Bonjour à tous et bonne année,

Je vous souhaite plein de bonnes choses et qu'on parcourra encore un petit bout de chemin ensemble.

Paprika Star: Déjà je te souhaites de bonnes vacances de fin d'années si tu en as (vu que les fêtes sont passées). Ensuite Blaise Seamus et Draco ont encore un petit bout de chemin avant de retrouver une totale stabilité mais ça viendra. Quand à cette histoire de bébé ... et bien Blaise ne sera sûrement pas contre en théorie. Mais en tant qu'Alpha, Draco est censé avoir son accord et ça, ça peut être épineux vu qu'il le fait dans son dos. Et qu'il a prévu de ne pas se mouiller. Ça annonce une belle dispute tout ça!

Bonne lecture,

Letki


Nous eûmes de bien désagréables surprises le lendemain. Je venais de sortir de la salle de bain avec Blaise (il avait insisté pour me coiffer et je me retrouvais avec une longue tresse qui m'arrivait presque en bas du dos) et nous nous étions retrouvé autour de la table du petit déjeuner quand nous retrouvâmes deux hiboux différents à la fenêtre. Je pris les lettres et la Gazette du sorcier et commençais par lire le journal.

-Ils ont pondu une histoire sur notre visite chez le psycomage, lus-je. Seamus serait un jeune homme inconnu, peut-être cracmol même, que nous payerons ou menacerions pour quelques faveurs incongrus. Quand à notre visite chez le psycomage ils ne peuvent que spéculer mais ils pensent que c'est du à notre rôle dans la guerre ou un tas de conneries du genre.

-Hum ils me donnent des idées de fantasmes dit donc, se moqua Blaise en me servant du thé. Tu veux que je t'attache à la tête de lit ?

Il passa son bras autour de ma taille affectueusement et frotta son nez contre mon coup après m'avoir attiré contre lui. Il faisait ça souvent depuis l'accident de Seamus, je crois que c'était pour sentir notre odeur (enfin j'imagine).

-Tais toi et mange idiot.

Nous rigolâmes un peu et je pris la première lettre que je lus rapidement.

-Va prévenir les Londubas, Seamus ne doit pas revenir.

-Qu'y a-t-il ?

-Pansy est en ville, elle nous cherche, dis-je en ouvrant la deuxième lettre, et ta mère aussi.

L'avantage de cette petite maison appartenant aux Black, est, que comme tous les Black en général, ils étaient porté sur la magie noire et la préservation, donc la maison était incartable. Et j'imagine que Potter était le gardien du secret vu qu'il était officiellement le chef de la famille Black. Cela nous octroyait cet infime avantage que personne ne pouvait trouver ma maison si Potter n'en donnait pas l'autorisation.

Blaise se leva sans discuter et alla prévenir le couple par cheminette et nous partîmes ensuite après nous être correctement préparé c'est-à-dire, après avoir dissimulé des couteaux dans ma tenue. Puis, Kreattur nous fit transplaner en ville et j'invitais Blaise à boire un café, de là, j'étais certain que Pansy nous retrouverait. Et pour cause, pas moins de 20 minutes plus tard, elle s'assit à côté de moi comme une fleur et se pendit à mon bras sans gêne. J'écrasais le pied de Blaise sous la table pour qu'il n'ait pas de réaction déplacée en public. Il glissa en réponse sa main sous sa table et empoigna ma cuisse fortement. Je le laissais faire, conscient que la situation le rendait furieux et me tournais vers la jeune femme.

-Pansy, la saluais-je placidement.

Elle me lança un sourire mielleux et se redressa, me laissant la joie de pouvoir libérer mon bras de sa poitrine. Elle n'avait pas vraiment changé depuis Poudlard avec son visage ingrat qu'elle mettait en valeur avec un style vestimentaire sophistiqué et un maquillage discret. Je lui devais au moins ça, elle n'était peut-être pas belle, mais elle savait s'habiller et se mettre en valeur si bien qu'elle en devenait désirable. Malheureusement, son attitude laissait encore à désirer si elle voulait être vraiment classe.

-Draco, minauda-t-elle avant de se tourner avec moins d'enthousiasme, et Blaise, je ne pensais pas vous trouver ensemble.

-Je ne t'ai jamais fait ce plaisir n'est-ce pas ? Répondit vicieusement Blaise.

C'était de notoriété publique que Pansy avait toujours voulu me mettre le grapin dessus et que Blaise c'était toujours trouvé sur ce chemin. Ils se toléraient à peine déjà à Poudlard et cela ne risquait pas de s'arranger.

-Peut importe, dit-elle en commandant une boisson, on est là pour discuter de choses sérieuses.

-Parle, l'incitais-je en mettant un sucre dans le thé de Blaise.

Je me maudis dans l'instant en la voyant me scruter étrangement et je repris une attitude froide et détachée. Elle commença alors à nous dire que les survivants de notre camp se rassemblaient.

-Comment le sais-tu ?

-Lestrange a prit contact avec Théo qui m'a alors prévenu, répondit-elle avec joie. Je me devais de te prévenir Draco pour qu'on les rejoigne.

-Quel est le plan ? Demandais-je en lançant un regard inquiet à Blaise.

-On ne sait pas encore.

-Quand ce sera plus concret, reviens me voir Pansy, dis-je en faisant signe à Blaise de se lever. Je n'aime pas perdre mon temps.

Celui-ci se leva sans attendre et jeta un billet sur la table et au moment où j'allais l'imiter, Pansy se jeta à mon bras pour me retenir. Quel pot de colle ! Elle commença à s'indigner et je lui rappelais que j'avais horreur qu'on fasse du bruit pour rien alors à moins qu'elle soit certaine qu'ils ne se retrouveront pas à cinq avec Lestrange, Nott et elle, et un plan bancal de surcroit, et bien je ne voulais rien entendre.

-Greengrass a refusé apparemment, dit-elle d'un air vicieux, j'ai toujours su que c'était une traitresse.

-Hum, fis-je avec le plus grand désintérêt alors que lui lançait un regard agacé. Si tu n'as rien de mieux à dire, j'aimerais autant que tu me lâches.

-Elle n'est pas digne de confiance, mais … moi je suis là, dit-elle en battant des cils alors qu'elle faisait glisser sa main sur mon bras dans une tentative de séduction qui m'aurait peut-être appâté si un loup-garou n'avait pas les yeux braqués sur moi.

Je levais mon pied sous la table et je l'écrasais sur l'entrejambe de Blaise au moment où celui-ci allait se lever. J'étais certain qu'il serait prêt à lui régler son compte maintenant et j'aimerais autant ne pas avoir de soucis avec la justice moldu et sorcière. J'appuyais donc mon pied assez fort pour qu'il du tenir ma cheville à deux mains avant de me concentrer de nouveau sur Pansy.

-Elle n'en reste pas moins ma fiancée, répondis-je lascivement en détachant patiemment chacun de ses doigts de mon bras.

-Mais je peux te satisfaire mieux qu'elle, insista-t-elle en tentant de m'embrasser pour me le prouver.

Je détournai la tête au bon moment et la repoussai plutôt brutalement. Cela permis malheureusement à Blaise de se libérer de mon pied et il la rattrapa par le col. Je la vis bleuir sous la poigne du loup et chercher sa baguette dans les plis de sa manche.

-Blaise, sifflais-je en me rasseyant calmement pour ne pas attirer l'attention. Arrête ça tout de suite.

-Touche le encore une fois et je t'enterre vivante dans les bois là où personne ne songera à venir te chercher, la menaça-t-il alors qu'elle me lançait des regards remplis de détresse.

Voyant qu'il ne m'écoutait pas, je soulevais son tee-shirt sous la table et je lui collais une fourchette en argent sur la peau. Il tressaillit et la lâcha. Je récupérais le couvert et tirais sur son tee-shirt pour cacher sa brulure alors qu'elle reprenait son souffle.

-C'est quoi ton problème Zabini ?! Hurla-t-elle presque.

-Il y a un problème Blaise ? S'enquit le barman.

Nous le connaissions bien, il venait régulièrement nous aider à couper du bois pour profiter des buches en trop et je lui avais donné une potion de fertilité pour sa femme. Il nous aimait bien je crois et sa femme, qui était maintenant enceinte de 2 mois, nous apportait de temps en temps des petits plats succulent. Même ma mère avait fini par s'attacher à ce petit village moldu et je dois dire que moi aussi. La vie y était agréable et simple et personne ne me jugeait. Je pourrais m'en contenter avec un enfant, j'en suis certain.

-Ne t'en fais pas Marc, répondis-je à sa place en voyant que la fureur déformait déjà les traits de Blaise. On allait partir.

Il hocha la tête et retourna à ses affaires alors que Pansy nous lançait un regard de pur dégout mélangé à de la haine. Elle allait ouvrir la bouche mais je la retins d'un geste de la main et sifflais d'une voix basse et pleine de venin :

-Tais toi, tu as peut-être fuit et réussi à échapper à Azkaban mais pas nous. Nous n'avons plus de magie et surtout pas la liberté de faire du grabuge, alors tu ne fais pas foirer ça sinon je te promets que la menace de Blaise te semblera douce à côté de la mienne. Ne viens pas nous agiter ton plan vaseux sous le nez alors que de toi à nous, tu es bien la seule qui a encore la chance d'en réchapper alors Parkinson, tu n'as pas intérêt à revenir ici sans quelque chose de solide sinon prie pour que tu es plus de réflexe que nous.

Sur ce, je la laissais là et suivi Blaise jusqu'au restaurant où nous étions censé attendre sa mère. Nous avions une demi-heure d'avance et c'était tant mieux. C'était le temps nécessaire à Blaise pour se calmer entièrement et récupérer de sa brulure. Je dus m'excuser pour la brulure que je lui avais faite et il me lança ensuite un regard noir.

-Pourquoi vouloir la revoir ?

-Les mangemorts. Il y a surement le tortionnaire de Seamus parmi eux.

-Qu'as-tu en tête Draco ?

-Il faut le venger.

-Il ne le supportera jamais de voir l'homme qui l'a torturé, tu sais très bien qu'il se brisera à jamais. Et qu'il trouvera un moyen plus radical de mettre fin à ses jours.

J'hochais la tête et pris la main de Blaise sous la table. Il avait également besoin de soutient. J'entrelaçais nos doigts et il les serra sur sa cuisse avant de me demander de poursuivre.

-On va le tuer pour Seamus.

-Tu penses que ça l'aidera ? Demanda-t-il alors après un moment de silence.

Je n'avais jamais tué un homme, ni torturé ni rien mais j'étais prêt à le faire comme j'aurais surement tué Greyback si j'avais eut la force à ce moment là car ce n'était pas l'envi qui me manquait. Mais Seamus n'avait pas la force et moi je l'avais. Donc je devais le faire pour le protéger, mon louveteau.

-Tu penses que j'aurais été en aussi bon état si tu n'avais pas tué Greyback ?

-Tu as raison.

-Il faut que Seamus voit qu'on le venge, dis-je.

Je le surpris entrain de sourire et je lui demandai alors si c'était la perspective de venger Seamus, ou simplement de tuer un homme qui le rendait si joyeux. Cela le fit sourire encore plus et il porta nos mains à ses lèvres pour embrasser mes doigts.

-Tu l'aimes, me dit-il, comme tu m'aimes. Et tu deviens protecteur.

Je me renfrognais dans la seconde et arrachai mes mains des siennes alors qu'il rigolait bruyamment. Il me dit qu'il n'insisterait pas et qu'il avait appris à connaître mes marques d'affections de toute façon. Je lui lançai un regard noir et commanda un cocktail.

-Pansy a-t-elle toujours été aussi collante ? Demanda-t-il alors.

-Oui, répondis-je en soupirant, mais avant, tu n'avais pas que ça à faire que de savoir avec qui je m'envoyais hypothétiquement en l'air.

-C'est vrai, la seule fois où ça m'a intéressé c'est quand tu m'as repoussé. On aurait peut-être été ensemble depuis tout ce temps.

-Surement pas, je n'étais pas gay.

-Parce que tu l'es maintenant ?

-Enerve moi et je te plante une fourchette dans la main Zabini, grognais-je.

-J'arrête j'arrête, rigola-t-il.

La discussion s'allégea encore un peu et nous ne vîmes pas le temps passer. C'est le bruit d'une chaise qu'on tire qui nous rappela à l'ordre et nous tournâmes la tête pour faire face à l'une des plus belles femmes que la terre ait porté. J'avais fantasmé sur elle étant plus jeune, et que Blaise me pardonne, je fantasmais encore sur sa mère. Mais elle était aussi belle que dangereuse c'est pourquoi je détournais les yeux quand elle chercha à accrocher mon regard avec son air aguicheur.

-Mère, gronda Blaise en suivant son manège, je ne te permet pas.

Elle sembla revenir à la réalité en s'asseyant en face de nous et demanda à Blaise comment il allait et ce qu'il devenait. Il se contenta de la fixer avec une colère non feinte.

-Tu veux dire depuis que tu m'as abandonné ou depuis que je suis sorti d'Azkaban ?

Elle grimaça un peu et je dissimulais un sourire derrière ma coupe. Ce n'était pas mes affaires, je ne devais pas intervenir et encore moins rigoler.

-Pourquoi Monsieur Malfoy est-il là ? S'enquit-elle en éludant la question.

-Pourquoi voulais-tu me voir ?

Discussion de sourd. Mais elle n'était pas la « veuve noire » pour rien et j'étais certain qu'elle avait déjà la réponse à cette question.

-J'ai besoin que tu me rendes un service.

-Pour changer, soupira-t-il, quoi donc ?

-Je … suis mariée à un ministre depuis peu et il assure ma … totale liberté en Angleterre.

Oui, elle avait vendu son fils aux mangemorts bien qu'elle n'en fut pas une elle même et je suis certaine qu'elle avait participé à la cause. Après tout, elle aimait les hommes de pouvoirs et le Lord Noir ne s'entourait que d'hommes de pouvoirs. Alors je ne doutais pas une seconde qu'en fouillant un peu, on pouvait découvrir tout un tas de dossier croustillant sur elle sans parlé des décès … impromptus de ses 8 précédents maris.

-Et ? Demanda-t-il blasé.

-Il s'avère que j'ai mal calculé mon coup, dit-elle en fronçant les sourcils face à sa propre bêtise, il est gay, il se sert de moi pour tromper les médias.

Nous y voilà ! Quel bel exemple qu'une mère puisse offrir au monde ! Venir après l'avoir abandonné à l'âge de 16 ans pour lui demander de venir coucher avec son propre époux qui devait facilement avoir 40 ans de plus que lui pour le faire chanter.

-Et tu as besoin de moi pour le coincer pour assurer tes arrières avant de pouvoir le tuer tranquillement c'est ça ?

-Accepte un rendez-vous avec lui. Je lui ai parlé de toi, il est très enthousiasme à l'idée de te rencontrer.

-Et que je couche avec mon « beau père » ? Je suis presque sûr qu'on pourrait trouver une loi qui condamne ça.

Il allait refuser, c'est certain. A Poudlard, il faisait régulièrement ce genre de … petit service pour sa mère. Elle ne s'attendait visiblement pas à un refus.

-Ça ne te prendra qu'une nuit, après tu retourneras à ton petit train train quotidien.

-Non.

-Comment ça non ?

-Non comme Non. Tu n'as qu'à payer le premier venu pour coucher avec lui.

-C'est Malfoy qui t'a tourné la tête ?!

-Tu as perdu tout droit sur moi le jour où tu m'as abandonné, claqua-t-il sèchement. Insiste et je me ferais un plaisir de t'accompagner à Azkaban moi même. Il me suffit d'appeler Potter et l'affère est réglée.

Elle blêmit légèrement au nom du survivant et son visage se déforma sous la colère. Elle se leva d'un bon et pointa son doigt sur nous.

-Fais attention à toi Blaise. Tu ne sais pas avec qui tu joues.

-Toi non plus. Disparaît.

-Et bien, dis-je une fois qu'elle fut partit, c'était notre journée.

Pour fêter ça, je lui servis un verre de champagne et nous déjeunâmes en tête à tête. Nous rentrâmes ensuite et je fis des potions pour les vendre au marcher noir alors que Blaise allait voir ses veaux. Nous décidâmes d'un commun accord que ni l'un ni l'autre ne parlerions de ces rendez-vous à Seamus tant qu'il n'irait pas mieux. Je pensais à renouveler mon stock de potion de soins et de potion calmante et je travaillais ensuite une bonne partie de la nuit sur mes ébauches de potions conceptrices.

-Attrape moi des rats s'il te plait, demandais-je à Blaise alors qu'il revenait se doucher. Des mâles si possible.

-Tu veux vraiment m'empoisonner ? S'indigna-t-il en se déshabillant.

-Il faut croire, rigolais-je.

Il se plaignit beaucoup mais j'eus mes rats.

Le lendemain, je le passais dans mon labo et je pus commencer la formule de la potion contraceptive et cela me prit beaucoup de temps. Je fis une première ébauche jusqu'à 23h puis je l'essayai sur le rat porteur. Et j'eus un premier problème, les rats n'avaient aucune envie de se chevaucher. Donc je dus faire une potion de phéromones pour attirer le rat donner sur le rat porteur. Ce fut bien laborieux et ce n'est qu'à 2h du matin que je pus aller dormir.

J'eus malheureusement la désagréable surprise de trouver mon rat raide mort le lendemain. Bon heureusement que j'avais eut l'idée de prendre des cobayes sinon je crois bien que Blaise serait décédé à l'heure qu'il est. Je lui demandais finalement de m'attraper plein de rats et il se plaignit encore plus. Mais encore une fois il le fit, et je passais mon week-end dans le labo à travailler sur ma formule de potion conception. Je n'avais pas abandonné la potion Tue-Loup, loin de là, mais la nouvelle formule nécessitait un brassage de 3 semaines (la précédente était mieux mais pas encore efficace) et je la surveillais étroitement.

Les rats ne mourraient plus après 3 jours de travail. C'était déjà ça, mais il n'y avait pas de réaction. J'avais cruellement besoin de magie pour avancer. C'est pourquoi je dus me résoudre à rappeler Luna et Neville. Le lendemain, nous allions chez le psycomage et je leur demandai de passer à la maison pour avancer dans mon travail. Et Blaise avait besoin de voir Seamus, sans lui il était nerveux et agité et ça me rendait moi même nerveux.

Mais, chose rare depuis … bien trop longtemps pour que je puisse m'en souvenir, j'étais optimiste.