Bonsoir à tous,

Me revoilà avec un petit chapitre où l'on en apprend un peu plus sur Seamus et dans lequel avance la relation entre nos trois héros. Il y a un truc qui m'a fait rire en relisant le chapitre ... vous avez remarqué que Harry et ses amis ne peuvent pas venir chez Malfoy sans se faire mettre à la porte? Ils n'ont pas réussi une seule fois à partir d'eux même depuis le début!

Paprika Star: Effectivement, Draco songe sérieusement à tenter de créer une potion pour concevoir, mais là encore, pas sûr que Blaise et Seamus accepte. Il va falloir en discuter! Seamus c'est très bien intégré, tu le verras d'ailleurs ici. Il est tellement bien que Draco et Blaise refusent de le laisser partir. Et j'adore les joutes verbales entre Draco et Blaise. Ils se disputent assez souvent mais ils se pardonnent presque aussitôt. Ils ont vécu trop d'épreuve ensemble pour réellement s'en vouloir.

Bonne lecture,

Letki


Je payais le revers de ma nuit blanche. Je faillis m'endormir dans mon assiette une fois l'adrénaline de ma découverte passée. Seamus raconta joyeusement à table le déroulement de notre expérience et Blaise fut heureux qu'on ne l'ait pas testé sur lui. Ma mère surveillait le débat d'un œil bienveillant et même si elle montrait une mauvaise fois évidente avec l'hybride et le sang-mêlé, je pouvais affirmer qu'elle était heureuse de les avoir sous son toit à animer nos journées. Blaise nous compta sa première journée avec ses veaux et le mal fou qu'il avait eut à les apprivoiser car ils sentaient le loup en lui. Apparemment, c'est les autres vaches qui avaient réussi à calmer les petits et il avait préféré les laisser avec elles. Il nous dit aussi que le vieux fermier viendrait le lendemain pour la récolte du champ de tournesol, celui de lavande n'étant pas encore prêt (à vrai dire, il ne le serait qu'au printemps prochain mais peut importe). Je finis réellement par piquet du nez et Blaise me retint en posant une main sur mon torse quand je penchais dangereusement en avant. Il s'excusa poliment auprès de ma mère et glissa une main sous mes jambes et l'autre sur mes omoplates et me souleva comme une princesse. Je protestais bien entendu, mais il ne m'écouta pas et alla me coucher dans mon lit. Il me retira mes chaussures et remonta les draps jusqu'à mon menton. Je m'endormis dans la seconde.

Quand j'ouvris les yeux à cause du bruit dérangeant dans la chambre, je tombais sur un étrange spectacle. Seamus avait été acculé contre la porte par un Blaise affamé qui le soulevait par les cuisses. Le rouquin failli perdre l'équilibre et se raccrocha aux épaules du métis.

-Tu fais trop de bruit, souffla-t-il à voix basse, Draco doit se reposer.

-Alors ne fait pas de bruit, ordonna-t-il.

Je n'eus aucun de mal à distinguer dans le noir la suite des évènements. Blaise le prit contre la porte de ma chambre et je voyais qu'à la manière que l'irlandais avait de se tortiller, qu'il avait toutes les peines du monde à ne pas faire du bruit. Je m'adossais à la tête de lit et je croisais mes bras sur mon torse en les observant. C'était terriblement excitant, je le concède.

-On s'amuse sans moi ? Dis-je alors d'une voix volontairement trainante.

Seamus sursauta si fort qu'il manqua de tomber pendant que Blaise rigolait. Il le porta jusqu'au lit et l'allongea dessus. Je me redressais et je vins glisser mes bras autour de la nuque du brun pour l'embrasser avec fougue.

-Excité ? Demanda-t-il d'un air amusé.

Je n'étais jamais entreprenant dans ce genre de relation donc je comprenais l'étincelle d'intérêt qui s'alluma dans ses yeux. Je ne répondis pas, ne voulant pas lui donner ce plaisir et je m'allongeais sur Seamus qui n'en menait pas large. Il ne tarda pas à comprendre quand je pris son membre en bouche et il fit de même après avoir baisser mon pantalon.

-Tu es un petit chanceux Seam' j'ai toutes les peines du monde à chauffer Drake habituellement, commenta Blaise en continuant à malmener le pauvre irlandais que je sentais trembler sous moi.

Il ne répondit pas mais gémit bruyamment. La suite vint rapidement dans l'état d'excitation dans lequel on se trouvait tous les trois et je m'écartais juste à temps. Je reçus l'essence de l'irlandais sur la joue et l'épaule. Cela sembla plaire beaucoup à Blaise mais je trouvais ça aussi répugnant que dégradant. Seamus ne rechigna pas contrairement à moi à finir le travail et je me redressais ensuite pour disparaître dans la salle de bain. Je méritais une douche, de toute urgence.

-5 ans qu'on fait ça et tu ne supportes toujours pas un peu de sperme sur ta peau ? Se moqua Blaise en entrant dans la douche avec Seamus dans les bras.

Celui-ci semblait épuisé et je décidais de faire couler un bain pour l'irlandais qui contrairement à moi, n'avait pas dormis pour récupérer de sa nuit blanche. Il s'endormit dans le bain pendant que Blaise le nettoyait (j'avais remarqué que les loups étaient particulièrement attentionné avec leur compagnon, surtout après l'amour et je me demandais si c'était à cause du lien ou une connerie du genre, je me promis de faire des recherches plus poussées plus tard). Je nettoyais mes cheveux et je frottais mon visage énergiquement avant de répondre à Blaise.

-Tu as peut-être oublié un truc, mais je ne suis pas gay, répondis-je sèchement.

-Trésor, quand tu hurles avec ma queue coincée au fond de ton cul, j'ai un peu de mal à te croire, répondit-il vertement.

-Je ne t'ai jamais fait se plaisir Zabini, répondis-je en lui lançant un regard noir.

-Ok mais ma queue atterrit quand même assez régulièrement dans ton délicat fessier pour quelqu'un qui n'est pas gay.

-Question d'habitude, répondis-je en haussant les épaules.

-A d'autre mais très bien, pour ménager ta fierté, on dira que tu es bi.

Je marmonnais mais ne répliquai pas. Je l'aidai à sécher et habiller Seamus et nous allâmes tous les trois nous coucher.

Il s'installa une entre nous une routine agréable. Le matin, nous mangions tous ensemble puis Blaise disparaissait dans le champ, Seamus dans la serre et moi à mes travaux, l'après midi, après un déjeuner ensemble, Seamus et moi allions confectionner des potions et ensuite, nous retournions manger avec ma mère. Puis le soir venu, nous montions dans ma chambre. Je dois avouer que ma libido avait été rarement aussi (volontairement) active que depuis que Seamus et Blaise partageaient ma vie et c'était agréable, surtout de me réveiller dans leur bras.

Seamus était là depuis un mois et ma mère ne disait rien quand au fait qu'il semblait avoir emménager dans mes appartements bien qu'elle eut un peu de mal à se faire à l'idée. Nous en avions discuté en privé et elle m'avoua que ce n'était pas tant Seamus ou Blaise qui la dérangeait ... mais plutôt Seamus ET Blaise en même temps. Ça lui posait un gros soucis d'éthique mais elle me rassura en m'affirmant que de me voir heureux suffisait à ce qu'elle ferme les yeux sur ce point. Mais elle me demanda tout de même d'éviter de lui faire une autre surprise de ce genre. Elle trouvait qu'elle avait encaissé beaucoup trop de nouvelles choquantes en trop peu de temps.

Seamus était retourné chez Neville une semaine après son arrivée mais ses agresseurs l'avait retrouvé, il avait du revenir se cacher ici en catastrophe et nous avions eut beaucoup de mal à retenir Blaise qui voulait venger et protéger son compagnon et tout autant de mal à faire le compagnon sortir de la maison de nouveau. Il fut un peu rassuré quand nous employable à régler cette dette plutôt urgente (et c'était le cas de le dire) ainsi que les intérêts. Nous avions du nous saigner pour le faire mais personne ne s'en plaint, soulagé de savoir Seamus en relative sécurité. Ma mère c'était beaucoup détendu face au comportement de Blaise et m'avait avoué qu'elle était en quelque sort rassurée de savoir que j'avais quelqu'un comme ça pour me protéger. Je ne lui avais pas dit mais ça m'avait touché.

Une première nouvelle aussi. Blaise ne s'était pas éloigné lors de la pleine lune. Il était resté aux alentours de la maison à roder et à éloigner toutes les bêtes sauvages qui s'approchaient trop (raison pour laquelle nous eûmes du sanglier et des biches à manger en abondance pendant quelques jours). J'eus peur pour les vaches mais étrangement, il ne leur fit rien et celles-ci ne paniquèrent pas en le voyant, même les veaux (ça devait être une particularité d'Alpha car un loup-garou lambda aurait sans aucun doute massacré le troupeau). Par contre, si Seamus et moi avions pu rester dans la maison (j'étais terrorisé à l'idée de rester à proximité mais je fis face courageusement), nous avions du faire partir ma mère et Kreattur. Elle était allée chez Potter. Blaise ne supportait pas de voir une tierce personne en contact avec nous lors de la pleine lune et j'ai cru qu'il allait la tuer. Mais Seamus avait pu intervenir avant et aucun accident n'était à déplorer.

Nous brassions également depuis bientôt deux semaines une nouvelle formule de la potion Tue-Loup. Il faut savoir que le professeur Rogue avait déjà perfectionné la potion déjà existante mais nous avions pour but d'offrir un contrôle totale à l'homme durant la pleine lune, de permettre un équilibre parfait et constant entre l'homme et l'animal. J'étais optimiste cette fois-ci. Nous avions également refais nos économies grâce aux potions du marcher noir mais nous évitions généralement de le faire mais j'avais cruellement besoin d'ingrédients pour mes potions. Seamus faisait donc régulièrement des allés retour au chemin de traverse malgré le désaccord de Blaise. Il avait finit par se taire quand il avait vu l'argent que ça nous rapportait.

Nous étions assis devant un imposant petit déjeuner ce matin là. Ma mère nous racontait les derniers potins du monde sorcier grâce au courrier de Potter qu'elle gérait et nous appris qu'il y avait eut un attentat commis par des Mangemorts récidiviste. Elle m'apprit également que Théodore Nott était revenu (il avait fuit la bataille en même temps que nous) mais se cachait toujours alors même qu'on le savait innocent. C'est-à-dire qu'il avait participé à la bataille contre son gré mais le peuple sorcier n'était pas près à pardonner de si tôt alors il avait préférer s'effacer de peur d'être envoyé à Azkaban. Et que la famille Parkinson se cachait toujours, que la famille Greengass avait jeté son dévolu sur le survivant, espérant se refaire un nom et que la tension régnait entre Weasley et Greengass maintenant. Poudlard avait apparemment retrouvé sa gloire mais peinait à trouver un professeur de défense contre les forces du mal et de potion (des postes maudits selon certain). Potter avait reçu une proposition pour mener campagne dans le but de devenir ministre de la magie et ma mère m'apprit qu'il hésitait franchement à accepter. A mon plus grand étonnement, j'en reçu une lettre pour le poste de professeur de potion mais je la déclinais. Pas que le poste ne soit pas alléchant mais je ne pouvais décemment pas m'éloigner de Blaise pour sa santé mentale et ensuite, les parents d'élèves n'accepteraient jamais. Il fallait être réaliste. Ensuite elle m'apprit que Granger avait fait une découverte majeure sur le moyen de soigner les victimes de l'oubliette ce qui avait rendu la mémoire à beaucoup de patients (dont ses parents d'après ce que j'avais compris) et avait permis de mettre les espions du lord noir en prison, tout en menant de front des études de droit magique. Cette fille était épatante mais je ne lui avouerai jamais. Elle avait reçu une décoration donnée par le ministre de la magie en personne et reçu des propositions de Ste-Mangouste. Et bien d'autres réjouissances qui me laissait un goût amer dans la bouche.

-Hum, il faudrait qu'on prenne contact avec Granger, dis-je à Seamus même si l'idée ne m'enchantait pas vraiment.

-Je lui en parlerais, dit-il en hochant la tête.

Nous n'eûmes pas à attendre longtemps car le lendemain débarqua dans notre salon Potter & Co pour le plus grand bonheur de Kreattur qui pesta toute la journée. Ai-je déjà dit que cet elfe de maison était un ange ? Ma mère fronça les sourcils mais se garda bien de commenter et donna à Potter ce sur quoi elle travaillait ainsi que deux costumes qu'elle avait choisi une semaine plus tôt. Puis elle les pria de ne pas envahir sa maison plus que nécessaire et leur fit poliment comprendre qu'ils n'étaient pas le bienvenue avant de retourner dans son bureau.

-Seamus ! S'exclama la belette femelle en voyant mon amant revenir de la serre.

-Oh ! S'exclama-t-il en voyant tout le petit monde dans le salon.

Il arborait une expression à la fois réservée et pincée alors qu'il lançait un regard en biais à Ginny. Il n'oubliait pas que c'était elle qui l'avait mis dehors et elle non plus vu l'air inquiet et les regards furtifs qu'elle lançait à Potter en permanence.

-C'est là que tu étais ! S'exclama-t-elle choquée.

-Et bien … oui, répondit-il platement en allant laver ses mains pleines de terre dans l'évier après m'avoir fait un petit rapport bref sur les plans de Mandragore qu'il allait bientôt falloir rempoter.

-On s'inquiétait pour toi, l'informa Weasmoche avec plus de calme en surveillant Blaise du coin de l'œil (il n'oubliait surement pas que celui-ci lui avait brisé plusieurs os en le poussant simplement), Neville n'avait aucune nouvelle et tu étais introuvable.

-Comment ça ? Demandais-je en haussant un sourcil. Ce n'est pas la chose la plus compliquée du monde que de retrouver quelqu'un. Et vous ne vous êtes jamais dit que le plus simple c'était encore de demander à son employeur ?

-Ils ne peuvent pas, expliqua Blaise en croisant ses bras sur son torse, pas si je ne le veux pas. Mais ils auraient put penser à nous demander c'est vrai.

Ah, ceci expliquait cela. Le lien avait quelques avantages finalement. Ils se regardèrent tour à tour gêné comme si l'idée ne les avait même pas effleuré et je me retins de les traiter de débile. Je vis l'éclaire de lucidité dans les yeux de Granger et elle plaqua une main sur sa bouche en pointant Seamus du doigt puis nous regarda tour à tour avec un air horrifié.

-Tu … vous … tu es le compagnon de Zabini ?! C'est pourquoi les sortilèges étaient incapables de te localiser ?

Il parut gêné et finit par hocher timidement la tête alors que des exclamations horrifiées s'élevaient dans la salle. Potter semblait être le plus calme (c'est pour dire comment la situation était … bizarre) et leur intima d'un geste de ne pas déranger ma mère qui travaillait sur un dossier important pour lui. Ils avaient une relation bizarre ces deux là. On dirait qu'ils étaient ... amis. Souvent, je voyais ma mère lire du courrier envoyé par Potter lui même et elle lui répondait sur des pages entières. Je ne savais pas s'ils étaient proches au point de se confier l'un à l'autre mais il était indéniable qu'ils avaient une certaine complicité. Le jeune homme se fiait totalement au jugement de sa mère sur certains points et semblait lui vouer un respect sans borne. J'ignorais d'où ça venait mais j'étais bêtement heureux de voir que sa mère avait au moins un ami, qu'importe qui il soit. Mais ce qui était étrange, c'est que bien que ma mère estimait beaucoup Potter et lui semblait lui vouer un profond respect, ils se toléraient à peine en présence de tierce personne comme s'ils s'imposaient une distance ou était-ce simplement de la maladresse ? Je l'ignorais.

-Vient on te ramène, s'exclama soudainement la belette femelle en lui attrapant le bras.

Seamus eut le réflexe de se dégager immédiatement (Merlin merci) et Blaise resta sur place même si je l'avais sentit se crisper. Je posais une main rassurante sur son bras et je me plaçais discrètement entre lui et eux, on ne sait jamais, je ne veux pas qu'on m'accuse d'avoir abimer le survivant et ses amis.

-Non, répondit-il à notre place (car j'allais remettre la rouquine à sa place), je ne peux pas rentrer.

-Pourquoi ?! S'écria Weasmoche femelle.

Elle paniquait. Elle pensait qu'en le ramenant, il se tairait. Visiblement, elle cachait une part de sa personnalité à Potter et je trouvais ça dommage car finalement, ses talents de manipulatrice était surement ce qu'il y avait de plus charmant chez elle.

-Parce que j'ai des dettes ! S'exclama-t-il soudainement en colère, et que je m'efforce de les rembourser !

-On te prêtera de l'argent, proposa Potter en parfait diplomate.

Je voyais qu'il essayait de garder la tête froide et de tempérer ses amis. J'étais d'ailleurs impressionné de voir à quel point il avait murit mais je ne pouvais pas lui permettre de repartir avec Seamus quand notre équilibre mental et émotionnel, à Blaise et moi, était si fragile. Même Seamus me semblait ... différent avec nous. Se lier à Blaise semblait avoir ôté un poids de ses épaules comme si se savoir protégé était la solution à tous ses problèmes. J'avais remarqué le comportement étrange de l'irlandais. Comment il semblait craintif parfois, comment ses mains tremblaient et qu'il regardait partout autour de lui comme une bête traquée, les yeux plains de larmes. Je l'avais vu faire plusieurs fois, semblant à deux doigts de s'effondrer avant de reprendre son calme et d'agir normalement. Je n'avais jamais demandé pourquoi et je ne comptais par le faire. Mais maintenant que j'avais vu que Seamus se sentait bien en présence de Blaise, je ne pouvais décemment pas les laisser l'emmener et risquer de briser le rouquin. Et accessoirement, j'étais habitué à la présence de l'irlandais et je l'aimais autant qu'un Malfoy puisse prétendre aimer quelqu'un (c'est à dire qu'il n'hésitera pas à l'abandonner ou à le trahir si besoin est, mais il ressentira une once de remord tout de même).

-Merci d'attendre que la situation dégénère pour proposer Potter, on sait reconnaître les vrais amis quand on en voit, répliquais-je d'un ton réfrigérant. Et j'ai également oublié de te remercier pour l'avoir mis à la porte dans une situation aussi délicate, tu rafles vraiment tous les prix de l'amitié, un exemple pour nous tous.

Hors de question que Seamus parte. Blaise deviendrait fou et il était déjà assez difficile à gérer dans son état normal pour qu'en plus j'ai à me battre avec un loup-garou en crise. Mes chances d'avoir une vie à peut près normale atteindrait alors le zéro absolue. Seamus poussa un petit geignement pathétique en attrapant mon poignet avec force, comme s'il avait peur de la suite. Je lui lançais un regard que j'espérais rassurant mais ça se ne fit que l'affoler un peu plus. Je fronçais les sourcils, faisant comprendre à Blaise d'un regard de s'en occuper et bientôt, l'irlandais fut coincer dans les bras puissant du loup-garou. Incapable de bouger, il resta crisper un long moment avant que tout son corps ne devienne mou et qu'il fasse reposer sa tête contre l'épaule du métis.

-On ne savait pas que c'était à ce point, il nous avait dit qu'il avait simplement quelques soucis financier, répondit-il en me foudroyant du regard mais son expression passa à la surprise quand il dévisagea Seamus. Si tu as des problèmes, nous devrions aller voir les aurors.

Ginny blêmit à ses côtés alors que je lui lançais un sourire plein de cruauté. Je n'avais jamais pu sacquer cette garce.

-Laisse tomber le balafré, t'as jamais été un exemple de finesse et de perspicacité de toute façon, sifflais-je en passant tendrement ma main dans les cheveux blonds vénitiens de Seamus pour l'apaiser alors qu'il suivait l'échange avec un regard craintif. Mais je te l'accorde que tu essayes durement, ce n'est pas de ta faute si cela peut te rassurer, dis-je en lançant un regard condescendant vers Ginny que Potter ne manqua pas d'intercepter et d'interpréter dans la seconde.

Les Weasley devinrent écarlate (chose qui jure affreusement avec leur cheveux orange vif et Seamus rosie également). Granger se massa la tempe semblant chercher une solution alors que Potter dévisageait la rouquine silencieusement. Il était blême, la mâchoire serrée et son regard vert devint polaire. Ginny ouvrit la bouche pour se justifier mais ce fut une erreur, elle aurait du crier au mensonge car Potter comprit qu'elle l'avait réellement fait dans son dos. Il se détourna d'elle dans un claquement de talon et l'ignora purement et simplement. J'eus envi de serrer la main de Potter. Peut-être que fréquenter ma mère lui était vraiment salutaire finalement. J'avais devant moi un jeune lord anglais dans toute sa splendeur, irradiant d'une colère froide et contrôlée.

-Seamus est dépressif, lâcha soudainement Granger.

Cela jeta un froid sur l'assemblée et je me tournais vers le rouquin pour avoir une confirmation. Il détourna la tête d'une façon des plus explicites et je notais que nous devions avoir une petite conversation tous les trois. C'était donc ça tous les signes que j'avais relevé. Ses peurs soudaines, ses mains tremblantes, ses yeux larmoyants et son caractère réservé puis soudainement enjoué ou coquin … il y avait autre chose. Ce n'était pas de la dépression à mon sens. Je lisais de la peur dans sa gestuelle.

-Hermione, souffla Seamus d'un ton suppliant.

-Il est venu vivre chez Harry car il était un danger pour lui même, continua-t-elle d'un ton monocorde celui qu'elle adoptait surement pour parler à des patients, il est irrationnel et en détresse émotionnelle, il est avec vous mais ce n'est peut-être pas pour les raisons que vous croyez.

Il poussa un gémissement déchirant alors qu'il tentait de couvrir son visage avec ses mains.

-Comment ça ? Gronda Blaise en resserrant sa prise sur Seamus qui tentait de s'éloigner de lui.

Je voyais le rouquin commencer à s'agiter, gagner lentement mais surement par la panique. Il fermait et refermait ses mains à mainte reprise et ne savait plus ou poser son regard. Il pria Granger de se taire mais il fallait compter sur miss-je-sais-tout pour ne pas arriver à la fermer. J'avais envi de la frapper, croyait-elle vraiment que je n'avais pas remarqué le comportement étrange de Seamus ? Je ne savais pas ce qu'il avait mais je comptais bien le faire parler plus tard, progressivement et doucement pour comprendre et l'aider si besoin. Je n'avais certainement pas besoin d'elle et surtout pas besoin qu'elle l'annonce ainsi devant une foule.

-Il a tenté de mettre fin à ses jours à trois reprises après la fin de la guerre, répondit-elle en soupirant, il ne sortait plus et a arrêté de travailler. Il aurait pu continuer longtemps mais son employer l'a arnaqué et a coulé son entreprise après avoir récupéré tout ce qu'il y avait à prendre. Harry l'a trouvé à Ste-Mangouste en allant chercher ta mère, expliqua-t-elle, depuis il a été autorisé à sortir, il vit avec lui et nous sommes venu pour qu'il ait de la compagnie. Quand il a encore disparu on a cru qu'il avait fait une rechute ou qu'il avait … réussit, dit-elle en faisant allusion au suicide alors que sa voix se brisait légèrement.

Blaise enfouie son visage dans le cou du rouquin et ne sembla pas vouloir le lâcher. Son instinct lui criait de réconforter son compagnon et je voyais bien que Seamus était terrorisé. Granger avait réveillé quelque chose de profondément enfoui apparemment. Mais qu'elle conne !

-Amène le dans la chambre, ordonnais-je à Blaise.

Il acquiesça et Weasley se mit immédiatement sur son chemin. Je la poussais sans ménagement et elle heurta le mur assez violemment. Blaise passa à côté d'elle sans même la regarder et je lui lançais un regard polaire en lui transmettant dans mon regard à quel point elle me révulsait et à quel point elle était basse dans le classement des espèces pour moi. Je l'aurais bien piétiné pour lui exprimer tout le mépris qu'elle m'inspirait mais je craignais de salir mes chaussures (déjà que je ne pouvais plus me venter de pouvoir la remplacer dans l'instant …)

-Ne t'avise pas d'essayer de nous prendre Seamus, sifflais-je en la surplombant de toute ma hauteur.

Potter me poussa à son tour et vint relever sa copine. Tout dans ses gestes brusques et secs montraient que sa colère à l'égard de la rousse n'était pas redescendue, pourtant il défendait quand même son honneur. J'appréciais réellement ces qualités. Je fis deux pas sur le côté avant de reprendre mon équilibre et je le foudroyais du regard et rejetais mes cheveux blonds dans mon dos avant de croiser mes bras sur mon torse.

-Après avoir ramener tout ce petit monde dehors, ordonnais-je à mon elfe de maison, veille à fermer le réseau de cheminette pour les Weasley ainsi que l'autorisation de transplanage.

-Bien entendu mon bon maitre, croassa mon elfe de maison plus qu'heureux de mettre dehors les traitres à leur sang.

-Tu ne comprends pas Malfoy, essaya de se défendre Granger, il est dépressif, ses fais et gestes ne sont pas normaux. Il est avec vous mais c'est simplement parce que Blaise est puissant et qu'il vous assimile toujours à des mangemorts.

-Pardon ? M'offusquais-je.

-Il protège ses arrières, continua-t-elle, c'est évident! Ecoute j'ai fais un peu de psychiatrie et c'est un comportement typique. Il se dit que si il couche avec vous, personne ne lui fera de mal. C'est un compromis qu'il fait inconsciemment, il ne s'est jamais remis de la guerre. La torture l'a rendu presque fou pour ne pas dire fou. Il est fragile Malfoy, la moindre pression de n'importe qui d'autre l'aurait fait tomber.

-Je ne suis pas n'importe qui espèce de sang-de … né-moldu (valait mieux ne pas insulter les gens avec qui on voulait entretenir des futurs relations n'est-ce-pas ?), répliquais-je avec un calme olympien, et soit, nous feront fis de son état. Il est avec nous maintenant et tant qu'il ne nous aura pas lassé, il restera. Que dire de vous ? Votre putain l'a jeté à la porte en sachant qu'il est suicidaire. Si jamais il c'était suicidé ça aurait la faute de cette fille innommable qui vous sert de sœur et d'amie pour ne pas être plus grossier.

Cela fit mouche car Ginny, à qui Potter tenait toujours le bras, glapit quand le brun serra sa prise sous l'effet de la colère. Le visage de Weasley sembla soudainement exsangue alors que Granger lançait un regard craintif à Ginny.

-Je saurais contre qui porter plainte en cas de problème. Mais merci pour les renseignements Granger, tu viens sûrement de réveiller des souvenirs qu'il tentait sûrement d'oublier, continuais-je à marteler impitoyablement. Maintenant dehors. Je prendrais contact avec toi au sujet de quelque chose d'important Granger, si tu y réponds, veille à la fermer devant lui désormais, je ne t'autorise pas à lui adresser la parole. Ni toi ni aucun d'entre vous.

-Tu n'as pas le droit Malfoy ! S'insurgea son compagnon efflanqué. Ce n'est pas ton elfe de maison !

-J'en ai le droit, Blaise est l'Alpha, considère moi comme le Béta. Seamus est à nous désormais et jusqu'ici, il en était ravis alors ne venez pas fouiner par ici. Dehors!

Ils allaient répliquer mais voir un Blaise descendre sous la forme lupine incomplète (celle peut esthétique que revêt généralement les loups-garous de base, comme le professeur lupin) les fis déguerpir plus vite qu'un Ronald devant des accromentulas. Il s'arrêta à côté de moi une fois qu'ils eurent tous disparu. Je lui fis signe que le danger était partit mais il ne me comprenait évidemment pas et je dus attendre une quinzaine de minutes qu'il s'en rende compte lui même après avoir retourné le salon en grognant. J'étais moi aussi tendue, la bête m'effrayait. Un rien pourrait rendre la situation catastrophique et je n'avais rien pour me défendre.

Je me figeais quand il vint sentir mon odeur, claquant sa puissante mâchoire (qui je suis sûr, pouvait faire sauter ma tête de mes épaules sans effort) près de mon torse avant de me tourner autour. Il avait une posture qui me mit immédiatement dans un état d'alerte maximum. Mon sang pulsait avec force dans mes veines et l'immobilité me faisait presque mal. Je me sentais prêt à bondir au moindre geste suspect.

Généralement j'évitais de me retrouver sur son chemin dans cet état mais son inquiétude pour Seamus avait du prendre le pas sur son self-control et ses instincts le poussaient à réagir. Il tournait autour de moi en grognant et je pus seulement faire signe à Kreattur de protéger ma mère. Il se ramassa sur ses pattes, prêt à bondir en me voyant faire un petit geste de la tête et le bruit du transplanage fut son déclic. Il bondit et me renversa. Je gémis douloureusement quand mon corps s'écrasa lourdement sur le sol et que le poids du loup qui avait posé sa patte sur mon ventre me coupait le souffle. Je sentais mon repas remonter (trop rapidement) dans ma gorge. Je fermais les yeux et tournais la tête, sentant mon coeur menacer de s'échapper de ma poitrine tant la peur le faisait battre vite. Je poussais un petit couinement qui n'avait rien de virile quand je sentis que le loup s'allongeait sur moi et je ne retins par contre pas ma grimace quand il lécha mon visage de son épaisse langue râpeuse. J'allais vomir je crois et peut-être m'uriner dessus de terreur.

Il redevint lui même et se retrouva après quelques minutes de transformation douloureuse, totalement nu, allongé sur moi et les pupilles totalement dilatées. J'étais tétanisé par la peur et il semblait tout aussi perdu que moi. C'est sentir son érection contre ma cuisse qui me donna le déclic et je le poussais sans ménagement d'un coup de genoux vicieux dans le ventre. Il se roula en boule sur le sol, le souffle coupé et je lui dis du ton le plus méprisant que j'avais de ne pas trainer ainsi à la vue de tous. Je montais ensuite à l'étage pour me laver contentieusement et me changer. Je jetais ma chemise dans la boite « à détruire » et je passais sur ma peau une potion désinfectante. Je ne voulais prendre aucun risque de contamination avec de la salive séché ou une chemise mal lavée. Je restais dans la salle de bain jusqu'à ce que la peur cesse de me tordre les entrailles et je gagna la chambre de Blaise. Elle sentait le renfermé, il n'y allait pratiquement pas, pour ne pas dire jamais. Mais je sais qu'il y avait tout de même après chaque pleine lune et après chaque dispute entre nous. Je le trouvais assis à la fenêtre, habillé et l'air pensif.

-Je t'avais reconnu, me dit-il en m'entendant entrer.

-Pardon ?! M'exclamais-je en sentant une bouffée de colère me prendre la gorge et obscurcir ma vision.

-Ton odeur … j'ai reconnu la mienne sur toi mais … je ne sais pas, le loup avait besoin de faire ça.

-Tu as intérêt de te justifier plus clairement que ça Zabini sinon je t'émascule avec une petite cuillère !

Il se tourna vers moi et je me figeai face à son air perturbé.

-J'étais terriblement inquiet pour Seamus et par extension pour toi. C'était un réflexe Draco, de l'instinct. Je ne sais pas ce que tu as fait, mais le loup a été satisfait.

Il était assez bouleversé comme ça pour que je ne rajoute pas une couche mais je me promis encore une fois de pousser les recherches sur les loups-garous, ça devenait urgent.

-La prochaine fois que tu me baves dessus, dis-je quand même, je te lave la bouche au savon.

Il m'offrit un pâle sourire et me rejoint quand je lui dis qu'on devait s'occuper de Seamus. Nous trouvâmes ce dernier roulé en boule sur le lit, la tête caché dans les genoux. Je m'assis à côté de lui et je passais une main dans son dos. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire alors je préférais jouer la carte de la franchise.

-C'est vrai ?

Il hocha faiblement la tête sans répondre et je lançai un regard noir à Blaise qui allait ouvrir la bouche et sans doute faire une gaffe. Il finit par s'asseoir et prit la mais du rouquin silencieusement dans la sienne. Je n'aimais pas du tout les différents sentiments que j'arrivais à voir se peindre sur le visage de Blaise et encore moins son regard. Ses yeux étaient totalement dilatés et sa pupille prenait une forme allongée qui appartenait au loup. L'inquiétude était vraiment à éviter avec un loup-garou en mal d'amour.

-Tu es avec nous pour te protéger ? Insistai-je.

Il haussa les épaules et ne releva pas le visage. Je me retins de soupirer et je passais distraitement ma main dans ses cheveux. Dire que c'était blessant était un euphémisme.

-Tu sais bien qu'on ne t'aurait pas forcé et qu'on n'est pas méchant ? Enfin pas au sens ou tu l'entends ? On n'a commis aucun autre crime que celui d'appartenir au clan ennemi. Nous n'avons pas tué, pas volé, pas menacé, pas enlevé. Rien et nous ne le feront pas aujourd'hui et certainement pas demain. Si tu penses à la mort de Dumbledore, je n'avais simplement pas le choix. Nous n'avons aucun contact avec les autres et nous sommes impuissants sans magie, nous ne te feront pas de mal Seamus. Et si Blaise t'inquiète, continuais-je, soit certain qu'il ne te fera pas de mal. Tu es son compagnon, même si tu le haïs corps et âme, dis-je en reprenant les mots de Blaise, il te protégera tout de même car il un devoir envers toi. Le seul que tu as envers lui est d'être présent et d'obéir un minimum.

Il ne répondit pas et resta prostré alors que Blaise m'interrogeait du regard. Il avait manqué cette partit de la conversation quand il était allé couché Seamus et il n'aimait visiblement pas ce qu'il entendait. Je lui fis signe de se taire ou de foutre le camp si jamais son loup le démangeait. Foie d'un Malfoy, je prendrais le petit marseillais pour lui récurer les dents si l'idée lui prenait de me lécher de nouveaux !

-Nous ne te retiendront pas, j'ai mis tes amis dehors, les Weasley ne pourront pas revenir mais tu peux t'en aller. Et si tu le désires, Blaise rompra le lien mais tu n'auras plus sa protection sache le. Du moins, elle ne sera plus sans faille.

Je défiais Blaise du regard. Je le mettais au défi de protester mais il ne le fit heureusement pas. C'était à l'encontre de tous ses instincts mais il se retint et je remerciais Merlin, Morgane et les quatre fondateurs pour cela. Je me penchais sur Seamus en l'entendant parler et je l'entendis dire d'une voix hachée qu'il ne voulait pas partir. Je compris alors qu'il pleurait silencieusement et je le pris dans mes bras. Mes nerfs avaient du supporter trop d'épreuves aujourd'hui !

-Tu allais mieux n'est-ce pas ? Demandais-je.

-Ou-oui, répondit-il en reniflant alors que Blaise courrait chercher des mouchoirs en voyant mon air dégouté.

-Tu es bien avec nous ?

-Oui.

-Alors reste avec nous, nous te protégerons. Tu n'as plus à avoir peur.

Mes paroles semblèrent le rassurer car ses tremblements cessèrent et il finit par s'endormir dans mes bras après s'être mouché. Je le couchai puis j'allais discuter avec Blaise dans le couloir pour lui expliquer la situation. Il n'aima pas du tout l'idée que Seamus était avec nous par peur des représailles mais je le rassurais en lui disant qu'il n'avait montré aucun signe de dépression (enfin j'avais vu des signes d'instabilités mais je ne lui dis pas) jusque là et que la routine avait du lui faire du bien, comme nous en prison. Nous ne devions absolument rien changer à notre quotidien pour laisser le temps à son esprit malade de s'habituer à nous et qu'il se débarrasse de ses vieilles peurs.

C'est ce que nous fîmes mais il semblait bien que les paroles de Granger avait brisé quelque chose en lui, ses vieux démons étaient de retour. Depuis ce jour, il ne passa plus une seule nuit sans se réveiller de nombreuses fois en proie à de terribles cauchemars. Il sursautait au moindre bruit, mangeait peu, était terriblement distrait si bien que je dus l'interdire de potion et il … il avait simplement peur de son ombre. Ils nous arrivaient même de l'effrayer au point qu'il en blêmissait de terreur sans le vouloir. Il fallait le prendre avec des pincettes et ma mère se prit définitivement d'affection pour lui. Elle le comprenait mieux que nous et commença à passer de longue après midi seule avec lui à discuter. Bien entendu, nous n'avions plus eut aucune étreinte et je voyais que Blaise rongeait son frein, surtout à l'approche de la pleine lune, mais il refusait de l'effrayer plus qu'il ne l'était déjà.

Je rentrais dans la cuisine après avoir fait un tour dans les champs avec Blaise (un veau était malade, j'avais du le soigner et je surveillais son bon rétablissement, j'étais très optimiste). Nous trouvâmes Seamus debout dans la cuisine face à la fenêtre qui donnait sur le champ de lavande. Nous n'étions pas particulièrement discret pourtant il ne sembla pas nous avoir entendu. Je voulus l'appeler mais Blaise fronçant les sourcils, me fit signe de me taire. Il me dépassa et je le suivis jusqu'à Seamus.

Tout ce passa très vite alors, Blaise le retourna et lui arracha des mains un long couteau de cuisine. Je suivis l'ustensile des yeux et mon sang se glaça d'effroi en voyant la petite trainé sanguinolente qu'il laissa derrière lui. Je me tournai alors vers Blaise et je mis un moment à comprendre qu'il me parlait tant mon cœur battait fort à mes oreilles. Comme si le monde tournait au ralentit, j'eus l'impression de me voir courir hors de la cuisine jusqu'à mon laboratoire pour revenir avec ma trousse de secoure. Seamus était debout face à Blaise et nous regardait étrangement comme s'il peinait à nous reconnaître et Blaise se montra fort pour nous trois. Il attrapa le visage de Seamus, ne s'inquiétant pas d'étaler du sang sur son visage et lui fit avaler la potion que je lui tendais. Il pris ensuite ses poignets et appliqua la crème cicatrisante et le banda soigneusement. Il eut à peine le temps de finir avant que Seamus ne s'écroule dans ses bras, endormi. Il le monta ensuite dans la chambre et sans un mot, redescendit pour venir nettoyer le sang. Il se rinça longuement les mains avant d'attraper une potion qu'il déboucha avant de se tourner vers moi. Il ne me laissa pas protester et me fit boire une potion que je reconnus au goût comme étant une potion calmante que j'avais donné un peu plus tôt à Seamus. Je sentis le calme m'envahir lentement alors que je sombrais dans l'inconscience dans les bras de Blaise mais je songeais tout de même à quelque chose qui me glaça le sang avant de m'endormir.

Tout ce sang, ces cheveux roux. Un instant j'avais confondu Seamus avec Jean et l'angoisse m'avait tordu les entrailles aussi vivement que la peur.