Bonjour à tous,
Voici un petit chapitre calme mais qui pose les bases pour la suite et introduit quelques personnages pour la suite. Alors je tiens à préciser que même si Draco encourage Harry à tromper Ginny, je ne cautionne pas cela en réalité. Si vous n'aimez pas assez votre partenaire pour être fidèle ou vous ne l'aimez plus, inutile de le faire souffrir de cette façon, rompez.

Bonne lecture,
Letki


-Enfoiré !

Ça a le mérite de vous faire mal commencer votre journée n'est-ce pas ? J'étais allongé contre Seamus (qui était en tenu d'Adam, je tiens à le préciser) quand cet intrus avait pénétré notre chambre pour venir m'insulter aussi tôt dans la matinée. Une chance qu'il ait eut la brillante idée de rester sur le pas de la porte car son ton agressif plus la dite parole firent bondir Blaise qui se plaça immédiatement devant nous (nu comme à son premier jour, tenais-je encore à faire remarquer … quel tableau étrange). Seamus ouvrit les yeux péniblement mais en reconnaissant Harry sur le pas de la porte, il jugea inutile de se réveiller.

-Personne ne t'a appris qu'on ne va pas chez les gens de bonne heure Potter ? Demandais-je en recouvrant la nudité du rouquin avec un drap après avoir baillé longuement.

-Tu pouvais pas te retenir hein ? Demanda-t-il son visage n'exprimant que de la colère à l'état brut (je crois même qu'il rougissait).

-Quoi ? Demandais-je alors que Blaise se recouchait (sans fermer les yeux tout de même).

Il prit la peine d'enfiler un caleçon, au cas où en venir aux mains deviendrait nécessaire et braqua son regard ambré dans celui de Potter, le menaçant clairement. Je m'étirai tranquillement, prenant ensuite le temps de démêler mes cheveux avec mes doigts avant de faire signe à Potter que j'étais tout ouïe.

-Hier ! Hurla-t-il, faisant grimacer Seamus dans son sommeil. Ginny m'a fait dormir sur le canapé dans ma propre maison par ta faute !

-Il faut savoir t'imposer que veux-tu, répondis-je avec un amusement certain que je tentais tant bien que mal de réprimer. Tu peux toujours la mettre à la porte vu que c'est ta maison.

-Oh sal petit …

-Potter, le coupa Blaise dans un grondement animal (ça à le mérite de calmer car le brun recula et retira sa main de sa baguette).

Il prit un moment pour se calmer. Prenant lentement une grande inspiration avant d'expirer quelques secondes plus tard. Il reprenait déjà une couleur normale mais brusquement il se crispa et je pouvais presque deviner le cheminement de ses pensées alors qu'il reprenait une couleur cramoisie.

-Elle est en colère parce qu'elle pense que je la trompe … avec toi !

-Ça a faillit être le cas, donc elle devrait me remercier de t'avoir repoussé, dis-je en m'asseyant finalement après m'être bien étiré. Ma bonté me perdra, je mérite une médaille.

-Est-ce que tu peux arrêter une minute de la mépriser et te concentrer sur mon problème ?! Siffla-t-il finalement. Ma femme, qui est enceinte, ne veut plus me parler, par ta faute !

-Elle demande le divorce ? Demandais-je finalement après un instant de silence.

-Non.

-Elle ne le fera pas alors, lui dis-je pour la rassurer.

-Pourquoi ? Demanda-t-il vraiment surpris.

-Parce que tu es le sauveur, répondit Blaise à ma place, et il n'y a pas meilleur position que femme du sauveur et mère de ses enfants. Elle te fera sûrement chanter par rapport à tes gosses et tout, mais elle ne te quittera pas, soit en sûr, ou du moins pas tant qu'elle n'aura pas parfaitement assurée ses arrières. Alors mon conseil serait que tu profite de l'occasion maintenant parce qu'après tu ne pourras plus t'en séparer.

Blaise et moi étions de vrais enfoirés quand même, Potter avait raison. Mais bon, c'était un trait de caractère qui m'avait toujours attiré chez Blaise, lui et moi nous complétions bien. Et Seamus représentait en fait toutes les qualités qui nous faisaient défaut (même s'il pouvait être effrayant quand il était en colère).

-Elle est la mère de mon enfant !

-Tu sais, elle n'est même pas à 3 mois de grossesse, on peut encore remédier à ce problème, lui dis-je en faisant mine de porter un grand intérêt à mes ongles.

Il fit une tête la plus offusquée que je n'ai eu la chance de voir dans ma vie et j'en rigolai longtemps. Pris de pitié pour lui, je lui donnai finalement la solution sur un plateau d'argent.

-Si tu l'aimes au point de refuser de te séparer d'elle, jette lui un oubliette.

Il ouvrit la bouche et la referma la bouche trois fois de suite avant de se laisser tomber sur la chaise qui reposait devant ma coiffeuse (oui, s'occuper de mes cheveux demandait du matériel et du temps). Il prit sa tête entre ses mains et pris une profonde inspiration, prenant le temps de réfléchir.

-C'est un crime, finit-il par dire finalement.

-Que seul Blaise, toi et moi sauront vu que Seamus dort, dis-je. Et crois-tu en tant que criminel, gracié par ta miséricorde, que nous prendrons le risque de te dénoncer ? Crois-tu qu'on te condamnera à Azkaban pour avoir jeté un oubliette à ta femme ? Que je sache, femme que tu n'as pas encore trompé.

Il semblait accablé, comme s'il avait tout le poids du monde sur ses épaules. Je me levais, allais chercher un papier et un stylo dans un tiroir de mon bureau qui faisait face à la fenêtre et je m'assis pour écrire sur un papier que je serrai ensuite dans mes mains. J'aidais ensuite un Potter défait à se lever et je le conduisis en bas lentement car il était étourdit et tremblant. Puis je m'arrêtai une fois devant la cheminée et je pris le temps de lui presser l'épaule amicalement pour lui transmettre un minimum de soutient.

-Ce n'est pas un drame, elle oubliera tout et tu y gagneras, dis-je en lui glissant le papier dans la main.

Surpris, il le déplia et le lu à voix basse.

Théodore Nott

22 rue Westhood, Angleterre. 3eme étage, 2eme porte à gauche au fond du couloir.

Il me regarda, plein de désarroi et de doutes et je serrais un peu plus ses épaules.

-Accepte le Harry, dis-je en faisant l'effort de l'appeler par son prénom, le seul bonheur que t'apportera cette fille c'est la paternité. Accepte de voir quelqu'un d'autre et tu connaitras alors ce qu'on appel le bonheur, le vrai, entier qui ne pourra n'être que plus complet une fois avec ton enfant né.

Il me regarda longuement, cherchant des réponses dans mon regard et il sembla après un temps qui me parut infini, qu'il trouva finalement ce qu'il était venu cherché. Il finit par hocher la tête et me dit qu'il y pensera.

-Va, il n'est même pas 7h, la belette doit encore dormir. Couche toi à ses côtés, jette lui le sort et rendort toi. Lorsqu'elle s'éveillera, tu lui dis que tu l'as trouvé endormi hier après mon coup de fil, c'est tout.

Je le laissais ensuite partir et je regagnais la chambre où je trouvais Seamus pelotonné contre Blaise. J'allais me blottir contre le dos du rouquin et je me serrais contre lui. Je me rendormis et me réveillais en milieu de matinée. Plein de volonté, je passais le jour entier à travailler mes potions, et le jour qui suivit et encore celui qui suivit si bien que je ne vis pas le mois de Décembre débuter.

-Draco, me demanda un jour Seamus en venant s'asseoir sur mes genoux alors que j'étais entrain de faire une dilution de l'essence de l'herbe à fer pour la tester la potion Tue-Loup.

J'essayais plusieurs catalyseurs avec l'extrait d'herbe à fer pour isoler les molécules métalliques et le diluer assez pour qu'il agisse sur le sang sans pour autant l'empoisonner. Je n'y arrivais pas encore mais c'était sur la bonne voie. Je pensais y arriver en faisant un sorte « d'alliage » avec un élément chimique corrosif qui détruirait au bout d'un certain temps l'argent continue dans la potion. Le catalyseur serait alors là pour contrôler le temps de la désintégration pour rendre la potion efficace sur le long terme et éviter ainsi l'empoisonnement du sang. Mais trouver cet élément chimique était difficile, surtout qu'il ne fallait pas qu'il attaque le sang une fois la potion passé dedans. J'enfonçais une punaise sur mon carton d'échantillon pour fixer son nom dessus.

-Qu'y a-t-il ? Demandais-je en plaquant un baiser sur ses lèvres.

-J'aimerais revoir ma famille, m'annonça-t-il après m'avoir longuement sourit.

-Va donc, lui répondis-je en me concentrant sur le bon dosage à tester.

-J'aimerais que vous veniez, continua-t-il timidement, Blaise et toi, pour Noël.

J'arrêtais ce que j'étais entrain de faire pour le regarder. Rencontrer la famille de Seamus signifiait beaucoup et je n'étais pas certain d'en avoir envi. Cela devait se voir sur mon visage car il se recula soudainement, s'excusant pour la gêne commise avant de quitter mon laboratoire. Embêté, j'allais trouver Blaise dans l'étable qu'il construisait pour ses vaches. Il était entrain de scier une planche de bois quand j'arrivais. Il était torse nu dans le froid, les muscles saillant jouant sous sa peau sombre dans la faible lueur des jours de décembre. Il était désirable et ça me restait en travers de la gorge car j'étais maigre et grand. J'avais perdu tous les muscles que j'avais pu un jour acquérir et j'avais à peine pu me remplumer depuis le mois de Septembre. Il semblerait que c'était normal après une dépression mais ça m'énervait tout de même.

-Qu'y a-t-il ? Demanda-t-il d'emblé.

Je ne venais jamais ici depuis que ma présence n'était plus nécessaire. Si j'étais là, Blaise se doutait bien que c'était pour une raison.

-Seamus veut que nous aillions passer les fêtes de fin d'année avec sa famille.

Il parut ressentir le même malaise que moi à l'idée de rencontrer la famille de Seamus car une grimace le défigura un bref instant. Je le comprenais parfaitement, la famille et nous ça faisait deux. J'adorais ma mère et je respectais mon père, mais nous n'avions pas vraiment eut le modèle familial idéal. Il me consulta du regard avant de déposer sa scie. Je crois que nous avions à parler, tous les trois.

-Tu ne veux pas y aller, conclu-t-il en me regardant.

-Toi non plus.

-Est-ce pour les mêmes raisons ? Demanda-t-il.

-Sûrement, dis-je alors que nous avions pour la première fois depuis quelqu'un temps une vraie conversation de Serpentard, tout était dit sans pour autant le formuler.

-Que lui dirons-nous ?

-Ça le peinera.

-Inévitablement, répondis-je sombrement.

-Que pouvons nous y faire ?

-Rien, répondis-je, être honnête et lui proposer autre chose.

-Quoi donc ?

-Je n'ai pas encore d'idée.

-Allons le voir, il doit ruminer dans son coin.

C'était le cas. Il était dans son labo, à faire voler avec sa baguette des oiseaux en papier avec le regard dans le vague. Nous entrâmes après avoir frappé à la porte en verre magique (pour nous protéger des déflagrations de ses explosions ce qui avait tendance à arriver un peu trop souvent). Nous nous assîmes face à lui et j'ouvris tout de suite les hostilités.

-Blaise et moi avons discuté, dis-je, ce n'est pas une bonne idée.

-Vous ne voulez pas les voir, soupira-t-il d'une voix faible.

-Non, répondit Blaise, nous avons été des mangemorts Seamus, nous avons passé 5 ans à Azkaban, nous sommes privés de magies et des hybrides. Nous ne voulons pas que ce soit ça que tu présentes à ta famille. Ils ont sans doute voulu mieux pour toi et ils ont raison.

-Je n'ai pas honte de vous, dit-il avec une passion touchante qui le caractérisait tant.

-Mais nous avons assez de pudeur pour ne pas vouloir nous présenter. Que leur diras-tu ? Que nous sommes tes deux amants ? Tu sais très bien que c'est interdit par la loi Seamus.

-Mais … est-ce qu'on pourrait faire un petit dîner, avec nos mères respectives ? Ma mère est une sorcière, elle comprendra sans doute mieux que mon père.

-Ma mère est une femme occupée, mentit Blaise.

Il n'avait jamais tenu à l'informer de la vraie nature de la relation qu'il avait avec sa mère. Nous n'avions jamais repris contacte avec elle depuis la fois où elle avait essayé de faire Blaise coucher avec son époux mais, à notre plus grand plaisir, le dit époux n'avait pas passé l'arme à gauche et cela devait la faire enrager. Mais, en contrepartie, il avait commencé à militer activement contre les droits des créatures magiques et comme par hasard, principalement contre ceux des loups-garous. Blaise et moi n'en avions pas parlé mais ça commençait à devenir inquiétant, surtout que la mère de Blaise faisait tout pour que son époux gagne en popularité et cela semblait fonctionner. Un décret était d'ailleurs sortit le mois dernier, interdisant les loups-garous de procréer hormis avec des hybrides. Lui et moi nous étions regardé longuement en voyant cet article sur la gazette mais nous n'avions rien dit. Que pouvons nous y faire de toute façon.

-Nous ne voulons pas Seamus. Va rejoindre tes parents, nous t'attendrons ici.

La discussion était close et cela eut le mérite de jeter un bon froid dans la maison. Il devint étonnement silencieux et nous évita le reste de la semaine jusqu'à son départ. Blaise et moi n'avions rien fait pour le consoler parce que nous jugions que c'était inutile. Ma mère par contre alla lui parler et décida de commencer une correspondance épistolaire avec sa mère car elle voulait connaître la mère de son « beau-fils ». Cela redonna un peu de sourire à Seamus si bien qu'il partit sans trop nous en vouloir. Par contre ma mère nous passa un savon. Elle comprenait qu'on ne veuille pas voir sa famille, elle pensait qu'elle n'aurait pas bien réagit si elle avait été la mère de Seamus, mais elle nous trouvait trop dur avec Seamus, surtout si on voulait construire quelque chose de sérieux avec lui. Bien sûr nous n'avions pas notre mot à dire bien sûr, mais peut importe.

Ma mère nous appris dans le même mouvement qu'elle allait passer les fêtes avec ses copines. Qui l'eut crus ! Même mon père resta abasourdi quand il appris que la meilleure amie de ma mère était une moldue. Mais que voulez-vous, on s'adapte à tout. Donc, le fils de allant en Allemagne pour passer les fêtes avec la famille de sa femme (ils en profitaient temps qu'elle pouvait voyager), celle-ci se retrouvait donc seule pour les fêtes et avait proposé à ma mère de les passer avec elle. Elles avaient donc prévu un petit voyage à Paris (ma mère nous en parla des jours à l'avance !) et elle partait le lendemain, le 23 décembre. Blaise et moi serions seuls pour Noël. C'était étrange et agréable à la fois. J'aurais aimé que Seamus soit avec nous mais il y a longtemps que Blaise et moi ne nous étions pas retrouvés. Cette année avait été rude pour tout le monde et je sentais qu'il était bon de la conclure ensemble pour laisser définitivement tous nos différents derrière nous.

Il sembla être d'accord avec moi et il s'attela à préparer la maison pour noël. De mon côté je fis un effort également (enfin quand j'ai vu que ce malade avait coupé un sapin et l'avait ramené tout seul dans le salon, sa force avait grandement augmenté depuis qu'il était sortit de prison, son loup et lui semblait être en parfait accord), donc j'allais en ville acheter des décorations et surtout un cadeau. Kreattur nous fis un bon dîner et le soir de Noël nous mangeâmes en tête à tête devant la cheminée. Mon père alla s'exiler dans le portrait de la chambre de ma mère (chose étrange d'ailleurs, mes parents semblaient plus amoureux que jamais depuis qu'elle avait retrouvé les deux portraits de mon père).

Heureusement que nous étions seul car cette année, le solstice d'hivers tombait en plein réveillon et le loup en nous nous démangeait déjà à 16h (oui, nous avions mangé très tôt en prévision de cet événement). Il était à peine 17h quand Blaise se transforma. Ma mutation était toujours affreusement longue et s'était loin d'être agréable. Le loup noir posa son museau contre ma cuisse alors que je serrais mes mains douloureuses contre mon torse quand les flammes de la cheminée devinrent vertes. Je restais alors abasourdit quand je vis apparaître un cadeau de Noël pour le moins … surprenant en la présence d'un petit garçon de peut-être 5 ans ligoté par des liens magiques qui commencèrent à se dissiper. Sans réfléchir, je me jetais sur lui pour le protéger du loup de Blaise qui avait commencer à grogner. Mais je me figeais bien vite quand en réponse, l'enfant grogna aussi.

« Malfoy, désolé de vous envoyer Teddy ainsi mais le gêne du loup-garou c'est réveillé en lui et il a failli blesser Ginny. Je viendrais le chercher après la pleine lune.

Harry Potter »

Oh bordel !