Bonjour à tous,

Comme convenu, je poste rapidement un deuxième chapitre mais ça reste exceptionnel hein ;) il ne faut pas s'y habituer. J'attends toujours vos réactions bande de vilains lecteurs silencieux.

Bonne lecture,

Letki


Nous ne nous attardâmes pas. Quand nous revîmes Seamus, ce fut à Sainte-Mangouste dans le service de psycomagie. Nous avions rendez-vous avec un psycomage (inconnue et peu cher, c'était celui qui avait pris en charge ma mère des années avant). Luna et Neville (je me permettais de les appeler ainsi car je me surprenais à les apprécier, surtout que le brun ne me collait plus sa baguette sous la gorge à chaque fois que j'inspirais maintenant) nous avait accompagné avant d'aller rejoindre le service de maternité pour une échographie, ça tombait plutôt bien.

Le psycomage, un certain John Benneth nous fit entrer dans un bureau sobre (fade comme un jour sans pain à vrai dire) et jeta plusieurs sort à sa porte après avoir avisé la présence des journalistes un peu partout dans les couloirs. Seamus portait un glamour actuellement car je ne voulais pas qu'il soit stigmatisé si on lui découvrait une relation avec nous et Blaise et moi étions venus normalement car nous n'avions pas de magie pour nous dissimuler. C'est donc avec un jeune homme brun à l'allure commune que nous rentrâmes dans le bureau. Je sentais déjà que ça allait jaser.

-Nous ne faisons pas les thérapies de couple ici, commença-t-il d'emblé en nous regardant étrangement.

Je peux comprendre, nous étions tout de même … polygames si je puis dire et homosexuel de surcroit. Je cumulais sérieusement là … et Blaise était un hybride loup-garou Alpha … Non sérieusement je n'en manquais pas une ! Parfois je haïssais ma vie.

-Nous le savons, répondis-je sèchement en sentant que l'entrevue allait être très courte s'il ne faisait pas un effort.

-Alors expliquez moi la raison de votre venue .

Je lui avouais donc en premier les problèmes de Seamus qui semblait être prêt à bondir de sa chaise à tout moment et sans omettre un seul détail. Puis je racontais les miens avec un peu de réticence et je laissais à Blaise la liberté de parler de lui ou pas. Mais il ne dit rien, ne souhaitant que notre bien à nous. Pffff, il m'énervait avec ses beaux airs de prince-charmant-pompeur-de-la-virilité-et-de-l'assurance-des-autres. Seamus et moi étions au moins d'accord sur ce point vu le regard noir qu'on lui lança sans même nous consulter. Avisant notre réaction, le médecin pria Blaise de nous attendre dans le couloir et cela sembla braquer directement le loup qui commença à se montrer agressif à l'idée de nous laisser avec un inconnu. Finalement, d'un commun accord, je m'alliais à l'irlandais pour le mettre dehors puis je pus retourner aux bons soins du médicomage en lui précisant tout de même de ne pas s'inquiéter pour Blaise.

-Fait-il preuve d'une possessivité extrême et d'une jalousie maladive ? Demanda-t-il tout de même en fronçant les sourcils.

-Si vous saviez, soupirais-je en me souvenant de l'épisode de la cuisine qui m'était resté en travers de la gorge, mais cela va de paire avec sa condition de loup-garou.

-Ah dans ce cas je ne peux rien pour vous, dit-il fatalement. Maintenant j'aimerais m'entretenir avec vous individuellement. Si vous le désirez l'un peu rester pendant que je discute avec l'autre.

Cela dura deux bonnes heures pour Seamus. Deux heures éprouvantes. Il fit parler Seamus cette fois-ci sentant à peine dix minutes après le début de la séance que son patient était bien plus atteint qu'il ne le laissait paraître. Ce qui m'étonna c'est qu'il ne demanda pas à Seamus de parler de la guerre et de son traumatisme mais de commencer à lui parler de ce qu'il souhaitait. Seamus commença donc timidement à lui parler de ses problèmes financier qui l'angoissait puis de sa relation hasardeuse avec nous qui le perturbait (comment pourrais-je lui en vouloir) de sa relation plus que tendue avec sa famille quand elle avait appris son homosexualité et du fait qu'il serait définitivement renié s'il leur avouait être avec deux ex-mangemorts et tout un tas de choses que j'ignorais totalement sur lui.

-Et cela est-il récurrent dans vos rêves ? Avait demandé le psycomage en l'écoutant attentivement.

Bien entendu, je lui avais laissé une note par hibou lui relatant les tentatives de suicides de Seamus et qu'il fallait le prendre avec des pincettes. C'est pourquoi je le remerciais d'éviter les sujets difficiles pour le moment.

-Pas vraiment, répondit-il après un instant d'hésitation.

-Racontez-moi un de vos rêves.

Seamus se tendit immanquablement et se mura dans le silence. Le docteur n'insista pas plus et j'accompagnais le rouquin pour qu'il aille rejoindre Blaise avant d'aller prendre place sur le fauteuil. Heureusement, il nous avait libéré une après-midi sous la demande de Luna qui lui avait expliqué notre cas délicat, autant financier que social et l'urgence de la situation.

-J'aimerais avoir des séances hebdomadaires avec , m'avoua-t-il avec un air réellement soucieux, il faut beaucoup de travail avec ceux qui ont vécu la guerre généralement.

-On s'arrangera, répondis-je sombrement.

-Commencez par ce que vous voulez monsieur Malfoy, m'invita-t-il à parler.

J'allais droit au but car un Malfoy ne perd pas de temps. Contrairement à Seamus, je savais que j'étais malade et je désirais me soigner. Je détestais cette faiblesse en moi et je voulais à tout pris qu'elle disparaisse.

-J'ai des crises d'angoisse plutôt violente depuis bientôt 6 ans, commençais-je. J'ai du … mal à reconnaître mes proches dans ces cas là et j'ai tendance à devenir violent pour me défendre.

-Savez-vous à quoi elles sont dues ?

-La prison et le traitement que j'ai subis là bas.

-Parlez moi de votre emprisonnement.

Et je le fis bien que je ne le regardai pas pendant ce temps. Je fixais le plafond pour ne pas avoir à soutenir son regard pendant que je mettais mon âme à nue devant lui. Je n'aimais pas dévoiler mes faiblesses et j'espérais sincèrement qu'il était à cheval sur le secret médical sinon je le tuerais à main nue. Foi d'un Malfoy.

-Mais ce Greyback est mort dite-vous, des mains de votre compagnon. Vous n'avez pratiquement aucune chance de recroiser un des détenus et vous n'êtes pas censé retourner à Azkaban, m'énonça-t-il. Alors je n'ai qu'une question . De quoi exactement avez-vous peur ?

Je tournais alors ma tête vers lui, réellement surpris par sa question et j'ouvris ma bouche pour répondre avant de la refermer ne sachant quoi dire. J'étais totalement déstabilisé par sa question et je me sentais véritablement vulnérable, un peu comme Seamus tout à l'heure. Si bien que je fermais la bouche et que je retournais mon visage vers le plafond en inscrivant sur mon visage un air revêche.

-Ne vous en faite pas , je suis là pour poser ce genre de question désagréable mais surtout pour y répondre. Je dois vous avouez que vous forcez le respect et que peu de personne s'en serait sortit aussi bien. Nous pourrons vous guérir de vos crises de paniques.

-Vraiment ? Demandais-je en m'asseyant pour lui faire face.

-Oui, répondit-il, c'est de la peur souvent refoulée qui refait surface brutalement. Je peux vous affirmer que vous avez vécu plusieurs choses traumatisantes que je ne nommerais pas et sur lesquelles il va nous falloir travailler pour les … comment dire facilement ? Pour les exorciser ? Ou du moins les rendre inoffensives. Avez-vous d'autres préoccupations ?

Je pinçais mes lèvres et je lui racontais mon accident avec Blaise qui m'avait valu mon nez violet et la dernière tentative de suicide de Seamus qui avait failli tourner au drame pour nous trois. Je lui expliquais la particularité de notre lien pour qu'il ne trouve pas nos réactions et il m'écouta attentivement. Je lui racontai également que je vivais bien mais … dans une espèce de peur constante désagréable. Moi aussi je rêvais et bien que ça n'égalait jamais les cauchemars de Seamus, ça n'en était pas moins épuisant.

-Je ne veux pas précipiter mon jugement et j'aimerais vous laisser réfléchir par vous même. Alors je préfère vous revoir la semaine prochaine avec votre ami.

Je le remerciais alors et alla rejoindre mes compagnons et le couple Longdubas qui m'attendaient dans le couloir. Nous sortîmes de l'hôpital, nous faisant bombarder par les flash avant de transplaner. Par chance, notre maison était sous fidelitas si bien que les journalistes ne pouvaient pas nous pister chez nous, dieu merci car à chaque fois que je faisais une apparition publique, ils étaient à l'affut comme des mouches sur un cadavre. C'était épuisant.

-Alors ? Demandais-je une fois que nous fûmes tous assis en face d'une bonne tasse de thé.

-C'est une fille, annonça fièrement le brun oubliant toute l'aversion qu'on lui inspirait face au bonheur qui l'animait.

-Félicitation, sourit Seamus avant que nous ayons le temps de réagir. Vous avez une idée de prénom ?

-Pas encore, répondit rêveusement Luna en jouant avec ses boucles d'oreilles en forme de radis. Et vous ?

-Pardon ? Demanda Blaise.

-Vous voulez des enfants non ?

Nous la dévisageâmes longuement alors que Neville ne savait plus où se mettre et je proposais au couple de visiter ma serre et mon labo après avoir fait un tour des champs. Neville se montra d'un enthousiaste sans borne face à mes maigres recherches sur les effets des lavandes et des tournesols dans mes potions et me proposa de me venir en aide au niveau de la botanique. J'acceptais sans hésiter. Luna se pris d'affection pour les petits veaux qui se sentirent tout de suite en confiance et je pus voir du coin de l'œil que Seamus se détendait lentement mais surement. Je fis donc durer la soirée et les invita à diner. Kreattur rechigna beaucoup à faire le repas mais il le fit tout de même avec soins. J'amenais ensuite le couple dans ma serre en demanda Blaise d'aller se doucher avec Seamus, ils avaient joué avec les animaux et je refusais d'avoir un contact avec eux dans ces conditions.

-Alors ? Me demanda gaiment Luna après avoir fait le tour de ma serre ou Neville c'était arrêté pas mal de fois pour me donner des indications sur les plantes (sa passion débordait sur les sentiments qu'il avait envers moi). Pourquoi tu voulais nous voir seul à seul ?

Elle était perspicace et j'adorais ça. Elle me plaisait de plus en plus cette petite bien qu'étant un peu … bizarre. Neville avait également compris mes intentions car il me suivit dans mon labo et pris en main les deux fioles que je lui tendis.

-Ceci, c'est de la potion Tue-Loup, lui expliquais-je. Celle qu'on trouve dans les livres. Celle là, c'est celle que le professeur Rogue a tenté d'améliorer et que je continue à modifier. Mon but est de laisser à l'homme un contrôle suffisant pour qu'il ne soit plus … dangereux ou du moins mortel les nuits de pleines lunes.

Neville m'écouta attentivement et me donna quelques idées même. Il me promit de revenir pour m'aider à finaliser mon projet.

-J'ai engager Seamus pour cela, il apporte la magie nécessaire à la préparation. J'ai besoin de connaissances maintenant.

-On verra ce qu'on peut faire pour toi, me répondit-elle joyeusement. Et l'autre chose ?

Je restais de marbre malgré ma surprise et je continuai stoïquement.

-J'ai une idée de formule … pour créer un enfant.

-Oh.

Ils parurent choqués voir même désapprobateur et je leur expliquais calmement mon projet et le pourquoi du comment. La compréhension les dérida un peu et ils finirent par hocher la tête un peu septique.

-Je ne veux pas d'un humain artificiel, ni de magie noire sinon j'aurais déjà réglé mon problème vous pensez bien, dis-je, je veux un enfant, comme vous avez le votre.

-Tu es impuissant ? Me questionna Neville en essayant de comprendre mes motivations.

-Non, répondis-je sans me froisser.

-Ça existe chez les moldus, me dit sérieusement Luna, ça s'appel l'insémination artificielle. Essaye ça plutôt tu devrais y arriver sans soucis.

-Blaise refuse, soupirais-je. Sinon j'aurais payé une femme pour porter mon héritier. Ou j'aurais demandé à Astoria Greengrass, c'est ma fiancée (le contrat magique tenait toujours) et elle me devait ça par contrat magique, mais Blaise l'aurait tué. Elle et l'enfant.

-C'est problématique, commenta Neville avec une grimace.

-Effectivement, soupirais-je, je veux mon bébé, la chaire de ma chaire et je veux … je veux que Blaise y participe aussi, Seamus aussi s'il le désire. Je dois avouer que là dans l'immédiat Blaise est plus important car nous sommes … ensemble depuis 6 ans mais j'imagine que vous comprenez.

C'est vrai que l'idée d'avoir un bébé de Blaise et de Seamus était séduisante, après tout c'était en quelque sorte les hommes de ma vie n'est ce pas ? Je leur spécifiais tout de même que s'il avouait à qui que ce soit que j'avais dit cela, je me promettais de leur pourrir la vie. Neville rigola et me demanda de me parler un peu plus de mon projet car il trouvait que c'était tout de même un peu gros. Ils détestaient aussi l'un que l'autre l'idée de créer un enfant et m'exposèrent tout un tas de raison qui auraient pu me faire reculer si je n'avais pas été aussi déterminé.

-Je ne le mettrai pas sur le marcher si vous avez peur que ça aille à l'encontre de votre éthique mais je veux vraiment un enfant.

-Je comprends ton envie, me répondit Luna, mais tu veux créer un enfant Draco. Ce n'est pas un jouet, on parle d'un être humain.

-Non, je veux … conditionner le corps d'un homme à fabriquer l'environnement nécessaire à sa fabrication et à le porter.

-Tu veux enfanter ? Souffla-t-elle alors sous la surprise en me dévisageant.

-Pas moi, répondis-je avec le visage peint de dégout à cette idée. Mais Blaise le fera si je lui demande je pense.

-Donc … si je résume … hum … tu veux prendre ton sperme, celui de Blaise et celui de Seamus, mélanger le tout et faire de cela une cellule qui créerait un fœtus qu'un homme serait capable de porter.

-C'est ça.

Elle écarquilla les yeux et regarda son époux. Ils se questionnèrent du regard et me promirent de revenir me voir sans pour autant me donner de réponse. Nous retournâmes dans le salon et nous nous assîmes à table.

-Alors vous avez discutez de quoi ? Demanda Blaise qui servait du sanglier qu'il avait chassé sous sa forme de loup quelques jours plus tôt.

-De la potion Tue-Loup.

-Ah, tu veux m'empoisonner dans les prochains jours ? Demanda-t-il en resservant Seamus car il le trouvait trop mince.

-J'y songe sérieusement, répondis-je avec un sourire.

Seamus rigola un peu face à nos enfantillages et je lui fourrai une fourchette dans la bouche avec amusement. Il me lança un regard à croquer et je me promis de le ramener à la maison très vite pour les hormones de Blaise que je sentais bouillonnant. Luna nous regardait avec bienveillance et quand je croisais son regard, je la vie hocher la tête si bien que je compris qu'elle me soutiendrait dans mon désir d'avoir un enfant. Fallait-il que j'en parle de nouveau avec Blaise ? J'avais réellement peur de sa réaction alors je préférais ne pas lui dire pour l'instant.

Nous discutâmes de tout et de rien et le sujet revint immanquablement au bébé du couple Longdubas. Ils n'avaient pas encore d'idée de prénom. Je leur proposais des idées de prénom et ils firent des têtes horribles à chaque fois.

-Quoi ! Grimaçais-je. Abraxas et Scorpius sont de très beau prénom pour un garçon !

-Non Draco ! C'est horrible ! Se plaignit Seamus en se pinçant l'arrête du nez. Moi j'adore Liam. C'est le nom d'un acteur moldu, nous précisa-t-il.

-C'est étrange comme prénom, me défendis-je, je préfères des prénoms plus classiques.

-Tu as des gouts très sûrs, sauf en matière de relation social amour, se moqua Blaise.

-Ah tais-toi et appel moi encore une fois comme ça et je te plante une fourchette dans la main, me plaignis-je. De toute façon c'est une petite fille, alors il faut un prénom de circonstance. Elianor ?

-C'est officiel Draco, vos mieux que tu ais une fille dans ce cas ! Rigola Neville.

-Oh taisez-vous donc ! Me plaignis-je alors qu'ils rigolaient tous de bon cœur.

-Ta mère aura meilleur goût que toi de toute façon, se moqua Blaise.

-En parlant de mère, dit sérieusement Luna, mon père m'a donné des nouvelles sur la tienne Blaise.

Il se crispa si fort qu'il déforma une fourchette. Je la lui enlevais des mains et lui rappelait que ce service ne lui appartenait pas. Il avala son verre de vin cul sec et demanda à Luna de continuer.

-Elle a divorcé pour la huitième fois et à jeté son dévolu sur un ministre. Je ne sais plus exactement de quoi. Elle avait épousé un riche homme russe qui est décédé d'une overdose.

-Elle a cherché à savoir si j'étais toujours en vie ? Demanda-t-il peu surpris par l'attitude de sa mère.

Sa mère était une femme magnifique que tout homme rêverait d'avoir dans son lit et Merlin merci, son fils avait hérité de tout cela. Il était canon et elle était canon, une belle famille donc. Sauf qu'elle considérait Blaise comme une erreur de parcours (elle l'avait bien élevé avec tendresse mais pas avec les principes d'une bonne mère) et elle se mariait régulièrement à des hommes riches et puissants qui mourraient « mystérieusement » quelques années (voir quelques jours) après le mariage. Pour elle, Blaise était un investissement comme les autres. Elle avait un minimum d'affection pour lui bien sûr, pour l'avoir déjà rencontré j'avais vu qu'elle lui apportait l'attention qu'il méritait. Mais elle lui avait également appris à vivre comme elle et à ne choisir que le meilleur partit. Elle l'avait façonné et éduqué pour qu'il couche avec la personne qu'elle voulait lorsqu'elle le voulait pour faire pression sur telle ou telle personne. Elle ne le frappait ni rien, mais elle était comme une menthe religieuse, une veuve noir et elle avait fait son fils à son image. Et pour ça, je pouvais affirmer haut et fort que c'était une belle garce.

Heureusement, elle me considérait comme un bon partit et n'avait pas hésité à demander à Blaise de s'envoyer en l'air avec moi. Mais je l'avais toujours repoussé à Poudlard (Blaise flirtait beaucoup à cette époque mais même s'il reproduisait le schéma de sa génitrice, il ne me semble pas qu'il soit passé à l'acte avec un homme durant notre scolarité) d'une part car je n'étais pas gay et ensuite par respect pour notre amitié. Elle lui avait mené la vie dure pour ça et je m'en étais même voulu mais je n'avais jamais faibli sur mes positions. Puis, quand ça avait commencé à sentir chaud en fin de sixième année, elle l'avait simplement abandonné. Elle qui le trainait de beau père en beau père, elle l'avait laissé dans une maison seul, avec un elfe de maison et assez d'argent pour finir sa scolarité. Il n'avait aucune adresse où la joindre ni aucune nouvelle jusqu'à aujourd'hui. Nous la considérions comme morte.

-Oui.

Blaise et moi échangeâmes un regard lourd de sous-entendu et priâmes la future mère de continuer.

-Elle est venue demander à Poudlard tout ce qui te concernait pour te retrouver et elle a apprit que tu étais à Azkaban. Elle est repartit auprès de son époux et elle est revenue il y a quelques mois.

-Elle sait que je suis un loup-garou ?

-Je ne sais pas, répondit-elle. Mais elle te cherche donc j'ai pensé que ce serait bien de te prévenir.

-Effectivement, merci.

Nous finîmes de manger sur une note plus légère et nous raccompagnâmes les trois sorciers jusqu'à la cheminée avant de monter nous coucher. Ce soir la, je laissais Blaise me serrer dans ses bras durant la nuit, il en avait terriblement besoin.