Bonjour à tous,

Encore un petit chapitre tout en douceur bien qu'il soit tinté par le sarcasme, j'adore Draco parfois, il me fait rire. Enfin bref.

Paprika Star: Harry ne s'en est pas encore remis tu verras. Mais j'avoue que Draco n'est pas tendre avec lui le pauvre. Et il lui raccroche encore une fois au nez (je n'aurais pas pu supporter ça moi personnellement). Mais bon, Harry l'a aussi mis dans la merde à propos de Blaise.

Bonne lecture,
Letki


Je dois dire que c'est le fait de voir de mes propres yeux la petite Elianore et ses parents, enfin surtout le bonheur de ses parents qui me motiva réellement. Quand je les voyais penché au dessus du berceau, une bouffée de jalousie me serrait la gorge. Oui, j'étais heureux pour eux et j'étais ravi de pouvoir m'occuper de temps en temps de cette petite fille, mais j'enviais leur moment de famille.

D'aussi loin que remonte mes souvenirs, je n'avais pas ce genre de petit moment avec mes parents. Certes, je ne doutais pas un instant que mes parents me portaient un amour réel et sans bornes, mais même les certitudes sont parfois insuffisante. J'avais eut terriblement envi de petits moments intimes et chaleureux avec eux, rien que nous trois. Mais ça n'arrivait jamais, à cause de l'étiquette et tous les codes de la haute noblesse. Mais cela ne me concernait plus et maintenant, j'enviais un bonheur plus simple, celui d'aimer simplement et sans limite sa progéniture.

J'allais à la fête organisée pour la naissance de la petite Elianore chez les Longdubas. Ils vivaient dans une maison tout à fait charmante au milieu d'une plaine non loin de la ville. La serre de Neville rendait la mienne tout à fait ridicule et je pris plaisir à la visiter avant de rentrer dans la maison qui s'avéra pleine de bibelot et de plantes, à l'image du couple. Il y avait donc le père de Luna avec qui je ne préférais pas m'étendre en politesse sachant que mon père avait fait enlever sa fille des années plus tôt (dire que Luna ne m'en voulait même pas … je regrettais presque de ne pas l'avoir connu avant). Il y avait bien entendu, des tas et des tas de Griffondor et de Serdaigle. A vrai dire, Blaise et moi étions les seuls représentant des Serpentard, autant dire que l'ambiance était plutôt tendue, c'est pour cela que Blaise ne me quitta pas d'une semelle. Son instinct devait le tirailler cruellement et je préférais me tenir à carreau par égard pour le loup car je comprenais que trop bien la difficulté qu'il devait ressentir. Mon nez était agressé par une myriade d'odeurs désagréables et mon instinct me poussait à me coller à Blaise dès qu'un regard était un peu trop hostile envers moi.

-Va t'amuser, ordonnais-je à Seamus en le voyant rester à côté de nous.

-Non, chuchota-t-il, ils vous regardent tous …

-On sait, répliqua Blaise, va.

-Seamus ? L'apostropha quelqu'un.

Nous nous tournâmes comme un seul homme pour faire face à un jeune homme noir aux cheveux bouclés et au nez épaté que je reconnus comme étant Dean Thomas. Aussitôt, un masque de froideur tomba sur mon visage et ce pauvre garçon n'eut même pas à ouvrir la bouche pour que je le déteste cordialement. Il avait été l'ex de Seamus si mes souvenirs étaient bons et ce détail me chiffonnait.

-Dean, souffla le rouquin réellement surpris de le voir.

-Comment vas-tu ? Lui demanda-t-il en lui prenant gentiment le bras.

Aussitôt, deux regards menaçant le fixèrent, le mien et celui de Blaise. Seamus émit un petit rire tout à fait ridicule et nous fit signe derrière le dos de son ex d'arrêter tout de suite. Je serrais le bras de Blaise dans mon dos pour le retenir et me donner un point d'encrage pour déverser ma colère.

-Je vais bien, répondit le rouquin sans pour autant se dégager, j'ai été suivi, je suis guéri ou du moins, je suis en passe de l'être.

-Mais c'est génial, s'exclama-t-il en lui tapotant l'épaule, alors tu reviens en ville ? J'ai repris du service et je suis certain qu'à deux on peut faire marcher l'entreprise comme avant. On peut aller boire un café pour en discuter si tu veux.

-Ah…, soupira-t-il doucement, je ne peux pas Dean. J'ai refais ma vie.

-Tu vois quelqu'un ? Demanda alors le noir en retirant sa main trop lentement à mon goût.

-Oui il voit quelqu'un Thomas, retire ta main avant que je ne te l'arrache et que je m'en fasse un collier, gronda Blaise.

-Zabini ! Faillit-il hurler. Tu sors avec Zabini ?!

Je ne m'immisçais pas dans l'histoire car la polygamie n'était sûrement pas bien vue et que ça m'étonnerait que leur expliquer notre lien soit productif. C'était d'une part personnel et trop peu connu de la population pour qu'ils comprennent. Déjà que Blaise et moi étions mal vu, il n'était pas question que nous nous fassions encore plus remarquer.

-Et bien, rosit Seamus en reculant d'un pas pour calmer la colère de Blaise qui avait visiblement du mal à se contrôler, oui.

-Mais … mais pourquoi ?! S'écria Dean alors que les regards de la plus part des convives se tournaient vers nous.

Pitié que ça s'arrête là. Je ne sais pas si je serais capable de contenir Blaise, si jamais il était furieux je ne pourrais rien y faire parce que Blaise pourrait me forcer à me ranger sur le côté d'un seul regard. Il ne le faisait jamais bien entendu, sauf quand il m'avait obligé à manger pour mon propre bien, mais sous le trop plein d'émotion, je pense qu'il serait capable de le faire.

-Mais parce que j'ai envi, s'offusqua Seamus.

Oh la, si Seamus s'énervait c'était vraiment pas bon parce que Seamus s'énervait très rarement mais ça avait au moins le mérite de nous impressionner.

-Que ce passe-t-il ? Demanda Neville en arrivant avec son petit poupon dans les bras.

Elle n'avait pas pleuré une seule fois depuis son départ de l'hôpital, elle était adorable. Je me désintéressais de la dispute et je me penchais sur le bébé qui attrapa mon doigt par réflexe et le serra avec sa petite force. Sans que je ne comprenne trop pourquoi, Neville me fourra Elianore dans les bras et je relevais la tête pour voir le brun se placer entre mes compagnons et Dean qui avait été rejoins par quelques griffondor belliqueux.

Mal à l'aise, je tins la petite dans mes bras le mieux possibles mais heureusement, je fus rejoins par Luna. Elle posa une main sur mon épaule pour me rassurer sur ma façon de tenir le bébé avant de reporter son attention sur le conflit qui prenait de l'ampleur. Je ne doutais pas un instant que Blaise et Seamus pourrait se débrouiller sans mon aide alors j'allais avec Luna jusqu'à la chambre du bébé. Je la couchais dans son berceau et la recouvrit sous les conseils de Luna qui m'assistait.

-Tu t'en sors bien, me rassura Luna. Reste un peu ici s'il te plait, je vais lui chercher un biberon.

Elle sortit de la pièce et presque dans la seconde, Potter rentra. Il s'assit en face du berceau et regarda le bébé avec fascination.

-C'est effrayant, dit-il, de me dire que je vais être papa.

-Va voir un psycomage, j'en connais un très bien si tu veux, lui dis-je alors en posant ma main sur le ventre du bébé pour la tenir au chaud car elle commençait à rechigner.

-Tu es tellement rassurant Malfoy, s'en est inquiétant.

-A ton service, dis-je en caressant du bout des doigts les petits cheveux bruns de la petite.

-Hermione aussi est enceinte, dit-il distraitement, nos enfants auront à peut près le même âge.

-Et les Weasley vont encore se multiplier, soupirais-je sur le ton du désespoir le plus total.

Cela le fit un peu rire et il se rapprocha pour se pencher par dessus le berceau. Il caressa aussi les cheveux du bébé avant de se redresser. Potter était d'une agréable compagnie finalement, ça m'étonnait toujours.

-Malfoy, m'appela-t-il doucement.

-Hum ? Dis-je en me relevant.

Je restais saisi quand les lèvres de Potter se posèrent sur les miennes. Il me tint les poignets et s'avança quand je reculais. J'étais simplement choqué … je n'arrivais pas à croire que Potter avait eut les couilles de m'embrasser alors que sa femme, mes compagnons et une grande partie de la population sorcière étaient en bas.

-Arrête, sifflais-je en reculant.

-S'il te plait, me demanda-t-il d'un air désespéré en s'approchant encore.

-Arrête toi là avant que je te fasse mal Potter, tu as une femme.

-Qui ne me fais pas bander, geignit-il en pressant son corps contre le mien.

-Potter je comprends ta douleur mais je ne peux rien faire pour toi.

-C'est toi qui m'a embrassé, me contra-t-il tout de même alors que le repoussais.

-Pour t'ouvrir les yeux sur le fait que tu préfère les bites c'est tout.

-Et tu m'as dit aussi que je pourrais tenter ma chance à côté.

Il ne me laissa pas le temps de répliquer qu'il prit mon visage entre ses mains et m'embrassa avec fougue, abandon et colère. Potter avait pété une durite, c'est définitif. Et moi, je lui mis un pain (je crois que c'était la bonne expression moldu).

-Je vais te présenter des gens Potter parce que visiblement la frustration n'est pas bonne pour toi, sifflais-je de ma voix la plus froide. Mais, j'ai déjà suffisamment de deux compagnons pour ne pas avoir à te compter à mon tableau de chasse.

Sur ses bonnes paroles, la porte s'ouvrit sur Luna qui paraissait préoccupé. Elle me dit que Blaise avait menacé d'enterrer Dean vivant s'il osait de nouveau regarder Seamus et que ça commençait à dégénérer. Je sonnais alors l'heure du départ et je la saluais, caressant une dernière fois les cheveux de la petite avant de d'aller chercher mes deux boulets. Seamus nous fit transplaner et s'excusa du comportement de Dean. Puis il lâcha ma main et celle de Blaise et se mis à marcher vers la maison. Je comptais l'imiter mais je fus retenu par Blaise. Je me tournais vers lui et je me figeais face à l'intensité de son regard. Il tira sur mon bras pour m'approcher de lui et attrapa ma nuque avant de se pencher vers moi. J'entendus des petits bruits comme s'il me reniflait et soudain je compris… il avait sentit l'odeur de Potter sur mon corps.

-Ce n'est pas ce que tu crois, commençais-je en détestant déjà l'idée d'avoir à me justifier. Il ne c'est rien passé.

Pour toute réponse il grogna et sans que je m'y attende, je me retrouvai jeté sur le dos au milieu du champ. Je poussais un petit cri indigne d'un Malfoy et j'entendis Seamus revenir en courant quand il comprit qu'on ne le suivait pas.

-Qu'est-ce que vous faites ?! S'inquiéta-t-il.

-Il ne c'est rien passé Blaise, je l'ai repoussé, dis-je en plaquant ma main sur sa bouche et l'autre sur son épaule pour le repousser.

J'étais très moyennement enjoué à l'idée que Blaise puisse faire quelque chose de puni par la loi (comme l'exibitionnisme) en plein milieu de mon champ ou n'importe quel moldu passant en voiture pourrait nous voir s'il se donnait la peine de regarder un peu. C'est pourquoi je n'hésitais pas à pousser avec mes pieds sur son estomac pour le repousser. Seamus m'aida à me relever mais nous ne fîmes pas deux pas que nous nous retrouvions à plat ventre avec un Blaise passablement en colère allongé en travers de nous. Je trouvais qu'il grondait un peu fort pour être dans son état normal. Sa précédente dispute plus l'odeur que j'avais sur moi ne l'aidait visiblement pas à canaliser ses instincts.

-Va-t-en, ordonnais-je à Seamus de peur qu'il le morde sans le vouloir.

Je me tus cependant quand la main de Blaise empoigna ma nuque et dégagea mes cheveux. Oh non, pas une nouvelle humiliation public ou je jure que je l'abandonnais au nord de l'Angleterre avec ses vêtements comme seule possession. Cependant, il fit quelque chose auquel ni Seamus ni moi ne nous attendions. Il releva ma tête en tirant sur mes cheveux (aie) et mordit dans ma nuque à pleine dent.

Deux choses me vinrent à l'esprit à ce moment là. D'une part j'eus peur de la morsure mais je me rappelais que mon sang était déjà infecté et qu'il ne pourrait pas me faire plus de tort. Au pire, je me rapprocherais un peu plus du loup que de la chose innommable qui me servait d'alter égo. Et pour finir, je crus que j'allais hurler de douleur quand ses dents transpercèrent ma peau, mais je ne le fis pas. Ma voix mourut dans ma gorge quand je sentis ma peau cédée et je cessais toute forme de résistance, penchant même la tête sur le côté pour lui laisser un meilleur accès à mon cou. Là, il me redressa pour que je me retrouve a moitié allongé en travers de ses jambes et il continua à maintenir sa prise sur mon cou.

-Arrête Blaise ! Tu lui fais mal ! S'écria Seamus en tirant sur son bras.

Je gémis de douleur quand Blaise bougea à cause de Seamus. Je m'accrochais à son bras et il serra un peu plus me faisant autant de mal que de bien. Je savais ce qu'il faisait inconsciemment. C'était une marque de soumission simplement et il n'arrêterait pas avant d'être totalement satisfait de moi. Je sentais quelque chose en moi remuer d'inconfort, la bête qui partageait mon corps était totalement repentante, je le sentais, elle se soumettait toute entière à la volonté du loup de Blaise. Espèce de faible !

Je vis Seamus sortir sa baguette du coin de l'œil et je lui fis signe d'arrêter en levant la main. Il me lança un regard rempli d'inquiétude mais je me forçais à lui faire un sourire rassurant avant de me concentrer sur Blaise. Là, j'essayais de calmer mon attitude et mes sentiments sur la chose que je sentais remuer en moi. Je me laissais aller dans l'étreinte de Blaise même si la douleur devenait vraiment dérangeante et essayais d'écouter patiemment toutes les requêtes involontaires que faisait son corps. Petit à petit, je le sentis se détendre et finalement, ses dents quittèrent ma chair. Je poussais un petit cri de douleur en plaquant la main sur mon cou et je fus presque certain que je garderais la marque.

-Ça va ? S'inquiéta Seamus en s'agenouillant devant moi. Enlève ta main.

J'obéis et il grimaça en touchant les bords sensibles ce qui me fit assurément tressaillir. Je sentais une chaleur diffuse se propager dans mon corps ainsi qu'un picotement désagréable. Seamus passa son bras autour de mon épaule et m'aida à me relever. Je me sentais défaillant.

-Va l'allonger, ordonna Blaise en reprenant visiblement ses esprits. Il va ressentir les effets de la morsure mais il ne devrait pas trop souffrir.

-Tu y es allé trop fort, le réprimanda Seamus en lui lança un regard noir. Pourquoi l'as-tu mordu ?!

-Pour que tout le monde sache qu'il est à moi, répondit-il sur le ton de l'évidence en me soulevant sans effort après avoir constater que Seamus ne pourrait pas m'aider dans son état d'agitation.

Ils m'amenèrent à l'étage, dans notre lit et Seamus m'enroula dans un drap avant d'aller me chercher une potion de soin. Comme je l'avais songé un peu plus tôt, Seamus m'apprit que la marque ne disparue pas et se trouvait effectivement bien visible, plus haut que le col de toutes mes chemises. Ah ce sal loup nuisible !

-Seamus ? L'appelais-je d'une voix faible.

-Oui ? Demanda-t-il en épongeant mon front de la sueur qui coulait dans mes yeux.

-J'ai mal partout.

-Ça passera, me dit-il en caressant mes cheveux.

Il avait essuyé le sang sur ma peau et bandé mon cou avec une compresse moldu. C'était chaud et agréable mais malheureusement, ça ne m'aida pas à calmer les frissons qui secouaient mon corps. Le poison était violent malgré le fait que mon corps soit déjà accoutumé au loup. Je pris une potion qui m'aida à surmonter cela et je me contentais d'apprécier sa caresse quand Blaise nous rejoint dans la chambre avec un plateau repas bien garnis. Nous mangeâmes tous les trois dans le silence jusqu'à ce que Seamus vienne le briser.

-Je veux que tu me mordes, dit soudainement Seamus en tournant son regard vers Blaise.

-Hors de question.

Je me redressais en même temps que Seamus, surpris par la réponse sèche de Blaise. Je ne pensais pas qu'il refuserait une telle requête et je ne m'attendais surement pas à ce que Seamus fasse ce genre de demande. Je me tus mais je dois avouer que j'étais soulagé que Blaise ait refusé.

-Pourquoi ? S'offusqua Seamus.

-Parce que je ne veux pas partager ma malédiction avec toi.

-Mais Drac-

-C'était un accident, répondit-il sèchement. Je ne l'aurais pas fait sinon.

-Je ne ferais pas une dépression, c'est moi qui te demande.

-Je ne le ferais pas Seamus, répondit-il avec autorité. Tu souffriras, tu es de faible constitution, survivre à une morsure est difficile. Draco a eut de la chance même si il a une résistance à la douleur exceptionnelle. Tu ne pourras pas.

-Mais je te le demande Blaise, je veux partager ça avec vous.

-Tu peux nous accompagner les nuits de pleine lune, mais je ne t'entrainerais pas avec moi dans ça délibérément.

-M-

-La discussion est close.

Avec ce ton, nous comprimes tous les deux que Blaise ne reviendrait pas sur sa décision et je dois avouer que j'étais d'accord avec lui. Personne ne méritait de souffrir ainsi tous les mois. Je réconfortais Seamus en le prenant dans mes bras malgré mon mal être personnel et il se laissa faire. Ma peau était ultra sensible et le contact était désagréable et douloureux mais je le serrais fort contre moi en caressant ses cheveux. Il me rendit mon étreinte et je lançai un regard inquiet à Blaise par dessus son épaule. Seamus se sentait écarté et je pouvais le comprendre. Depuis que j'avais accepté ma condition d'hybride j'avais développé une sorte de complicité avec Blaise qui était entièrement liée à notre condition. Il avait plus de marques d'affections à mon égard, il était beaucoup plus possessif, il avait besoin de me toucher car j'étais plus lié à lui sous ma nouvelle forme d'hybride que je ne l'ai jamais été en tant qu'humain. Et pour une raison toute simple également, il ne pouvait plus me blesser en me serrant la main un peu trop fort. Je me rendais compte du contrôle dont il avait du faire preuve tous les jours depuis sa métamorphose et des catastrophes qui auraient pu subvenir si il ne se retenait pas continuellement. Avec moi, il pouvait se détendre. Mais ce n'était pas le cas Seamus, bien entendu, Blaise ne faisait aucune distinction entre nous et bouillait de rage à l'idée que quelqu'un touche Seamus, mais sans le vouloir, il agissait différemment et je comprenais aisément que ça puisse blesser Seamus.

Blaise du comprendre ce que j'essayais de lui communiquer par le regard car il se coucha finalement dans le dos de Seamus et nous serra dans ses bras.

-Excuse moi Seamus, souffla-t-il contre son oreille, mais je ne peux pas délibérément te faire souffrir et je suis quasiment certain que tu ne survivrais pas à une morsure. Je te mordrais si c'est vraiment nécessaire d'accord ?

Seamus ne répondit pas mais hocha la tête contre mon torse. Je continuais à caresser ses cheveux jusqu'à ce que sa respiration devienne régulière. Je l'allongeais alors confortablement et je tournais la tête vers Blaise qui me regardait avec inquiétude. Il ne devait pas apprécier du tout l'idée qu'un de ses compagnons se sentent rejeté, cela devait même lui être tout à fait insupportable. Je fermais les yeux pour repousser la vague de nausée qui m'envahissait et je bus une gorgée d'eau que Kreattur m'apporta.

-Excuse moi, dit finalement Blaise.

-Pourquoi ? Chuchotais-je.

-Je t'ai mordu.

-Ça n'a plus d'importance tu sais, répondis-je vaguement, je suis déjà contaminé.

-Je sais, mais tu souffres, souffla-t-il d'un air vraiment navré.

-Ça ira, mon corps aura vite traité le poison et demain je serais sur pied de nouveau et même plus fort, lui dis-je en passant mon bras par dessus le corps de Seamus pour lui prendre la main et je la serrai tendrement, passe un peu de temps avec lui ok ?

-Je le ferais.

Sur ce, je le laissai avec Seamus comme promis et je descendis au labo me replonger dans mes études. J'y passais tout l'après midi et je revins tard dans la nuit, frustré de ne pas avoir avancé d'un pouce dans mes recherches.

La potion Tue-Loup était toujours nocive pour le loup bien qu'efficace. J'ai calculé qu'à long terme, un loup adulte ne devrait pas survivre plus de 5 ans avec une telle potion prise mensuellement. Le loup ne survivrait pas à l'empoisonnement du sang provoqué par l'argent contenu dans la potion. Pourtant, ça isolait le gène lupin comme je le voulais … cela me tuait de voir que je n'y arrivais pas si près du but.

Quand à la potion créatrice, j'étais au point mort également, tous les échecs sur les rats se soldaient par une fausse couche ou des bébé mort nés. Je ne sais pas ce qu'il me manquait pour réussir et ça commençait sérieusement à m'énerver. Mais j'avais au moins conclu avec mon dernier prélèvement de ce soir que la potion créait un environnement trop agressif au bon développement d'un bébé. Il allait falloir que je recommence à recalculer les bons dosages sur le liquide amitotique. A moins que ce soit le placenta artificiel qui soit nocif… Je m'arrêtais devant la cheminée en traversant la maison pour gagner l'escalier et j'eus soudain une idée folle.

-Potter, appelais-je en lui passant un coup de cheminette.

-Qu'est-ce que tu lui veux Malfoy ? Me répondit la voix de la belette femelle alors que son visage se dessinait dans les cendres.

-Le sauter pendant que tu es dans la pièce d'à côté, répondis-je avec une voix dégoulinante de sarcasme et de mépris.

-Espèc-

-Qu'y a-t-il Malfoy ? Demanda soudainement la voix de Potter alors que son visage remplaçait celui de sa compagne.

-Je crois que ta femme n'est pas très heureuse à l'idée que je te prenne contre un mur pendant qu'elle est dans la pièce d'à côté, lui expliquais-je d'un air sournois en souriant assez méchamment (énerver un Weasley était toujours une source de bonheur pour moi).

-Non sérieusement, dit-il alors qu'un air affligé se peignait sur son visage.

-Tu aurais aimé hein ?

-La ferme Malfoy, siffla-t-il en passant sa main sur son visage.

-Théodore Nott.

-Pardon ?

-Prend contact avec Théo, il devrait être à ton goût.

-Il est gay ? Demanda-t-il réellement surpris.

-Pas que je sache, mais ça peut s'arranger.

-Tu ne vas pas le forcer tout de même ?!

-Et bien, il sait où sont ses intérêts.

-Hors de question que je profite de la faiblesse de quelqu'un !

-Penses-y tout de même, dis-je en roulant des yeux.

-Bref tu voulais me parler pour quoi, dit-il un peu irriter.

-Et bien je voudrais un prélèvement du liquide amitotique et du placenta de ta femme.

-Pardon ?!

-C'est pour une potion calme toi. Je ne vais pas faire un rituel de magie noir ou autre. C'est dans un but purement médical.

-Pour quelle potion ?!

-Secret professionnel, lui dis-je alors. Demande a Luna et Neville si tu doutes de mes intentions et fais moi parvenir l'échantillon le plus rapidement possible. Sur ce, je te souhaite une bonne nuit Potter, et n'oublie pas ce que je t'ai dit à propos de Théodore, sinon il y a toujours ce gros porc de Thomas.

Je coupais la conversation avant même qu'il n'ait pu ouvrir la bouche et j'éteins les flammes avec la cruche d'eau posée à côté de la cheminée et prévue à cet effet. Je détachais ensuite l'élastique qui retenait mes cheveux et je défis la natte et passais mes doigts dedans pour les lisser de nouveau. Je montais ensuite les escaliers d'un pas lourd et passais par la salle de bain pour enfiler ma chemise de nuit. Je fus alerté dans le couloir par des bruits étouffés, c'est pour cette raison que je ne fus pas surpris de trouver Blaise entrain de faire l'amour (sauvagement) à Seamus en ouvrant la porte. Ce dernier était dos à moi, assis sur les genoux de Blaise qui était assis face à moi et semblait se délecter de ma présence. Je fermais vivement la porte pour que les bruits ne réveillent pas ma mère et j'allais m'asseoir dans le nid.

-Draco, gémit Seamus alors que Blaise le renversait sur le dos et s'enfonçait profondément en lui.

-Oui ? Demandais-je en prenant une brosse pour finir de lisser mes cheveux.

-Vient, me supplia-t-il en tendant sa main vers moi pour la poser sur mes cuisses nues.

-Non, répondis-je en savourant son air suppliant alors qu'un gémissement indécent s'échappait de ses lèvres. Je préfère te regarder.

Cela l'excita (il est un vrai débauché dans un lit) et je pus me rassasier rien qu'en les regardant. Je pris alors la main qui essayait de se faufiler sous mes vêtements et je décrochais celle qui était accroché à l'épaule de Blaise et je les plaquais sur le sol, les retenant efficacement avec mon poids. Il essaya de se libérer et me demanda de le lâcher mais je ne le fis pas, lançant un regard équivoque à Blaise qui attrapa ses chevilles pour poser ses mollets sur ses épaules et attraper sa taille pour venir s'enfouir dans ses chairs avec force. Seamus rejeta sa tête en arrière en serrant les dents pour rester silencieux. Il s'accrocha désespérément à mes mains alors que je voyais son ventre être secoué de petit tremblement. Il se cambra brusquement quand Blaise recula pour mieux revenir. Je voyais tout le mal qu'il se donnait pour rester silencieux mais avec bien peu de succès. Je finis par retenir ses poignets avec mes genoux et je posais ma main sur sa bouche.

-Laisse le, m'ordonna Blaise, je veux l'entendre.

-Il fait trop de bruit.

-Peut importe, gronda Blaise en serrant ses cuisses avec ses mains.

Seamus gémit contre ma main et se tortilla dans mes bras. Je le relâchais alors et il m'attira contre lui pour enfouir son visage contre mes jambes. Il s'accrochait à moi de toutes ses forces pendant que Blaise secouait son corps sans pitié. Il n'était plus que gémissements et suppliques. Il était magnifique.

-Continue comme ça, dis-je à Blaise en passant mes doigts sur le torse de Seamus.

En réponse du téton que je pinçais, j'eus un magnifique gémissement. Blaise gémit en retour quand Seamus se tortilla et je continuais à le torturer gentiment. Cela ne dura pas longtemps, Blaise embrassa sa cheville et s'enfonça une dernière fois en lui. Les deux gémirent de concert et virent bruyamment.

-Tu vas bien ? Demandais-je à Seamus qui reprenait son souffle alors que Blaise c'était levé pour aller chercher de quoi le nettoyer.

-Wow, souffla-t-il enfin.

-Ça va, conclu-je en rigolant avant de l'embrasser sur le bout du nez. Dors, Blaise va s'occuper de toi.

Il ne tarda pas à sombrer dans une douce torpeur et s'endormit totalement une fois que Blaise eut finit de le nettoyer. Je le recouvris et me couchais aux côtés de l'irlandais.