des tentatives de meurtres à l'encontre des anciens mangemorts ou la simple vengeance des mangemorts eux même. Non je ne voulais plus tremper dans ça. Je voulais le bonheur de ma mère et étrangement, celui de Blaise et de Seamus. J'eus soudainement une révélation (il était temps) et je me rendis compte que j'avais aimé Jean, j'avais aimé la manière dont il prenait soin de nous, notre quotidien à trois, il m'avait appris ce qu'était la tendresse et la quiétude et je voulais de nouveau revivre ça. J'étais bien avec Blaise, mais je serais mieux maintenant que nous étions trois, comme avant, comme pour le petit équilibre qu'il avait construit pour nous.
Je déplaçais la main de Blaise le plus doucement possible et je tournais Seamus avec difficulté pour qu'il se retrouve dans les bras de Blaise. Je me levais ensuite silencieusement et je me glissais dans la salle de bain. J'avais une sainte horreur d'être poisseux et collant et tout le bonheur du monde n'allait rien y changer. Je décidais finalement de me faire couler un bain et je me glissais dedans avec un soupire de contentement. Je pus me détendre et faire le trie dans ma tête.
Me séparer de Blaise et Seamus ? Impossible, je m'étais leurré en pensant que j'allais pouvoir me dépêtrer de cette situation. Apprendre à vivre avec ? Certainement. Vivre avec ouvertement ? Jamais ! Ma mère et le reste du monde n'avaient pas à savoir, surtout que, bien que le monde sorcier soit plus tolérant, la polygamie restait un sujet tabou et très mal vu. Et il fallait ajouter à ca que j'étais un sang pur et qui fréquentait un hybride et un sang-mêlé … non décidément non. Rien, aucune information ne sortirait de cette maison et je comptais clairement mettre les points sur les i dès le lendemain avec mes deux amants. Mais … il y aurait toujours un problème.
Je refusais de laisser la noble lignée Malfoy mourir avec moi surtout avec un nom salis par la honte. Et avec Blaise … il serait possible d'espérer qu'il me laisse prendre contact avec Astoria ? Sa famille avait un contrat magique avec la mienne. J'étais sensé l'épouser mais se serait une honte pour sa famille qui y perdrait beaucoup avec ma condition actuelle. Alors on pouvait se mettre d'accord, aucun mariage, aucune obligation sauf de me donner un héritier. Elle devrait accepter car elle aurait beaucoup plus à y perdre si jamais je lui imposais le mariage ce que je suis tout à fait en droit de réclamer. Oui, dès demain j'en parlerais avec Blaise et Seamus. Je veux un héritier et je l'aurais, fois d'un Malfoy.
Je me séchais et m'habillais et je rejoignis ensuite le lit. Blaise me fit immédiatement une place et je me glissais dans le dos de Seamus qui soupira légèrement. Je remontais la couverture sur eux et je fermais les yeux pour tenter de me rendormir. Chose qui bien sûr, n'arriva qu'avec de longues heures de patiente et d'ennuie.
-Bonjour les garçons, nous salua ma mère le lendemain en nous croisant quand nous sortions de ma chambre.
Au regard qu'elle me lança, je compris parfaitement qu'elle n'était pas dupe. Loin de là. Je me sentis mal mais je fis comme si je n'avais rien remarqué et je descendis. Seamus boitait, ses blessures avaient presque disparus grâce aux potions mais il restait très affaibli et Blaise ne l'avait surement pas aidé hier. Je lui administrais d'autres potions (infect vu la tête qu'il fit) et nous allâmes tous nous asseoir à la table pour petit déjeuner. Je pris un air détaché pendant que je beurrais une tartine et je décidais de m'attaquer à bras le corps au sujet délicat.
-Seamus resta ici quelques temps, commençais-je.
Ma mère hocha la tête et je mordis dans ma tartine. Le rouquin nous remercia pour notre accueille et nous promis de partir dès que cela sera possible. Ma mère lui fit poliment et subtilement comprendre que dans ce cas, il avait intérêt à se dépêcher. Je ne fis aucun commentaire mais je n'oubliai pas de donner un violent coup de pied à Blaise sous la table que je voyais fusiller ma mère du regard. Il broncha à peine mais me lança un regard lourd de reproche. Oui, le lien avait apparemment été fait, même s'il n'était actuellement pas aussi fort que celui que je partageais avec Blaise, il l'était assez pour que ce dernier ressente le besoin de protéger Seamus d'un ridicule agression verbal. Le rouquin baissa les yeux sur sa tasse de café, comprenant soudainement que ma mère nous avait grillé et il se fit alors tout petit.
-Le contrat avec les Greengass est-il toujours effectif ? Demandais-je nonchalamment.
-Dois-je contacter cette chère Astoria ? S'enquit ma mère avec une innocence feinte.
Elle avait suivit mon raisonnement. Oui, elle désirait ardemment un petit Malfoy à chérir et je comptais bien le lui donner. Blaise, qui connaissait le fonctionnement de ma famille, venant lui même d'une prestigieuse lignée de sang pur, compris immédiatement ce à quoi je faisais allusion. Il redressa immédiatement la tête et braqua son regard sur moi. Je fis mine de rien, continua à manger lentement (on sait jamais).
-S'il te plait, répondis-je alors à ma mère.
-Hors de question, rugit Blaise en m'assassinant du regard.
-Pardon ? S'enquit ma mère d'une voix polaire qui me fit penser à mon père un court instant.
-Vous avez bien entendu Madame Malfoy, répondit-il d'un ton acide en se tournant alors vers elle.
Il ne fit aucun geste vers elle et même si ma mère resta stoïque, je vis clairement qu'elle battit en retraite en faisant mine de s'intéresser à son thé. Il la regarda longuement et je me sentis également mal à l'aise. Seamus se ratatina sur sa chaise et j'eus subitement envi de m'éloigner autant que de toucher Blaise pour me faire pardonner. Il se tourna vers moi lentement et m'attrapa par le menton et m'attira à lui. La chaise sur laquelle je m'accrochais grinça sur le sol et je grimaçais. Il approcha ensuite son visage du mien et me lança un regard réfrigérant. Je me sentis tout petit et j'eus envi de me cacher. Il me fixa jusqu'à ce que je me soumette enfin et que je baisse les yeux. C'était une épreuve de force et je venais de perdre. Là, il attrapa mon poignet et le porta à ses lèvres. Je retins mon souffle de peur qu'il me morde et je vis Seamus du coin de l'œil, sortir sa baguette pour intervenir pendant que ma mère appelait Kreattur d'un air catastrophée.
-Eloigne toi de moi, fait valoir ce contrat, quitte seulement cette maison sans mon autorisation et je tus chaque personne qui aura posé ses mains sur toi, Astoria la première.
Il ne m'avait jamais parlé ainsi et je dois dire que je détestais ça. Mais je ne pouvais décemment pas l'envoyer chier. Surtout que je savais qu'il ne plaisantait pas, les loups sont irrationnels quand il s'agit de leur compagnon et malheureusement Blaise avait été plus que clair, il refusait que j'aille voir ailleurs. Je me dis qu'il s'agissait peut-être d'une méprise et je tentais de me justifier.
-Je dois donner un héritier à la famille Malfoy, lui dis-je alors que ma mère approuvait vivement.
-Non, assenai-t-il sèchement.
-Je ne laisserais pas ma lignée s'éteindre sur une disgrâce, m'offusquais-je.
-Tu n'as pas le choix. Essayez seulement de l'aider dans cette voie Madame Malfoy, dit-il à ma mère qui tentait de protester, et vous en payerez le prix.
-Tu finiras à Azkaban, répondit-elle avec tout le venin que pouvait contenir sa voix.
-Après avoir fait un massacre, répondit-il placidement, et quand bien même la leçon ne serait pas suffisante, je reviendrais la gravée au fer rouge dans vos chaires et vos esprits soyez-en sûr.
Je frissonnais, n'aimant pas du tout la tournure de la conversation et je décidais de rendre les armes (en partit car il me broyait le visage). Je lui dis que j'abandonnais cette idée et il me répondit vertement qu'il m'avait à l'œil. Il n'attendit pas plus et sortit de la maison. Seamus qui était resté silencieux se souvint soudainement qu'il n'avait pas fini d'arroser les plantes hier et il s'en alla sans demander son reste.
-Nous contacteront Astoria, me dit alors ma mère en me prenant la main.
-Il le saura mère et je n'ose imaginer les conséquences, répondis-je sombrement.
-Allons-nous le laisser dicter ta vie ? S'enquit-elle avec inquiétude et colère à la fois.
-Il en a le droit mère, répondis-je, il est l'Alpha et je suis son compagnon. Je dois me plier à ses désires normalement mais il me laisse des libertés, beaucoup de libertés. S'il-vous-plait, ne prenez pas ses menaces à la légère.
-C'est complètement stupide ! Il accepte de forniquer avec le premier homme venu mais tu ne peux pas t'accoquiner avec une femme le temps d'une soirée ?
-C'est compliqué mère, chez les animaux, c'est souvent le chef de la meute qui a le droit de procréation, lui expliquais-je en soupirant. Même si Seamus aurait été une femme, je ne pense pas qu'il aurait accepté que je lui fasse un gamin.
-Tu ne peux pas revenir sur votre accord ?
-Non, répondis-je avec un soupire, lui seul le peut et honnêtement mère, je ne souhaite pas.
Je me mordis la lèvre face à cet aveu et mon regard vacilla brièvement. C'était plus dur à avouer que je ne l'aurais cru.
-Alors c'est tout ? Demanda-t-elle, la famille Malfoy s'éteindra comme cela ?
-Non, répondis-je alors.
-Comment comptes-tu faire si tu ne peux même pas approcher la moindre femme sans qu'il le sache ou qu'il la tue simplement ?
-Je trouverais mère.
-Hum …
Je la laissais sur ces bonnes paroles et je m'enfermais dans mon bureau. J'étais depuis un mois sur les travaux du professeur Rogue. Je continuais ses recherches sur une potion inhibitrice des gênes lupin pour adoucir le quotidien des loups-garous et leur permettre d'avoir des enfants sans risque. J'avais un avantage indéniable sur le professeur maintenant décédé, c'est que moi, j'avais un loup-garou disponible pour mes expériences. Les premiers essais avaient été désastreux, Blaise était resté pendant 4 jours (dont la pleine lune) avec le corps coincé entre la forme humaine et animal. Il avait beaucoup souffert et Kreattur avait du l'enfermer dans la salle d'expérience (Seamus l'avait renforcé de sort pour que Blaise ne la détruise pas mais elle avait cédé et nous avions du fuir en catastrophe en ville). Il était furieux contre moi mais pas assez pour se venger comme il le ferait habituellement. Il m'avait fait promettre de ne pas tester sur lui mon travail médiocre digne de Potter en potion au meilleur de sa forme (l'insulte n'était même pas dissimulée) et depuis, je travaillais sur une nouvelle formule.
J'avais par chance hériter du matériel de professionnel du professeur, je n'aurais actuellement pas les moyens de me payer la moitié de ses installations mais grâce à son testament, j'avais hérité d'un magnifique laboratoire à la pointe de la technologie sorcière que je complétais lentement mais sûrement avec la technologie moldu à laquelle je m'habituais progressivement. Je pris mes recherches et je descendis à la serre. Je me délestais de mes vêtements et enfilais ma blouse avant de rejoindre Seamus qui travaillait de concert avec moi, j'avais besoin de sa magie.
J'avais dernièrement redécouvert son petit penchant pour la pyrotechnie et je lui avais chaleureusement conseillé de se spécialiser pour la vente de potion au marcher noir que j'avais débuté dès la reprise des potions. J'avais notamment des … acquis dirons nous, en magie noir et je savais confectionner des potions très prisées par certains individus qui se trouvaient très difficilement maintenant que le Lord noir n'était plus. J'avais fait pas mal d'économie avec cela mais préférais ne pas me faire remarquer dans cette petite vente illégale. Mais je devais avouer que depuis que Seamus avait joins ses petits bijoux explosifs au miens, nous avions de quoi arrondir considérablement les fins de moi si bien qu'au plus grand plaisir de Blaise, je pu lui donner l'argent nécessaire à l'achat de trois veaux (et c'était énorme n'est-ce pas) et Seamus pris le reste pour rembourser sa dette la plus urgente. Il avait eut trois pour le prix de deux car nous avions laissé les vaches du vieux fromager paitre sur notre terrain et que je lui donnais des potions pour sa santé défaillante. Maintenant, nos économies étaient de nouveaux à un seuil inquiétant mais je n'étais pas inquiet.
-As-tu rassemblé les ingrédients que je t'ai demandés ? M'enquis-je auprès de Seamus en enfilant des gants.
Nous travaillons dans mon laboratoire sur un échantillon du sang de Blaise. Tout devait être impeccable pour que la potion soit la plus réussite possible. L'effet sur le sang d'un loup garou était généralement violent alors je préférais mettre le plus de chance de mon côté.
-Oui, répondit-il en enfilant les gants.
Il m'aida donc à la confectionner et je passais presque la journée entière à écraser, piler, découper, broyer, émincer, peler, râper divers ingrédients. J'ajoutais la touche final à l'heure du déjeuner et Seamus mis un sort de stase dessus. Nous allâmes ensuite déjeuner en compagnie de ma mère et nous eûmes la désagréable surprise de voir que Blaise était aux abonnés absent. Il nous honora finalement de sa présence avec un dindon ? Je ne sais pas, un volatile inconnu fraichement tué dans la main et vu le sang qui lui barbouillait le visage, je n'eus pas de mal à comprendre ce qui était arrivé à cette pauvre bête. Il s'avança vers nous et la jeta sur mes genoux. Je me levais d'un bond en poussant un cri indigné et le foudroyais du regard en le fustigeant.
-Draco, chuchota Seamus en ramassant l'animal flasque et odorant.
-Quoi ?! Aboyais-je alors que Kreattur réparait les dégâts sur mes vêtements.
-Les loups chassent pour leur compagnes, m'expliqua-t-il, c'est normal.
-Qu'est-ce que tu veux que je fasse de son poulet ?! Hurlais-je écœuré. C'est répugnant.
Blaise me lançant un regard impénétrable en se nettoyant le visage mais finit par me lancer le fameux sourire moqueur. LE sourire qui me donnait envi de lui enfoncer son pigeon au fond de la gorge.
-C'est un gage d'amour, se gaussa ma mère en mettant une main devant sa bouche pour cacher son amusement.
-Un … un …, je faillis m'étouffer sous tant j'étais offusqué, Zabini je vais t'enfoncer ton saleté de poulet si profond que sa fera trembler tes grands ancêtres, sifflais-je en commençant à retrousser mes manches (jusqu'à mes poignets) face au travail qui s'annonçait salissant.
-Draco langage, me réprimanda ma mère maintenant hilare.
Je voulus arracher l'animal des mains de Seamus mais celui-ci s'empressa de le mettre hors de ma portée pour éviter un accident soit disant. Je me décidais donc à faire le travail à main nu, on est jamais mieux servis que par soit même. Je me tournais vers Blaise et je m'avançais vers lui avec la grâce d'un troll des montagnes bien décidé à lui enfoncer mon 44 dans le derrière quand il se redressa au dernier moment et passa ses bras autour de ma taille pour m'attirer contre lui et venir m'embrasser à pleine bouche sous le regard réprobateur de ma mère.
Le rustre !
Je pinçais son téton sans ménagement et il me lâcha prestement. Je quittais donc la salle à manger dans une envolée de cheveux blonds sans oublier de lui préciser que ma porte lui sera fermée sous le regard amusé de Seamus. J'eus le temps d'entendre Blaise dire à ce dernier que je réagissais toujours comme ça mais que ça veut dire que je ne lui en voulais pas pour la dispute de ce matin … Oh le con ! Il avait détourné mon attention du fait qu'il m'avait pratiquement humilié devant témoin se matin ! Je voulus faire demi tour pour l'étrangler mais je me souvins que j'avais un avantage certain : abstinence.
Fier de moi, je gagnais mon laboratoire qui se trouvait au fond de ma serre et Seamus me rejoint peut après. Il enleva le sort et nous surveillâmes la potion jusqu'à tard dans la nuit. Je veillais à vrai dire jusqu'à l'aube et enfin, quand le soleil commença à paraître, elle devint sable. Seamus dormait sur la table d'osculation (le professeur Rogue avait vraiment tout dans son labo) et je le réveillais. Il était aussi excité que moi de voir les effets de notre nouvelle potion. Je prélevais quelques gouttes du chaudron avec une pipette et je la versais avec précaution sur une plaquette de sang. Nous pûmes constater les effets grâce au sort de Seamus qui nous montra les molécules en action. Je fronçais les sourcils en voyant celles-ci rentrer en frénésie peut après que la potion soit entrée en contact avec elle puis commencer à s'agiter dangereusement. Je lui ordonnais de surveiller la température et nous constatâmes que le sang avait chauffé. Peut après le sang entra pratiquement en ébullition et je vis de mes yeux ébahit que les cellules se multipliait à une vitesse folle au lieu d'être canalisées.
-Détruit le sang ! Ordonnais-je à Seamus en voyant la coupelle disparaître sous le sang épais qui commençait à dégouliner sur la table.
Il fit un petit geste avec sa baguette en murmurant un sortilège et le sang pris feu. Je soupirais profondément, encore une potion ratée. Je passais ma main dans mes cheveux de frustration et Seamus se retourna vers le chaudron encore chaud.
-Qu'est-ce que tu fais ? Demandais-je en le voyant lever sa baguette vers le chaudron.
-Je détruit la potion, elle peut être dangereuse, me répondit-il comme si c'était une évidence.
-Non ! L'en empêchais-je soudainement en repoussant son bras.
J'avais eut … un éclair de géni. Une potion qui multiplie à ce point les cellules … j'avais une petite idée de ce que je pouvais en faire. Il me lança un regard surpris mais je lui ordonnais de me garder la potion et de retourner à la confection d'explosif. Je retournais dans mon bureau travailler sur la nouvelle potion pour les loups-garous mais je notais précieusement sur un papier l'idée qui venait de germer mon esprit. J'écrivis longtemps les diverses choses que j'avais à l'esprit et à midi, cela avait pris forme. Du moins assez pour que cela ne ressemble pas à de vulgaires chimères.
Oh oui, la voilà ma solution.
