Bonjour à tous :),

Aujourd'hui je n'ai pas grand chose à faire donc la mise en ligne des chapitres tombaient plutôt bien ^^. En tout cas, on progresse un peu dans l'histoire et dans leur relation avec un peu plus de Harry. Il sera un peu plus présent désormais.

olga2000: Et bien tu devrais apprécier ce chapitre aussi :). Draco se débat encore avec son loup et son acceptation mais il est sur la bonne voie, surtout qu'il a maintenant des choses pour le distraire.

Bonne lecture,
Letki


-J'ai un contrat ! S'écria Seamus à peine sortit de la cheminée en se jetant dans les bras de Blaise qui le réceptionna sans ciller.

Il avait passé deux jours avec Potter et il venait de rentrer en pleine nuit. Nous l'avions attendu avec Blaise. Pendant qu'il lisait la Gazette du sorcier, j'écrivais des notes sur mon cahier pour l'amélioration de mes potions. Seamus avait débarqué dans une explosion de suit (et avait salit tout le salon au grand damne de Kreattur mais il semblait aux anges). Potter ne tarda pas à apparaître également (pas dans un meilleur état certes) et se tenait debout dignement dans la cheminée craignant la colère de notre brave elfe de maison s'il ne posait ne serait-ce qu'un orteil sur le parquet de son honorable maitresse.

-Que fait Harry Potter dans notre salon par Morgan ?! S'exclama le portrait de mon père.

-Je vais t'expliquer ça plus tard, grimaçais-je en songeant que l'heure d'avouer à mon père que je ne m'entendais pas si mal que ça avec l'homme qui avait déjoué tous ses plans et mené à la mort, était arrivée. Tu veux bien nous laisser s'il te plait ?

Il vociféra longtemps mais fini par abandonner le cadre du salon pour celui de la chambre de ma mère. Je savais qu'il l'a rejoignait toutes les nuits et qu'il restait la journée avec moi pour me surveiller. Ça me faisait plaisir de voir qu'il prenait ainsi soin de nous même sous forme de portrait.

-Alors ce contrat ? Demanda Blaise en asseyant l'irlandais sur ses genoux dans le canapé.

-Harry se présente aux élections.

-Oh.

-Et il m'a demandé de m'occuper de l'événementiel de sa campagne avec les jumeaux Weasley et m'a promis un poste officiel dans l'évènementiel du ministère si jamais il était élu.

-Ah !

Je me tournais vers Potter et je lui fis les gros yeux. Qu'est-ce qui l'avait fait changer d'avis ? Jusqu'à présent, rien que le mot ministère lui faisait avoir une crise d'urticaire et maintenant il voulait se présenter au poste de ministre de la magie ? C'est à n'y rien comprendre. Mais j'étais reconnaissant qu'il pense à Seamus.

C'est vrai que ce poste lui irait bien avec ses capacités en pyrotechnie, il y aurait les plus beau effet spéciaux et les plus beaux feux d'artifices à chaque représentation de Potter. Et les Weasley était assez connu dans le milieu (leur magasin de farce et attrape ayant percé à Londres). Du temps de Poudlard, il me semble bien que le nom de ces trois là étaient tout le temps associé à des fêtes alors quoi de plus normal. Potter avait finalement de la ressource.

-Tu as intérêt à être élu alors Potter, lui répondis-je en lui lançant un regard au coin.

-C'est pour ça que je suis là Malfoy.

-C'est à dire ?

-Je veux travailler avec vous.

-Rentre chez toi Potter, tu es fatigué, répliquais-je d'un air sarcastique.

-Hé bien c'est ce qu'il me manque en fait, dit-il en s'asseyant sur l'accoudoir de mon fauteuil après avoir éviter la colère de Kreattur. J'ai besoin d'un conseillé en image Malfoy et qui il y a dit-il de mieux pour cela que les Malfoy ?

-Personne évidemment, répliquais-je. Donc tu vas augmenter ma mère.

-C'est cela, répondit-il, je veux que le monde sache que les mangemorts repentants peuvent être réintégrés dans la société.

-Tu vas lui faire courir un énorme risque. Et te tirer une diffindo dans le pieds avant même le début des hostilités.

-Elle sera protégée par Ron. Il est auror.

-Il nous déteste.

-Mais tu imagines bien qu'il m'aime plus qu'il vous déteste et qu'il souhaite me voir réussir.

-Tu marques un point Potter mais je ne fais pas confiance aux Weasley.

-Seamus et moi seront là pour assurer sa protection et si je suis élu, vous pourrez peut-être retrouver vos baguettes.

Ah. Voilà un point fort intéressant qui méritait réflexion. Je lançais un regard à Blaise et appelais ma mère qui travaillait à la lecture du courrier de Potter. Elle descendit et fut ravis d'apprendre que Potter se présentait aux élections (pour nos propres intérêts cela va de soit). Elle pesa le pour et le contre en discutant à voix basse avec nous et finit par accepter.

Elle esquissa à peine une grimace quand la main de Blaise vint s'échouer dans le creux de mon dos et que je le repoussai avec moins de venin qu'à l'accoutumé. Elle avait finit par s'habituer à notre relation et la voyait d'un bon œil. Que pouvait-elle penser de négatif après avoir vu tout ce que Blaise et Seamus avaient fait pour moi après tout. Elle lança cependant un regard sévère à Blaise qui s'empressa de ramener ses mains prêt de lui. Il n'avait pas oublié la règle numéro 1 de Narcissa Malfoy: sous son toit, pas de démonstrations d'affections hors de notre chambre. Règle qu'il ne respectait pas du tout! Elle l'avait réprimandé tant de fois que j'avais perdu le compte. Il ne pouvait simplement pas s'en empêcher, et ce n'est pas un Seamus gloussant et faussement indigné qui l'aidait à se contenir. Je roulais des yeux d'un air agacé et donnait un petit coup de coude dans les côtes de Blaise. Je ne lui avais pas encore totalement pardonné alors il avait encore intérêt à filer doux.

-Très bien Potter, on accepte.

-Et j'aimerais aussi bénéficier de la présence de Blaise et la tienne aussi si tu l'acceptes Draco.

Je gardais un visage impassible et mon ton plein de sarcasme alors qu'en réalité, j'avais vraiment, mais vraiment envi de rigoler. Potter semblait marcher constamment sur des oeufs avec moi et je voyais presque les rouages de son esprit s'agiter pour qu'il puisse formuler ses phrases de manière à ce que je ne le mette pas dehors ... une fois de plus. Je ne sais honnêtement pas pourquoi il me laissait le taquiner (enfin de mon point de vue) ainsi, surtout que je lui étais pour l'instant toujours redevable et non l'inverse, mais je n'allais pas m'en priver. Etait-il ... trop bon trop con comme j'avais entendu les moldus le dire? Ou était-ce un effort réfléchi pour apaiser nos relations? Je l'ignorai mais ce qu'on partageait désormais me plaisait. C'était un jeu trop amusant pour m'arrêter en si bon chemin.

-Pourquoi ?

-Je veux faire un programme et intégrer les minorités dont les loups-garous, les centaures et tous les autres qui ont été stigmatisées jusque là.

-Je ne vais pas jouer au martyr pour toi Potter. Oublie moi, répondis-je sèchement.

Je ne vais surement pas m'exhiber comme un trophée pour Potter. Mais j'avoue qu'il était un type bien et que ce serait bien pour le pays d'avoir quelqu'un compréhensif comme lui à sa tête. Et que se serait également bien pour ce pays d'avoir ma mère comme conseillère de Potter sinon niveau mollesse, nous seront les premiers du classement.

-Hum non, répondit Blaise.

-Pourquoi ? Demanda-t-il d'un air déçu alors que ses épaules s'affaissaient tristement.

-Pas tant que ma mère sera mariée à un ministre, répondit Blaise. C'est trop risqué et pour toi et pour moi.

-Je comprends.

-Plus tard peut-être je t'aiderai Potter si tu t'occupes bien de Seamus.

-Je le ferais.

-Tu n'as pas le choix.

Je lui servis une tasse de thé. Potter méritait d'être considéré plus que comme une connaissance nuisible, il m'avait largement prouvé qu'il était quelqu'un de bien. Il sembla surpris de l'initiative mais me sourit en me remerciant. Eurk, il restait tout de même bien niais.

-Ginny est enceinte, annonça-t-il.

-Suis-je censé te féliciter ? Demandais-je alors que Blaise et moi restions silencieux (j'imagine que Seamus le savait déjà vu son air enjoué).

-C'est l'usage Malfoy, répondit-il en bafouillant.

-Hé bien tu ne peux plus t'en détacher maintenant, tu n'as plus d'espoir. Mais rassure toi normalement, tu devrais aimer ton enfant, ça va compenser la femme que tu te payes.

-Tu es d-

Je me levais, l'empoignais par le col et lui roulais une pèle au sens propre du terme. Il resta saisit, sa tasse de thé se renversant légèrement sur son pantalon alors que je léchais ses lèvres à la recherche de sa langue. Il finit par ouvrir la bouche et je pus avoir accès à l'entre chaude et humide que j'explorais avec soin savourant sa passivité avec un plaisir nouveau. Je sentais la chose gronder de satisfaction face à cette docilité apparente. Je le sentais fébrile contre moi mais je ne le laissais pas s'éterniser. Je m'écartais et essuyais mes lèvres avant de m'asseoir de nouveau à ma place, laissant un Potter complètement désorienté et pantelant.

-Tu vois ?

Il ne répondit rien, semblant complètement perdu alors je claquais ses doigts devant lui. Il cligna des yeux et me regarda un moment avant de rougir adorablement puis se lever et essuyer son pantalon.

-Tu … mais pourquoi tu as fait ça Malfoy ?! S'écria-t-il en se cachant soudainement derrière un canapé en jetant des œillades inquiètes à Blaise qui le fixait d'un regard noir mais qui n'avait heureusement pas bougé (merci Seamus qui lui tenait la main).

-Tu es gay Potter, ça crève mes petits yeux entrainés, ou au moins bi, et ta belette n'est là que pour sauver les apparences. Il serait tant que tu t'en rendes compte.

Il me regarda d'un air abasourdit alors que Blaise acquiesçait et Seamus hochait la tête timidement.

-C'est pas vrai je l-

-Tu l'aimes c'est ça ? J'imagine que tu ressent de l'affection, un petit émoustillement passager mais pas de passion. Quand tu la vois, tu n'as pas envi de la renverser sur la première surface plane que tu vois pour la faire tienne, tu ne t'excite pas rien qu'en la regardant brosser ses cheveux, tu ne meurs pas de jalousie quand elle parle à un autre homme. Tu la regardes à peine quand nous sommes tous ensembles. Tu l'apprécies, tu l'aimes bien, mais tu ne seras jamais épanouis sexuellement avec elle, alors rend toi à l'évidence Potter. Et ça, c'est la raison gentille pour laquelle elle ne te convient pas, tu n'es pas prêt à entendre la suite et ce que je pense réellement de ta rouquine.

Il se tut, fixant ses chaussures d'un air coupable. J'avais visé juste et Potter ne savait plus quoi faire. Seamus finit par se lever et venir le prendre dans ses bras en lui assurant qu'il sera heureux avec Ginny malgré tout. Et que ce n'était pas parce que ce n'était pas la fête dans son pantalon tous les soirs qu'il serait triste. Il ajouta même que je n'avais pas à me mêler à sa vie privée en me gratifiant d'un regard polaire qui me fit grincer des dents. J'avais vraiment du mal avec ce nouveau côté de ma personnalité. Je supportais difficilement les "bravades" de Seamus. Ça me rendait à la fois mal à l'aise et bouillant de colère et de désir (de le remettre à sa place). Un mélange plutôt inquiétant que je réfrénais soin. Pourtant, je détestais m'attirer ce genre de regard de sa part et ça me donnait également l'insupportable envi de ramper à ses pieds pour me faire pardonner. Pour Blaise ... c'était juste la partie "se faire pardonner" qui arrivait dans ce genre de situation. Et là, la partie humaine de ma personne se révoltait avec une bonne dose de dégout de soi et un esprit de contradiction acéré qui frôle parfois l'idiotie face à un loup-garou Alpha et partenaire.

-Au pire tu la tromperas avec un beau mâle, dis-je en haussant les épaules. Et tu seras heureux en ménage et en affaire que veux-tu que je te dise ?

-Vous détestez Ginny à ce point ? Demanda-t-il tristement.

-Disons que tu aurais pu faire mieux, répondis-je à contre coeur en voyant Seamus me lançant un regard noir.

Il déprima donc une bonne partie de la soirée sur le canapé et Seamus en bon ami tenta de le consoler. Je ne dis plus rien et m'éloignai avec Blaise. Il m'attrapa par le bras une fois dans le couloir et me plaqua contre le mur faisant souffrir mes omoplates. Je retins mon souffle alors que les effluves de son odeur forte me prenaient au nez et que mon cœur s'accélérait. Il plaqua sa main sur le mur, faisant un bruit sec, à un cheveu de ma tête et encra ses yeux jaunes dans les miens.

-Ne refais plus jamais ça, chuchota-t-il de sa voix de basse me faisant frissonner agréablement dans le creux du ventre.

-C'était …

Je ne savais plus quoi dire. J'avais chaud, le souffle cours. Blaise me faisait un effet monstre à l'heure actuelle. J'étais toute chose entre ses mains.

-Intolérable. Ne refais plus jamais ça.

-Oui, soufflais-je faiblement.

Il saisit mon menton et enfonça ses doigts dans ma mâchoire à m'en faire mal avant de plaquer avec force ses lèvres sur les miennes. Je poussais un gémissement plaintif mais cédais face à son assaut et ouvrit la bouche, me laissant totalement faire. Cela parut le satisfaire et il glissa finalement sa main sur ma nuque et emmêla ses doigts dans mes cheveux alors qu'il continuait à m'embrasser ardemment.

Lorsqu'il mis fin au baiser, j'étais fébrile, j'avais les jambes tremblantes. Il parut satisfait de son effet et pour bien satisfaire son égo il appuya sa main contre mon érection naissante et la pressa délicieusement. Je gémis et il me mordit dans le cou avant de me relâcher brusquement.

-On discutera de ça plus tard, j'ai un bocal de sperme à remplir.

-Blaise ! Hurlais-je alors qu'il disparaissait dans l'escalier pour aller à la salle de bain.

Il m'avait abandonné ainsi avec une belle érection et j'avais du me calmer honteusement dans les toilettes. Potter était heureusement partit quand je revins dans ma chambre où je trouvais un Blaise moqueur qui me dis que mon bocal m'attendait dans mon labo. Encore vexé, je m'y rendis sans attendre et concocta pour commencer une potion de complément alimentaire et de renforcement musculaire pour que je puisse me remplumer un peu. Puis je travaillais sur la potion de conception. Comme je le pensais, le sperme de Blaise était très actif et n'avait aucun souci à féconder un œuf artificiel, je n'eus aucun échec sur les échantillons que je testais. C'était une très bonne chose.

Il me restait plus qu'à créer un placenta artificiel et un liquide amitotique. Le plus dur sera sans aucun doute de créer l'espace nécessaire à la fécondation mais j'y arriverais avec les recherches que j'avais faite dessus et l'aide de Luna. Ça devint une véritable obsession et je m'y attelais jour et nuit. J'avais retrouvé mon aplomb et je me sentais enfin moi. Je découpais mes jours de la façon suivante : nous mangions tous ensemble aux alentours de 8h, puis je faisais des exercices pour redonner à mon corps sa magnificence d'avant et je terminais la matinée par des recherches sur des ingrédients et des techniques de potions. A midi, nous mangions ensemble et nous étions souvent rejoint par Luna vu que Neville avait repris le travail à Poudlard. Il préférait la savoir entourer que seule à la maison et la jeune femme était très enthousiasme à l'idée de m'aider. Puis, l'après midi, je m'enfermais dans mon labo avec Luna et Seamus travaillait de son côté aux taches qu'il devait préparer pour les élections de Potter.

Avec Luna j'avançais bien et elle était d'une aide précieuse. D'une part car c'était grâce à sa magie qu'on pu garder mes travaux secrets (Blaise avant tendance à roder par là quand il s'ennuyait) et qu'on pu continuer. J'avais réussi à synthétiser un liquide amitotique, j'avais pu créer l'œuf nécessaire et créer un potion d'élasticité pour ouvrir les chaires, mais je voulais que tout cela réside en une potion et pour cela, j'avais cruellement besoin de magie pour les lier. Je n'avais pas encore réussi à créer un placenta et une « bulle » dans l'estomac, accolé au colon. J'avais passé la fin du mois (le début ayant été occupé à la confection du liquide) et tout le mois suivant à confectionner cette potion.

Mais j'avais du ralentir la cadence car Luna ne pouvait plus tenir debout aussi longtemps et s'épuisait vite. Je passais donc mes après midi avec elle. Nous étions allé en ville deux ou trois fois tous les 4 pours acheter des affaires pour le bébé. J'avais du vider un magasin entier et passer une dizaine de commande à la couturière qui était ravis de pouvoir nous aider.

-C'est votre épouse ? Où celle de votre ami ? Demanda-t-elle maintenant habituée à me voir avec Blaise.

-Non pas le moins du monde, répondis-je en choisissant du tissu avec Luna, c'est la femme d'un ami.

-Oh et quand rendrez-vous votre mère heureuse ? Dit-elle en faisant allusion à l'envi de ma mère d'avoir des petits enfants.

Elle était, je pense pouvoir l'affirmer, la meilleure amie de ma mère, alors même qu'elle était une moldue. Il lui arrivait de passer des après midi à la maison pour discuter avec ma mère, toutes deux assises sur la terrasse à boire une tasse de thé. Et je dois dire que ça me fait plaisir. Plus le temps avançait, plus je trouvais les préceptes que j'avais suivis durant toute mon enfance ridicule. Mais les habitudes ont la vie dure et ce n'était pas aujourd'hui que j'avais sauté de joie à l'idée de vivre comme un vulgaire moldu pour le restant de mes jours.

-Bientôt je l'espère, lui dis-je sur le ton de la confidence alors qu'elle gloussait, mais cela reste entre nous.

-Ne soyez pas avare alors, dit-elle en me souriant joyeusement en prenant la commande, plus il y en aura plus elle sera heureuse, croyez moi.

Oui, je pouvais la croire. Elle avait été tellement heureuse lorsqu'elle avait annoncé à ma mère le mois dernier que son fils allait bientôt être père. C'était une gentille dame.

-Alors vous êtes le parrain si vous n'êtes le père ? Demanda-t-elle en lançant un regard complice à Luna qui regardait les rayons d'un air rêveur.

-Et bien, Neville voulait que ce soit Harry, répondit-elle pensivement, mais il a déjà Teddy, et il y aura beaucoup de nouveaux Weasley. Alors je ne peux pas te dire tout de suite, on doit en rediscuter.

-Ne te donne pas cette peine, répondit Blaise à ma place en lui prenant ses sacs des mains pour la soulager. Dépêchons nous, Luna commence à fatiguer.

-Oh mais bien sûr, s'excusa , portez-vous bien. Je passerais voir ta mère dans la semaine.

-Je lui dirai.

Nous rentrâmes et Blaise se proposa pour masser les pieds de Luna pendant qu'elle posait une tasse de thé sur son ventre. Elle trouvait ça drôle. Seamus et moi apportâmes un plateau de gâteau et nous assîmes tous dans le salon.

-Ce n'est pas trop difficile de savoir Neville à Poudlard et toi à la maison ?

-Et bien, répondit-elle en enroulant une mèche de cheveux autour de ses doigts, au début c'était difficile et j'ai un peu peur pour la suite, mais ça ira.

-Il ne peut pas prendre des congés ? S'enquit Seamus en allumant le feu dans la cheminée vu que la température avait chutée depuis le début de la journée.

-Après le bébé né malheureusement, soupira-t-elle.

-Pour quand est-ce prévu ?

-Le terme est normalement pour le 2 décembre.

-Il naitra avant, dis-je en voyant le ventre de la jeune femme se déformer sous les mouvements du bébé.

-J'espère, mais pas trop tôt non plus, j'ai hâte de voir sa petite frimousse.

-Nous aussi ne t'en fais pas.

Nous discutâmes et Seamus la ramena chez elle. Je pris une longue douche pendant ce temps avant de gagner notre nid. Je m'allongeais dedans et m'étirais longuement avant d'être rejoint par mes deux compagnons. Là, nous nous endormîmes et je pus bénéficier du sommeil du juste, un sommeil calme et sans rêve.

Le mois de Novembre s'écoula rapidement à ce rythme là. Nous avions laissé la chambre d'ami à Luna pour qu'elle n'ait plus à prendre la cheminée en semaine (Neville la rejoignant tous les week-end). J'avais une ébauche de potion et je commençais les tests sur les rats mais malheureusement ils étaient généralement soldés par des échecs. Seamus s'absentait de temps à autre pour travailler avec Potter et nous avions également la visite régulière de celui-ci et sa clique. Comme si Potter était incapable de se déplacer seul.

-Pourquoi restes-tu ici Luna ? S'enquit Ginny un après-midi.

-Et bien parce ce sont mes amis, répondit-elle en secouant une branche de gui au dessus de la tête de Potter. Harry ta tête est remplie de joncheruine.

Le dit Harry me lança un regard avant de détourner les yeux et rosir. Apparemment il ne c'était pas remis de la dernière fois et était toujours aussi perturbé. Grand bien lui fasse. Moi ça me faisait doucement rigoler.

-Ce n'est rien, dit-il quand même à la blonde.

-Il y a de la place à la maison, continua Ginny, tu n'es pas obligé de rester ici.

-Et bien j'aime bien rester ici, dit-elle, je ne m'ennuie pas.

A ça, je voulais bien la croire. Le matin même, elle avait commencé un débat avec mon père à propos de la propriété du gui. Je n'aurais jamais cru voir cela un jour mais il faut croire que tout le monde change. J'allais déposer une nouvelle buche dans la cheminée, ne voulant pas que Luna prenne froid en cette fin de mois de novembre et je retournais à ma place alors que la jeune femme prenait des mesures pour tricoter un bonnet pour Blaise. J'avais eut le mien la semaine dernière, gris, avec l'écharpe qui allait avec. Seamus avait le même ensemble en bordeaux et Blaise l'avait demandé en vert. Elle était heureuse de faire ça pour nous, ça se voyait. Elle avait même proposé d'en faire un à ma mère mais celle-ci avait décliné, disant qu'elle avait tout ce dont elle avait besoin avec .

-Oh !

Luna se leva soudainement avec l'aide de Seamus et je m'inquiétais de son état. Elle nous dit qu'elle avait mal au ventre. Inquiet, j'ordonnais à Blaise d'aller chercher les manteaux et nous partîmes tout de suite à Ste-Mangouste. On nous fit patienter longtemps et je voyais bien qu'elle avait mal alors je fis un scandale comme un Malfoy sait si bien le faire et on la prit en charge dans la seconde. Apparemment, elle avait perdu le bouchon muqueux, cela signifiait que le travail commençait mais elle n'allait pas accoucher maintenant. On lui dit de revenir quand elle perdrait les eaux et nous rentrâmes. Je dois dire que je ne dormis pas cette nuit là, ni celle d'après. Mais elle semblait sereine donc je finis par me détendre et attendre patiemment avec elle. Elle commença même des petits exercices pour déclencher l'accouchement mais il semblerait que le bébé n'était pas décidé à sortir de là. Kreattur lui prépara des décoctions qu'il faisait à quand elle était enceinte. Et mon père lui donna quelques conseils (chose étrange que de voir mon père s'inquiéter pour quelqu'un).

Et finalement, le 28 Novembre, elle perdit les eaux à l'heure du petit déjeuner. Autant le dire tout de suite, c'est une expérience que je ne souhaite pas revivre. J'appelais Neville en catastrophe puis nous allâmes tous à la clinique. On la prie en charge rapidement et nous dûmes attendre longtemps Très longtemps. Neville arriva bien vite et disparu tout aussi vite dans la salle. Ce n'est qu'en fin d'après midi que nous pûmes entrer dans la chambre individuelle du couple.

-Comment te sens-tu ? Demandais-je à Luna.

-Fatiguée, répondit-elle alors qu'un sourire radieux éclairait son visage.

Elle avait l'air vraiment épuisé, cela va sans dire mais tellement comblée à la fois. Elle rayonnait. Seamus pris beaucoup de photos et Neville nous remercia longtemps jusqu'à ce que Blaise demande enfin l'autorisation de voir le bébé. On nous dit alors qu'elle avait été amené par les infirmières mais qu'elle serait là d'une minute à l'autre et effectivement, nous n'eûmes pas à attendre longtemps avant de voir une infirmière arriver avec le bébé emmitouflé dans une couverture, habillé d'une grenouillère rose avec des imprimés de loups. C'est Blaise qui avait choisi ces motifs. Elle était minuscule, et regardait la pièce avec de grands yeux bleus, comme ceux de sa mère. Trois petits cheveux noirs livraient batailles sur son crâne tout rose. Ma mère était émue et les félicita pour leur beau bébé alors que Luna prenait sa fille dans ses bras.

-Alors ? Demandais-je, comment s'appelle-t-elle ?

-Elianore Alice Longdubas, répondit Neville fièrement alors que j'écarquillais les yeux.

-C'est …

-Le prénom que tu as choisi oui, me répondit une Luna toute souriante qui passait affectueusement un doigt sur la joue de sa fille. Tu pensais vraiment qu'on avait changé d'avis?

-Je ne sais pas quoi dire, soufflais-je alors.

Je crois bien que j'étais heureux.