Bonjour à tous et joyeux noël,
Comme cadeaux, je veux des reviews à cette fiction :).
Bonne lecture,
Letki
Seamus arriva le visage écarlate car Blaise le portait comme une princesse et refusait de le lâcher. Ses instincts le poussaient à ne pas le laisser et je remerciais le ciel de ne pas être la cible du besoin de protection de Blaise car il pouvait se montrer sacrément étouffant. Il l'assit d'office sur ses genoux et referma ses bras autour de sa taille. Il essaya bien de se dégager et de nous appeler à l'aide, ma mère et moi mais nous tournâmes la tête comme si nous n'avions rien vu. Au moins entre les griffes de Blaise j'étais certain qu'il ne pourrait pas se faire mal.
-J'ai reçu une lettre pour vous, coupa ma mère alors que Seamus tenta toujours de s'échappait.
-Pour nous ? M'inquiétais-je.
Personne ne nous écrivait … personne ne savait où on habitait à par Potter & Co. Je pris la lettre qu'elle me tendait et je fus surpris de voir les armoiries des Parkinson. Je l'ouvris et je la lus rapidement, Pansy avait repris contact avec Théodore et voulait reprendre contact discrètement avec nous car elle avait fuit l'Angleterre. Je tendis la lettre à Blaise et il la lu. Je sursautais quand j'entendis un grand bruit de verre brisé. Seamus avait lâché sa tasse de thé et enfoncé ses ongles dans le bras de Blaise qui avait également lâché la lettre qui trempait maintenant le thé. Je la ramassais et l'étalais sur la table pour que l'encre ne coule pas et je m'agenouillais devant Seamus pour prendre ses mains pendant que Blaise le berçait lentement. Il était terrorisé, prêt à s'enfuir si jamais la prise de Blaise faisait mine de se desserrer. Je ne pouvais décemment pas le laisser partir dans cet état, il se tuerait assurément.
-Je ne les laisserais pas te rencontrer, lui dis-je fermement. Tu iras chez Potter si jamais on doit les voir et ils ne sauront même pas que tu nous connais, mais il faut que tu comprennes que ce sont nos comme qui diraient amis et qu'ils sont toujours nos alliés. Et je ne peux pas leur tourner leur dos comme ça sans risquer un atout précieux ou de terribles représailles.
-On en parlera plus tard, ordonna fermement Blaise avec un grognement qui nous fit nous taire tous les deux.
Blaise et moi nous concertâmes dans l'après midi et nous dûmes nous résoudre à contacter Neville Londubas. Il arriva dans l'après midi avec Luna Lovegood (tient, depuis quand il se connaisse ces deux-là ? Hum je crois qu'ils étaient ensemble dans l'AD je crois, encore une idiotie de Griffondor) et tel ne fut pas mon étonnement en voyant le ventre joliment arrondit de la jeune femme. Elle n'avait pas changé depuis Poudlard, elle avait la tête dans les nuages et débitait des trucs sans queux ni tête mais était dotée d'un optimisme à toute épreuve et ne sembla même pas gêné une seconde d'être en notre présence. Londubas était plus tendu et je fus étonné de voir qu'il était … devenu plus viril. Il était aussi grand que moi et c'était renforcé physiquement, il m'avait l'air également d'avoir pris en assurance et je me souvins du récit que Seamus avait fait de la guerre. Neville c'était montré … héroïque et je ne doutais pas un instant en voyant la tension de ses épaules qu'il n'oublierait certainement pas ses réflexes durant notre discussion.
-Il a besoin de voir ses amis, dis-je alors que Blaise était encore avec Seamus, nous ne lui avons pas dit que vous veniez. J'espère que vous pourrez l'aider.
-Je n'y avais pas cru, avoua Neville en acceptant la tasse de thé que je lui tendais. Luna était persuadé que Seamus avait raison, mais je pensais sérieusement que tu le manipulais.
Je roulais des yeux, exaspérés mais je ne fis aucun commentaire. Je lui fis tout de même remarquer que je n'aurais aucun intérêt à duper mon seul et unique employé. Et il sembla soudainement se rappeler que j'étais le patron de Seamus et bafouilla quelques excuses. Ah ? Seamus leur avait-il parlé de notre … relation pour qu'il réagisse ainsi ?
-Vous … prenez réellement soin de lui alors … je ne peux que t'en remercier Malfoy.
-Je t'en prie, nous ne sommes pas assez familier pour tomber dans le sentimentalisme écœurant.
Il grimaça et se permis de me demander pourquoi (sauf mon respect bien entendu) car ça ne me ressemblait pas du tout. Je lui fis une version édulcorée de la chose et je lui dis simplement qu'il m'avait tapé dans l'œil (entre personne brisée, on se comprend) et que j'aimais avoir une vie palpitante (je ne pouvais m'ennuyer avec deux amants dont un hybride, n'est-ce pas ?) et me démarquer. Il acquiesça, visiblement rassuré, mais ne se détendit pas pour autant et garda fixement sa baguette pointée sur moi. Je savais qu'il fallait me méfier de son apparence à première vu faiblarde, sachant qu'il était rancunier alors je ne fis pas de vague mais gardait fermement mes doigts contre le manche de mon couteau que je cachais dans ma manche. Je n'aurais sans doute aucune chance face à lui, mais ça fera l'effet de surprise nécessaire pour que Blaise vienne lui exploser les dents.
Luna sourit et caressa tendrement son ventre avant de demander comment allait Seamus car elle se doutait qu'on ne l'aurait pas fait venir ici pour rien. Londubas la pria de rentrer chez eux mais elle fit la sourde oreille en me demanda la permission de visiter mon champ plus tard. Permission que je lui accordais de bonne grâce, je n'avais rien contre cette pauvre fille même si elle était étrange et je dois même avouer que discuter avec elle était rafraichissant.
-Il a fait une tentative de suicide après que Granger ait mis les pieds dans le plat, expliquais-je, et nous ne sommes pas vraiment ce que nous pouvons appeler un exemple de stabilité et je ne fais pas confiance à Potter. Et Seamus a paniqué ce matin car j'ai reçu une lettre d'ancien Serpentard.
-Donc tu veux qu'on s'occupe de lui, demanda Londubas suspicieux en fronçant les sourcils. Tu es conscient que si tu trempes dans un truc louches je m'assurerais personnellement à ce que tu ne puisses plus jamais toucher le moindre de ses cheveux ?
-Oui j'imagine, répondis-je d'une voix trainante et pleine de sarcasme, le temps qu'il aille mieux et qu'il nous fasse de nouveau confiance.
-Hum, il n'allait pas très bien chez nous, m'avoua Luna en entortillant une mèche de cheveux blonds dans ses cheveux. Il me semblait mieux ici quand je repense à la dernière lettre qu'il a écrite.
Elle semblait me faire naturellement confiance ce qui me flattait autant que ça me mettait mal à l'aise. J'avais l'habitude de batailler, de manipuler les gens et d'avancer sur un terrain miner, pas qu'on me tende ouvertement la main sans arrière pensée aucune dès le début. C'était oh combien agréable mais … tellement déstabilisant.
-Il serait mieux avec vous pour l'instant.
-Très bien, nous te donnerons des nouvelles dans ce cas, répondit-elle joyeusement en se levant pour visiter le champ comme promis.
J'hochais la tête et je la conduisis moi même sous l'étroite surveillance de son compagnon (presque digne d'un loup tellement il semblait sur ses gardes). Une fois qu'elle eut fait un beau bouquet de fleur sauvage de lavande et de tournesol, je l'installai dans la cuisine et je fis Kreattur leur servir des rafraichissements avant d'aller chercher Blaise et Seamus.
Ce dernier parut extrêmement surpris de voir ses amis et un petit sourire vint éclairer son visage. Depuis qu'il avait aménagé ici, il n'était plus sortit et n'avait revus personne hormis la rencontre désastreuse avec Potter et sa bande de bras cassés. Il s'assit donc avec joie face à eux et grimaça quand Blaise le força à boire de la citronnade et manger une part de gâteau.
-Vous surveillerez son alimentation, crus-je bon de préciser. Je vous ferais parvenir des potions de sommeil sans rêve et calmante, continuais-je avant de prendre un calepin pour noter des indications.
-Ne t'en fais pas Draco, me coupa gentiment Luna, je fais des études de médicomagie, je m'en sortirais.
Le ton de la discussion s'allégea sensiblement quand Luna se mit à déblatérer sur une quelconque bestiole qui hantait son subconscient et je m'effaçais avec Blaise pour laisser de l'intimité nécessaire à Seamus. Pendant que le loup faisait ses bagages, j'entrepris d'écrire une réponse à Pansy. J'ordonnais à Blaise de rester en retrait et j'accompagnais Seamus à la cheminée. Il ne savait pas quelle attitude adopter envers nous et semblait terriblement gêné. Je lui dis que je prendrais des nouvelles et il me demanda si je le dérangeais. Cette question irrita passionnément Blaise qui se mit à gronder d'un air menaçant ce qui fit rentrer la tête dans les épaules au roux.
-Ne te préoccupe de rien à part ton bien être, lui dis-je fermement, je me charge du reste.
C'est bien ce que je dus faire car Blaise devint rapidement intenable. Il ne supportait pas l'absence de Seamus et tournait comme un lion en cage dans la maison. Il devint susceptible et irritable et retrouva une attitude hautaine pleine de sarcasme et de rancœur si bien que je dus précipiter une rencontre avec Pansy pour ne pas le faire patienter trop longtemps sans Seamus. Elle me dit qu'elle viendrait dans la semaine mais qu'elle ne me donnerait pas de date pour plus de sureté.
Blaise commençait sérieusement à m'étouffer. Il ne me laissait plus seul, c'est à la limite s'il ne se postait pas de devant la porte quand j'allais aux toilettes. Ma mère décida de prendre des vacances bien méritées et profita pour aller visiter le peut de Black restant et retrouver la famille éloignée. En fait, elle partait en reconnaissance pour tenter de redorer notre blason mais elle du s'y prendre plus tôt que prévu car Blaise ne supportait plus sa présence ce qui eut le mérite de m'irriter moi. J'eus des nouvelles de Seamus par cheminette. Il semblait toujours aussi fragile mentalement mais se refaisait une santé. C'était déjà ça, je ne pouvais pas plus le brusquer pour accélérer son retour alors je décidais de le laisser chez ses amis. Londubas me dit également qu'ils avaient eut une visite de Potter & Co et que ceux-ci avaient voulu empêcher notre compagnon de nous revoir. Apparemment ça avait très mal tourné et Seamus avait eut une crise plutôt violente et depuis, il était constamment sous potion calmante. Cela avait mis Blaise hors de lui et j'avais eut beaucoup de mal à l'empêcher de partir sur le champ pour aller retrouver le rouquin. Ce fut d'ailleurs le sujet de notre première dispute depuis longtemps, une dispute violente qui nous fit en venir aux mains. Je perdis bien entendu et il … réaffirma son autorité sur moi d'une manière aussi délicieuse qu'humiliante mais je n'avais pas droit au chapitre. Je le fis tout de même dormir dans sa chambre pendant 2 jours pour me venger et il revint tout seul vers moi quand l'éloignement devint trop dur à supporter. Mais je ne voulais pas lui pardonner trop vite, je n'aimais pas réagir ainsi à sa présence.
-Draco, m'appela-t-il pour la troisième fois alors que je l'ignorais pendant que je brassais ma potion Tue-Loup.
Je préparais toujours celle de base du professeur Rogue pendant que j'essayais d'améliorer la formule déjà existante. Mais honnêtement, je pensais sérieusement que la potion de base, n'avait presque aucun effet sur son loup vu qu'il était un Alpha mais je me gardais bien de lui dire. Il continua à tourner nerveusement autour de moi pendant que je changeais le sens du brassage et je lui dis sèchement de foutre le camp de mon laboratoire. Je me sentais comme une proie face à un animal sauvage. Je sentais qu'il se retenait mais il ne voulait pas céder. Je ne voulais pas que ce foutu lien m'asservisse. Je ne voulais pas devenir totalement dépendant du bon vouloir de Blaise et de me sentir mal à chaque fois que Seamus ou lui étaient absent. Je ne voulais pas sentir cruellement le manque de Jean dans chaque fibre de mon corps. Je voulais me sentir … moi.
-Tu vas gâcher mes potions avec tes puces, sifflais-je en le menaçant de ma louche.
Il ne fut pas de cet avis car il m'attrapa le poignet et le tordit jusqu'à ce que je sois contraint de lâcher mon ustensile. Il l'attrapa habilement avant qu'il ne touche le sol et le reposa sur la table. Oh oui, contrairement au Veela, le loup n'hésitait pas à user de la violence pour montrer qui dominait dans le lien. J'avais encore des bleus sur les bras aux endroits où il m'avait tenu pour nous unir quelques jours auparavant. Cependant je ne m'en plaignais pas car je ne voulais pas de sa douceur. Je ne voulais pas d'une tendresse dégoulinante, je ne voulais pas de mot d'amour, je ne voulais pas de promesses, je voulais me sentir libre et la liberté n'était pas synonyme d'amour dans mon vocabulaire. Je le foudroyais du regard et il me le rendit bien. Je tournais cependant la tête quand j'entendis un bruit de crépitement et je ne pus que constater que ma potion était ratée car elle fumait et avait une étrange couleur turquoise.
-Tu sais combien coute chacun de ses ingrédients ? Soufflais-je la voix suintant de colère.
-Il faut qu'on parle, dit-il en m'ignorant volontairement.
-Mais je n'ai pas envi de te parler, répondis-je avec une douceur qui le fis grimacer, maintenant lâche moi avant que je te colle de l'argent sur le visage.
Ma remarque sembla l'énerver et il me tira par le bras sans se soucier de la douleur qu'il me causait. Je l'insultais copieusement et il finit par me hisser sur son épaule alors que je le frappais dans le dos avec toutes mes forces. Il ne devait, honnêtement, qu'à sa condition de loup pour ne pas me lâcher sous la douleur. Il ouvrit la porte qui menait à la maison et jeta ma blouse sur le sol sans même se préoccuper de moi. Mes cheveux tombaient devant moi si bien qu'ils me cachaient la vue à chaque fois que j'essayais de me relever.
-Il faut qu'on parle, gronda-t-il en me jetant sur le canapé.
Je manquais de passer par dessus le dossier et je me retins de justesse mais le canapé partit en arrière sous la force. Il tomba et je me retrouvai à rouler sur le sol … aie. Je grimaçais en attendant que la douleur sourde dans mes omoplates me laisse tranquille et que je dégage mes cheveux de mes yeux et de ma bouche avant de lever ma main et de faire un doigt d'honneur à Blaise. Ce dernier ne m'aida pas à me relever, au contraire il me chevaucha et retint mes mains pour que je n'essaye pas de fuir.
-Il faut qu'on le ramène, dit Blaise. A deux on va s'entretuer.
-J'aurais la satisfaction de te tirer dans la tombe avec moi, crachais-je la colère irradiant littéralement de moi.
-Draco, tu ne vas pas bien, inutile de me mentir, je le ressens. Tu te plonges dans le travail pour oublier, mais tu as autant besoin de lui qu'il a besoin de toi. Et moi, j'ai cruellement besoin de vous deux.
J'allais le remettre à sa place mais il prit ma mâchoire entre ses mains et serra si fort que je commençai à me tortiller sous la douleur. C'est vrai qu'il avait raison, je ressentais cruellement son absence et je me sentais affreusement mal ces derniers temps et Blaise ne faisait rien pour arranger ça à toujours être collé à mes basques. Mais actuellement, je me sentais prie au piège. J'avais déjà été bloqué ainsi, les bras au dessus de la tête et tenu fermement plaqué contre une table. Je fermais les yeux pour essayer de me soustraire à ce souvenir, c'était Blaise en face de moi pas … j'ouvris brutalement les yeux quand sa prise se desserra sur ma mâchoire et je tombai sur deux yeux jaunes à la pupille fendue. Je poussais un hurlement de pure terreur et je commençais à me débattre. Je réussis à glisser une jambe hors de l'étreinte qui me retenait et j'écrasais mon pied dans l'abdomen devant moi sans pitié. Je réussis à m'échapper et j'atterris dans la cuisine après avoir fait une chute en tentant de me relever. D'une main tremblante, je fouillais dans les tiroirs jusqu'à trouvé un long couteau de cuisine. Le même couteau qui avait blessé Jean, non Seamus. Je le tins dans une main, l'autre tenant une poile à frire et je me déplaçais vers la porte pour m'échapper.
-Lâche ça Draco !
Je tressaillis et je levais le couteau pour le tenir prêt. S'il faisait un pas de plus, je ne manquerais pas sa gorge. Il ne me touchera pas, personne ne me touchera. Il avança et je lançai mon bras avec toute la force que pouvait contenir mon corps. Il se jeta en arrière et le couteau se planta jusqu'à la garde dans une étagère. Le choc fut suivi d'un bruit de verre brisé et je sentis tout mon bras trembler en réponse du choc. Je tirais finalement brutalement et je réussis à déloger le couteau en plus de déchausser la porte du placard. Je ne laissais pas le temps à mon adversaire de bouger, je lui remis le couteau entre les deux yeux.
-C'est moi Draco, c'est Blaise ! Lâche ça tu vas te blesser !
Je le regardais un moment sans comprendre, hypnotisé par ces yeux jaunes. Je laissais glisser mon regard sur son visage et je fus surpris de voir de la peur sur son visage. Pourquoi ? Il fit un geste et je lançais une nouvelle attaque qu'il évita habilement.
-Je te pris de m'excuser.
Je n'eus pas le temps d'assimiler ses paroles qu'il fit un bond devant moi, me tordit le bras qui tenait le couteau et me donna un coup de poing qui fit partir mon visage vers l'arrière. Il visait la tempe à l'origine, surement pour m'assommer net et profiter de moi mais j'avais choisis d'exposer mon visage pour garder connaissance. Je sentis mon corps devenir mou, uniquement retenu par le bras qui tenait mon bras et ma tête resta vers l'arrière. Mes cheveux glissèrent lentement vers l'arrière pour libérer ma vue et je me sentis tirer vers l'avant. Un bras s'enroula autour de ma taille pendant qu'on lâchait mon bras et celui-ci tomba mollement le long de mon corps. Je me mis brusquement à tousser en sentant ma respiration se couper et une main tourna mon visage sur le côté. Aussitôt, mon nez se libéra et du sang s'échappa à chaque fois que je toussais. Je tentais de tourner la tête mais on me retint ainsi et on me souleva pour m'amener dans ma chambre. Mes pieds glissaient sur le sol et tapaient contre les marches quand il me tira dans les escaliers.
-Blaise, articulais-je complètement sonné alors que je reconnaissais peu à peu son visage.
-J'espérais que tu perdes connaissance mais tu as une trop forte résistance à la douleur, répondit-il peiné en essuyant mon nez avec des draps.
Je tournais presque de l'œil alors que je voyais la tache de sang maculé les draps. Elle était si grande … je voulus me lever mais je sentis mes yeux rouler dans mes orbites et je retombais sur le lit. J'avais déjà sentit une douleur similaire, ce nez brisé … j'avais déjà vécu ça. Je repoussais de toutes mes forces mes souvenirs et tint fortement la main de Blaise qui faisait pression sur mon nez pour arrêter les saignements. Rien que le contact faisait irradier la douleur dans mon crâne. Il m'avait cassé le nez cet enfoiré. Il appela Kreattur et lui ordonna d'aller lui chercher des potions. Il me fit ingurgiter une potion contre la douleur, soignante, calmante et enfin de sommeil sans rêve et je ne tardais pas à perdre connaissance.
Je me réveillais dans l'après midi. J'étais couché en travers des jambes de Blaise, il tenait mon visage sur le côté et je compris rapidement pourquoi en voyant une pile de mouchoir imbibé de sang sur le sol. J'avais mal dans tout le visage et je ne voulais même pas voir l'état de mon nez.
-Comment te sens-tu ? Demanda-t-il en appuyant un nouveau mouchoir contre mon nez.
Je lui répondis d'un gémissement informulé alors que je me remettais à tousser. Le gout du sang envahi ma bouche et il me redressa en penchant ma tête en avant.
-Le saignement a repris quand j'ai remis ton nez en place. Je suis désolé, j'y suis allé trop fort.
Je lui fis signe de prendre une potion coagulante et il ordonna à Kreattur d'aller la chercher. Je la bus en manquant de m'étouffer et moins d'une dizaine de minute plus tard, le saignement avait cessé. Je m'assis ensuite prudemment sur le lit après m'être éloigné de lui d'un bon mètre. Je savais que je le blessais mais j'avais besoin de distance. Nous nous regardâmes sans rien dire et je crois qu'en quelque sorte, on se comprit.
-Je n'aime pas ça plus que toi, finis-je tout de même par avouer.
-Tu en souffres plus que moi, c'est pour ça que je te l'ai dit.
-Très bien, acceptais-je, nous ferons venir Londubas et Seamus demain et on en discutera.
Il alla prévenir celui-ci par cheminette et je pus tranquillement me rallonger sur le lit. J'étais épuisé mais pas physiquement. Je restais là un long moment à observer le plafond avant de décider de me bouger. J'allais m'asseoir devant mon bureau et je pris mes notes. Je n'avais pas oublié mon idée, loin de là. J'en avais dessiné les contours sur papier et j'avais une idée très nette de la manière dont j'allais m'y prendre mais je n'avais … pas les éléments nécessaires. C'est pourquoi j'allais profiter de la visite de Londubas le lendemain, en espérant qu'il amène Lovegood avec lui. Je passais la soirée pencher sur ma feuille jusqu'à ce que Blaise m'appel pour manger. Ce soir là, il ne dormit pas avec moi.
