Bonjour à tous,

Je suis super contente d'avoir reçu 3 commentaires sur le chapitre précédent car c'est plutôt rare et je commençais sérieusement à désespérer. Mais ils sont là Youpi! Et j'espère que ce chapitre, riche en évènement vous plaira et vous motivera pour me laisser vos impressions.

espe29: Je pense que beaucoup de gens étaient septiques au début mdr. Elle mériterait peut-être à terme une petite réécriture des trois premiers chapitres. Je l'ignore. Mais bon, je suis contente que la suite te plaise.

Draconis86: C'est le duo Draco Blaise que je trouve comique :) mais c'est vrai qu'ils ont du progrès à faire et encore dans ce chapitre, tu verras que tout n'est pas gagné.

fan de fiction: Merci beaucoup :) ça me fait grave plaisir.

Bonne lecture,
Letki


Je repensais aux instructions du psycomage mais c'était extrêmement compliqué à mettre en œuvre. Pour commencer, je renvoyais Seamus chez Neville, il semblait aller mieux chez eux. Je me retrouvais donc avec Blaise et comme une mauvaise coïncidence, il me demanda de me raconter mon entrevu chez le psycomage une fois que nos visiteurs furent partis. Je dus me résoudre à lui dire la vérité et il n'insista pas, se doutant sans doute que ce n'était pas évident pour moi. Et je dois avouer que je ne fis pas beaucoup d'effort pendant la semaine qui suivit car je me plongeais entièrement dans le travail. J'étudiais la gynécologie et tout ce qui se rapportait à la grossesse et je compris que Luna avait eut raison. Je devais tout reprendre depuis le début, ce qui bien entendu ne m'enchanta pas. Neville ne me donna pas de nouvelle pour la potion Tue-Loup non plus.

-Prend un bain avec moi, proposa Blaise, nous mettrons de la mousse.

J'acceptais à contrecœur je dois l'avouer et j'insistai tout de même pour me déshabiller entièrement seul et pour entrer dans le bain avant lui. Je mis beaucoup de mousse pour dissimuler mon torse et je déployais mes cheveux sur mes épaules. Je savais que c'était ridicule, Blaise m'avait déjà vu entièrement nu un bon nombre de fois mais je n'arrêtais pas de me dire que c'était toujours dans des circonstances qui le nécessitaient … pas pour … le plaisir d'être ensemble.

-Entre, soupirais-je après une dizaine de minutes.

Il entra silencieusement et se dévêtît tout aussi discrètement avant de se glisser dans mon dos. Devrais-je lui dire que sa manière de toujours chercher à dominer, même inconsciemment, me tapait sur les nerfs ?

J'allais ouvrir la bouche mais je me retins quand il passa ses bras sombres autour de ma taille et qu'il plaqua mon dos contre son torse. Je fus surpris de ne sentir aucune résistance dans son bas ventre alors que ça faisait plus d'un mois que nous n'avions strictement rien fait et je dois avouer que ça me détendit. C'était un moment de détente, juste ça, il ne chercherait pas à voir mon corps. Il tendit le bras par dessus mon épaule et se saisit d'une lotion capillaire qu'il étala généreusement dans mes cheveux blonds avant de masser mon cuire chevelus et glisser ses doigts entre les longues mèches argentées. Il fit ça un long moment, jusqu'à ce que le massage commence à me détendre et que je finisse par appuyer ma tête contre le mur et que fermer les yeux. Là, ses mains quittèrent mes cheveux et je restais immobile jusqu'à ce que je sente de nouveau ses mains sur mon corps, dans mon dos. Je me tendis immédiatement.

-Il y a la mousse, chuchota-t-il comme pour ne pas briser ce moment, je ne vois rien.

Je jetais tout de même un coup d'œil par dessus mon épaule pour voir s'il me mentait mais il avait raison. La mousse m'arrivait pratiquement jusqu'au cou. Je n'arrivais pas à me détendre cependant mais il s'obstina. Il passa sa main sur ma peau sans aucune pudeur et retraça chaque cicatrice du bout des doigts. Je bondis quand ses doigts heurtèrent la peau disgracieuse à l'endroit où le mot « rat » avait été inscrit dans ma chaire avec un clou. Il me retint par la taille pour m'empêcher de m'éloigner de lui et remonta ses mains sur mes épaules avant de recommencer le même manège en descendant lentement le long de mon dos. Je me crispais chaque fois qu'il atteignait cette cicatrice en particulier, j'avais l'impression de souffrir quand il l'effleurait et la panique me gagnait. C'était une sensation désagréable.

-Ne bouge pas Draco, je ne vois rien, me chuchota-t-il au creux de l'oreille en massant mes épaules une troisième fois.

-Ne me touche pas, lui ordonnais-je.

Il retira ses mains de mes épaules et je n'eus pas le temps de me réjouir qu'il saisit mon poignet et tira mon bras dans mon dos. Je basculais un peu en arrière et mes omoplates virent heurter ses pectoraux. Je levai mes yeux vers lui et il pencha sa tête vers moi, me fixant simplement de ses yeux jeunes.

-Tu n'es pas prêt, conclu-t-il.

Je ne pouvais décemment pas le contredire.

-Parle au docteur de ces cicatrices en particulier.

Il sous entendait celles que je ne supportaient pas qu'il touche. J'hochais la tête et voulus récupérer mon bras mais il ne fut pas de cet avis. Il tira sur mon poignet et posa ma paume ouverte sur son imposante érection. Je sursautais.

-Tu es beau Draco, n'en doute pas, dit-il pour répondre à ma question muette.

Ainsi donc, toucher la preuve de ma disgrâce ne l'avait pas rebuté ? Cette pensée me laissa perplexe et je fronçais les sourcils. Il me redressa et me tourna face à lui en veillant à ramener toute la mousse disponible vers moi pour ne pas voir mon corps. Je l'en remerciai d'un regard et il comprit.

-Je n'ai pas besoin de te regarder pour te désirer Draco, me dit-il, je veux que tu reprennes confiance en toi. Que nous puissions faire l'amour dans le plus simple appareil. Cela fait plus d'un an que je n'ai pas vu ton torse…

Je n'aimais pas parler de sexe, ça me mettait mal à l'aise. Je détournais la tête et il me dit qu'il souhaitait que je dorme nu avec lui le temps du voyage de ma mère pour me réhabituer. Je refusais mais il insista en me disant que c'était l'une des consignes du médecin. Je soupirais profondément et je lui dis que j'essayerai. Il prit ensuite mes mains et les posèrent sans aucune pudeur sur son phallus en manque d'attention. Je me plaignis lui disant qu'il n'était qu'un sal petit obsédé et il rigola. Il me dit que c'était de ma faute, que toucher la peau de mon buste qu'il n'avait pu qu'imaginer pendant un an l'avait plus émoustillé qu'il ne l'aurait voulu.

-Tu me fais confiance ?

-Non, répondis-je du tac au tac.

-Lève toi, écarte les jambes et penche toi contre le mur, ordonna-t-il alors.

Je refusais catégoriquement, me tournant dos à lui. Il me dit qu'il y avait du travail et qu'il brulait sans doute des étapes. Il sortit de l'eau et me demanda de le rejoindre dans la chambre avec un peignoir. J'attendis un peu puis sorti, me séchai et enfilai un peignoir. Je gagnais la chambre et j'eus la … surprise de trouver Blaise, totalement nu, allongé dans notre lit, les yeux bandés.

-Mais qu'est-ce que tu fais ? Le questionnais-je en restant sur le pas de la porte.

-Vient, dit-il, enlève ton peignoir, je ne peux pas te voir. Fais ce que tu veux.

L'invitation était des plus alléchantes et la situation des plus bizarres. Je tournais donc autour du lit en attendant de savoir quelle attitude adopter mais c'était sans compter sur l'ouïe développée des loups. Même en marchant silencieusement, il suivait mes mouvements en tournant sa tête dans ma direction. Je vis avec fascination son désir se regonfler furieusement face à ce petit jeu et il finit par grogner de frustration. Goutant enfin à un sentiment de domination depuis trop longtemps absent, je détachai mon peignoir et retirai la ceinture des passants et avec celle-ci, je nouai les poignets de Blaise à la tête de lit.

-Dommage que Seamus ne soit pas là pour voir ça, soufflais-je en dévorant du regard le corps athlétique offert à ma vue.

-Tu ne pourras rien faire ainsi, dit-il avec un petit sourire moqueur, tu auras besoin que je donne le rythme.

-Qui te dis que ce n'est pas moi qui le donnerai ? Demandais-je en recommençant à tourner autour du lit.

Il grogna pour toute réponse et je dus me résigner. Blaise ne se laissera plus prendre. Quel gâchis !

-Dépêche toi, ordonna-t-il soudainement, à moins que tu ais besoin que je t'indique quoi faire.

Face à son insolence, je saisis sa verge à pleine main et je serrais. Il ravala la remarque moqueuse qu'il allait sortir et son corps s'arqua d'une façon délicieuse sur les draps maintenant défaits. Subjugué par ce spectacle, je commençais à le caresser du bout des doigts. Lorsque je chatouillais ses côtes, un grondement sourd s'échappait de sa gorge et sa verge tressautait, si je retraçais ses abdos avec mes doigts, sa peau se couvrait de chair de poule, si je mordillais ses oreilles, il tirait sur les liens de ses poignets et si je laissais glisser mes cheveux le long de son corps pour le chatouiller, il étirait son cou pour quémander un baiser. C'était un spectacle merveilleux. Et le fait de le voir ainsi, totalement offert et à ma merci vrillait mon bas ventre d'une sensation délicieuse. J'étais excité comme rarement je ne l'avais été et le petit jeu de frustration auquel je jouais me tourmentait autant que lui.

-Touche moi, me demanda-t-il d'une voix suppliante.

Je baissais enfin les yeux sur son phallus dressé sur son ventre et je pus constater qu'il était déjà bien humide de liquide pré séminal. Pris d'une envie simplette, je posais mon indexe sur la fente et j'appuyais doucement. Cela lui arracha un soupire qui me fit sourire bêtement.

-Détache moi.

-Non.

-Tu n'y arriveras pas tout seul.

-Qui te dis ça ?

-Tu n'as jamais fait ça en 6 ans Draco, répondit-il sur le ton de l'évidence.

Je me vexais et fouillais dans la table de chevet pour en sortir un tube de lubrifiant. J'enduisis généreusement sa verge que je cajolai évasivement pour le frustrer un peu plus pendant que je me préparais, je dois l'avouer, timidement (je n'avais jamais fait ça, je trouvais que c'était … dégradant et dégoutant), et je ne m'attardais pas en voyant Blaise se tordre sur les draps. Je le chevauchai pour le tenir en place et il se figea sur place.

-Détache moi, haleta-t-il sous l'appréhension.

-Non.

C'était jouissif tout ce pouvoir. J'adorais. Il avait eut une excellente idée et je comptais bien la réutiliser. Mais je voulais plus, alors je me contentai de redresser sa verge avec ma main pendant que je me positionnais. Là, j'ondulais avec mes hanches à l'image des filles (Blaise m'avait appris ça pour satisfaire Jean mais je ne le faisais jamais, c'était trop … mais là il ne pouvait pas me voir alors je pouvais me le permettre) et frottai son phallus contre l'arrête de mes fesses. Il cessa de respirer pendant un moment avant de grogner. Je posais mes mains à plat sur son torse pour me donner un appuie et je n'oubliai pas de changer de rythme pour le rendre fou.

-Je te promet que si j'arrive à me détacher tu ne pourr-

Je savais qu'il pouvait se détacher s'il le voulait mais il me laisser jouer et j'appréciais sincèrement le geste. Je le coupais au milieu de sa phrase en m'empalant lentement sur sa verge. Je ne m'étais pas assez préparé et le fait que nous n'ayons pas eut ce genre d'activité depuis bientôt un mois n'aida pas. La sensation d'écartèlement fut terrible et la position des plus inconfortable. Seul le profond gémissement (indécent) de Blaise me donna le courage de continuer.

-Doucement, me souffla-t-il en tentant de retenir les trémolos du plaisir qui hachaient sa voix.

-Je n'ai pas besoin de conseil, dis-je de mauvaise fois.

Je réussis au prix d'un grand effort à m'asseoir totalement sur ses hanches, sentant sa verge écarter mes chairs et remuer le plaisir dans mes entrailles. Il se forçait à rester immobile mais chacun de ses halètements faisait vibrer mon corps délicieusement. Cependant la douleur était trop vive, je ne pouvais pas bouger. Je craignais que mes fesses se déchirent au moindre geste déplacé.

-Draco, se plaignit-il, tu fais ou tu fais pas ?

-La ferme, claquais-je, ou je te bâillonne la bouche la prochaine fois.

Je me redressai lentement pour tester les limites de l'élasticité de mon majestueux fessier avant de me rebaisser tout aussi lentement. Blaise poussa des plaintes inarticulées à chaque fois et tira encore sur ses liens. Prenant un peu confiance en moi, je me redressai un peu plus franchement, sentant sa verge glisser hors de moi avec plus ou moins de facilité.

-Tu me rends fou.

Je ravalais mon sourire victorieux quand les hanches de Blaise vinrent à moi faisant un bruit dégoutant de peau qui claque. Mon souffle se coupa en sentant l'intrusion violente qui fut accompagné d'un rire victorieux de Blaise. Il ne me laissa pas le temps de m'habituer qu'il s'abaissa pour revenir tout aussi rapidement. Je me pliais en deux, m'allongeant à moitié sur son torse, incapable de supporter la pression dans mon ventre. Les décharges que provoquait chaque aller engourdissaient mes membres et me rendaient faible. J'haletais comme un fou, incapable de retrouver un rythme constant. Il me pilonnait sans faillir et je sentais les muscles de son ventre jouer sous sa peau à chaque mouvement.

-Je t'avais dit que tu n'y arriverais pas, souffla-t-il contre mon oreille.

-Tu ne m'as pas laisser faire, répondis-je en mordant son cou en guise de punition.

Il s'arrêta brusquement et je pus reprendre mon souffle. La sensation de fourmillement me quitta lentement et je pus me redresser. Il avait le visage tourné vers moi même s'il ne me voyait pas. Je passais mes doigts sur le bandeau avant de prendre un rythme langoureux et volontairement lent. Je faisais rouler mes hanches sur sa taille et il poussait un gémissement rocailleux à chaque mouvement. Je me concentrais tellement pour pouvoir lui arracher des gémissements de soupire que je ne vis pas qu'il avait détaché ses mains. Il me saisit par la taille et je poussais un petit couinement de surprise alors qu'il reprenait son rythme rapide en y ajoutant mes roulements de hanches. J'étais incapable de bouger, il me faisait perdre la tête. Le plaisir était trop intense.

-Tiens toi, m'ordonna-t-il en sentant mes ongles le griffer.

Je me jetais presque sur ses épaules pour me retenir à quelque chose de solide et je regrettais presque lorsque je sentis presque avec plus d'intensité son pénis venir frapper au fond de moi. Il referma ses bras autour de moi et me serra fort à me faire mal en continuant. Je jouis si violemment que ma vue se voila pendant quelques secondes. Il continua ce qui me parut être de longues minutes avant de venir aussi. Je restais allongé sur son torse, appréciant la légère caresse de sa peau sur mon dos. J'étais bien.

-Tu vois, me chuchota-t-il en me poussant sur le côté. Tu as besoin de moi.

Je grimaçais quand il sortit de moi et je sentis sa semence couler entre mes cuisses. Il remonta les draps sur moi et retira son bandeau. Puis il prit un mouchoir dans la table de chevet et me nettoya consciencieusement. Je n'avais jamais compris pourquoi Jean et lui se faisaient un devoir de faire ça, même quand j'allais prendre une douche dans la seconde.

-Tu ne m'as pas laissé faire, répondis-je d'une voix lasse en amorçant ma sortit vers la douche drapé du drap.

-Tu me rendais fou.

Il me retint contre son torse et caressa mes cheveux d'une main et mon dos de l'eau. Je calai ma tête dans le creux de son cou, me laissant bercer par ses caresses et il me dit au moment ou mon corps devenait mou et que je m'endormais, au chaud dans ses bras et sous les draps, qu'il avait pu toucher mon torse et mes bras. C'est vrai, je n'y avais pas pensé depuis tout à l'heure. Peut-être que Blaise pourrait me guérir finalement. Il fallait simplement que je m'en remette à lui.

-Racontez-moi votre semaine, demanda le psycomage une fois que nous fûmes tous les trois assis dans son bureau le lundi matin comme à notre habitude.

-Et bien, commença Seamus, j'ai recommencé à préparer des potions et j'ai repris la pyrotechnie, mais je ne suis pas très doué pour les potions. J'aide aussi Luna à préparer l'arrivée du bébé pendant que Neville travaille à Poudlard, c'est très prenant.

-Tu as un talent naturel la pyrotechnie, le complimenta Blaise avec conviction.

-Je ne peux que vous encourager à continuer, répondit le psycomage en ignorant le rougissement de gêne du rouquin face au regard appuyé (peut-être même déplacé) du loup-garou. Reprenez vos habitudes et ne vous privez pas d'exercer votre passion. Avez vous réfléchies à ce que je vous ai demandé à la dernière fois ?

-Oui, répondit l'irlandais en sortant de ses poches des fioles transparentes contenant des filaments argentées (ses souvenirs surement).

-Je vous rappel que ceux-ci resterons privés et je ne les consulterais qu'en votre présence et avec votre accord.

Seamus hocha la tête mais le frémissement de sa lèvre inférieure ne passa pas inaperçu, je sentais son malaise aussi surement que si c'était le mien. Je passai donc ma main dans son dos pour lui démontrer du soutient et il m'en remercia du regard.

-Et vous ? Me demanda-t-il soudainement.

-Ça va, répondis-je succinctement.

-Il faudrait que vous discutiez avec lui de ses cicatrices, enchaina Blaise en me lançant un regard lourd de sens, on a essayé de mettre vos recommandations en pratique mais je suis incapable de les effleurer sans qu'il ne me repousse et je ne peux toujours pas regarder son torse. Par contre, il a tendance à se détendre pendant le sexe, j'ai pu le toucher mais j'avais les yeux bander et une fois fini j'ai du retirer mes mains tout de suite.

Oh je vais le tuer ! De quel droit ce misérable dévoile-t-il ma vie sexuelle à un parfait inconnue ?! Je lui lançais un regard assassin et je claquais sèchement qu'il dormirait dehors ce soir. Seamus ne savait lui même plus où se mettre et quel côté défendre. Il reprocha à Blaise d'être trop cru mais en même temps il me dit que j'étais trop dur avec lui. J'allais continuer à me plaindre avec sons et gesticulation mais Blaise me lança un regard qui me fit froid dans le dos. Inconsciemment je me ratatinais sur ma chaise et je me rapprochais de Seamus. Je détestais voir ses yeux se confondre avec ceux de la bête. Et je détestais encore plus m'écraser ainsi devant témoin.

-Il n'a montré aucun signe d'affection par contre, termina-t-il en se retournant vers le psycomage.

-Je vois. Exceptionnellement j'aimerais que vous restiez durant cette séance. Je crois que votre cas messieurs, nécessite une thérapie de groupe. Nous commencerons comme toujours avec .

Ils acquiescèrent et le médecin commença à lui parler de ses rêves. Blaise et moi n'étions que de simple spectateur jusque là. Il avait été profondément marqué par la guerre, comme nous tous, mais il avait une résistance à la douleur pitoyable. Il aurait pu perdre la raison durant les heures de tortures qu'il a subit. Mais il y avait quelque chose qui me chiffonnait. Il avait l'air bien jusqu'à présent, enfin jusqu'à ce que Granger l'ouvre, puis son état c'est dégradé de jour en jour. Qu'est-ce qu'elle a bien pu dire qui l'ait bouleversé à ce point ?

-Pourquoi cela vous perturbe-t-il soudainement ? Demanda le psycomage.

-Pardon ? S'inquiéta Seamus.

-De ce que j'ai noté dans mes rapports sur nos discussions, expliqua le psy, vous n'aviez aucun trouble du comportement ni de dépression entre votre sortie de l'hôpital et Belfast et entre Belfast et jusqu'à il y a deux mois. Il y a forcément un déclencheur.

Je vis Seamus cligner des yeux et chercher la réponse sur nos visages. Il semblait totalement perdu et moi j'étais perplexe. Le psycomage venait de soulever un point important qui titillait mon esprit depuis déjà un moment.

-Je crois que la réponse se trouve dans vos souvenirs. Permettez vous que je les consulte ?

Il me regarda puis tourna sa tête vers Blaise comme s'il cherchait une réponse. Je ne réagis pas mais Blaise hocha positivement la tête. Là, le psycomage fit venir à lui une pensine et demanda à Seamus de poser sa baguette sur la table bien en évidence.

-Moi et moi seul y assisterait dans un cadre purement médical, le prévint le psycomage pour rassurer Seamus. J'essayerais de vous faire un résumer de mes conclusions au plus vite.

-Faites donc, le pressais-je en glissant ma main dans celle de Seamus.

Il pris les deux bords de la pensine dans ses mains et plongea sa tête dedans. Cela dura presque une heure, une heure d'angoisse pour Seamus que ni Blaise ni moi n'arrivions à soulager. Il n'arrivait pas à se détendre en imaginant ce que le psycomage voyait dans ses souvenirs. Je lui parlais alors de la potion Tue-Loup pour lui changer les idées. Il me dit alors qu'il aidait Neville dans ses recherches même s'il ne lui était pas d'une très grande aide. Blaise lui parla alors de ses veaux qui grandissaient bien. J'affichai un air dégouté qui fit rigoler Seamus. Je ne comprenais pas comment Blaise pouvait se plaire à travailler comme un vulgaire moldu. C'était humiliant à un point ! J'étais heureux de pouvoir encore faire mes potions sinon je serais surement mort de dépression. Il ne fallait pas pousser l'humiliation trop loin. Enfin … j'étais en « couple » avec 2 hommes, c'était déjà une tard pour un Malfoy (même ma mère avait du mal avec ça), et l'un était un hybride et l'autre un sang-mêlé, et je ne pouvais pas me risquer à utiliser la magie sans que le ministère n'en soit alerté et m'envoie à Azkaban… non j'avais touché le fond.

Je pris mon visage entre mes mains en me disant que j'étais la honte de la lignée et qu'elle s'éteindra sur mon échec. Quel fils indigne je fais ! Non, je ne pouvais pas accepter ça, je devais contacter Astoria, tant pis pour Blaise et ses instincts à la con, je ne pouvais pas accepter ça. Je ne voulais pas vivre dans la disgrâce. Je restais prostrée sur la chaise pendant ce qui me sembla être de longues minutes jusqu'à ce que je me redresse en rejetant mes cheveux en arrière. J'étais las.

-A quoi pensais-tu ? Me demanda Blaise.

-Que ma vie est un échec constant, répondis-je d'une voix fatiguée.

-Tu as toujours une vision romantique de notre vie de couple, ironisa le métis en me lançant un regard ennuyé.

-Tu es un hybride et Seamus un sang-mêlé, lui fis-je remarquer. Et vous êtes des hommes.

Il eut un air de bête traquée alors que son visage se décomposait. Seamus eut un mouvement de recul avant qu'un air effrayé ne se peigne sur son visage. Blaise se leva lentement et se mit entre nous, comme s'il tenait à protéger Seamus en faisant rempart de son corps. Comment étais-je censé le prendre ?

-On est une honte n'est-ce pas ? Tu ne nous assume pas, déclara Blaise.

Je savais que j'aurais du me taire bien plus tôt et que je pouvais encore le faire mais je n'y arrivais pas. Il fallait que ça sorte et les mots coulaient hors de ma bouche sans même que je puisse y penser. C'était simplement ce que je ressentais et je le disais.

-As-tu déjà vu un Malfoy avec un hybride ? Ou un sang-mêlé ? Même avec un homme ? Répondis-je sur le ton de l'évidence.

-Les Malfoy étaient à la limite de la consanguinité, cracha-t-il alors que la colère remplaçait la tristesse sur les trais de son visage, toutes les familles de sang pures sont cousines et toi tu penses que la solution c'est de rester entre nous ? Une génération de plus et tu nous aurais donner un petit Cracmol, ou mieux un fou ou un diforme !

-Tu n'en fais plus partit, lui fis-je remarquer.

La gifle partit si vite que je n'eus pas le temps de réagir. Blaise ne contrôlait pas sa force si bien que je basculais en arrière sous la violence du coup et que mon coccyx vint s'écraser douloureusement sur le sol alors qu'une douleur sourde s'étalait dans la moitié droite de mon visage. Je restais assis, la bouche ouverte complètement ébahis alors que Blaise soufflait bruyamment au dessus de moi. J'étais incapable de bouger, Blaise venait de me frapper. Je revins à moi quand j'étendis un craquement sonore retentir dans la pièce. Un air apeuré se peignit alors sur mon visage quand je vis Seamus sauter sur sa baguette avec un air terrifié. Je n'avais pas rêvé. Blaise était si en colère que la bête prenait le pas sur l'homme.

-Seamus, soufflais-je de peur que le son de ma voix énerve un peu plus la bête, fais nous transplaner.

Il ne réagit pas, la peur le tétanisait. Je tressaillis quand Blaise tomba à genoux lorsqu'un nouveau craquement sinistre envahi la pièce.

-Seamus, le suppliais-je, tu as le temps.

Il hésita une fraction de seconde, jetant un coup d'œil au corps mou du médecin, inconscient du drame qui se déroulait dans son cabinet. Un gémissement de douleur réveilla enfin Seamus qui me rejoint en deux enjambées et attrapa mon bras et le col de Blaise. Dans un craquement sonore, nous transplanâmes au milieu de mon salon. J'étais rassuré de voir Blaise ici mais j'étais inquiet. J'effleurais l'idée de l'abandonner là et de m'enfuir avec Seamus avant de renoncer. Blaise ne c'était jamais transformé ici. J'avais peur que sous le coup de la colère, qu'il ne se dirige vers la ville. Même si je ne pourrais rien faire pour l'en empêcher, je pourrais au moins prévenir les autorités par cheminette.

-Va-t-en, ordonnais-je à Seamus.

Mon cœur se serra quand je vis qu'il n'hésita pas à m'abandonner à mon sort. Je ne pris pas le temps de tergiverser quand Blaise commença à haleter bruyamment et je courus me barricader dans ma chambre, oubliant la cheminée, après avoir fait un crochet par la cuisine pour prendre un couteau de cuisine et de l'argenterie. Je déplaçais la lourde armoire en bois massif (je ne sais pas comment mais l'adrénaline donne de la force) et je la mis devant la porte, puis je déplaçais également le lit et je fermais la fenêtre devant laquelle j'empilais les tables de nuits et autres meubles. Je savais que Blaise sentirait mon odeur, il me chercherait et ça devrait l'empêcher d'aller en ville mais j'avais peur, si peur. Je m'assis dans un coin de la pièce, tenant fermement mon couteau à deux mains et je débutais ma longue attente.