Bonjour à tous,

On continue dans la guérison laborieuse mais avec des progrès significatifs et l'apparition d'un personnage qui sera présent pour la suite :). D'ailleurs, depuis que je l'ai mis en scène dans cette fiction, ma meilleure amie (et principale cliente) n'arrête pas de me harcelé pour qu'il ait un bon avenir entre mes mains (je suis rarement tendre avec mes personnages). Vous n'imaginez pas le nombre de menaces que j'ai essuyé par rapport à lui! Et je ne sais pas pourquoi diable elle c'est attaché à lui plutôt qu'à Draco, Seamus ou quelqu'un d'autre. Si jamais vous avez la réponse, je suis toute ouïe.

Paprika Star: Alors moi aussi j'aime bien leur nid et je me dis que ça pourrait être devenir une idée à concrétiser. Mais je pense qu'il faut rester raisonnable U_U". A moins de mettre le prie dans la qualité (épaisseur) des coussins ou autre, ça doit être extrêmement inconfortable au quotidien.
C'est vrai que la première transformation de Draco a été plutôt tranquille. Mais contrairement à Blaise, lui n'a aucun contrôle, alors ne pas savoir et ne pas avoir vu est rassurant pour lui quelque part. Mettez un miroir sous son nez lors de la transformation et ça se passera sûrement beaucoup moins bien.

Berenice 05: Ton commentaire m'a fait extrêmement plaisir. J'ai ressenti beaucoup de fierté face à ce que tu as dit, ça m'a donné l'impression de pas être partie trop dans tous les sens (et dieu seul sait que je le fais), surtout que c'était un chapitre difficile. Que dire de plus à part que j'espère que la suite ne te décevra pas.

*Dans ce chapitre, je parle à un moment de "l'herbe à fer". Il s'agit d'une herbe, mauvaise herbe d'ailleurs qui pousse chez mon grand-père en Guadeloupe et qui a un goût très fort que j'utilisais parfois à la place de la menthe dans certain plat (ça n'a pas du tout le même goût mais en therme d'intensité, on est équivalent). Bref, ça n'a pas de propriétés exceptionnelles (à ma connaissance) contrairement à ce que Neville dit et c'est une liberté prise par la magie de la fanfiction.

Sur ce, bonne lecture,
Letki


Je prenais mon temps pour me remettre mais je réapprenais lentement mais sûrement à vivre et à m'accepter tel que j'étais (ce n'était pas une mince affaire vu toute la bonne volonté que j'y mettais). Seamus ne me quittait plus. Entre Blaise et moi c'était encore tendu, je ne lui permettais pas de me toucher trop, juste de s'allonger près de nous à l'heure du sommeil. Mais il ne se plaignait jamais.

Seamus était là pour aplanir les choses entre nous. Merci Merlin car j'avais découvert le lendemain de la pleine lune les effets de la lycanthropie sur moi et un effet qui ne me plaisait pas du tout. J'étais totalement soumis à la volonté de Blaise. Il suffisait qu'il ordonne quelque chose pour que j'obéisse. Il avait usé de ça pour me forcer à manger et il le faisait maintenant trois fois par jour à l'heure des repas et je ne pouvais m'y soustraire. Il suffisait qu'il me regarde pour que je courbe l'échine. J'avais développé un besoin incessant de montrer ma nuque à Blaise dès qu'il venait ce coucher avec nous (c'était la seul fois où nous avions un quelconque contact). Là, il la caressait tendrement avant de me laisser encore.

Et ça me frustrait de ne rien pouvoir y faire. C'était mon instinct et mon instinct me donnait envi de vomir, surtout quand Seamus me disait qu'il trouvait ça trop mignon.

J'étais toujours aussi faible et toujours aussi dépressif mais je n'avais pas fait de nouvelle tentative de suicide depuis la dernière fois. Je passais le plus clair de mon temps allongé à regarder le plafond, à me morfondre et à méditer. Seamus restait couché à côté de moi, il me parlait. Il me dit que le ventre de Luna était énorme maintenant qu'elle était au troisième trimestre de grossesse. Ils avaient enfin fini la chambre du bébé et Neville pensait prendre des congés fin Octobre. Il me décrivit la chambre du bébé et tout ce qu'il avait fait comme travaux, il me dit également qu'il les avait aidé à choisir un prénom. L'enfant s'appellerait Aurore Longdubas.

-Je voulais des enfants, lui dis-je pendant qu'il tressait mes cheveux pour s'occuper.

J'avais la tête poser sur ses genoux. Il m'avait brossé les cheveux pendant de longues minutes avant de commencer à jouer avec. Nous avions manger il y a peu de temps et le reste de soupe aux légumes à peine entamé refroidissait encore sur le côté. Je peinais à m'alimenter mais je faisais un effort.

-On en aura, me dit-il alors avec un sourire enjoué, un, deux même trois. Autant que tu veux.

-Tu voudrais ? Lui demandais-je en fermant les yeux en essayant de m'imaginer la scène.

-J'en voulais, mais j'avais abandonné l'idée avec … mon problème. Tu sais je suis un sang mêlé et avec ce que m'avait dit le psycomage, j'avais peur à l'idée de tuer mes propres enfants ...

-Je comprends.

-Mais quand tu iras mieux on pourra adopter autant qu'on voudra.

Adopter ? Je voulais mon bébé à moi. Mais ça n'avait plus vraiment d'importance maintenant que j'étais un hybride. Il valait sûrement mieux adopter pour éviter cette peine à nos enfants, que d'être des monstres. Ma mère n'aura finalement jamais de petits enfants à choyer.

-Remet toi juste pour l'instant, me dit-il en me caressant les cheveux quand il vit mon expression s'assombrir progressivement. Rien ne presse.

Le lendemain, je mis le pieds hors de ma chambre pour la première fois depuis un long mois (je ne compte pas la pleine lune, ce n'était pas moi mais la chose). Je pris un bain, tout seul et je m'habillais de mon éternelle tee-shirt à manche longue et d'un pantalon de toile vert. Je me regardais ensuite dans le miroir, une brosse à cheveux à la main et je me trouvais ridicule mais j'ignorais pourquoi. Soupirant, je fis un chignon avec mes cheveux et je me rasais. Je me sentis mieux après ça, je n'avais pas l'habitude d'avoir de la barbe et honnêtement ça ne m'allait pas. Je pris mon temps pour refaire ma toilette comme j'avais l'habitude de la faire avant. Faire des gestes précis me détendait et me permettait de retrouver mon calme. Je sortis de la salle de bain après une bonne heure et je regagnais ma chambre. Je fus surpris de la trouver vide et propre. Les draps de notre « nid » avaient été changé et avait maintenant une dominante grise mais c'était toujours un joli fouillis douillet. Je sortis de la chambre, surpris de n'y trouver personne et je descendis les escaliers prudemment, me méfiant de mes jambes encore un peu tremblantes. Je pénétrais dans le salon et eus un mouvement de recul en entendant le vacarme et en voyant le monde. En me voyant, tout le monde se tourna vers moi et j'entendis un « surprise » général.

Il y avait le couple Longdubas, ma mère, Blaise et Seamus, Potter et sa clique et Théodore Nott. J'étais surpris de le voir ici alors qu'il se cachait depuis la fin de la guerre. Sous la surprise, mes jambes décidèrent de me lâcher et j'aurais atterri sur les fesses si Blaise n'avait pas de si bons réflexes. Il m'assit sur le canapé et s'éloigna de moi sans que j'eux à le lui demander.

-Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? Demandais-je en fronçant les sourcils en avisant les belettes.

-C'est pour fêter ton rétablissement, m'informa Luna en déposant une couronne de gui dans mes cheveux.

-Ah oui, répondis-je septique.

Je ne savais pas ce que les Weasley faisaient là mais ce n'était sûrement pas pour se réjouir de ma santé. M'enfin, Seamus avait l'air heureux de leur présence alors je fis l'effort de ne faire aucun commentaire et en échange ils firent l'effort de ne pas venir me parler. Ainsi tout allait bien. Potter était sympathique dans l'ensemble alors je me retins de l'envoyer bouler quand il se montrait trop prévenant et je laissais à sa copine le soin de le remettre dans le droit chemin. Granger se montra aussi très étouffante, elle s'en voulait du désordre qu'elle avait causé et ne semblait plus me détester avec tant de force. Grand bien lui face, je ne voulais toujours pas devenir son ami cependant.

Ma mère ne resta pas longtemps avec nous. Je lui promis de passer la voir dans sa chambre et cela sembla la satisfaire. Elle remonta avec une tasse de thé et Kreattur qui pestait contre les vermines qui venaient embêter sa pauvre maitresse.

-J'ai enfin trouvé quelque chose, m'annonça Neville en s'asseyant à côté de moi un verre de bièraubeurre à la main. C'est une mauvaise herbe que les moldus donnent à leur animaux mais en cherchant bien j'ai trouvé qu'elle s'appelait l'herbe à fer. En la faisant pousser dans un environnement adéquat, elle peut imiter les caractéristiques de l'argent !

Il me fit une leçon complète sur sa plante et je l'écoutais attentivement. Il était tellement passionné par ce qu'il me racontait que je me laissais prendre au jeu. Je lui donnais rendez-vous le week-end suivant pour tester sa découverte et Luna vint ensuite me demander si j'avais besoin d'aide pour ma deuxième potion. Je lui avouais alors que j'avais abandonné.

-C'est dommage, me dit-elle en croquant dans un radis.

-A quoi ça sert ? Je suis … je ne suis plus apte à continuer.

-Mais Blaise aussi, dit-elle, et ça n'a pas l'air de déranger Seamus.

-Et avoir des petits mo- loup-garous ?

J'allais utiliser un terme péjoratif pour les désigner … mais ce serait m'insulter moi-même alors je me ravisais.

-Pourquoi pas ?

-Arrête de dire des bêtises, soupirais-je.

Elle n'eut pas l'occasion d'insister plus quand Théo vint prendre sa place. Nous parlâmes presque toute la soirée. Il m'expliqua qu'il c'était caché parmi les moldus à Greenwich, qu'il avait renoué avec Pansy mais qu'il voulait mon avis avant de faire quoi que ce soit. C'est vrai, qu'il avait toujours été un suiveur. A Poudlard, il ne faisait rien s'il n'avait pas mon aval d'abord. J'étais bêtement heureux que ça n'ait pas changé avec la guerre. Il jeta un silencio autour de nous (de toute façon notre conversation était masqué par la musique) et il m'expliqua que le but des mangemorts qui se regroupaient actuellement était d'empêcher Potter d'accéder au poste de ministre de la magie et si possible, de se venger de lui avant de reprendre les activités. Voilà un but bien futile. Ils n'avaient visiblement pas beaucoup d'ambitions.

-Aucune chance, Potter est trop mou pour faire une telle chose, me moquais-je en regarde le brun se faire passer un savon par sa belette femelle.

-Oui mais il est populaire et apprécié.

-C'est vrai.

-Alors ? Tu vas te joindre à eux ?

-Non, répondis-je, et je ne te conseil pas de le faire Théo.

-Pourquoi ?

-Parce que Potter est certes mollasson, mais il est clément.

On avait plus à gagner avec un Potter à la tête du gouvernement qu'avec n'importe qui d'autre, parce que Potter avait déjà touché le fond et il connaissait cette sensation. Il ne se montrerait jamais injuste, ou du moins, pas s'il peut l'éviter. Et je savais que ma mère gérait l'image de Potter alors s'il accédait à la tête du gouvernement, nous retrouverons une place correcte dans la société. Alors oui, je soutenais Potter et je ferais en sorte qu'il y arrive si c'était son souhait.

-Mais Pansy a dit que les Sang-P-

-Je ne suis plus un sang pur Théo, le coupais-je d'une voix lasse, il faut savoir faire la part des choses, et c'est Potter qui est le plus avantageux.

-Mais moi je suis en fuite depuis longtemps…

-Et tu es là ce soir et aucun auror n'a débarqué pour te coffrer.

-C'est vrai, constata-t-il. Potter alors.

-Potter.

On discuta de sujet plus léger comme nos souhaits pour l'avenir puis Théo s'en alla par cheminée. Luna repris sa place, épuisée par son ventre et elle me permit de toucher. Le bébé ne bougeait pas mais c'était tout de même impressionnant. Elle me montra également des photos de son écographie et je discutais longuement avec elle.

-Depuis quand tu es ami avec Luna et Neville ? Questionna Potter en venant s'asseoir sur le tapis en face de nous.

-Quelques mois, répondit la blonde.

Cela avait au moins le mérite de surprendre Potter. Il ne s'imaginait pas que j'ai pu tolérer des gens comme ça.

-Dire qu'il me jette dehors à chaque visite.

-Remercie ta bele-copine, grognais-je.

Cela le fit sourire et il ne releva pas l'insulte à peine dissimuler.

-Il est gentil bien qu'un peu grincheux, expliqua Luna sur le ton de la confidence, je crois qu'il sera sénile très tôt.

-Hey ! M'offusquais-je alors que Potter rigolait volontiers.

-Mais c'est pas un mauvais bougre, je suis sûr qu'il ferait un bon père.

Et voilà, elle revenait sur le sujet. Elle et ma mère c'étaient liées d'amitié et dès qu'elles en avaient l'occasion, elles me glissaient un petit mot. Potter paru surpris de cette remarque et elle se sentit obligée de lui avouer mon envi d'avoir des enfants. Je commençais à ronchonner mais elle réussi à me dérider quand elle me dit qu'elle m'attendait le jour de l'accouchement pour que je commence à me faire la main.

-Comment tu te sens ? Demanda finalement Potter en changeant de sujet.

-Aussi alerte qu'un chaton à la naissance, ironisais-je en lui lançant un regard ennuyé. Si jamais j'ai des puces, je tue quelqu'un.

-Si tu te pleins c'est que tu vas bien.

Ils c'étaient tous donné le mot ou quoi ? Je pestais contre Potter et Blaise et cela eut le mérite de faire venir celui-ci. Il s'inquiétait de me voir réveillé aussi tard alors que mon corps était toujours faible et sans plus de cérémonie il sonna la fin de la petite fête. C'est vrai que j'étais épuisé mais peu importe. Je l'envoyais chier quand il voulu m'amener me coucher et je passais d'abord par la chambre de ma mère au fond du couloir qui donnait sur le salon. Elle était assise sur une chaise à bascule face au mur et chuchotait à voix basse.

-Mère ? L'appelais-je en haussant un sourcil en la voyant parler toute seule.

-Entre Draco.

Je la rejoignis lentement et je m'arrêtais sous le choc. Elle ne parlait pas seule mais au portrait de mon père. Comment avait-elle fait pour le trouver ? Je pensais qu'ils avaient tous été détruits ? Mes jambes me lâchèrent et heureusement que le lit n'était pas trop loin car la chute aurait été humiliante. Mon père me regardait assis dans un fauteuil que je reconnaissais être celui de son ancien bureau au manoir. Il avait sa canne, celle que j'avais récupérée à Azkaban et une robe de sorcier noir qui recouvrait un pantalon vert et une chemise blanche. Ses cheveux avaient été regroupés en un catogan que j'imaginais avoir été fait par ma mère et il me fixait de ses yeux gris.

-Père, murmurais-je alors que ma voix se brisait.

-Draco, me répondit-il tristement en se levant dans le tableau pour me saluer, ta mère m'a expliqué. Je suis désolé de ce qu'il t'est arrivé.

-Ça va, mentis-je alors que la honte me brulait les joues.

-Ça ne va pas. Pas la peine de faire semblant.

Ma mère s'assit à côté de moi et me prit les mains.

-Je l'ai ramené de mon voyage mais je me suis dis que tu n'étais pas prêt à voir ton père, pas encore.

Elle ne pouvait pas avoir plus raison. Je sentais déjà la honte s'infiltrer insidieusement dans chaque cellule de mon être et je peinais à rester assis face au regard inquisiteur de mon père. Je détestais le décevoir et là, j'avais tout cumulé.

-Je suis désolé, dis-je en mettant toute ma volonté dans le contrôle de ma voix. Je suis tellement désolé.

-Ce n'est pas de ta faute Draco, me dit-il de sa voix basse et feutré avant de lancer un regard à ma mère que je trouvais plein de tendresse. Je te remercie d'avoir pris soin de ta mère, tu peux t'occuper de toi maintenant.

Nous ne parlâmes pas beaucoup car je n'en avais pas le courage mais je me sentis allégé d'un poids en gagnant la chambre ce soir là. Père n'avait pas été négatif, ni réjouit certes mais il n'en avait pas parlé. Je me sentais moins monstrueux.

Je me délestais de mes vêtements sur le seuil de la porte et je vins m'allonger contre Seamus qui dormait déjà profondément. Il ne bougea même pas quand je passais un bras autour de lui. Je repensais à ma journée et je trouvais que le bilan était plutôt positif. J'avais hâte de voir Neville pour finaliser, avec de la chance, la potion. J'avais parlé de cette potion à mon père et il m'avait vivement encouragé à poursuivre mes travaux et à continuer les potions. Ça m'avait rendu heureux. J'avais de nouveau envi de me lever le matin. Et rien que ça, ça changeait déjà toute ma vie.

Je glissais mes doigts dans ceux de Blaise qui dormait de l'autre côté de Seamus et il ouvrit brusquement les yeux, posant son regard doré sur moi. Je lui chuchotais un « bonne nuit » et serrait brièvement ses doigts. Pour toute réponse, il serra ma main et se rendormi, un léger sourire étirant ses lèvres.