Bonjour à tous,
Je suis en déplacement pour 2 mois à cause de mon école, et là ... panique à bord, la 3G ne passe pas. J'ai eu peur de ne pas pouvoir publier pendant 2 mois et sans pouvoir prévenir. Mais heureusement, on dirait que ça c'est arrangé pendant la nuit, sinon je ne sais pas comment j'aurais fait car bien sûr, je ne suis pas véhiculé donc impossible d'aller chercher du réseau ailleurs.
Mais bref, je peux publier alors tout va bien dans le meilleur des mondes!
Dans ce petit chapitre, on voit que Draco n'est pas totalement guérit, mais ça progresse, pas de soucis.
kymaniwu: Ils ont encore quelques ajustements à faire pour que tout ailles bien, mais ça avance. Et pour l'enfant, et bien, il faudra déjà réussir à faire cette potion et à avoir l'accord des deux autres (après tout Blaise refuse de mordre Seamus, alors ce n'est pas dit qu'il accepte d'avoir des enfants), mais chaque chose en son temps!
Bonne lecture,
Letki
Je pus parler à Luna aux alentours de 13h. Neville faisait une sieste dans le canapé avec sa fille couchée sur son ventre, ils étaient beaux ainsi. Blaise s'occupait de réparer les dégâts causés par l'arrivée impromptue de Teddy la veille. J'étais donc avec la jeune mère dans mon laboratoire face à la potion qu'elle examinait minutieusement.
-Je n'arrive pas à créer un environnement viable, dis-je de but en blanc alors qu'elle lisait mes rapports. Les embryons finissent tous par mourir.
-Hum, donc tu voudrais étudier l'appareil génitale d'une femme c'est cela ?
-Oui, répondis-je, trop de choses m'échappent encore.
-Ça ne va pas être possible Draco, ce que tu fais, et bien je ne suis pas certaine que ce soit légale et ce sera dangereux pour la mère et le fœtus.
-Je suis bloqué sans cela, dis-je en grinçant des dents de frustrations.
-Tu trouveras, j'ai confiance en toi Draco.
C'était facile à dire mais elle avait raison. C'est avec un soupire de résignation que je regagnais le salon où mon père surveillait la petite Elianore qui c'était maintenant réveillée. Elle ne s'agitait pas, se contentant de fixer le portrait avec curiosité. Elle était vive. Je la soulevais délicatement pour ne pas réveiller son père qui dormait à point fermé et je la berçais machinalement en allant dans la cuisine ou Blaise faisait chauffer de l'eau pour le thé.
-Alors ? Demanda-t-il. Comment va-t-on procéder?
-Tu vas la prendre demain, dis-je, sous la surveillance de Luna. Nous étudierons ton adaptation.
J'avais demandé à Luna de m'assister sur mes premiers tests sur l'homme avec la potion Tue-Loup. Elle avait accepté volontiers mais avait quand même essayé de les convaincre de le faire en institue, entouré de professionnel. Drago, bien que comprenant ses inquiétudes, avait refusé. Il n'avait aucun moyen de protéger sa trouvaille et il ne désirait pas se faire voler.
-Très bien, approuva-t-il alors que Luna s'asseyait en face de nous après avoir recouvert Neville.
-Blaise, dis-je sérieusement, je ne sais pas les effets que ça aura sur toi. Tu risques de très mal réagir, il pourrait y avoir des effets secondaires.
-Peut importe, dit-il, tu as besoin de le tester et tu ne le feras pas sur toi.
-Si tu insistes, dis-je sombrement.
-Et Seamus ? Demanda Luna.
-Il est partit chez sa famille il y a trois jours, dit Blaise, on est un peu en froid.
-Pourquoi ? S'étonna-t-elle alors que Kreattur venait me prendre le bébé des bras pour la changer.
Il était grognon mon elfe de maison, mais il était d'une fidélité à toute épreuve et était attentionné. Il aimait prendre soin de nous et il adorait ma mère. Il avait été un peu pincé quand j'ai perdu mon statut de sang pur mais finalement il avait finit par passer outre ce détail et avait recommencé à me servir avec joie. Il avait toujours eut des réticences avec Blaise mais je pense que le fait que Blaise ait été un sang pur faisait qu'il avait fini par l'accepter également. Là, je voyais qu'il était l'elfe de maison le plus heureux du monde avec un bébé sang pur entre les bras. Il me faisait rire à grimacer devant le nourrisson pour la distraire sous le regard indulgent de Luna. Elle semblait bien l'aimer.
-Il voulait qu'on rencontre sa famille, expliqua le métis, on a refusé tous les deux.
-Pourquoi vous ne vouliez pas ? Demanda-t-elle surprise.
-Nous avons nos raisons, dis-je en voulant pas m'éterniser sur le sujet. Il revient la semaine prochaine, j'espère que ça ira mieux.
Ils déjeunèrent à la maison et Luna me promis de revenir le lendemain pour surveiller les essais sur Blaise. Après le déjeuner, Blaise partit en ville accompagné de Kreattur et moi, je gagnais mon labo pour faire quelques ajustements. J'avais déjà une idée précise de la suite mais je voulais l'étoffer. Je fis aussi une caisse de potion de régénération sanguine et une d'antidouleur que j'envoyais à la petite clinique de la ville. J'étais payé pour cela, bien entendu, les potions étaient fortement diluées pour que les résultats ne paraissent pas miraculeux mais juste suffisant pour être mieux que la médecine moldu conventionnelle et Seamus avait appliqué quelques sorts de confusion à mes caisses. Grace à cela, à l'industrie pyrotechnique de Seamus qui reprenait du poil de la bête, et à la ferme, nous avions gagné suffisamment d'argents en un an pour vivre confortablement dans le monde moldu. Maintenant, avec la potion Tue-Loup, je comptais bien redorer un peu le blason des Malfoy.
Je dinais en tête à tête avec Blaise ce soir là et nous passâmes une bonne soirée. Une comme à nos jeunes années, lorsque nous étions insouciants et que les problèmes n'avaient pas encore commencé. Nous racontâmes tous les ragots que nous avions pu entendre, autant sur les moldus que sur le monde sorcier en réfléchissant à un moyen d'y mettre notre grain de sel de manière très subtile. C'est ainsi qu'on se retrouva allongé l'un contre l'autre dans le nid à rigoler au dépend de Potter.
-Il la quittera jamais, conclu Blaise.
-Il veut absolument sa vie de famille, j'imagine que c'est normal pour un orphelin, dis-je en haussant une épaule. Mais il a choisi la pire …
J'avais la tête posée contre l'épaule de Blaise et un bras autour de son torse. Lui, me caressait doucement les cheveux et je dois avouer que c'était vachement agréable. Je me détendais en sa présence et ce sentiment de sécurité était augmenté par sa nature d'Alpha. Peut-être pourrais-je donner ma potion de conception à Théo et Potter s'ils tombaient amoureux ? Non décidément non, c'était un secret qu'il fallait garder.
-Ça le perdra, dit-il en passant sa main sous ma chemise.
Aussitôt je me tendis et le repoussais. Nous n'avions pas initié ce genre de contact depuis longtemps et je savais que Blaise en avait besoin, mais ça ne me faisait pas envi, pas du tout même. Je haïssais mon corps depuis longtemps maintenant, ce n'était plus une nouveauté. Mais depuis que j'avais été mordu, je n'avais pas pu passer outre. Blaise me lança un regard indéchiffrable et j'eus envi de rentrer la tête dans les épaules.
-J'ai quelque chose pour toi, je ne pensais pas en avoir besoin mais finalement c'est peut-être mieux.
-Quoi donc ? M'inquiétais-je.
Il partit fouiller dans le placard et revint avec un sachet qu'il me tendit. Je l'ouvris et restait bouche-bée devant son contenu. Un sex-toy. Blaise Zabini m'avait acheté un sex-toy.
-Même pas en rêve ! Hurlais-je en lui balançant au visage (ce qui était bien inutile car il le rattrapa au vol).
-Penses-y Draco, pense que tu as besoin de réapprendre à faire confiance à ton corps. Je sais que tu cache le miroir à chaque fois que tu vas prendre une douche, depuis quand n'as-tu pas regardé ton corps ?
Je me sentais trahis. J'avais encore des séances avec bien que moins fréquente qu'avant. Mais je ne m'imaginais pas que mon problème nécessitait qu'il en parle à mes compagnons dans mon dos comme si … comme si j'étais dangereux pour moi-même. Je n'avais rien à répondre à cela mais cela ne changeait rien au fait que je refusais de m'enfoncer un truc dans le derrière. Il fouilla dans le sachet et sortit un petit flacon. Je pus lire sur l'étiquette « crème cicatrisante miracle ».
-Tes cicatrices sont vieilles et certaines du à la magie noire, dit-il, mais j'en ai parlé au potionniste, celle faites par Greyback devrait disparaître. La morsure et les griffures que je t'ai faites resteront, mais le plus … douloureux pour toi s'effacera.
Je ne savais pas quoi dire si bien que je restais muet devant lui. Il me prit la main et m'amena dans la salle de bain. Je résistais lorsqu'il m'arrêta face au miroir mais un regard de lui suffit à m'arrêter. Il déboutonna alors lentement les boutons de ma chemise comme s'il apprivoisait un chat sauvage qui allait s'enfuir au moindre mouvement brusque. C'était un peu le cas. J'étais dos au miroir donc je ne vis pas ce corps que je détestais, rendant la chose plus supportable. Lentement, il remonta ses doigts dans mon dos, évitant de toucher les cicatrices et glissa ses doigts dans mes cheveux avant de les remonter et les attacher sur ma nuque. Je restais immobile, les yeux fermés, incapable de prendre une décision et frémis simplement quand je sentis la crème froide atterrir sur ma peau. Il l'étala méticuleusement sur mon dos pendant un temps qui me parut interminable.
-Ça prendra du temps à disparaître complètement, mais elle m'a assuré qu'en l'utilisant tous les jours, elles finiront par disparaître ou du moins se résorber assez pour ne plus être flagrante.
Il glissa ses doigts sur mon torse, là il recommença à appliquer la potion.
-Il faudrait un peu de magie pour une cicatrisation parfaite, dit-il, mais tu verras.
Pourquoi ne l'avais-je pas fait avant ? J'étais incapable de le dire. J'étais tellement habitué à ces traces sur moi, tellement habitués à avoir la honte gravée dans ma chaire que j'étais devenu faible face à de simple marque. Humiliant, affligeant, tellement moi au final.
-Regarde toi Draco, dit-il en passant sa main sur ma joue.
Je pris mon temps, me tournant face au miroir et prenant une profonde inspiration avant d'ouvrir les yeux. Les larmes coulèrent librement sur mes joues sans que je puisse les retenir. Je levais mon bras droit que Blaise venait d'enduire de crème et je pus voir la peau qui me semblait neuve. Bien entendu, le mot humiliant était toujours visible mais les bords de la cicatrice n'avaient plus cette couleur marron qui jurait tant avec ma peau, la couleur de la cicatrice se détachait moins de celle de ma peau. Je ne me souvenais même plus de mon corps avant. Du bout des doigts, je touchais la peau et je pus constater comme l'avait dit Blaise que je sentais encore les boursouflures de la peau mal cicatrisée, j'arrivais encore à lire le mot « lâche » mais c'était plus que je n'avais espéré. Je passais mes doigts sur mon torse et je pus constater avec joie que les cicatrices les moins profondes avaient disparu hormis les lignes du au sort de découpe de Potter en seconde année, la marque des ténèbres et les traces de griffures et de morsures de Blaise. Il y avait encore quelques cicatrices bien visibles, celle où Greyback avait rouvert et rouvert les blessures encore et encore pour s'amuser. Je me tournais et penchais la tête pour voir mon dos. Je ne me reconnaissais pas. La différence pouvait sembler infime mais pour moi qui connaissais chaque cicatrice par coeur, cela sautait aux yeux.
-Merci, soufflais-je en passant mes doigts inlassablement sur mon torse.
-Je peux te toucher ? Demanda Blaise en me regardant avec une intensité qui me fit frémir.
J'hésitais longtemps, trop longtemps. Je vis très bien que je le blessais mais je n'y pouvais rien. J'étais bloqué. Je savais que Blaise me faisait toujours de l'effet, j'étais terriblement sensible de sa présence quand il était dans la même pièce que moi. Je frissonnais quand il m'effleurait, je retenais mon souffle quand il s'approchait trop près de moi, je brulais quand il me touchait, c'était indéniable, j'étais attiré par Blaise et cela était exacerbé par le fait que j'étais totalement sous son emprise. Mais je ne voulais pas qu'il me touche, ni lui ni Seamus. Au fond, même sans ces cicatrices, je me sentais dépossédé depuis la morsure, ce corps je ne le connaissais plus, je ne l'aimais plus et je ne voulais pas partager cela avec quelqu'un.
-Je … je suis désolé, dis-je en sentant une boule se formée dans ma gorge. Seamus …
-Tu as bandé quand tu nous as surpris entrain de nous envoyer en l'air dans le nid, dit-il pour me rassurer, c'était i peine un mois Draco, ne t'inquiète pas.
Il comprenait trop bien mon inquiétude, il me comprenait trop bien.
-Blaise, dis-je la gorge serrée, je … je n'y arriverai pas.
-Vient là, dit-il en ouvrant ses bras, calme toi.
J'hésitais une fraction de seconde avant d'aller me réfugier dans ses bras. Je ne voulais pas faire de mal à Seamus mais c'est ce qui était entrain d'arriver. Ma condition de loup me forçait à désirer et à chercher le contact avec Blaise, mais pour Seamus, rien ne m'y obligeait, je n'y arrivais pas. Il me caressa le dos et je frissonnais. Depuis quand ne m'avait-il pas touché le torse librement comme il le faisait actuellement (je ne comptais pas l'application de la crème) ? Depuis plus de deux ans, Blaise ne m'avait pas touché depuis plus de deux ans.
-Calme toi, me chuchota-t-il à l'oreille, ça viendra Draco, ait confiance en toi.
-Je ne veux pas lui faire du mal, il se sent déjà assez exclu, dis-je, peut-être que … que tu devrais le mor-
-Non ! Gronda-t-il.
Je sursautais et Blaise resserra sa prise sur ma taille. Il continua à me caresser le dos tendrement jusqu'à ce que j'arrive à me détendre. Il enfouie sa tête dans mon cou et huma mon odeur. Je me laissais aller dans ses bras. Il me souleva sans peine et pour une fois, je ne protestais pas, je passais mes bras autour de son cou et je me forçais à me laisser aller, je voulais y arriver.
-Nous ne ferons pas l'amour ce soir Draco, dit-il en m'embrassant sur le front, nous le front tous les trois quand tu seras prêt d'accord ?
-D'accord, dis-je soulagé.
Il m'embrassa chastement et se dévêtit rapidement. Il dormait toujours nu. Il me prit dans ses bras après m'avoir retiré mon pantalon. Je posais ma tête sur son torse et je fermais les yeux.
Le lendemain, je me levais tôt et sans un bruit, je me dirigeais vers la salle de bain à petit pas. Je m'arrêtais devant le miroir et je me regardais. Je restais longtemps debout face à la glace. Je lâchais mes cheveux et les laissais tomber librement sur mes épaules. Je ne m'étais pas admiré ainsi depuis si longtemps. Je pris le temps de prendre une longue douche, j'utilisais une huile de rose, je me lavais les cheveux et fis un soin. Je pris le temps pour moi, je me prélassais, m'enduit de lotion, me rasais, je fis un masque puis recouvrit mon corps de crème cicatrisante. J'étais si bien que je poussais même la chansonnette. Je voulais que ma vie soit fait de matin comme celui la, il manquait juste Seamus. Mon regard s'attarda sur le petit sac en papier que Blaise avait apporté la veille. Avec mille précautions, j'en sortis son contenu et l'inspectait sous toutes les coutures. Ça ressemblait à première vue à un collier de boule, je rougis jusqu'à la racine des cheveux en imaginant son utilisation.
Pourquoi je fis cela ? Je ne sais pas. J'imagine que c'était par curiosité, pour ne pas décevoir Seamus, par envie. Je ne savais pas pourquoi mais j'étais fébrile à l'idée de découvrir ce plaisir solitaire. J'étais rassuré à l'idée que ça me fasse ressentir quelque chose. C'est pourquoi je l'avais mis avant de m'habiller. J'avais un pas raide, sentant une étrange intrusion dans mon corps. C'était à la fois dérangeant et tellement excitant d'aller prendre mon petit déjeuner avec Blaise alors que lui ne savait rien. J'avais l'impression de m'exhiber. Chaque fois que je bougeais sur ma chaise, je sentais des sensations aussi délicieuses que dérangeantes qui me saisissait le bas ventre. Je n'arrivais pas à en faire abstraction. J'étais distrait.
-Draco, me rappela Blaise pour la deuxième fois.
-Oui ? Répondis-je rapidement pour ne pas sentir ma voix trembler.
-Ton odeur sature la pièce, c'est très perturbant, dit-il en se levant.
Je fis mine d'être offusqué. Je lui répondis sèchement que je m'étais douché ce matin et je partis vivement dans les toilettes prétextant un énième caprice. Je ne voulais surtout pas qu'il sache. Je rentrais précipitamment dans les toilettes et je retirais vivement mon pantalon, libérant mon sexe tendu par le plaisir et je m'adossais au mur. Il fallait que j'enlève ça, c'était horrible, ça stimulait mon désir sans pour autant l'assouvir. Mais pour l'instant, j'en avais encore besoin, donc je le laissais en place et j'entrepris de me masturber. J'avais l'impression de ne pas avoir fait ce geste pourtant simple depuis des années (et c'était le cas) et je m'y pris un peu gauchement. Cependant mes marques revinrent vite et je sentis la libération approchée.
C'est étrange comme la sensation de redécouvrir mon corps me vint à l'esprit. En le parcourant prudemment de mes mains, je redécouvris chaque courbe, chaque angle et chaque zone érogène. Cela me rassura grandement, même en loup-garou, j'étais finalement toujours le même. J'avais cependant une sensibilité exacerbée que je m'empressais de découvrir. Je testais les limites de mon endurance, j'apprenais à me connaître.
Je me mordis la lèvre pour retenir un soupire, sentant ma fin proche quand la porte s'ouvrit en grand sur Blaise. Il avait la pupille complètement dilatée et le regard plein de désir, je frissonnais violemment, à la fois honteux de m'être fait surprendre ainsi au petit déjeuné et excité par la pousser d'adrénaline qui venait avec le fait de s'être fait surprendre.
-Je sentais bien que ton odeur était entêtante depuis ce matin, dit-il en me détaillant de bas en haut me faisant presque gémir face à l'attitude qu'il avait.
J'étais cruellement conscient qu'il pouvait faire ce qu'il voulait de moi. Son odeur, son aura, son regard, tout était fait pour me retenir auprès de lui et je succombais si facilement.
-Une brusque chaleur ? Demanda-t-il en s'avançant vers moi à pas de loup tendis que je reculais. Ou…
Il ne finit pas sa phrase, j'avais compris ce qu'il voulait dire. Je m'appuya contre le mur et retint mon souffle. Il plongea ses mains vers moi, l'une saisissant ma paume de fesse et la pressant délicieusement et l'autre allant chercher le bout du jouet. Il tira dessus d'un coup sec, le retirant à moitié et sentir ainsi ma chair se dilater et épouser la forme des boules parfaitement, suffit à me faire venir. J'en tremblais encore quand il prit du papier toilette pour me nettoyer. J'essayais de reprendre mon souffle avec élégance et le repoussais. Cela le fit grogner si bien que je suspendis mon geste.
-Seamus arrive ce midi, m'apprit-il, il vient d'appeler. D'ici là, ajouta-t-il d'un ton dangereusement bas, tu vas garder ça.
Il glissa ses mains dans mon dos et appuya sur le jouet. Je gémis quand il regagna sa place et me tortillais pour échapper à la prise de Blaise. Enhardis par mes gémissements, il me saisit la mâchoire et m'embrassa avec fougue et passion. Il n'y avait aucun doute quand à mon rôle dans ce baiser, à aucun moment il ne me laissa les commandes.
-A l'arrivée de Seamus, dit-il en se baissant légèrement pour récupérer mon pantalon et le remonter sur mes jambes. J'espère que tu te seras totalement laissé allé, tu es magnifique quand tu laisses tomber ton masque.
C'est cela oui, comme si j'allais garder ça toute la matinée. En plus il voulait que Seamus le sache. Hors de question.
-Garde le, gronda-t-il sévèrement en me toisant de son regard ambré.
Et mon loup choisit pour moi. Je gémis en courbant l'échine fasse à lui, autant car mon mouvement de recul fit bouger le jouet en moi et aussi car mon coté loup aimait se plier aux désirs de Blaise.
