Bonjour à tous!

Je tombe de fatigue mais je m'ennuie et je ne peux pas encore dormir ... alors je poste un chapitre! Logique non?

itomie973: Bon je sais que tu m'as posté un commentaire au chapitre 1 ... mais si cette fiction te plaie, j'ai bon espoir que tu vois que je t'ai répondu au chapitre 18. Alors déjà ... sache que nous sommes voisins! Je viens du 971 ;) (même si je n'y suis plus actuellement). Voilà, c'était la petite information nulle du jour. Et sinon je suis vraiment contente que tu m'ais laissé un commentaire et que tu aimes cette fiction! Comme je reçois peu de commentaire sur celle-ci ... et bien chaque réaction est d'autant plus précieuse!

Bonne lecture,

Letki


-Bonjour messieurs, nous salua le psycomage. Etes-vous prêt ?

-Oui, répondit timidement Seamus.

-Tu veux que je te laisse seul ? Demandais-je tout de même en sachant que Blaise tournait comme un lion en cage dans le couloir.

-Oui s'il te plait.

Ça me contraria un peu mais je ne dis rien et je sortis. Blaise marchait dans le couloir et grognait presque à chaque fois que quelqu'un passait trop prêt de lui. Il terrorisait littéralement les infirmières. Une plus courageuse cependant s'approchait de lui avec une potion calmante.

-Laissez, dis-je en la voyant s'approcher à pas de loup.

Elle parut soulagée et elle me demanda tout de même de le calmer car ils avaient des patients très sensible dans ce service et qu'ils ne pourraient pas gérer des crises. Je lui promis d'arranger ça et je tirais Blaise sur un siège.

-Pourquoi tu n'es pas avec lui ? Demanda-t-il en braquant ses yeux dorés sur moi.

-Tu as pris ta potion Tue-Loup ?

-Non, avoua-t-il en grognant.

Je fronçais les sourcils et appelais Luna qui nous attendait dans la salle d'attente pour qu'elle dise à Neville d'aller lui prendre la potion. Je ne voulais pas que le loup revienne mais Blaise autant que lui avaient une sainte horreur d'étouffer l'animal avec la potion.

-Seamus ? Demanda-t-il en attrapant mon poignet.

-Il est avec le psycomage.

Un grondement sourd s'échappa de sa gorge et fit sursauter une infirmière qui amenait un patient en camisole. Celui-ci paniqua et commença à hurler. Je plaquais ma main sur la bouche de Blaise et j'expliquais patiemment au patient de ne pas s'inquiéter. Que Blaise était juste un gros chien tout câlin mais un peu grincheux. A force de lui parler, il finit par se calmer mais il regardait Blaise avec inquiétude. L'infirmière me remercia et donna une potion calmante à son patient avant de le guider lentement vers sa chambre. Je grondais Blaise ensuite mais il m'attrapa par les épaules et me secoua.

-Ça suffit Blaise ! M'énervais-je. Tu ne viendras plus si tu ne prends pas ta potion tu m'entends ?

Cela eut le mérite de le calmer et il se rassit calmement. Je voyais bien qu'il était mort d'inquiétude et que c'était seulement sa rationalité humaine qui faisait qu'il ne rentrait pas tout de suite dans la pièce.

-Arrête de te faire du soucis, c'est un médecin, lui rappelais-je.

-Pourquoi tu n'es pas resté ?

-Il ne voulait pas.

Il soupira et accepta la potion que Luna lui rapporta. Il la but d'une traite et posa sa tête sur mon épaule avant de fermer les yeux. Nous restâmes ainsi une bonne heure jusqu'à ce que la porte s'ouvre sur Seamus. Il avait le visage complètement défait et des traces de larmes encore fraiche. Je lui fis signe d'aller se laver le visage avant que je ne réveille Blaise mais cela ne trompa pas le métis. Il faillit aller voir le psycomage mais Seamus le rassura en venant s'asseoir sur ses genoux et en quémandant un câlin. Blaise ne se fit pas prier et referma ses bras autour de lui. J'attendis une petite minute de voir si tout allait bien avant d'aller voir le médecin.

-Vous avez frôler l'affrontement avec un loup-garou protecteur, dis-je en m'asseyant sur le fauteuil en poussant un soupire las.

-J'ai entendu, dit-il, c'est un métier à risques Je devrais demander des indemnités.

-Sûrement.

-Avant de commencer, dit-il après que nous ayons un peu rigolé, vous êtes le plus … rationnel des 3 visiblement et je préfère vous prévenir de l'avancement de pour que vous preniez des dispositions.

-Il y a un problème ?

-Il m'a enfin raconté ce qui lui est arrivé durant la guerre, me dit-il.

J'hochais la tête. Seamus m'avait raconté aussi. Il me dit cependant que Seamus lui avait donné des détails qu'il nous avait volontairement dissimulés et qu'il ne nous dira pas par respect du secret médical.

-Ce qu'on lui a fait , c'est quelque chose de … terrible et de très connus chez les psycomage. C'est du conditionnement par la torture.

-Comment ça ?

L'inquiétude me serra le cœur et je fus heureux que Blaise ne soit pas avec moi cette fois-ci.

-On lui a encré dans le crâne certain réflexe à avoir. Les patients qui ont vécu ce genre de torture ne recouvrent pas leur santé à 100%, c'est extrêmement délicat à traiter.

-Comment ça docteur ? Le pressais-je.

-C'est une méthode de torture. Je ne sais pas vraiment comment le lui dire mais on a fouillé dans son esprit et on lui a mis des images dans la tête. Le principe est très simple. Je vais vous donner un exemple qui vous aidera à comprendre. Quand vous dressez un chien, expliqua-t-il, vous lui offrez une friandise à chaque fois qu'il exécute bien un ordre. Il associe donc les mots à un plaisir et il obéit. Pour lui, c'est tout l'inverse. On a associé des idées, des images à la douleur. A chaque fois qu'il voyait un né-moldu ou simplement un ennemi, on le torturait et quand on lui implantait une idée concernant les mangemorts et la magie noire dans le crâne, on arrêtait sa souffrance. C'est une méthode connue dans certaine guerre pour créer des meurtriers, continua-t-il. On torturait des prisonniers puis quand ils étaient assez conditionnés, on les renvoyais dans leur camp et généralement ils faisaient un véritable massacre jusqu'à être maitrisé puis tué.

Je frissonnais.

-Vous en êtes certain ?

-Oui, me dit-il gravement. J'avais déjà des doutes mais ça c'est confirmer quand il m'a parlé de la legilimencie pratiqué sur lui et sa réaction face à ça. Il m'a parlé aussi de Belfast et du destin de son entreprise de pyrotechnie, tout est lié à mon avis. Inconsciemment, il a fournit l'arme nécessaire pour détruire ce qu'il associait à la souffrance, les moldus.

-Vous pourrez faire quelque chose ? Il ne supportera pas d'apprendre ça.

-Il faudrait m'autoriser à pratiquer la legilimencie sur lui et lui apprendre l'occlumentie. Mais je suis optimiste. La torture n'a pas été assez longue pour briser totalement son esprit, on peut le soigner. Il ne sera plus jamais le même, dit-il gravement, mais il ne sera plus un danger pour lui et son entourage.

Je grimaçais. Cela sous entendait qu'il devrait jouer avec l'esprit de Seamus. Il était déjà si fragile … mais si on ne faisait rien Seamus pourrait faire face à des nouvelles tragédies … non on devait prendre le risque. Seamus n'y survivrait pas et Blaise non plus.

-J'en parlerais à mes compagnons. On vous donnera la réponse la semaine prochaine.

-Essayez de ne pas trop hésiter. Son instabilité m'inquiète quelque peu.

-Bien entendu docteur.

-Maintenant à nous . Avez-vous réfléchi à ce que je vous avais dit la dernière fois ?

-Oui, répondis-je, mais je ne vois pas vraiment de quoi je pourrais avoir peur en particulier, mis à part de mon expérience en prison bien entendu.

-Le fait que vous fassiez toujours des crises de paniques signifie que vous êtes confronté à votre peur .

-Et bien… j'ai eu très peur pour Seamus, dis-je, et que Blaise me quitte aussi une fois. Mais ça c'est parce que Jean est mort.

-Oui, cela me semble évident que vous êtes dans une sorte de dépendance émotionnelle qui n'est pas à un seul sens. Je me suis permis de faire quelques recherches sur la nature de votre lien et il me semble que c'est normal mais que … ce sentiment est tout de même exacerbé par votre expérience en prison. Pour cela, je ne peux rien pour vous j'en ai bien peur.

-Je m'en doutais, soupirais-je.

-Mais j'aimerais faire un travail avec vous de lâcher prise.

-Comment ça ?

-Vous êtes … conditionné par votre éducation de sang pur , c'est normal. Mais cela entre en conflit avec ce que vous avez vécu. J'imagine que vous avez honte car vous vous dites « Un Malfoy ne doit jamais ou encore il n'est jamais arrivé dans toute l'histoire un tel affront à un Malfoy » ou un tas de truc du genre. Votre plus gros problème, c'est vous car vous vous en êtes sortit admirablement bien pour ce que vous avez vécu.

-Que … voulez-vous que je fasse ? Demandais-je en grimaçant.

-Parlez moi de votre relation avec vos compagnons, mais en commençant par vos rapports avant la prison. J'aimerais savoir comment se déroulaient vos anciennes relations.

Je lui dis alors que mes relations à Poudlard étaient presque inexistantes parce que j'étais extrêmement exigent et que je me réservais pour Astoria pour notre union sorcière. J'étais sortit avec quelques filles mais ça n'avait pas duré. Je n'avais pas eu de relations de plus de deux semaines durant ma scolarité et je faisais en sorte qu'il n'y ait aucune rumeur sur moi si bien que je n'avais couché qu'avec peu de filles. Niveau sentiment c'était le désert complet. Un Malfoy n'aime pas, il tolère. Et ce n'est qu'une fois marié qu'il peut s'autoriser ce genre de débordement affectif envers sa femme s'il lui plaisait. En réalité, seul les héritiers avaient l'amour des Malfoy, un amour inconditionné par contre.

-Et l'homosexualité ?

-Un Malfoy ne trempe jamais dans ce pain là, répliquais-je dans la seconde.

-Alors comment qualifier vos relations avec et ?

-C'est à cause du lien en premier lieu. Mais je ne suis pas gay. C'est la force de l'habitude. Si je le pouvais, je prendrais une femme.

-Alors pourquoi ne pas les avoir quitter si ce n'est digne d'un Malfoy.

-J'ai voulu quitter Blaise quand il est sortit de prison …

Je lui racontais alors mes sortis au bar, mes rencontres avec des femmes, la réaction de Blaise. Puis mon plan qui consistait à pousser Seamus dans ses bras et comment ça avait fini.

-Vous en êtes incapable. Ne me regardez pas ainsi, je ne fais qu'énoncer un fait. Et ceci est un de vos premiers soucis . Il vous faut accepter que vous n'entrez pas dans le moule. Il vous faut accepter que vous soyez qui vous êtes et que vous puissiez très bien vivre ainsi.

J'hochais la tête, la mâchoire serrée. Je ne cherchais pas à le contredire, je savais qu'il avait raison. Après tout j'étais venu ici pour qu'il m'aide alors j'allais faire ce qu'il me dirait.

-Alors nous allons effectuer un travail sur vous. Premièrement, je veux que vous exprimiez ouvertement votre affection pour vos compagnons et ceux-ci me feront un compte rendu de votre progression. N'enfouissez plus vos désirs et dites ouvertement ce que vous voulez.

Je grimaçais quand il dit qu'il prendrait Blaise et Seamus à témoin mais j'acquiesçais tout de même. Je n'avais aucune envie de faire ça mais … bon s'il disait que c'était bon pour moi, je devais me résoudre à le croire et faire ce qu'il disait.

-Ensuite, la deuxième chose que vous devez faire, continua-t-il, et là encore, je demanderais votre avancement à vos compagnons, c'est de leur montrer votre buste. Allez par étape, commencez par relever vos manches quelques minutes ou mettez des tissus transparents mais je veux que vous dépassiez ce sentiment de honte. Après vous ne devez pas vous sentir obliger de montrer vos cicatrices à tout le monde, mais au moins à ceux qui partage votre vie car cela ne vous diminue en rien et vous devez prendre conscience que ça fait partit de vous et que cela ne changera le regard d'aucun de vos proches. Prenez votre temps, je ne vous demande pas de résultats immédiat, mais ça vous libérera je vous l'assure.

Il allait me dire une troisième chose mais je l'arrêtai là. C'était déjà beaucoup pour moi, voir énorme. Je ne me sentais pas capable de leur montrer mes cicatrices. Il comprit et me conseilla de rester allonger 5 min avant de sortir pour ne pas inquiéter Blaise. J'attendis de me recomposer une expression totalement neutre et je rejoins ensuite mes compagnons avant de rentrer chez moi.

-Peux-tu aider Blaise à s'occuper du champ ? Demandais-je à Seamus.

Celui-ci accepta sans protester et ils sortirent sans attendre. Je pris le temps de servir une tasse de thé au couple qui nous accompagnait avant de les amener dans la serre. Je leur fis par des résultats de mes expériences sur les rats et ils m'écoutèrent attentivement. Luna prit ensuite sa baguette et lança un sort qui permit de scanner les entrailles du rat porteur.

-L'œuf est mort.

-Je m'en doutais, répondis-je dans un sifflement agacé.

-Recommence l'expérience pour qu'on voie ce qui a raté.

-Ça prendra du temps, dis-je en prenant un nouveau rat porteur dans un petit enclot que Blaise m'avait construit quelques jours plutôt.

-Ne t'en fais pas.

Je commençais par lui donner la potion conceptrice que je laissais faire effet. Je les invitais à jeter un œil sur la potion Tue-Loup en attendant. J'en discutais avec Neville qui avait de bonnes idées et je les confrontais avec les miennes en prenant des notes.

-J'ai fais des essais sur le sang de Blaise, leur expliquais-je, le gène du loup est en … frénésie constante et la potion Tue-Loup classique ralentit cette agitation. Le but est de le ralentir le plus possible et tenter de le stabiliser. La potion Tue-Loup de base la ralentit mais la frénésie revient rapidement à l'approche de la pleine lune pour être pratiquement inefficace le soir venue. Pour Blaise, c'est encore plus compliqué car il a une frénésie proche de celle de la pleine lune en permanence à cause de sa condition. La potion Tue-Loup n'est que peu efficace sur lui.

-Comment la ralentir encore plus ? Demanda Neville en lisant mes notes. Cette potion est déjà compliquée à l'état actuel …

-J'ai une idée … malheureusement je ne peux pas la mettre en pratique.

-Dit toujours.

-L'argent.

-Pardon ?! S'exclamèrent-ils.

-J'ai incorporé quelques gouttes d'argent liquide dans la potion et l'effet est spectaculaire sur le sang. La frénésie n'est plus qu'un mouvement uniformément varié. Là où il n'y avait qu'un désordre apparent et des molécules qui s'agitaient dans tous les sens, elles gagnent un ordre et une vitesse qui fluctue en fonction du cycle lunaire. Je sais, dis-je en voyant qu'il allait objecter, l'empoisonnement du sang et tous les effets secondaires du à l'utilisation de l'argent sur les loups. J'y ai songé c'est pourquoi j'ai abandonné cette solution mais … mais c'était la seule qui était vraiment efficace. Mais ça n'en vaut pas la peine si l'argent doit les tuer à petit feu.

-Je vais faire des recherches, me proposa Neville en observant le sang de la potion à l'argent avec un microscope. Ta découverte est … époustouflante ! Il y a surement un moyen de contourner ce problème. Dès que j'aurais des réponses je te dirais.

Nous retournâmes au rat quand les 2h d'attente (pour qu'un œuf soit créé à partir de l'ADN du porteur) furent passé et je lui administrai la potion de phéromone. Luna détourna les yeux pendant leur ébat mais n'omit pas de lancer le sort pour voir les entrailles du rat.

-L'œuf est ici, montra-t-elle en fronçant les sourcils alors qu'elle jetait un nouveau sort, niché dans son colon.

On attendit une dizaine de minute et la lumière qui enveloppait le rat vira au bleu. Nous observâmes encore le rat jusqu'à ce qu'il s'agite un peu et que la lumière s'éteigne.

-C'est bien ce que je pensais.

-Quoi donc ?

-L'environnement est hostile. C'est un miracle déjà que la fécondation ait pu avoir lieu mais pour ça, ta potion est réellement efficace, tu es un géni des potions Draco.

-Merci, la remerciais-je conforté dans mon égo.

-Comment as-tu fait pour que l'œuf soit formé exactement à cet endroit ?

-J'ai étudier des médicaments moldus qui agissent sur cet endroit en particulier en étant ingurgité par voix orales. J'ai simplement réutilisé la plus part des principes actifs.

-C'est brillant !

-Les garçons, nous rappela Luna, il te manque la partie principale Draco.

-Quoi donc ?

-Un bébé qui n'est pas né est comme un œuf pour une poule tu comprends. Il a besoin d'un ni douillet et chaud dans lequel grandir en sécurité. Penses-tu sincèrement qu'il peut vivre dans un endroit aussi … agressif que le colon ? Qu'il peut y vivre et grandir ?

-Je comptais l'enlever après la fécondation.

-Pour y faire quoi ?

-Le faire grandir dans un chaudron.

-Draco, soupira-t-elle en prenant soudainement ma main pour la poser sur son ventre joliment arrondit.

Je faillis me dérober mais elle appuya fermement ma main sur son ventre tendu et comme pour répondre à cette pression mal venue, je sentis un léger mouvement sous sa peau qui me fit sursauter. Aussitôt, Neville me poussa pour prendre ma place et sentir lui aussi sa fille bouger. Je les regardai alors un peu gêné d'être le témoin involontaire de ce moment privilégier et je finis par me retourner pour vaquer à mes occupations.

-C'est ton rôle de protéger ton bébé Draco, pas celui d'un chaudron. Et ce rôle commence dès la conception. Tu dois lui créer un petit ni douillet dans lequel il pourra grandir et s'épanouir dans ton corps le temps qu'il soit prêt à affronter le monde extérieur, comme le font les femmes, sinon il ne vivra pas plus longtemps que le permet les limites de la potion.

J'hochais enfin la tête, comprenant ce qu'elle cherchait à me transmettre et je le notais dans mon carnet : protéger mon bébé.